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Covid-19: l’Écosse annonce un confinement complet pour tout le mois de janvier

janvier 4, 2021

La première ministre écossaise Nicola Sturgeon a annoncé lundi 4 janvier que l’Ecosse allait de nouveau entrer dans un confinement «similaire à celui de mars» 2020, pour contrôler l’envolée des contaminations attribuée au variant du nouveau coronavirus.

«À partir de minuit et pour tout janvier, vous serez légalement tenus de rester à la maison», a annoncé la dirigeante lors d’une conférence de presse, invoquant un «coup dur» dû au «variant du virus qui se propage rapidement».

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Québec: Un confinement plus long et plus strict déjà réclamé

janvier 4, 2021

Des experts en santé publique appellent à un prolongement du confinement après le 11 janvier au Québec étant donné l’augmentation continue du nombre de nouveaux cas quotidiens de COVID-19 malgré les mesures sanitaires plus strictes adoptées pendant le temps des Fêtes.

Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

© Graham Hughes La Presse canadienne Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

« Nous devons mettre en place des mesures de confinement strictes dès que possible, notamment en retardant le retour à l’école, en maintenant toutes les entreprises, sauf les plus importantes, fermées et en limitant les voyages. Nous devons être sur l’offensive, plutôt que d’attendre pour réagir », estime Marina Klein, professeure de médecine à l’Université McGill, spécialisée dans les maladies infectieuses et virales.

À moins d’un changement de ton de Québec cette semaine, la réouverture des écoles et des commerces non essentiels est toujours prévue lundi prochain. Or les dernières données publiées par les autorités sur l’état de la pandémie dans la province donnent froid dans le dos. Alors que les effets du confinement auraient dû commencer à se faire ressentir sur la courbe épidémiologique et à inverser la tendance dans la dernière semaine, les nouvelles contaminations quotidiennes n’ont cessé d’augmenter. La situation s’est même accélérée.

Dimanche, le bilan des autorités a fait état de 7663 contaminations de COVID-19 supplémentaires entre le 31 décembre et le 2 janvier, dont 2869 uniquement pour la journée de samedi, soit un nouveau record. À elle seule, l’île de Montréal a compté 1300 nouveaux cas cette même journée. Le nombre d’hospitalisations a également bondi de 150 samedi pour s’établir à un total de 1225 tandis que, les deux jours précédents, on avait recensé 100 hospitalisations de moins. De plus, pas moins de 121 décès se sont ajoutés au bilan, dont 11 samedi, ce qui fait un total de 8346 morts depuis le début de la pandémie.

« Malgré les mesures du temps des Fêtes, les cas et les hospitalisations sont en hausse. Ça montre que la transmission communautaire est importante, ce qui a un impact majeur sur notre réseau de santé et sur notre personnel », a déclaré dimanche le ministre de la Santé, Christian Dubé, sur Twitter, en présentant le bilan.

Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

« La situation est préoccupante. […] Le système de santé atteint déjà un point critique, les hôpitaux et les travailleurs de la santé seront débordés dans les semaines à venir si rien n’est fait », craint-elle.

La professeure dit comprendre la fatigue des Québécois, qui sont plongés depuis plus de neuf mois dans cette pandémie, mais croit nécessaires le prolongement et le renforcement des mesures de confinement. Et « plus vite cette décision sera prise et communiquée clairement à la population, mieux ce sera », souligne-t-elle, donnant en exemple l’Australie. Le pays a réussi à contenir sa deuxième vague du virus en imposant un confinement strict avec des étapes précises d’assouplissement des restrictions, combinées à un soutien financier et social de la population pour s’assurer de son adhésion aux mesures.

Les élèves du primaire à l’école

Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal (UdeM), plaide aussi pour un prolongement du confinement pendant deux semaines après le 11 janvier. Le télétravail est pour beaucoup devenu une habitude et les écoles secondaires sont déjà bien organisées pour donner leurs cours à distance, souligne-t-elle.

La professeure recommande par contre d’éviter le plus possible de reconfiner les élèves du primaire. « C’est une charge de travail supplémentaire pour les parents. Et à cet âge, les enfants ont besoin de socialiser et sont moins autonomes pour suivre des cours à distance. Mais si la situation est trop catastrophique, on n’aura peut-être pas le choix. »

Elle regrette néanmoins de devoir en arriver là. « On était 80 experts au début du mois de décembre à demander au gouvernement d’appliquer un confinement total plutôt que partiel pour plus d’efficacité. Ça n’a pas été écouté. Les entreprises manufacturières n’ont par exemple pas été mises sur pause pendant les Fêtes, alors que c’est le milieu de travail qui compte le plus d’éclosions », fait-elle remarquer.

Chiffres en explosion ?

À la vue des dernières données des autorités, elle en déduit qu’il y a également eu bien plus de rassemblements privés que l’on pense à Noël. Cette tendance au non-respect des mesures, combinée au retour des voyageurs en janvier et à la propagation du nouveau variant du virus détecté au Royaume-Uni, risque de faire encore plus exploser les chiffres dans les prochaines semaines, craint-elle, appelant le gouvernement à agir vite.

S’il se montre moins certain des retombées positives et rapides d’un confinement prolongé de deux semaines, Benoît Mâsse, épidémiologiste à l’École de santé publique de l’UdeM, recommande tout de même au gouvernement d’emprunter cette voie. « Il n’y a rien de garanti, mais ça pourrait davantage marcher cette fois-ci. Il n’y aura pas de party de bureau de fin d’année à la mi-janvier, ni de réunion de famille prévue au calendrier. Peut-être que, là, on vivrait un vrai confinement, suffisant pour inverser la tendance », espère-t-il.

C’est un coup à donner, selon lui, pour au moins essayer d’éviter des mesures encore plus restrictives, comme un couvre-feu, l’interdiction des petits rassemblements à l’extérieur pour des activités sportives hivernales, ou encore l’école à la maison pour le reste de l’année

Avec Le Devoir par Annabelle Caillou

Canada-Québec: Le confinement sera-t-il prolongé après le 11 janvier?

janvier 3, 2021

La pause du temps des Fêtes imposée par le gouvernement tire à sa fin, mais la province enregistre chaque jour plus de 2000 nouveaux cas de COVID-19. Les Québécois se demandent s’ils pourront poursuivre leurs activités habituelles après le 11 janvier. Plusieurs experts doutent d’un retour à la normale sans une baisse significative.

Dans son dernier bilan, publié le 31 décembre, le Québec a rapporté 2819 nouveaux cas de COVID-19.

© Graham Hughes/The Canadian Press Dans son dernier bilan, publié le 31 décembre, le Québec a rapporté 2819 nouveaux cas de COVID-19.

Depuis le 18 décembre, le Québec rapporte chaque jour plus de 2000 nouveaux cas de COVID-19. Des données qui laissent redouter un prolongement du confinement.

«Je pense qu’il serait très mal avisé de relâcher la pression sur le confinement tant que les chiffres ne baisseront pas», lance Mathieu Simon, chef des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

«Idéalement, si on pouvait atteindre moins de 2000 cas par jour, ce serait déjà un indicateur, mais déjà 2000 cas par jour, c’est énorme», souligne-t-il.L'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ)

© Sébastien Tanguay/Radio-Canada L’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ)

Les hôpitaux constatent d’ailleurs les impacts de rassemblements illégaux durant le temps des Fêtes.

«On a commencé à voir, à la fin de la période des fêtes, des gens qui ont été dans des rassemblements de ce type-là qui se retrouvent à l’hôpital et aux soins intensifs», explique le pneumologue et intensiviste.

Le confinement a-t-il eu un effet?

Selon l’épidémiologiste à l’École de santé publique de l’Université de Montréal Benoît Mâsse, les effets de la réduction des contacts depuis le 17 décembre auraient dû se refléter dans les bilans quotidiens de la dernière semaine.

«Je m’attendais sincèrement à voir une réduction des nouvelles infections vers le 28 ou le 29 décembre», confie-t-il.

Le premier ministre François Legault a imposé un confinement au Québécois du 25 décembre au 10 janvier inclusivement.

© Paul Chiasson/La Presse canadienne Le premier ministre François Legault a imposé un confinement au Québécois du 25 décembre au 10 janvier inclusivement.

Le médecin Mathieu Simon explique que les effets des mesures sanitaires restrictives, dont l’interdiction de rassemblement et la fermeture des commerces non essentiels, se font sentir de 10 à 14 jours après leur implantation.

«Le confinement n’a pas encore commencé à porter ses fruits dans les statistiques quotidiennes, ça va se faire au début janvier, la semaine prochaine», soulève-t-il.

Le gouvernement doit d’ailleurs publier dimanche le bilan des cas déclarés entre le 31 décembre et le 2 janvier.

Dans son dernier bilan, publié le 31 décembre, le Québec a rapporté 2819 nouveaux cas de COVID-19. Un total de 1175 personnes étaient hospitalisées, et 165 d’entre elles se trouvaient aux soins intensifs.

Répercussions dans les hôpitaux

Le chef des soins intensifs, Mathieu Simon, précise que chaque nouveau cas déclaré entraîne des hospitalisations.

«C’est-à-dire que si vous avez une journée à 2500 cas, on sait que dans les 14 prochains jours, de façon moyenne, il devrait y avoir 250 nouvelles hospitalisation, et de ce nombre 20 à 25 personnes aux soins intensifs.»

Les hôpitaux de la province craignent d'atteindre un point de rupture.

© /Radio-Canada Les hôpitaux de la province craignent d’atteindre un point de rupture.

Une pression que le système peut soutenir pendant quelques jours, mais pas indéfiniment. «S’il fallait que l’on continue sur cette direction-là, on ne pourrait pas fournir l’effort», affirme le médecin.

La levée du confinement pourrait également envoyer un message à la population que la pandémie est sous contrôle. «Il est plus difficile de confiner, déconfiner, confiner, que de dire aux gens que l’on persiste l’effort pendant encore une semaine, ou 10 jours», estime le docteur Simon.

Avec /Radio-Canada par Fanny Samson 

Covid-19 : confinement étendu en Angleterre, la rentrée repoussée pour certains élèves

décembre 30, 2020

Le gouvernement britannique a étendu le confinement appliqué à une partie de l’Angleterre mercredi 30 décembre et repoussé la rentrée scolaire pour certains élèves afin de contrer une flambée du nombre des cas de nouveau coronavirus attribuée à un variant du virus. Le Royaume-Uni est l’un des plus touchés par la pandémie en Europe avec plus de 72.500 morts, dont 981 enregistrées mercredi, un record journalier par rapport à la première vague de Covid-19. Pour le deuxième jour consécutif, plus de 50.000 cas supplémentaires ont été comptabilisés mercredi.

Les services de santé subissent une pression «très importante», a déclaré le ministre de la Santé Matt Hancock à la chambre des Communes, avec «plus de 21.000 personnes hospitalisées atteintes du nouveau coronavirus en ce moment», soit plus qu’au pic de la première vague au printemps. Pour tenter de freiner sa propagation, le ministre a déclaré qu’il était «nécessaire» de placer à partir de jeudi de nombreuses régions du centre, du sud et du nord de l’Angleterre en niveau d’alerte 4, où se trouvait jusqu’alors autour de 40% de la population anglaise.

Cela implique notamment la fermeture des bars et restaurants, sauf s’ils font de la vente à emporter, des cinémas, des salles de spectacles et des hôtels. Dans ces zones, la consigne est donnée aux habitants de rester chez eux. Dans le reste du Royaume-Uni, l’Écosse continentale, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord sont actuellement confinés.

Les collégiens et lycéens d’Angleterre voient par ailleurs leur rentrée scolaire repoussée d’une semaine pour ceux ayant des examens à la fin de l’année, et de deux semaines pour les autres, a annoncé le ministre de l’Éducation Gavin Williamson, devant le Parlement. Les élèves d’école primaire «d’un petit nombre de régions aux taux d’infection les plus élevés» seront aussi concernés, même si «la majorité des écoles primaires rouvriront comme prévu lundi 4 janvier», a ajouté le ministre.

Une journée aux «sentiments mêlés»

Ces nouvelles annonces jettent un froid sur la bonne nouvelle du feu vert donné par le régulateur britannique au vaccin AstraZeneca/Oxford, qui permettra la vaccination de centaines de milliers de Britanniques dès la semaine prochaine. «Nous avons déjà 530.000 doses disponibles au Royaume-Uni à partir de lundi et des millions dues par AstraZeneca début février», a précisé le ministre de la Santé. Ce vaccin est bien moins cher que celui de Pfizer/BioNTech déjà injecté à quelque 800.000 personnes et peut être conservé dans un réfrigérateur, à une température située entre deux et huit degrés Celsius, ce qui facilite une vaccination à grande échelle.

Le ministre de la Santé a évoqué une journée aux «sentiments mêlés», entre «la joie» du feu vert au vaccin et «la tristesse face aux morts et aux souffrances causées par le virus», appelant à ne pas relâcher les efforts pendant les «difficiles semaines d’hiver à venir».

Par Le Figaro avec AFP

Canada: L’Ontario retourne en confinement

décembre 26, 2020

De nouvelles restrictions sanitaires destinées à faire baisser le nombre de cas de COVID-19 prennent effet samedi, en Ontario.

Les autorités ont souligné la nécessité de respecter les directives de santé publique pendant les vacances, notamment en limitant les rassemblements.

© Nathan Denette/The Canadian Press Les autorités ont souligné la nécessité de respecter les directives de santé publique pendant les vacances, notamment en limitant les rassemblements.

Cette décision a été annoncée lundi à l’issue d’une réunion d’urgence du gouvernement provincial.

Selon les nouvelles restrictions, les restaurants ne pourront proposer que des plats à emporter et des livraisons, y compris pour la vente d’alcool.

Les supermarchés, les pharmacies et les détaillants qui vendent principalement de la nourriture peuvent rester ouverts pour les achats sur place, à condition de limiter leur capacité et d’instaurer des mesures de distanciation physique entre les clients.

À la fin des vacances de Noël, les élèves inscrits dans les écoles primaires et secondaires publiques devront suivre leurs cours à distance du 4 au 8 janvier, et parfois plus longtemps selon leur âge et leur région.

Les restrictions resteront en vigueur pour le sud de l’Ontario jusqu’au 23 janvier, mais elles seront levées pour le nord de l’Ontario le 9 janvier.

La province a souligné également la nécessité de respecter les directives de santé publique pendant les vacances, notamment en limitant les rassemblements.

Plafond des 1000 cas

Aucune donnée sur le nombre de nouveaux cas liés à la COVID-19 n’a été publiée le jour de Noël, mais l’Ontario atteignait un nouveau record de cas quotidiens selon les derniers chiffres dévoilés jeudi, avec un total de 2447 nouvelles contaminations.

En début de semaine, la province a publié une nouvelle modélisation démontrant que les mesures de confinement dites «strictes», d’une durée de quatre à six semaines, pourraient ramener le nombre de cas quotidiens à moins de 1000.

Selon les projections provinciales, 300 lits aux soins intensifs devraient être occupés dans les dix prochains jours; un taux qui pourrait atteindre les 1500 lits d’ici la mi-janvier dans le pire des scénarios.

Les données montrent également que les décès dus à la COVID-19 continueront d’augmenter, touchant particulièrement les patients en soins de longue durée.

L’Ontario a commencé à administrer le vaccin COVID-19 de Pfizer-BioNTech aux travailleurs de la santé au début du mois et s’apprête à recevoir des dizaines de milliers de doses du vaccin Moderna nouvellement approuvé d’ici la fin du mois.

Avec  CBC/Radio-Canada

Canada: L’Ontario reviendra au confinement strict le 26 décembre dans toute la province

décembre 22, 2020

TORONTO — L’ensemble de l’Ontario entrera en confinement général et strict le lendemain de Noël, alors que la province tente de maîtriser la flambée des cas de COVID-19, qui ne cesse de croître.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le confinement restera en place jusqu’au 23 janvier dans le sud de la province, mais jusqu’au 9 janvier dans le nord de l’Ontario.

Le premier ministre Doug Ford a expliqué lundi que le virus se propageait rapidement des «zones chaudes» vers des zones moins chaudes, et que la province devait préserver la capacité des hôpitaux. «Ne vous y trompez pas: des milliers de vies sont en jeu en ce moment», a-t-il dit. 

Ce confinement général signifie que les écoles de la province passeront à l’apprentissage en ligne du 4 au 8 janvier, après quoi les élèves reprendront l’apprentissage en personne en fonction de leur emplacement et de leur niveau scolaire. Les garderies resteront toutefois ouvertes.

Les entreprises non essentielles devront fermer et les entreprises essentielles resteront ouvertes, en respectant des limites de capacité strictes. Aucun événement public à l’intérieur ou rassemblement social ne sera autorisé, sauf avec les membres d’un même foyer. Les Ontariens sont invités à rester chez eux «dans toute la mesure du possible».

Plus de 2100 cas quotidiens

Cette annonce survient alors que de nouvelles projections concluent que des confinements stricts de quatre à six semaines pourraient ramener le nombre de cas quotidiens à moins de 1000. L’Ontario signalait lundi 2123 nouveaux cas de COVID-19 et 17 décès supplémentaires liés au virus.

Les nouvelles projections montrent que dans tous les scénarios envisagés, l’Ontario verra 300 lits dans les unités de soins intensifs remplis en 10 jours seulement, soit le double du seuil de 150 lits à partir duquel des chirurgies «non urgentes» doivent être annulées. Dans le pire des cas, le taux d’occupation aux soins intensifs pourrait atteindre 1500 lits à la mi-janvier, après la période des Fêtes.

Les données montrent également que les décès dus à la COVID-19 continueront d’augmenter, en particulier dans les soins de longue durée, où on a recensé 633 décès de résidents depuis le 1er septembre, mais 100 au cours de la semaine dernière seulement.

La région de Hamilton est devenue lundi la cinquième à entrer en «zone grise», la plus stricte du plan provincial d’intervention. Cette région rejoint Toronto et Peel, où le confinement vient d’être renouvelé, ainsi que York et Windsor-Essex. Dans ces zones, les restaurants ne peuvent offrir que des plats à emporter et le service de livraison, et seuls les détaillants essentiels peuvent rester ouverts.

Les autorités sanitaires signalent par ailleurs une éclosion dans un cabinet dentaire de Pembroke, en «zone verte». Cette éclosion aurait commencé après la visite d’une personne provenant d’une région en confinement strict. Selon le bureau régional de santé publique du comté de Renfrew, trois membres du personnel du cabinet dentaire ont été déclarés positifs.

Avec La Presse Canadienne

Troisième confinement strict après Noël en Autriche

décembre 18, 2020

L’Autriche va instaurer un troisième confinement généralisé à partir du 26 décembre et sanctionner les récalcitrants aux tests pour tenter d’endiguer la pandémie de coronavirus, a indiqué vendredi le gouvernement.

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz le 18 décembre 2020 à Vienne

© ALEX HALADA Le chancelier autrichien Sebastian Kurz le 18 décembre 2020 à Vienne

« Du 26 décembre au 24 janvier, un couvre-feu s’appliquera à nouveau toute la journée » et non plus uniquement la nuit, a écrit le gouvernement dans un communiqué.

Après le 18 janvier, seuls les résidents s’étant pliés à un test antigénique pourront reprendre une vie sociale avant la levée générale des restrictions prévue à ce stade pour tous le 24 janvier, a précisé le gouvernement.

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz le 18 décembre 2020 à Vienne

© ALEX HALADA Le chancelier autrichien Sebastian Kurz le 18 décembre 2020 à Vienne

« C’est la seule façon de rouvrir le tourisme, la culture et la gastronomie en temps de pandémie et en même temps d’éviter que les chiffres n’explosent à nouveau », a déclaré le chancelier conservateur Sebastian Kurz lors d’une conférence de presse.

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz, à droite, et le vice-chancelier Werner Kogler le 18 décembre 2020 à Vienne© ALEX HALADA Le chancelier autrichien Sebastian Kurz, à droite, et le vice-chancelier Werner Kogler le 18 décembre 2020 à Vienne

« Pendant la semaine du 18 au 24 janvier, les écoles, les magasins et les restaurants seront ouverts à tous ceux qui ont subi un test antigénique de dépistage datant de moins d’une semaine », peut-on lire dans le communiqué.

Les enseignants, les commerçants en contact avec la clientèle et les conducteurs de transports en commun seront testés toutes les semaines à partir du 18 janvier. 

Les magasins, les librairies, les musées et les écoles, qui avaient rouvert le 7 décembre, vont à nouveau fermer jusqu’au 18 janvier. 

Les hôtels, les restaurants, les salles de sport et les salles de spectacle, qui eux n’avaient pas été autorisés à rouvrir, resteront aussi fermés jusqu’à cette date.

Le maintien de l’ouverture des sports en plein air, donc des remontées mécaniques pour le ski alpin, à partir du 24 décembre, est laissé à l’appréciation des autorités locales et régionales.

Le 7 décembre, l’Autriche avait assoupli le deuxième confinement après trois semaines de restrictions, en autorisant les retour en classes et l’ouverture des magasins, ainsi que l’activité de services à la personne (coiffeurs, masseurs etc).

Elle avait prévu de nouvelles mesures d’ouverture mais vendredi, on comptait environ 2.600 nouvelles infections et près de 120 nouveaux décès et le gouvernement a donc préféré faire marche arrière.

Plutôt épargnée par la première vague après s’être confinée tôt, l’Autriche qui compte 8,9 millions d’habitants enregistrait vendredi 5.127 décès imputés à la maladie Covid-19 depuis le début de la pandémie.

La campagne de vaccination doit commencer progressivement dans ce pays, comme dans le reste de l’Union européenne, le 27 janvier. 

Avec AFP par bg/ial/

Coronavirus: Les Pays-Bas instaurent un nouveau confinement de cinq semaines

décembre 14, 2020
CORONAVIRUS: LES PAYS-BAS INSTAURENT UN NOUVEAU CONFINEMENT DE CINQ SEMAINES

© Reuters/YVES HERMAN

AMSTERDAM (Reuters) – Un confinement d’au moins cinq semaines va entrer en vigueur à partir de mardi aux Pays-Bas face à l’épidémie due au nouveau coronavirus, avec fermeture des commerces jugés non-essentiels, des écoles et des lieux accueillant du public tels que les cinémas, les musées ou les bibliothèques, a annoncé lundi le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte.

« Les Pays-Bas se ferment », a-t-il déclaré dans une rare adresse télévisée à la nation, tandis que des manifestants réunis devant ses bureaux à La Haye tapaient sur des casseroles. « Nous avons conscience de la gravité de nos décisions, juste avant Noël. »

Outre la fermeture des commerces et des écoles, Mark Rutte a invité les Néerlandais à ne pas sortir de chez eux, à travailler à domicile et à éviter autant que possible les contacts hors foyer.

Les rassemblements de plus de deux personnes vont être interdits et il ne sera pas possible d’accueillir plus de deux personnes à son domicile. Cette règle sera assouplie pendant trois jours au moment de Noël, lorsque chaque foyer pourra accueillir un maximum de trois adultes.

« Moins nous avons de contacts, mieux c’est. Nous devons tout faire pour parvenir à une meilleure situation. Et oui, elle va devenir meilleure », a dit Mark Rutte.

Le chef du gouvernement a aussi prôné le report au-delà de la mi-mars de tous les voyages à l’étranger non essentiels, soit deux mois plus tard que la consigne en vigueur jusqu’à présent.

« La réalité, c’est que nous n’avons pas affaire à une grippe innocente, comme certains de ceux qui manifestent dehors le pensent, mais à un virus qui peut atteindre tout le monde », a souligné le Premier ministre.

Ce nouveau confinement est plus contraignant que le premier instauré face à la première vague de l’épidémie de mars à mai, lorsque les commerces étaient autorisés à ouvrir.

Comme la plupart des pays d’Europe, les Pays-Bas sont confrontés à une hausse des contaminations par le nouveau coronavirus depuis le début de l’automne. Ils ont ainsi enregistré près de 10.000 cas dimanche, le nombre le plus élevé depuis plus de six semaines.

Les nouveaux cas ont légèrement baissé ce lundi à environ 8.500.

Le bilan de l’épidémie dans ce pays de 17 millions d’habitants s’établit à environ 10.000 morts pour plus de 600.000 personnes contaminées.

Malgré les restrictions déjà en vigueur, les commerces ont connu une forte affluence ces dernières semaines et les contaminations ont grimpé à la suite de la Saint-Nicolas, fête au cours de laquelle les Néerlandais s’offrent traditionnellement des cadeaux.

Avec Reuters en (version française Bertrand Boucey) par Anthony Deutsch et Bart H. Meijer

Canada-Québec/Trois-Rivières: Plus d’admissions en psychiatrie durant le confinement

août 8, 2020
Des unités temporaires avaient été créées pour libérer les urgences.
© ARCHIVES Des unités temporaires avaient été créées pour libérer les urgences.
 

TROIS-RIVIÈRES — La période de confinement imposée à cause de la pandémie de COVID-19 a été difficile pour beaucoup de citoyens de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Les admissions en psychiatrie dans les établissements du territoire ont en effet augmenté, en particulier au début du confinement alors qu’elles ont bondi de 30 % pour le mois d’avril, par rapport au même mois en 2019. C’est la période où les augmentations ont été les plus marquées.

Selon des données obtenues par Radio-Canada avec la Loi d’accès à l’information, 274 personnes ont été admises dans l’un ou l’autre des cinq établissements régionaux de santé, en avril dernier, alors que l’année précédente, 209 admissions avaient été enregistrées en psychiatrie par le CIUSSS-MCQ précise Kellie Forand, agente d’information.

Des unités temporaires (unités d’hospitalisation brèves de 7 jours ou moins) avaient été ouvertes, au printemps, afin d’y transférer rapidement les usagers qui se présentaient à l’urgence pour des conditions psychiatriques. Elles ne sont plus en usage depuis un mois, mais peuvent être redéployées en tout temps au besoin, indique Mme Forand.

Le CIUSSS MCQ, qui se prépare à une deuxième vague, est déjà proactif et annonçait, il y a quelques jours, que des équipes d’intervenants psychosociaux ont commencé à sillonner divers endroits publics de la région afin de repérer les personnes ayant besoin d’aide, mais qui ne font pas appel aux services de santé de la région.

Mme Forand rappelle que ces intervenants ont également été actifs lors des cliniques mobiles de dépistage.

L’idée, explique Mme Forand, c’est «d’outiller les gens au cas où ils revivraient une période plus difficile par rapport aux portes d’entrée de nos services. Le réflexe de consulter a été peut-être moins présent, au début, dans la première vague», dit-elle. «On veut que les gens soient en mesure de consulter et sachent comment le faire», dit-elle. Parmi ces portes d’entrée, il y a, par exemple, la ligne 811, les CLSC et les organismes communautaires (lignes d’écoute, CAB, etc…).

Le travail à distance tout en s’occupant de jeunes enfants, les pertes d’emplois et les problèmes financiers, les abus de drogues et d’alcool et le choc post-traumatique pour certains employés des centres d’hébergement et de soins de longue durée où la majorité des décès par la COVID-19 sont survenus en peu de temps sont autant de facteurs qui ont incité les gens à recourir aux services psychiatriques du CIUSSS-MCQ depuis le début de la pandémie.

Avec Le Nouvelliste par Brigitte Trahan

Allemagne : une exploitation agricole confinée après 174 cas positifs au coronavirus

juillet 26, 2020

Quelque 480 employés d’une exploitation agricole allemande ont été placés en quarantaine après que 174 d’entre eux ont été testés positifs au coronavirus, a appris l’AFP ce dimanche 26 juillet de source officielle.

Depuis vendredi, 174 saisonniers – pour l’essentiel originaires de Hongrie, de Roumanie, de Bulgarie et d’Ukraine – ont été testés positifs dans cette exploitation bavaroise (ouest) où ils ramassent des concombres, a déclaré au cours d’une conférence de presse l’administrateur du district de Dingolfing-Landau, Werner Bumeder.

Des tests gratuits

Tous les saisonniers et les responsables de l’exploitation sont confinés sur le site et séparés selon qu’ils sont positifs ou négatifs au Covid-19, a souligné la même source, précisant qu’un employé a été hospitalisé.

La ministre de la Santé de Bavière, Melanie Huml, a assuré que les autorités prenaient «très au sérieux» la situation et prévoyaient d’organiser des campagnes de tests dans d’autres exploitations de la région. Les habitants de la commune de Manning, où a été détecté ce nouveau foyer actif, pourront se faire tester gratuitement, a-t-elle ajouté, insistant sur le fait que cela était en particulier important pour ceux qui envisagent de partir en vacances.

Par Le Figaro avec AFP