Posts Tagged ‘Conseil de sécurité’

Libye : le Conseil de sécurité de l’ONU réclame « le retrait des forces étrangères et des mercenaires »

mars 13, 2021
Les forces loyales au gouvernement d’accord national libyen (GNA) reconnu par l’ONU font défiler un camion de système de défense aérienne Pantsir de fabrication russe dans la capitale Tripoli le 20 mai 2020, après sa capture à la base aérienne d’Al-Watiya (base aérienne d’Okba Ibn Nafa) par les forces loyales à l’homme fort libyen Khalifa Haftar, basé dans l’est du pays.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a réclamé vendredi dans une déclaration approuvée à l’unanimité « le retrait sans plus tarder de toutes les forces étrangères et des mercenaires de Libye », en saluant la validation mercredi par le Parlement du nouveau gouvernement unifié.

« Le Conseil de sécurité appelle toutes les parties à appliquer pleinement l’accord de cessez-le-feu (du 23 octobre) et exhorte les États membres à respecter et à soutenir la pleine application de l’accord », précise cette déclaration.

Selon l’ONU, environ 20 000 militaires et mercenaires se trouvaient encore fin 2020 en Libye et aucun mouvement de retrait n’a été constaté à ce jour. « Le Conseil de sécurité appelle au plein respect de l’embargo des Nations unies sur les armes par tous les États membres, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité », indique aussi le texte.

Embargo violé

Cet embargo imposé depuis 2011 est violé régulièrement depuis des années selon les experts de l’ONU chargés de son contrôle. Leur prochain rapport annuel est attendu dans les jours à venir. Dans le passé, ces experts ont notamment dénoncé la présence en Libye de mercenaires russes, de troupes turques, et de groupes armés composés de Syriens, Tchadiens ou de Soudanais.

« Le Conseil de sécurité reconnaît la nécessité de planifier le désarmement, la démobilisation et la réintégration des groupes armés, la réforme du secteur de la sécurité et de mettre en place une architecture de sécurité inclusive et dirigée par des civils pour l’ensemble de la Libye », ajoute la déclaration.

Par Jeune Afrique avec AFP

Mariam, 15 ans, au Conseil de sécurité de l’ONU: «Prenez des décisions»

juin 23, 2020

Une jeune Malienne de 15 ans, Mariam, a demandé mardi au Conseil de sécurité de l’ONU d’agir pour protéger les enfants dans les zones de conflit afin qu’ils ne subissent pas des conséquences «énormes». «Prenez des décisions, agissez pour éviter que d’autres enfants ne se retrouvent dans la même situation que Mohamed», a-t-elle dit lors d’une visioconférence du Conseil, en détaillant l’histoire de ce dernier.

Natif de la région de Mopti dans le centre du Mali, Mohamed est devenu orphelin après le meurtre de ses parents et a été recruté de force par un groupe armé alors qu’il avait dix ans, avant d’être obligé d’assister au massacre d’une famille et de décider de fuir après ce nouveau traumatisme. «Les conséquences que les guerres et les conflits ont sur les enfants sont énormes», les faisant devenir violents, voleurs, alcooliques ou drogués, a insisté Mariam, à la voix forte et claire. Le témoignage d’enfants et d’adolescents est plutôt rare au Conseil de sécurité, présidé en juin par la France.

«Que faites-vous pour que (les) enfants enlevés soient retrouvés et rejoignent leurs familles?», a aussi demandé la jeune Malienne, en évoquant les viols dont sont victimes filles et garçons. «Il y a un besoin urgent de justice afin d’éviter que les victimes grandissent en voulant se faire justice elles-mêmes», a précisé Mariam, membre du Parlement des enfants au Mali et qui aspire à devenir avocate pour mieux lutter en faveur des droits des enfants.

La réunion du Conseil de sécurité a été l’occasion de discuter du dernier rapport controversé du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sur les enfants dans les conflits. Sa décision de retirer la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen ainsi que la Birmanie d’une liste noire de pays et groupes participant aux exactions sur des enfants est vivement critiquée par plusieurs dizaines d’ONG qui lui ont demandé lundi de revenir sur sa position.

Par Le Figaro avec AFP

L’ONU s’unit pour réaffirmer l’interdiction des armes chimiques

novembre 22, 2019

 

Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont approuvé vendredi une déclaration sur l’interdiction de l’emploi d’armes chimiques, retrouvant un consensus longtemps mis à mal par la guerre en Syrie et les affaires Skripal en Angleterre ou Kim Jong-nam en Malaisie.

«Le Conseil réaffirme que l’emploi d’armes chimiques constitue une violation du droit international et condamne dans les termes les plus vigoureux l’emploi d’armes chimiques», souligne cette déclaration adoptée à l’unanimité à l’initiative du Royaume-Uni.

«L’emploi d’armes chimiques en tout lieu, à tout moment, par quiconque, en quelque circonstance que ce soit, est inacceptable et représente une menace pour la paix et la sécurité internationales». «Le Conseil se déclare fermement convaincu que les personnes responsables de l’emploi de ces armes doivent répondre de leurs actes», précise la déclaration.

En février 2017, l’agent neurotoxique VX avait été trouvé sur le demi-frère du dirigeant de la Corée du Nord assassiné à Kuala Lumpur. Mais l’affaire ayant le plus divisé l’ONU avait opposé un peu plus d’un an plus tard le Royaume-Uni à la Russie après l’empoisonnement au neurotoxique Novitchok en mars 2018 d’un ex-espion russe, Sergueï Skripal, et de sa fille Ioulia, à Salisbury en Angleterre.

Ces dernières années, les Occidentaux se sont aussi souvent opposés à la Russie, notamment au Conseil de sécurité, sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité «exhorte tous les Etats qui ne l’ont pas encore fait à devenir sans tarder parties» à la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction.

Cette Convention de 1993 est entrée en vigueur en 1997. La Syrie l’a rejointe en 2013. Israël l’a signée mais pas ratifiée tandis que la Corée du Nord, l’Egypte et le Soudan du Sud n’en font pas partie.

L’ambassadeur français à l’ONU, Nicolas de Rivière, a espéré que l’adoption de la déclaration permettrait de revenir à une «trajectoire de désarmement complet» en Syrie.

Par la voix de son ambassadeur adjoint, Dmitri Polyanskiy, la Russie a souligné de son côté la nécessité d’interdire à «des groupes terroristes» de pouvoir recourir à des armes chimiques.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Libye: le Conseil de sécurité condamne le bombardement d’un camp de migrants

juillet 5, 2019

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné vendredi le raid aérien qui a fait 53 morts au début de la semaine dans un centre libyen de détention pour migrants, près de Tripoli, et a réclamé l’instauration d’un cessez-le-feu.

Le conseil s’était déjà réuni mercredi, au lendemain du raid, mais les Etats-Unis se sont opposés à la publication de la déclaration qui avait été rédigée, rapportent des diplomates. Les déclarations du Conseil sont adoptées par consensus. Le texte approuvé vendredi serait toutefois pratiquement similaire à celui de mercredi.

«Les membres du Conseil de sécurité ont souligné la nécessité pour toutes les parties de désamorcer de toute urgence la situation et de s’engager en faveur d’un cessez-le-feu», peut-on y lire. «La paix et la stabilité durables en Libye ne seront possibles que grâce à une solution politique.» Les forces fidèles au maréchal Khalifa Haftar, qui tiennent l’est du pays, ont lancé fin avril une offensive à Tripoli, où siège le gouvernement d’union reconnu internationalement. Le bombardement du centre pour migrants est le plus meurtrier depuis le début de ce siège. Haftar et ses hommes sont soutenus depuis des années par les Emirats arabes unis et l’Egypte, tandis que la Turquie a récemment expédié des armes à Tripoli pour aider les forces fidèles au gouvernement à se défendre, dit-on de sources diplomatiques.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité exige «un respect absolu de l’embargo sur les armes de la part de tous les Etats membres» et les invite «à ne pas intervenir dans le conflit ni à prendre des mesures susceptibles de l’exacerber». Il exprime en outre «sa profonde préoccupation face à l’aggravation de la situation humanitaire» et «appelle les parties à autoriser les agences humanitaires à exercer pleinement leurs activités». Il se dit enfin «préoccupé par les conditions de vie dans les centres de détention relevant de la responsabilité du gouvernement libyen». Six mille personnes y sont détenues, souvent dans des conditions inhumaines, selon les mouvements de défense des droits de l’homme.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Élections en RDC: les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU à Kinshasa

octobre 5, 2018

Kinshasa – Les 15 membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont rencontré la commission électorale vendredi à Kinshasa au premier jour d’une visite en République démocratique du Congo à « un moment crucial de son histoire » avant les élections prévues le 23 décembre.

Emmenés par la France, les 15 ambassadeurs ou représentants des pays-membres pourraient rencontrer d’ici la fin de leur visite dimanche le président Joseph Kabila, en plus des rendez-vous avec des candidats de l’opposition et des membres de la société civile.

« La RDC est à un moment crucial de son histoire », a déclaré à l’AFPTV l’ambassadeur de France aux Nations unies, François Delattre.

« D’un côté, il existe une première opportunité historique d’une transmission démocratique et pacifique du pouvoir. D’un autre côté, la RDC est confronté à des risques politques et sécuritaires », a-t-il ajouté.

« Notre objectif prioritaire aujourd’hui, c’est bien qu’il y ait des élections le 23 décembre, que ces élections soient crédibles, qu’elles soient transparentes, qu’elles se tiennent dans un climat apaisé », a-t-il poursuivi après la rencontre avec la commission électorale.

« Nous souhaitons, nous, membres du Conseil de sécurité, mettre tout notre poids dans la balance », a conclu M. Delattre.

« Le gouvernement a pris l’option de ne pas solliciter d’autres appuis financiers ni logistiques des partenaires », a rappelé le président de la commission électorale Corneille Nangaa.

Selon M. Nangaa, le Conseil de sécurité a rappelé que la Mission des Nations au Congo « est toujours prête en cas de besoin »: « Nous sommes ouverts et les discussions vont se poursuivre dans ce sens », a-t-il dit.

Le président Kabila a réclamé la semaine dernière devant l’Assemblée générale annuelle des Nations unies « le début effectif et substantiel du retrait » des Casques bleus présents depuis 1999 son pays, affirmant le caractère « irréversible » du scrutin présidentiel prévu le 23 décembre.

La délégation est emmenée par trois co-présidents (France, chargée de l’élaboration des résolutions sur la RDC, Guinée-Equatoriale, désignée par l’Afrique, et Bolivie, présidente en exercice) et cinq ambassadeurs (France, Koweit, Pologne, Pays-Bas, Suède), précise la Monusco.

Jusqu’à présent, la commission électorale a respecté quasi au jour près le calendrier électoral, et les partis d’opposition se cherchent un candidat unique sans parler de boycotter ces élections qui doivent organiser le départ du président Kabila après 18 ans de pouvoir.

Mais des polémiques récurrentes pèsent sur le processus électoral: refus de la « machine à voter » par l’opposition et contestation du fichier électoral.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2018 20h01)                                                        

Après sa partie de campagne, le Conseil de sécurité va de l’avant sur la Syrie

avril 22, 2018

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU à Backåkra, dans le sud de la Suéde, le 21 avril 2018 / © AFP / Jonathan NACKSTRAND

Le temps de sa retraite dans la campagne suédoise, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est engagé à redoubler d’efforts pour surmonter ses divisions sur le conflit syrien, a indiqué dimanche la Suède.

« Il y a un accord pour revenir sérieusement à un solution politique sous la houlette du processus de Genève des Nations unies », a annoncé Olof Skoog, ambassadeur de la Suède auprès de l’ONU.

« Nous sommes d’accord pour dire c’est maintenant le moment de récréer et approfondir le dialogue et trouver une dynamique constructive au sein du Conseil », a déclaré le président du Conseil de sécurité, l’ambassadeur péruvien Gustavo Meza-Cuadra.

« Une solution politique doit être conforme à la résolution 2254 », a-t-il dit.

Les membres du Conseil de sécurité, arrivés la veille à Backåkra, la résidence de campagne de Dag Hammarskjöld, second secrétaire général de l’histoire de l’ONU, se sont également accordés sur les efforts humanitaires et les armes chimiques.

Le secrétaire-général de l’ONU Antonio Guterres était également présent. Son envoyé spécial sur la Syrie Staffan de Mistura a participé dimanche aux discussions.

« Nous allons travailler dur maintenant et dans les jours qui suivent pour nous mettre d’accord sur un mécanisme sérieux pour établir si ces armes sont utilisées, qui est responsable », a ajouté M. Skoog.

« Nous avons été très inquiets d’une escalade du conflit dans la région, a-t-il rappelé.

« Le fait que la Russie avec mon collègue Vassili (Nebenzia) et l’ambassadrice américaine Nikki (Haley) s’assoient autour d’une table une journée et demie (…) cela créée une confiance dont le Conseil de sécurité a besoin pour prendre ses responsabilités ».

Cette retraite dans une bâtisse blanche avec vue sur la mer Baltique a eu un « effet cathartique, en permettant aux membres du Conseil de débrancher leur pilotage automatique et d’engager une vraie discussion de substance », a indiqué à l’AFP l’ambassadeur de France, François Delattre.

« Nous avons essayé de commencer à établir des zones de convergence possibles », s’est-il notamment félicité.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2018 15h42)                

Syrie: réunion en urgence lundi du Conseil de sécurité de l’ONU

avril 8, 2018

Nations unies (Etats-Unis) – Sous l’impulsion de la France, neuf pays membres sur les quinze du Conseil de sécurité ont demandé la réunion en urgence lundi de cette instance après l’attaque chimique présumée commise samedi à Douma en Syrie, a-t-on appris dimanche de sources diplomatiques.

La demande de cette réunion est signée de la France, des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Koweït, de la Suède, de la Pologne, du Pérou, des Pays-Bas et de la Côte d’Ivoire, a-t-on précisé de mêmes sources.

Il revient à la présidence du Conseil de sécurité, assurée en avril par le Pérou, de confirmer formellement la tenue de cette réunion, vraisemblablement à 19H00 GMT.

Les Casques Blancs, des secouristes en zones rebelles, un groupe insurgé ainsi que l’opposition en exil ont accusé le régime syrien d’avoir mené une attaque chimique samedi à Douma, dans la Ghouta orientale proche de Damas, faisant des dizaines de victimes.

Le gouvernement syrien et ses soutiens, notamment russe et iranien, ont démenti la responsabilité des forces gouvernementales, tandis que le président américain Donald Trump a dénoncé une « attaque chimique insensée », prévenant qu’il faudra en « payer le prix fort ».

La France a affirmé dimanche qu’elle assumerait « toutes ses responsabilités » après cette attaque chimique présumée, alors que Paris a plusieurs fois menacé de frapper des objectifs militaires syriens en cas d’usage avéré d’armes chimiques.

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2018 17h28)                                            

RDC: le rôle des Casques bleus renforcés en vue d’une élection cruciale

mars 27, 2018

Un camion de la Monusco patrouille autour d’églises catholiques à Kinshasa lors d’une manifestation appelant au départ du président Kabila, le 21 janvier 2018 / © AFP / JOHN WESSELS

Le Conseil de sécurité de l’ONU a renforcé le rôle du plus grand contingent de Casques bleus du monde, afin de préparer les élections cruciales en République démocratique du Congo, qui devraient marquer le départ du président Joseph Kabila.

Présenté par la France, ce texte adopté à l’unanimité prolonge le mandat de la Monusco jusqu’en mars 2019 et souligne la nécessité de protéger les civils d’ici les élections prévues le 23 décembre pour organiser le départ du président Joseph Kabila.

« Le défi est historique, dans un contexte délicat. Sans élections crédibles et acceptées par tous, c’est la stabilité du pays et de toute la région qui est en jeu », a souligné l’ambassadeur français aux Nations unies, Francois Delattre.

« La période électorale qui s’ouvre est cruciale pour l’avenir de la RDC mais aussi de la région dans son ensemble », a-t-il martelé devant le Conseil de sécurité après le vote.

L’ambassadeur congolais auprès de l’ONU, Ignace Gata Mavita, a lui critiqué la résolution, soulignant que la mission des Casques bleus devrait être avant tout « de lutter contre les groupes armés pour protéger les civils et restaurer la paix et la sécurité dans la partie Est de notre pays qui en a grandement besoin ».

Il a de nouveau appelé au départ de la Monusco, présente depuis près de 20 ans dans ce pays qui compte plus de quatre millions de déplacés selon l’ONU.

Malgré son vote en faveur du texte, la Russie a insisté sur le fait que ce nouveau mandat ne donnait pas de feu vert pour s’ingérer dans les affaires internes du pays, la Chine soulignant également que la souveraineté de la République démocratique du Congo (RDC) devait être respectée.

« Il est nécessaire d’éviter absolument une situation qui verrait la Monusco soutenir l’un des partis congolais », a déclaré l’ambassadeur adjoint de la Russie auprès des Nation unies, Dmitry Polyanskiy.

La communauté internationale doit aider la RDC à « renforcer ses propres capacités en matière de sécurité afin d’établir une situation stable dans le pays de façon autonome », a ajouté l’ambassadeur adjoint de la Chine, Wu Haitao.

– « Transparence et crédibilité » –

Le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne n’a jamais connu de transition pacifique depuis son accession à l’indépendance en 1960.

Arrivé au pouvoir après l’assassinat de son père Laurent Désiré en 2001, Joseph Kabila restera au pouvoir au moins jusqu’à début 2019, plus de deux ans après la fin de son second mandat, le 20 décembre 2016. Il n’a pas déclaré publiquement qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat.

Toute manifestation de l’opposition est interdite depuis septembre 2016 en RDC, où la répression de marches des catholiques depuis le 31 décembre a fait une quinzaine de morts.

La résolution adoptée mardi appelle « à oeuvrer à la tenue d’élections transparentes, crédibles et ouvertes dans les délais annoncés ».

Le Conseil appelle le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à préparer des plans incluant « toutes les options » d’ici le scrutin, dont l’envoi de renforts.

– Tensions entre Kinshasa et l’ONU –

D’après la résolution, les plus de 16.000 militaires de la Monusco seront chargés d’accompagner le processus électoral, notamment l’inscription des électeurs, le scrutin et la transition au sommet du pouvoir attendue le 12 janvier.

La mission formera aussi la police congolaise pour qu’elle assure la sécurité le jour du vote.

La Monusco relèvera en outre tout atteinte aux droits de l’homme.

Cette nouvelle résolution intervient dans un contexte de tensions entre l’ONU et le président Kabila, qui a déclaré en janvier vouloir « clarifier nos relations avec la Monusco », sur fond de crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Kinshasa a ainsi refusé de participer à une « conférence des donateurs » pour la RDC le 13 avril à Genève co-présidée par l’ONU, estimant que les Nations unies et les ONG exagéraient la crise humanitaire au Congo.

Une précédente résolution, en mars 2017, envisageait déjà une élection présidentielle en décembre 2017, un scrutin finalement reporté d’un an par les autorités congolaises, officiellement pour cause de violences dans le Kasaï (centre).

Romandie.com avec(©AFP / 27 mars 2018 19h23)

RDC: l’ONU réclame la tenue des élections selon le calendrier retenu

mars 7, 2018

Nations unies (Etats-Unis) – Le Conseil de sécurité « demande à toutes les parties de travailler ensemble pour la tenue des élections dans le calendrier » retenu du 23 décembre en République démocratique du Congo, a déclaré mercredi son président en exercice, l’ambassadeur néerlandais, Karel van Oosterom.

Lors de consultations à huis clos, les 15 membres du Conseil de sécurité ont aussi « condamné le recours à la violence lors de manifestations le 25 février dans différentes localités de RDCongo », a-t-il ajouté à l’issue de leur réunion, alors qu’une grève générale est organisée vendredi en mémoire des militants tués ce jour-là par des forces de l’ordre.

Le Conseil « déplore profondément la perte de vies humaines et demande aux autorités de respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales, notamment le droit de se réunir pacifiquement, et d’exercer le maximum de retenue dans leur réponse aux manifestations », a précisé le diplomate néerlandais.

Ces manifestations de février visaient à demander au président Joseph Kabila, dont le mandat s’est achevé en décembre 2016, de déclarer qu’il ne se représenterait pas à la présidentielle. Sa position à ce sujet reste floue.

Les membres du Conseil de sécurité « notent la remise en liberté de 25 prisonniers politiques et réitèrent leur demande de libération des détenus politiques restant », a aussi déclaré Karel van Oosterom.

Lors d’une séance publique avant les consultations, la nouvelle émissaire de l’ONU et patronne des Casques bleus en RDCongo, l’Algérienne Leila Zerrougui, avait aussi demandé la libération d’autres prisonniers politiques. Elle a fait part de son inquiétude devant le risque de dégradation de la situation sécuritaire dans le pays au fur et mesure de la préparation des élections.

« La situation sécuritaire en République démocratique du Congo continue de se détériorer », a relevé Mme Zerrougui, qui a pris ses fonctions récemment et s’exprimait pour la première fois devant le Conseil de sécurité.

En évoquant le risque accru d’instabilité dans plusieurs régions, menaçant les populations civiles, la responsable a notamment évoqué l’est du pays où des groupes armés restent très actifs.

« Je condamne les attaques persistantes menées par des groupes armés et des milices divers à travers la République démocratique du Congo, le recrutement d’enfants, le viol de femmes et de jeunes filles, l’incendie de maisons et d’écoles, et la profanation des lieux de culte », a ajouté Leila Zerrougui.

Le nombre de personnes déplacées nécessitant une aide humanitaire a atteint 4,5 millions d’individus, soit le plus important en Afrique, a-t-elle aussi noté. Des centaines de milliers de personnes ont trouvé refuge dans des pays voisins. Plus de 7,7 millions de personnes sont en manque de nourriture dans le pays, a-t-elle précisé.

Le renouvellement du mandat de la force de l’ONU Monusco est programmé pour le 27 mars.

Romandie.com avec(©AFP / 08 mars 2018 01h57)                                            

Iran: la réunion du Conseil de sécurité est une ingérence des États-Unis (Moscou)

janvier 5, 2018

Moscou – La réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur les manifestations en Iran, demandée par les Etats-Unis, est une ingérence de Washington dans les affaires du pays, a affirmé vendredi Moscou.

« Les Etats-Unis continuent à interférer ouvertement et de manière cachée dans les affaires intérieures des autres pays, ils le font sans aucune honte », a lancé vendredi le vice-ministre russe Sergueï Riabkov, cité par l’agence de presse Interfax.

« C’est de ce point de vue là que nous jugeons l’initiative américaine de réunir le Conseil de sécurité de l’ONU sur une situation purement nationale en Iran », a-t-il ajouté, accusant Washington d' »attaquer directement la souveraineté d’autres Etats sous prétexte d’être préoccupé par la démocratie et les droits de l’Homme ».

A la demande des Etats-Unis, une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’Iran est prévue vendredi.

Alors que l’Iran connaît ces derniers jours une vague de contestation et des violences ayant déjà fait 21 morts, Donald Trump multiplie les attaques contre le régime iranien. Il a estimé lundi que « le temps du changement » était venu en Iran.

Le président américain a aussi promis mercredi de soutenir « le moment venu » les Iraniens qui « essayent de reprendre le contrôle de leur gouvernement corrompu », et Washington a imposé jeudi de nouvelles sanctions contre des groupes industriels soupçonnés de participer au programme de missiles balistiques de Téhéran.

De son côté, la Russie a mis en garde jeudi Washington contre toute intervention dans les « affaires intérieures » de ce pays, dont elle s’est rapprochée ces dernières années à la faveur d’intérêts géopolitiques communs.

Sergueï Riabkov a également dénoncé vendredi les propos tenus par le vice-président américain Mike Pence, qui a remis en question l’accord nucléaire international conclu en 2015 avec l’Iran pour garantir l’usage pacifique de son programme atomique.

« Si (les Etats-Unis) cherchent, pour renforcer la pression sur l’Iran, des raisons qui n’ont rien à voir avec cet accord, et c’est ce qui semble se passer d’après ce que nous voyons, il s’agit d’une méthode inadmissible et indigne d’une grande puissance », a déclaré le vice-ministre, cité par l’agence de presse RIA Novosti.

La Russie, de son côté, « ne voit aucune raison de modifier cet accord », a assuré M. Riabkov.

Romandie.com avec(©AFP / 05 janvier 2018 15h11)