Posts Tagged ‘Conseil de sécurité de l’ONU’

Corée du Nord: Etats-Unis et Japon veulent une réunion d’urgence du Conseil de sécurité

mai 14, 2017

Nations unies (Etats-Unis) – Les Etats-Unis et le Japon ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après le dernier tir de missile effectué dimanche par la Corée du Nord, ont indiqué des diplomates, Washington évoquant de nouveau des sanctions.

Selon la représentation aux Nations unies de l’Uruguay, qui préside le Conseil au mois de mai, la réunion devrait se dérouler mardi après-midi au siège de l’ONU à New York.

Pyongyang a effectué dimanche matin son deuxième tir de missile en 15 jours, un essai interprété comme une forme de mise au défi du nouveau chef de l’Etat sud-coréen Moon Jae-In, tout juste élu.

Lancé de la base militaire nord-coréenne de Kusong, dans la province du Nord Pyongan, vers 05H30 dimanche (20h30 GMT samedi), le projectile a parcouru environ 700 kilomètres avant de s’abîmer en mer du Japon.

« Il n’y a aucune excuse qui justifie les agissements de la Corée du Nord. (Le missile) est (tombé) près de la Russie. La Chine ne peut pas compter sur un dialogue. La menace est réelle », a tweeté dimanche matin l’ambassadrice américaine Nikki Haley, dont l’administration réclame depuis des semaines un renforcement des sanctions et un durcissement de la position de la Chine, principale alliée de Pyongyang.

« Ce que nous allons faire, c’est continuer à serrer la vis (…) Nous allons continuer, qu’il s’agisse de sanctions, qu’il s’agisse de déclarations à la presse, tout ce que nous devrons faire nous le ferons », a martelé Mme Haley sur la télévision américaine ABC.

Réagissant samedi soir à ce nouveau tir de missile, la Maison Blanche avait demandé à ce « que cette nouvelle provocation soit un appel à toutes les nations pour mettre en oeuvre des sanctions bien plus fortes contre la Corée du Nord ».

De son côté, le Trésor américain avait indiqué samedi qu’il examinait « tous les moyens à sa disposition » pour couper les sources de financement international à Pyongyang.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2017 20h14)                                            

Les Philippines saisissent un navire nord-coréen en vertu des sanctions de l’ONU

mars 5, 2016

Manille – Les Philippines ont annoncé samedi la saisie d’un navire nord-coréen, en vertu d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui alourdit nettement les sanctions internationales décidées après l’essai nucléaire et le test de missile balistique de Pyongyang.

Le cargo Jin Teng de 6.830 tonnes ne sera pas autorisé à quitter le port de Subic, au nord-est de la capitale Manille, où il est à quai depuis trois jours. Son équipage sera expulsé, a déclaré le porte-parole de la présidence philippine Manolo Quezon à la radio d’Etat Radyo ng Bayan.

Il s’agit du premier cas recensé d’application des sanctions, les plus dures à ce jour, adoptées dans la nuit de mercredi à jeudi par le Conseil de sécurité.

Le monde est inquiet à cause du programme d’armes nucléaires de la Corée du Nord et en tant que membre des Nations unies, les Philippines doivent faire leur part pour appliquer les sanctions, a dit M. Quezon.

Une équipe des Nations unies est attendue pour l’inspection du navire dans le port, situé près d’une ancienne base navale américaine, a précisé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Charles Jose.

Le Jin Teng a déjà été inspecté deux fois, dont la seconde samedi à l’aide d’appareils électroniques de détection d’armes, selon le porte-parole des gardes-côtes Armand Balilo. Les 21 hommes d’équipage sont très coopératifs, a-t-il assuré, et aucun matériel interdit n’a été découvert à bord.

Charles Jose a précisé à l’AFP que le navire avait été saisi en application de la résolution de l’ONU, indépendamment du résultat des inspections.

-Une honte selon Pyongyang-

L’agence de presse officielle nord-coréenne a de nouveau fustigé samedi la nouvelle série de sanctions, qualifiant de honte la résolution de l’ONU.

C’est une honte pour le monde de permettre une telle pratique autoritaire des Etats-Unis et d’autres puissances munies de nombreux satellites et d’ogives nucléaires, a déclaré KCNA dans un communiqué.

Nous allons résolument faire usage de tous les moyens et méthodes pour répliquer de manière physique, puissante et impitoyable aux agissements anti-Corée du Nord des forces hostiles, ajoute l’agence.

Aucun autre navire nord-coréen n’est à quai à Subic, selon M. Balilo.

Le Jing Teng, chargé de noix de palme, était arrivé à Subic jeudi en provenance de Palembang, en Indonésie, quelques heures seulement après la vote des sanctions aux Nations unies. Cette résolution, présentée par les États-Unis, a été votée à l’unanimité, y compris par la Chine, unique allié de Pyongyang.

Quelques heures après le vote de la résolution, la Corée du Nord, de plus en plus isolée sur la question de son arsenal nucléaire, a tiré six missiles de courte portée dans la mer, selon le ministère sud-coréen de la Défense.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a également brandi la menace nucléaire. Nous devons être toujours prêts à chaque instant à utiliser notre arsenal nucléaire, a-t-il déclaré, cité vendredi par l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

La Corée du Nord est déjà sous le coup de quatre séries de sanctions internationales depuis son premier essai nucléaire en 2006.

Romandie.com avec(©AFP / 05 mars 2016 17h08)

EI: l’Egypte frappe des positions des djihadistes en Libye

février 16, 2015

L’armée de l’air égyptienne a bombardé tôt lundi matin des positions de l’Etat islamique (EI) en Libye, a annoncé la télévision d’Etat, au lendemain de la diffusion d’une vidéo montrant la décapitation de 21 Egyptiens de confession copte. La France et l’Egypte souhaitent que le Conseil de sécurité de l’ONU se saisisse de la situation en Libye.

L’attaque aérienne, menée aux premières heures du jour, a été réalisée conjointement avec les forces aériennes fidèles au gouvernement officiel libyen. C’est la première fois que l’Egypte confirme avoir mené des frappes aériennes contre le groupe islamiste.

« La frappe a atteint ses objectifs avec précision », et les pilotes sont rentrés sains et saufs, a déclaré l’armée égyptienne dans un communiqué diffusé par la télévision d’Etat.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avait affirmé dimanche que son pays se réservait le droit de répondre par tous les moyens qu’elle jugerait nécessaires à l’exécution des 21 coptes par les djihadistes de l’EI en Libye. Le Caire a aussi décrété un deuil national de sept jours.

D’autres frappes à venir
Dans un entretien téléphonique accordé à la chaîne de télévision Al Arabiya, Saker al-Djorouchi, qui commande les forces aériennes fidèles au gouvernement libyen officiel, a confirmé leur participation aux frappes. « D’autres frappes aériennes seront menées aujourd’hui et demain en coordination avec l’Egypte », selon lui.

Le commandant libyen a précisé que les frappes ont visé la ville de Derna, située dans l’est du pays. Elles ont, selon lui, tué 40 à 50 combattants islamistes et détruit des réserves de munitions et des centres de communications. Il n’était pas possible de savoir dans l’immédiat si les forces égyptiennes avaient frappé ailleurs.

Derna, une place forte historique des islamistes radicaux, est située à 1300 kilomètres à l’est de Tripoli, entre Benghazi et la frontière égyptienne. Le mois dernier, la branche libyenne de l’EI avait affirmé avoir enlevé 21 coptes égyptiens et Le Caire avait confirmé que la grande majorité de ses ressortissants avaient été enlevés en Libye voisine.

Sur la vidéo diffusée sur Internet, des hommes portant des combinaisons orange, semblables à celles d’autres otages exécutés ces derniers mois en Syrie, sont alignés sur une plage les mains menottées dans le dos, avant que leurs bourreaux ne les décapitent.

Saisir le Conseil de sécurité
Washington a qualifié d' »abjecte » et « lâche » cette série de décapitations. Le président français François Hollande, dont le gouvernement devait signer lundi la vente d’avions de combat Rafale avec l’Egypte, a pour sa part « exprimé sa préoccupation face à l’extension des opérations » du groupe djihadiste en Libye.

La France et l’Egypte souhaitent d’ailleurs que le Conseil de sécurité de l’ONU se saisisse de la situation en Libye. François Hollande et son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi ont évoqué, lors d’une conversation téléphonique, la situation en Libye où l’EI a étendu ses opérations, a encore précisé lundi l’Elysée.

« Ils ont souligné l’importance que le Conseil de sécurité se réunisse et que la communauté internationale prenne de nouvelles mesures pour faire face à ce danger », ajoute le communiqué.

Intervention ferme
Le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Shoukry, a quant à lui annoncé qu’il se rendrait au sommet antiterroriste de Washington, qui débute mercredi, avec l’intention de plaider pour une « intervention ferme » en Libye.

Le premier ministre français, Manuel Valls, a appelé tous les pays du Moyen-Orient, y compris le Qatar et la Turquie, à « jouer le jeu » et à lutter contre l’EI. Le Qatar et la Turquie avaient été précédemment accusés d’encourager en sous-main des groupes radicaux islamistes en Syrie, dont l’EI, ce que ces deux pays démentent.

Romandie.com

 

Moscou demande au Conseil de sécurité de couper les fonds à l’EI

février 5, 2015

Nations unies (Etats-Unis) – La Russie a proposé dans une résolution que le Conseil de sécurité coupe les financements du groupe Etat islamique issus des revenus pétroliers, des ventes d’antiquités, ou du paiement de rançons, ont rapporté mercredi des diplomates.

La résolution pourrait être présentée au Conseil de sécurité cette semaine et fait suite à une ferme condamnation, par ses 15 pays membres, de l’exécution du pilote jordanien, brûlé vif par les jihadistes de l’EI.

Nous préparons (cette résolution) et nous espérons qu’elle sera adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU dans les prochains jours, a précisé un porte-parole de la mission russe à l’ONU, Alexey Zaytsev.

Un rapport de l’ONU, rédigé par l’équipe chargée du suivi du réseau Al-Qaïda, avait recommandé en novembre que le Conseil suggère de couper les revenus pétroliers de l’EI en arrêtant tous les camions citerne en provenance des territoires contrôlés par l’organisation jihadiste.

Selon ce rapport, les jihadistes gagneraient environ de 850.000 à 1,65 million de dollars par jour en vendant du pétrole à des intermédiaires privés, qui sont à la tête d’une flotte de camions citerne.

Ces revenus pétroliers ont toutefois diminué récemment suite aux revers subis par l’EI.

Il y a un marché pour ce pétrole, et nous espérons des mesures plus sévères à son égard, a déclaré un diplomate du Conseil de sécurité.

Le Conseil de sécurité avait adopté en août une résolution visant à couper les fonds de l’EI et à réduire le flux de combattants étrangers partis rejoindre ce groupe en Irak et en Syrie, en menaçant de sanctionner les pays qui achèteraient du pétrole aux jihadistes.
La résolution russe pourrait mettre davantage la pression sur la Turquie, considérée comme un important point de transit pour ces livraisons de pétrole. Les camions citerne repartent de la Turquie vers l’Irak et la Syrie avec des produits raffinés.

Des experts de l’ONU ont aussi mis en garde contre le pillage d’objets d’art sur les sites archéologiques et prôné l’interdiction du commerce d’antiquités en provenance de Syrie ou d’Irak.

La partie du texte concernant le paiement de rançons faisait encore l’objet de discussions, les 15 pays membres du Conseil de sécurité ayant toujours officiellement affirmé qu’ils ne versaient pas de rançons aux jihadistes. En pratique cependant, certains pays européens ont versé des rançons pour libérer des otages.

Romandie.com avec(©AFP / 04 février 2015 21h46)

Le président soudanais crie victoire face à la CPI

décembre 13, 2014

Le président soudanais Omar Hassan el-Béchir a crié victoire samedi face à la Cour pénale internationale (CPI). La juridiction de La Haye a annoncé vendredi qu’elle interrompait son enquête sur les crimes de guerre au Darfour en raison d’un manque de soutien du Conseil de sécurité de l’ONU.

« Ils voulaient que l’on s’agenouille devant la Cour pénale internationale, mais la CPI a reconnu son échec », a lancé le chef de l’État soudanais dans un discours. « Les Soudanais ont fait échec à la CPI et refusé de livrer quelque Soudanais que ce soit à la justice colonialiste ».

La juridiction internationale avait inculpé en 2009 Omar el-Béchir pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Elle avait aussi engagé des poursuites contre le ministre soudanais de la Défense Abdel Raheem Muhammad Hussein, l’ex-ministre de l’Intérieur Ahmed Haroun et le chef de la milice janjawid, Ali Kushayb.

M. Béchir voyage sans souci
Mais sa procureure a annoncé vendredi la suspension des enquêtes. « Je n’ai pas d’autre choix que de geler les investigations au Darfour », a déclaré Fatou Bensouda devant le Conseil de sécurité. Elle a précisé qu’elle assignait « les ressources à d’autres dossiers urgents, en particulier ceux pour lesquels un procès est proche ».

La magistrate gambienne a reproché au Conseil de sécurité de n’avoir pas suffisamment insisté pour obtenir l’arrestation d’Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 25 ans.

La CPI avait informé le Conseil de sécurité en 2010 de l’absence de coopération du Soudan. La juridiction faisait remarquer que le Kenya, Djibouti, la République démocratique du Congo et le Tchad n’avaient pas procédé à l’arrestation du président soudanais lorsqu’il visitait ces pays.

Soutien de la Chine
Les violences au Darfour ont fait plus de 300’000 morts et deux millions de déplacés depuis le début d’une insurrection en 2003. Des rebelles appartenant à des tribus non arabes dénonçaient une marginalisation. Fatou Bensouda a fait état de « nouveaux déplacements de masse » cette année.

Le Conseil de sécurité de l’ONU est divisé sur la stratégie à adopter au sujet du Darfour, car le régime de Khartoum a un allié de poids: la Chine.

La procureure a évoqué les accusations de viol collectif que des soldats soudanais auraient commis sur 200 femmes et filles, fin octobre, dans un village du Darfour-Nord. Ces accusations « devraient choquer le Conseil et provoquer une réaction », a-t-elle estimé.

Romandie.com

Hollande : «Le Burkina doit servir de leçon aux présidents»

novembre 27, 2014
 «Il y a environ 1000 Français ou résidents en France en Syrie», détaille le chef de l'État. Crédits photo : POOL/REUTERS


«Il y a environ 1000 Français ou résidents en France en Syrie», détaille le chef de l’État. Crédits photo : POOL/REUTERS

À la veille d’un voyage en Guinée puis à Dakar pour le sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), François Hollande est revenu dans une interview accordée à RFI et France 24 sur les secousses africaines.

La chute du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, le 31 octobre dernier, montre selon le président français «que l’Afrique est attachée à la démocratie et à l’ordre constitutionnel. (….) Cela doit servir de leçon à beaucoup de chefs d’État et pas seulement en Afrique». «Quand on fait voter un texte, on ne peut le modifier impunément. Quand un chef d’État a fait plusieurs mandats de suite, qu’il est fixé un nombre de mandats ou une limite d’âge, il ne peut en être décidé autrement», affirmé François Hollande, comme un message à Denis Sassou Nguesso ou a Joseph Kabila tout deux soupçonnés de vouloir changer leur loi fondamentale dans leurs pays respectifs.

L’autre grand sujet qui devrait absorber les présidents réunis à Dakar reste le terrorisme et la situation en Libye. «Il y a dans le sud libyen un regroupement particulièrement dangereux de chefs terroristes très armés. Nous devons être vigilants», explique François Hollande. Le président français écarte cependant la possibilité de frappes aériennes sur cette zone, des actions suggérées notamment par le ministre de la Défense. «Il faudrait pour cela une demande d’une action internationale des autorités libyennes et, deuxièmement, que le Conseil de sécurité de l’ONU en décide», remarque-t-il en appelant à une surveillance internationale.

Une surveillance internationale, le président en souhaite également une autour des combattants étrangers partis en Syrie dans les rangs islamistes. «Il y a environ 1000 Français ou résidents en France en Syrie», détaille le chef de l’État. La plupart sont passés par le Turquie pour gagner les zones de Djihad. «J’ai fait en sorte que nous puissions améliorer notre coopération avec la Turquie» pour pouvoir couper les routes «biens connues».

Lefigaro.fr par Tanguy Berthemet: publié le 27/11/2014 à 19:56

 

L’Otan confirme l’entrée de troupes russes, Kiev se prépare au combat

novembre 12, 2014

Kiev – L’Ukraine a dit mercredi se préparer au combat en réaction à une concentration de troupes russes dans l’Est séparatiste prorusse confirmée par l’Otan, qui fait craindre une guerre ouverte après deux mois de trêve fragile.

Moscou qui dément vigoureusement toute implication dans le conflit embrasant des régions orientales ukrainiennes et ayant fait plus de 4.000 morts depuis la mi-avril a jugé sans fondements les accusations du commandant en chef de forces alliées de l’Otan en Europe, Philip Breedlove, sur ces soi-disant convois militaires russes qu’il +voit+ faire irruption en Ukraine, selon un porte-parole du ministère russe de la Défense.

Face à l’escalade militaire qui fait craindre une guerre de grande ampleur, le Conseil de sécurité de l’ONU devait se réunir d’urgence à 19H30 GMT pour discuter de la crise ukrainienne et entendre des représentants de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) chargée d’observer l’application du cessez-le-feu conclu en septembre par Kiev et les séparatistes, aujourd’hui moribond.

A quelques heures de la réunion à New York, le secrétaire général de l’OSCE, Lamberto Zannier a reconnu que le cessez-le-feu était de plus en plus virtuel, jugeant que l’afflux d’armes dans les zones rebelles pouvait mener à une confrontation plus ouverte.

A Kiev, le ministre de la Défense Stepan Poltorak a annoncé un redéploiement des troupes ukrainiennes face à une éventuelle offensive.

Nous observons un renforcement de la part des groupes terroristes (les insurgés dans la terminologie de Kiev, NDLR) ainsi que de la part de la Russie (…) Nous nous attendons à des agissements imprévisibles de leur part, a-t-il déclaré au cours du conseil des ministres.

Notre principale tâche est de nous préparer au combat, a-t-il annoncé.

Pour la première fois depuis la trêve du 5 septembre, l’Otan a confirmé mercredi l’entrée de convois militaires russes dans l’est de l’Ukraine.

Ces deux derniers jours, nous avons vu des colonnes d’équipements russes, des chars russes, des systèmes de défense antiaérienne russes, de l’artillerie russe, et des troupes de combat russes entrant en Ukraine, a déclaré le commandant en chef de l’Alliance atlantique, en déplacement à Sofia.

Depuis vendredi, l’Ukraine dénonce l’entrée sur son territoire de matériels lourds à partir de la Russie.

Le gouvernement ukrainien a annoncé mercredi le renforcement de la sécurité autour de Marioupol, port stratégique sur la mer d’Azov que les rebelles avaient désigné comme étant leur prochaine cible, et des installations stratégiques telles que les centrales nucléaires et les gazoducs.

Selon un porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko, des mouvements de convois militaires ont été observés près de Novoazovsk, ville proche de Marioupol et qui pourrait servir de base à une éventuelle offensive des insurgés sur ce port.

Bastion rebelle, Donetsk a été secoué mercredi pendant quelques heures par des tirs d’artillerie plus intenses qu’au cours des derniers jours, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.

– Lignes rouges franchies –

L’Ukraine devait faire mercredi soir l’objet d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU qui devait entendre le chef de la mission de l’OSCE, Ertugrul Apakan, et une autre représentante de l’organisation, Heidi Tagliavini.

Je pense que l’ONU devrait être informée du fait que la Russie projette une invasion de grande ampleur en Ukraine, a écrit mardi l’ambassadeur d’Ukraine à l’ONU, Iouri Sergueïev, sur son compte Twitter.

Les hostilités ont gagné en intensité depuis les élections organisées le 2 novembre dans les zones séparatistes, un scrutin rejeté par Kiev et l’Occident, mais reconnu de facto par la Russie.

Accusant Moscou d’avoir franchi des centaines de lignes rouges dans la crise ukrainienne, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a appelé la communauté internationale à cesser de souffrir de daltonisme géopolitique, jugeant que l’Occident n’avait pas été assez ferme.

Mardi, la chancelière allemande Angela Merkel a indiqué que l’Union européenne ne prévoyait pas de nouvelles sanctions contre la Russie, mis à part la possibilité d’allonger la liste des responsables ukrainiens prorusses visés par les sanctions existantes.

Le dossier doit être abordé pendant une rencontre ministérielle à Bruxelles lundi prochain.

L’Ukraine a été la veille au cœur de l’activité diplomatique internationale.

Outre un entretien téléphonique entre Mme Merkel et le président ukrainien Petro Porochenko, le sujet a été abordé par les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine en marge d’un sommet des dirigeants d’Asie-Pacifique à Pékin.

Romandie.com avec(©AFP / 12 novembre 2014 16h49)

Chrétiens d’Irak: le pape demande à la communauté internationale de protéger les populations en fuite

août 7, 2014

Cité du Vatican – Le pape François a lancé jeudi un appel urgent à la communauté internationale pour protéger les populations du nord de l’Irak, en grande partie chrétiennes, en fuite devant l’avancée des jihadistes de l’Etat islamique.

Le pape, dans un appel lu par son porte-parole, le père Federico Lombardi, reprend son exhortation de l’Angelus du 20 juillet, soulignant que la violence ne se vainc pas par la violence, mais par la paix et exprimant sa proximité avec les frères chrétiens persécutés et dépouillés de tout.

François adresse un pressant appel à la communauté internationale, afin qu’elle se mobilise pour mettre fin au drame humanitaire en cours. Il demande que soit entrepris le nécessaire pour protéger ceux qui sont menacés par la violence, et assurer les aides nécessaires, en commençant par les plus urgentes, à tant de déplacés, dont le sort dépend de la solidarité d’autrui.

A la lumière de ces évènements angoissants, le Saint-Père renouvelle l’expression de sa proximité spirituelle à tous ceux qui traversent cette épreuve très douloureuse et s’unit aux appels insistants des évêques régionaux, demandant, avec eux et pour leurs communautés en péril, que s’élève de toute l’Eglise une prière unanime pour demander au Saint-Esprit le don de la paix.

Des jihadistes se sont emparés jeudi de Qaraqosh, la plus grande ville chrétienne d’Irak, poussant des dizaines de milliers de personnes à fuir et le clergé chaldéen à appeler la communauté internationale à l’aide.

Selon le patriarche chaldéen Louis Sako, 100.000 chrétiens ont été poussés sur les routes avec rien d’autre que leurs vêtements sur eux, et leurs églises sont occupées, leurs croix enlevées.

Aujourd’hui, nous lançons un appel avec beaucoup de douleur et de tristesse, au conseil de sécurité de l’ONU, à l’Union européenne et aux organisations humanitaires, pour qu’ils aident ces gens en danger de mort, a dit jeudi le patriarche dans une déclaration à l’AFP en Irak, en redoutant un génocide.

Romandie.com avec(©AFP / 07 août 2014 13h46)

Gaza: Abbas demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU

juillet 20, 2014

Ramallah (Territoires palestiniens) – Le président palestinien Mahmoud Abbas, en visite au Qatar, a appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après la mort d’au moins 100 Palestiniens à Gaza dimanche.

J’appelle à la tenue d’une réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU, a déclaré M. Abbas dans une allocution télévisée, ajoutant que la situation à Gaza était insupportable.

Ce que les forces d’occupation ont fait aujourd’hui à Chajaya est un crime contre l’humanité, un crime atroce et ceux qui ont commis ce crime vont être poursuivis et punis, a ajouté M. Abbas, en référence au bombardement mené dimanche dans une banlieue à l’Est de la ville de Gaza.

Il s’agit du bombardement le plus meurtrier depuis le début du conflit le 8 juillet, avec au moins 62 morts Palestiniens selon Achraf al-Qoudra, le porte-parole des services d’urgence.

Mahmoud Abbas est arrivé dimanche à Doha pour des entretiens avec le chef du Hamas Khaled Mechaal en vue d’une trêve à Gaza. Il y sera rejoint par le secrétaire Général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, qui a entamé dimanche une tournée au Moyen-Orient qui devrait le mener au Qatar, puis au Caire, à Jérusalem, Ramallah et Amman.

L’ONU a expliqué samedi que M. Ban voulait agir en concertation avec les acteurs régionaux et internationaux, pour mettre fin à la violence et trouver une issue au conflit.

Mahmoud Abbas a également rappelé dimanche son soutien au plan égyptien pour un cessez-le-feu, qui a été refusé par le Hamas et accepté par Israël.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2014 21h43)

Centrafrique : l’ONU sanctionne trois responsables dont l’ex-président Bozizé

mai 10, 2014
François Bozizé

François Bozizé

Le Conseil de sécurité de l’ONU a décrété vendredi des sanctions contre trois responsables centrafricains: l’ex-président François Bozizé, le coordinateur des milices anti-balaka Levy Yakété et le numéro deux de l’ex-coalition rebelle Séléka, Nourredine Adam.

Ces sanctions ciblées, prévues par la résolution de l’ONU du 28 janvier dernier et proposées par la France et les Etats-Unis, consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager. La décision a été prise par le Comité des sanctions, qui dépend du Conseil de sécurité.

Elle avait été retardée pendant plusieurs semaines par la Russie et la Chine, qui réclamaient du temps pour examiner ces dossiers mais qui ont finalement donné leur feu vert, selon des diplomates. La République centrafricaine (RCA) est depuis plus d’un an en proie au chaos et à des violences entre communautés, attisées par des éléments de l’ex-coalition Séléka, majoritairement musulmane, et par des milices en grande partie chrétiennes, dites anti-balaka.

Distribution de machettes

Le Comité accuse les trois hommes d’avoir commis ou soutenu des actes qui vont à l’encontre de la paix, de la stabilité et de la sécurité en République centrafricaine. Selon le Comité, M. Bozizé, renversé par la Séléka en mars 2013, « fournit un soutien matériel et financier à des miliciens (…) qui cherchent à le ramener au pouvoir, c’est-à-dire des anti-balaka et d’anciens membres de l’armée centrafricaine ».

Ces forces loyales à M. Bozizé mènent des représailles contre la population musulmane. Proche de Bozizé avant le coup d’Etat, Levy Yakété (ou Yakité) est accusé d’avoir ordonné l’arrestation de personnes liées à la Séléka et d’avoir organisé la distribution de machettes à de jeunes chrétiens au chômage pour attaquer les musulmans.

Nourredine Adam visé

L’un des principaux dirigeants de la Séléka, Nourredine Adam, avait pris après le coup d’Etat la tête des services de renseignement du nouveau régime, se rendant coupable selon l’ONU d’arrestations arbitraires, de tortures et d’exécutions sommaires. Il dirige activement les anciens rebelles et supervise les attaques contre les quartiers chrétiens, selon le Comité qui l’accuse aussi d’avoir participé à un trafic de diamants entre la RCA et le Tchad.

Dans une résolution adoptée le 28 janvier, le Conseil de sécurité avait menacé de sanctions les fauteurs de troubles et les responsables d’exactions en RCA, mais en laissant le soin au Comité de les désigner ultérieurement.

Jeuneafrique.com avec AFP