Posts Tagged ‘Conflits’

Congo: Pour avoir refusé d’engager des poursuites contre le colonel Oniangue, le procureur Oko mon parquet menacé par JDO

juin 24, 2021

Monsieur mon parquet, le fameux procureur de la république Oko Ngakala aurait decidé de vivre désormais en paix avec sa conscience en évitant d’incriminer des innocents qui finissent à la maison d’arrêt. Son refus catégorique d’engager des poursuites judiciaires contre les colonel Albert Oniangue lui coûte des menaces de la part de Jean Dominique Okemba et son acolyte Jean François Ndenguet. Mais il a décidé de leur tenir tête.

Les deux sécurocrates diaboliques du pouvoir de Brazzaville ont pêché de naïveté et d’amateurisme en envoyant quelques éléments de la police à leurs bottes déposer des armes au domicile du Colonel Oniangue au plateau des 15 ans. Les cameras de surveillance de la résidence avaient tout filmé.

Quelques jours plus tard, dans la continuité de leur idiotie, ils ont ramené des journalistes pour immortaliser la grande découverte des armes qui devraient servir de motif à l’accusation d’atteinte à la sûreté intérieur de l’État contre le colonel Oniangue. Le procureur Oko Ngakala détenait alors tous les éléments pour clouer Oniangue.

Une enveloppe Top secret parvenue au bureau du chef de l’État et ensuite du procureur de la république va tout changer du plan des deux bêtisiers que sont JDO et Ndenguet. On y voit comment les policiers ont déposé les armes et leur conversation a été enregistrée. Un coup de maître du colonel pasteur qui a ridicule ceux qui en voulaient à sa peau. Son unique tort a été de participer à la présidentielle du 21 mars contre son ancien chef, un acte impardonnable pour le clan de l’Alima qui a fait de Sassou leur dieu.

Depuis cette mise en scène stupide, le procureur Oko Ngakala aurait pris la décision de ne plus seconder les sales coups de JDO et Ndenguet. En refusant de faire leur volonté Oko Ngakala fait l’objet des menaces de leur part. Malgré les évidences innocentant Oniangue, JDO et Ndenguet poussaient Ngakala à ouvrir une enquête.

Du reste Oko Ngakala s’est rapproché de Dieu et évite de faire du mal à son prochain. Il a demandé à JDO de le virer si ses agissements de ne leur plaisent plus !

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Centrafrique : Bambari aux mains des groupes armés

décembre 23, 2020
Les forces spéciales portugaises de la Minusca roulent sur la nationale 1 en direction des affrontements qui ont eu lieu à 50 kilomètres de là entre des groupes armés et les forces centrafricaines, à Boali, le 22 décembre 2020.

Les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) se sont emparés, mardi, de la quatrième ville du pays, située à 380 km au nord-est de Bangui.

« La ville est sous le contrôle des groupes armés. Il n’y a pas eu de violences contre les habitants, mais les assaillants ont pillé le commissariat, la gendarmerie et les maisons des particuliers », a déclaré Abel Matchipata, le maire de Bambari.

« Ils sont dans la ville, on attend des renforts qui arrivent », a confirmé un haut responsable du gouvernement centrafricain.

L’attaque a donné lieu à deux heures d’échanges de tirs avec l’armée et des Casques bleus de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), ont précisé de hauts responsables d’ONG et de l’ONU.

« Tentative de coup d’État »

Elle a été menée par des éléments de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa, un des nombreux groupes armés qui se partagent plus des deux tiers du pays et qui sont entrés en rébellion à l’approche des élections présidentielle et législatives prévues ce dimanche.

Le gouvernement a accusé samedi l’ex-président, François Bozizé, dont la candidature à la présidentielle a été invalidée, de « tentative de coup d’État », pendant que les élections se préparent avec, pour favori, le président sortant, Faustin Archange Touadéra.

Des combats ont également repris sur la route nationale 1, l’axe vital qui relie la capitale au Cameroun. La ville de Boali, située à environ 60 kilomètres de Bangui et à quelques dizaines de kilomètres des combats sur la route nationale 1, était calme mardi matin.

Treillis étrangers

Mais vers 13 heures, un convoi de camions commerciaux en provenance de Bangui et à destination du Cameroun, sous escorte de la Minusca, a été dissuadé de poursuivre sa route par des éléments des Forces armées centrafricaines (Faca). Des affrontements violents avaient lieu à quelques kilomètres plus avant sur la route, selon de hauts responsables onusiens.

Cette annonce a suscité la peur parmi la population de Boali. Des femmes et des enfants se sont réfugiés à 6 km de la ville dans des campements en brousse, selon des habitants.

Plusieurs blessés sont également arrivés à l’hôpital communautaire de Bangui. Au moins quatre paramilitaires portant le treillis d’un pays étranger figuraient parmi eux.

Par Jeune Afrique avec AFP

Quatre conflits dans le monde dont personne ne parle

octobre 6, 2017

Alors que le prix Nobel de la paix 2017 est connu ce 6 octobre, La Croix s’intéresse à la multitude de conflits « oubliés » qui ont cours sur tous les continents. Quelles sont les particularités de ces conflits ? Pourquoi leur résolution est-elle si complexe ?

Le Mozambique, le Congo, la Nouvelle-Guinée et la Birmanie sont en proie depuis des années à de violents affrontements.

À Bahreïn, dans le village de Diraz, des manifestants fuient les tirs de la police.

À Bahreïn, dans le village de Diraz, des manifestants fuient les tirs de la police. / Andrea Bruce/andrea bruce / NOOR

Au Mozambique, un conflit continu

L’ancienne rébellion de la guerre civile mozambicaine (1976-1992, un million de morts), la Renamo (Résistance nationale mozambicaine), a repris le maquis dans le centre du pays en 2012. Elle exige un plus grand partage des richesses et du pouvoir alors que la Frelimo (Front de libération du Mozambique) dirige le Mozambique depuis l’indépendance en 1975. Plusieurs trêves ont été signées entre les deux camps mais les tensions et les conflits armés resurgissent régulièrement, comme à l’été 2015.

Ce conflit a une coloration nettement sociale, opposant les inclus et les exclus du développement, le Frelimo accaparant les ressources du pays. Le leader de la Renamo, Afonso Dhlakama, a proclamé en décembre 2016 un cessez-le-feu après l’échec d’une médiation internationale. Au mois d’août, il a rencontré le président Filipe Nyusi dans les montagnes du Gorongosa, au centre, où il vit retranché depuis deux ans. Une autre rencontre est annoncée prochainement pour finaliser un futur accord.

Souhaitant surtout ne pas inquiéter les investisseurs intéressés par l’immense potentiel gazier du pays, Maputo ne fait pas grande publicité sur cette crise. D’autant que le régime est secoué depuis 2016 par un scandale provoqué par l’achat pour 2 milliards de dollars de matériel militaire financé par un prêt caché aux députés et aux bailleurs de fonds.

Il y a deux semaines, l’ONU a accusé le Mozambique d’acheter des armes à la Corée du Nord pour un montant de 6 millions de dollars, malgré l’embargo qui frappe Pyongyang.

Entretien : « Les conflits oubliés ont un impact sur nos vies »

Au Congo-Brazzaville, la guerre du Pool

À la suite de la réélection controversée de Denis Sassou N’Guesso, au mois de mars 2017, l’armée congolaise s’est déployée dans la région du Pool, un département du sud du Congo-Brazzaville. Officiellement, elle y pourchasse Frédéric Bintsamou, alias « pasteur Ntumi », l’ancien chef des « Ninjas ». Ce groupe armé avait déjà combattu dans le Pool entre 1998 et 2005. Après avoir déposé les armes, pasteur Ntumi avait pris des responsabilités politiques en 2007 auprès de Denis Sassou Nguesso.

Accusé par le régime d’être le responsable des violences qui ont frappé Brazzaville le 5 avril 2016, faisant 17 morts, le rebelle s’est enfui dans le Pool rejoindre ses soutiens. Les deux camps s’affrontent, depuis, sans avoir les moyens de se vaincre. Des témoins et des ONG de défense des droits de l’homme accusent les troupes gouvernementales d’exactions et d’user de la force sans se préoccuper des civils (bombardements, hélicoptères d’attaque).

Le comportement des rebelles est aussi dénoncé. Les journalistes ne sont pas autorisés à se rendre dans le Pool. Le Programme alimentaire mondial de l’ONU, le Comité international de la Croix-Rouge et les organisations des droits de l’homme n’y ont pas accès.

Plusieurs districts sont totalement isolés. Cette crise aurait fait 81 000 déplacés (soit le tiers de la population du Pool) et 138 000 personnes auraient besoin d’une aide humanitaire d’urgence, selon l’ONU.

En Nouvelle-Guinée, la révolte des Papous

L’Organisation pour une Papouasie libre (OPM) est un mouvement séparatiste de Papua, nom indonésien de la Nouvelle-Guinée occidentale, une entité rattachée à l’Indonésie en 1963 après avoir été hollandaise.

En 1967, le gouvernement indonésien signe un contrat minier avec la société américaine Freeport. Celle-ci découvre en 1988 les troisièmes réserves les plus importantes au monde pour le cuivre et les deuxièmes pour l’or. Les revenus seront partagés avec le gouvernement central. De nombreux Papous se sentent victimes de discrimination. C’est dans ce contexte que l’OPM mène une guerre de basse intensité.

En 2001, l’assassinat du leader indépendantiste Theys Eluay porte un coup dur à l’OPM. À partir de 2008, on assiste à une recrudescence des actes de guérilla contre l’armée indonésienne. Le 14 décembre 2011, la police indonésienne parvient à attaquer le quartier général d’une cellule de l’organisation, tuant 14 séparatistes.

En 2014, l’action se porte sur le terrain politique. Les indépendantistes fondent un parti, le Mouvement uni pour la libération de la Papouasie occidentale. En 2011, un bilan fait état de 100 000 déplacés et de 150 000 à 400 000 tués depuis le début de l’insurrection dans les années 1960. L’accès du territoire est très difficile pour les étrangers, ce qui rend les observations quasi nulles.

En Birmanie, des conflits persistants

En Birmanie, la crise des Rohingyas est médiatisée, mais elle n’est pas la seule qui frappe ce pays. On note une persistance de conflits armés, avec des minorités ethniques dans le Nord et l’est du pays et les violations des droits de l’homme qui les accompagnent, notamment dans les États Shan et Kachin.

Dans ces régions proches de la frontière chinoise, des combats se poursuivent depuis des décennies entre plusieurs guérillas ethniques et l’armée birmane. En 2011, par une attaque des postes de contrôle de l’Armée d’indépendance kachin (KIA), l’armée birmane mettait fin à dix-sept ans de cessez-le-feu dans la région. Depuis, la situation se dégrade. Dans l’État Kachin, plus de 86 000 personnes vivent dans 140 camps de déplacés internes, et 20 000 personnes se sont réfugiées en Chine. Dans le nord de l’État Shan, près de 12 000 déplacés habitent dans 42 camps.

Depuis août 2016, les offensives de l’armée birmane se sont multipliées. La KIA a refusé de signer un accord de paix. Le 20 novembre dernier, l’Alliance du Nord – dont la KIA fait partie – a lancé une attaque contre les militaires. Les troupes armées gouvernementales ont utilisé de l’artillerie lourde et des avions de chasse. Ces combats ont provoqué des vagues de déplacement obligeant les populations civiles à vivre dans des situations précaires.

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« Nous avons un rôle de sentinelle »

Clément Saccomani,

Directeur du collectif d’auteurs Noor créé il y a dix ans

« Avec l’exposition “Conflits oubliés, conflits de demain” (1), le collectif d’auteurs Noor –

« lumière » en arabe – braque les projecteurs sur des reportages réalisés par ses photographes membres actionnaires de la structure depuis dix ans et qui sont hors des radars de l’actualité.

Notre responsabilité n’est pas de prédire l’avenir, mais nous avons un rôle de sentinelle pour anticiper les problèmes et les enjeux de demain, surtout lorsque certains ingrédients “explosifs” semblent réunis sur le terrain : le lac Tchad et son cocktail de conflits frontaliers, de ressources naturelles, de religions ; le chaos pakistanais ou, plus près de nous, les 5 000 fusillades et 900 morts par an à Chicago… Ce sont aussi les conséquences des viols comme armes de guerre, les troubles mentaux des enfants-soldats, ou encore les enjeux climatiques qui seront à l’origine des conflits de demain.

Installations, expériences sonores, tablettes…, cette exposition casse les codes traditionnels pour éviter le rejet du public même quand la violence des situations est brutale, et lui permettre de s’informer en s’appropriant ces nouvelles façons de raconter des histoires. »

Recueilli par Armelle Canitrot

(1) Jusqu’au 8 octobre, Hôtel du Doyen, Bayeux (14). www.noorimages.com

Lepoint.fr par Laurent Larcher et Pierre Cochez