Posts Tagged ‘Conseil de sécurité’

RDC: le rôle des Casques bleus renforcés en vue d’une élection cruciale

mars 27, 2018

Un camion de la Monusco patrouille autour d’églises catholiques à Kinshasa lors d’une manifestation appelant au départ du président Kabila, le 21 janvier 2018 / © AFP / JOHN WESSELS

Le Conseil de sécurité de l’ONU a renforcé le rôle du plus grand contingent de Casques bleus du monde, afin de préparer les élections cruciales en République démocratique du Congo, qui devraient marquer le départ du président Joseph Kabila.

Présenté par la France, ce texte adopté à l’unanimité prolonge le mandat de la Monusco jusqu’en mars 2019 et souligne la nécessité de protéger les civils d’ici les élections prévues le 23 décembre pour organiser le départ du président Joseph Kabila.

« Le défi est historique, dans un contexte délicat. Sans élections crédibles et acceptées par tous, c’est la stabilité du pays et de toute la région qui est en jeu », a souligné l’ambassadeur français aux Nations unies, Francois Delattre.

« La période électorale qui s’ouvre est cruciale pour l’avenir de la RDC mais aussi de la région dans son ensemble », a-t-il martelé devant le Conseil de sécurité après le vote.

L’ambassadeur congolais auprès de l’ONU, Ignace Gata Mavita, a lui critiqué la résolution, soulignant que la mission des Casques bleus devrait être avant tout « de lutter contre les groupes armés pour protéger les civils et restaurer la paix et la sécurité dans la partie Est de notre pays qui en a grandement besoin ».

Il a de nouveau appelé au départ de la Monusco, présente depuis près de 20 ans dans ce pays qui compte plus de quatre millions de déplacés selon l’ONU.

Malgré son vote en faveur du texte, la Russie a insisté sur le fait que ce nouveau mandat ne donnait pas de feu vert pour s’ingérer dans les affaires internes du pays, la Chine soulignant également que la souveraineté de la République démocratique du Congo (RDC) devait être respectée.

« Il est nécessaire d’éviter absolument une situation qui verrait la Monusco soutenir l’un des partis congolais », a déclaré l’ambassadeur adjoint de la Russie auprès des Nation unies, Dmitry Polyanskiy.

La communauté internationale doit aider la RDC à « renforcer ses propres capacités en matière de sécurité afin d’établir une situation stable dans le pays de façon autonome », a ajouté l’ambassadeur adjoint de la Chine, Wu Haitao.

– « Transparence et crédibilité » –

Le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne n’a jamais connu de transition pacifique depuis son accession à l’indépendance en 1960.

Arrivé au pouvoir après l’assassinat de son père Laurent Désiré en 2001, Joseph Kabila restera au pouvoir au moins jusqu’à début 2019, plus de deux ans après la fin de son second mandat, le 20 décembre 2016. Il n’a pas déclaré publiquement qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat.

Toute manifestation de l’opposition est interdite depuis septembre 2016 en RDC, où la répression de marches des catholiques depuis le 31 décembre a fait une quinzaine de morts.

La résolution adoptée mardi appelle « à oeuvrer à la tenue d’élections transparentes, crédibles et ouvertes dans les délais annoncés ».

Le Conseil appelle le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à préparer des plans incluant « toutes les options » d’ici le scrutin, dont l’envoi de renforts.

– Tensions entre Kinshasa et l’ONU –

D’après la résolution, les plus de 16.000 militaires de la Monusco seront chargés d’accompagner le processus électoral, notamment l’inscription des électeurs, le scrutin et la transition au sommet du pouvoir attendue le 12 janvier.

La mission formera aussi la police congolaise pour qu’elle assure la sécurité le jour du vote.

La Monusco relèvera en outre tout atteinte aux droits de l’homme.

Cette nouvelle résolution intervient dans un contexte de tensions entre l’ONU et le président Kabila, qui a déclaré en janvier vouloir « clarifier nos relations avec la Monusco », sur fond de crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Kinshasa a ainsi refusé de participer à une « conférence des donateurs » pour la RDC le 13 avril à Genève co-présidée par l’ONU, estimant que les Nations unies et les ONG exagéraient la crise humanitaire au Congo.

Une précédente résolution, en mars 2017, envisageait déjà une élection présidentielle en décembre 2017, un scrutin finalement reporté d’un an par les autorités congolaises, officiellement pour cause de violences dans le Kasaï (centre).

Romandie.com avec(©AFP / 27 mars 2018 19h23)

RDC: l’ONU réclame la tenue des élections selon le calendrier retenu

mars 7, 2018

Nations unies (Etats-Unis) – Le Conseil de sécurité « demande à toutes les parties de travailler ensemble pour la tenue des élections dans le calendrier » retenu du 23 décembre en République démocratique du Congo, a déclaré mercredi son président en exercice, l’ambassadeur néerlandais, Karel van Oosterom.

Lors de consultations à huis clos, les 15 membres du Conseil de sécurité ont aussi « condamné le recours à la violence lors de manifestations le 25 février dans différentes localités de RDCongo », a-t-il ajouté à l’issue de leur réunion, alors qu’une grève générale est organisée vendredi en mémoire des militants tués ce jour-là par des forces de l’ordre.

Le Conseil « déplore profondément la perte de vies humaines et demande aux autorités de respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales, notamment le droit de se réunir pacifiquement, et d’exercer le maximum de retenue dans leur réponse aux manifestations », a précisé le diplomate néerlandais.

Ces manifestations de février visaient à demander au président Joseph Kabila, dont le mandat s’est achevé en décembre 2016, de déclarer qu’il ne se représenterait pas à la présidentielle. Sa position à ce sujet reste floue.

Les membres du Conseil de sécurité « notent la remise en liberté de 25 prisonniers politiques et réitèrent leur demande de libération des détenus politiques restant », a aussi déclaré Karel van Oosterom.

Lors d’une séance publique avant les consultations, la nouvelle émissaire de l’ONU et patronne des Casques bleus en RDCongo, l’Algérienne Leila Zerrougui, avait aussi demandé la libération d’autres prisonniers politiques. Elle a fait part de son inquiétude devant le risque de dégradation de la situation sécuritaire dans le pays au fur et mesure de la préparation des élections.

« La situation sécuritaire en République démocratique du Congo continue de se détériorer », a relevé Mme Zerrougui, qui a pris ses fonctions récemment et s’exprimait pour la première fois devant le Conseil de sécurité.

En évoquant le risque accru d’instabilité dans plusieurs régions, menaçant les populations civiles, la responsable a notamment évoqué l’est du pays où des groupes armés restent très actifs.

« Je condamne les attaques persistantes menées par des groupes armés et des milices divers à travers la République démocratique du Congo, le recrutement d’enfants, le viol de femmes et de jeunes filles, l’incendie de maisons et d’écoles, et la profanation des lieux de culte », a ajouté Leila Zerrougui.

Le nombre de personnes déplacées nécessitant une aide humanitaire a atteint 4,5 millions d’individus, soit le plus important en Afrique, a-t-elle aussi noté. Des centaines de milliers de personnes ont trouvé refuge dans des pays voisins. Plus de 7,7 millions de personnes sont en manque de nourriture dans le pays, a-t-elle précisé.

Le renouvellement du mandat de la force de l’ONU Monusco est programmé pour le 27 mars.

Romandie.com avec(©AFP / 08 mars 2018 01h57)                                            

Iran: la réunion du Conseil de sécurité est une ingérence des États-Unis (Moscou)

janvier 5, 2018

Moscou – La réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur les manifestations en Iran, demandée par les Etats-Unis, est une ingérence de Washington dans les affaires du pays, a affirmé vendredi Moscou.

« Les Etats-Unis continuent à interférer ouvertement et de manière cachée dans les affaires intérieures des autres pays, ils le font sans aucune honte », a lancé vendredi le vice-ministre russe Sergueï Riabkov, cité par l’agence de presse Interfax.

« C’est de ce point de vue là que nous jugeons l’initiative américaine de réunir le Conseil de sécurité de l’ONU sur une situation purement nationale en Iran », a-t-il ajouté, accusant Washington d' »attaquer directement la souveraineté d’autres Etats sous prétexte d’être préoccupé par la démocratie et les droits de l’Homme ».

A la demande des Etats-Unis, une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’Iran est prévue vendredi.

Alors que l’Iran connaît ces derniers jours une vague de contestation et des violences ayant déjà fait 21 morts, Donald Trump multiplie les attaques contre le régime iranien. Il a estimé lundi que « le temps du changement » était venu en Iran.

Le président américain a aussi promis mercredi de soutenir « le moment venu » les Iraniens qui « essayent de reprendre le contrôle de leur gouvernement corrompu », et Washington a imposé jeudi de nouvelles sanctions contre des groupes industriels soupçonnés de participer au programme de missiles balistiques de Téhéran.

De son côté, la Russie a mis en garde jeudi Washington contre toute intervention dans les « affaires intérieures » de ce pays, dont elle s’est rapprochée ces dernières années à la faveur d’intérêts géopolitiques communs.

Sergueï Riabkov a également dénoncé vendredi les propos tenus par le vice-président américain Mike Pence, qui a remis en question l’accord nucléaire international conclu en 2015 avec l’Iran pour garantir l’usage pacifique de son programme atomique.

« Si (les Etats-Unis) cherchent, pour renforcer la pression sur l’Iran, des raisons qui n’ont rien à voir avec cet accord, et c’est ce qui semble se passer d’après ce que nous voyons, il s’agit d’une méthode inadmissible et indigne d’une grande puissance », a déclaré le vice-ministre, cité par l’agence de presse RIA Novosti.

La Russie, de son côté, « ne voit aucune raison de modifier cet accord », a assuré M. Riabkov.

Romandie.com avec(©AFP / 05 janvier 2018 15h11)                                            

Le Conseil de sécurité boucle à Ouagadougou sa visite au Sahel

octobre 22, 2017

Ouagadougou – Les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’ONU ont bouclé dimanche à Ouagadougou une visite dans le Sahel, qualifiée « d’utile » par la France dans la perspective du lancement de la force antijihadiste du G5 Sahel.

Nous avons la « satisfaction de voir combien cette visite, très dense il est vrai, a été utile, productive et riche d’enseignements positifs pour nous tous », a déclaré l’ambassadeur de France à l’ONU, François Delattre, à l’issue d’une rencontre des ambassadeurs avec le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré.

A l’initiative notamment de la France, qui préside en octobre le Conseil de sécurité, les ambassadeurs des 15 pays siégeant au Conseil ont visité depuis jeudi le Mali, la Mauritanie et le Burkina Fasso. Ils devaient repartir pour New York dimanche soir.

A Bamako samedi, les ambassadeurs ont dit leur « impatience » aux signataires de l’accord de paix au Mali en 2015, qui enregistre de nombreux retards dans son application.

« Nous avons fait de la question du G5 Sahel la priorité de notre présidence » du Conseil de sécurité, a rappelé dimanche à Ouagadougou l’ambassadeur français.

Plus tôt dans la journée, les ambassadeurs avaient visité à Sévaré, au Mali, le poste de commandement de la force antijihadiste du G5 Sahel, dans laquelle la France voit un possible modèle de coopération entre troupes africaines et de l’ONU.

Cette force conjointe, formée de soldats du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de Mauritanie, doit lancer sa première opération à la fin du mois.

Sévaré est à une dizaine de kilomètres à l’est de Mopti, chef-lieu de la région du même nom, dans le centre du Mali, où la situation sécuritaire s’est nettement dégradée ces derniers mois.

Du Conseil de sécurité, « nous attendons un appui politique fondamentalement d’abord », mais aussi « un accompagnement en termes d’équipement et de formation », a déclaré à la presse depuis son QG le commandant de la force, le général malien Didier Dacko, à l’issue de la visite des ambassadeurs.

« Nous (avons) prévu d’atteindre la capacité opérationnelle (maximale) dans quelques mois, en 2018, et au rythme où les choses vont, nous pensons que c’est atteignable », à condition d’obtenir les soutiens nécessaires, a ajouté le général Dacko.

Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences jihadistes, le G5 a réactivé en février à Bamako ce projet de force régionale conjointe, initialement lancé en novembre 2015.

Dans un rapport remis le 16 octobre, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a recommandé une aide internationale accrue à cette force, dont le financement n’est pas encore garanti.

Une réunion ministérielle sur le soutien au G5 Sahel est prévue le 30 octobre à l’ONU, ainsi qu’une conférence des donateurs le 16 décembre à Bruxelles.

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry, a dit dimanche soir avoir de « bons espoirs pour cette réunion pour les contributions des uns et des autres ».

« Je peux vous assurer que le Burkina Fasso et les autres pays du G5 Sahel recevront le soutien nécessaire » dans la lutte contre les jihadistes, a déclaré l’ambassadeur d’Ethiopie (qui co-présidait la visite avec la France et l’Italie), Tekeda Alemu, en marge d’une visite sur le site de l’attentat contre un café du centre de Ouagadougou, le Aziz Istanbul, qui a fait 19 morts et 21 blessés le 13 août.

Les ambassadeurs, accompagnés de plusieurs ministres burkinabés, ont également effectué une halte au café-restaurant Cappuccino, à deux pas de là, principale cible de l’attaque jihadiste qui avait fait 30 morts et 71 blessés en janvier 2016.

Romandie.com avec(©AFP / 22 octobre 2017 22h23)                                            

ONU: Réunion du Conseil de sécurité vendredi sur la frappe américaine contre la Syrie

avril 7, 2017

 

Une vue de la base aérienne d’Al-Chaayrate en Syrie, après une frappe américaine, le 7 avril 2017 / © AFP / STRINGER

Le conseil de sécurité des Nations unies va se réunir d’urgence vendredi à 11H30 (15H30 GMT) pour débattre de la frappe punitive menée jeudi par les Etats-Unis contre le régime syrien, trois jours après une attaque chimique.

La Russie – principal soutien au régime syrien avec l’Iran – a demandé cette réunion après avoir dénoncé la frappe américaine comme une « agression contre un Etat souverain ».

Romandie.com avec(©AFP / 07 avril 2017 15h33)

Burundi: Pierre Nkurunziza et son régime dans le collimateur du Conseil de sécurité

mars 15, 2017

Une déclaration à l’initiative de la France a été adoptée, à l’unanimité, après quelques ajustements avec la Russie, la Chine et l’Egypte, qui s’opposent aux sanctions.

Le Conseil s’est dit « alarmé par le nombre croissant de réfugiés quittant le pays et troublé par des rapports de torture, de disparitions forcées et de tueries ».

Des centaines de personnes ont été tuées et 390.000 personnes ont fui le Burundi depuis que le pays a sombré dans la violence, en avril 2015, après l’annonce par le président, Pierre Nkurunziza, de son intention de briguer un troisième mandat, qui lui était interdit, et qu’il a, depuis, remporté.

Le Conseil de sécurité a appuyé la proposition du médiateur, Benjamin Mkapa, ancien président tanzanien, de tenir un Sommet régional afin d’inciter le gouvernement et l’opposition du Burundi à ouvrir des négociations.

Les quinze Etats membres ont exhorté le gouvernement du Burundi à signer un accord avec l’Union africaine pour le déploiement d’observateurs des droits de l’homme et d’experts militaires, dont seuls une poignée ont été autorisés dans le pays.

En juillet, le Conseil avait autorisé le déploiement d’au moins 228 policiers de l’ONU au Burundi pour surveiller la situation sécuritaire et les atteintes aux droits de l’homme, mais, le gouvernement avait bloqué le déploiement de cette force. Au grand désarroi de la France, le pays membre du Conseil de sécurité qui avait porté cette résolution.

Dans un rapport envoyé au Conseil de sécurité, le mois dernier, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est déclaré « très préoccupé » par les déclarations du président Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, suggérant qu’il pourrait demander un quatrième mandat, puis, un cinquième, un sixième, un septième, bref, une présidence à vie. Une telle initiative « risquerait d’intensifier la crise », avait estimé M. Guterres.

Pierre Nkurunziza est un gros caillou dans la chaussure de la communauté internationale. Il a intérêt à faire, extrêmement, attention car ses agissements contraires à toutes les règles de vie et de démocratie, ont mis à bout l’Afrique et la communauté internationale. Pour preuve, aujourd’hui, plus aucun chef d’Etat (au monde) n’arrive à le soutenir ouvertement.

Afriqueeducation.com

Vote jeudi à l’ONU sur une intervention militaire de la Cédéao en Gambie

janvier 19, 2017

Nations unies (Etats-Unis) – Le Conseil de sécurité de l’ONU va voter jeudi sur un texte de soutien à la Cédéao qui pourrait déployer des soldats en Gambie afin d’assurer la passation de pouvoir dans ce pays, contestée par le président sortant, selon des diplomates.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 pays) a demandé à maintes reprises au président gambien sortant Yahya Jammeh de respecter le résultat de l’élection du 1er décembre en quittant le poste qu’il occupe depuis 22 ans.

Mais M. Jammeh refuse toujours de reconnaître la victoire d’Adama Barrow, dont l’investiture est prévue jeudi.

Le Sénégal avait présenté mercredi un projet de résolution au Conseil de sécurité autorisant la Cédéao à prendre « toutes les mesures nécessaires » pour assurer la passation de pouvoirs.

Cette formule a été supprimée du nouveau texte, sur lequel un vote est prévu à 13H00 (18H00 GMT) et qui appelle le Conseil de sécurité à « apporter tout son soutien à la Cédéao dans son engagement à assurer le respect de la volonté du peuple ».

Le projet de résolution presse M. Jammeh de « mener un processus de transition pacifique et ordonné, et de transmettre le pouvoir au président élu Barrow le 19 janvier ».

Il exhorte « toutes les parties, à l’intérieur et à l’extérieur de la Gambie, à faire preuve de retenue, à respecter l’Etat de droit et à assurer un transfert pacifique du pouvoir ».

Le Nigéria et le Ghana ont envoyé des soldats et des avions au Sénégal pour se joindre à une force régionale menée par Dakar qui se prépare à une intervention militaire en Gambie.

L’envoyé spécial de l’ONU en Afrique de l’Ouest Mohamed Ibn Chambas avait fait savoir la semaine dernière que la Cédéao était prête à réclamer le feu vert du Conseil pour déployer des troupes en Gambie.

M. Jammeh a proclamé mardi l’état d’urgence pour 90 jours dans le pays.

Le projet de résolution du Sénégal mercredi relevait que l' »instabilité en Gambie pourrait menacer la paix internationale et la sécurité de la région ».

Le mois dernier, le Conseil avait réclamé à l’unanimité que M. Jammeh reconnaisse le résultat de l’élection présidentielle et qu’il cède le pouvoir à M. Barrow.

Romandie.com avec(©AFP / 19 janvier 2017 13h42)

L’ONU appelle à une transition pacifique vers une élection apaisée en RDC

novembre 12, 2016

Kinshasa – Une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies en visite en République démocratique du Congo a appelé samedi à Kinshasa à une transition pacifique vers une élection apaisée dans ce pays divisé sur le report de la prochaine présidentielle.

Les représentants des 15 pays membres du Conseil de sécurité ont échangé samedi, au deuxième jour de leur visite avec le président congolais Joseph Kabila, les acteurs politiques de la majorité et de l’opposition, les évêques catholiques et autres acteurs de la société civile.

Tout le monde veut un consensus sur la recherche d’une solution politique reposant sur le respect de la constitution, a déclaré dans la soirée l’ambassadeur de France auprès des Nations unies, François Delattre, lors d’une conférence de presse.

L’éventualité d’un changement de la Constitution pour permettre à M. Kabila de briguer un nouveau mandat n’a pas été pris comme possibilité de sortie de crise, a ajouté l’ambassadeur d’Angola à l’ONU, Ismael Abraao. Il n’est pas question de troisième mandat pour le président Kabila, a-t-il dit.

Plus tôt dans la journée, M. Delattre avait indiqué que lors de la rencontre avec M. Kabila, la délégation a rappelé que la RDC est à un moment charnière de son histoire, une transition pacifique doit conduire à des élections apaisées.

Il revient aux forces vives de maintenir le pays sur le chemin de la paix, avait appelé le diplomate français.

Vendredi, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait appelé cette délégation à dénoncer la répression politique en RDC pour éviter une crise de large envergure.

La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection du président Kabila en 2011 au terme d’un scrutin contesté. La crise a été aggravée par le report à avril 2018 de la présidentielle qui devait se tenir avant la fin 2016.

Ce renvoi a été décidé en octobre dernier par la majorité présidentielle et une frange minoritaire de l’opposition. La majeure partie de l’opposition a rejeté cet accord issu d’un dialogue national et plaide pour la tenue du scrutin en 2017.

Le président Kabila a invité la délégation à écouter les Congolais et à les aider à trouver une solution telle que les Congolais le conçoivent, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.

L’accord du 18 octobre doit être considéré comme le socle, le point de départ, la pierre angulaire vers laquelle la communauté internationale doit agir pour ramener tout le monde a un compromis, a-t-il ajouté.

Les membres du Conseil de sécurité doivent rencontrer plusieurs acteurs de la société congolaise à Kinshasa et dans l’est du pays.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et son mandat expire le 20 décembre. La Constitution lui interdit de se représenter mais le chef de l’État est resté silencieux sur ses intentions et son avenir politique. Ses détracteurs craignent qu’il ne cherche à s’accrocher au pouvoir ou brigue un nouveau mandat.

Depuis janvier 2015, l’opposition et les mouvements citoyens congolais ont multiplié les manifestations contre M. Kabila pour exiger son départ à la fin de son mandat, le 20 décembre, et la tenue de la présidentielle avant cette date, ce qui est aujourd’hui impossible.

Romandie.com avec(©AFP / 12 novembre 2016 22h54)

ONU : le Conseil de sécurité choisit Antonio Guterres

octobre 6, 2016

L’ancien premier ministre portugais a reçu le soutien unanime du Conseil pour devenir secrétaire général des Nations unies.

Antonio Guterres, alors haut-commissaire pour les réfugiés des Nations unies, le 18 décembre 2015, à Genève.

Antonio Guterres, alors haut-commissaire pour les réfugiés des Nations unies, le 18 décembre 2015, à Genève. DENIS BALIBOUSE / REUTERS
Sauf coup de théâtre, Antonio Guterres devrait succéder au Sud-Coréen Ban Ki-moon. Les quinze membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont entériné, jeudi 6 octobre, le choix de l’ancien premier ministre portugais comme prochain secrétaire général de l’ONU.

M. Guterres, socialiste de 67 ans, a été chef de la mission de l’ONU pour les réfugiés durant dix ans, jusqu’en 2015. Il connaît donc très bien la machine onusienne. Il est aussi francophone.

Le candidat doit désormais obtenir le vote favorable de l’Assemblée générale de l’ONU, chargée d’élire le secrétaire général. Le prochain secrétaire général prendra ses fonctions le 1er janvier.

Lemonde.fr

Elections en RD Congo: la pression de l’ONU frise l’irresponsabilité, selon Kinshasa

avril 8, 2016

Kinshasa – La pression des Nations unies et de l’opposition congolaise en faveur de la tenue de l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels frise l’irresponsabilité, a estimé vendredi le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda.

On peut débattre des délais constitutionnels six mois, un an, dix ans avant les élections, il n’y a pas de problème, mais continuer à en appeler à cela à six mois, à sept mois (de l’échéance) alors que vous savez qu’objectivement il devient difficile de les faire dans ce délai, je pense que cela frise l’irresponsabilité, a affirmé le ministre à la presse.

J’ai eu à le relever devant les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, a-t-il ajouté.

Dans sa résolution 2277 adoptée le 30 mars, le Conseil de sécurité de l’ONU a renouvelé pour un an le mandat de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco).

Dans ce texte, le Conseil rappelle la nécessité de préparer la tenue au Congo d’élections pacifiques, crédibles, ouvertes à tous, transparentes, dans le respect des délais prévus, et notamment des élections présidentielle et législatives d’ici novembre 2016, conformément à la Constitution et dans le respect de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

Pour M. Tshibanda, il n’y a pas meilleure façon de faire le lit de la violence que de procéder ainsi.

Les gens doivent choisir le camp dans lequel ils veulent se trouver : ils veulent contribuer à faire monter inutilement la tension en République démocratique du Congo pour que demain les choses explosent ou ils veulent que les conditions soient créées pour des élections convenables ?, s’est interrogé le ministre.

En tant que gouvernement de ce pays (…) aussi respectueux que nous voulions être des délais, le plus important c’est qu’il y ait des élections, que les élections remplissent les conditions requises pour des élections démocratiques et que les élections se tiennent dans des conditions de paix et ne perturbent pas la paix, a-t-il ajouté.

L’opposition congolaise accuse depuis plus de deux ans M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter, de chercher à se maintenir au pouvoir par tous les moyens à son poste au-delà de la fin de son mandat en décembre. Elle réclame à cor et a cri la tenue d’une présidentielle avant la fin du mois de novembre.

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2016 13h49)