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Variole du singe : un premier cas confirmé au Maroc

juin 3, 2022

Face à l’alerte mondiale à la variole du singe, le ministère marocain de la Santé lance un « plan national de surveillance et de riposte ». Une stratégie proactive qui prend tout son sens après la confirmation d’un premier cas dans le royaume. Explications.

Tests de dépistage de la variole du singe. © Dado Ruvic/REUTERS

Un premier cas de variole du singe, ou « Monkeypox », vient d’être confirmé par le ministère marocain de la Santé et de la Protection sociale ce 2 juin. Dans son communiqué officiel, le ministère précise qu’il s’agit d’un expatrié européen qui était suivi dans le cadre du protocole présenté jeudi 26 mai. Son état serait « stable et non préoccupant », ajoute la même source.

Mercredi 25 mai, les trois premiers cas suspects enregistrés au Maroc s’étaient révélés négatifs après des analyses de laboratoire effectuées à l’hôpital militaire Ibn-Sina de Marrakech. Le ministère de la Santé a alors assuré que les cas suspects avaient été placés sous surveillance médicale et pris en charge selon les procédures sanitaires en vigueur.

Durant la semaine du 16 mai, les autorités de Marrakech se sont attelées à recenser puis à tester les singes de la très touristique place Jemaa el-Fna. Selon plusieurs sources, une délégation vétérinaire aurait directement prélevé des échantillons de leurs squames afin de les analyser en laboratoire pour s’assurer qu’ils étaient sains. Les professionnels de santé auraient même sommé les dresseurs de vacciner leurs animaux et de surveiller leur état de santé.

Attractions aussi populaires que lucratives, les primates de Jemaa el-Fna sont habituellement photographiés avec les touristes. Dans le cadre du risque épidémique, les vétérinaires auraient donc interdit tout contact avec les singes. En effet, cette zoonose virale (transmissible à l’homme par les animaux) commence à inquiéter les régions non endémiques dont fait partie le Maroc.

180 cas détectés dans 16 pays habituellement à l’abri

La variole du singe est présente dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. Mais ces dernières semaines, 180 cas ont été détectés dans 16 pays dans le monde habituellement à l’abri. Les chaînes de transmission directes n’ont jusqu’ici pas encore pu être établies.

« L’Europe reste l’épicentre de l’épidémie de variole du singe le plus important et le plus étendu géographiquement jamais signalé en dehors des zones endémiques d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale », a expliqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué, le 31 mai dernier. L’OMS estime pouvoir « stopper » cette transmission de la maladie entre humains.

Bien qu’il n’existe pas de vaccin spécifique pour la variole du singe, le vaccin contre la variole classique offre une protection croisée. Les experts situent son efficacité à environ 85 %. Lors d’une conférence organisée ce 2 juin par le Bureau régional pour l’Afrique de l’OMS, plusieurs spécialistes ont justement pointé « un accès inéquitable » à ce vaccin. Le risque serait donc, selon eux, que l’on « répète le même scénario qu’avec la pandémie de Covid-19 ».

Strict suivi et classification des cas suspects

Avant que ce premier cas ne se déclare, les autorités marocaines avaient lancé un « plan de surveillance et de riposte ». »Le ministère de la Santé a travaillé de manière proactive sur la question et a pris un ensemble de mesures nécessaires pour suivre l’évolution de cette maladie, dans le respect des normes sanitaires internationales », a assuré le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, lors d’un point de presse le 26 mai dernier.

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Ce dispositif de surveillance épidémiologique a été mis en place par la Direction de l’épidémiologie et du contrôle des maladies, en coordination avec les structures sanitaires publiques, privées et militaires. Il classe les cas d’infection en « cas suspect”, « cas probable » ou « cas confirmé », et définit le mode de prise en charge médicale, ainsi que le suivi des cas contacts.

Ainsi, toute personne présentant une éruption cutanée, vésiculeuse ou vésiculo-pustuleuse, avec une température corporelle de plus de 38 degrés, est qualifiée de « cas suspect ». Sont exclus, les diagnostics habituels pour ce type de symptômes, notamment la varicelle, la rougeole, l’herpès, les rickettsioses, ou toute réaction allergique éventuelle. « Tout cas suspect ou probable doit être immédiatement signalé à l’Autorité régionale de santé, soit le bureau de santé [public ou privé] où le médecin a posé le diagnostic », apprend-on.

Est considéré à risque, selon le dispositif sanitaire, « toute personne ayant eu un contact physique direct non protégé avec la peau infectée ou les fluides biologiques d’un cas probable ou confirmé symptomatique ». Aucune circonstance n’est exclue, « y compris dans les établissements de santé, comme le partage d’objets personnels ou le contact avec des textiles [vêtements, literie] », étaye la Direction de l’épidémiologie.

Auto-isolement de trois semaines

L’autorité sanitaire a évoqué parmi les sources de danger potentiel tout contact non protégé, à une distance inférieure à deux mètres, pendant trois heures, avec un cas possible ou confirmé symptomatique. Elle a également donné plusieurs exemples concrets : « avec un ami proche ou intime, dans les transports, entre collègues, au bureau ou en salle de sport ».

En cas d’apparition desdits symptômes, un auto-isolement de trois semaines est recommandé suivant le dernier contact avec le cas probable ou confirmé symptomatique, ainsi qu’un contrôle biquotidien de la température. La Direction de l’épidémiologie interdit en revanche de se rendre dans un établissement de santé. Le processus de prise en charge est réalisé par l’Équipe d’intervention rapide (EIR), chargée d’instaurer un suivi téléphonique.

Avec Jeune Afrique par Rym Bousmid

France: Emmanuel Macron confirme qu’il « assume totalement » ses propos sur les non-vaccinés

janvier 7, 2022

Dans une interview donnée au quotidien régional « Le Parisien » mardi, le chef de l’Etat affirmait vouloir « emmerder » les non-vaccinés. Le président de la République affirme qu’il était de « [sa] responsabilité de sonner un peu l’alarme ».

Le président de la République, Emmanuel Macron, lors de la conférence de presse conjointe donnée avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à l’Elysée, le 7 janvier 2022.
Le président de la République, Emmanuel Macron, lors de la conférence de presse conjointe donnée avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à l’Elysée, le 7 janvier 2022. AGNES DHERBEYS / MYOP POUR « LE MONDE »

Emmanuel Macron a affirmé, vendredi 7 janvier, qu’il « assum[ait] totalement » les paroles qu’il a prononcées dans une interview publiée mardi par le journal Le Parisien, où il affirme son envie d’« emmerder » les non-vaccinés, accusant certains d’entre eux de faire « de leur liberté, qui devient une irresponsabilité, un slogan ».

« Il était de ma responsabilité de sonner un peu l’alarme, c’est ce que j’ai fait cette semaine, pour que les choses puissent avancer encore plus rapidement. »

« On peut s’émouvoir sur des formes d’expression qui paraissent familières, que j’assume totalement », a déclaré le président de la République lors d’une conférence de presse donnée à l’Elysée, conjointement avec la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen. Il a ajouté : « Je m’émeus de la situation dans laquelle nous sommes, la vraie fracture du pays est là, quand certains font de leur liberté, qui devient une irresponsabilité, un slogan. »

Une stratégie assumée

Le président de la République a ainsi poursuivi en affirmant que « non seulement [les non-vaccinés] mettent en danger la vie des autres, mais ils restreignent la liberté des autres et ça, je ne peux pas l’accepter ». Revenant sur le contexte de son entretien, ce dernier a toutefois avancé : « Je ne peux pas laisser prospérer dans notre pays des débats qui consisteraient à dire : “ne les soignons pas par (…) choix, non, et je l’ai dit aussi très clairement. »

Emmanuel Macron a également fait valoir sa « stratégie, qui est simple : vacciner, vacciner, vacciner », et argué que « c’est un mouvement complètement européen qui met des restrictions sur les personnes qui ne sont pas vaccinées »« Je le dis avec beaucoup de volonté et de force : nous devons le faire pour l’ensemble de nos compatriotes qui font l’effort de se faire vacciner et qui, par l’irresponsabilité de certains autres qui, parfois par des choix assumés, sont contaminés », a-t-il argumenté.

« Et nous devons le faire aussi pour nos compatriotes qui parfois se laissent prendre par des discours obscurantistes, par des discours de peur : ils ne se protègent pas eux-mêmes alors que la science, la recherche et l’excellence technologique et productive européenne leur permet », a poursuivi M. Macron. Appuyant le chef de l’Etat français, Ursula von der Leyen a estimé que « le passe vaccinal est un instrument pour protéger les vaccinés ». Pour elle, « cette discussion sur la responsabilité et la liberté est très importante dans notre société pendant une pandémie ».

Des propos qui ont déclenché la colère de l’opposition

En plein débat sur la mise en place du passe vaccinal pour lutter contre la pandémie causée par le SARS-CoV-2, Emmanuel Macron avait clairement affiché ses intentions aux lecteurs du Parisien qui l’ont interrogé sur les non-vaccinés« Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien, là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc, on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie », avait-t-il notamment clamé.

Ces propos du chef de l’Etat avaient déclenché mardi soir la nouvelle suspension de l’examen du projet de loi transformant le passe sanitaire en passe vaccinal à l’Assemblée nationale. Alors que les députés examinaient les amendements du texte au moment de la publication de l’interview, aux alentours de 21 heures, les dires de M. Macron ont déclenché un tollé dans les bancs de l’opposition, rendant plus encore houleuse et difficile la poursuite de l’examen du texte. Les députés d’opposition ont donc voté la suspension de séance et réclamé la venue du premier ministre, Jean Castex, pour expliquer ces propos.

Ce dernier s’est rendu au Palais-Bourbon mercredi en fin d’après-midi pour répondre aux interpellations, avant que reprenne l’examen du texte, finalement adopté jeudi. Devant les députés, ainsi que plus tôt devant les sénateurs, M. Castex a défendu le chef de l’Etat, affirmant que ce dernier se place du côté de la majorité que représentent les personnes vaccinées et en affirmant que ce propos était partagé par certains Français : « Ce qu’a dit le président de la République, je l’entends partout et vous le savez. » Un argumentaire repris par l’ensemble de la majorité, qui ne cesse d’affirmer que le président de la République dit « tout haut ce que pensent tout bas les Français ».

En déplacement à Béziers ce vendredi, Marine Le Pen (Rassemblement national) a de nouveau attaqué Emmanuel Macron pour ces propos sur les non-vaccinés, le qualifiant de « pyromane qui vient faire sauter le débat » sur la gestion de la pandémie.

Avec Le Monde avec AFP

Variant Omicron : Gabriel Attal confirme « 13 cas suspects » en France

décembre 1, 2021

Le porte-parole du gouvernement a indiqué qu’il y aurait des « cas avérés » de variant Omicron en France dans les prochains jours. Il y en a déjà 13 suspects.

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a confirme la presence du variant Omicron sur le territoire francais.
Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a confirmé la présence du variant Omicron sur le territoire français.© Sébastien Muylaert / MAXPPP

Olivier Véran avait averti : le variant Omicron circule déjà en France. Gabriel Attal a fait une déclaration en ce sens mercredi 1er décembre, à l’issue du conseil des ministres. « À l’heure à laquelle je vous parle, il y a 13 cas suspects du variant Omicron sur notre territoire, ce sont des cas suspects, c’est-à-dire pour lesquels un criblage a laissé penser qu’il y avait une possibilité de variant Omicron. Tous ces cas sont en train d’être séquencés », a expliqué le secrétaire d’État à la sortie du conseil des ministres. « Ne soyons donc ni dupes ni naïfs, il y aura très probablement des cas sur notre territoire dans les prochaines heures ou les prochains jours », a-t-il ajouté. Précisant qu’« aucune donnée consolidée ne nous permet de conclure que ce variant serait plus dangereux ou plus résistant aux vaccins », il a souligné qu’il « n’y a pas de panique, mais une vigilance maximale » sur ce sujet.

Concernant l’actuelle vague de contaminations, « la situation sanitaire s’aggrave très nettement, et très rapidement sur notre territoire », a souligné Gabriel Attal, constatant une « reprise massive de l’épidémie » avec mardi 47 177 nouveaux cas, « un niveau jamais atteint depuis le printemps ».

« La tension hospitalière augmente nettement », a-t-il aussi relevé, et, même si « elle reste heureusement plus mesurée que lors des précédentes vagues grâce au vaccin, elle pourrait rapidement devenir une contrainte forte pour l’hôpital ». « Les admissions ont augmenté de 40 % cette dernière semaine, il y a aujourd’hui 20 % de patients hospitalisés, 25 % de patients en réanimation de plus que la semaine dernière. Le nombre d’hospitalisations vient de franchir la barre des 10 000 pour la première fois depuis le mois d’août », a-t-il ajouté.

Les vols avec l’Afrique australe reprennent, sous condition

« Toutes les régions à l’exception de la Normandie sont au-dessus du seuil d’alerte maximale de 200 pour 100 000 habitants. Dans 15 départements, dont Paris, le Rhône, les Bouches-du-Rhône, le taux d’incidence dépasse 400. En Ardèche, il frôle même les 600 » dans « l’un des départements où la couverture vaccinale est nettement en dessous de la moyenne nationale », a-t-il encore détaillé.

Gabriel Attal a aussi annoncé mercredi que les vols avec dix pays de l’Afrique australe reprendront à partir de samedi avec un encadrement « drastique » qui ne permettra de voyager qu’aux Français, aux ressortissants de l’UE, aux diplomates et aux navigants. Ces voyageurs subiront en outre un test Covid à leur arrivée en France, suivi d’un isolement de sept jours en cas de résultat négatif et de dix jours si le résultat est positif. Par ailleurs, tous les voyageurs provenant d’un pays hors de l’UE, même vaccinés, devront présenter un test négatif de moins de 48 heures.

Par Le Point avec AFP

RDC : Félix Tshisekedi confirme Denis Kadima à la tête de la Ceni

octobre 23, 2021
Le président Félix Tshisekedi, le 9 septembre 2021, à Kinshasa. © Presidence_RDC/TWITTER

Le président congolais a annoncé le 22 octobre avoir décidé de confirmer le choix controversé de Denis Kadima au poste de président de la stratégique commission électorale, malgré l’opposition de l’épiscopat en RDC.

« J’ai décidé de signer l’ordonnance désignant les membres du nouveau bureau de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante). J’exhorte vivement ces derniers à œuvrer pour l’organisation d’élections libres, démocratiques et transparentes dans le délai constitutionnel », a déclaré le chef de l’État dans une allocution à la télévision publique.

L’Assemblée nationale avait entériné le 16 octobre la désignation de Denis Kadima, un proche du président Tshisekedi, comme président de la Ceni par six des huit confessions religieuses. En RDC, la loi charge les huit confessions religieuses reconnues de désigner par consensus le président de la Ceni, un choix qui doit ensuite être entériné par l’Assemblée nationale, avant la nomination officielle par le chef de l’État.

Soupçonné de corruption

L’Église catholique, dont se revendique 40% de la population, et l’Église du Christ au Congo (ECC), principale fédération protestante du pays, se sont opposées à cette nomination de Denis Kadima, soupçonné de corruption. Cette désignation s’est déroulée « de manière régulière », a estimé le président de la République.

« En ce qui concerne notamment la désignation du président de la Ceni, malgré le manque de consensus, une majorité claire s’est dégagée au profit d’un candidat et c’est conformément au prescrit de la charte des confessions religieuses », a-t-il insisté. « Les divergences, loin d’être des faiblesses, sont plutôt l’illustration de notre vitalité démocratique », a encore dit Félix Tshisekedi. Après l’allocution du chef de l’État, une ordonnance présidentielle a été lue à la télévision publique selon laquelle Denis Kadima Kazadi Denis a été investi en qualité de président de la Commission électorale ainsi que 11 autres membres de cette structure.

Expert électoral, Denis Kadima, 60 ans, est originaire de la province du Kasaï oriental, comme Félix Tshisekedi, dont il est proche. La prochaine présidentielle doit se tenir fin 2023. Félix Tshisekedi a déjà exprimé son intention de se représenter.

Par Jeune Afrique avec AFP

États-Unis: Trump dit qu’il quittera la Maison-Blanche si les grands électeurs confirment Biden

novembre 27, 2020

Refusant toujours de concéder la victoire au président désigné Joe Biden, Donald Trump dit qu’il quittera « assurément » la Maison-Blanche si le Collège électoral confirme la victoire du démocrate.

Donald Trump a participé à une visioconférence avec des membres de l'armée américaine à l'occasion de l'Action de grâces.© Erin Scott/Reuters Donald Trump a participé à une visioconférence avec des membres de l’armée américaine à l’occasion de l’Action de grâces.

«Non, je ne peux absolument pas dire ça», a-t-il répondu à un journaliste qui lui demandait s’il concéderait la victoire à M. Biden.

Toutefois, lorsqu’on lui a demandé s’il quitterait la Maison-Blanche si les grands électeurs confirmaient la victoire de son adversaire démocrate, il a répondu : «Je le ferai assurément. Et vous le savez.»

«S’ils le font, ils feraient une erreur», a toutefois ajouté celui qui allègue toujours, sans preuve, avoir été victime d’une «fraude massive». «Ce sera quelque chose de très dur à accepter», a-t-il encore dit à propos de la future confirmation du résultat du scrutin par le Collège électoral.

Le vote des grands électeurs doit avoir lieu le 14 décembre prochain, et le dépouillement doit suivre le 6 janvier.

Ce n’est pas la première fois que les élections américaines trempent dans la controverse. Dans la foulée de la course présidentielle de 2020, marquée par la peur, les menaces et de profondes divisions, voici un retour sur certains des plus grands scandales et des plus grandes polémiques jamais vues dans l’histoire de la politique américaine.

Donald Trump a fait cette annonce lors du traditionnel discours aux membres des forces armées américaines à l’occasion des célébrations de l’Action de grâces.

Lundi, Emily Murphy, la directrice de l’Administration des services généraux (GSA) avait donné son aval pour entamer la transition.

Cette décision permet au président désigné et à son équipe de recevoir le budget de quelque six millions de dollars alloué au processus de transition et d’avoir accès à des locaux.

Joe Biden a remporté l’élection présidentielle du 3 novembre avec 306 grands électeurs contre 232 à Donald Trump.

L’investiture de Joe Biden doit se dérouler le 20 janvier prochain

Avec CBC/Radio-Canada

Côte d’Ivoire : la victoire d’Alassane Ouattara confirmée par la Cour constitutionnelle

novembre 9, 2020

Alassane Ouattara, après avoir voté le 31 octobre 2020, à Abidjan.

Une semaine après l’annonce de la victoire d’Alassane Ouattara, la Cour constitutionnelle confirme les résultats publiés par la commission électorale, qui donnaient 94,27 % des suffrages au président sortant.

La Cour constitutionnelle ivoirienne a déclaré le scrutin « régulier » et validé, ce lundi 9 novembre, les résultats définitifs de l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre, confirmant ceux proclamés une semaine plus tôt par la Commission électorale indépendante (CEI). Alassane Ouattara, 78 ans, est ainsi officiellement élu à un troisième mandat avec 94,27% des suffrages exprimés, au terme d’une campagne marquée par le « boycott actif » de l’opposition. Le taux de participation s’élève à 53,90%.

Konan Kouadio Bertin, dissident du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) qui s’était présenté en indépendant, seul candidat à avoir fait campagne face au chef de l’État, obtient 1,99%.

Pascal Affi N’Guessan, du Front population ivoirien (FPI), et Henri Konan Bédié, du PDCI, qui avaient appelé leurs partisans à une campagne de « désobéissance civile » et à « empêcher la tenue de toute opération liée au scrutin » pour dénoncer la candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat qu’ils jugent anticonstitutionnel, obtiennent respectivement 0,99 % et 1,66 %. Ensemble, ils avaient annoncé le 2 novembre la création d’un « Conseil national de transition », quelques jours après avoir dénoncé « un simulacre d’élection » et quelques heures seulement avant l’annonce de  la CEI.

Vagues d’interpellations

L’annonce de ce « Conseil national de transition » a eu pour conséquence directe une vague d’interpellations chez une vingtaine de proches d’Henri Konan Bédié dont le secrétaire exécutif du PDCI, Maurice Guikahué, son porte-parole, Narcisse N’dri et son neveu chargé du protocole, Jean-Claude N’dri. Ces derniers ont été placés en détention provisoire après avoir été présentés à un juge d’instruction, vendredi.

L’ancien président, 86 ans, a été placé en résidence surveillée chez lui à Cocody. « Il se porte bien et garde un bon moral », assure le parti qui appelle à  « la libération des opposants et la levée des blocus autour des résidences des opposants ».

Pascal Affi N’Guessan a quant à lui été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi à Akoupé, à 100 kilomètres au nord d’Abidjan. Il est apparu dimanche dans une courte vidéo, assis un canapé sombre, dans un bureau où il lui est demandé de démentir la rumeur de sa mort qui enflait sur les réseaux sociaux. Il devrait être présenté à un juge dans la journée. L’ancien ministre, membre de la coalition de l’opposition, Albert Mabri Toikeusse est lui toujours « activement recherché ».

Le procureur Richard Adou a annoncé vendredi avoir saisi le doyen des juges d’instruction en vue de l’ouverture d’une information judiciaire « pour les faits d’actes de terrorisme, d’attentat et complot contre l’autorité de l’État, de meurtre, de vol en réunion avec violences, de destruction volontaire de biens, d’incendie et destruction de véhicules, d’organisation et de participation à un mouvement insurrectionnel », a détaillé le procureur au cours d’une conférence de presse.

Avec Jeune Afrique Florence Richard – à Abidjan

Aqmi confirme la mort de son fondateur Abdelmalek Droukdel

juin 19, 2020

Des soldats français dans le nord du Mali, le 1er mars 2013.

Des soldats français dans le nord du Mali, le 1er mars 2013. © Ghislain Mariette/AP/SIPA

 

Dans une vidéo, Aqmi a reconnu la mort d’Abdelmalek Droukdel, tué le 3 juin par l’armée française dans le nord du Mali. Le groupe jihadiste y promet également de poursuivre son combat contre la France et ses alliés au Sahel.

Deux semaines après le raid des forces spéciales françaises qui lui a coûté la vie dans le nord du Mali, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a confirmé, dans une vidéo, la mort de son fondateur et leader historique algérien.

Repérée par Site, groupe américain spécialisé dans la surveillance des groupes jihadistes, cette vidéo de propagande fait l’éloge funèbre d’Abdelmalek Droukdel et promet aussi de poursuivre le combat contre la France et ses alliés au Sahel et en Afrique du Nord. Aucun successeur n’a en revanche été désigné pour l’instant.

Le 3 juin, Droukdel avait été tué par les forces spéciales françaises à Talhandak, dans le nord du Mali, à quelques kilomètres de la frontière avec l’Algérie. Le fondateur d’Aqmi, que beaucoup pensaient caché en Kabylie, avait été repéré par les services de renseignement français et américains alors qu’il faisait route vers le Mali. Une fois qu’il y est entré, une opération a été montée par l’armée française pour le neutraliser.

À la tête d’Aqmi depuis sa fondation en 2007, Droukdel, 50 ans, était un des chefs jihadistes les plus recherchés du continent. Il était aussi une des dernières figures algériennes du groupe, la plupart de ses compatriotes et lieutenants ayant été éliminés ces dernières années. Avec Aqmi affaiblie, les ambitions d’Al-Qaïda au Sahel reposent plus que jamais sur les épaules du Malien Iyad Ag Ghaly et son Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), qui fédère la plupart des katibas jihadistes de la région.

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

La prestation canadienne d’urgence sera disponible lundi, confirme Trudeau

avril 5, 2020
© THE CANADIAN PRESS/Justin Tang
OTTAWA — Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a confirmé dimanche que la prestation canadienne d’urgence sera disponible dès lundi pour tous les travailleurs poussés au chômage par l’épidémie de la COVID-19.Lors de sa conférence de presse quotidienne au lutrin installé devant la résidence historique de Rideau cottage, qu’il occupe avec sa famille, M. Trudeau a promis que le premier versement serait effectué en 3 à 5 jours.

Pour les Canadiens qui ne sont pas inscrits au versement électronique, un chèque doit être reçu par la poste dans un délai maximum de 10 jours, a assuré M. Trudeau.

Par ailleurs, le premier ministre a lancé un appel à la mobilisation citoyenne en invitant tous les Canadiens disponibles à offrir leur aide à l’effort national contre le coronavirus.

La plateforme web de Santé Canada procède au recrutement de bénévoles afin de contribuer au «suivi des cas et recherche de contacts»; à la «collecte de données et reddition de comptes»; et à la «capacité de pointe du système de santé».

Plus tôt, en matinée, une capsule vidéo a été diffusée dans laquelle Justin Trudeau et l’administratrice en chef de la Santé publique, Dre Theresa Tam répondaient aux questions des enfants de partout au Canada afin de les informer et de les rassurer.

Le plus récent bilan au Canada fait état de 14 426 cas de COVID-19 au pays, dont 258 décès.

Avec La Presse canadienne

Côte d’Ivoire : un premier cas confirmé de coronavirus, les autorités appellent au calme

mars 11, 2020

Le Dr Aka Aouélé, le ministre ivoirien de la Santé et de l’Hygiène publique, lors d'une visite à Laleraba, à la frontière entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso, mardi 10 mars.

Le Dr Aka Aouélé, le ministre ivoirien de la Santé et de l’Hygiène publique, lors d’une visite à Laleraba, à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, mardi 10 mars. © 

Le ministère ivoirien de la Santé a annoncé qu’un malade porteur du coronavirus a été identifié mardi. Le patient – un Ivoirien qui avait séjourné en Italie – est actuellement pris en charge au CHU de Treichville.

Le patient, un Ivoirien de 45 ans qui avait séjourné en Italie, présentait plusieurs des symptômes faisant suspecter une potentielle contamination par les coronavirus : fièvre, toux, et rhume. Il a été pris en charge mardi par le district sanitaire d’Adjamé-Plateau-Attécoubé.

« État clinique stable »

Les analyses réalisées ont « permis de confirmer le diagnostic de la maladie à coronavirus (COVID-19) », a fait savoir Aka Aouélé, le ministre ivoirien de la Santé et de l’Hygiène publique, dans un communiqué publié ce mercredi.  « Le malade a été rapidement pris en charge au CHU de Treichville, au service de maladies infectieuses et tropicales », précise le ministre, qui ajoute que « son état clinique est stable et rassurant ».

Les personnes qui ont été en contact avec le patient « ont été identifiées et font l’objet d’un suivi », assure le ministère de la Santé, qui appelle la population à « garder son calme » et à « respecter les mesures préventives en vigueur ».

Le ministère a notamment mis en place un numéro d’urgence gratuit destiné à alerter sur les cas suspects de coronavirus (le 143 ou le 101). Plusieurs dispositifs de contrôle aux frontières ont par ailleurs été mis en place pour tenter d’enrayer la propagation du virus.

Par Jeuneafrique

RDC : la CPI confirme la peine de Jean-Pierre Bemba à un an de prison dans l’affaire de subornation de témoins

novembre 27, 2019

jean-Pierre Bemba, le 4 septembre 2018,

jean-Pierre Bemba, le 4 septembre 2018, © Colin Delfosse pour ja 

La Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé la peine à un an de prison et à 300 000 euros d’amendes à laquelle Jean-Pierre Bemba avait été condamné en mars 2017 dans l’affaire de subornation de témoins.

Dans son arrêt, rendu ce mercredi 27 novembre, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté la demande de fixation d’une nouvelle peine pour Jean-Pierre Bemba et ses co-accusés dans l’affaire de subornation de témoins. La peine à un an de prison et à 300 000 euros d’amende à laquelle Jean-Pierre Bemba avait été condamné dans ce dossier, en mars 2017, avait été confirmée en appel en mars 2018.

« Faux témoignages »

Les peines prononcées à l’encontre des avocats de Bemba, Aimé Kilolo Musamba et Jean-Jacques Mangenda Kabongo, d’un député de son parti, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), Fidèle Babala Wandu, et d’un témoin de la défense, Narcisse Arido, ont également été confirmées par cet arrêt.

Les cinq hommes avaient été déclarés coupables « d’atteintes à l’administration de la justice pour avoir intentionnellement suborné des témoins et sollicité la présentation de faux témoignages par des témoins de la défense dans le cadre de l’autre affaire visant Jean‑Pierre Bemba devant la CPI ».

Jean-Pierre Bemba, qui a passé dix années en détention, a d’ores et déjà purgé cette peine d’un an de prison.

De l’acquittement à l’opposition

Le fondateur du MLC avait été condamné par la CPI à 18 ans de prison après avoir été reconnu coupable, en mars 2016, des charges de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’humanité », pour les crimes commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003 par les hommes de son parti. Des charges pour lesquelles il a été acquitté, le 8 juin 2018, sur décision de la chambre d’appel de la CPI.

L’ancien vice-président de la RDC, qui a recouvré la liberté à la suite de son acquittement, était cependant toujours sous le coup de poursuites dans le cadre de cette affaire de subornation de témoins. De retour dans son pays avant la présidentielle de décembre dernier, il s’était rangé derrière la candidature de Martin Fayulu, et a rejoint la coalition de l’opposition Lamuka, aux côtés de Fayulu, mais aussi de Moïse Katumbi.