Posts Tagged ‘Conflit’

Message d’un Congolais à BrazzaNews

mai 19, 2017

Les Familles des quartiers Nord de Brazzaville sont aussi dans le désarroi.

«Trop de mort dans nos familles, comment arrêter Sassou ? Il refuse de dialoguer, soit disant ce Sassou-là était médiateur dans la crise centrafricaine, là-bas c’était aussi des rebelles qui se battait. Pour le conflit centrafricain il avait trouvé la solution par le dialogue, et voici Ma tante a perdu deux enfants: UN LIEUTENANT ET UN SERGENT ».

Voici l’image qu’il nous a envoyée, dans une expression de colère et de désolation,  depuis la morgue de Brazzaville.

 

Photo de BrazzaNews.

Les militaires sous pressions : si tu veux ton salaire , il faut aller affronter les FALC dans le POOL.

Ndenguet, le chef d’Etat major et les PDG des banques se sont réuni pour ne pas laisser les militaires prendre leurs salaires par la banque car nombreux ont décidés de prendre le salaire et de prendre la fuite, de ne pas aller combattre. Le chef d’état-major a conclut une entente avec les banques et les militaires vont être payé à la main ce mois ci à l’état-major et de là ils vont être réquisitionnés.

Avec Brazzanews.fr

Afrique du Sud: le remaniement vire à la guerre au sein de l’ANC

mars 31, 2017

 

Pravin Godhan, ex-ministre des Finances sud-africain, le 28 mars 2017, à Pretoria / © AFP/Archives / Phil MAGAKOE

La décision du président sud-africain Jacob Zuma de limoger son ministre des Finances et rival Pravin Gordhan a viré vendredi à la guerre ouverte au sein du Congrès national africain (ANC) au pouvoir, qui apparaît plus divisé que jamais.

Quelques heures à peine après l’annonce du vaste remaniement gouvernemental qui a coûté son poste au ministre, deux poids lourds du parti de l’icône Nelson Mandela sont montés au créneau pour critiquer publiquement son départ forcé.

Lui-même candidat à la succession de M. Zuma à la tête de l’ANC, le vice-président Cyril Ramaphosa l’a jugé « inacceptable ».

« J’ai fait connaître mon opinion, un certain nombre d’autres collègues et camarades ne sont pas satisfaits de cette situation, particulièrement du renvoi du ministre des Finances qui servait le pays avec honneur et excellence », a-t-il déclaré à la presse.

M. Ramaphosa a toutefois indiqué qu’il ne démissionnerait pas.

Après plusieurs jours de rumeurs et de tensions, le chef de l’Etat a annoncé dans la nuit un remaniement de grande ampleur, marqué par la nomination de dix ministres et autant de vice-ministres, pour la plupart considérés comme des fidèles.

Avant lui, le secrétaire général de l’ANC Gwede Mantashe a dénoncé ni plus, ni moins qu’un coup de force du président.

Le président sud-africain Jacob Zuma, le 9 février 2017 au Cap / © POOL/AFP/Archives / SUMAYA HISHAM

« Le président est venu avec une liste. Il a dit +vous pouvez commenter si vous voulez mais c’est ma décision+ », a rapporté M. Mantashe, « ce procédé m’a rendu nerveux et mal à l’aise ».

– « N’importe quoi » –

Pravin Gordhan a été, sans surprise, la principale victime du remaniement. Champion de la lutte contre la corruption, il était depuis des mois en conflit ouvert avec Jacob Zuma, englué dans une longue liste de scandales politico-financiers.

Lundi, le chef de l’Etat a brutalement interrompu une tournée de promotion du ministre auprès des investisseurs au Royaume-Uni, au motif qu’il salissait son image à l’étranger.

« N’importe quoi », lui a rétorqué vendredi Pravin Gordhan.

Tout en ironie et sous-entendus, il a profité d’une conférence de presse d’adieu pour adresser plusieurs piques à son ex-patron. « J’espère que de plus en plus de Sud-Africains sont déterminés à dire que notre pays n’est pas à vendre », a-t-il lancé.

Le chef de l?État a attribué le portefeuille du Trésor à un de ses fidèles, le ministre de l’Intérieur Malusi Gigaba pris en photo ici le 15 octobre 2009 à Standerton en Afrique du Sud / © AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

Le président Zuma est mis en cause dans plusieurs scandales de corruption qui impliquent notamment la sulfureuse famille Gupta.

Le renvoi de Pravin Gordhan a une nouvelle fois illustré les profondes fractures politiques qui déchirent l’ANC, au pouvoir depuis l’élection de Nelson Mandela en 1994.

En nette perte de vitesse depuis son revers aux élections locales de l’an dernier, le parti est écartelé entre les soutiens de Jacob Zuma, partisan d’une « transformation radicale » de l’économie en faveur de la majorité noire, et une aile plus modérée incarnée par MM. Gordhan et Cyril Ramaphosa.

Ces divergences sont exacerbées par la course engagée pour la succession de M. Zuma, qui doit quitter la présidence de l’ANC en décembre dans la perspective des élections générales de 2019.

– « Trahison » –

Le chef de l’Etat soutient son ex-épouse Nkosazana Dlamini-Zuma face à l’autre favori, Cyril Ramaphosa.

Afrique du Sud: le ministre des Finances limogé / © AFP / Jenny Goldhawk Smith, Pierre Donadieu, Julie Jammot

« Ce remaniement marque clairement la volonté de Zuma de promouvoir la candidature de son ex-femme », a commenté à l’AFP l’analyste politique Susan Booysen, de l’université Witwatersrand.

Le renvoi de Pravin Gordhan a provoqué la colère de l’opposition, qui y voit la volonté du président de renforcer son contrôle sur les finances du pays. Le portefeuille des Finances a été attribué à un proche, le ministre de l’Intérieur Malusi Gigaba.

« Les actions du président Jacob Zuma ne peuvent être considérées que comme de la trahison », a dénoncé le chef de l’Alliance démocratique (DA, opposition), Mmusi Maimane.

« Elles ne sont pas dans l’intérêt de tous les Sud-Africains et sûrement pas dans celui du bien-être de la République », a-t-jugé.

Son parti a annoncé le dépôt au Parlement d’une énième motion de défiance contre M. Zuma.

Les marchés financiers ont eux aussi sanctionné le départ de Pravin Gordhan, respecté pour avoir tenu tant bien que mal les cordons d’une économie sud-africaine endettée et qui tourne au ralenti.

Le rand sud-africain a perdu jusqu’à 2,6% par rapport au dollar dans la matinée, en baisse de plus de 7% par rapport au billet vert depuis le début de la semaine.

Fin 2016, les trois grandes agences de notation financière ont accordé un sursis à l’Afrique du Sud en ne la dégradant pas dans la catégorie des investissements spéculatifs. Mais elles ont menacé de le faire en cas de persistance de l’agitation politique.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2017 13h33)

Au Burundi, l’élite politique joue sur la peur d’un conflit ethnique pour garder le pouvoir

mai 16, 2016

Des forces armées répriment une manifestation, le 13 mai 2015, à Bujumbura contre un troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza

Des forces armées répriment une manifestation, le 13 mai 2015, à Bujumbura contre un troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza Crédits : JENNIFER HUXTA/AFP
26 avril 2015. Les habitants de Bujumbura envahissent les artères de leur ville pour dire « non » au troisième mandat de Pierre Nkurunziza. Le mouvement de contestation s’amplifie de jour en jour. Quelques mois plus tard, les gaz lacrymogènes de la police cèdent la place aux balles réelles. Les Nations unies parlent déjà de plus de 500 vies fauchées en un an. Tant d’événements, de rebondissements, de tragédies ont émaillé cette année, que certains n’hésitent plus à parler de « pourrissement ».

Le décor planté, faut-il alors parler d’un génocide en préparation au Burundi ? D’une ethnie montée contre une autre, comme on l’entend dans les discours politiques, comme on le lit sur les réseaux sociaux, parfois même dans la presse locale et internationale ?

Pour moi, l’hypothèse d’un simple contentieux entre Hutu et Tutsi pouvant déboucher sur un génocide est à prendre avec des pincettes. La raison est simple : le Burundi n’a jamais connu de conflit foncièrement ethnique. Des centaines de milliers de Burundais ont été sacrifiées sur l’autel des ambitions inavouées de son élite politique. Ce ne sont pas les acteurs en scène, en train de se déchirer aujourd’hui, qui me contrediront. Eux qui se sont mis d’accord à Arusha, à la fin des années 1990, lors des négociations qui ont mis fin à la guerre civile en 2000, que le Burundi a toujours eu affaire à des conflits politiques mais à caractère ethnique. Aux sceptiques de regarder la configuration des protagonistes actuels : des Hutu qui pourchassent d’autres Hutu, des Tutsi et des Hutu qui se serrent les coudes pour faire barrage à un régime qui ne veut pas couper la poire en deux. La composition métissée du Parlement burundais et celle du CNARED, mouvement qui réunit la plupart des opposants politiques, en disent long.

Une ethnicisation à l’horizon

C’est monnaie courante. Une crise éclate au Burundi. « Ça y est ! Les Hutu et les Tutsi veulent encore une fois se rentrer dedans. » C’est souvent la lecture faite par les acteurs internationaux, parfois moins avisés. Au-delà des langues qui jouent sur la lourdeur des mots pour des enjeux qu’elles seules savent, certains sont pris au piège par la position géo-historique de ce petit pays au cœur de l’Afrique. Mais le Burundi n’est pas le Rwanda.

Ces deux pays ont presque la même langue, la même culture, ont eu le même colon… et sont composés des mêmes ethnies : les Hutu, les Tutsi et les Twa. Des éléments qui peuvent suffire pour se méprendre sur l’histoire politique du Burundi, le spectre du génocide de 1994 au Rwanda ajoutant son ombre. S’il faut oser le dire : le Rwanda fait face à un conflit ethnique, le Burundi non.

Et sur le plan national ? C’est la grande question : comment une manifestation qui rassemblait les Hutu et les Tutsi à Bujumbura a vite porté l’étiquette d’une insurrection orchestrée par une minorité ethnique qui ne rêve que d’une chose : revenir aux affaires ? Deux explications majeures. Sans nul doute, il n’y avait aucune réponse convaincante qui pouvait éteindre la fureur d’une jeunesse frustrée, éduquée mais sans perspectives d’avenir, sans emplois parfois, si ce n’est se recroqueviller dans les échappatoires ethniques.

Enfin, la mémoire. Des hommes politiques, acteurs et victimes des crises antérieures à caractères ethniques, n’ont pas hésité à crier à qui veut l’entendre que ce qui se passe au Burundi est juste la réédition de 1972, 1988 ou 1993.

Un message qui passe très mal aux oreilles des jeunes. A ces dates-là, la plupart n’étaient pas encore nés.

Lemonde.fr par Armel Gilbert Bukeyeneza  

Un père poignarde à mort son bébé à Renens (VD)

juin 22, 2013

Un conflit familial s’est terminé tragiquement samedi à Renens (VD). Un homme de 29 ans s’est enfermé dans son appartement avec son bébé âgé d’un an. Au moment où la police a donné l’assaut dans son appartement, le père a poignardé son petit garçon, lequel est décédé peu après.

En milieu de journée, le jeune homme s’est rendu à son domicile en voiture, en compagnie de son ex-amie et de leur enfant. Tandis que la mère du bambin garait le véhicule, le père a emmené le petit garçon. Il s’est ensuite enfermé avec lui dans son appartement.

Peu après, la jeune femme, avec laquelle il n’est pas marié, a trouvé porte close. Son ex-compagnon a alors menacé de tuer leur enfant puis de se suicider, a indiqué à l’ats Pierre-Olivier Gaudard, répondant presse de la police vaudoise.

La maman s’est aussitôt rendue au poste de police de l’Ouest lausannois. Malgré de longues négociations avec les forces de l’ordre, l’homme n’a pas voulu se rendre. Sept policiers d’élite du Détachement d’action rapide et de dissuasion (DARD) de la gendarmerie sont alors entrés de force dans l’appartement.

Au même moment, le père a poignardé son bébé avec un couteau et tenté de se suicider en se tailladant le cou. L’enfant, dans un état grave, a été transporté au CHUV avec sa maman, âgée de 26 ans. Malgré toutes les soins prodigués par les médecins, le bébé est décédé de ses blessures dans la soirée.

Le jeune père a été arrêté et ne souffre que de blessures superficielles. Il est originaire de la République démocratique du Congo, tandis que la mère et l’enfant sont de nationalité portugaise.

Quartier bouclé

Cet événement a mobilisé une trentaine de policiers, a précisé M. Gaudard. Le quartier a été bouclé entre 15h30 et 19h30.

Le procureur de service a ouvert une enquête pénale. Les investigations sont menées par les inspecteurs de la division criminelle et de l’identité judiciaire de la Police de sûreté. Un problème de droit de garde serait à l’origine de ce drame.

Romandie.com

Conflit au Mali: près de 150.000 réfugiés et 230.000 déplacés

janvier 15, 2013
Conflit au Mali: près de 150.000 réfugiés et 230.000 déplacés Conflit au Mali: près de 150.000 réfugiés et 230.000 déplacés © AFP

Le nombre de réfugiés chassés par le conflit au Mali approche les 150. 000 personnes dans les pays voisins, a indiqué mardi le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), et le nombre de personnes déplacées dans le pays est proche de 230. 000, a précisé le bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

Le HCR a enregistré 144. 500 réfugiés en provenance du Mali, dont 54. 100 en Mauritanie, 50. 000 au Niger, 38. 800 au Burkina Faso et 1. 500 en Algérie, a indiqué un porte-parole à Genève.

Il a enregistré l’arrivée au Niger de 450 personnes déclarant fuir les opérations militaires les 11 et 12 janvier. Au Burkina Faso, 309 réfugiés sont arrivés ces derniers jours, et en Mauritanie 471, en majorité des femmes et des enfants.

Pour l’Ocha, le nombre estimé de déplacés au 14 janvier était de 229. 000 personnes, soit 30. 000 personnes de plus depuis la reprise des combats.

A Konna, 5. 000 personnes (la moitié de la population) ont fui la ville en traversant le fleuve Niger, selon la Commission sur les mouvements de population au Mali, qui admet avoir des difficultés à avoir des sources absolument fiables.

Par ailleurs, le Programme alimentaire mondial (PAM), qui distribue de la nourriture au Mali via neuf ONG, a souligné qu’il lui manque un financement de 129 millions de dollars (97 millions d’euros) pour répondre aux besoins, soit 94% des financements requis pour 2013, a indiqué une porte-parole de l’organisation.

En 2012, le PAM a fourni une aide à 1. 200. 000 personnes affectées par le conflit malien, dans le pays et les pays voisins.

Dans ses prévisions de budget pour 2013, l’ONU a dit en décembre avoir besoin de 370 millions de dollars, soit 73% de plus qu’en 2012, pour aider 4,29 millions de personnes.

Jeuneafrique.com avec AFP

Libye : Kadhafi prédit une «fin proche» pour les rebelles

août 15, 2011

Le dirigeant libyen s’est dimanche soir, pour la première fois depuis plusieurs semaines, exprimé à la télévision. Son message intervient au moment où les rebelles annoncent contrôler deux villes proches de Tripoli.

Le colonel Kadhafi est sorti de son silence dans la nuit de dimanche à lundi, au moment où les réseaux sociaux et certains médias évoquaient son départ imminent vers l’étranger. «La fin du colonisateur (l’Otan, ndlr) est proche et la fin des rats (rebelles, ndlr) est proche. Les rebelles fuient d’une maison à une autre devant les masses qui les chassent», a indiqué le dirigeant libyen dans un message diffusé «en direct», selon la télévision libyenne, mais dont la plus grande partie était inaudible en raison d’une «panne technique». C’est sa première intervention depuis plusieurs semaines. «Le colonisateur et ses agents n’ont plus qu’à recourir au mensonge et à la guerre psychologique après que toutes les guerres avec toutes les armes ont échoué», a lancé le Guide, alors même que les rebelles affirment s’être rapprochés de Tripoli. Le colonel a appelé ses partisans à résister et à se «préparer pour la bataille pour libérer» les villes tenues par les rebelles.

Ce message de défi survient alors que les rebelles annoncent plusieurs avancées à proximité de Tripoli, bastion du régime. Les rebelles libyens affirment contrôler les villes de Gharyane et de Sorman, situées respectivement à 50 km au sud de Tripoli et à une soixantaine de km à l’ouest. Les deux localités ont été «libérées», «toutes les portes d’entrée» de ces villes étant «sous le contrôle» des rebelles mais l’insurrection doit faire face à «la présence d’un nombre indéterminé» de tireurs embusqués fidèles au régime dans certains quartiers résidentiels.

Forte résistance à Zawiyah

La rébellion a aussi «le contrôle total» des 15 km de route entre les villes côtières de Zawiyah et de Sorman, ce qui prive Tripoli de sa voie habituelle d’approvisionnement depuis la Tunisie.

En revanche, les insurgés ont dit faire face à une forte résistance de Zawiyah,à 40 km au sud-ouest de Tripoli. S’ils maintiennent leur contrôle sur les entrées sud et ouest de la ville, ils n’ont pu que très peu progresser dimanche. Ils avaient réussi à entrer samedi jusqu’au centre-ville, mais ont été attaqués peu après par des pro-Kadhafi, appuyés par des chars, aux obus de mortier et à la mitrailleuse lourde. «Les forces du régime contrôlent l’est et le centre où des tireurs embusqués sont positionnés sur le toit de nombreux immeubles», a déclaré le commandant rebelle Bachir Ahmed Ali. «Nous craignons l’arrivée de renforts (pro-Kadhafi) depuis Tripoli, notamment par la mer. Mais si Zawiyah tombe, nous serons en mesure de contrôler tout l’ouest de Tripoli jusqu’à la frontière tunisienne, ce sera le début de la fin pour Kadhafi», a-t-il dit.

Selon le photographe de l’AFP, le drapeau rouge, noir et vert de la rébellion, aux couleurs de la Libye monarchique d’avant le coup d’Etat du colonel Kadhafi en 1969, flotte sur le minaret de l’une des mosquées de la ville. Cette avancée des rebelles, l’une des plus significatives depuis le début du conflit le 15 février, intervient après presque six mois de révolte contre le régime Kadhafi. Elle a fait 12 morts chez les insurgés et des dizaines blessés.52 soldats du colonel Kadhafi auraient été capturés, a affirmé la rébellion.

Afflux inhabituel de soldats le long de la frontière
Dans l’enclave côtière de Misrata (200 km à l’est de Tripoli), les pro-Kadhafi semblent en difficulté depuis quelques jours, même s’ils ne cèdent que peu de terrain. Au sud de la ville, les rebelles ont consolidé leurs positions à Touarga, dont ils ont pris le contrôle vendredi et où ils ont assuré ne plus faire face qu’à quelques poches de résistance.

Dans la cité pétrolière de Brega, poste avancé depuis des mois des pro-Kadhafi dans l’Est, les insurgés ont annoncé avoir continué leur progression, toujours avec le soutien des bombardements aériens de l’Otan. Ils ont pris le contrôle d’un nouveau quartier de la zone résidentielle et surtout d’une ancienne usine de canalisation, principal point d’appui des lignes de défense pro-Kadhafi à l’intérieur des terres.

Parallèlement, un afflux inhabituel de soldats pro-Kadhafi a été constaté à Ras Jedi, le long de la frontière tunisienne. «Il y a une présence sans précédent d’unités sécuritaires pro-Kadhafi, avec blindés et armes lourdes du côté libyen du passage frontalier», a indiqué un des témoins. Mais le porte-parole du ministère de l’Intérieur tunisien a affirmé que «la situation est normale».

Lefigaro.fr