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France-Secret de la confession : « rien de plus fort que les lois », selon Attal

octobre 7, 2021

Le bras de fer se poursuit entre le gouvernement et le président des évêques de France, Mgr Moulins-Beaufort, concernant le secret de la confession.

Eric de Moulins-Beaufort a cependant assure etre a la recherche d'une alternative a la levee de ce secret (photo d'illustration).
Éric de Moulins-Beaufort a cependant assuré être à la recherche d’une alternative à la levée de ce secret (photo d’illustration).© Romain Boulanger / MAXPPP / PHOTOPQR/PRESSE OCEAN/MAXPPP

Deux jours après la publication du rapport Sauvé sur les abus sexuels au sein de l’Église catholique, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a convoqué le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr de Moulins-Beaufort, mardi à 14 heures, « afin de s’expliquer sur ses propos » sur le secret de la confession.

L’archevêque de Reims a déclaré mercredi, au lendemain de la publication du rapport Sauvé, que le secret de la confession était « plus fort que les lois de la République ». Interrogé sur ces propos, le porte-parole du gouvernement a indiqué qu’il n’y avait « rien de plus fort que les lois de la République ». « La réaction à ces propos, elle est très claire, il n’y a rien de plus fort que les lois de la République dans notre pays, ça tient en une phrase, et c’est très clair. (…) Le président de la République a demandé au ministre de l’Intérieur de recevoir le président de la Conférence des évêques de France pour que les choses soient claires », a précisé Gabriel Attal.

« Le secret de la confession a toujours été respecté par la République française »

Le président de la Conférence des évêques de France a à nouveau défendu jeudi 7 octobre le secret de la confession, « qui a toujours été respecté par la République française » et qui « n’est pas contraire au droit pénal français ». Dans un communiqué, l’archevêque de Reims indique qu’il a accepté « l’invitation » du ministre de l’Intérieur.

« Ce sera pour lui l’occasion de rappeler qu’aujourd’hui, le secret de la confession, imposé aux prêtres par le droit canonique, n’est pas contraire au droit pénal français, comme le souligne la circulaire de la chancellerie du 11 août 2004 » (sur le secret professionnel des ministres du culte). Selon le président de la CEF, « le secret de la confession a toujours été respecté par la République française. C’est l’honneur de la République française que de respecter ainsi la dignité de la conscience de chacun ».

Il précise également que « la confession est aussi un moment durant lequel une personne victime, par exemple un enfant, peut évoquer ce qu’elle a subi et être rassurée sur son innocence… parce que la certitude du secret lui permet de livrer ce qui lui est le plus difficile. Ce temps peut être alors, sur les encouragements du prêtre qui reçoit cette confession, une première étape dans la libération de la parole, en dehors du sacrement ».

« Il faut que nous trouvions un moyen de le faire autrement »

Éric de Moulins-Beaufort avait toutefois assuré être à la recherche d’une alternative à la levée de ce secret. « Il faut que nous trouvions un moyen de le faire autrement », a-t-il expliqué, précisant que la CEF regarderait « de très près la recommandation de la Ciase ».

Cette dernière a préconisé mardi aux autorités de l’Église de relayer un message clair aux confesseurs et aux fidèles sur l’obligation du confesseur de signaler aux autorités judiciaires et administratives les cas de violences sexuelles infligées à un mineur ou à une personne vulnérable.

« Il ne faut pas opposer le secret de la confession aux lois de la République puisque celles-ci n’imposent pas sa levée, estime le président du CEF. Le droit canonique qui impose aux prêtres le secret de confession comme absolu et inviolable (…) n’est pas donc pas contraire au droit pénal français », a-t-il précisé dans un communiqué publié mercredi soir.

Par Le Point avec AFP

Rihanna explique son retour dans les bras de Chris Brown

janvier 30, 2013

« Si c’est une connerie, c’est MA connerie »

 
Rihanna explique son retour dans les bras de Chris Brown

Rihanna explique son retour dans les bras de Chris BrownRihanna explique son retour dans les bras de Chris BrownRihanna explique son retour dans les bras de Chris Brown Rihanna

Longtemps, elle a préféré se taire. Aujourd’hui Rihanna se sent enfin prête à évoquer sa relation avec Chris Brown et les coups dont elle a été victime en 2009.

Leur couple est des plus compliqué à suivre et pour une fois, ce n’est pas nous qui l’exprimons, mais Rihanna elle-même. Interviewée par le magazine Rolling Stone, la chanteuse est revenue sur son histoire avec Chris Brown faite de séparations et de réconciliations.

« Quand on assemble les pièces, vu de l’extérieur, ce n’est pas le plus mignon des puzzles du monde, reconnaît-elle. Vous nous voyez marcher quelque part, conduire quelque part, dans un studio, en boîte et vous pensez que vous savez… mais tout est différent maintenant. Nous n’avons plus ce genre de disputes (…) Nous nous estimons. Nous savons exactement ce que nous avons maintenant et nous ne voulons pas le perdre. »

Elle confesse d’ailleurs que c’est elle qui est à l’origine de leur réconciliation cette année. « Après avoir souffert pendant tant d’années, avoir été en colère et si sombre, j’ai préféré vivre ma vérité et en accepter les répercussions. Je peux gérer ça (…) Je n’allais pas laisser l’opinion de qui que ce soit interférer dans cette histoire. Et même si c’est une connerie, c’est MA connerie. »

La jeune femme en profite pour faire une confession qui a tout d’une mise en garde. Revenant implicitement sur la violence dont le chanteur a fait preuve en la frappant début février 2009, elle prévient : « Il n’a plus le luxe de foirer à nouveau. Ce n’est juste plus une option envisageable. » Puis, elle rajoute « Je ne peux pas dire que rien d’autre ne tournera jamais mal mais je suis assez sûre de moi en disant qu’il est écoeuré par ce qu’il a fait. Et je ne serais pas allée aussi loin (dans leur histoire ndlr) si j’avais eu un doute sur le fait qu’il puisse recommencer. »

Drake et Frank Ocean ne sont pas exactement du même avis…

Voici.fr par P.S.B

Bourgi, lumière sur la face noire de la politique

septembre 15, 2011

Des mallettes pleine d’argent, un chef d’Etat africain appelé «papa» (Omar Bongo), un avocat franco-libanais à la voix sucrée, des accusations dévastatrices, des démentis de principe, la justice saisie… Et puis, Chirac, Villepin, Le Pen et Sarkozy. La confession dimanche de Robert Bourgi, porteur de valises de la françafrique, est proprement stupéfiante. Les plus hauts responsables de l’Etat y palpent des billets comme des malfrats après un casse. Les lois et la morale sont bafouées. Les citoyens abasourdis. C’est du polar, de la politique fiction…

C’est surtout la face la plus noire de la politique. Celle qui apparaît si rarement au grand jour, faute de preuves ou de témoignages crédibles. Les rares à briser le silence auraient souvent préféré continuer à se taire. Qu’ils soient promoteurs, secrétaires, petits élus, chauffeurs ou même policiers, ils décident de parler un jour par rancoeur, pour une trahison de trop, le besoin de se protéger ou de ne pas porter le chapeau pour les autres. Personnages de l’ombre, seconds couteaux, «petites mains» des partis, ils sont les chevilles ouvrières de la vie politique. Jamais des élus de premier plan, encore moins des hommes dits «d’Etat». Chez ceux-là, l’omerta est une règle de vie.

Les méthodes comme les chiffres alignés dimanche par Bourgi sont si extravagants que l’on est tenté de ne pas y croire. Les accusés, comme Dominique de Villepin, récusent en bloc avec des mots choisis pour faire écran: «fariboles». L’enquête – si elle aboutit – prendra des années. Où sont les preuves? Le délai de prescription est-il atteint? Faire parler Bongo fils, pour son père décédé? Selon toute vraisemblance, les paroles de Bourgi resteront inconséquentes.

Les dernières révélations d’une ampleur comparable remontent à plus de 10 ans: la fameuse cassette Méry, du nom de ce promoteur immobilier, membre du RPR et faux facturier pour le compte du parti gaulliste. Où l’on retrouvait déjà Chirac en première ligne, accusé de s’être fait remettre des valises de billets en son hôtel de Ville de Paris. Avec en toile de fond des comptes en Suisse, des sociétés écrans, des entreprises rackettées pour se voir attribuer des marchés et priées de gonfler les factures pour reverser des dessous de table.

«Abracadabrantesque»! «Pschittt…»! Chirac et son souffleur de mots magiques, Villepin, ont survécu. Pas de poursuites, pas de procès. Le premier a été réélu président de la République en 2002 et a maintenu les juges hors de l’Elysée avec son immunité. Et dans une autre affaire (vieille de plus de quinze ans…) jugée ces jours-ci de financement illégal et d’emplois fictifs, l’ancien chef de l’Etat a trouvé la parade avec son «anosognosie». Ce qui ne l’a pas empêché de retrouver un zeste mémoire pour porter plainte contre Bourgi.

Liberation.fr par ANTOINE GUIRAL