Posts Tagged ‘Congrès’

Le Congrès américain adopte une résolution soutenant Hongkong face à Pékin

novembre 21, 2019

 

Le texte doit désormais être signé par Donald Trump. Ce vote intervient en pleines négociations entre les deux premières puissances économiques mondiales pour sortir de leur guerre commerciale.

Le Congrès américain a adopté mercredi 20 novembre à une écrasante majorité une résolution soutenant les «droits humains et la démocratie» à Hongkong face à Pékin et menaçant de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l’ancienne colonie britannique. La Chambre des représentants a approuvé ce texte par 417 voix contre une, après son adoption à l’unanimité au Sénat mardi, qui avait provoqué la colère de Pékin.

Le texte doit désormais être signé par Donald Trump pour être promulgué, mais le président américain pourrait y mettre son veto. Le large soutien des sénateurs implique toutefois que ce veto pourrait être ensuite outrepassé à la chambre haute. Ce vote intervient en pleines négociations ardues entre les deux premières puissances économiques mondiales pour sortir de leur guerre commerciale.

La Chambre des représentants a approuvé mercredi la résolution par 417 voix contre une après son adoption à l’unanimité au Sénat mardi. Ce vote avait provoqué la colère de Pékin, la Chine menaçant de représailles en cas d’adoption définitive.

«L’Amérique est avec vous et l’Amérique vous soutiendra toujours», a lancé dans l’hémicycle aux Hongkongais un élu de la minorité républicaine à la Chambre, Michael McCaul, dénonçant la «brutalité» de la Chine. Le Congrès a également approuvé une mesure qui interdirait la vente à la police hongkongaise de gaz lacrymogène, balles en caoutchouc et autres équipements destinés à réprimer les manifestations: à l’unanimité au Sénat et par 417 voix sur 435 parlementaires, et aucun vote contre.

«J’exhorte le président à signer cette loi décisive aussi vite que possible», a écrit le sénateur républicain Marco Rubio, l’un des plus grands défenseurs du texte. L’objectif des États-Unis n’est autre que «de soutenir les extrémistes et les éléments antichinois violents qui tentent de semer le chaos à Hongkong», avait déclaré mardi dans un communiqué le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang. Pékin a par ailleurs convoqué mercredi le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade des Etats-Unis, William Klein, pour «une protestation solennelle» et «s’élever» contre ce texte.

Hongkong est lié à Washington par un statut économique spécial qui permet au territoire d’être exonéré des restrictions s’appliquant à la Chine continentale. Le texte conditionne notamment le maintien de ce statut spécial à la validation annuelle par le département d’Etat d’une situation jugée convenable en matière de respect des droits de la part des autorités hongkongaises.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Destitution de Trump: une diplomate irréprochable devant le Congrès

novembre 15, 2019

Marie Yovanovitch, ex-ambassadeur américain à Kiev, a livré un témoignage sobre et émouvant du déroulement de son ambassade entre 2016 et 2019.

Commentée en direct par un tweet sarcastique de Trump, l’audition au Congrès de Marie Yovanovitch, ex-ambassadeur américain à Kiev, s’est déroulée dans une ambiance tendue entre parlementaires républicains et démocrates.

La diplomate a été entendue pendant toute la matinée de vendredi par la commission parlementaire chargée de l’enquête pour la destitution de Donald Trump. Elle a livré un témoignage sobre et émouvant du déroulement de son ambassade entre 2016 et 2019. Elle a raconté comment elle a vu se mettre en place un réseau diplomatique parallèle, composé par l’avocat personnel de Trump, Rudy Giuliani et l’ambassadeur américain auprès de l’Union Européenne Gordon Sondland. Elle a décrit comment elle a été victime d’une campagne de calomnie à Washington et à Kiev, mettant en cause ses capacités professionnelles. Elle a expliqué les circonstances dans lesquelles elle a été finalement rappelée à Washington sans explications en mai 2019, par un simple coup de téléphone, quelques jours avant la cérémonie d’entrée en fonction du nouveau président ukrainien Zelensky.

« L’ancienne ambassadeur américaine, la femme, c’était une mauvaise nouvelle… Il va lui arriver des choses ».

Donald Trump au président ukrainien

Elle a enfin expliqué comment elle a été «choquée», et «dévastée» quand elle avait découvert qu’elle avait été citée par Donald Trump dans sa conversation du 25 juillet avec son homologue ukrainien: «L’ancienne ambassadeur américaine, la femme, c’était une mauvaise nouvelle», avait dit Trump à Zelensky, «il va lui arriver des choses».

«Les gens qui m’ont vu lire la transcription ont vu mon visage perdre toutes ses couleurs», a dit Yovanovitch.

Au même moment, un message de Trump sur Twitter a été lu par Adam Schiff, le président de la Commission. «Ça a mal tourné partout où elle est allée», a écrit Trump, «elle a commencé en Somalie, on a vu comment ça s’est passé. Et jusqu’à l’Ukraine, où le nouveau président ukrainien a parlé d’elle défavorablement dans mon deuxième appel téléphonique».

«C’est très intimidant», a reconnu l’ambassadeur devant la commission.

Forte impression

Si elle n’a pas apporté d’éléments nouveaux sur l’enquête, Yovanovitch a fait une forte impression sur l’auditoire. Les parlementaires républicains eux-mêmes ont rendu hommage à sa carrière et à son professionnalisme. À un parlementaire qui lui demande si elle est une opposante à Trump, elle rappelle qu’elle est entrée dans la carrière diplomatique sous Ronald Reagan, et qu’elle a servi sous plusieurs présidents républicains et qu’elle a été nommée ambassadeur par George W. Bush.

«Je pense qu’il est important de ne pas avoir d’affiliation politique en tant que diplomate», a-t-elle dit, «parce que ce nous faisons n’est pas au service d’un parti ou d’un autre, mais est important pour notre sécurité nationale, dans un monde de plus en plus dangereux».

Diplomate de carrière, née au Canada dans une famille d’origine ukrainienne, Yovanovitch a servi comme ambassadeur au Kyrgyzstan et en Arménie. Elle a reçu de nombreux témoignages de satisfaction au sein du Département d’Etat. Sa dignité, sa sobriété et la précision de ses réponses, lui ont valu des manifestations de respect de la part des membres de la commission, qui ont unanimement salué la carrière irréprochable de l’ambassadeur.

Mais l’atmosphère est restée tendue entre les parlementaires démocrates et républicains tout au long de l’audition. «Les Démocrates nous forcent une fois encore à participer à leur opération pour renverser un président légitimement élu», a commenté dès le début Devin Nunes, le vice-président républicain de la commission. Adam Schiff, qui menait les débats, a rappelé à l’ordre à plusieurs reprises ses collègues républicains. Il a aussi pris note du message de message de Trump mettant en cause Marie Yovanovitch. «Nous prenons les tentatives d’intimidations très au sérieux», a-t-il commenté

Par Le Figaro.fr par Adrien Jaulmes

États-Unis/Destitution de Trump: une conseillère de Pence entendue au Congrès

novembre 7, 2019

 

Une conseillère du vice-président américain était entendue jeudi à huis clos au Congrès dans le cadre de l’enquête visant à destituer Donald Trump, premier témoin employé par les services de Mike Pence à accepter la convocation des démocrates.

Egalement convoqué jeudi, l’ex-conseiller à la sécurité nationale du président américain, John Bolton, n’allait, lui, probablement pas se rendre au Congrès tant qu’il ne ferait pas l’objet d’une assignation formelle. La conseillère de Mike Pence, Jennifer Williams, est employée du département d’Etat. Elle est détachée depuis avril 2019 auprès du vice-président pour les questions concernant l’Europe et l’Ukraine.

A ce titre, elle a écouté en direct la conversation au cœur de la procédure de destitution qui menace Donald Trump: son appel téléphonique, le 25 juillet, avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. A cette occasion, Trump avait demandé à son homologue ukrainien d’enquêter sur un de ses rivaux démocrates, Joe Biden, et son fils Hunter. Convaincus de tenir, avec cette demande, la preuve d’un «abus de pouvoir», les démocrates ont ouvert le 24 septembre une enquête pour constituer un dossier de mise en accusation, «impeachment» en anglais, à la Chambre des représentants, où ils sont majoritaires.

Les républicains détiennent en revanche la majorité au Sénat, ce qui rend improbable une condamnation de Donald Trump au terme d’un éventuel procès politique. Aucun calendrier n’a été fixé. Dénonçant une «mascarade», la Maison Blanche refuse de coopérer à l’enquête et met en doute la crédibilité des témoins, dont plusieurs sont des diplomates de carrière. «Jennifer est depuis longtemps une employée dévouée du département d’Etat», a déclaré son avocat Justin Shur aux médias. «Nous nous attendons à ce que son témoignage reflète largement ce qui a déjà été exprimé publiquement».

Cet entretien devrait être parmi l’un des derniers menés à huis clos, avant l’entrée dans une nouvelle phase beaucoup plus spectaculaire avec les premières auditions publiques à partir du 13 novembre. Donald Trump a en parallèle démenti jeudi matin des informations du Washington Post selon lesquelles son ministre de la Justice Bill Barr aurait refusé d’organiser une conférence de presse pour déclarer qu’il n’avait rien fait d’illégal lors de son appel. «Le ministère de la Justice a déjà établi que l’appel était correct», a tweeté le milliardaire, qui affirme que sa conversation, dont la Maison Blanche a publié un compte-rendu, était «irréprochable».

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis/Destitution de Trump: premières auditions publiques au Congrès le 13 novembre

novembre 6, 2019

 

Les premières auditions publiques de témoins dans l’enquête en vue de destituer Donald Trump démarreront la semaine prochaine avec des diplomates, ont annoncé mercredi les démocrates qui soupçonnent le président américain d’avoir abusé de ses pouvoirs dans l’affaire ukrainienne.

Avec ces auditions retransmises à la télévision, l’enquête pour constituer un dossier d’accusation («impeachment») contre Trump au Congrès entrera dans une nouvelle phase. Ces diplomates pourraient offrir des témoignages publics embarrassants après avoir déjà été entendus à huis clos lors d’auditions-fleuves par les commissions qui mènent l’enquête à la Chambre des représentants. «Ces auditions publiques seront l’occasion pour les Américains de jauger les témoins par eux-mêmes, de décider de la crédibilité des témoins mais aussi de découvrir les informations de première main sur les méfaits du président», a déclaré à des journalistes le chef démocrate de la commission du Renseignement, Adam Schiff.

Dénonçant une «mascarade», la Maison Blanche refuse de coopérer à l’enquête et met en doute la crédibilité des témoins, dont plusieurs sont des diplomates de carrière. Les auditions débuteront le 13 novembre avec William Taylor, chargé d’affaires américain à Kiev, et George Kent, un haut responsable du département d’Etat spécialiste de l’Ukraine. Les parlementaires entendront ensuite le 15 novembre l’ex-ambassadrice des Etats-Unis à Kiev, Marie Yovanovitch, que Trump avait critiquée lors de l’appel à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky au coeur du dossier.

Les démocrates ont commencé à publier les comptes-rendus des premiers entretiens à huis clos. Celui de William Taylor est attendu mercredi. Lors de son audition, le 11 octobre, Marie Yovanovitch avait indiqué s’être sentie menacée en découvrant le contenu de l’appel entre Donald Trump et le président ukrainien. Lors de cet échange téléphonique, le 25 juillet, Trump avait demandé à Zelensky d’enquêter sur un de ses rivaux démocrates, Joe Biden, et son fils Hunter. Convaincus de tenir, avec cette demande, la preuve d’un «abus de pouvoir», les démocrates se sont engagés sur la voie périlleuse d’une enquête pour «impeachment» à la Chambre, où ils sont majoritaires. Les républicains détiennent la majorité au Sénat.

Au cours du même appel, Trump avait critiqué Marie Yovanovitch alors qu’elle avait été rappelée à Washington. «Il va lui arriver des choses», avait-il déclaré.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis/Destitution: Bolton invité à témoigner devant le Congrès

octobre 31, 2019

L’ancien conseiller à la Sécurité nationale de la Maison blanche, John Bolton, a été invité à témoigner devant les commissions de la Chambre des représentants qui enquêtent dans le cadre de la procédure de destitution («impeachment») engagée contre Donald Trump, a dit mercredi une source informée. John Bolton, limogé par le président républicain le 10 septembre dernier, pourrait être auditionné la semaine prochaine, a précisé la source.

La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, doit voter ce jeudi sur la suite de la procédure de destitution engagée contre Donald Trump, en dépit du refus d’officiels en exercice ou passés par la Maison blanche de coopérer avec l’enquête. Trump et ses pairs républicains affirment depuis des semaines que l’enquête est illégitime parce qu’elle n’a pas été autorisée par un vote en séance plénière de la Chambre.

Les auditions devant les trois commissions impliquées dans l’enquête se sont poursuivies cette semaine avec notamment le témoignage d’un membre de haut rang du Conseil national de sécurité (NSC) qui s’est dit préoccupé par l’entretien téléphonique entre Donald Trump et son homologue ukrainien en juillet dernier – la conservation qui a provoqué le lancement de l’enquête.

Par Le Figaro avec Reuters

États-Unis/Destitution: l’administration Trump empêche un diplomate de témoigner au Congrès

octobre 8, 2019

 

Le gouvernement de Donald Trump a durci ce mardi la confrontation avec les démocrates du Congrès en empêchant l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne de témoigner pour leur enquête en vue d’une procédure explosive de destitution contre le président républicain.

«Tôt ce matin, le département d’État américain a demandé à l’ambassadeur Gordon Sondland de ne pas se présenter aujourd’hui» à la déposition prévue à la Chambre des représentants, a indiqué son avocat Robert Luskin, sans préciser les raisons de cette décision. Gordon Sondland «espère que les problèmes évoqués par le département d’État» pour l’empêcher de témoigner «seront résolus rapidement», a-t-il poursuivi dans un communiqué.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Côte d’Ivoire : le parti de Charles Blé Goudé tiendra son premier congrès le 17 août

août 10, 2019

Charles Blé Goudé, le 5 juin 2019 aux Pays-Bas. © Wiebe Kiestra pour JA

Le mouvement de Charles Blé Goudé devenu un parti, le Cojep, va tenir son premier congrès le 17 août à Abidjan.

 

« Le congrès débute le 17 août par une fête populaire à la place CP1 de Yopougon », une commune d’Abidjan, a déclaré à l’AFP  Charles Blé Goudé, joint au téléphone depuis Abidjan à la Haye, où il réside depuis son acquittement par la Cour pénale internationale, dans l’attente d’un éventuel appel de la procureure.

« Quel Cojep pour une Côte d’Ivoire libre et démocratique? » est le thème dont devraient débattre les participants au congrès. Ils pourront écouter par vidéo-conférence un message de Charles Blé Goudé, en liberté sous condition après cinq ans de prison.

Ambitions présidentielles

Le congrès, prévu pour s’achever le 18, « pourrait désigner Charles Blé Goudé comme président du Cojep et lui donner mandat de participer aux futurs scrutins, y compris à la présidentielle de 2020 », a expliqué Boidi Amon, un militant venu de Belgique pour y participer.

L’ancien chef controversé des Jeunes Patriotes de Côte d’Ivoire se voit un destin présidentiel dans son pays. « Un jour, j’aimerais diriger mon pays. Mais j’ai tout mon temps. Je sais que la Côte d’Ivoire m’attend », avait déclaré à Jeune Afrique ce fidèle de l’ex-président ivoirien Laurent Gbgabo – également acquitté par la CPI.

Dans les années 2000, Charles Blé Goudé fut surnommé « le général des rues » pour sa capacité à mobiliser les partisans de Laurent Gbagbo, à travers le mouvement des Jeunes patriotes notamment, souvent qualifié de milice. Ses détracteurs le considèrent comme un de ceux qui ont contribué à la montée de la tension en Côte d’Ivoire dans la décennie 2000, qui a culminé en 2010-2011 dans les violences post-électorales ayant fait plus de 3 000 morts. 

Par Jeune Afrique avec AFP

États-Unis: Trump s’en prend au procureur Mueller avant son audition très attendue au Congrès

juillet 22, 2019

 

Donald Trump a de nouveau accusé ce lundi l’ex-procureur spécial Robert Mueller d’être «extrêmement partial» et a regretté qu’il soit auditionné mercredi au Congrès sur les conclusions de l’enquête russe. «L’extrêmement partial Robert Mueller ne devrait pas pouvoir mordre à nouveau dans la pomme», a tweeté le président américain, dont les deux premières années à la Maison-Blanche ont été empoisonnées par l’enquête russe menée par le procureur spécial.

«A la fin, ça va mal se passer pour lui et pour les démocrates en toc du Congrès», a-t-il poursuivi, en répétant pour la énième fois avoir été totalement blanchi par ses investigations: «PAS DE COLLUSION, PAS D’OBSTRUCTION !»

L’ancien chef du FBI, un homme de 74 ans très respecté, a enquêté pendant 22 mois, dans le plus grand secret, sur les efforts déployés par Moscou pendant la présidentielle de 2016 pour favoriser la campagne de Donald Trump. Dans un rapport publié en mars, il a écrit ne pas avoir trouvé de «preuves» d’une entente entre la Russie et l’entourage du candidat républicain. Mais il s’est dit incapable de blanchir Donald Trump des soupçons d’entrave à la justice et a détaillé une série de pressions troublantes exercées par le locataire de la Maison-Blanche sur ses investigations.

Mercredi, il répondra pour la première fois à des questions sur son enquête lors d’auditions marathon à la Chambre des représentants, que les Américains pourront suivre en direct. Robert Mueller, qui avait souhaité éviter cet exercice périlleux, veut s’en tenir aux conclusions contenues dans son rapport. Mais l’opposition démocrate mise sur l’impact de son témoignage télévisé pour toucher les Américains qui n’ont pas lu ce document juridique, aride et prudent.

«Les gens ne lisent pas un rapport de 448 pages. Je pense que quand ils vont entendre ce qu’il y a dans le rapport Mueller, nous serons en mesure d’engager la responsabilité du président», a déclaré dimanche le démocrate Jerry Nadler, qui préside la commission judiciaire de la Chambre. Donald Trump, soucieux de tourner la page pour se tourner vers sa campagne de réélection, avait assuré vendredi qu’il ne suivrait pas l’audition, dénonçant un «jeu» politique.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : les loyalistes restent majoritaires au Congrès

mai 12, 2019

FRANCE-NCALEDONIA-OVERSEAS-POLITICS-VOTE

Ces élections, six mois après le « non » au référendum pour l’indépendance, redessinent en profondeur la carte politique, en particulier dans le camp loyaliste.

Les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) ont manqué leur pari aux élections provinciales qui se sont tenues dimanche 12 mai en Nouvelle-Calédonie. Mais il s’en est fallu de peu. Dynamisés par les 43,3 % recueillis par le « oui » à l’indépendance lors du référendum du 4 novembre 2018, ils espéraient, grâce à un mode de scrutin qui les avantage, faire basculer la majorité au Congrès. Ce dernier reste aux mains des loyalistes, qui conservent 28 sièges sur 54, tandis que les différentes composantes indépendantistes en totalisent 26.

Pour autant, ces élections, six mois après un référendum qui avait suscité surprise et inquiétude, voire peur, chez les partisans de la « Calédonie française », redessinent en profondeur la carte politique, en particulier dans le camp loyaliste. Elles marquent en effet un large succès pour la liste L’Avenir en confiance conduite par Sonia Backès, regroupant trois mouvances proches du parti Les Républicains en métropole : Les Républicains calédoniens, Le Rassemblement-Les Républicains et le Mouvement populaire calédonien. En obtenant 40,6 % dans la province Sud, la plus peuplée et la plus riche, elle décroche 21 sièges sur 40 à l’assemblée provinciale et envoie 16 représentants au Congrès.

Un succès qui s’est construit au détriment de Calédonie ensemble, la formation loyaliste modérée présidée par Philippe Gomès, favorable à une large autonomie, qui détenait jusqu’à présent les principaux postes de décision du territoire : la présidence du gouvernement (Philippe Germain), la présidence de la province Sud (Philippe Michel), les deux sièges de député (Philippe Gomès et Philippe Dunoyer) et un des deux sièges de sénateur (Gérard Poadja). Celle-ci subit un véritable effondrement.

Calédonie ensemble, qui détenait 15 sièges dans le Congrès sortant, n’en occupe plus désormais que 7. Cette élection voit en revanche l’émergence d’une liste présentée par L’Eveil océanien, s’adressant principalement aux communautés wallisiennes et futuniennes, qui, en rassemblant 8,6 % des suffrages dans la province Sud, obtient 2 sièges au Congrès.

51,8 % des sièges pour les loyalistes

Le revers est d’autant plus marqué pour la formation de Philippe Gomès que la liste conduite par Gérard Poadja dans la province Nord, où elle avait trois élus, ne parvient même pas à franchir la barre nécessaire de 5 % des inscrits pour avoir des élus, et disparaît de l’hémicycle de l’assemblée provinciale. C’est une liste conduite par le maire de Kouaoua, Alcide Ponga (non-indépendantiste), qui, en rassemblant 12,2 % des suffrages, récupère trois sièges.

Dans cette province largement acquise aux indépendantistes, que préside depuis vingt ans Paul Néaoutyine, l’homme fort du Palika, la concurrence est toujours aussi serrée entre celui-ci et l’Union calédonienne, présidée par Daniel Goa. Les deux principales composantes du FLNKS sont une nouvelle fois bord à bord : 38,5 % pour la liste de M. Néaoutyine, qui devrait conserver la présidence de la province, et 36 % pour celle de M. Goa.

Enfin, dans la province des îles Loyauté, les formations indépendantistes se répartissent la totalité des sièges. Les loyalistes ne sont pas parvenus à faire leur entrée dans l’assemblée provinciale.

Sous réserve de confirmation, les loyalistes devraient donc détenir 28 sièges sur 54 dans le prochain Congrès territorial, ainsi répartis : 16 pour L’Avenir en confiance, 7 pour Calédonie ensemble, 3 pour L’Eveil océanien et 2 pour Agissons pour le Nord. Les indépendantistes, ayant gagné un siège par rapport à l’assemblée précédente, en totalisent 26.

Matignon se félicite

La chef de file de L’Avenir en confiance, Sonia Backès, qui devient la principale actrice de la scène politique calédonienne, s’est félicitée de cette large victoire qui la met en position de force pour engager les discussions avec les indépendantistes et avec le gouvernement sur la sortie de l’accord de Nouméa, que cette mandature aura à négocier. « Il y avait pour nous deux enjeux : que les loyalistes conservent la majorité au Congrès et que l’on puisse avoir un changement. C’est pour nous la victoire de l’union », a déclaré la présidente des Républicains calédoniens, tout en tendant la main à ses « partenaires de Calédonie ensemble ».

Matignon a suivi avec attention ces élections désignant les responsables qui seront à la tête des institutions calédoniennes. « Je me félicite du déroulement de ces élections, a réagi le premier ministre, Edouard Philippe. Comme nous en avons convenu lors du dernier comité des signataires, en décembre 2018, le gouvernement va se rapprocher des responsables qui seront désignés dans les prochaines semaines pour reprendre le dialogue sur l’avenir du territoire. » Un avenir qui s’annonce toujours aussi incertain

 

Le Monde.fr par Patrick Roger

Sommet avec Poutine: les démocrates veulent entendre l’interprète de Trump

juillet 18, 2018

Sur cette photo du 16 juillet 2018, l’interprète Marina Gross se trouve aux côtés des présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine à Helsinki / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

Des élus démocrates ont fait pression mercredi pour que l’interprète de Donald Trump témoigne devant le Congrès de la rencontre entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine à Helsinki, un sommet pendant lequel l’attitude jugée trop conciliante de M. Trump a fait scandale.

Lundi dans la capitale finlandaise, les deux présidents se sont entretenus pendant deux heures. Seuls deux interprètes étaient présents à leurs côtés et les démocrates estiment que la femme qui a traduit les propos de M. Poutine pour M. Trump –et a vraisemblablement pris des notes– pourrait détenir des informations cruciales sur ce qui s’est dit entre eux.

« Nous voulons que l’interprète vienne devant la commission. Nous voulons voir les notes », a dit à MSNBC le sénateur démocrate Bob Menendez, membre de la commission des affaires étrangères.

« Nous allons engager d’énormes efforts pour essayer de savoir ce qui s’est passé », a-t-il ajouté.

La sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a renchéri, jugeant qu’une audition de l’interprète pourrait aider les élus et les Américains en général à « déterminer ce qui a été spécifiquement discuté et conclu au nom des Etats-Unis ».

La surprenante conférence de presse du président américain avec son homologue russe à Helsinki a suscité un tollé jusque dans son propre camp politique, nombre d’élus exprimant sans retenue leur consternation.

Côté républicain, le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat Bob Corker a dit qu’il comprenait les appels à entendre l’interprète et qu’il allait voir si des précédents existaient.

Interrogée à ce sujet mercredi, la porte-parole du département d’Etat Heather Nauert a dit qu' »aucune demande formelle » n’avait été faite en ce sens « jusqu’ici ».

« Y a-t-il des précédents? Nous n’avons pas encore pu le déterminer », a-t-elle ajouté.

La Maison Blanche va probablement tenter d’écarter cette demande en invoquant les prérogatives de l’exécutif et en arguant qu’aucun président ne peut être obligé de révéler des conversations privées, pas plus que son traducteur.

Sa porte-parole Sarah Sanders a botté en touche mercredi, expliquant « ne pas avoir connaissance » d’un potentiel enregistrement de la conversation entre les deux présidents, avant de renvoyer les journalistes vers le département d’Etat.

M. Corker a aussi estimé qu’interroger le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, qui était à Helsinki avec Donald Trump et qui a sûrement reçu un compte-rendu de la part du président, était une meilleure option.

M. Pompeo doit témoigner devant la commission sénatoriale le 25 juillet.

Le démocrate Richard Blumenthal a de son côté dit vouloir voir « toute l’équipe de la sécurité nationale, à commencer par John Bolton (conseiller à la Maison Blanche) », fournir des détails sur la rencontre Trump-Poutine.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juillet 2018 02h17)