Posts Tagged ‘confrérie des Frères musulmans’

Egypte: prison à vie pour le chef des Frères musulmans

février 28, 2015

Egypte: prison à vie pour le chef des Frères musulmans
Egypte: prison à vie pour le chef des Frères musulmans © AFP

Un tribunal égyptien a condamné samedi le guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, à la prison à perpétuité, et confirmé la peine de mort pour quatre de ses co-accusés dans un procès pour meurtre de manifestants.

Le 30 juin 2013, en marge des rassemblements monstres qui ont conduit l’armée à destituer le président islamiste Mohamed Morsi, des anti-Morsi avaient tenté d’investir les locaux de sa confrérie des Frères musulmans au Caire, et douze d’entre eux avaient été tués dans des heurts avec des partisans du président.

Samedi, un tribunal criminel du Caire a confirmé quatre peines de morts prononcées le 7 décembre, dont deux par contumace, a constaté un journaliste de l’AFP. La cour a également condamné à la prison à vie 14 personnes, dont trois par contumace.

Outre M. Badie, plusieurs hauts dirigeants des Frères musulmans, son adjoint Khairat al-Chater et l’ex-président du Parlement Saad al-Katatni, qui sont déjà derrière les barreaux, ont été condamné à perpétuité.

Reconnus coupable de « meurtre », « d’incitation au meurtre » ou de « possession d’armes à feu et de munitions », les condamnés peuvent faire appel.

A l’annonce du verdict, les accusés présents au tribunal ont scandé « à bas le pouvoir militaire ».

M. Badie a déjà été condamné à mort dans un autre procès pour violences, mais il est en train d’être rejugé dans cette affaire. Il a également été condamné trois fois à la prison à perpétuité dans d’autres procès.

Depuis que l’ex-chef de l’armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi a évincé M. Morsi le 3 juillet 2013, les autorités ont lancé une sanglante répression contre ses partisans, faisant au moins 1. 400 morts.

La confrérie des Frères musulmans a été déclarée « organisation terroriste » par les autorités en décembre.

Et le pouvoir est accusé d’instrumentaliser la justice dans sa répression, alors que des centaines de partisans de M. Morsi ont été condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes, tandis que 15. 000 autres ont été arrêtés.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le Qatar se joint aux autres monarchies du Golfe dans leur soutien à l’Egypte

décembre 9, 2014

Doha – Le Qatar s’est rallié mardi aux autres monarchies du Golfe dans leur soutien à l’Égypte du président Abdel Fattah al-Sissi, après avoir longtemps appuyé les Frères musulmans égyptiens décriés par ses partenaires au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Dans un communiqué final au terme de leur sommet annuel à Doha, les dirigeants des six membres du CCG ont proclamé leur plein soutien à l’Égypte et leur appui au programme (politique) du président Sissi, surmontant ainsi leurs divergences à l’égard du pouvoir égyptien qui a décrété terroriste la confrérie des Frères musulmans.

Les participants au sommet, présidé par l’émir du Qatar cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, s’engagent à aider l’Égypte à assurer sa stabilité et sa prospérité et soulignent le rôle régional que joue l’Égypte dans l’intérêt de la nation arabo-musulmane, selon le texte.

Le sommet de Doha a failli ne pas se tenir en raison d’une crise provoquée par le soutien du Qatar à la confrérie des Frères musulmans.

Cette crise qui avait éclaté en mars avec le rappel des ambassadeurs saoudien, émirati et bahreïni en poste à Doha est la plus grave à laquelle a été confronté depuis sa création en 1981 le CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar).

Ryad, Abou Dhabi et Manama ont accusé Doha de déstabiliser la région par son soutien aux Frères musulmans, en particulier en Égypte, et d’accorder l’asile à des opposants islamistes hostiles à leurs régimes. Une réconciliation a été scellée en novembre et s’est concrétisée par l’annonce du retour des trois ambassadeurs à Doha.

Elle a été rendue possible par une médiation koweïtienne et surtout par le repositionnement du grand frère saoudien qui s’est placé au milieu du jeu pour faire taire les divergences arabes, en particulier entre le Qatar et l’Égypte.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2014 19h15)

La justice égyptienne dissout la branche politique des Frères musulmans

août 9, 2014

Le Caire – La plus haute Cour administrative d’Égypte a prononcé samedi la dissolution du Parti Liberté et Justice, la branche politique de la confrérie des Frères musulmans, déclarée organisation terroriste en 2013 après la destitution par l’armée du président issu de ses rangs, Mohamed Morsi.

Avant l’éviction et l’arrestation de M. Morsi, Liberté et Justice avait remporté toutes les élections depuis sa création en 2011, au lendemain de la révolte populaire ayant chassé du pouvoir Hosni Moubarak. Depuis, le nouveau régime réprime dans un bain de sang les Frères musulmans.

La Cour administrative suprême a dissout le parti Liberté et Justice parce qu’il a violé la loi qui régit la vie des partis politiques, lit-on dans l’arrêt de la haute juridiction. Selon les médias gouvernementaux, cette décision de justice est finale et non susceptible d’appel.

Après que des millions d’Égyptiens furent descendus dans la rue pour réclamer son départ, M. Morsi a été déposé et arrêté le 3 juillet 2013 par le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, un an après sa victoire à la première élection présidentielle démocratique d’Égypte.

Un mois après, le nouveau pouvoir dirigé de facto par le général Sissi devenu maréchal, s’est lancé dans une impitoyable répression de toute manifestation pro-Morsi. Depuis, policiers et soldats ont tué plus de 1.400 manifestants pro-Morsi et emprisonné plus de 15.000 Frères musulmans ou sympathisants.

La quasi-totalité des cadres de la confrérie islamiste comme de Liberté et Justice sont emprisonnés et jugés –à l’instar de M. Morsi– dans divers procès pour lesquels ils encourent la peine de mort. Et, comme le guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, des centaines de Frères ont été condamnés à la peine capitale dans des procès de masse expéditifs dénoncés notamment par l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 09 août 2014 13h15)

Le chef de l’armée égyptienne candidat à la présidence

février 5, 2014

Le maréchal Abdel Fattah al-Sissi a décidé de se porter candidat à la présidence de la république égyptienne, rapporte un journal koweïtien. L’officialisation de la candidature du chef des forces armées égyptiennes était attendue depuis longtemps.

Al-Sissi a expliqué au quotidien « Al Seyassah » n’avoir « pas d’autre choix » que celui de répondre à l’appel du peuple égyptien. Le Conseil suprême des forces armées lui avait déjà donné son feu vert il y a dix jours, après l’adoption de la nouvelle Constitution par référendum.

Le chef des forces armées a renversé en juillet dernier l’islamiste Mohamed Morsi, premier président civil élu librement de l’histoire de l’Egypte. L’élection présidentielle, qui se tiendra avant les législatives, contrairement à ce que prévoyait la feuille de route présentée après le renversement de Morsi, devrait avoir lieu d’ici au mois de juin.

« Nous ne jouerons pas avec les rêves du peuple pas plus que nous ne leur dirons que nous avons une baguette magique », prévient le maréchal dans les colonnes du quotidien koweïtien. « Je leur dirai de joindre leurs mains et d’oeuvrer ensemble pour construire ce pays de 90 millions d’habitants. »

La candidature d’Abdel al-Sissi, très attendue, devrait accentuer les tensions en Egypte où les partisans de Mohamed Morsi, issu de la confrérie des Frères musulmans, dénoncent son éviction et la répression qui a suivi.

Un millier de membres de la confrérie ont été tués et ses principaux dirigeants, dont Morsi, incarcérés. Le mouvement lui-même a été officiellement déclaré organisation terroriste par les autorités provisoires mises en place avec l’appui de l’armée.

Retour de l’armée
Pour une partie de la population égyptienne, al-Sissi, objet d’un véritable culte de la personnalité, est l’homme fort dont le pays a besoin pour sortir de la crise politique et économique et relever les défis sécuritaires, notamment dans le Sinaï où une insurrection islamiste a fait des centaines de morts parmi les forces de sécurité.

Sa candidature devrait aboutir, trois ans après la « révolution du Nil », au rétablissement au pouvoir de l’armée. Celle-ci a dirigé l’Egypte sans discontinuer du renversement de la monarchie en 1952-1953 à la chute d’Hosni Moubarak, en février 2011.

Romandie.com