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France: Covid-19: la Martinique de nouveau confinée

juillet 28, 2021
Covid-19: la Martinique de nouveau confinee
Covid-19: la Martinique de nouveau confinée© AFP/Sameer Al-DOUMY

Le préfet de Martinique, Stanislas Cazelles, a annoncé mercredi un nouveau confinement de l’île à partir de vendredi 19h pour une durée d’au moins trois semaines.

« Nous sommes inquiets, la situation sanitaire s’aggrave et les chiffres de la Covid-19 explosent », ont assuré lors d’une conférence de presse Olivier Coudin, le directeur adjoint de l’Agence régionale de santé (ARS), et Stanislas Cazelles.

« Cette hausse se répercute sur le nombre de d’accueils aux urgences, en hospitalisation et en réanimation: le CHUM (Centre hositalier universitaire de Martinique) a atteint un niveau de saturation », précise par ailleurs un communiqué de la préfecture de Martinique.

En conséquence, le couvre-feu en vigueur en Martinique à partir de 21 heures sera ramené à 19 heures jusqu’à 5 heures du matin avec des conditions de circulation plus strictes, selon le préfet qui rappelle que « les premiers confinements avaient permis de baisser considérablement les taux de contamination: 45 % en moyenne ».

Stanislas Cazelles a précisé qu’il faudrait se munir d’une attestation pour se déplacer au-delà d’un rayon de plus de 10 km du domicile.

Il a également indiqué que tous les commerces resteraient ouverts, le port du masque étant globalement respecté, mais que les restaurants seraient en revanche fermés. Pour ces derniers, ainsi que les salles de sports et lieux sportifs couverts, le chômage partiel spécial Covid et le fonds de solidarité seront maintenus, précise la préfecture.

La Martinique est passée de 2.241 cas positifs la semaine dernière à 3.537 cas, selon la préfecture qui précise que la tendance à la hausse se confirme avec 1.100 cas positifs déjà enregistrés sur les deux premiers jours de la semaine.

Le taux d’incidence du Covid-19 passe de 280 cas à 995 pour 100.000 habitants, selon la préfecture.

« Freiner le virus apparaît d’autant plus urgent, que la population martiniquaise est moins immunisée, globalement plus âgée, et donc plus fragile, que celles des régions où le Covid-19 a davantage circulé et où le taux de vaccination est plus important », souligne encore la préfecture.

Par Le Point avec AFP

Grande-Bretagne: Boris Johnson ciblé par de nouvelles attaques de son ex-conseiller

juillet 20, 2021
Boris Johnson cible par de nouvelles attaques de son ex-conseiller
Boris Johnson ciblé par de nouvelles attaques de son ex-conseiller© AFP/Archives/Tolga Akmen

L’ancien conseiller de Boris Johnson, Dominic Cummings, s’est livré à une nouvelle charge contre le Premier ministre britannique, affirmant que le chef du gouvernement conservateur s’était montré réticent à ordonner un deuxième confinement car ceux qui mouraient avaient plus de 80 ans.

Après avoir longuement étrillé Boris Johnson sur son blog, sur Twitter et pendant sept heures d’audition devant une commission parlementaire il y a deux mois, Dominic Cummings, qui a quitté Downing Street à l’automne dernier sur fond de luttes internes, a accordé une longue interview à la BBC, diffusée mardi soir.

Dans un extrait de l’interview publié avant sa diffusion, Dominic Cummings affirme qu’à l’automne dernier, Boris Johnson résistait à l’avis des scientifiques et de l’opposition travailliste d’ordonner un deuxième confinement car il estimait que « les confinements ne fonctionnent pas » et que « les gens qui meurent sont tous essentiellement âgés de plus de 80 ans et on ne peut pas tuer l’économie juste parce que des gens meurent à plus de 80 ans ».

L’ex-conseiller cite à l’appui des messages de son ancien patron sur WhatsApp, dans lesquels celui-ci affirmait le 15 octobre dernier que l’âge médian des victimes du Covid, « 82-81 ans pour les hommes, 85 ans pour les femmes », était « au-dessus de l’espérance de vie ».

Boris Johnson finira pas ordonner un deuxième confinement d’un mois en novembre, puis un troisième de plusieurs mois en janvier, en raison d’une explosion des cas due au variant Alpha.

L’essentiel des dernières restrictions a été levé lundi en Angleterre, obligation du port du masque y compris, malgré la reprise en flèche des l’épidémie, en raison du variant Delta, hautement contagieux.

Le gouvernement met en avant le succès de la campagne de vaccination (près de 69 % des adultes sont totalement vaccinés) au Royaume-Uni, qui avec plus de 128.700 morts figure parmi les pays les plus durement touchés par la pandémie en Europe.

« Difficile d’imaginer pire »

Sur les ondes de la BBC, le secrétaire d’Etat aux Entreprises Paul Scully a contesté l’accusation selon laquelle Boris Johnson aurait été prêt à sacrifier les plus de 80 ans pour préserver l’économie, soulignant que « le Premier ministre a eu de très difficiles décisions à prendre ».

Selon Dominic Cummings, Boris Johnson voulait le 18 mars 2020, cinq jours avant le premier confinement, aller voir la reine Elizabeth II comme chaque semaine, alors que le gouvernement recommandait d’éviter les contacts avec les personnes âgées.

« Je lui ai dit, +il y a des gens dans ce bureau qui s’isolent, vous avez peut-être le coronavirus, j’ai peut-être le coronavirus, vous ne pouvez pas aller voir la reine+ », a déclaré Dominic Cummings.

« J’ai dit, +si vous lui donnez le coronavirus et qu’elle meure, qu’est-ce que vous… vous ne pouvez pas faire ça, vous ne pouvez pas prendre ce risque, c’est complètement fou+ », a-t-il poursuivi, avant d’expliquer que Boris Johnson avait alors renoncé.

Downing Street a démenti auprès de la BBC l’existence de cette scène et affirmé que « depuis le début de la pandémie, le Premier ministre a pris les mesures nécessaires pour protéger des vies » en « s’appuyant sur les meilleurs avis scientifiques ».

Sur Twitter, l’un des responsables de l’opposition travailliste, Richard Burgon, a dénoncé de « nouvelles révélations choquantes au sujet de l’attitude épouvantable du Premier ministre » face à la crise sanitaire. Il a appelé à ce que l’enquête publique sur la gestion de la pandémie, prévue en 2022, commence « immédiatement ».

« Difficile d’imaginer avoir pire Premier ministre que Boris Johnson pendant une pandémie », a quant à lui tweeté le député travailliste David Lammy.

Par Le Point avec AFP

Confinement : ces commerces « non essentiels » qui s’installent dans la rue

mars 27, 2021

Dans plusieurs villes confinées, les commerces fermés ont été autorisés par la mairie à prendre place sur le trottoir, raconte Europe 1.

A Antibes, les commercants se sont installes devant leur boutique.
A Antibes, les commerçants se sont installés devant leur boutique.© Patrice Lapoirie / MAXPPP / PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP

Dans des dizaines de milliers de villes en Franceles commerce jugés « non essentiels » ont été contraints de fermer une nouvelle fois leur porte après le semi-confinement décrété dans 19 départements, pour endiguer la troisième vague de Covid-19. Mais les mairies de plusieurs communes ont décidé de passer outre cette interdiction, en autorisant par arrêté municipal les boutiques fermées à s’installer… dans la rue, rapporte Europe 1.

C’est notamment le cas de Cannes, Menton et Antibes dans les Alpes-Maritimes, ou encore de Dunkerque et Boulogne-sur-Mer, dans le nord de la France. Un soulagement pour les commerçants de ces villes, meurtris par la crise sanitaire, qui devrait cependant être de courte durée. Les préfectures pourraient en effet intervenir et sévir face à ce type d’initiative… Celle des Alpes-Maritimes a déjà demandé aux maires de mettre fin à ces pratiques. 

Pas de bénéfices mais le moyen de « payer son loyer »

Pour l’heure, il est donc assez commun de trouver des enseignes installées sur le trottoir dans ces communes. À Cannes, Jessica Lefort a par exemple recréé l’univers de sa boutique dans la rue, avec une penderie garnie de chemises sur cintres et une table recouverte de bijoux, raconte Europe 1. « On respecte toutes les mesures de sécurité, on est masqué et il y a du gel », plaide la commerçante auprès de la radio. Cette autorisation lui permet de limiter la casse, sans néanmoins faire de bénéfices. « Il s’agit seulement de pouvoir payer mon loyer et de travailler dignement », confie-t-elle. 

Pour la directrice du commerce à la municipalité de Cannes Mathilde Bernard, « c’est essentiel de répondre à cette demande de nos commerçants » en cette période de « grosse difficulté ». Son but : faire de Cannes « un marché à ciel ouvert, puisque les activités non alimentaires sont autorisées sur les marchés ». L’initiative plaît en tout cas aux habitants, qui la jugent « indispensable ». « Sinon, où va-t-on ? C’est quand même un palliatif de pouvoir venir en ville et voir les trottoirs un petit peu animés », se réjouit une Cannoise au micro d’Europe 1.

Avec Le Point 

France/Covid-19 : Emmanuel Macron estime que le mot «confinement» n’est «pas adapté»

mars 19, 2021

Le chef de l’Etat veut «freiner le virus», mais «sans nous enfermer». «Ce n’est pas être confiné», a-t-il expliqué.

«Je crois que le mot confinement n’est pas adapté à la stratégie présentée hier», a déclaré Emmanuel macron à des journalistes, en marge d’une rencontre à l’Élysée à l’occasion de la Journée de la francophonie. «Ce qu’on veut, c’est freiner le virus sans nous enfermer, ce n’est pas être confiné. C’est vivre avec (le virus), je le dis depuis un an, sans fatalité», a-t-il ajouté.

«Ce qu’on a appris en un an, c’est qu’il ne faut pas multiplier les interactions. Il y a une part de responsabilité individuelle. Le seul moyen, c’est de freiner ses contacts pour éviter que le virus ne se diffuse. Mais se promener dehors n’est pas mauvais», a poursuivi Emmanuel Macron.

Dans sa conférence de presse, le premier ministre Jean Castex a expliqué que le gouvernement avait choisi une «troisième voie» avec «de nouvelles mesures de freinage massives» de l’épidémie imposées dans 16 départements. Il n’a cité qu’à une seule reprise le mot «confinement» pour les qualifier, mais ce terme était largement repris dans les médias vendredi.

À ses côtés, le ministre de la Santé Olivier Véran s’est interrogé : «Est-ce qu’on peut parler d’un troisième confinement? Je ne sais pas quel nom il faut donner à ces mesures fortes qui sont prises. Mais il y a une différence qui est notable, qui est que nous nous tournons davantage vers l’extérieur»

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19: les Français approuvent l’idée d’un troisième confinement mais pas les restrictions qui vont avec

janvier 28, 2021

SONDAGE – Selon une étude Odoxa Backbone Consulting pour Le Figaro et France Info, les citoyens rejettent la fermeture des écoles et des commerces. Ils semblent plutôt favorables à un dispositif «léger».

Les Français sont-ils prêts à accepter un troisième confinement ? Après bientôt une année à vivre avec l’épidémie de Covid-19, l’état d’esprit des citoyens semble empreint de paradoxes, comme le révèle un sondage Odoxa Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro et France Info.

Contrairement à certaines craintes exprimées par l’exécutif, une grande majorité d’entre eux (62%) est en effet favorable – du moins sur le principe – à ce que le pays soit de nouveau mis sous cloche. Ils sont même 70% à souhaiter que cela soit décidé au plus vite, afin de stopper au mieux la propagation de l’épidémie et de ses variants britannique et sud-africain.

Toutefois, bien qu’ils soient favorables à un renforcement du dispositif, les Français exigent que le confinement soit souple, et non pas «serré» comme l’a évoqué le porte-parole du gouvernement mercredi.

La plupart des mesures normalement associées à ces périodes de mise sous cloche sont effectivement rejetées : seuls 14% des sondés se disent prêts à accepter à nouveau les restrictions, tandis que 69% d’entre eux sont davantage enclins à un confinement «à la carte».

Un confinement «à la carte»

Dans le détail, c’est la fermeture des commerces non-alimentaires (64%) et celle des écoles, collèges et lycées (60%) qui recueillent le plus d’opinion négatives. En revanche, plus de 6 Français sur 10 soutiennent l’interdiction des déplacements interrégionaux, et ce malgré l’imminence des vacances scolaires de février.

Dans ce contexte, une part non négligeable des Français (42%) a d’ores et déjà décidé qu’elle désobéirait aux restrictions. Ce chiffre est au plus haut lorsqu’il s’agit des 18-24 ans (66%) et des 25-34 ans (58%). Comble du paradoxe : un quart des Français favorables au reconfinement assurent qu’ils ne le respecteront pas.

Cette désobéissance pourra prendra la forme de «quelques écarts», ou du refus pur et simple des restrictions. Quelque 2% envisagent par exemple un acte militant pouvant aller de protestations sur les réseaux sociaux à des manifestations. Un activisme déjà présent sur Twitter, où le mot-clé «#JeNeMeConfineraiPas» a été mentionné plus de 100.000 fois ces sept derniers jours.

Cette attitude en demi-teinte des Français s’explique en partie par le regard critique qu’ils portent sur la gestion de la crise par l’exécutif. Aucun des responsables politiques en première ligne n’est considéré comme étant «à la hauteur de la situation». Le seul à sortir du lot est le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, qui obtient 46% de satisfaction au sein de la population. Il devance ainsi de huit points Emmanuel Macron et son ministre de la Santé Olivier Véran. Le premier ministre Jean Castex est quant à lui le moins apprécié par l’opinion, avec seulement 34% de Français satisfaits de son action à Matignon.

Avec Le Figaro par Dinah Cohen

Coronavirus: L’Angleterre va prolonger son confinement jusqu’à mars

janvier 27, 2021

CORONAVIRUS: L'ANGLETERRE VA PROLONGER SON CONFINEMENT JUSQU'À MARS

©Reuters/TOBY MELVILLE 

LONDRES (Reuters) – L’Angleterre va prolonger son confinement national jusqu’au 8 mars et la Grande-Bretagne imposera une quarantaine aux voyageurs en provenance de certains pays à risque, a annoncé mercredi le Premier ministre, Boris Johnson.

La Grande-Bretagne a vu le nombre des contaminations s’envoler en fin d’année avec la découverte d’un nouveau variant plus contagieux dans le sud-est de l’Angleterre.

Le seuil des 100.000 morts dus au COVID-19 a été franchi mardi au Royaume-Uni, premier pays européen à atteindre ce cap symbolique, ce qui soulève des questions sur la gestion de la crise par Boris Johnson.

Un confinement national a été décrété début janvier en Angleterre, les écoles et les restaurants sont fermés et la population est invitée à rester chez elle autant que possible.

Boris Johnson a déclaré au Parlement qu’il espérait que ces efforts permettront aux écoles, dont il a fait une priorité, de rouvrir leurs portes en premier.

« Nous espérons donc qu’il sera possible de commencer la réouverture des écoles à partir du lundi 8 mars, les autres restrictions économiques et sociales étant supprimées par la suite, lorsque les données le permettront », a-t-il ajouté.

La Grande-Bretagne a interdit l’accès à son territoire aux ressortissants en provenance de 22 pays jugés à haut risque, où de nouvelles souches du coronavirus sont apparues ou pourraient être présentes, comme l’Afrique du Sud et le Portugal.

Le Premier ministre a déclaré que de nouvelles mesures seraient mises en place pour ceux qui sont encore autorisés à venir de ces pays et qui résident en Grande-Bretagne.

« Nous allons exiger de tous ces arrivants qui ne peuvent pas se voir refuser l’entrée qu’ils s’isolent dans des logements fournis par le gouvernement, comme des hôtels, pendant 10 jours sans exception », a-t-il déclaré. « Ils seront accueillis à l’aéroport et mis directement en quarantaine ».

La Grande-Bretagne est le cinquième pays le plus endeuillé au monde.

Interrogé à plusieurs reprises par le chef de file du parti travailliste, Keir Starmer, sur les raisons de la mauvaise santé du pays, Boris Johnson a déclaré qu’il y aurait un temps pour tirer des leçons.

« Il n’y a pas de réponses faciles, le confinement perpétuel n’est pas une réponse », a déclaré le premier ministre britannique.

Reuters par Andy Bruce et Michael Holden (Avec William James et Elizabeth Piper, version française Laetitia Volga, édité par Jean-Michel Bélot)

Covid-19: l’Écosse annonce un confinement complet pour tout le mois de janvier

janvier 4, 2021

La première ministre écossaise Nicola Sturgeon a annoncé lundi 4 janvier que l’Ecosse allait de nouveau entrer dans un confinement «similaire à celui de mars» 2020, pour contrôler l’envolée des contaminations attribuée au variant du nouveau coronavirus.

«À partir de minuit et pour tout janvier, vous serez légalement tenus de rester à la maison», a annoncé la dirigeante lors d’une conférence de presse, invoquant un «coup dur» dû au «variant du virus qui se propage rapidement».

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Québec: Un confinement plus long et plus strict déjà réclamé

janvier 4, 2021

Des experts en santé publique appellent à un prolongement du confinement après le 11 janvier au Québec étant donné l’augmentation continue du nombre de nouveaux cas quotidiens de COVID-19 malgré les mesures sanitaires plus strictes adoptées pendant le temps des Fêtes.

Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

© Graham Hughes La Presse canadienne Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

« Nous devons mettre en place des mesures de confinement strictes dès que possible, notamment en retardant le retour à l’école, en maintenant toutes les entreprises, sauf les plus importantes, fermées et en limitant les voyages. Nous devons être sur l’offensive, plutôt que d’attendre pour réagir », estime Marina Klein, professeure de médecine à l’Université McGill, spécialisée dans les maladies infectieuses et virales.

À moins d’un changement de ton de Québec cette semaine, la réouverture des écoles et des commerces non essentiels est toujours prévue lundi prochain. Or les dernières données publiées par les autorités sur l’état de la pandémie dans la province donnent froid dans le dos. Alors que les effets du confinement auraient dû commencer à se faire ressentir sur la courbe épidémiologique et à inverser la tendance dans la dernière semaine, les nouvelles contaminations quotidiennes n’ont cessé d’augmenter. La situation s’est même accélérée.

Dimanche, le bilan des autorités a fait état de 7663 contaminations de COVID-19 supplémentaires entre le 31 décembre et le 2 janvier, dont 2869 uniquement pour la journée de samedi, soit un nouveau record. À elle seule, l’île de Montréal a compté 1300 nouveaux cas cette même journée. Le nombre d’hospitalisations a également bondi de 150 samedi pour s’établir à un total de 1225 tandis que, les deux jours précédents, on avait recensé 100 hospitalisations de moins. De plus, pas moins de 121 décès se sont ajoutés au bilan, dont 11 samedi, ce qui fait un total de 8346 morts depuis le début de la pandémie.

« Malgré les mesures du temps des Fêtes, les cas et les hospitalisations sont en hausse. Ça montre que la transmission communautaire est importante, ce qui a un impact majeur sur notre réseau de santé et sur notre personnel », a déclaré dimanche le ministre de la Santé, Christian Dubé, sur Twitter, en présentant le bilan.

Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

« La situation est préoccupante. […] Le système de santé atteint déjà un point critique, les hôpitaux et les travailleurs de la santé seront débordés dans les semaines à venir si rien n’est fait », craint-elle.

La professeure dit comprendre la fatigue des Québécois, qui sont plongés depuis plus de neuf mois dans cette pandémie, mais croit nécessaires le prolongement et le renforcement des mesures de confinement. Et « plus vite cette décision sera prise et communiquée clairement à la population, mieux ce sera », souligne-t-elle, donnant en exemple l’Australie. Le pays a réussi à contenir sa deuxième vague du virus en imposant un confinement strict avec des étapes précises d’assouplissement des restrictions, combinées à un soutien financier et social de la population pour s’assurer de son adhésion aux mesures.

Les élèves du primaire à l’école

Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal (UdeM), plaide aussi pour un prolongement du confinement pendant deux semaines après le 11 janvier. Le télétravail est pour beaucoup devenu une habitude et les écoles secondaires sont déjà bien organisées pour donner leurs cours à distance, souligne-t-elle.

La professeure recommande par contre d’éviter le plus possible de reconfiner les élèves du primaire. « C’est une charge de travail supplémentaire pour les parents. Et à cet âge, les enfants ont besoin de socialiser et sont moins autonomes pour suivre des cours à distance. Mais si la situation est trop catastrophique, on n’aura peut-être pas le choix. »

Elle regrette néanmoins de devoir en arriver là. « On était 80 experts au début du mois de décembre à demander au gouvernement d’appliquer un confinement total plutôt que partiel pour plus d’efficacité. Ça n’a pas été écouté. Les entreprises manufacturières n’ont par exemple pas été mises sur pause pendant les Fêtes, alors que c’est le milieu de travail qui compte le plus d’éclosions », fait-elle remarquer.

Chiffres en explosion ?

À la vue des dernières données des autorités, elle en déduit qu’il y a également eu bien plus de rassemblements privés que l’on pense à Noël. Cette tendance au non-respect des mesures, combinée au retour des voyageurs en janvier et à la propagation du nouveau variant du virus détecté au Royaume-Uni, risque de faire encore plus exploser les chiffres dans les prochaines semaines, craint-elle, appelant le gouvernement à agir vite.

S’il se montre moins certain des retombées positives et rapides d’un confinement prolongé de deux semaines, Benoît Mâsse, épidémiologiste à l’École de santé publique de l’UdeM, recommande tout de même au gouvernement d’emprunter cette voie. « Il n’y a rien de garanti, mais ça pourrait davantage marcher cette fois-ci. Il n’y aura pas de party de bureau de fin d’année à la mi-janvier, ni de réunion de famille prévue au calendrier. Peut-être que, là, on vivrait un vrai confinement, suffisant pour inverser la tendance », espère-t-il.

C’est un coup à donner, selon lui, pour au moins essayer d’éviter des mesures encore plus restrictives, comme un couvre-feu, l’interdiction des petits rassemblements à l’extérieur pour des activités sportives hivernales, ou encore l’école à la maison pour le reste de l’année

Avec Le Devoir par Annabelle Caillou

Canada-Québec: Le confinement sera-t-il prolongé après le 11 janvier?

janvier 3, 2021

La pause du temps des Fêtes imposée par le gouvernement tire à sa fin, mais la province enregistre chaque jour plus de 2000 nouveaux cas de COVID-19. Les Québécois se demandent s’ils pourront poursuivre leurs activités habituelles après le 11 janvier. Plusieurs experts doutent d’un retour à la normale sans une baisse significative.

Dans son dernier bilan, publié le 31 décembre, le Québec a rapporté 2819 nouveaux cas de COVID-19.

© Graham Hughes/The Canadian Press Dans son dernier bilan, publié le 31 décembre, le Québec a rapporté 2819 nouveaux cas de COVID-19.

Depuis le 18 décembre, le Québec rapporte chaque jour plus de 2000 nouveaux cas de COVID-19. Des données qui laissent redouter un prolongement du confinement.

«Je pense qu’il serait très mal avisé de relâcher la pression sur le confinement tant que les chiffres ne baisseront pas», lance Mathieu Simon, chef des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

«Idéalement, si on pouvait atteindre moins de 2000 cas par jour, ce serait déjà un indicateur, mais déjà 2000 cas par jour, c’est énorme», souligne-t-il.L'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ)

© Sébastien Tanguay/Radio-Canada L’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ)

Les hôpitaux constatent d’ailleurs les impacts de rassemblements illégaux durant le temps des Fêtes.

«On a commencé à voir, à la fin de la période des fêtes, des gens qui ont été dans des rassemblements de ce type-là qui se retrouvent à l’hôpital et aux soins intensifs», explique le pneumologue et intensiviste.

Le confinement a-t-il eu un effet?

Selon l’épidémiologiste à l’École de santé publique de l’Université de Montréal Benoît Mâsse, les effets de la réduction des contacts depuis le 17 décembre auraient dû se refléter dans les bilans quotidiens de la dernière semaine.

«Je m’attendais sincèrement à voir une réduction des nouvelles infections vers le 28 ou le 29 décembre», confie-t-il.

Le premier ministre François Legault a imposé un confinement au Québécois du 25 décembre au 10 janvier inclusivement.

© Paul Chiasson/La Presse canadienne Le premier ministre François Legault a imposé un confinement au Québécois du 25 décembre au 10 janvier inclusivement.

Le médecin Mathieu Simon explique que les effets des mesures sanitaires restrictives, dont l’interdiction de rassemblement et la fermeture des commerces non essentiels, se font sentir de 10 à 14 jours après leur implantation.

«Le confinement n’a pas encore commencé à porter ses fruits dans les statistiques quotidiennes, ça va se faire au début janvier, la semaine prochaine», soulève-t-il.

Le gouvernement doit d’ailleurs publier dimanche le bilan des cas déclarés entre le 31 décembre et le 2 janvier.

Dans son dernier bilan, publié le 31 décembre, le Québec a rapporté 2819 nouveaux cas de COVID-19. Un total de 1175 personnes étaient hospitalisées, et 165 d’entre elles se trouvaient aux soins intensifs.

Répercussions dans les hôpitaux

Le chef des soins intensifs, Mathieu Simon, précise que chaque nouveau cas déclaré entraîne des hospitalisations.

«C’est-à-dire que si vous avez une journée à 2500 cas, on sait que dans les 14 prochains jours, de façon moyenne, il devrait y avoir 250 nouvelles hospitalisation, et de ce nombre 20 à 25 personnes aux soins intensifs.»

Les hôpitaux de la province craignent d'atteindre un point de rupture.

© /Radio-Canada Les hôpitaux de la province craignent d’atteindre un point de rupture.

Une pression que le système peut soutenir pendant quelques jours, mais pas indéfiniment. «S’il fallait que l’on continue sur cette direction-là, on ne pourrait pas fournir l’effort», affirme le médecin.

La levée du confinement pourrait également envoyer un message à la population que la pandémie est sous contrôle. «Il est plus difficile de confiner, déconfiner, confiner, que de dire aux gens que l’on persiste l’effort pendant encore une semaine, ou 10 jours», estime le docteur Simon.

Avec /Radio-Canada par Fanny Samson 

Covid-19 : confinement étendu en Angleterre, la rentrée repoussée pour certains élèves

décembre 30, 2020

Le gouvernement britannique a étendu le confinement appliqué à une partie de l’Angleterre mercredi 30 décembre et repoussé la rentrée scolaire pour certains élèves afin de contrer une flambée du nombre des cas de nouveau coronavirus attribuée à un variant du virus. Le Royaume-Uni est l’un des plus touchés par la pandémie en Europe avec plus de 72.500 morts, dont 981 enregistrées mercredi, un record journalier par rapport à la première vague de Covid-19. Pour le deuxième jour consécutif, plus de 50.000 cas supplémentaires ont été comptabilisés mercredi.

Les services de santé subissent une pression «très importante», a déclaré le ministre de la Santé Matt Hancock à la chambre des Communes, avec «plus de 21.000 personnes hospitalisées atteintes du nouveau coronavirus en ce moment», soit plus qu’au pic de la première vague au printemps. Pour tenter de freiner sa propagation, le ministre a déclaré qu’il était «nécessaire» de placer à partir de jeudi de nombreuses régions du centre, du sud et du nord de l’Angleterre en niveau d’alerte 4, où se trouvait jusqu’alors autour de 40% de la population anglaise.

Cela implique notamment la fermeture des bars et restaurants, sauf s’ils font de la vente à emporter, des cinémas, des salles de spectacles et des hôtels. Dans ces zones, la consigne est donnée aux habitants de rester chez eux. Dans le reste du Royaume-Uni, l’Écosse continentale, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord sont actuellement confinés.

Les collégiens et lycéens d’Angleterre voient par ailleurs leur rentrée scolaire repoussée d’une semaine pour ceux ayant des examens à la fin de l’année, et de deux semaines pour les autres, a annoncé le ministre de l’Éducation Gavin Williamson, devant le Parlement. Les élèves d’école primaire «d’un petit nombre de régions aux taux d’infection les plus élevés» seront aussi concernés, même si «la majorité des écoles primaires rouvriront comme prévu lundi 4 janvier», a ajouté le ministre.

Une journée aux «sentiments mêlés»

Ces nouvelles annonces jettent un froid sur la bonne nouvelle du feu vert donné par le régulateur britannique au vaccin AstraZeneca/Oxford, qui permettra la vaccination de centaines de milliers de Britanniques dès la semaine prochaine. «Nous avons déjà 530.000 doses disponibles au Royaume-Uni à partir de lundi et des millions dues par AstraZeneca début février», a précisé le ministre de la Santé. Ce vaccin est bien moins cher que celui de Pfizer/BioNTech déjà injecté à quelque 800.000 personnes et peut être conservé dans un réfrigérateur, à une température située entre deux et huit degrés Celsius, ce qui facilite une vaccination à grande échelle.

Le ministre de la Santé a évoqué une journée aux «sentiments mêlés», entre «la joie» du feu vert au vaccin et «la tristesse face aux morts et aux souffrances causées par le virus», appelant à ne pas relâcher les efforts pendant les «difficiles semaines d’hiver à venir».

Par Le Figaro avec AFP