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Haïti: appel à poursuivre les complices de la dictature de Duvalier

mars 20, 2018

Port-au-Prince – Plusieurs organisations de défense des droits humains appellent la justice haïtienne à poursuivre les complices de la dictature duvaliériste, rappelant, dans un rapport publié mardi, que la mort de Jean-Claude Duvalier en octobre 2014 ne signait pas la fin de la procédure.

Le rapport « En Haïti, on poursuit l’enquête, pas les criminels », édité par la Fédération internationale des droits humains (FIDH), rappelle l’urgence du dossier: seules sept des 17 personnes visées par les plaintes sont aujourd’hui encore en vie.

Plus de trois décennies après la fin de la dictature, plusieurs victimes de torture et de détentions arbitraires, qui avaient en détail témoignées de ces crimes lors des audiences tenues à Port-au-Prince en 2012 et 2013, sont également décédées sans obtenir justice.

« Si l’intérêt médiatique du dossier judiciaire s’amenuisait légitimement avec le décès de l’ancien dictateur, l’instruction judiciaire (…) devait néanmoins se poursuivre pour éviter l’impunité générale du régime de Jean-Claude Duvalier » peut-on lire dans le document d’une soixantaine de pages.

Surnommé « Bébé Doc », Jean-Claude Duvalier avait hérité du pouvoir à 19 ans, à la mort de son père François Duvalier (1957-1971, dit « Papa Doc »).

Chassé du pouvoir en 1986, exilé en France pendant 25 ans, Jean-Claude Duvalier avait choisi le premier anniversaire du séisme meurtrier de janvier 2010 pour rentrer de façon inattendue en Haïti.

Depuis février 2014, un juge est chargé de compléter l’instruction mais les représentants des parties civiles dénoncent l’opacité et la lenteur de la procédure causée par un cruel manque de moyens et également des pressions politiques.

« Le juge dispose d’une marge de manoeuvre très étroite en raison de la persistance, au sein des pouvoirs successifs haïtiens, de ce que l’on nomme les +duvaliéristes+. Le nouveau gouvernement ne serait ainsi qu’une continuité du précédent de Michel Martelly, ancien président d’Haïti, qui ne cachait pas une certaine admiration pour l’ancien dictateur », affirme le rapport.

Pas grand espoir

Pour les défenseurs des droits humains, le manque de volonté politique pour faire avancer les procédures judiciaires est flagrant et inquiétant.

« Les autorités actuelles ont clairement signifié que la justice et l’état de droit n’étaient pas une de leurs priorités: on le voit parce que le budget même affecté à la Justice est de moins de 1% et c’est vrai que c’est inquiétant » témoigne Delphine Carlens, de la FIDH.

Si les crimes contre l’humanité n’ont pas encore été jugés, les crimes financiers commis par le régime dictatorial sont également encore en cours de traitement.

Jean-Luc Virchaux, ambassadeur suisse accrédité à Port-au-Prince, a rappelé mardi que 6.250.000 dollars ont été recensés sur des comptes bancaires suisses au nom de Jean-Claude Duvalier et de sa mère. La procédure de restitution de ces fonds à Haïti reste encore à définir.

Si le rapport publié mardi appelle les autorités à garantir les moyens et l’indépendance nécessaires au juge d’instruction, les défenseurs des droits humains ne sont pour autant guère optimistes.

« Nous n’avons pas grand espoir que la procédure aboutisse c’est pourquoi nous mettons l’accent sur la sensibilisation, sur le devoir de mémoire » concède Rosy Auguste, du réseau national de défense des droits humains (RNDDH). « Il faudra voir si, à la longue, ça n’est pas une possibilité pour nous d’aller devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme et porter la cour à condamner l’Etat haïtien » conclut-elle.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mars 2018 19h04)                                            

Niger: les autorités mettent en gardent les commerçants « complices » de Boko Haram

septembre 30, 2017
Militaires nigériens au poste frontalier de la région de Diffa, le 1er août. 2016. © François-Xavier Freland pour JA

A Diffa, dans le sud-est du Niger, les autorités ont lancé une dernière mise en garde contre les commerçants qui fournissent clandestinement des vivres au groupe islamiste nigérian Boko Haram.

« Nous avons constaté que de plus en plus de gens sont en train d’entretenir le commerce avec notre ennemi qui est Boko Haram, a déclaré Mahamadou Laoualy Dandano, le gouverneur de Diffa, dans le sud-est du Niger. Nous avons pris la décision qu’à partir d’aujourd’hui, il va falloir arrêter cela ».

« Nous leur avons clairement expliqué qu’il n’y a pas de différence entre un élément de Boko Haram et quelqu’un qui fait du commerce avec Boko Haram, a poursuivi le gouverneur. Le message est passé : dorénavant, le même traitement infligé à Boko Haram sera réservé à ceux qui commercent avec lui».

D’après la télévision nigérienne, l’ampleur des échanges avec les jihadistes risque de compromettre tous les efforts consentis dans la lutte contre Boko Haram. « Des gens ont été formellement identifiés, mais on leur laisse une dernière chance pour se ressaisir », selon un élu local.

Commerçants au bord de la ruine

Pour contenir les attaques incessantes et les infiltrations des insurgés nigérians, Niamey a décrété l’état d’urgence et un couvre-feu à Diffa. Les autorités ont évacué des zones sur le lac Tchad, interdit le commerce du poisson et des poivrons, fermé des marchés. Les ventes de carburant et d’engrais sont aussi soumises à des autorisations préalables.

Les membres de Boko Haram profitaient des marchés pour s’infiltrer au Niger ou pour revendre les animaux volés, selon un élu local. Mais des commerçants, au bord de la ruine, réussissent à contourner ces mesures pour ravitailler les islamistes nigérians basés de l’autre côté de la frontière.

L’astuce consiste à stocker des vivres dans la broussaille, tout près de la frontière. La nuit, les éléments de Boko Haram viennent les chercher en déposant de l’argent au même endroit.

Diffa abrite quelque 300 000 réfugiés et déplacés, dont des milliers vivent au milieu d’une population locale déjà très pauvre, selon l’ONU qui demande à la communauté internationale d’accroître son soutien financier.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : ils imitaient Kabila pour escroquer de riches hommes d’affaires africains

juillet 19, 2013
Joseph Kabila

En imitant Joseph Kabila, les escrocs appâtaient leurs interlocuteurs pour mieux les duper. © AFP

À Kinshasa, quatre escrocs présumés ont été déférés, jeudi 18 juillet. Ils sont soupçonnés d’avoir soutiré de grosses sommes d’argent à plusieurs hommes d’affaires africains, grâce au talent de l’un d’entre eux qui se faisait passer pour le chef de l’État, Joseph Kabila.

Quatre escrocs présumés ont été arrêtés et présentés à la justice congolaise, jeudi 18 juillet à Kinshasa. L’ampleur de l’arnaque qu’ils auraient montée est exceptionnelle. Par les moyens mis en œuvre d’abord : les malandrins avaient créé une adresse mail au nom de Joseph Kabila, s’étaient procuré des documents du ministère des Mines, avaient obtenu une garantie des Nations Unies et étaient allés jusqu’à affréter un avion…

Surtout, l’un des complices mettait à profit son don d’imitation pour se faire passer pour se présenter au téléphone le chef de l’État en personne. En se faisant passer pour Joseph Kabila, il appâtait ses interlocuteurs pour mieux les duper. L’homme d’affaires béninois Souhin Razaki a ainsi été amené à verser 3 millions de dollars pour emporter un marché de cuivre. Avant d’être finalement obligé de porter plainte dans l’espoir de récupérer une partie de la somme.

Selon les policiers, un commerçant centrafricain, Kaki Masengo, a quant à lui payé 135 000 USD pour cinq kilos d’or que le pseudo président lui avait promis. De son côté, un autre commerçant attendait une cargaison de diamants pour 14 millions de dollars… Et un notable du Nord-Kivu (Est), Léon Muheto, fait lui aussi partie de la longue liste des victimes.

Brouteurs, affairistes, imitateurs…

L’affaire roulait à merveille jusqu’à ce que l’un des candidats « pigeons » fasse part de ses soupçons à la police qui a ouvert une enquête, en 2012. Laquelle a abouti aux arrestations de jeudi. Les prévenus n’en étaient visiblement pas à leur premier coup. Ils avaient déjà été condamnés pour escroquerie après avoir dupé des militaires.

Sur le continent, les escroqueries les plus fameuses ne concernent pas qu’Internet, avec ses « brouteurs » ivoiriens ou ses arnaques dites à la nigériane. Au Mali, tout le monde se souvient encore de Babani, que l’on surnomme le « Bernard Tapie » africain. Et en RDC, l’une des plus célèbres affaires avait été, au cours des années 90, celle d’un agent du Trésor public qui, imitant la voix de l’ancien président Mobutu Sese Seko, avait ordonné qu’on mette à sa disposition un million de dollars en vue d’un prochain voyage à l’étranger.

Le subterfuge avait été éventé par le directeur de la Banque centrale qui, méfiant, avait demandé au président s’il avait bien reçu ce qu’il avait demandé. Coup double : une autre escroquerie avait été mise au jour. Le directeur du Trésor avait, de son côté, demandé deux millions de dollars. Pour garder la moitié de la somme…

Jeuneafrique.com avec AFP

Exclu Gala – Sophie Davant: « Je vis une belle histoire »

mai 7, 2013

L’animatrice en couple avec Erik Orsenna entrera dans la cinquantaine avec sérénité

Exclu Gala - Sophie Davant: "Je vis une belle histoire"

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Sophie Davant avec enfants ambassadeurs du TéléthonSophie DavantSophie-DavantSophie-Davant

De retour à Bordeaux, la ville de son enfance, Sophie Davant accepte pour Gala de dresser un bilan de sa vie. A cinquante ans, l’animatrice de France 2 est sereine et confie à nos lectrices quelques clefs de son épanouissement.

A voir les clichés où elle sourit naturelle et détendue, on se rend bien vite compte que Sophie Davant rayonne. Tendre et complice avec sa fille Valentine, dont la crinière dorée se fond naturellement au blond de ses cheveux courts,  elle revient sans langue de bois sur sa relation avec Pierre Sled son ex-mari, avec qui elle a partagé 23 ans de sa vie: «Nous sommes restés très complices, nous avons le plus grand respect l’un pour l’autre et nous veillons ensemble au bonheur de Nicolas (20 ans) et Valentine (17 ans)».

En couple aujourd’hui avec l’écrivain Erik Orsenna avec qui elle vit «une belle histoire», l’amie des téléspectatrices envisage aujourd’hui les relations amoureuses différemment: «A cinquante ans j’ai envie d’épanouissement, de partage et d’adhésion».

Le cap de la cinquième décennie elle le franchira officiellement le 19 mai prochain, fêtant au passage le rallongement d’une demi-heure de  son émission Toute une histoire, sur laquelle elle a succédé à Jean-Luc Delarue. Assumant ses choix de vie, celle qui a «grandi avec un besoin de validation», se sent aujourd’hui en accord avec elle-même. Une bien jolie philo-Sophie. 

 Gala.fr par Sophie Vilmont