Posts Tagged ‘Congolais’

Congo-Diaspora: décès d’un congolais en Afrique du Sud

octobre 1, 2019

Afrique du Sud🇿🇦: Un congolais répondant au nom de Magloire NGAMBOU à été froidement assassiné (plus de quatre balles reçues sur la poitrine) à Delf (cape town), aux environs de 20h00.

 

Photo de BrazzaNews.
 Magloire NGAMBOU
Avec Brazzanews.fr

Hommage des artistes congolais à Fernand Mabala

août 26, 2019

Des milliers de Congolais d’Angola rentrent en RDC

août 23, 2019

 

Des milliers de Congolais réfugiés en Angola ont pris ces derniers jours le chemin du retour en République démocratique du Congo, a appris l’AFP ce vendredi de sources onusiennes et gouvernementale.

«Environ 8500 réfugiés ont spontanément quitté le camp de Lovua dans la province angolaise de Lunda Norte depuis le 18 août avec l’intention de retourner chez eux en RDC», a déclaré vendredi un porte-parole du Haut-commissariat aux réfugiés (UNHCR). «Plus de 1000 réfugiés sont déjà arrivés en RDC et beaucoup d’autres se déplacent vers les frontières avec la RDC», a ajouté ce porte-parole Andrej Mahecic depuis Genève. «Près de 30.000 réfugiés congolais qui se trouvaient en Angola sont rentrés ce vendredi 23 août en RDC», rapporte vendredi soir la radio onusienne Okapi, en citant le ministre provincial de l’Intérieur du Kasaï, Deller Kawino Ndongo.

D’après le HCR, ce mouvement est dû à l’amélioration de la sécurité dans le Kasaï (sud-ouest), ravagé par un conflit civil qui a fait au moins 3000 morts et 1,4 million de déplacés, dont 37.000 en Angola. «Le HCR mène des discussions tripartites avec l’Angola et la RDC pour mettre en place un mécanisme pour des retours volontaires, dignes et durables», ajoute l’agence des Nations unies. Le HCR appelle Kinshasa et Luanda à «éviter la situation où des milliers de réfugiés pourraient être en danger».

En octobre 2018, les autorités angolaises avaient expulsé des dizaines de milliers d’étrangers. Luanda avait affirmé qu’environ 380.000 migrants clandestins, pour la plupart originaires de la RDC voisine, avaient quitté l’Angola en moins d’un mois au terme de l’opération «Transparence» de lutte contre le trafic du diamant. Kinshasa avait alors avancé le chiffre de 200.000 Congolais expulsés dont 30.000 «brutalement» avec des «pertes en vies humaines».

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC: Réactions de Congolais debout pour honorer la mémoire des martyrs

août 29, 2018

 

Sans Moïse Katumbi et sans Jean-Pierre Bemba, la présidentielle de décembre 2018 risque de glisser dans l’impasse et la bêtise de la CENI.

Un jeune congolais déclaré mort par les services de secours allemand peu avant son arrivée à l’aéroport de Francfort

juillet 5, 2018

 

Un jeune congolais déclaré mort par les services de secours allemand peu avant son arrivée à l’aéroport de Francfort
Jean De Dieu Voucani, de nationalité congolaise, a été déclaré mort par les services de secours allemand peu avant son arrivée à l’aéroport de Francfort, en provenance de Brazzaville via Addis-Abeba en Éthiopie par le vol ET 706 de la compagnie aérienne de ce pays. Débarqué dans un état de santé inquiétant, le congolais semblerait-il n’aurait pas supporté la blague d’un policier sur expulsion vers Brazzaville.

La police frontalière allemande affirme qu’il aurait décidé de solliciter l’asile politique, après qu’une anomalie ait été détectée sur son visa. Il aurait renoncé à son passeport et demandé protection.

Placé dans une salle dans l’attente de l’arrivée des services spécialisés dans ce genre de situation, le congolais aurait piqué une crise quand un policier en charge de sa surveillance, lui aurait fait savoir qu’il serait expulsé vers Brazzaville par le prochain vol.

Malgré la rapidité des secours, le jeune congolais a succombé à son malaise. Son cadavre se trouve dans une morgue de la ville de Francfort.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville

Cuba: les autorités inquiètes du bas niveau des étudiants congolais

mai 30, 2018
Parte hacia Haití, brigada del Contingente Internacional de Médicos Especializados en el Enfrentamiento de Desastres y Graves Epidemias “Henry Reeve”, por las graves afectaciones ocasionadas en esa nación por el huracán Matthew, está conformada por 38 profesionales con experiencia higiénico-epidemiológica, el Aeropuerto Internacional José Martí, en La Habana, el 8 de octubre de 2016. ACN FOTO/Marcelino VAZQUEZ HERNANDEZ/sdl

Les autorités cubaines ont manifesté leur inquiétude sur le niveau intellectuel des étudiants congolais admis dans leur système éducatif. Contrairement aux équato-guinéens, santoméens ou angolais, les résultats scolaires des congolais sont bas. Les propres étudiants responsabilisent leur gouvernement qui ne leur verse plus de bourse d’études depuis des mois.

Oscar Vargas Lopez, responsable au ministère de l’éducation cubaine, a affirmé être inquiet du bas niveau intellectuel des étudiants originaires du Congo Brazzaville. Cette inquiétude a été transmise aux autorités consulaires dans une note le mois passé, sans qu’une réponse explicative n’éclaircisse cette situation. Plus de 1000 étudiants congolais sont admis dans diverses universités de l’île, grâce à un accord de coopération entre les deux pays. Selon Oscar Vargas Lopez, les professeurs se plaignent du peu d’engouement montré par les congolais pendant les cours.

Du côté des étudiants, on admet les faits tout en responsabilisant le gouvernement qui ne leur verse plus la bourse d’études depuis plus d’une année. Le manque d’argent dans un pays comme Cuba ne favorise pas un climat de sérénité. Ces étudiants sont censés prendre en charge la santé des congolais dans l’avenir, à travers les douze hôpitaux en construction dans les départements du pays. Il est claire que nous sommes en face des personnes mal formées qui causeront du tort demain aux patients.

Sacer-infos.com par Stany Franck

 

Congo-diaspora: Droit de réponse un ministre Thierry Moungala par un prêtre congolais en France

mai 13, 2018

 

Suite à la lettre pastorale des Évêques du Congo sur la situation actuelle du Congo Brazza, le Ministre à la communication à réagi en martelant que « l’Eglise se trompe de rôle » !

C’est avec beaucoup de déception que j’ai suivi ce Ministre sur RFI. Aussi, je ne vous laisserai sans réaction de ma part en tant que prêtre Congolais.

Mr Moungala, pensez vous qu’être porte-parole du gouvernement signifie blanchir, par les arguments tortueux, les zones d’ombres émanant d’un gouvernement ?

Croyez-vous que pour se faire apprécier par le chef du gouvernement, vous êtes obligé de répondre à tous les sujets du pays ?

Je suis aussi Congolais comme vous ! Jusques à quand, Mr Moungala continuerez-vous à vous ridiculiser comme intellectuel ( de l’époque, parce qu’actuellement je doute que vous le mériter encore) en voulant intervenir sur tout, même sur certaines évidences ?

Avez-vous contesté le FMI qui a déclaré la mauvaise gouvernance à laquelle vous êtes aussi impliqué ? Mr Moungala, certainement, croyez-vous » réfléchir plus et mieux que tous les évêques d’un pays réunis en l’Assemblée?
L’Eglise n’est pas une opposition politique. Elle est le peuple de baptisés et de sauvés. Dès lors, tout ce qui peut retarder ce salut et compromettre cet épanouissement dudit peuple, il est du devoir de l’Eglise d’alerter. Ce n’est pas une usurpation de rôle, bien au contraire! mais nous sommes plutôt dans une configuration où l’Eglise et le Gouvernement agissent envers un même et seul peuple. Il n’y a pas 2 peuples, sachez-le!

C’est le même que l’État et l’Eglise ont à guider et à paître. Certainement, c’est cela qui échappe au « Mr Micro » du gouvernement. Ce peuple Congolais, dont vous êtes aussi Ministre politique veut avancer vers le bien, la prospérité et l’émergence. Cela n’est possible que dans l’objectivité des faits et des situations, et non dans la distraction et la démagogie politicienne. Personnellement, je crois en ce Congo qui pourra se relever dans le choix du chemin de la vérité, la réconciliation, la réparation et la justice en vue d’une nouvelle aube qui se lèvera.

Mr Moungala Thierry, apprenez, svp, à être honnête devant ceux qui vous écoutent ou simplement pour l’honneur de votre famille biologique, parce que vous n’êtes pas né politicien dans votre enfance au quartier bacongo (2e arrondissement de Brazzaville) !

L’honnêteté est une valeur civique qui nous fait grandir, nous valorise et nous honore. Est-ce que, aujourd’hui, Mr Moungala croyez-vous être honnête en voulant faire passer le mal pour le bien ou défendre l’indéfendable?

Quel pays voulez-vous construire dans un subjectivisme dérapant et vicieux de vos discours? Cela vous ouvre, somme toute, au ridicule à tout moment que vous prennez la parole ? Pensez- vous gagner de l’estime du Président de la République en faisant des déclarations mensongères, irrespectueuses et injurieuses à tout moment que RFI vous interroge? Apprendre à savoir se taire, je dirai savoir fermer sa bouche, est quelquefois plus honorant dans la vie d’un homme qui veut être sérieux. C’est la leçon de choses en cette Journée Chrétienne de la Communication.

Nous voulons tous avancer et réparer ce pays. Personne, soit-il un Ministre du gouvernement, n’a le monopole d’empêcher ceux qui veulent réfléchir et chercher à construire notre beau pays. Et les Évêques sont dans cette dynamique. Ce n’est pas se tromper de rôle, comme vous osez le dire.

Enfin, que les allergies liées à votre appartenance religieuse perverse ne soient pas une raison de manquer du respect à toute une Institution comme l’Eglise catholique qui vous a beaucoup donné moralement, et que vous gérez mal. C’est la mégestion comportementale et professionnelle qui vous habitent. C’est regrettable !
Je vous accorde le pardon en espérant que vous changerez votre agir et je prierai pour votre conversion

Prêtre Congolais en France

Six étudiants congolais de Cuba en Espagne

avril 19, 2018

Six (6) étudiants Congolais de Brazzaville ayant fui Cuba retenus à l’aéroport de Madrid en Espagne 🇪🇸.

Six (6) étudiants d’origine Congolaise (Brazzaville) en provenance de la Havane à Cuba, et qui affirment être du Congo Brazzaville, sont retenus depuis trois jours au terminal 4 de l’aéroport de Madrid. Ces six personnes ont sollicité l’asile politique et se trouvent dans la salle de rétention de cet aéroport en attente de la réponse du ministère de l’intérieur.

Les policiers en service au terminal 4 de l’aéroport Adolf Suarez de Madrid, ont retenu six personnes originaires du Congo Brazzaville, qui n’avaient pas de passeport sur eux lors des contrôles. La police d’immigration procède souvent à des pré-contrôles au pied de l’avion, et c’est lors d’un de ces contrôles, le samedi 8 avril, sur un vol de la compagnie aérienne Iberia en provenance de la Havane, que les policiers ont remarqué la présence de six voyageurs n’ayant pas sur eux un document de voyage.

Conduits au poste de police, les six personnes ont affirmé être originaires du Congo Brazzaville et ont sollicité l’asile politique. Après quelques vérifications, les six Congolais ont été placés dans la salle de rétention en attente d’être auditionnés par les services habilités.

Le CEAR ( commission espagnole d’aide aux réfugiés) a mis à leur disposition un avocat et une traductrice d’origine de la RDC. Le mardi 10 avril, un fonctionnaire du ministère de l’intérieur s’est déplacé à l’aéroport de Madrid pour les entendre. Selon le témoignage de la traductrice, les six Congolais ont déclaré avoir quitté précipitamment Cuba où ils étudiaient pour échapper aux représailles des autorités Cubaines à cause des dénonciations sur leurs conditions de vie.

Les étudiants Congolais à Cuba étudient dans des conditions difficiles, découlant du non paiement des leur bourse d’études par le gouvernement Congolais. Depuis des semaines, ils protestent sur des réseaux sociaux pour attirer l’attention des autorités de Brazzaville, en faisant état de toutes les difficultés qu’ils rencontrent. Une situation qui aurait selon eux poussé les autorités de Brazzaville à exiger leur rapatriement auprès de celles de Cuba.

C’est pour éviter de se retrouver en prison au Congo, qu’ils ont décidé de ne pas poursuivre leur vol et solliciter l’asile politique en Espagne. Joint au téléphone par ce journal, l’avocat des six étudiants Congolais a déclaré être confiant sur une suite favorable à leur demande d’asile. « Nous avons transmis au ministère de l’intérieur des informations sur la situation politique au Congo, où des personnes sont détenues à cause de leurs opinions politiques, des informations qui jouent en faveur de nos clients » a déclaré l’avocat, qui attend une réponse avant la fin de cette semaine.

Avec Brazzanews.fr

France: un parisien devient fou pour avoir tenté de sacrifier son oncle au Congo

mars 6, 2018

Un Congolais vivant dans la région parisienne a été admis au service psychiatrique de la maison de santé d’Epinay-sur-Seine dans le 93 après avoir présenté des signes de folie. Son épouse affirme qu’il avait tenté de sacrifier son oncle sorcier au pays accusé d’être responsable de la mort de sa nièce.

Un costume « travaillé » envoyé à son oncle à Mpaka à Pointe-Noire a été la cause principale de l’affolement de Jean Christ L, un Congolais vivant dans la région parisienne depuis plus de 10 ans.

Ses proches soutiennent que l’oncle qui est un grand sorcier s’est sans doute rendu compte du piège qui lui a été tendu à travers ce costume, et a fait un retour à l’envoyeur. Vu que Jean Christ L n’était pas protégé mystiquement, il a été foudroyé et se retrouve aujourd’hui dans ce que les Congolais appellent «  Kabano ». Quelques semaines plus tôt,la famille a été attristée par la mort inattendue d’une des nièces de Jean Christ L à Pointe-Noire. Toutes les consultations faites par la famille auprès des hommes de Dieu et de Satan conduisaient vers un seul homme. Le fameux oncle qui vit à Mpaka, un quartier de la ville de Pointe-Noire.

Et toutes les représailles contre cet oncle jugé sorcier se sont avérées inefficaces grâce selon la famille à la puissance de sa sorcellerie.

C’est lors d’une rencontre fortuite dans un RER avec un ami de la RDC au retour du travail que Jean Christ L a pris la décision de se venger de son oncle, après que le Kinois le lui ai suggéré par la méthode du costume « travaillé ».

Un grand maître Indou installé à Clignancourt selon le Kinois aurait opéré des miracles et neutralisé plusieurs sorciers à Kinshasa par la même méthode.

Jean Christ L s’y est rendu avec le costume acheté pour son oncle à Magenta. Une fois « travaillé », le costume a été envoyé à Pointe-Noire comme cadeau à travers la petite sœur de sa femme qui y allait en vacances.

Jean Christ L avait sous-estimé la force de la sorcellerie de son oncle, lequel dès réception du colis a senti le danger et pris des précautions et a contre attaqué. Résultat : Jean Christ L est devenu fou.

Sacer-infos.com par Stany Franck

 

Théâtre: le torrent Dieudonné Niangouna coule à flot

mars 3, 2018

 

L’acteur et dramaturge sur les planches pour Shéda. © Patrick aventurier/SIPA

L’impétueux et intarissable homme de théâtre congolais éclabousse la scène internationale du nord au sud. Qu’il fascine ou agace, il emporte beaucoup sur son passage.

Ce qui est bien avec Dieudonné Niangouna, c’est qu’il suffit de préparer quatre questions pour obtenir quarante-cinq minutes de monologue. C’est aussi un peu le problème. L’auteur, comédien et metteur en scène de théâtre, noie l’auditeur sous des flots de mots qu’on tente en vain d’interrompre en levant l’index vers le ciel, comme un écolier (la seule solution pour lui clore temporairement le bec est de parler plus fort que lui).

En fait, la langue de Niangouna rejoint son écriture théâtrale. Et l’on peut soit succomber à l’ivresse de ce trop-plein de verbe, cette orgie de paroles parfois ponctuée de fulgurances poétiques, soit tomber dans un état de léthargie avancé ou se sentir agressé par ce mur de son.

C’est plutôt dans le deuxième état que nous a mis la pièce Et Dieu ne pesait pas lourd…, qu’il a écrite pour son complice Frédéric Fisbach, déjà présent pour sa création Shéda, à Avignon en 2013 (quatre heures trente de spectacle, entracte compris !).

« Ce nouveau texte n’est pas une commande, insiste l’auteur. C’est une demande. Frédéric avait une colère sur laquelle il voulait que je mette des mots. Il voulait être seul sur le plateau pour pouvoir approfondir son travail sur mon écriture parce qu’elle le prend au bide, qu’elle lui permet de crier. Quand il a reçu la pièce, il y a deux ans, il a hurlé : “C’est une montagne !” Je lui ai dit : “Écoute, Fred, tu savais à qui tu faisais la demande !” »

Quelques coupes plus tard, c’est tout de même un monologue tout en vociférations de près de deux heures que propose le comédien à la Maison de la culture de Seine-Saint-Denis, à Bobigny, en banlieue parisienne.

Ancré dans le continent

Niangouna est un torrent. Il va vite, peut-être trop, et sort souvent de son lit. Le matin de l’entretien, il était à l’aéroport, de retour du Cameroun, puis est passé à l’ambassade du Burkina à Paris pour obtenir un visa avant de se rendre comme invité à la Maison de la radio, qui regroupe plusieurs stations : France Inter, France Culture… Quand on lui demande quelle station l’invitait, il avoue ne pas savoir. Le natif de Brazzaville, aujourd’hui âgé de 41 ans (dont vingt-sept de carrière théâtrale), a un pied au nord et un pied au sud.

« Né en Afrique, je ne peux être que quelqu’un qui enjambe la Méditerranée », résume-t‑il. Sollicité un peu partout en Europe, il reste ancré dans le continent, au Burkina, au Mali, en RD Congo et au Cameroun, où il anime gratuitement et régulièrement des ateliers théâtre dans des lieux prêtés par des amis pour les besoins de ce « compagnonnage ». « J’ai la responsabilité historique de transmettre à mes sœurettes et frérots », estime-t‑il.

C’est parce que j’ai eu cette parole politique et que j’ai ouvert ma gueule que je ne peux pas retourner au Congo !

Il y a une vraie générosité chez l’artiste. « Il accorde beaucoup d’attention à son équipe, note la comédienne Marie-Charlotte Biais. Il laisse de la place à ses acteurs au moment de la création et sait les écouter. Ce n’est pas quelqu’un d’autoritaire. Le jour de la première, il fait des cadeaux personnalisés à tout le monde : des photos qu’il a prises, des livres, des tee-shirts en lien avec la pièce. Il sait souder un groupe ! »

Au Théâtre de Vidy, à Lausanne, la veille de la première de Nkenguegi, on l’avait vu haranguer ses comédiens en équilibre sur une table au cours d’une soirée très festive. Et pour la création de Shéda, le capitaine avait entraîné toute sa troupe dans la grande banlieue de Brazzaville pour un barbecue improvisé près d’une petite rivière…

Aujourd’hui, le tourbillon est persona non grata dans sa ville natale. Et quand on tente d’aborder le sujet, il se crispe : « Non, je ne veux pas en parler, votre journal va me censurer. » On insiste en l’assurant de retranscrire fidèlement ses propos : « Ce que je vais dire n’est pas publiable. » « C’est vous qui vous autocensurez, alors… » « C’est parce que j’ai eu cette parole politique et que j’ai ouvert ma gueule que je ne peux pas retourner au Congo ! » hurle Niangouna dans la brasserie où a lieu l’entretien.

Ce qui m’empêcherait de dormir, c’est de ne pas faire le travail de citoyen de mon temps, qu’il n’y ait plus de festival, pas d’atelier…

L’auteur a longtemps serpenté en faisant fi des barrages. Il paie de fait son engagement contre le maintien à la présidence de Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis plus de vingt ans. Dans une lettre ouverte publiée fin 2015, il lançait « Sassoufit » : « Il ne peut pas être acceptable que des mascarades d’élections puissent au nom de toutes les corruptions possibles obstruer la voie (et la voix) à la raison, et qu’ensemble nous puissions rester pantois face à ce simulacre désobligeant ! »

Rapidement, celui à qui l’homme d’État avait pourtant accordé quelques mois auparavant le grand prix des arts et des lettres voyait son action dans le pays compromise. La douzième édition du festival international qu’il dirigeait, Mantsina sur scène, recevait une interdiction de se produire dans les salles et établissements publics. Aujourd’hui, Niangouna n’est plus directeur de l’événement, mais reste dans le comité artistique… à distance. « Ce qui m’empêcherait de dormir, c’est de ne pas faire le travail de citoyen de mon temps, qu’il n’y ait plus de festival, pas d’atelier… », confie-t‑il une fois calmé.

Pour que le théâtre africain « ne soit pas un produit d’exportation »

Niangouna, qui nage souvent à contre-courant, est à l’origine d’une autre controverse. L’année dernière, alors que le Festival d’Avignon faisait un focus sur la scène subsaharienne, il pointait dans un texte violent le fait qu’aucun metteur en scène africain n’était programmé. « Inviter un continent sans sa parole est inviter un mort. C’est une façon comme une autre de déclarer que l’Afrique ne parle pas, n’accouche pas d’une pensée théâtrale dans le grand rendez-vous du donner et du recevoir. »

Il se bat aussi pour que le théâtre africain « ne soit pas un produit d’exportation ». La tentation est grande, explique-t‑il, de vouloir séduire les réseaux théâtraux existant au Nord en copiant une esthétique en vogue. On pourrait lui opposer que lui-même reprend dans ses créations nombre de poncifs du théâtre contemporain occidental : spectacle-­fleuve, rapport au public, parole hystérique… Mais ce serait un long et houleux débat, et les quarante-cinq minutes de l’entretien sont écoulées. Niangouna est déjà sorti de la brasserie, il doit replonger dans le courant de sa vie.

Projets à venir

L’auteur va collaborer avec le Berliner Ensemble dans un spectacle sur l’histoire coloniale allemande au Cameroun. Il prépare une performance pour le festival Ça se passe à Kin, en juin, une création à la Maison de la culture de Seine-Saint-Denis baptisée Trust Shakespeare Alléluia et une grande pièce, Les Immatérielles, pour le Théâtre de la Colline, à Paris. Devant la brasserie, on reste fasciné par le spectacle de la Seine en crue. Le fleuve a fini par envahir les berges et se répandre partout. Difficile de dire ce qu’il restera, destructions ou terres plus fertiles, une fois qu’il aura cuvé sa colère.

Beaucoup de bruit pour rien

Dans le texte de Dieudonné Niangouna Et Dieu ne pesait pas lourd…, un homme seul crache son spleen et sa colère pendant près de deux heures. Contre qui, quoi ? Difficile de répondre. Il se présente comme un acteur, mais ne dit peut-être pas la vérité, convoque contre lui des jihadistes, la CIA, le FBI, s’invente (ou non) une vie entre une cité de banlieue, une discothèque américaine et une prison du désert libyen. En résulte une logorrhée nébuleuse que le comédien et metteur en scène français Frédéric Fisbach tente de ponctuer d’effets visuels et sonores, appelant à la rescousse un mur d’enceintes à plein régime, des fumigènes et des néons clignotants braqués sur le public.

Bizarrement, cet attirail visant à provoquer ou à transmettre une colère laisse indifférent. Peut-être parce que le propos est trop filandreux pour réellement interpeller ou émouvoir. Dieudonné Niangouna assure vouloir faire du théâtre pour « le mécanicien, la vendeuse d’arachides dans la rue ». Dans la salle du théâtre de banlieue, ce soir-là, à en croire le look du public, une seule personne d’origine modeste assistait au spectacle… C’était l’ouvreuse venue pour placer les spectateurs, et elle s’est endormie.

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