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Le conflit en Ukraine est l’un des résultats de l’«effondrement de l’Union soviétique», affirme Poutine

septembre 29, 2022

Le conflit en Ukraine, qui fait rage depuis plus de six mois, serait le résultat de l’effondrement de l’URSS, selon le président russe.

Le président russe Vladimir Poutine a estimé jeudi que les conflits en ex-URSS, notamment celui en cours entre la Russie et l’Ukraine, étaient «bien sûr» le résultat de l’«effondrement de l’Union soviétique» et a accusé l’Occident de semer la discorde.

«Nous savons que l’Occident élabore des scénarios pour attiser de nouveaux conflits dans l’espace de la CEI. Mais nous en avons déjà assez (de conflits)», a-t-il déclaré, lors d’une réunion avec des responsables des services de sécurité de pays membres de la Communauté des États indépendants, qui rassemble d’anciennes républiques soviétiques.

«Il suffit de regarder ce qui se passe en ce moment entre la Russie et l’Ukraine, ce qui se passe aux frontières de certains pays de la CEI. Tout cela, bien sûr, ce sont des résultats de l’effondrement de l’Union soviétique», a-t-il poursuivi. Le président russe a également affirmé qu’un «ordre mondial plus juste» était en train de se former via «un processus difficile».

«Une hégémonie unipolaire s’écroule inexorablement, c’est une réalité objective que l’Occident refuse catégoriquement d’accepter. Et nous voyons tout ce qui en découle», a-t-il affirmé. «En s’accrochant au passé et en essayant de mener une politique de diktat dans tous les domaines – des relations internationales à l’économie, en passant par la culture et le sport – ce fameux Occident collectif crée de nouveaux problèmes et de nouvelles crises», a encore lancé M. Poutine.

Le 16 septembre, lors d’un sommet régional asiatique, Vladimir Poutine s’était déjà posé en contrepoids de l’ordre occidental, en se félicitant du «rôle croissant des nouveaux centres de pouvoir». Par le passé, Vladimir Poutine a qualifié l’effondrement de l’URSS de «plus grande catastrophe géopolitique» du XXe siècle.

Par Le Figaro avec AFP

Conflit en Ukraine : le Conseil de l’Europe « suspend » la Russie

février 25, 2022
Les drapeaux de l'Ukraine, de la France et de l'Union européenne devant le ciel bleu.

L’hôtel de ville de Bordeaux, en France, montre son appui à l’Ukraine en affichant son drapeau vendredi matin. Photo : Getty Images/AFP/Thibaud Moritz

En réponse à l’invasion armée de l’Ukraine, le Conseil de l’Europe a annoncé la suspension toute participation des diplomates et délégués russes aux principales instances de l’organisation paneuropéenne « avec effet immédiat ».

Le Conseil de l’Europe est la principale organisation de défense des droits de l’homme sur le continent européen. Il comprend 47 États membres, dont plusieurs sont aussi membres de l’Union européenne.

Cette décision ne concerne toutefois pas la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), le bras judiciaire du Conseil de l’Europe, qui continuera d’offrir sa protection aux citoyens russes, a précisé l’organisation internationale dans un communiqué.

L’Union européenne (UE) a quant à elle réitéré qu’elle veut couper tous les liens entre la Russie et le système financier mondial, a affirmé vendredi le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire. Nous voulons isoler financièrement la Russie […]. Notre objectif est de faire plier l’économie russe.

Parmi les sanctions contre la Russie, les 27 pays membres se sont entendus vendredi pour geler les avoirs du président Vladimir Poutine et de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans l’UE, ont indiqué des sources européennes à l’AFP.

l’UE va limiter son accès aux marchés de capitaux européens et réduire son accès à des technologies cruciales en la privant de composants électroniques et de logiciels. Les transports, le secteur aéronautique, les semi-conducteurs, toutes les technologies sensibles de l’économie russe devraient être touchés, a assuré Bruno Le Maire.

La France va aussi offrir 300 millions d’euros destinés à l’octroi d’une aide financière de l’UE de 1,2 milliard d’euros à Kiev.

Le président Poutine a choisi de sortir l’Ukraine de la carte des États […]. La sécurité du président Zelensky est un élément central et Paris peut l’aider si nécessaire, a quant à lui affirmé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Une réponse « trop lente », selon Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky juge toutefois « trop lente » la réponse de l’UE et demande qu’elle alourdisse ses sanctions contre la Russie. Comment allez-vous vous-mêmes vous défendre si vous êtes si lent à aider l’Ukraine?

« Annuler les visas pour les Russes? Déconnexion (du réseau interbancaire) Swift? Isolement total de la Russie? Rappel d’ambassadeurs? Embargo sur le pétrole? Aujourd’hui, tout doit être sur la table, car c’est une menace pour nous tous, toute l’Europe. »— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président ukrainien

Les dirigeants des 27 pays de l’UE n’ont toujours pas consenti à exclure la Russie du système d’échanges bancaires internationaux Swift.

Kiev avait exhorté les pays occidentaux à prendre cette dernière mesure, présentée par les experts comme une arme atomique financière, mais aussi susceptible de nuire à des acteurs économiques européens.

Certains États membres ont fait part de réserves, la France ne fait pas partie de ces États, a déclaré Bruno Le Maire, qui assure que la France est en faveur de l’exclusion de la Russie du système bancaire Swift.

La France a également tenté de convaincre le Bélarus de ne pas pencher du côté russe. Le Bélarus et son peuple méritent mieux que de devenir les complices et les vassaux d’un régime brutal qui a choisi de porter la guerre, sans aucune justification, au centre de l’Europe, à rebours de nos valeurs de liberté et de démocratie, a lancé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, lors d’une rencontre avec la cheffe de l’opposition bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa à Paris.

Plus tôt dans la journée, Poutine s’est dit prêt à à envoyer une délégation à Minsk, capitale du Bélarus, pour des pourparlers avec l’Ukraine.Des résidents de Kiev regardent le bâtiment complètement détruit.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky assure que les frappes russes visent des zones civiles à Kiev, la capitale. Photo : Getty Images/Chris Mcgrath

Le Royaume-Uni, la Pologne et la République tchèque répondent via l’espace aérien

Du côté britannique, le premier ministre Boris Johnson a contacté ses alliés de la Joint Expeditionary Force (JEF), qui regroupe dix États d’Europe du nord, dont les pays Baltes. Ils ont convenus que plus de sanctions étaient nécessaires, se concentrant notamment sur l’entourage proche du président Poutine, a précisé une porte-parole de Downing Street.

Plus tôt vendredi, Boris Johnson avait lors d’un appel avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky promis de renforcer le soutien à l’Ukraine. Londres a exclu tout envoi de soldats britanniques face aux soldats russes, mais s’est déjà dit prêt à fournir des armes défensives.

La Russie a annoncé vendredi qu’elle interdisait tous les avions liés au Royaume-Uni dans son espace aérien, à la suite de sanctions imposées par Londres à la compagnie aérienne russe Aeroflot en réaction à l’invasion russe.

L’interdiction concerne non seulement les vols à destination de la Russie, mais aussi ceux survolant le territoire russe, un espace clé reliant l’Europe à l’Asie, selon le communiqué du régulateur aérien russe Rosaviatsia.

IAG, la maison mère du transporteur British Airways, a annoncé que ses appareils ne survoleront plus l’espace aérien russe.

La Pologne et la République tchèque ont quant à elle annoncé vendredi la fermeture de leur espace aérien aux compagnies d’aviation russes, et ce, dès minuit.

« À partir de minuit aujourd’hui nous arrêtons le trafic de toutes les compagnies aériennes russes dans l’espace aérien tchèque. »— Une citation de  Martin Kupka, ministre tchèque des Transports, sur Twitter

La compagnie nationale polonaise LOT a par ailleurs annoncé la suspension dès vendredi après-midi de ses vols à destination de Moscou et de Saint-Pétersbourg.

Avec Radio-Canada

Conflit du Tigré : les États-Unis accentuent leur pression

novembre 13, 2021
Un soldat surveille un poste-frontière entre l’Érythrée et l’Éthiopie à Humera, le 22 novembre 2020. © AFP / Eduardo Soteras

Washington a imposé vendredi des sanctions contre l’Érythrée, alliée de l’Éthiopie dans le conflit du Tigré, mettant en garde contre « l’implosion » du pays d’Abiy Ahmed en cas d’échec d’une solution négociée.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a appelé vendredi à de nouvelles discussions entre Addis Abeba et les rebelles, avant son départ pour une tournée africaine la semaine prochaine.

Une absence d’accord entre les parties « conduirait à l’implosion de l’Éthiopie et aurait des conséquences sur d’autres pays dans la région », a-t-il estimé. « L’autre option est de stopper toutes les actions militaires en cours, s’asseoir à une table pour négocier un véritable cessez-le-feu permettant l’accès de l’aide humanitaire à toutes les zones où la population en a besoin », a poursuivi M. Blinken.

Le gouvernement américain a condamné tant le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) au pouvoir dans cette région que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, un ancien allié et prix Nobel de la Paix, dans ce conflit qui a fait des milliers de morts depuis un an et placé des centaines de milliers d’habitants dans des conditions proches de la famine, selon l’ONU.
Début novembre, une enquête du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a conclu à de possibles crimes contre l’humanité commis par toutes les parties.

Sanctions uniquement contre l’Érythrée

Le président Joe Biden avait ouvert la voie en septembre à des sanctions contre tous les protagonistes du conflit. Mais celles imposées vendredi visent l’appareil militaire et politique de l’Érythrée, l’un des pays les plus reclus du monde et soumis à des sanctions internationales.

Washington « veut donner du temps et de l’espace pour voir si ces discussions peuvent progresser », a expliqué dans un communiqué M. Blinken pour justifier d’avoir épargné – pour l’instant – l’Éthiopie et le TPLF.

Le régime érythréen a soutenu militairement Addis Abeba en envoyant des troupes au Tigré, région qui borde sa frontière sud. Les Etats-Unis ont plusieurs fois réclamé le retrait de ces forces, notamment lors de la rencontre entre le représentant spécial Jeffrey Feltman et le président érythréen Issaias Afeworki en mai.

Pillages et de crimes sexuels

« Les forces érythréennes ont opéré en Éthiopie pendant le conflit et ont été responsables de massacres, de pillages et de crimes sexuels », a affirmé le Trésor américain dans un communiqué.

Les sanctions visent notamment l’armée érythréenne (EDF) et le Front populaire pour la démocratie et la justice (PFDJ), seul parti autorisé en Érythrée, dirigé par M. Afeworki qui donne « des ordres directs aux généraux de l’EDF », selon le Trésor.
Le porte-parole du TPLF, Getachew Reda, a salué l’action des États-Unis qui « au moins reconnaissent le rôle des Érythréens dans la campagne génocidaire au Tigré », même si Asmara « s’est perfectionné pour échapper aux sanctions ».

LES DIPLOMATES ÉTRANGERS INTENSIFIENT LEURS EFFORTS POUR TENTER D’ARRACHER UN CESSEZ-LE-FEU

Mais pour Cameron Hudson, expert pour l’Atlantic Council, Abiy Ahmed « reste responsable de ce conflit et le fait d’éviter encore une fois de sanctionner les entités éthiopiennes reflète le sentiment que (le Premier ministre) peut s’impliquer (dans des négociations) et que son approche du conflit a changé », a expliqué l’expert.

Ces derniers jours, les diplomates étrangers ont intensifié leurs efforts pour tenter d’arracher un cessez-le-feu. L’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, envoyé spécial de l’Union africaine, et M. Feltman se sont rendus en Éthiopie cette semaine. M. Blinken sera lui au Kenya voisin mardi.

« Blocus systématique »

Jeudi, Addis Abeba a émis des conditions à des pourparlers avec le TPLF, qui a enregistré des victoires importantes sur le terrain ces dernières semaines et n’a pas écarté de marcher sur la capitale.

Elles incluent un cessez-le-feu, le retrait des rebelles des régions d’Amhara et d’Afar et la reconnaissance de la légitimité du gouvernement central. Le TPLF a en retour réclamé l’entrée au Tigré de l’aide humanitaire, bloquée depuis le 18 octobre alors que 364 camions attendent une autorisation, selon l’ONU.

Le plus célèbre des Tigréens, le chef de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dénoncé vendredi le « blocus systématique » de cette région qui empêche l’envoi de vivres et de médicaments.

« Les gens meurent à cause du manque d’approvisionnement », a-t-il dit à Genève. Les autorités éthiopiennes sont aussi accusées d’avoir harcelé ou arrêté des Tigréens employés par les agences de l’ONU. (Avec AFP)

Avec Jeune Afrique

La RDC et la Zambie vont-elles enfin régler leur différend frontalier ?

août 25, 2021
Sur la route du poste frontalier de Kasumbalesa, qui mène à la Zambie, dans la riche province minière du Katanga, en RDC.

La querelle, vieille de plusieurs décennies, est en passe d’être réglée grâce à la reprise des travaux de démarcation, le 20 août, et à la pose de bornes supplémentaires.

Depuis le 20 août, des experts congolais et zambiens mènent de nouveaux travaux de démarcation de la frontière entre la RDC et la Zambie. Ce qui pose problème, ce sont près de 200 kilomètres situés entre les lacs Moero et Tanganyika.

En 1996, puis en 2006 et 2016, des incidents ont éclaté entre les armées des deux pays. Plus récemment, en mai 2020, la RDC a de nouveau accusé la Zambie de manifester des « velléités d’annexion d’une partie de son territoire », affirmant que depuis le mois de mars précédent, des soldats zambiens avaient pénétré dans les localités de Kubanga, Kalubamba, Libondwe, Moliro et Minyenye, situées dans la province du Tanganyika.

Des combats avaient éclaté, faisant deux victimes, et cette poussée de tension avait été au cœur de discussions entre les présidents Félix Tshisekedi et Denis Sassou Nguesso, qui s’étaient rencontrés en juillet suivant à Brazzaville.

Frontière floue

Les deux parties vont-elles enfin parvenir à régler leur différend ? Tracée à la fin du 19e siècle par les anciennes puissances coloniales belge (pour la RDC) et britannique (pour la Zambie), la frontière s’est avérée floue et n’a cessé d’être contestée.

En août 1982, à Gbadolite, Congolais et Zambiens sont convenus de mettre sur pied une « commission spéciale mixte ». Les travaux de cette commission ont abouti, le 18 septembre 1989, à la signature d’un traité par les présidents Mobutu Sese Seko et Kenneth Kaunda.

L’accord était censé faire taire la querelle, mais il n’en a rien été, les deux pays continuant à « se tromper sur le tracé exact de la frontière », explique Camille Ngoma Khuabi, directeur chargé de la coopération transfrontalière à la Commission congolaise des frontières.

« Un pont entre deux pays »

Saisie par la RDC, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) s’en est mêlée, tranchant en faveur des autorités congolaises, si bien qu’à l’issue de sa médiation, en juin et juillet 2020, des bornes – principales ou géodésiques – ont été installées.

La phase actuelle consiste désormais en la pose de bornes intermédiaires, tous les 500 mètres, sur une portion longue de 205 km.

Le 23 août, les autorités des cités frontalières de Pweto (RDC) et Lupiya (Zambie) ont en outre lancé une campagne conjointe de sensibilisation des populations, de manière à renforcer le climat de paix et de sécurité dans la région.

À terme, « cela va aussi faciliter le commerce transfrontalier et les bonnes relations entre nos deux peuples, souligne Joseph Minango, à la tête de la délégation zambienne qui travaille à la démarcation de la frontière. Cela ne va pas ériger une barrière mais plutôt un pont entre nos deux pays. »

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala

Conflit dans le Tigré, en Éthiopie : Yoweri Museveni et Olusegun Obasanjo s’impliquent

novembre 16, 2020
Des Éthiopiens ayant fui les combats dans le Tigré pour se réfugier au Soudan, le 15 novembre 2020.

Le conflit entre le pouvoir central et la région dissidente du Tigré, qui s’étend désormais à l’Érythrée, est au centre d’un intense balai diplomatique. Tandis que le président ougandais Yoweri Museveni affirme s’impliquer directement, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo est annoncé à Addis-Abeba pour une mission de médiation.

Olusegun Obasanjo « est en route pour Addis-Abeba pour des pourparlers », a assuré ce lundi Kehinde Akiyemi, porte-parole de l’ex-président nigérian, précisant qu’il allait mener une mission de « médiation ». Le gouvernement éthiopien et l’Union africaine (UA) ont cependant indiqué ne pas avoir d’informations concernant cette mission.

Cette annonce intervient alors que Yoweri Museveni, le président ougandais, a reçu le vice-Premier ministre éthiopien, Demeke Mekonnen Hassen, également ministre des Affaires étrangères. « Il faut qu’il y ait des négociations et que le conflit s’arrête », a déclaré Museveni à l’issue de cet entretien qui s’est tenu à Gulu, dans le nord de l’Ouganda. « Je suis totalement en désaccord avec la politique axée sur le fédéralisme ethnique, a encore précisé le chef de l’État ougandais. Nous devons mettre l’accent sur la question de l’unité et des intérêts communs, car c’est le seul moyen de prospérer. »

Le président ougandais Yoweri Museveni et vice-Premier ministre éthiopien, Demeke Mekonnen Hassen, le 16 novembre 2020 à Gulu (Nord de l'Ouganda).

Selon deux responsables gouvernementaux cités par l’AFP, Yoweri Museveni devait également recevoir ce lundi une délégation du Front de libération des peuples du Tigré (TPLF), parti qui dirige la région dissidente. Mais aucun détail n’a filtré sur cette rencontre.

Escalade

Le conflit qui fait rage dans la région du Tigré, où le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a envoyé l’armée fédérale le 4 novembre, après des mois de tensions croissantes avec les autorités régionales du TPLF, a franchi un seuil supplémentaire ces derniers jours. Le TPLF a tiré samedi des roquettes sur la capitale de l’Érythrée frontalière, qu’il accuse de prêter main-forte à l’armée fédérale éthiopienne dans son offensive.

Dimanche, Abiy Ahmed a assuré que les opérations militaires « progressaient bien » et que « l’Éthiopie était plus que capable d'[en] atteindre les objectifs […] par elle-même ». Les médias d’État éthiopiens ont par ailleurs annoncé la prise d’Alamata, localité du sud-est du Tigré, à 180 km de route au sud de la capitale régionale, Mekele.

Une escalade qui renforce les craintes des observateurs que le conflit au Tigré ne dégénère et n’entraîne l’Éthiopie dans un conflit communautaire incontrôlable en même temps qu’il déstabilise la Corne de l’Afrique.

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) a alerté sur les conséquences de la crise, disant notamment s’attendre à une vague massive de réfugiés au Soudan voisin. Près de 25 000 Éthiopiens, hommes, femmes et enfants, ont déjà fui au Soudan les combats au Tigré, selon l’agence officielle soudanaise Suna.

 Par Jeune Afrique avec AFP

RDC-Zambie: l’armée zambienne sommée de quitter le territoire congolais

juillet 27, 2020

 

L’échéance de la communauté de développement d’Afrique australe (Sadc) court jusqu’au 1er août 2020.

La récente descente sur le terrain des experts de la Sadc s’est avérée concluante pour la République démocratique du Congo dont le conflit frontalier avec la Zambie n’a cessé de faire couler beaucoup d’encre. Les réactions de satisfaction enregistrées notamment dans les provinces de l’ex-Katanga sont éloquentes quant aux attentes des politiques et des communautés directement concernées par l’occupation des localités de Kibanga et Kalubamba.

La réaction de la Sadc est consécutive au rapport de sa délégation envoyée dans la province du Tanganyika en date du 22 juillet après avoir été saisie par la RDC du litige frontalier qui l’opposait à la Zambie. Après examen du contentieux frontalier, la Sadc a décidé que les localités de Kibanga et de Kalubamba font partie de la RDC et a exigé le retrait des troupes zambiennes du territoire congolais.

Le gouvernement provincial du Tanganyika s’est réjoui de la tournure heureuse des événements et a rappelé l’harmonie qui a toujours caractérisée les relations entre la RDC et le Zambie. Le porte-parole du gouvernement provincial affirme, par ailleurs, ne pas comprendre les raisons de l’agression de l’armée zambienne. « Ce fut une véritable agression que notre pays a semblé minimiser car, depuis plusieurs décennies, la RDC et la Zambie vivent dans une parfaite harmonie coopérative », a-t-il déclaré.

Selon des sources concordantes, les armées de la RDC et de la Zambie s’étaient affrontées dans le village de Kibanga, dans le territoire de Moba, en mars dernier. Les militaires zambiens, appuyés par leur aviation, avaient même investi depuis le 15 mars ce village et y avaient hissé leur drapeau après avoir descendu celui de la RDC. Cependant, les autorités congolaises et zambiennes avaient opté pour une solution pacifique.

Avec Adiac-Congo par Jules Tambwe Itagali

Message d’un Congolais à BrazzaNews

mai 19, 2017

Les Familles des quartiers Nord de Brazzaville sont aussi dans le désarroi.

«Trop de mort dans nos familles, comment arrêter Sassou ? Il refuse de dialoguer, soit disant ce Sassou-là était médiateur dans la crise centrafricaine, là-bas c’était aussi des rebelles qui se battait. Pour le conflit centrafricain il avait trouvé la solution par le dialogue, et voici Ma tante a perdu deux enfants: UN LIEUTENANT ET UN SERGENT ».

Voici l’image qu’il nous a envoyée, dans une expression de colère et de désolation,  depuis la morgue de Brazzaville.

 

Photo de BrazzaNews.

Les militaires sous pressions : si tu veux ton salaire , il faut aller affronter les FALC dans le POOL.

Ndenguet, le chef d’Etat major et les PDG des banques se sont réuni pour ne pas laisser les militaires prendre leurs salaires par la banque car nombreux ont décidés de prendre le salaire et de prendre la fuite, de ne pas aller combattre. Le chef d’état-major a conclut une entente avec les banques et les militaires vont être payé à la main ce mois ci à l’état-major et de là ils vont être réquisitionnés.

Avec Brazzanews.fr

Afrique du Sud: le remaniement vire à la guerre au sein de l’ANC

mars 31, 2017

 

Pravin Godhan, ex-ministre des Finances sud-africain, le 28 mars 2017, à Pretoria / © AFP/Archives / Phil MAGAKOE

La décision du président sud-africain Jacob Zuma de limoger son ministre des Finances et rival Pravin Gordhan a viré vendredi à la guerre ouverte au sein du Congrès national africain (ANC) au pouvoir, qui apparaît plus divisé que jamais.

Quelques heures à peine après l’annonce du vaste remaniement gouvernemental qui a coûté son poste au ministre, deux poids lourds du parti de l’icône Nelson Mandela sont montés au créneau pour critiquer publiquement son départ forcé.

Lui-même candidat à la succession de M. Zuma à la tête de l’ANC, le vice-président Cyril Ramaphosa l’a jugé « inacceptable ».

« J’ai fait connaître mon opinion, un certain nombre d’autres collègues et camarades ne sont pas satisfaits de cette situation, particulièrement du renvoi du ministre des Finances qui servait le pays avec honneur et excellence », a-t-il déclaré à la presse.

M. Ramaphosa a toutefois indiqué qu’il ne démissionnerait pas.

Après plusieurs jours de rumeurs et de tensions, le chef de l’Etat a annoncé dans la nuit un remaniement de grande ampleur, marqué par la nomination de dix ministres et autant de vice-ministres, pour la plupart considérés comme des fidèles.

Avant lui, le secrétaire général de l’ANC Gwede Mantashe a dénoncé ni plus, ni moins qu’un coup de force du président.

Le président sud-africain Jacob Zuma, le 9 février 2017 au Cap / © POOL/AFP/Archives / SUMAYA HISHAM

« Le président est venu avec une liste. Il a dit +vous pouvez commenter si vous voulez mais c’est ma décision+ », a rapporté M. Mantashe, « ce procédé m’a rendu nerveux et mal à l’aise ».

– « N’importe quoi » –

Pravin Gordhan a été, sans surprise, la principale victime du remaniement. Champion de la lutte contre la corruption, il était depuis des mois en conflit ouvert avec Jacob Zuma, englué dans une longue liste de scandales politico-financiers.

Lundi, le chef de l’Etat a brutalement interrompu une tournée de promotion du ministre auprès des investisseurs au Royaume-Uni, au motif qu’il salissait son image à l’étranger.

« N’importe quoi », lui a rétorqué vendredi Pravin Gordhan.

Tout en ironie et sous-entendus, il a profité d’une conférence de presse d’adieu pour adresser plusieurs piques à son ex-patron. « J’espère que de plus en plus de Sud-Africains sont déterminés à dire que notre pays n’est pas à vendre », a-t-il lancé.

Le chef de l?État a attribué le portefeuille du Trésor à un de ses fidèles, le ministre de l’Intérieur Malusi Gigaba pris en photo ici le 15 octobre 2009 à Standerton en Afrique du Sud / © AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

Le président Zuma est mis en cause dans plusieurs scandales de corruption qui impliquent notamment la sulfureuse famille Gupta.

Le renvoi de Pravin Gordhan a une nouvelle fois illustré les profondes fractures politiques qui déchirent l’ANC, au pouvoir depuis l’élection de Nelson Mandela en 1994.

En nette perte de vitesse depuis son revers aux élections locales de l’an dernier, le parti est écartelé entre les soutiens de Jacob Zuma, partisan d’une « transformation radicale » de l’économie en faveur de la majorité noire, et une aile plus modérée incarnée par MM. Gordhan et Cyril Ramaphosa.

Ces divergences sont exacerbées par la course engagée pour la succession de M. Zuma, qui doit quitter la présidence de l’ANC en décembre dans la perspective des élections générales de 2019.

– « Trahison » –

Le chef de l’Etat soutient son ex-épouse Nkosazana Dlamini-Zuma face à l’autre favori, Cyril Ramaphosa.

Afrique du Sud: le ministre des Finances limogé / © AFP / Jenny Goldhawk Smith, Pierre Donadieu, Julie Jammot

« Ce remaniement marque clairement la volonté de Zuma de promouvoir la candidature de son ex-femme », a commenté à l’AFP l’analyste politique Susan Booysen, de l’université Witwatersrand.

Le renvoi de Pravin Gordhan a provoqué la colère de l’opposition, qui y voit la volonté du président de renforcer son contrôle sur les finances du pays. Le portefeuille des Finances a été attribué à un proche, le ministre de l’Intérieur Malusi Gigaba.

« Les actions du président Jacob Zuma ne peuvent être considérées que comme de la trahison », a dénoncé le chef de l’Alliance démocratique (DA, opposition), Mmusi Maimane.

« Elles ne sont pas dans l’intérêt de tous les Sud-Africains et sûrement pas dans celui du bien-être de la République », a-t-jugé.

Son parti a annoncé le dépôt au Parlement d’une énième motion de défiance contre M. Zuma.

Les marchés financiers ont eux aussi sanctionné le départ de Pravin Gordhan, respecté pour avoir tenu tant bien que mal les cordons d’une économie sud-africaine endettée et qui tourne au ralenti.

Le rand sud-africain a perdu jusqu’à 2,6% par rapport au dollar dans la matinée, en baisse de plus de 7% par rapport au billet vert depuis le début de la semaine.

Fin 2016, les trois grandes agences de notation financière ont accordé un sursis à l’Afrique du Sud en ne la dégradant pas dans la catégorie des investissements spéculatifs. Mais elles ont menacé de le faire en cas de persistance de l’agitation politique.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2017 13h33)

Au Burundi, l’élite politique joue sur la peur d’un conflit ethnique pour garder le pouvoir

mai 16, 2016

Des forces armées répriment une manifestation, le 13 mai 2015, à Bujumbura contre un troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza

Des forces armées répriment une manifestation, le 13 mai 2015, à Bujumbura contre un troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza Crédits : JENNIFER HUXTA/AFP
26 avril 2015. Les habitants de Bujumbura envahissent les artères de leur ville pour dire « non » au troisième mandat de Pierre Nkurunziza. Le mouvement de contestation s’amplifie de jour en jour. Quelques mois plus tard, les gaz lacrymogènes de la police cèdent la place aux balles réelles. Les Nations unies parlent déjà de plus de 500 vies fauchées en un an. Tant d’événements, de rebondissements, de tragédies ont émaillé cette année, que certains n’hésitent plus à parler de « pourrissement ».

Le décor planté, faut-il alors parler d’un génocide en préparation au Burundi ? D’une ethnie montée contre une autre, comme on l’entend dans les discours politiques, comme on le lit sur les réseaux sociaux, parfois même dans la presse locale et internationale ?

Pour moi, l’hypothèse d’un simple contentieux entre Hutu et Tutsi pouvant déboucher sur un génocide est à prendre avec des pincettes. La raison est simple : le Burundi n’a jamais connu de conflit foncièrement ethnique. Des centaines de milliers de Burundais ont été sacrifiées sur l’autel des ambitions inavouées de son élite politique. Ce ne sont pas les acteurs en scène, en train de se déchirer aujourd’hui, qui me contrediront. Eux qui se sont mis d’accord à Arusha, à la fin des années 1990, lors des négociations qui ont mis fin à la guerre civile en 2000, que le Burundi a toujours eu affaire à des conflits politiques mais à caractère ethnique. Aux sceptiques de regarder la configuration des protagonistes actuels : des Hutu qui pourchassent d’autres Hutu, des Tutsi et des Hutu qui se serrent les coudes pour faire barrage à un régime qui ne veut pas couper la poire en deux. La composition métissée du Parlement burundais et celle du CNARED, mouvement qui réunit la plupart des opposants politiques, en disent long.

Une ethnicisation à l’horizon

C’est monnaie courante. Une crise éclate au Burundi. « Ça y est ! Les Hutu et les Tutsi veulent encore une fois se rentrer dedans. » C’est souvent la lecture faite par les acteurs internationaux, parfois moins avisés. Au-delà des langues qui jouent sur la lourdeur des mots pour des enjeux qu’elles seules savent, certains sont pris au piège par la position géo-historique de ce petit pays au cœur de l’Afrique. Mais le Burundi n’est pas le Rwanda.

Ces deux pays ont presque la même langue, la même culture, ont eu le même colon… et sont composés des mêmes ethnies : les Hutu, les Tutsi et les Twa. Des éléments qui peuvent suffire pour se méprendre sur l’histoire politique du Burundi, le spectre du génocide de 1994 au Rwanda ajoutant son ombre. S’il faut oser le dire : le Rwanda fait face à un conflit ethnique, le Burundi non.

Et sur le plan national ? C’est la grande question : comment une manifestation qui rassemblait les Hutu et les Tutsi à Bujumbura a vite porté l’étiquette d’une insurrection orchestrée par une minorité ethnique qui ne rêve que d’une chose : revenir aux affaires ? Deux explications majeures. Sans nul doute, il n’y avait aucune réponse convaincante qui pouvait éteindre la fureur d’une jeunesse frustrée, éduquée mais sans perspectives d’avenir, sans emplois parfois, si ce n’est se recroqueviller dans les échappatoires ethniques.

Enfin, la mémoire. Des hommes politiques, acteurs et victimes des crises antérieures à caractères ethniques, n’ont pas hésité à crier à qui veut l’entendre que ce qui se passe au Burundi est juste la réédition de 1972, 1988 ou 1993.

Un message qui passe très mal aux oreilles des jeunes. A ces dates-là, la plupart n’étaient pas encore nés.

Lemonde.fr par Armel Gilbert Bukeyeneza  

Un père poignarde à mort son bébé à Renens (VD)

juin 22, 2013

Un conflit familial s’est terminé tragiquement samedi à Renens (VD). Un homme de 29 ans s’est enfermé dans son appartement avec son bébé âgé d’un an. Au moment où la police a donné l’assaut dans son appartement, le père a poignardé son petit garçon, lequel est décédé peu après.

En milieu de journée, le jeune homme s’est rendu à son domicile en voiture, en compagnie de son ex-amie et de leur enfant. Tandis que la mère du bambin garait le véhicule, le père a emmené le petit garçon. Il s’est ensuite enfermé avec lui dans son appartement.

Peu après, la jeune femme, avec laquelle il n’est pas marié, a trouvé porte close. Son ex-compagnon a alors menacé de tuer leur enfant puis de se suicider, a indiqué à l’ats Pierre-Olivier Gaudard, répondant presse de la police vaudoise.

La maman s’est aussitôt rendue au poste de police de l’Ouest lausannois. Malgré de longues négociations avec les forces de l’ordre, l’homme n’a pas voulu se rendre. Sept policiers d’élite du Détachement d’action rapide et de dissuasion (DARD) de la gendarmerie sont alors entrés de force dans l’appartement.

Au même moment, le père a poignardé son bébé avec un couteau et tenté de se suicider en se tailladant le cou. L’enfant, dans un état grave, a été transporté au CHUV avec sa maman, âgée de 26 ans. Malgré toutes les soins prodigués par les médecins, le bébé est décédé de ses blessures dans la soirée.

Le jeune père a été arrêté et ne souffre que de blessures superficielles. Il est originaire de la République démocratique du Congo, tandis que la mère et l’enfant sont de nationalité portugaise.

Quartier bouclé

Cet événement a mobilisé une trentaine de policiers, a précisé M. Gaudard. Le quartier a été bouclé entre 15h30 et 19h30.

Le procureur de service a ouvert une enquête pénale. Les investigations sont menées par les inspecteurs de la division criminelle et de l’identité judiciaire de la Police de sûreté. Un problème de droit de garde serait à l’origine de ce drame.

Romandie.com