Posts Tagged ‘Confinement’

Canada-Québec/Trois-Rivières: Plus d’admissions en psychiatrie durant le confinement

août 8, 2020
Des unités temporaires avaient été créées pour libérer les urgences.
© ARCHIVES Des unités temporaires avaient été créées pour libérer les urgences.
 

TROIS-RIVIÈRES — La période de confinement imposée à cause de la pandémie de COVID-19 a été difficile pour beaucoup de citoyens de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Les admissions en psychiatrie dans les établissements du territoire ont en effet augmenté, en particulier au début du confinement alors qu’elles ont bondi de 30 % pour le mois d’avril, par rapport au même mois en 2019. C’est la période où les augmentations ont été les plus marquées.

Selon des données obtenues par Radio-Canada avec la Loi d’accès à l’information, 274 personnes ont été admises dans l’un ou l’autre des cinq établissements régionaux de santé, en avril dernier, alors que l’année précédente, 209 admissions avaient été enregistrées en psychiatrie par le CIUSSS-MCQ précise Kellie Forand, agente d’information.

Des unités temporaires (unités d’hospitalisation brèves de 7 jours ou moins) avaient été ouvertes, au printemps, afin d’y transférer rapidement les usagers qui se présentaient à l’urgence pour des conditions psychiatriques. Elles ne sont plus en usage depuis un mois, mais peuvent être redéployées en tout temps au besoin, indique Mme Forand.

Le CIUSSS MCQ, qui se prépare à une deuxième vague, est déjà proactif et annonçait, il y a quelques jours, que des équipes d’intervenants psychosociaux ont commencé à sillonner divers endroits publics de la région afin de repérer les personnes ayant besoin d’aide, mais qui ne font pas appel aux services de santé de la région.

Mme Forand rappelle que ces intervenants ont également été actifs lors des cliniques mobiles de dépistage.

L’idée, explique Mme Forand, c’est «d’outiller les gens au cas où ils revivraient une période plus difficile par rapport aux portes d’entrée de nos services. Le réflexe de consulter a été peut-être moins présent, au début, dans la première vague», dit-elle. «On veut que les gens soient en mesure de consulter et sachent comment le faire», dit-elle. Parmi ces portes d’entrée, il y a, par exemple, la ligne 811, les CLSC et les organismes communautaires (lignes d’écoute, CAB, etc…).

Le travail à distance tout en s’occupant de jeunes enfants, les pertes d’emplois et les problèmes financiers, les abus de drogues et d’alcool et le choc post-traumatique pour certains employés des centres d’hébergement et de soins de longue durée où la majorité des décès par la COVID-19 sont survenus en peu de temps sont autant de facteurs qui ont incité les gens à recourir aux services psychiatriques du CIUSSS-MCQ depuis le début de la pandémie.

Avec Le Nouvelliste par Brigitte Trahan

Allemagne : une exploitation agricole confinée après 174 cas positifs au coronavirus

juillet 26, 2020

Quelque 480 employés d’une exploitation agricole allemande ont été placés en quarantaine après que 174 d’entre eux ont été testés positifs au coronavirus, a appris l’AFP ce dimanche 26 juillet de source officielle.

Depuis vendredi, 174 saisonniers – pour l’essentiel originaires de Hongrie, de Roumanie, de Bulgarie et d’Ukraine – ont été testés positifs dans cette exploitation bavaroise (ouest) où ils ramassent des concombres, a déclaré au cours d’une conférence de presse l’administrateur du district de Dingolfing-Landau, Werner Bumeder.

Des tests gratuits

Tous les saisonniers et les responsables de l’exploitation sont confinés sur le site et séparés selon qu’ils sont positifs ou négatifs au Covid-19, a souligné la même source, précisant qu’un employé a été hospitalisé.

La ministre de la Santé de Bavière, Melanie Huml, a assuré que les autorités prenaient «très au sérieux» la situation et prévoyaient d’organiser des campagnes de tests dans d’autres exploitations de la région. Les habitants de la commune de Manning, où a été détecté ce nouveau foyer actif, pourront se faire tester gratuitement, a-t-elle ajouté, insistant sur le fait que cela était en particulier important pour ceux qui envisagent de partir en vacances.

Par Le Figaro avec AFP

Sanchez veut prolonger le confinement en Espagne jusqu’au 21 juin

mai 31, 2020

 

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a déclaré dimanche qu’il allait demander au Parlement de prolonger de deux semaines le confinement, jusqu’au 21 juin, pour en finir «une bonne fois pour toutes» avec l’épidémie de coronavirus avant de lever les restrictions de mouvement imposées à ses compatriotes.

Sanchez a fait cette annonce pendant une visioconférence avec les présidents de région, précisant qu’il s’agirait de la dernière prolongation compte tenu de l’amélioration de la situation sanitaire. «Nous avons pratiquement fini ce que nous avions à faire», a déclaré un peu plus tard le chef du gouvernement pendant une conférence de presse. L’Espagne n’a rapporté que quatre nouveaux décès samedi, portant le bilan à 27.125 morts depuis le début de l’épidémie.

L’opposition de droite est opposée à la prolongation du confinement mais Sanchez devrait pouvoir s’appuyer sur une majorité aux Cortes grâce à l’abstention des indépendantistes catalans de l’ERC. Si le Parlement approuve la décision de Sanchez, les Espagnols seront autorisés à circuler à l’intérieur de leur région de résidence à partir du 21 juin, puis dans l’ensemble du pays à compter du 1er juillet.

Par Le Figaro avec Reuters

Covid-19 : le confinement prolongé au moins jusqu’au 1er juin au Royaume-Uni

mai 10, 2020

Le nombre de contaminations par jour a fait reculer ceux qui plaidaient pour un relâchement plus rapide.

Boris Johnson lors d'un discours à la TV ce dimanche
Boris Johnson lors d’un discours à la TV ce dimanche ADRIAN DENNIS / AFP

De notre correspondant à Londres

Pour un homme qui aime le pas de charge, c’est avec une petite foulée que Boris Johnson aborde le déconfinement. La situation sanitaire du pays et sans doute aussi l’épreuve qu’il a subie ont incité le premier ministre à la prudence. « Le temps n’est pas venu de déconfiner cette semaine », a-t-il dit, soulignant que le taux de reproduction du virus (R0), était encore tout juste inférieur à 1. L’essentiel du confinement reste en place jusqu’au 1er juin. Le slogan officiel change toutefois : ce n’est plus « Stay home » (restez à la maison) mais « Stay alert » (restez vigilants).

Boris Johnson s’est donc contenté d’annoncer quelques assouplissements. Les Britanniques restent incités à rester à la maison « autant que possible ». Il est recommandé de privilégier le télétravail quand c’est possible et de retourner au travail quand cela ne l’est pas. Il faut aussi continuer à « limiter les contacts ». Les Britanniques pourront sortir faire de l’exercice de manière « illimitée », et non plus une seule fois par jour. Londres va par ailleurs instaurer une « quarantaine » de quatorze jours pour les voyageurs arrivant dans le pays, mais les Français ne seraient pas concernés par cette mesure. Les écoles ne commenceront pas à rouvrir avant le début juin. Ce pourrait être également l’horizon pour les commerces. Bars et restaurants devront attendre un mois de plus.

Un nouveau système d’alerte

Cette stratégie de déconfinement par étapes s’appuie sur un nouveau système d’alerte, ressemblant à ce qui existe en matière de terrorisme, pour informer les Britanniques du niveau de danger de la pandémie. Il comportera cinq niveaux, allant du vert au rouge. « Pour le moment, nous pensons que le pays se trouve à quatre sur une échelle de cinq, et nous voulons le ramener aussi rapidement que possible à trois », a commenté le ministre chargé des Communautés, Robert Jenrick, sur Sky News. Ces niveaux pourront être différenciés par région. À chaque étape, des contraintes seront relâchées pour aider au redémarrage de la vie quotidienne et de l’économie.

Ces mesures sont valables pour l’Angleterre et chaque nation a la possibilité d’adapter les mesures de confinement. L’Écosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord ­entendent plutôt vouloir rester sur la ligne « restez à la maison »… La nouvelle injonction demandant de « rester vigilant » a été critiquée pour son message trop sujet à interprétation par l’opposition travailliste.

Les alpinistes disent toujours que descendre du sommet est la partie la plus dangereuse. C’est à ce moment-là que vous risquez d’être trop confiant et de faire des erreurs

Boris Johnson

La vigueur persistante de l’épidémie prêchait pour un déconfinement graduel. Avec plus de 31.000 morts, le Royaume-Uni est devenu le pays le plus endeuillé d’Europe et le deuxième au monde derrière les États-Unis. Le pic serait atteint mais les chiffres marquent un inquiétant plateau. Boris Johnson a d’ailleurs utilisé une métaphore montagnarde pour appeler à la vigilance. « Les alpinistes disent toujours que descendre du sommet est la partie la plus dangereuse. C’est à ce moment-là que vous risquez d’être trop confiant et de faire des erreurs », a-t-il déclaré au Sun.

La semaine dernière, des rapports alarmants avaient été envoyés au « Sage », le conseil scientifique du gouvernement. La London School of Tropical Hygiene et l’Imperial College, entre autres, avaient pointé une « marge de manœuvre très faible ». Ils ont averti que le bilan pourrait dépasser les 100.000 morts si les mesures de confinement étaient trop vite relâchées. Surtout, le chiffre de contaminations quotidiennes a fait reculer les ministres qui plaidaient pour un déconfinement plus agressif pour voler au secours de l’économie : il serait de 18.000 par jour, quand le gouvernement s’était fixé une cible de 4000.

Pour montrer que, malgré la timidité du déconfinement, les Britanniques peuvent respirer un peu plus, Boris Johnson pourrait lui-même reprendre son footing dès cette semaine.

Le bilan monte à 31.855 décès au Royaume-Uni

Le nombre de décès liés à l’épidémie de nouveau coronavirus a augmenté de 269 en Grande-Bretagne en 24 heures, portant le bilan total à 31.855 décès, selon des données officielles publiées dimanche par le département de la Santé britannique.

Ce bilan, établi par l’agence de Santé publique anglaise et ses consœurs du Pays de Galles, d’Irlande du Nord et d’Ecosse, tient compte de tous les décès survenus après un test ayant révélé une infection due au coronavirus et reflète la situation samedi à 16h00 GMT.

Avec Le Figaro par Arnaud De La Grange

Contaminé par la COVID-19, le Premier ministre russe se confine

mai 1, 2020
Vladimir Poutine écoute le Premier ministre russe Mikhail Mishustin, en vidéoconférence, annoncer sa mise à l'isolement pour cause de contamination au Covid-19, jeudi.
© Alexei Druzhinin Vladimir Poutine écoute le Premier ministre russe Mikhail Mishustin, en vidéoconférence, annoncer sa mise à l’isolement pour cause de contamination au Covid-19, jeudi.
 

Le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a annoncé jeudi, lors d’une vidéoconférence avec le président Vladimir Poutine, avoir été testé positif au Covid-19. Il se place en isolement.

Le coronavirus s’est frayé un chemin au sommet du pouvoir russe. Jeudi, le Premier ministre Mikhaïl Michoustine a été testé positif au Covid-19, lors du contrôle quotidien auquel sont soumis les membres du gouvernement russe depuis plusieurs semaines. Il a annoncé sa mise en isolement à Vladimir Poutine par vidéoconférence retransmise sur les chaînes d’Etat. «Le gouvernement continuera à travailler de façon habituelle. Je prévois d’être en contact au téléphone avec mes collègues et par vidéoconférence avec vous, sur toutes les questions essentielles», a dit Mikhaïl Michoustine, un brin essoufflé.

Vladimir Poutine, après avoir rayé quelque chose de manière ostentatoire sur une feuille de papier posée devant lui, remercia son chef de gouvernement pour le travail accompli et lui souhaita un bon rétablissement. «Ce qui vous arrive peut arriver à n’importe qui, je le répète toujours», dit le Président, en précisant qu’aucune «décision définitive» ne sera prise par le gouvernement pendant cette absence.

Publicité

Mikhaïl Michoustine, 54 ans, qui aurait 39 de fièvre selon le très informé rédacteur en chef de la radio Echo de Moscou, s’est fait hospitaliser. Information confirmée par le quotidien Kommersant, qui souligne que c’est la première fois dans l’histoire russe, et soviétique, que la maladie d’un haut fonctionnaire de l’Etat est annoncée en direct et sans délais. En prenant congé, le Premier ministre a proposé de transférer ses fonctions à son adjoint, le vice-Premier ministre Andreï Belooussov. Le décret officialisant cet intérim a été signé dans la foulée par Vladimir Poutine.

«Pas son moment»

Dans un système opaque et généralement menteur, qui nourrit sinon la paranoïa, en tout cas une défiance systématique, tant de promptitude et de clarté n’ont pas manqué de soulever des interrogations. Selon une source proche du gouvernement, citée par le média en ligne Meduza, en vertu de la loi constitutionnelle, une absence temporaire du Premier ministre ou un arrêt maladie ne nécessite pas d’être entérinée par un décret présidentiel spécifique. Oukaze qui est indispensable en revanche pour démettre le chef du gouvernement de ses fonctions.

Une autre source proche du Kremlin corrobore l’hypothèse d’un changement de poste pour Michoustine à son retour. Choisi par Poutine en janvier pour ses qualités de technocrate efficace, l’ancien patron du fisc n’est plus l’homme de la situation alors que l’économie russe est enrayée par la pandémie et les mesures de confinement. «Il a été nommé pour tout autre chose, pour contrôler les dépenses dans les grands projets nationaux, quand il y avait de l’argent. Mais tout a changé, explique l’interlocuteur de Meduza. Il n’a pas commis d’erreurs, mais ce n’est simplement pas son moment.» «Balivernes», s’est contenté de rétorquer le Kremlin par la bouche du porte-parole Dmitri Peskov.

Au 30 avril, selon le site d’information du gouvernement sur le coronavirus, la maladie avait provoqué 1 073 décès et la contamination de 106 498 personnes, dont 53 739 à Moscou. D’autres membres du gouvernement sont en traitement ou en quarantaine, et travaillent depuis chez eux. Un régime d’«autoconfinement» s’est progressivement instauré dans le pays, depuis le début du mois d’avril, à la discrétion des autorités régionales. Établissements scolaires, cafés, restaurants, services de la personne sont fermés, la plupart des entreprises ont adopté le télétravail. Pour circuler, les habitants des grandes villes doivent se munir d’un pass numérique.

Bien que les mesures de prévention et de protection ont été prises tardivement en Russie par rapport au reste de l’Europe, et que, selon les scientifiques, le pic de contaminations n’a pas encore été atteint, Vladimir Poutine a déjà chargé le gouvernement et les agences dédiées d’élaborer des recommandations pour un plan de sortie progressive du confinement dans les régions, à partir du 12 mai, «en fonction de la situation épidémiologique et des pronostics stables».

Avec Libération par Veronika Dorman

Congo/Confinement : la police déchire les autorisations de circulation des sénateurs

avril 28, 2020

 

Réunis en plénière le 27 avril à Brazzaville, pour approuver deux projets de loi à l’ordre du jour de leur session, les membres de la chambre haute se sont indignés du fait que leurs autorisations de circulation dûment signées par le président du Sénat, Pierre Ngolo, ont été saisies et parfois même déchirées par des agents de police.

 

Cet état de fait n’a pas laissé indifférent Pierre Ngolo, qui parlé d’un manque de considération du Sénat par les éléments de la police.

Peu avant le début de la séance, le sénateur Kaya Magane a demandé la parole pour un point d’information. Selon lui, il s’est vu retirer l’autorisation de circulation en venant à la chambre haute.

Kaya Magane n’est pas le seul à dénoncer cette situation, car d’autres sénateurs se sont également plaint. L’un d’eux a, d’ailleurs, affirmé que son autorisation de circulation a été déchirée par un officier supérieur de la police.

« La force publique est républicaine comment alors peut-elle se permettre de déchirer une note du président de l’Assemblée nationale ou du président du Sénat ? », s’est interrogé le président du Sénat.

Pierre Ngolo a ensuite informé les sénateurs de l’indignation du président de l’Assemblée nationale Isidore Mvouba face à cette attitude des policiers. « J’ai dit au président de l’Assemblée nationale qu’il est hors de question que les papiers signés des présidents des chambres soient déchirés par les officiers de la force publique. C’est tout de même la République. S’ils ont constaté des défaillances ou s’il y a des erreurs et bien c’est le gouvernement qui vient vers le parlement … et on décide de faire autrement », a-t-il déploré.

Et d’ajouter : « Ils ne peuvent pas de façon unilatérale décider de changer sans prendre la précaution de nous informer et se mettre à déchirer les papiers signés par les présidents des chambres par les officiers dans la rue. C’est quel message qu’on envoie ».

Pendant que la question est en débat, le ministre en charge des Relations avec le Parlement, Pierre Mabila, s’est rendu chez le Premier ministre Clément Mouamba qui lui a chargé de présenter aux membres du Parlement les excuses du gouvernement.

D’autres agents des services jugés essentiels en cette période de confinement –le personnel médical, les journalistes, et autres- sont souvent victimes de cette attitude regrettable de la force de l’ordre au niveau des points de contrôle.

 

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

Congo/Pointe-Noire : des militaires surpris la nuit entrain de voler un congélateur plein de provisions à Mpaka Belle -Vue

avril 28, 2020

 

Le Congo est un pays tellement spécial que pendant le couvre-feu, les voleurs opèrent en toute tranquillité alors que les militaires sont « versés » partout comme des mouches. Au quartier Mpaka Belle-Vue de Pointe-Noire, une patrouille de militaires a été pris en flagrant délit de vol par une famille. Ces militaires volaient un congélateur rempli des provisions quand ils ont entendu les cris «  Miyibi é, miyibi é…beno kwiza ba militaires ke na yiba beto Congélateur na madia na kati ». Ces inciviques ont abandonné leur butin et obligé avec leurs armes aux membres de cette famille d’effacer les images de leur forfait dans leurs téléphones.

La famille Nkodia à Mpaka belle-vue de Pointe-Noire se souvient que ces hommes en treillis parlaient Lingala et avaient des bérets rouges sur leurs têtes. Vers 2 heures du matin, les membres de cette famille ont été attirés par des bruits et voix en Lingala dans l’enceinte de leur cour.

A travers la fenêtre, ils ont vu comment trois militaires en armes venaient de défoncer la porte de leur cuisine externe et emportaient avec eux leur congélateur. Aussitôt, ils ont crié au voleur, alertant tout le secteur. Pris de panique, les militaires ont déposé par terre le congélateur et ont tenté de fuir.

Mais, après avoir écouté les voix qui criaient «  filmer bawu bien… Filmer bien », ils sont revenus et pointer leurs armes à cette famille, les exigeant de sortir. Face au refus, ils ont été rejoint par quatre autres de leurs collègues qui ont menacé de casser la porte et arrêté tout le monde.

Après des négociations, les victimes ont accepté d’effacer de leurs téléphones des images du vol et les militaires sont partis à bord de leur véhicule.

Le congélateur a été ramené dans la grande maison au lieu de la cuisine externe. La famille Nkodia venait il y a deux jours de faire les provisions afin de supporter la période de confinement. Un bon butin qui aurait attiré les militaires.

Depuis que le couvre-feu est effectif dans la ville de 20 heures à 6 heures du matin, les populations dénoncent de nombreux cas de vol nocturne. Quels sont ces voleurs qui ont le courage d’enfreindre le couvre-feu pour opérer  si ce ne sont les policiers et militaires eux-mêmes ?

Les commerçants d’Afrique de l’Ouest se plaignent chaque jour des cas de vol dans leurs boutiques. Et tout le monde presque est convaincu que ce sont les policiers et militaires les coupables. La majorité des anciens briguant s Congolais ont trouvé refuge dans ses deux institutions où ils profitent de leur uniforme et arme pour apeurer la population et commettre tout genre de forfait.

Avec Sacer-infos par Stany Franck

Canada: Confinés, les Québécois rénovent

mars 23, 2020
Certains Québécois profitent du temps passé à la maison en cette période de pandémie pour effectuer de petits travaux.
© /iStock Certains Québécois profitent du temps passé à la maison en cette période de pandémie pour effectuer de petits travaux.
Les ventes de gallons de peinture, de certains matériaux de construction et de produits de décoration sont à la hausse dans plusieurs quincailleries de la grande région de Québec en cette période de pandémie de la COVID-19. Mais pour combien de temps?

«On dirait que les gens qui sont à la maison se disent : « On pourrait refaire une partie du sous-sol, on va poser du bois flottant, on va peinturer »», observe le président de Canac, Jean Laberge, et ce, dans les 30 succursales en opération.

Par contre, M. Laberge est clair : «Ce n’est le temps de magasiner, de fouiner partout. On veut se mettre en mode service essentiel. Les gens entrent, ils sont accompagnés, ils prennent ce dont il ont besoin et ensuite ils retournent», dit-il.

L’entrée des clients est contrôlée et les heures d’ouverture des magasins ont également été réduites au cours des derniers jours. La priorité de Jean Laberge est d’assurer la santé et la sécurité des employés ainsi que des clients.

«Les gens peuvent avoir besoin de nous autres. Si par exemple le chauffe-eau brise, on ne peut pas donner le bain des enfants dans l’eau froide. Les gens doivent pouvoir acheter le nécessaire pour réparer», illustre-t-il.

Jean Laberge, président du groupe Canac, dans son centre de distribution de Saint-Augustin-de-Desmaures

© Steve Breton/Radio-Canada Jean Laberge, président du groupe Canac, dans son centre de distribution de Saint-Augustin-de-Desmaures
Même constat chez Matériaux Lavoie, dans le secteur Saint-Jean-Chrysostome, à Lévis.

«Quand on est pris entre quatre murs, comme l’expression le dit, les gens font des travaux de peinture pour rafraîchir et prennent aussi des produits de nettoyage pour s’avancer dans le grand ménage du printemps», affirme la directrice générale, Chantal St-Pierre.

Même si elle note une baisse d’achalandage en magasin, Mme St-Pierre parle d’une augmentation des ventes d’environ 25 % seulement pour des gallons de peinture. «Au niveau du chiffre d’affaires, il n’y a pas d’augmentation, mais on l’a maintenu», explique-t-elle. Ce qui lui permet pour l’instant de garder ses employés.

Tout comme chez Canac, elle explique que lorsque des gens arrivent en magasin, ils sont pris en charge rapidement par le personnel tout en gardant une distance.

«On leur demande de mettre des gants pour toucher le matériel et on essaie de raccourcir les visites le plus possible. On offre aussi la livraison, les gens peuvent commander au téléphone ou en ligne», ajoute Chantal St-Pierre.

Les ventes de certains produits sont en augmentation dans différentes quincailleries.

© /Radio-Canada Les ventes de certains produits sont en augmentation dans différentes quincailleries.
S’il a aussi remarqué une augmentation des ventes de gallons de peinture dans les premiers jours de la crise, le propriétaire du magasin Léopold Bouchard observe que c’est beaucoup plus tranquille depuis mercredi dernier.

«Ça n’a duré que quelques jours. Sur le plancher, on a été obligés de couper des heures de nos employés pour atténuer la baisse d’achalandage. Ça, c’est très difficile pour nous», se désole-t-il.

Malgré tout, il s’estime chanceux. «On est au ralenti, mais on vit très bien encore», affirme Sylvain Lavoie. Son entreprise peut survivre grâce aux commandes et aux projets qui étaient déjà en cours. Il se tourne aussi vers des méthodes alternatives pour continuer d’assurer plusieurs services.

«Les gens se déplacent beaucoup moins. On a essayé de promouvoir nos livraisons, on est capable de faire des plans de salle de bains à distance par téléphone sans problème», dit-il.

Intérieur du magasin Léopold Bouchard situé à Lévis, dans le quartier Saint-Romuald.

© Arold Blanchet Intérieur du magasin Léopold Bouchard situé à Lévis, dans le quartier Saint-Romuald.
Dans le secteur Charlesbourg, le propriétaire du magasin Home Hardware constate une hausse d’achalandage pour la période de l’année. Alain Boivin affirme que ces jours-ci, il vend huit fois plus de gallons de peinture et beaucoup plus de produits de nettoyage comparativement à une journée typique.

«On a mis en place certaines mesures. Les gens ne peuvent pas entrer dans le magasin. On les arrête à la porte et on va chercher ce qu’ils veulent pour eux», précise M. Boivin.

Pour sa part, Yvan Côté observe une baisse de 50 % de ses ventes depuis le début de la crise. «C’est beaucoup plus tranquille, c’est préoccupant», confie le propriétaire de la quincaillerie Home Hardware Côté, située sur l’avenue de la Montagne, à Québec.

D’ailleurs, le président de Canac ne se fait pas d’idée. Il ne s’attend pas à ce que la hausse observée au cours de la dernière semaine dure bien longtemps.

«Parce qu’un moment donné, les gens vont peinturer leur chambre à coucher, ils vont peinturer leur sous-sol, vont faire les petits travaux. Mais je pense que les grands travaux, ils vont remettre ça à plus tard parce qu’il y a trop d’incertitude», explique-t-il.

La directrice générale chez Matériaux Lavoie affirme que la situation actuelle force l’entreprise à vivre au jour le jour, ce qui n’est pas habituel du tout.

«C’est quelque chose qu’on n’est pas habitué de faire. Normalement, on voit toujours à long terme, on fonctionne avec des prévisions alors que depuis quelques jours, on fonctionne au jour le jour, comme toute la population», conclut-elle.

Par Marie-Pier Bouchard

La stratégie du confinement à New York et au Danemark

mars 23, 2020

Le maire de New York appelle à un confinement national

Le maire de New York, épicentre de l’épidémie de coronavirus aux États-Unis, a appelé lundi à généraliser à l’ensemble du pays les mesures de confinement coercitives adoptées dans les États les plus touchés, et réclamé à nouveau une aide d’urgence du gouvernement fédéral.

«Il faut que ces mesures de confinement (fermant les activités non essentielles et obligeant les gens à rester chez eux, ndlr), qu’ont prises New York et la Californie, soient partout», a déclaré le maire Bill de Blasio sur CNN.

«Ce ne sera pas pour toujours, mais on a deux-trois mois difficiles devant nous», a-t-il ajouté, alors que des millions d’Américain vivent désormais sous régime de confinement plus ou moins coercitif, mais que Donald Trump a refusé d’imposer une telle mesure à l’ensemble des États-Unis.

Le Danemark prolonge le confinement jusqu’au 13 avril

Le Danemark a annoncé lundi la prolongation jusqu’au 13 avril des mesures de confinement imposées le 11 mars dernier sur le tout le territoire afin de lutter contre la diffusion du coronavirus.

Tous les restaurants, cafés, salles de sport, universités et écoles du pays sont fermés, les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: la Polynésie française se confine

mars 20, 2020

 

La Polynésie va appliquer à partir de samedi et pour au moins quinze jours des mesures de confinement de la population pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, a annoncé vendredi le représentant de l’Etat en Polynésie française, Dominique Sorain.

Le nombre de personnes infectées par le nouveau coronavirus en Polynésie est passé de trois, en début de semaine, à quinze, a précisé Dominique Sorain lors d’un point-presse aux côtés du président polynésien, Edouard Fritch. Aucun décès n’a été recensé.

«Dès samedi, tous les rassemblements sur la voie publique et dans la sphère privée sont interdits», a-t-il indiqué, en annonçant également la fermeture des commerces, à l’exception notamment des magasins d’alimentation, des stations-service, des boulangeries et des pharmacies. Les sorties sont possibles «pour des raisons professionnelles ou indispensables et en respectant scrupuleusement les gestes barrière», a-t-il souligné.

Il a assuré qu’il n’y aurait pas de pénurie dans les magasins, mais beaucoup de Polynésiens se sont aussitôt précipités dans les grandes surfaces pour constituer des stocks de nourriture.

La Polynésie française disposant d’une large autonomie, notamment en matière de santé et d’éducation, les mesures annoncées lundi soir par le président Emmanuel Macron ne s’y appliquaient pas automatiquement.

Les autorités locales avaient ordonné lundi la fermeture des établissements scolaires et la mise en quarantaine pendant quatorze jours des voyageurs arrivant par avion. Une série de mesures pour limiter les répercussions économiques et sociales de l’épidémie, comme un moratoire sur les taxes et redevances, ont également été annoncées jeudi.

Mais les organisations syndicales et patronales demandent un revenu minimum de solidarité de 120.000 Francs Pacifique (1.000 euros) pour les personnes confinées qui ne pourront plus travailler, une mesure dont le coût est estimé à 67 millions d’euros par mois de confinement.

L’éclatement géographique des îles polynésiennes, la prévalence du diabète, de l’obésité et de l’insuffisance rénale, font craindre un taux de mortalité important dans cette collectivité.

Le plus grand événement culturel local, le Heiva i Tahiti 2020, programmé chaque année en juillet, a également été annulé, a annoncé Dominique Sorain.

Par Le Figaro avec AFP