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Benoît XVI a quitté le Vatican, il a demandé de mettre « le Christ au centre de vos vies »

février 28, 2013
Photo Par Alberto Pizzoli - Benoît XVI, qui cessera d'être pape à la fin de la journée, a quitté jeudi après-midi le Vatican en hélicoptère pour se rendre à sa résidence d'été de Castel Gandolfo, et a demandé dans un dernier tweet aux catholiques de "mettre le Christ au centre de leurs vies"
  • AFP/AFP – Photo Par Alberto Pizzoli – Benoît XVI, qui cessera d’être pape à la fin de la journée, a quitté jeudi après-midi le Vatican en hélicoptère pour se rendre à sa résidence d’été de Castel Gandolfo, …plus  et a demandé dans un dernier tweet aux catholiques de « mettre le Christ au centre de leurs vies »  moins 

Benoît XVI, qui cessera d’être pape à la fin de la journée, a quitté jeudi après-midi le Vatican en hélicoptère pour se rendre à sa résidence d’été de Castel Gandolfo, et a demandé dans un dernier tweet aux catholiques de « mettre le Christ au centre de leurs vies ».

L’appareil, qui appartient à la République italienne mais est orné d’un drapeau du Saint-Siège, a décollé à 16H05 GMT de l’héliport du Vatican, situé sur les hauteurs du petit Etat.

Les cloches de Rome et celles de la Basilique Saint Pierre se sont mises à sonner à toute volée.

Le pape, âgé de 85 ans, avait annoncé par surprise sa démission le 11 février, affirmant ne plus avoir la force d’assumer pleinement ses lourdes fonctions. A 19H00 GMT, Joseph Ratzinger ne sera plus pape. Il a décidé de se faire appeler « Sa Sainteté Benoît XVI, pape émérite ».

Il devrait rester environ deux mois à Castel Gandolfo avant de revenir au Vatican pour habiter dans un monastère. Il se consacrera à la prière et a promis jeudi, en disant adieu aux cardinaux, « déférence et obéissance inconditionnelles » au prochain pape qui sera élu par le conclave des cardinaux.

« Merci pour votre amour et pour votre soutien. Puissiez-vous expérimenter toujours la joie de mettre le Christ au centre de votre vie ! », a déclaré le pape dans le message posté à 16H02 GMT sur son compte appelé pontifex, trois heures avant l’entrée en vigueur de sa démission historique.

Avant de partir, le pape, s’appuyant sur sa canne, a salué brièvement ses collaborateurs qui semblaient très émus.

AFP

Démission du cardinal d’Edimbourg Keith O’Brien

février 25, 2013

LONDRES (Reuters) – Le cardinal d’Edimbourg, plus haut prélat de l’Église catholique de Grande-Bretagne, a annoncé lundi qu’il renonçait à ses fonctions à la suite d’une affaire de « comportement inapproprié » avec d’autres prêtres remontant à une trentaine d’années.

Le cardinal Keith O’Brien, archevêque de Saint Andrews et d’Edimbourg, a fait cette annonce un jour après avoir contesté les accusations selon lesquelles il aurait eu un « comportement inapproprié » envers d’autres prêtres.

« Le Saint-Père a maintenant décidé que ma démission prendra effet aujourd’hui, le 25 février 2013 », dit-il dans un communiqué, précisant qu’il ne participera pas au conclave qui va se réunir pour élire le successeur de Benoît XVI.

« Je ne souhaite pas que l’attention des médias à Rome se focalise sur moi, mais plutôt sur le pape Benoît XVI et son successeur », précise-t-il.

« Je remercie Dieu pour tout le bien que j’ai pu faire. Pour toutes les défaillances, je m’excuse auprès de tous ceux que j’ai offensés », ajoute-t-il, sans faire référence aux accusations portées contre lui.

Le Vatican a confirmé peu après que le pape acceptait la démission du cardinal britannique, qui est âgé de 74 ans.

Selon l’hebdomadaire The Observer, le cardinal O’Brien a fait l’objet de plaintes adressées au Vatican pour des faits remontant à une trentaine d’années.

Trois prêtres et un ancien ecclésiastique se sont plaints auprès du Saint-Siège et demandé la démission immédiate du cardinal, écrit l’Observer, en ajoutant que les quatre hommes souhaitent un conclave « propre » pour choisir le futur pape.

L’un d’eux affirme que Keith O’Brien s’est livré à une approche inappropriée après la prière du soir. Un autre s’est plaint d’une initiative non sollicitée du prélat à la fin d’une soirée arrosée.

Le cardinal O’Brien a pris des positions tranchées sur le mariage des prêtres et le mariage homosexuel. Il s’est dit favorable à des prêtres mariés dans l’Eglise car, a-t-il avancé, les prêtres ont des difficultés à vivre leur célibat.

Il avait qualifié en revanche l’an dernier de « subversion grotesque » le mariage des homosexuels, ce que lui avait valu le titre de « Bigot de l’année » de la part de l’association de défense des gays Stonewall.

Reuters

Démission du pape: Le conclave au cœur du processus de succession

février 12, 2013

RELIGION – Le pape Benoît XVI a présenté sa démission lundi…

A partir du 28 février commencera le processus de succession qui devrait mener jusqu’à l’élection d’un nouveau pape, probablement le mois prochain.

Pourquoi démissionne-t-il?

Le pape a «renoncé» (c’est le terme officiel) pour des raisons de santé. «Je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié», a déclaré le souverain pontife.

Quand la succession aura-t-elle effectivement lieu?

Le 28 février à 20h. «Le siège de Rome, le trône de saint Pierre, sera vacant et le conclave, pour l’élection du nouveau souverain pontife, devra être convoqué», a indiqué le pape. Le Collège des cardinaux sera chargé d’expédier les affaires courantes.

Comment va-t-elle se dérouler?

Des réunions préparatoires au conclave auront lieu avant que celui-ci ne se réunisse pour prendre part à l’élection. L’Eglise espère qu’un pape sera élu avant le début de la Semaine sainte, le 24 mars. Une fois le conclave réuni dans la chapelle Sixtine, les tours de scrutin se succèdent à raison de quatre par jour maximum. A chaque fin de tour, les bulletins sont brûlés et la fumée qui s’en dégage indique son résultat (vote positif ou non) à l’extérieur du conclave. Elle est blanche quand un pape a été élu. Le résultat est ensuite annoncé au balcon de la basilique Saint-Pierre de Rome avec la formule «Habemus Papam» (nous avons un pape), suivie du nom du nouveau pape en latin. L’élection dure tant que la majorité aux deux tiers du conclave ne s’est pas accordée sur une personne, sachant qu’il n’y a pas de candidat officiel.

Qui va voter?

Le conclave réunit tous les cardinaux – 120 maximum – habilités à voter. Pour cela, il faut être âgé de moins de 80 ans. Il devrait y avoir environ 115 cardinaux électeurs cette année dont un peu plus de la moitié est européenne Quatre Français y participent.

Quel avenir pour Benoît XVI?

Le porte-parole du Vatican, le père Lombardi, a indiqué que Benoît XVI assumerait l’ensemble de ses charges jusqu’à sa démission effective le 28 février et qu’il séjournerait ensuite dans la résidence d’été des papes à Castelgandolfo, avant de se retirer dans un monastère à Rome.

Les favoris

Si la prochaine élection du pape devait être celle du couronnement de l’Amérique latine, les candidats les mieux placés seraient Odilo Scherer, archevêque du diocèse de São Paulo (Brésil), ou le cardinal italo-argentin Leonardo Sandri. Si c’est au tour de l’Afrique, le Ghanéen Peter Turkson apparaît comme le favori. Si le conclave reste fidèle à l’Europe, les vaticanistes parient sur l’archevêque de Milan, Angelo Scola. Mais le cardinal de Vienne, Christoph Schönborn, proche de Benoît XVI, est aussi considéré comme un sérieux candidat.

 20minutes.fr par C. C. (avec Reuters)

Côte d’Ivoire : dialogue avec l’opposition à Grand-Bassam, le FPI présent

avril 27, 2012

L’opposition participe, depuis le vendredi 27 avril, au grand complet au dialogue politique organisé par le gouvernement ivoirien à Grand-Bassam (est d’Abidjan). Même le Front populaire ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo) a répondu présent à cette rencontre présidée par le Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio.

Le Front populaire ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo) a finalement décidé de participer en tant qu’observateur au conclave entre le pouvoir ivoirien et l’opposition, contrairement aux menaces de boycott qu’il avait laissé planer. L’opposition est donc réunie à cette rencontre présidée par le Premier ministre, Jeannot Ahoussou Kouadio. Une première depuis l’avènement d’Alassane Ouattara.

Les modérés du FPI l’ont emporté sur les caciques. Sébastien Dano Djédjé, ex-ministre de la Réconciliation et des relations avec les institutions, a conduit la délégation de l’ex-parti présidentiel au conclave de Grand-Bassam. Le parti de Laurent Gbagbo était divisé sur la conduite à tenir. Le président par intérim, Sylvain Miaka Oureto, avait souhaité un report de la rencontre, afin de permettre, avait-il expliqué, à son parti, d’organiser sa convention nationale, le dimanche 29 avril prochain à Abidjan. En fin de compte, c’est la voix des partisans du dialogue immédiat et sans condition qui a prédominé.

La décision de participer à cette rencontre a été motivée, selon Sébastien Dano Djédjé, par plusieurs raisons. « La première, c’est que nous sommes demandeurs du dialogue, a-t-il expliqué. Ensuite, nous sommes respectueux des institutions de la République. Par ailleurs, le FPI a toujours inscrit l’alternance dans sa ligne politique. »

Un esprit de fraternité

Dans son discours d’ouverture, le chef du gouvernement, Jeannot Ahoussou Kouadio, a salué « le bel esprit de fraternité qui a présidé à la préparation des travaux ». Il a lancé un appel aux exilés, les invitant à rentrer en Côte d’Ivoire, sans « peur », indiquant que le président Alassane Ouattara, les « attend sans haine, sans rancune, sans esprit de revanche ».

Les discussions vont tourner autour de quatre thèmes principaux : la participation de l’opposition au processus de réconciliation nationale, les questions électorales, l’indépendance de la justice et la sécurité.

Tous les poids lourds de l’opposition ont fait le déplacement de Grand-Bassam, dont Mamadou Koulibaly, Laurent Dona Fologo, Gervais Coulibaly… Des retrouvailles qui feront figure de test pour Ahoussou Kouadio, nommé il y a tout juste six semaines, et qui gère là son premier grand dossier politique.

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Jeuneafrique.com par André Silver Konan, envoyé spécial

Conclave à Bouaké: Soro va-t-il faire dissoudre son armée ?

septembre 9, 2011

Un conclave d’envergure pour des décisions tout aussi d’envergure. La rencontre que les Forces nouvelles, l’ex-rébellion ivoirienne convoque demain samedi, dans son ex-QG à Bouaké est attendue. Ce ne sera pas un conclave comme il y en a déjà eu. Il s’agira, pour le mouvement de Guillaume Soro, de faire sa mue. Au sens propre comme au figuré. La situation politique actuelle en effet, recommande des changements à tous les niveaux. Les arbitres du processus de sortie de crise, sont bien placés pour le comprendre. C’est pourquoi, les dirigeants des Forces nouvelles ont annoncé ce conclave. Mais la question que les observateurs de la scène politique se posent, est celle-ci: de quoi sera-t-il question lors de ces 48h de rencontre?

Le Patriote est en mesure de lever un coin de voile sur les futures décisions qui seront prises à l’issue de ce grand-rendez-vous. Selon des indiscrétions, le premier responsable des FN, le secrétaire général Guillaume Soro qui sera à l’ouverture et à la clôture des travaux, prendra une décision historique.

En conformité avec les réalités du moment. Il s’agit de la dissolution de la branche militaire des Forces nouvelles. Quoi de plus normal. Les patrons de la branche militaire ont été tous incorporés dans la nouvelle armée ivoirienne. A l’issue de ce conclave, l’on n’entendra plus parler des Forces armées des Forces nouvelles, ni de commandants de zones. Pas plus qu’on n’entendra parler de la centrale, cette espèce de caisse qui finançait le mouvement de Guillaume Soro.

Des décisions historiques

Voilà pour le volet militaire et économique. Reste le politique. Quel avenir politique pour ce mouvement qui a porté à bout de bras, la démocratisation de la Côte d’Ivoire nouvelle? Deux choix sautent évidemment aux yeux. Soit les Forces nouvelles se transforment en parti politique, soit elles s’érigent en une société civile forte, une espèce de groupe de lobbying pour booster le processus de sortie de crise. Exactement comme un arbitre qui reste à équidistance des chapelles politiques et qui observe le déroulement du ‘’match’’. Sur le premier point, c’est non !

Les Forces nouvelles ne se transformeront pas en parti politique comme l’ont annoncé à plusieurs reprises, les rumeurs abidjanaises. Mais, si l’appellation disparaît, ce n’est pas le cas pour les nombreux cadres et compétences dont les actions ont permis au mouvement d’acquérir ses lettres de noblesse. Ceux-ci doivent pouvoir exister dans une structure formalisée pour jouer leur partition pour le pays.

C’est d’ailleurs pour cette raison que de nombreux cadres des futures ex-Forces nouvelles sont dans l’administration. Et c’est aussi pour cette raison que le RDR leur avait lancé de façon solennelle, un appel à venir poursuivre le combat avec eux. Il va donc sans dire que cet appel à eux lancé va être sérieusement discuté lors des débats. Mais attention! Cela ne veut pas dire que la branche politique ou les cadres de ce mouvement vont se fondre dans le parti des Républicains. C’est dire que l’adhésion devra se faire de manière progressive et non brutale. Dernière alternative selon les mêmes indiscrétions, beaucoup de personnes suggèrent un changement de nom étant entendu bien sûr que l’appellation ‘’Forces nouvelles’’ est en passe de devenir désuète et rappelle la rébellion.

Or, la rébellion est désormais derrière nous. En tout état de cause, il appartient au conclave de décider. Comme il l’a toujours fait lorsque les Forces nouvelles ont décidé d’amorcer un tournant décisif de leur histoire. L’on se rappelle en effet qu’en 2009, juste deux années après la Primature de Guillaume Soro, une grave crise politique avait opposé Laurent Gbagbo à son nouveau chef du gouvernement. Le FPI avait ouvertement accusé Soro de saboter le processus. Toute chose qui avait provoqué le courroux des délégués des Forces nouvelles qui, dans un langage direct et clair, ont demandé au Premier ministre de quitter son poste.

A situation exceptionnelle…

Un conclave avait été convoqué le 20 avril, à Bouaké en présence du “directoire politique et des grands commandements”, afin de prendre des “décisions courageuses et historiques’’. A l’issue de la rencontre, bien que «l’appel des délégués a été bien noté», depuis son lancement le 14 avril, Soro a clairement choisi de poursuivre la mission qui lui a été confiée à la tête du gouvernement ivoirien et d’appliquer intégralement l’Accord politique de Ouagadougou jusqu’à la tenue des élections annoncées pour cette année. Pour sauver la République.

Le lundi 8 mars 2010, un autre conclave s’est penché sur des questions brûlantes de l’heure. «Dans le cadre de la relance du processus de sortie de crise, le Premier ministre Soro Kigbafory Guillaume rencontrera les responsables politiques et militaires des Forces nouvelles. Cette importante séance de travail sera consacrée à la situation politique nationale et aux questions liées à la consolidation de la liste électorale et au désarmement conformément au 4ème accord complémentaire à l`accord politique de Ouagadougou», mentionnait un communiqué du secrétariat général des Forces nouvelles. Cette rencontre était liée à l` « affaire des 429.000 enrôlés de la CEI«  qui avait en son temps, conduit à la crise ouverte entre le camp présidentiel et le Rhdp.

Enfin, il y a eu cet autre conclave, celui du 31 janvier 2010 pour analyser la situation politique et sociale en Côte d’Ivoire. A ce moment précis, le FPI et ses satellites, dénonçaient les militants du RHDP, les traitant d’étrangers en pleine identification: «Les Forces Nouvelles condamnent les arrestations arbitraires, les dénonciations calomnieuses et les tentatives de tous ordres, qui visent à radier de la liste électorale définitive, à leur insu, de nombreux Ivoiriens accusés, sans la moindre preuve, de fraude à la nationalité ivoirienne. Les Forces Nouvelles, affirmant leur attachement au respect du contentieux électoral, demandent au Gouvernement d’expliquer aux populations et aux partis politiques, les procédures légales de radiation sur la liste électorale, et d’encourager les juridictions compétentes à l’application stricte de la Loi,» avait tranché le conclave qui a réaffirmé la volonté des FN de veiller au «respect du chronogramme adopté par la réunion du Cadre permanent de concertation du 3 décembre 2009», et ont appelé «à la poursuite du processus électoral et à la préservation des acquis de l’Accord politique de Ouagadougou».

Comme on le constate, les différents conclaves des FN ont toujours permis de sauver des situations que les Ivoiriens pensaient quelquefois désespérées. Et comme il n’y a jamais deux sans trois, il va sans dire que le conclave de demain, sauvera la situation dans un pays désormais réunifié.

Le Patriote par Yves-M. ABIET