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Le Pérou durcit les conditions d’entrée des migrants vénézuéliens sans passeport

août 25, 2018

Des Vénézuéliens passent la nuit à Tumbes, dans le nord du Pérou, le 24 août 2018 n / © AFP / CRIS BOURONCLE

Le Pérou a durci samedi les conditions d’accès à son territoire aux très nombreux Vénézuéliens qui quittent leur pays en exigeant la présentation d’un passeport, tout en permettant à ceux qui en sont dépourvus d’y entrer après avoir demandé le statut de réfugié.

Jusqu’ici, pour pénétrer au Pérou, attractif en raison du dynamisme de son économie, seule une carte d’identité suffisait aux Vénézuéliens, qui continuent de fuir par milliers, plongeant l’Amérique latine dans une crise migratoire majeure.

La présentation obligatoire du passeport est entrée en vigueur à 00H00 samedi (05H00 GMT). Obtenir ce titre au Venezuela est devenu un parcours du combattant en raison de la crise économique et de la pénurie généralisée, qui affecte aussi le papier servant à imprimer les documents officiels.

Samedi au poste-frontière de Tumbes (nord) entre le Pérou et l’Equateur, pays de transit pour les migrants vénézuéliens, des centaines de Vénézuéliens sans passeport ont été autorisés à passer, à condition néanmoins qu’ils déposent une demande de statut de réfugié.

Une démarche qui leur permet de rester légalement au Pérou pendant que celui-ci leur cherche une solution définitive.

Des Vénézueliens arrivent à la ville frontière de Huaquillas, après avoir voyagé dans des bus gratuits mis en place par l’Equateur, le 24 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Vers midi, une centaine de Vénézuéliens sans passeport faisaient la queue pour entrer dans un bureau de ce poste-frontière en vue d’effectuer cette demande, pendant que, dans un bâtiment adjacent, la file d’attente des personnes dotées d’un passeport était courte.

Presque tous les Vénézuéliens sans passeport ont été admis au Pérou après avoir réclamé le statut de réfugié ce samedi, a constaté l’AFP.

– 2.500 à 3.000 réfugiés par jour –

Nombre de ces migrants avaient pu gagner la frontière péruvienne vendredi grâce à des cars mis gratuitement à leur disposition par l’Equateur, voie de passage pour ces Vénézuéliens cherchant à se rendre au Pérou, au Chili ou en Argentine. Ces personnes venaient de traverser la Colombie.

Des migrants vénézuéliens font la queue au poste-frontière de Tumbes, au Pérou, le 23 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Le rythme des arrivées de réfugiés à la frontière péruvienne, jusqu’ici de 2.500 à 3.000 par jour, selon les services d’immigration, devrait s’accélérer.

Le Pérou s’attend à accueillir 100.000 réfugiés vénézuéliens dans les prochaines semaines, ce qui portera leur nombre total à un demi-million.

Mais le sentiment antimigrant progresse au sein de la société péruvienne et ces restrictions d’accès au territoire bénéficient d’un certain soutien dans la population.

« Nous sommes désolés pour les Vénézuéliens, mais ils prennent le travail des Péruviens », expliquait Giannella Jaramillo, devant un étal de vêtements à Aguas Verdes, dans le nord du Pérou.

Les Vénézueliens dans le monde / © AFP / Nicolas RAMALLO

Le poste-frontière de cette localité, habitué à recevoir quelque 200 voyageurs par jour, a enregistré 2.500 passages de migrants vendredi.

Nombre des migrants vénézuéliens étaient arrivés à pied, ayant parfois marché près de 2.000 kilomètres. Des groupes avaient mis en place des points d’accueil pour leur venir en aide sur les six kilomètres séparant les postes-frontières péruviens et équatoriens.

Certains d’entre eux avaient toutefois finalement décidé de rester en Equateur, à l’instar de Lourdes Ruiz, 36 ans. « Nous n’avons personne pour nous accueillir » au Pérou, se désolait celle qui voyageait pourtant depuis un mois avec pour destination finale Lima.

– Cellule de crise régionale –

Au Pérou, l’afflux pour les réfugiés vénézuélien / © AFP / Rachel Rogers

De son côté, le gouvernement vénézuélien a assuré que les migrants allaient « revenir » grâce aux réformes économiques du président Nicolas Maduro.

Selon les Nations unies, sur les 2,3 millions de Vénézuéliens vivant à l’étranger, plus de 1,6 million ont fui depuis 2015 la grave crise économique et politique qui sévit dans leur pays. Quelque 90% d’entre eux se sont réfugiés dans les pays de la région.

Face à l’ampleur du phénomène, l’ONU va mettre en place une cellule de crise régionale, a annoncé vendredi Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU.

De leur côté, deux agences onusiennes, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ont appelé jeudi les pays latino-américains à continuer d’accueillir les réfugiés vénézuéliens, dénonçant les mesures restrictives mises en place aux frontières.

Les Vénézuéliens sont étranglés par la crise économique : l’inflation pourrait atteindre 1.000.000% fin 2018, redoute le FMI.

Signe de l’inquiétude des autorités, l’Equateur a invité les ministres des Affaires étrangères de 13 Etats de la région, dont le Venezuela, à une réunion les 17 et 18 septembre pour parler de cette crise migratoire.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 19h59)

La justice allemande contraint Facebook à modifier ses conditions d’utilisation

février 12, 2018

Berlin – Un tribunal berlinois a condamné Facebook à modifier sous peine d’amende une partie de ses conditions d’utilisation, jugées contraires à la loi allemande sur la protection des données personnelles, a indiqué lundi une association de consommateurs.

Dans un jugement du 16 janvier dernier, consulté par l’AFP, le tribunal régional de Berlin épingle une série de réglages et de clauses imposés par le groupe, estimant que le consentement des utilisateurs à l’utilisation de leurs données s’en trouve invalidé.

Parmi les réglages par défaut jugés illégaux figure la géolocalisation pour les échanges privés via l’application mobile, ou le référencement des comptes Facebook par les moteurs de recherche, qui facilite l’accès de n’importe quel curieux aux profils personnels.

Huit clauses des conditions générales sont également censurées par les magistrats, en particulier l’obligation d’utiliser Facebook sous sa véritable identité, contraire à la « loi allemande sur les télémédias » datant de 2007.

Saisi par la Fédération allemande des organisations de consommateurs (VZBV), le tribunal berlinois condamne donc le géant américain à mettre en règle ses conditions en Allemagne, sous peine d’une amende susceptible d’aller jusqu’à 250.000 euros « pour chaque infraction constatée ».

Mais Facebook a de son côté annoncé avoir fait appel et souligne que ses « produits et conditions ont déjà beaucoup changé depuis le début de la procédure », remontant à 2015 et vont connaître « d’autres changements », selon une porte-parole interrogée par l’AFP.

Par ailleurs, le tribunal a débouté la VZBV sur d’autres griefs faits à Facebook, en particulier le célèbre slogan « Facebook est gratuit et le restera toujours », que l’organisation estime mensonger.

« En réalité, les consommateurs payent pour utiliser Facebook. Peut-être pas en euros, mais en données », maintient l’association de défense des consommateurs dans un communiqué.

Facebook compte près de 30 millions d’utilisateurs en Allemagne, dont près de 23 millions au quotidien.

En Allemagne, le réseau social était déjà dans le viseur de l’office anti-cartel qui lui avait reproché en décembre un abus de position dominante, l’accusant de collecter auprès de réseaux tiers (Whastapp et Instagram) des masses d’informations sur ses usagers à leur insu, pour en tirer des surplus de recettes publicitaires.

Le gendarme allemand de la concurrence, qui doit rendre ses conclusions définitives à l’été, pourrait contraindre Facebook à aménager ses règles d’utilisation en Allemagne, voire lui interdire de poursuivre certaines activités, mais il n’est pas question d’amende.

Un vaste chantier sur l’utilisation des données par les entreprises est par ailleurs en cours au sein de l’Union européenne, avec une nouvelle réglementation entrant en vigueur le 25 mai prochain.

L’Allemagne et l’Autriche sont considérées comme les deux seuls pays à avoir déjà anticipé et adapté leurs législations nationales à ce nouveau cadre européen.

Romandie.com avec(©AFP / 12 février 2018 14h58)                                            

Congo: Sassou exige l’acceptation du dialogue avec conditions

août 18, 2016
NGEASO

Le président congolais Denis Sassou Nguessou, le 25 octobre à Brazzaville. Crédits : – / AFP

Les exigences de monsieur 8% pour accepter le dialogue

Selon certaines sources digne de foi Sassou ne peut dialoguer que si les parties acceptent de se soumettre à sa ligne de négociation qui est la suivante:

1- Que la communauté internationale reconnaisse d’abord sa « victoire » à l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016.

2- Que le président français FRANÇOIS HOLLANDE accepte de s’assoir avec lui. Ou bien Hollande a mangé son argent, et qu’il veut que lui aussi réponde

3- Que l’U.E. lève les mesures d’interdiction de voyager dans l’espace Schengen qui frappent les membres de son gouvernement et les autres autorités congolaises pour permettre à Ndenguet et Dabira de recommencer à voyager partout.

4- Que le gouvernement français autorise à la banque de France de rapatrier au Congo les avoirs et les ressources financières de l’Etat congolais domiciliés hors de la zone franc.

5- Que la France annule tous les dossiers judiciaires constitués contre lui-même notamment ceux des Disparus du Beach, des Biens mal acquis et autres poursuites concernant les membres de sa famille.

À suivre

Avec Brazzanews.fr

Pèlerinage de La Mecque: l’Iran a posé des conditions inacceptables

mai 29, 2016

Jeddah (Arabie saoudite) – Le ministre saoudien des Affaires étrangères a affirmé dimanche que l’Iran avait posé des conditions inacceptables pour la participation de ses ressortissants au grand pèlerinage annuel des musulmans à La Mecque en septembre.

L’Iran a réclamé le droit d’organiser des manifestations, ainsi que des avantages (…) qui créeront le chaos au hajj (pèlerinage), ce qui est inacceptable, a déclaré Adel al-Jubeir lors d’une conférence de presse commune avec son homologue britannique Philip Hammond à Jeddah, dans l’ouest de l’Arabie saoudite.

Le ministre saoudien faisait allusion aux manifestations dites de l’aversion des athées, émaillées de slogans hostiles aux Etats-Unis et à Israël, que les fidèles chiites iraniens tentent chaque année d’organiser lors du pèlerinage en Arabie saoudite sunnite.

En 1987, une manifestation de pèlerins iraniens à La Mecque avait dégénéré en affrontements avec les forces de sécurité saoudiennes, faisant 402 morts, dont 275 Iraniens.

Depuis, les pèlerins iraniens ont pris l’habitude de manifester discrètement dans leurs camps pendant le hajj pour éviter tout contact avec les forces de sécurité saoudiennes.

Après deux séries de négociations avec l’Arabie saoudite, l’Iran a annoncé dimanche qu’il n’enverrait pas cette année de pèlerins au hajj, en accusant les autorités saoudiennes d’entraves.

Ryad et Téhéran, dont les relations diplomatiques sont rompues depuis janvier, menaient depuis plusieurs mois des discussions difficiles pour fixer les conditions de l’organisation du grand pèlerinage prévu cette année en septembre.

Le hajj ne peut pas être politisé, a estimé M. Jubeir, soulignant toutefois que Ryad avait répondu favorablement aux autres demandes de Téhéran.

Il a précisé que son gouvernement avait notamment accepté d’émettre des visas électroniques pour les fidèles iraniens et que la compagnie nationale iranienne assure le transport de la moitié des pèlerins de ce pays.

Selon le ministre, l’Iran aurait également pu bénéficier d’une représentation diplomatique à Jeddah, ville saoudienne proche de La Mecque, par le truchement de l’ambassade de Suisse qui représente les intérêts iraniens en Arabie saoudite.

Les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques depuis le début de cette année.

Mais les Iraniens ont refusé de signer un mémorandum d’entente pour la participation de leurs fidèles au hajj cette année, a ajouté le ministre saoudien, assurant que son pays n’empêche personne d’effectuer le pèlerinage.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mai 2016 17h00)

Depuis le Ghana/Des militaires exilés: « Nous sommes prêts à rentrer »/ »Qu’on libère nos camarades emprisonnés »

août 15, 2011

Les réactions continuent de se faire entendre suite à la main tendue du nouveau régime aux partisans en exil de l`ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, à revenir au pays.

Hier, c`est un groupe d`éléments des ex-forces de défense et de sécurité, qui, par la voix de leur porte-parole, nous a joint pour donner leur position aux dirigeants au pouvoir. Ex-combattant pro-Gbagbo sur le front de Djoman-Sakassou, le caporal Alain Logbo ne s`en cache pas. Tout comme son identité qu`il n`hésite pas à décliner pour assumer pleinement les propos qu`il allait nous confier. Le soldat en exil, invoquant une réunion tenue entre ses camarades et lui, dans la localité de Afassinie, a tenu à nous livrer les conclusions portant sur la volonté de paix des dirigeants ivoiriens en appelant tous les partisans de Laurent Gbagbo en exil, au retour. «S`il (le nouveau pouvoir) veut qu`on ait la paix, qu`on libère tous les prisonniers. S`il veut qu`on rentre pour faire la paix, qu`il libère tous ceux qui sont enfermés à Agban, à Bouna et autres. Nous sommes prêts à rentrer, mais que nos camarades soient libérés d`abord», pose notre interlocuteur, qui cite un chef de guerre en liberté et promu dans la nouvelle armée, qu`il dit avoir fait pire que les détenus actuels. «Il n`y a pas quelqu`un qui a fait de graves sacrifices humains que …», récrimine le soldat exilé.

Comme deuxième condition pour regagner leur pays, le porte-parole des ex-FDS au Ghana pose le cas des éléments des Forces républicaines de Côte d`Ivoire, qui occupent les commissariats et brigades de gendarmerie. Il a exigé que ces hommes en tenue, non reconnus dans l`armée, libèrent les lieux susmentionnés. «Nous, on ne les connait pas. On reconnaît seulement les 5000 éléments des forces armées des Forces nouvelles formés à Bouaké. Eux et nous, on a eu des formations ensemble. On se connait très bien. Les autres, il faut les cantonner quelque part, et si on veut, enrôler ceux qui peuvent rentrer dans l`armée. Mais, qu`ils libèrent les commissariats et gendarmeries».

Avant de conclure leur message aux nouvelles autorités, le porte-parole des soldats exilés au Ghana a expressément indexé un haut gradé de la Garde Républicaine, qu`il accuse d`orchestrer des dénonciations les concernant. «Il faut qu`il se ressaisisse et arrête de vendre les gens, car beaucoup de dénonciations passent par lui», a lancé le caporal Logbo, qui ne manquera pas de revenir avec emphase sur la libération des détenus de la crise post-électorale.

Point d`encrage de son intervention,depuis leur cachette, lui et ses camarades sont décidés à regagner les casernes, si des garanties de sécurité leurs sont données.

L’Inter par F.D.BONY

Côte d’Ivoire: conditions de détention améliorées pour les pro-Gbagbo (ONU)

juin 23, 2011

ABIDJAN – Les conditions de détention s’améliorent pour les personnalités proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo actuellement privées de liberté, a affirmé jeudi l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).

« Les conditions sont en train de s’améliorer », « il faut encourager les efforts du gouvernement », a déclaré lors d’un point presse Guillaume Ngefa, chef de la Division des droits de l’Homme de l’Onuci.

Plusieurs dizaines de personnalités, dont M. Gbagbo et son épouse Simone, ont été placées en résidence surveillée à Abidjan et dans plusieurs villes du nord du pays après l’arrestation de l’ex-chef de l’Etat le 11 avril par les Forces républicaines (FRCI) du nouveau président Alassane Ouattara.

A Bouna (nord-est), « certains éléments des FRCI s’étaient introduits dans la prison et avaient imposé des mauvais traitements à certaines personnes. Nous avons parlé au gouvernement et des mesures correctives ont été prises », a raconté M. Ngefa.

Il a toutefois regretté que l’Onuci n’ait pas encore pu accéder aux lieux de détention de Laurent et Simone Gbagbo, à Korhogo et Odienné (nord). Amnesty International a dénoncé mercredi la détention sans aucune charge de dizaines de partisans de l’ex-président, et affirmé que certains avaient été « battus » par les FRCI dans un hôtel d’Abidjan devant lequel sont postés des Casques bleus.

Dans l’hôtel La Pergola cité par Amnesty, aucun détenu n’a fait état de « mauvais traitements » ou de « torture », a assuré M. Ngefa.

Comme le gouvernement ivoirien, il a évoqué des mesures de résidence surveillée et non des détentions arbitraires, et a expliqué que la sécurité des détenus était de « la responsabilité de l’Etat ivoirien », non de l’Onuci.

Mais conformément à son mandat, l’Onuci veille à ce que « les personnalités qui sont en résidence surveillée en ces lieux ne fassent pas l’objet d’exactions et que leur vie ne soit pas mise en danger », a-t-il expliqué.

AFP

Redressement des grades dans l,Armée: Voici les vraies conditions de nomination des Officiers et Officiers supérieurs. La liste des Généraux en fonction

juin 21, 2011

La nouvelle Armée qui se veut véritablement républicaine est en élaboration. Cela passera certainement par le redressement des grades qui constitue aujourd’hui, après dix années de crise, le talon d’Achille de l’efficacité des forces militaires ivoiriennes. Le Président de la République et son Premier sont à la tâche pour trouver une monture digne d’une Armée forte.

Sur proposition du Premier ministre, ministre de la Défense, le Président de la République, chef suprême des armées, a signé le 14 juin 2011, le décret n°2011-116 portant institution d’une commission de redressement des grades dans les Forces Armées.

Placée sous l’autorité du Premier ministre, ministre de la Défense, cette commission est composée d’Officiers Généraux et Officiers supérieurs de la haute hiérarchie militaire, notamment le Général de Corps d’Armée Philippe Mangou, Chef d’Etat-Major des Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI), le Général de Brigade Soumaïla Bakayoko, Chef d’Etat-Major des Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN), le Général de Corps d’Armée Edouard Tiapé Kassaraté, Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale, le Chef de Cabinet Militaire du Premier ministre, ministre de la Défense, le Général de Brigade Michel Gueu. La Commission sera assistée, dans sa mission, des personnalités militaires suivantes : le Général de Division Mathias Doue, ex-chef d’Etat-Major des FANCI, le Général de Division Joseph Ehueni TANNY ex-commandant supérieur de la Gendarmerie, le Général de Brigade Abdoulaye Coulibaly ex-commandant des Forces Aériennes.

La mission assignée à ce groupe de haut niveau sera d’examiner la nomination et la promotion dans chaque grade des Officiers, des Sous-officiers et des militaires de rang. De relever les anomalies constatées et de faire des propositions de redressement desdits grades. Un séminaire est prévu à cet effet, dans les jours à venir à Grand-Bassam. Les résultats de ces travaux serviront de base de données pour l’Armée Républicaine dont les nouvelles autorités veulent doter la Côte d’Ivoire.

L’Armée ivoirienne, faut-il le rappeler, est fragilisée depuis plus d’une décennie par de profonds dysfonctionnements. Les avancements en grades qui constituent un baromètre important pour non seulement renforcer l’autorité des chefs militaires mais aussi, reconnaître le sens du devoir des soldats. C’est fort de cela que l’attribution des « des barrettes ou étoiles » ne devrait pas se faire sur la base de critères politiques, régionalistes ou ethniques. C’est donc à propos que le Général Mathias Doué, ex-Cema et membre de la Commission de redressement des grades, affirmait suite à la nomination des Généraux par l’ex-Président Laurent Gbagbo en Août 2010, « (…) les grades ne sont pas des décorations ». C’est à dire qu’elles sont octroyées à partir de conditions biens définies. Et cela obéit à une hiérarchisation des responsabilités.

Procédures de nomination, d`affectation ou de mutations des militaires.
Dans l`Armée ivoirienne, les procédures de nomination, d`affectation ou de mutation des militaires sont régies par des textes. Ainsi, les avancements aux grades sont déterminés par le Décret n° 96-578 du 31 juillet 1996.

Quant aux mutations et affectations des agents, elles sont réglementées par trois textes de base, notamment, le Décret n° 96-603 du 09 août 1996 portant organisation du commandement dans les Forces Armées Nationales, l`instruction ministérielle n° 389 du 20 janvier 1997 concernant les règles, et la note n° 1729 du 21 juin 1999 relative aux affectations et mutations. Conformément aux textes cités en référence, la responsabilité des nominations aux grades, les affectations ou mutations obéissent à une hiérarchie.

Ainsi, du grade de Sous-lieutenant à celui de général, les nominations relèvent du Président de la République ; du grade de sergent-chef à l`Adjudant chef-major, c`est le ministre de la Défense qui est compétent. Enfin du grade de Caporal au Sergent, la responsabilité des nominations aux grades revient au Chef d`Etat-Major des Armées. La sélection des proposables se fait chaque année par une Commission nationale des avancements régie par des textes, dont les travaux peuvent durer plusieurs mois. La Commission étudie les dossiers d`avancement reçus de tous les commandements. Elle fait des propositions depuis le plus petit grade jusqu`au grade de Colonel et elle s`arrête là. Comme conséquence liée à cette limite, les promotions aux grades de Colonel-major et de Général (de Brigade, de Division, de Corps d`Armée) relèvent exclusivement de la compétence du Président de la République, Chef Suprême des Armées. Les affectations et les mutations des agents se font annuellement ou à tout moment lorsque les circonstances l`exigent.

Toutefois, en temps de crise ou de guerre, le Chef d`Etat-major des Armées est habilité à procéder aux affectations et mutations des militaires dans les structures opérationnelles, après avis du ministre de la Défense. Mais la question qui demeure cependant, c’est de savoir si cette procédure à été respectée ces dernières années. Difficile de répondre par l’affirmatif, vu les spéculations qu’ont soulevées les derniers avancements en grade effectué par l’ex-Président Laurent Gbagbo le 7 août 2010. La liste de Généraux promus (Armée-Gendarmerie et Police) par ce décret et disponible sur le site.www.Fanci.canalblog.com faisait état de 24 hauts gradés militaires. Ce nombre pléthorique d’Officiers au sein de l’Armée a fait dire à plusieurs spécialistes des questions militaires que notre Armée n’était pas loin d’une armée mexicaine ou il y a plus d’Officiers que de soldats. Des voix assez discordantes ont été entendues au sein de la grande muette après ces nominations.

Le standard international des avancements au sein d’une Armée est plus ou moins connu. L`avancement des militaires se situe à deux niveaux, l`avancement d`échelon et l`avancement de grade. L`avancement d`échelon se fait à l`ancienneté, sauf certains échelons exceptionnels accordés au choix. Selon le statut particulier du corps auquel ils appartiennent ou sont rattachés, l`avancement de grade se fait à l`ancienneté ou au choix. Le statut particulier peut prévoir que l`accès à tel grade se fait au choix ou, pour les militaires non sélectionnés, à l`ancienneté.

Les nominations donc aux grades de Généraux qui sont exclusivement du ressort de chef de l’Etat, chef suprême de l’Armée sont soumises aussi, à ces conditions. Ainsi ces normes internationales prévoient, pour chaque grade supérieur, un critère très précis. Un général de corps d’Armées commande 2 à 3 divisions, soit environ 30000 à 45 000 hommes. Un Général de Brigade a, sous son autorité, une Division de 15000 hommes ; un général de Brigade commande, quant à lui, 2 à 3 brigades, soit 12000 à 18000 ; un Colonel a sous ses ordres un régiment, c’est-à-dire, 2 à 4 bataillons (1 bataillon = 500 à 600 hommes. Autant d’exigences, qui imposent que l’on fasse très attention en attribuant les grades.

La Commission de redressement des grades dans l’Armée qui rentre au laboratoire va-t-elle mener ses travaux sur la base du Décret n° 96-603 du 09 août 1996 portant organisation du commandement dans les Forces Armées Nationales, l`instruction ministérielle n° 389 du 20 janvier 1997 concernant les règles, et la note n° 1729 du 21 juin 1999 relative aux affectations et mutations ? A vrai dire, la future Armée républicaine en dépend. C’est pourquoi, les Ivoiriens fondent un grand espoir en cette Commission.

La liste des Généraux encore en fonction :

– Chef d’Etat-major des Armées (Cema), Général de corps d’Armée, Philippe Mangou
– Commandant des forces terrestres, Général de Brigade, Deto Letoh Firmin
– Commandant des écoles des Forces Armées, Zambakro, Général de brigade, Touré Sékou
– Commandant militaire du Palais et commandant de la Garde Républicaine, Dogbo Blé Brunot
– Attaché de défense à l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France, Général de brigade, Lohouès Agnéro Camille
– Chef d’Etat-major des Forces Nouvelles, Général de Brigade, Soumaïla Bakayoko
– Commandant militaire de la Primature, Général de Brigade, Gueu Michel
– Commandant des forces aériennes, Général de Division, Aka Kadjo Marc
– Ex- PCA du Fonds de prévoyance militaire, Général de Brigade, Kouabenan Kissi
– Commandant de la Marine nationale, Vice-Amiral, Vagba Faussignaux
– Sous-chef d’Etat-major chargé des Ressources Humaines des Armées, Contre-Amiral, Alla Kassi
– Directeur général des services de santé militaire, Général de Brigade, Gueï André
– Commandant supérieur de la Gendarmerie Nationale, Général de corps d’Armée, Kassaraté Tiapé Edouard
– Commandant en second, Affro Yao
– Commandant du CECOS, Commandant école de Gendarmerie de Cocody, Général de Division, Guai Bi Poin Georges
– Chef d’Etat-major particulier du Palais, Général de division, Touvoly Bi Zogbo
– Commandant du Centre de commandement intégré (CCI), Général de Brigade, Kouakou Kouadio Nicolas
– Directeur général de la Police Nationale Contrôleur général, Brédou Mbia
– Directeur de l’Inspection générale des services de Police, Contrôleur Général, Gaoussou Ouattara
– Directeur adjoint de l’Inspection générale des services de Police, Contrôleur général, Kouassi Yao
– Membre de l’Inspection, Contrôleur général, Yapo Kouassi, ex-DGPN
– Conseiller du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Contrôleur Général, Lago Daleba Bernard,
– Président de la commission nationale de lutte contre la prolifération des Armes légères, Contrôleur général Adjoussou Désiré
– Directeur général de l’Office nationale de la protection civile (ONPC), Contrôleur général, Kili Fiacre

Le Mandat BAKASSIEN