Posts Tagged ‘Conseil de sécurité’

Elections en RD Congo: la pression de l’ONU frise l’irresponsabilité, selon Kinshasa

avril 8, 2016

Kinshasa – La pression des Nations unies et de l’opposition congolaise en faveur de la tenue de l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels frise l’irresponsabilité, a estimé vendredi le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda.

On peut débattre des délais constitutionnels six mois, un an, dix ans avant les élections, il n’y a pas de problème, mais continuer à en appeler à cela à six mois, à sept mois (de l’échéance) alors que vous savez qu’objectivement il devient difficile de les faire dans ce délai, je pense que cela frise l’irresponsabilité, a affirmé le ministre à la presse.

J’ai eu à le relever devant les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, a-t-il ajouté.

Dans sa résolution 2277 adoptée le 30 mars, le Conseil de sécurité de l’ONU a renouvelé pour un an le mandat de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco).

Dans ce texte, le Conseil rappelle la nécessité de préparer la tenue au Congo d’élections pacifiques, crédibles, ouvertes à tous, transparentes, dans le respect des délais prévus, et notamment des élections présidentielle et législatives d’ici novembre 2016, conformément à la Constitution et dans le respect de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

Pour M. Tshibanda, il n’y a pas meilleure façon de faire le lit de la violence que de procéder ainsi.

Les gens doivent choisir le camp dans lequel ils veulent se trouver : ils veulent contribuer à faire monter inutilement la tension en République démocratique du Congo pour que demain les choses explosent ou ils veulent que les conditions soient créées pour des élections convenables ?, s’est interrogé le ministre.

En tant que gouvernement de ce pays (…) aussi respectueux que nous voulions être des délais, le plus important c’est qu’il y ait des élections, que les élections remplissent les conditions requises pour des élections démocratiques et que les élections se tiennent dans des conditions de paix et ne perturbent pas la paix, a-t-il ajouté.

L’opposition congolaise accuse depuis plus de deux ans M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter, de chercher à se maintenir au pouvoir par tous les moyens à son poste au-delà de la fin de son mandat en décembre. Elle réclame à cor et a cri la tenue d’une présidentielle avant la fin du mois de novembre.

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2016 13h49)

Burundi: le Conseil de sécurité envisage d’envoyer une police de l’ONU

avril 1, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté vendredi à l’unanimité une résolution visant à ouvrir la voie à une présence policière onusienne au Burundi, pour tenter d’apaiser les violences dans ce pays.

Préparée par la France, cette résolution confie au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon le soin de dresser dans les quinze jours une liste des options envisageables pour ce déploiement policier, en collaboration avec le gouvernement burundais et l’Union africaine.

Nous avons besoin que les Nations unies soient davantage présentes sur le terrain, a affirmé François Delattre, ambassadeur de France à l’ONU, devant le Conseil.

Cette résolution aidera la communauté internationale à réagir rapidement pour éviter le pire, a-t-il poursuivi.

Ce vote vendredi était incertain en raison de réticences des Etats-Unis, qui estimaient que le Conseil n’avait pas eu assez de temps pour étudier le texte. A la mi-journée, l’ambassadeur de Chine auprès des Nations unies, Liu Jieyi, qui tient la présidence tournante du Conseil en avril, affirmait encore qu’aucun vote n’était prévu.

Sa tenue n’a été annoncée qu’environ une heure avant qu’il ne se tienne, signe de difficiles tractations.

Washington s’inquiétait notamment du langage jugé trop imprécis d’une partie de la résolution appelant les Nations unies à aider le Burundi sur les questions de désarmement, sécurité et l’état de droit.

Cette clause pouvait ouvrir la porte à un soutien gênant, selon Washington, car le gouvernement burundais a lancé une campagne de désarmement contre des partisans de l’opposition qui a été marquée par la violence.

La version finale de la résolution ne fait plus référence au désarmement.

Elle prévoit notamment le déploiement d’une contribution policière onusienne pour accroître la capacité des Nations unies à suivre la situation sécuritaire, promouvoir le respect des droits de l’homme et à faire avancer l’état de droit.

Mais elle ne précise pas l’ampleur de la force policière envisagée. Selon l’ambassadeur du Burundi auprès de l’ONU Albert Shingiro, entre 20 et 30 policiers pourraient être déployés en tant qu’experts et observateurs.

Pour le gouvernement, il est très important d’avoir une présence internationale à Bujumbura pour travailler en toute transparence, avait-il dit à des journalistes avant le vote.

Le Burundi est plongé depuis près d’un an dans une crise politique profonde, née de la volonté du président Pierre Nkurunziza de se maintenir au pouvoir pour un troisième mandat, qu’il a obtenu en juillet.

Les violences ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 250.000 personnes à quitter le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 02 avril 2016 02h38)

Washington suggère à l’ONU de rapatrier les Casques bleus soupçonnés d’abus

mars 4, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – Les Etats-Unis discutent avec leurs partenaires du Conseil de sécurité de l’ONU d’un projet de résolution prévoyant de rapatrier des contingents entiers de Casques bleus soupçonnés d’abus sexuels, ont indiqué vendredi des responsables américains.

Il s’agirait de la première résolution du Conseil consacrée spécifiquement à ce problème récurrent dans les missions de maintien de la paix de l’ONU, en particulier en République centrafricaine et en République démocratique du Congo (RDC).

La résolution permettrait d’expulser des missions les pays dont les soldats commettent régulièrement de tels abus ou qui ne montrent aucun empressement à sanctionner leurs soldats.

Il s’agit d’utiliser la menace de rapatriement comme moyen de pression pour obliger les pays fournisseurs de troupes à prendre des mesures, a expliqué un responsable américain parlant sous couvert d’anonymat.

Il incombe en effet à ces pays, et non à l’ONU, d’enquêter et de sanctionner pénalement les coupables mais ils le font avec réticence.

Les pays contributeurs gardent jalousement leur juridiction sur leurs propres troupes, y compris les Etats-Unis, et c’est un sujet sensible, a reconnu un autre responsable américain.

Face aux nombreux scandales d’abus ou d’exploitation sexuels dans les missions, l’ONU a commencé à faire le ménage en rapatriant des unités venues de RDC et du Congo-Brazzaville et opérant au sein de la Minusca (mission de l’ONU en Centrafrique).

La résolution demandera aussi au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon de décider si un pays mis en cause doit continuer de participer aux opérations de maintien de la paix.

Les discussions sur le texte viennent de commencer et Washington souhaite une adoption dès que possible, explique un responsable américain. Tous les pays membres du Conseil reconnaissent désormais que c’est un problème qu’il faut traiter.

Les Etats-Unis sont le plus gros bailleur de fonds du maintien de la paix, payant 28% d’une facture devenue colossale (8,3 milliards de dollars par an pour plus de 100.000 Casques bleus). Mais ils ne déploient sur le terrain que 80 militaires et policiers (contre 936 pour la RDC ou 8.500 pour le Bangladesh).

La résolution, un texte court et de portée générale, ne reprendra pas certaines recommandations précises contenues dans un rapport publié vendredi par l’ONU.

Le rapport recommande notamment de créer des cours martiales in situ pour juger les coupables et de prendre les empreintes génétiques de Casques bleus afin d’accélérer les enquêtes.

Il indique que l’ONU a recensé l’an dernier 69 cas d’abus sexuels qui auraient été commis par des Casques bleus originaires de 21 pays, pour la première fois nommément désignés, et note qu’il s’agit d’une hausse très inquiétante sur 2014 (52 cas).

La moitié des 69 cas d’accusations d’abus ou d’exploitation sexuels ont été enregistrés dans deux seulement des 16 missions de l’ONU: 22 en Centrafrique et 16 en RDC.

En tout, des soldats ou policiers de 21 pays sont mis en cause, avec en tête la RDC (7 cas), le Maroc et l’Afrique du Sud (4 cas).

Cameroun, Congo-Brazzaville, Rwanda, Tanzanie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Canada, Gabon, Allemagne, Ghana, Madagascar, Moldavie, Niger, Nigeria, Sénégal, Slovaquie et Togo sont aussi mentionnés.

Ces accusations n’ont donné lieu à aucune poursuite pénale pour l’instant. Certaines des peines prononcées par les autorités nationales pour des affaires similaires les années précédentes apparaissent légères.

Le secrétaire général adjoint chargé de la logistique des missions Atul Khare a déploré que les actes abominables de quelques-uns jettent le discrédit sur le travail et le dévouement de beaucoup.

Le Conseil de sécurité doit examiner le rapport et discuter du projet américain de résolution la semaine prochaine, selon des diplomates.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mars 2016 19h38)

Sanctions historiques adoptées contre la Corée du Nord

mars 2, 2016

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mercredi une résolution qui alourdit de façon drastique les sanctions imposées à la Corée du Nord. Elle a été approuvée à l’unanimité, y compris par la Chine, seule alliée de Pyongyang.

Elle a été immédiatement saluée par le président américain Barack Obama, y voyant une réponse « ferme, unie et appropriée » à un essai nucléaire – le quatrième depuis 2006 – et un tir d’une fusée effectués respectivement les 6 janvier et 7 février par la Corée du Nord, en violation de plusieurs résolutions onusiennes.

« La communauté internationale, s’exprimant d’une seule voix, a envoyé à Pyongyang un message simple: la Corée du Nord doit abandonner ces programmes dangereux et choisir une meilleure voie pour son peuple », a ajouté le président américain dans un communiqué.

Ces sanctions « sont parmi les plus lourdes jamais adoptées contre un pays », a souligné l’ambassadeur britannique Matthew Rycroft, tandis que son homologue français François Delattre saluait « des sanctions sans précédent mais ciblées ».

L’Union européenne va « rapidement » transposer la résolution de l’ONU alourdissant les sanctions internationales contre la Corée du Nord après ses essais nucléaires et balistiques, et « examinera » s’il est nécessaire la possibilité de décréter des sanctions supplémentaires, a pour sa part indiqué Federica Mogherini.

Interdictions et restrictions en masse
Pour la première fois, les pays membres de l’ONU seront tenus d’inspecter toutes les marchandises en provenance et à destination de la Corée du Nord. Ils devront aussi interdire aux navires soupçonnés de transporter des cargaisons illégales vers la Corée du Nord de faire escale dans leurs ports.

Et la résolution impose de nouvelles restrictions aux exportations nord-coréennes afin de limiter la capacité du régime à financer ses programmes militaires.

Elle interdit ainsi les exportations de charbon, de fer et de minerai de fer, sauf si les revenus générés sont utilisés pour la « subsistance » de la population nord-coréenne.

Plus de carburant
Pyongyang aura aussi interdiction de vendre de l’or, du titane et des minerais rares utilisés dans la haute technologie, et ne pourra plus se procurer de carburant pour l’aviation et pour les fusées.

La résolution renforce les restrictions bancaires existantes et les pays seront tenus de bloquer tout avion soupçonné de transporter des marchandises en contrebande vers la Corée du Nord.

La liste noire s’allonge
La liste noire des individus et entreprises sanctionnés pour leur implication dans le développement par Pyongyang d’armes nucléaires et balistiques s’allonge avec 16 personnes et 12 entités supplémentaires, dont l’agence spatiale nord-coréenne (NADA).

Les diplomates nord-coréens « impliqués dans des activités illicites » devront être expulsés et les dignitaires du régime ne pourront plus se procurer montres de luxe ou jet-skis.

Quatre séries de sanctions
La Corée du Nord est déjà sous le coup de quatre séries de sanctions internationales depuis son premier essai nucléaire en 2006 qui a été suivi par trois autres en 2009, 2013 et 2016.

Ces sanctions ne l’ont cependant pas empêchée de poursuivre sa course aux armements, soulignaient récemment des experts de l’ONU.

Romandie.com

ONU: Japon, Ukraine, Egypte, Sénégal, Uruguay élus au Conseil de sécurité

octobre 15, 2015

Nations unies (Etats-Unis) – Le Japon, l’Ukraine, l’Egypte, le Sénégal et l’Uruguay ont été élus jeudi au Conseil de sécurité de l’ONU comme membres non permanents, par un vote de l’Assemblée générale.

Ces cinq pays entreront au Conseil le 1er janvier prochain pour un mandat de deux ans.

Ils avaient été pré-sélectionnés sur une base régionale et n’avaient pas de concurrents pour ce scrutin.

Ils ont été élus haut la main, avec des scores allant de 177 pour l’Ukraine à 187 pour le Sénégal, sur les 193 pays membres de l’Assemblée.

Le Conseil compte 15 membres, dont cinq permanents (Etats-Unis, France, Russie, Chine, Royaume-Uni) qui ont seuls droit de veto. Les dix autres membres, non permanents, sont renouvelés par moitié tous les ans sur une base régionale.

Sur sa page Facebook, le président ukrainien Petro Porochenko a estimé que l’élection de son pays ouvre de nouvelles possibilités pour l’Ukraine de protéger sa souveraineté et son intégrité territoriale menacées par une insurrection pro-russe dans l’est du pays.

Il s’est félicité de la création d’une coalition mondiale pro-Ukraine.

Son ministre des affaires étrangères Pavlo Klimkin, présent à New York, a promis que son pays allait être le meilleur gardien de la Charte de l’ONU et que Kiev plaidera pour son combat et pour ses valeurs.

Bien sûr, la Russie n’est pas vraiment contente de voir l’Ukraine rejoindre le Conseil, a-t-il ajouté, mais presque tous les pays membres de l’ONU ont soutenu la légalité internationale et l’Ukraine.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry a souligné que son pays entrait au Conseil au moment où la communauté internationale fait face à de nombreux défis au Proche-Orient: conflits ou crises en Syrie, Yémen, Libye et entre Israël et les Palestiniens.

L’Egypte entend participer de manière positive et de bonne foi aux efforts pour les résoudre, a assuré le ministre. Il a réitéré en particulier le soutien du Caire à la médiation de l’émissaire de l’ONU Bernardino Leon en Libye, appelant à appliquer dès que possible l’accord de gouvernement proposé par M. Leon aux factions libyennes.

Pour sa onzième participation au Conseil, le Japon s’efforcera de renforcer les opérations de maintien de la paix, particulièrement en Afrique, a déclaré son ambassadeur Motohide Yoshikawa.

Tokyo surveillera aussi de près les droits de l’homme en Corée du Nord et estime que le Conseil devra agir rapidement si Pyongyang contrevient aux résolutions prises par l’ONU contre son programme nucléaire et balistique.

Les priorités de l’Uruguay, qui revient au Conseil après 50 ans d’absence, seront les droits de l’homme et le règlement pacifique des conflits ainsi que le maintien de la paix où ses troupes sont fortement impliquées, en particulier en Haïti, a indiqué son vice-ministre des Affaires étrangères Guillermo Valles.

Pour le ministre sénégalais des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye, le Conseil doit mobiliser en faveur de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique, en particulier la menace du groupe islamiste Boko Haram dans la région du lac Tchad.

Le Conseil devrait aussi porter davantage son attention sur la gestion des crises sanitaires internationales, comme l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest et sur la question de l’eau, qui peut être un facteur de paix mais aussi un facteur de guerre.

Les cinq nouveaux venus remplaceront à partir de janvier la Jordanie, le Tchad, le Nigeria, la Lituanie et le Chili.

Les autres membres non permanents sont l’Angola, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, l’Espagne et le Venezuela.

Romandie.com avec(©AFP / 15 octobre 2015 19h25)

Burkina: le Conseil de sécurité demande la libération du président

septembre 16, 2015

Nations unies (Etats-Unis) – Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné dans les termes les plus fermes la détention du président du Burkina Faso Michel Kafando et de son Premier ministre Isaac Zida, réclamant qu’ils soient libérés sains et saufs et immédiatement.

Dans une déclaration adoptée à l’unanimité de ses 15 membres sur proposition de la France, le Conseil souligne que cette détention par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle est une violation flagrante de la constitution du pays.

Les membres du Conseil exhortent tous les acteurs au Burkina Faso à s’abstenir de toute violence.

Ils expriment leur ferme soutien aux autorités de transition du Burkina Faso et exigent de tous les protagonistes qu’ils respectent le calendrier de la transition, en particulier la tenue d’élections libres, équitables et crédibles, prévues pour le 11 octobre.

Ils demandent à tous les protagonistes de cette crise de respecter l’aspiration légitime de la population du Burkina Faso à une transition pacifique.

Les membres du Conseil soutiennent les efforts du représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest Mohamed Ibn Chambas, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’Union africaine (UA) pour résoudre cette crise et soutenir la transition.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait lui aussi exigé mercredi la libération immédiate du président intérimaire et du Premier ministre.

M. Ban s’est déclaré dans un communiqué scandalisé par ce coup de force de la garde prétorienne de l’ex-président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir en octobre 2014.

Outre l’ONU, l’UA, la Cédéao et la France, ancienne puissance coloniale, ont fermement condamné mercredi cette prise d’otages et exigé la libération de toutes les personnes détenues.

Romandie.com avec(©AFP / 17 septembre 2015 03h55)

RDC: passe d’armes au Conseil de sécurité sur l’avenir de la Monusco

mars 19, 2015

Nations unies (Etats-Unis) – L’ONU et la République démocratique du Congo (RDC) se sont livrés à une passe d’armes au Conseil de sécurité jeudi, le chef de la diplomatie congolaise réclamant un départ rapide des Casques bleus alors que le patron de la mission de l’ONU plaidait pour un retrait progressif.

Pour le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, le moment est venu (pour la RDC) d’assumer pleinement ses responsabilités quant à sa sécurité. Il a demandé fermement au Conseil de respecter cette aspiration légitime.

Le ministre a fait valoir des progrès politiques et économiques accomplis par son gouvernement et des avancées importantes des forces gouvernementales contre les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’est du pays. Il a évoqué un Etat qui fonctionne et dont l’autorité s’exerce effectivement sur la quasi-totalité du territoire national.

Tout au plus, a-t-il reconnu, il reste encore quelques poches d’insécurité entretenues par des terroristes ougandais dans et autour de Beni (Nord-Kivu) et par les FDLR à certains endroits bien localisés du Nord et du Sud Kivu. Partout ailleurs, sur le territoire national, la paix et la sécurité règnent, a-t-il ajouté.

Des affirmations battues en brèche par le chef de la Monusco, Martin Kobler, qui a souligné que la situation générale de sécurité reste instable et que beaucoup vivent toujours dans la peur dans l’est du pays.

La Monusco ne restera pas éternellement en RDC, a-t-il expliqué, mais il y a encore des efforts à faire pour ramener la menace des groupes armés et les violences contre les civils à un niveau gérable par l’Etat congolais.

Le départ de la Monusco doit être lié aux résultats obtenus et à l’amélioration concrète de la situation sur le terrain, a-t-il martelé.

Selon des diplomates, le Conseil envisage de réduire de 2.000 les effectifs de la Monusco (près de 20.000 hommes) alors que Kinshasa réclame le retrait de 6.000 Casques bleus.

M. Kobler a aussi critiqué l’arrestation il y a quelques jours de plus de 40 acteurs de la société civile. Laisser un espace politique à la société civile est une condition préalable pour des élections crédibles, a-t-il souligné.

Les deux hommes sont revenus sur la nomination par Kinshasa de deux généraux coupables d’abus selon l’ONU, qui a amené la Monusco à se retirer de l’offensive contre les FDLR.

Nous ne voulons pas devoir choisir entre combattre les FDLR et soutenir les droits de l’homme, a lancé M. Kobler. M. Tshibanda a affirmé que Kinshasa n’avait pas été averti à l’avance des soupçons contre les deux officiers qui avaient déjà travaillé avec l’ONU.

De plus, a-t-il rétorqué, la RDC tient à garder une totale autonomie sur le plan de la nomination de ses cadres civils et militaires.

M. Kobler a cependant offert à M. Tshibanda de réenclencher la coopération tandis que le ministre se disait prêt à engager un dialogue stratégique pour sortir de l’impasse.

A l’issue de consultations à huis clos au Conseil, l’ambassadeur français François Delattre, qui le préside, a indiqué que le 15 pays membres avaient discuté de la nécessité de reprendre la coopération entre le gouvernement congolais et la Monusco dès que possible concernant les opérations contre les FDLR.

Mais le Conseil, a-t-il dit, veut aussi que les élections prévues en 2016 soient organisées de manière pacifique et démocratique, dans le respect de la constitution et du calendrier électoral. C’est à cette condition que la Monusco en soutiendra l’organisation, a ajouté l’ambassadeur.

Romadie.com avec(©AFP / 19 mars 2015 19h48)

Russie/Assassinat de Boris Nemtsov: premières inculpations

mars 8, 2015
 
Les services russes chargés de l’enquête sur le meurtre de Boris Nemtsov avaient annoncé un peu plus tôt qu’ils avaient arrêté un total de cinq suspects. L’arrestation des deux inculpés avait été annoncée samedi déjà par le service fédéral de sécurité russe (FSB).Dimanche matin, c’est Albert Barakhoïev qui annonçait à RIA Novosti que les deux hommes avaient été arrêtés en Ingouchie, en compagnie de deux autres hommes, aussi originaires de Tchétchénie, dont le jeune frère d’Anzor Goubachev. L’identité du cinquième suspect ni les circonstances de son arrestation ont été révélées.Nombreuses hypothèses
Ces arrestations et inculpations arrivent un peu plus d’une semaine après l’assassinat de l’opposant russe. Ancien vice-premier ministre de Boris Eltsine, Boris Nemtsov, 55 ans, a été abattu de quatre balles dans le dos le 27 février au pied du Kremlin.Les hypothèses sont nombreuses quant au motif de cet assassinat. Les alliés de M. Nemtsov y voient la main du Kremlin et des services spéciaux russes tandis que le président Vladimir Poutine parle de « provocation » destinée à déstabiliser le pays.

Les enquêteurs disaient en début de semaine n’écarter aucune piste. Ils envisagent tout aussi bien celle des islamistes pour le soutien de Boris Nemtsov à l’hebdomadaire satirique français « Charlie Hebdo » que celle de nationalistes russes mécontents de sa critique du rôle de la Russie dans la crise ukrainienne.

« Climat de haine »
La fille de l’opposant assassiné, Janna Nemtsova, a affirmé que le meurtre de son père était « politique ». « Je pense que maintenant, la Russie a franchi la ligne et que les gens auront peur d’exprimer des idées qui contredisent (…) le point de vue officiel », a-t-elle déclaré dans une interview accordée en Allemagne à la chaîne de télévision CNN.

Ce meurtre d’un des principaux critiques du gouvernement avait immédiatement suscité les condamnations de nombreux pays. Choquée, l’opposition russe attribue cet assassinat plus généralement au « climat de haine » instillé par les autorités dans la société et les médias officiels.

Les opposants au Kremlin y sont régulièrement qualifiés de « traîtres à la patrie », d' »agents de l’étranger » ou encore d' »ennemis de l’intérieur », des termes renvoyant à ceux de la période stalinienne.

Romandie.com

Yémen: l’Arabie saoudite évacue ses diplomates de Sanaa

février 13, 2015

Ryad – L’Arabie saoudite a décidé vendredi d’évacuer ses diplomates à Sanaa et de suspendre les activités de son ambassade en raison de la détérioration de la situation dans la capitale contrôlée par la milice chiites Houthis.

En raison de la situation politique et de la détérioration de la sécurité dans la capitale yéménite, l’Arabie saoudite a suspendu toutes les activités de son ambassade et évacué son personnel diplomatique, a indiqué le ministère des Affaires étrangères cité par l’agence officielle Spa.

Le royaume saoudien, voisin du Yémen avec lequel il partage une longue frontière, est le premier pays arabe à annoncer l’évacuation de son ambassade à Sanaa.

L’Allemagne et l’Italie ont annoncé vendredi la fermeture temporaire de leur ambassade au Yémen, suivant les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni qui avaient pris la même décision plus tôt dans la semaine.

Nous assistons à l’effondrement du Yémen, a averti jeudi le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon en lançant devant le Conseil de sécurité un appel à agir pour éviter que ce pays ne plonge encore davantage dans le chaos.

Romandie.com avec(©AFP / 13 février 2015 14h32)

Justice : la CPI saisit le Conseil de sécurité de l’ONU pour que lui soit livré Seif el-Islam Kadhafi

décembre 11, 2014

Seif el-Islam.
Seif el-Islam. © AFP

La Cour pénale internationale a indiqué mercredi qu’elle saisissait le Conseil de sécurité des Nations unies dans l’affaire Seif el-Islam Kadhafi. Le tribunal réclame que lui soit livré le fils de l’ancien « Guide » libyen.

« La Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a pris acte du défaut d’exécution du Gouvernement libyen à l’égard de deux demandes de coopération émises par la CPI, et a décidé de référer cette question au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies », explique la Cour pénale internationale dans un communiqué.

La Cour a toutefois précisé que sa décision ne visait « pas à sanctionner ou critiquer la Libye mais seulement à demander l’aide du Conseil de sécurité afin d’éliminer les obstacles à la coopération ». « La Libye a démontré à plusieurs égards son engagement avec la Cour et a fait des efforts véritables pour maintenir un dialogue constructif », estime ainsi la Chambre préliminaire I.

Le 27 juin 2011, celle-ci avait délivré trois mandats d’arrêt à l’encontre de Mouammar Kadhafi, Seif el-Islam Kadhafi et Abdallah Al-Senussi pour des crimes contre l’humanité (meurtre et persécution) qui auraient été commis en Libye du 15 jusqu’au 28 février 2011 au moins, à travers l’appareil d’État libyen et les forces de sécurité.

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Jeuneafrique.com par Mathieu OLIVIER