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La force multinationale contre Boko Haram comptera 8.700 hommes

février 8, 2015

Yaoundé – Les cinq pays africains qui formeront la force multinationale contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram se sont engagés à mobiliser 8.700 hommes, selon le communiqué final samedi de la réunion des experts à Yaoundé sur les modalités de mise en place de la force.

Les représentants du Bénin, du Cameroun, du Niger, du Nigeria et du Tchad ont fait des annonces de contributions qui ont totalisé 8.700 personnels militaires, de police et civils, selon le texte. Le chiffre annoncé avant la réunion était de 7.500 hommes.

Ni la contribution par pays, ni le décompte militaires/civils/policiers n’ont été communiqués.

Un groupe restreint travaillera dans les jours qui viennent sur les détails de l’apport de chaque Etat et élaborera le budget initial de la Force.

Les cinq pays ont convenu que (leurs) contributions représentent les différents corps des armées et spécialistes civils nécessaires pour mettre en œuvre efficacement le mandat de la Force africaine de lutte contre Boko Haram, indique le communiqué.

Le concept d’opération de la Force sera ensuite transmis au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine pour approbation et transmission au Conseil de sécurité des Nations Unies, précise le texte.

Les experts ont également élaboré les documents définissant les contours de la force africaine et ses missions qui sont notamment de créer une environnement sûr et sécurisé dans les régions affectées par les activités de Boko Haram et d’autres groupes terroristes.

Ils ont entériné la décision prise le 20 janvier par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) d’installer le quartier général de cette force à N’Djamena.

Ils ont aussi proposé l’établissement d’un commandement central militaire et d’un mécanisme conjoint de coordination sous l’autorité desquels opéreront les troupes (constituées) par les Etats membres de la CBLT et le Bénin.

Le Tchad, très volontaire dans la lutte contre Boko Haram, a déjà engagé ses troupes sur deux fronts: à la frontière Cameroun-Nigeria où elles ont pris la ville de Gamboru aux islamistes et au Niger où elles ont soutenu les forces nigériennes lors d’une attaque de Boko Haram venue du Nigeria.

Romandie.com avec(©AFP / 07 février 2015 19h36)

Centrafrique : la force de l’Union européenne s’est déployée à l’aéroport de Bangui

avril 30, 2014
Le général Philippe Pontiès, chef de l’opération Eufor RCA, le 13 février à Bruxelles. © AFP

Le général Philippe Pontiès, chef de l’opération Eufor RCA, le 13 février à Bruxelles. © AFP

Les militaires d’Eufor-RCA, la force de l’Union européenne en Centrafrique, ont débuté mercredi leur mission de sécurisation de l’aéroport M’Poko de Bangui. Actuellement composée d’environ 150 hommes, cette force doit monter progressivement en puissance jusqu’à compter en juin 800 hommes.

Actuellement composée d’environ 150 hommes, essentiellement de militaires français et de soldats du contingent estonien, la force de l’Union européenne en Centrafrique a commencé mercredi 30 avril à assurer la sécurité de l’aéroport M’Poko de Bangui, prenant ainsi le relais des soldats de l’opération Sangaris.

Eufor-RCA doit monter progressivement en puissance jusqu’à compter en juin 800 hommes. Au total, neufs nations européennes (Géorgie, France, Portugal, Espagne, Italie, Estonie, Lettonie, Pologne) enverront des soldats. Avec 150 hommes, la Georgie sera le pays le plus représenté. L’Allemagne et la Grande-Bretagne mettront à disposition des capacités de transport aérien. Chaque nation prendra en charge le coût de sa contribution.

Les violences persistent

Outre la sécurisation de l’aéroport, la force élargira ses missions à deux quartiers de la capitale. Son mandat a été fixé à six mois.

Eufor-RCA a été lancée dans le cadre de la résolution 2134 du Conseil de sécurité des Nations Unies et vise, en appui de la Misca, la force de l’Union Africaine, à contribuer au rétablissement d’un environnement stable et sécurisé à Bangui.

Son déploiement intervient alors que les violences persistent avec des attaques de villages et des embuscades visant la population musulmane. Le 26 avril, 22 personnes, dont 3 humanitaires de Médecins sans frontières (MSF), ont été tuées dans l’attaque d’un hôpital dans la région de Nanga Boguila (450 km au nord de Bangui).

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique: l’attaque des forces internationales par des groupes armés est très grave

mars 26, 2014

BANGUI – L’attaque de soldats des forces internationales en Centrafrique par des groupes armés est un acte très grave, a estimé mercredi le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Babacar Gaye, après les violences de ces derniers jours.

Des soldats des forces internationales, (la force africaine) Misca et (française) Sangaris, dont je salue ici l’action inlassable, ont fait l’objet d’attaque de la part de groupes armés. Ce qui est très grave pour des soldats mandatés par le Conseil de sécurité des Nations Unies, a déclaré M. Gaye lors d’une conférence de presse à Bangui.

La capitale centrafricaine a connu une nouvelle flambée de violences qui a fait près de 20 morts depuis ce week-end, au cours desquelles les soldats de la Misca ont essuyé des tirs de la part de miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka et ont riposté.

Nous assistons à une détérioration grave de la situation sécuritaire et de la situation sociale dans ce pays, a-t-il ajouté.

Les domiciles des autorités de la transition ont été attaqués et détruits, sans motif acceptable, parfois avec l’aide des populations voisines (…) Des communautés entières sont assiégées et n’ont d’autres possibilités que de chercher à se défendre. Des personnels du système des Nations unies ont vu leurs véhicules fouillés et ceux d’entre eux, sur des bases confessionnelles, menacés de mort, a énuméré le représentant de l’ONU.

Je demande (de se resaisir) aux anti-balaka et à tous ceux qui agissent sous le couvert de ce nom (…) pour faire beaucoup d’exactions, a insisté M. Gaye.

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka s’en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays.

Ce pays va vers un naufrage dont il risque de ne pas se remettre si un sursaut national n’intervient pas. Il faut que la spirale de la violence s’arrête, a-t-il averti.

L’ancienne colonie française est livrée au chaos depuis un an et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés fuyant les violences.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2014 20h56)

Les appels se multiplient pour exiger le départ d’Assad

juillet 19, 2012

Après les attentats qui ont frappé mercredi le cœur du pouvoir à Damas, les appels se sont multipliés pour hâter le départ de Bachar el-Assad. Paris, Berlin et Washington ont, chacun à sa façon, jugé nécessaire que le président syrien quitte rapidement son poste pour ne pas rajouter au chaos qui menace le pays. Parmi ces voix, Laurent Fabius a affirmé, mercredi au Sénat, qu’il était «urgent» de «trouver une transition politique» en Syrie. Une transition politique qui, selon les pays occidentaux et ceux de la Ligue arabe, implique expressément la mise à l’écart de Bachar el-Assad, compte tenu de sa responsabilité dans la répression et les massacres. Selon le chef de la diplomatie française, l’engagement immédiat d’un processus politique excluant Bachar se justifie d’autant plus que le «degré de violence» a franchi un nouveau pas.

À Berlin, Angela Merkel est allée dans le même sens en insistant sur l’«urgence» pour l’ONU d’adopter une nouvelle résolution sur la Syrie après les événements de Damas. À New York, en effet, le Conseil de sécurité devait initialement se prononcer mercredi soir sur un nouveau projet de résolution reprenant le plan de Kofi Annan et une déclaration dite «de Genève», deux documents soulignant la priorité d’une transition politique.

Ce projet de résolution, placé sous chapitre VII de la charte des Nations unies, c’est-à-dire impliquant la possibilité de sanctions renforcées contre Damas, avait suscité une levée de boucliers de la Russie qui avait menacé d’y mettre son veto. Devant l’aggravation de la situation à Damas, l’ex-secrétaire général de l’ONU espérait toutefois aboutir à un compromis avec la Russie. Le vote devait finalement être reporté à jeudi, à la demande de Kofi Annan.

L’ONU et la «révolution»

Pour l’inflexible ministre des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov, il n’était pas question de laisser l’ONU voter une résolution qui, selon Moscou, s’apparenterait à soutenir une «révolution». Le chef de la diplomatie russe a qualifié de «combat décisif» la bataille pour la capitale. Toutefois, «en fait de calmer l’opposition, certains de nos partenaires l’encouragent», a déclaré Sergueï Lavrov, selon qui «l’adoption de la déclaration occidentale serait un soutien direct à un mouvement révolutionnaire». Et d’ajouter que «s’il est question d’une révolution, l’ONU n’a aucun rapport avec cela».

L’attentat de Damas a également renforcé l’alarmisme à Washington. Mercredi, le président Barack Obama a appelé son homologue Vladimir Poutine. «Dans l’ensemble, l’échange a montré la concordance des analyses de la situation en Syrie et de l’objectif d’un règlement. Dans le même temps persistent les divergences sur la manière concrète de parvenir à un tel règlement», a déclaré le Kremlin.

Pour la Maison-Blanche, «il est évident que le régime Assad est en train de perdre le contrôle de la Syrie». Le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, a estimé que la situation en Syrie semblait «échapper à tout contrôle». Selon Tony Blinken, conseiller à la sécurité nationale du vice-président Joseph Bidden, «plus le statu quo se prolonge, plus il est vraisemblable que des événements indésirables se produisent». Un euphémisme que le haut diplomate a explicité en soulignant le risque que la crise syrienne «se transforme en un véritable conflit religieux et contamine des pays voisins, dont l’Irak».

Lefigaro.fr par Par Alain Barluet