Posts Tagged ‘conseil des ministres’

Burkina : le premier conseil des ministres depuis le coup d’État s’est réuni à Ouagadougou

septembre 25, 2015
Issac Yacouba Zida, le 3 novembre 2014. © Theo Renaut/AP/SIPA

Issac Yacouba Zida, le 3 novembre 2014. © Theo Renaut/AP/SIPA

Le premier conseil des ministres depuis le coup d’État s’est ouvert vendredi matin au Burkina Faso. À l’agenda, l’avenir du RSP et le calendrier électoral.

Avant le début du conseil des ministres vendredi 25 septembre, le président de la transition Michel Kafando, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida et le président du Conseil national de la transition (CNT) Cherif Sy se sont entretenus pendant environ une heure.

Puis, les ministres étant entrés dans la salle où devait se tenir le conseil, le lieutenant-colonel Zida, lui-même ancien du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) en délicatesse avec ses ex-collègues, est allé chercher le président Kafando, qui a fait son entrée sous les applaudissements.

Tous les alentours de la primature étaient quadrillés par des militaires d’autres unités loyalistes, déployés avec des véhicules blindés.

Avenir du RSP et calendrier électoral

C’est le premier conseil depuis le coup d’État du 16 septembre. Ce jour-là, des soldats du RSP, dont le camp jouxte la présidence, avaient fait irruption en plein conseil des ministres, prenant président et gouvernement en otage, sonnant le départ du putsch, officiellement prononcé le lendemain.

Les autorités de la transition rétablie doivent notamment se prononcer sur l’avenir du RSP et le calendrier électoral. Initialement, des élections présidentielle et législatives étaient prévues le 11 octobre pour mettre fin à cette transition.

Jeuneafrique.com

Burkina : Kafando, Zida et des ministres retenus de force à la présidence par des éléments du RSP

septembre 16, 2015
    Isaac Zida et Michel Kafando à Ouagadougou le 21 novembre 2014. © Sia Kambou/AFP


Isaac Zida et Michel Kafando à Ouagadougou le 21 novembre 2014. © Sia Kambou/AFP

Des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont interrompu le Conseil des ministres ce mercredi au palais présidentiel de Kosyam. Ils retiennent de force le président Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida, et plusieurs ministres à la présidence.

Leurs revendications sont encore floues, mais plusieurs éléments du régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont interrompu, mercredi 16 septembre, vers 14h30, le Conseil des ministres hebdomadaire réuni au palais présidentiel de Kosyam.

D’après nos informations, des militaires de la garde présidentielle ont retenu de force le président Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida et plusieurs ministres dans la salle du conseil. Selon une source à la présidence, des « négociations tendues » ont eu lieu entre les gradés du RSP et les membres du pouvoir exécutif, tandis qu’une partie de la haute hiérarchie militaire tentait de mener une médiation. D’après la radio locale Oméga, Michel Kafando et Isaac Zida auraient ensuite été emmenés dans la camp Nabaa Koom, la caserne du RSP située juste derrière le palais de Kosyam.

Si peu d’informations filtrent sur le contenu des discussions pour le moment, ce nouveau coup de sang du régiment présidentiel, déjà impliqué dans plusieurs crises ouvertes avec Zida, intervient au lendemain de la publication d’un rapport de la Commission de la réconciliation nationale et des réformes préconisant la dissolution du RSP et sa mise à l’écart de la sécurité du président de la République.

Dans une déclaration transmise à la presse, Chériff Sy, le président du Conseil national de transition (CNT), le parlement intérimaire burkinabè, a appelé ses compatriotes à se mobiliser « pour faire échec à cette opération » et pour obtenir « la libération immédiate du chef de l’État, du Premier ministre et des ministres arrêtés ». Un appel visiblement entendu dans les rues de Ouagadougou, où des citoyens, répondant également à l’appel d’organisations de la société civile comme le « Balai citoyen », commençaient à se rassembler sur la place de la Révolution en fin d’après-midi.

Burkina : le RSP sème le trouble au sein du régime de transition

février 4, 2015

Yacouba Isaac Zida, le 19 novembre 2014 à Ouagadougou. Y
acouba Isaac Zida, le 19 novembre 2014 à Ouagadougou. © AFP

Le conseil des ministres prévu ce mercredi matin au palais présidentiel de Kosyam a été reporté à une date indéterminée. En cause ? Un nouveau coup de sang des cadres du régiment de sécurité présidentielle, qui ont contraint le Premier ministre Zida à se rendre chez le Mogho Naba.

Le régiment de sécurité présidentielle (RSP) continue de dicter le tempo à Ouagadougou. Un peu plus d’un mois après un échange houleux entre ses cadres et le Premier ministre Yacouba Isaac Zida, le RSP a de nouveau brusquement fait irruption dans les affaires courantes du régime de transition.

Mercredi 4 février, le conseil des ministres hebdomadaire organisé au palais présidentiel de Kosyam a été reporté. « Le conseil était initialement fixé à 9h du matin, mais on nous a fait signe un peu avant pour nous prévenir qu’il était retardé d’une heure, raconte un ministre. Je suis donc arrivé à 10h à Kosyam. Là, on nous a dit que le conseil était reporté ‘sine die’ pour des raisons de calendrier. »

Zida chez le Mogho Naba

La véritable raison de ce report n’est pas à chercher dans un calendrier mais plutôt du côté du RSP. Le 30 décembre dernier, ses officiers – menés par le général Gilbert Diendéré et le colonel-major Boureima Kéré – avait imposé une série de revendications à Yacouba Isaac Zida, leurs ancien frère d’arme devenu Premier ministre du gouvernement de transition. Ils réclamaient alors trois choses : la  non-dissolution de leur régiment, le paiement de leur bonus de fin d’année, et le remplacement de Théophile Nikiéma, un commandant proche de Zida nommé chef d’état-major particulier de la présidence au détriment d’officiers de rang supérieur. À l’issue d’une réunion tendue, Zida avait accepté leurs demandes tout en obtenant un délai.

D’après plusieurs sources, les cadres du RSP auraient jugé ce mercredi que ce délai était épuisé. Le Premier ministre aurait donc été fermement prié de se rendre dans la matinée chez le Mogho Naba, le roi des Mossis, habitué des médiations politiques. La présence de Gilbert Diendéré à cette entrevue a aussi été évoquée, sans qu’elle puisse toutefois être confirmée. « La situation est confuse, glisse une source diplomatique à Ouagadougou. Mais deux choses sont sûres : le bras de fer entre Zida et le RSP se poursuit et Gilbert Diendéré joue un rôle important dans cette affaire. »

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Jeuneafrique.com par Benjamin Roger

Burkina Faso : le gouvernement annonce la réouverture du dossier Norbert Zongo

décembre 24, 2014

Portrait du journaliste Nobert Zongo affichée à Ouagadougou, le 13 décembre 2014. © AFP

L’annonce de la réouverture du dossier de l’assassinat de Norbert Zongo en 1998 a été faite mardi par la ministre de la Justice, Joséphine Ouédraogo, lors du Conseil des ministres.

Joséphine Ouédraogo, la ministre burkinabè de la Justice a annoncé mardi 23 décembre en Conseil des ministres que le Procureur général avait été saisi pour la réouverture du dossier Norbert Zongo. Aucune précision n’a été donnée.

Cette annonce devrait ravir bon nombre de Burkinabè. Elle intervient dix jours après le 16e anniversaire de la mort du directeur de « L’Indépendant ». Ce jour-là, des milliers de personnes avaient manifesté à Ouagadougou pour exiger la réouverture du dossier. Le Premier ministre intérimaire, le lieutenant-colonel Zida, et ses ministres de la Sécurité (Intérieur) et de la Justice avaient participé aux derniers mètres de la marche.

« Je demande que les commanditaires soient arrêtés et jugés à la hauteur de leurs forfaits », avait lancé sa veuve Geneviève devant les manifestants.

Norbert Zongo a été tué le 13 décembre 1998 alors qu’il enquêtait sur le meurtre sous la torture de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, frère cadet de Blaise Compaoré. L’annonce de sa mort avait choqué tous les Burkinabè et provoqué un séisme politique. Aucune condamnation n’avait été prononcée malgré des années de procédure.

En 2006, le juge d’instruction a prononcé un non-lieu en faveur du seul accusé, Marcel Kafando, et a curieusement clos l’enquête. Dans un arrêt daté du 28 mars 2014, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, basée à Arusha, a mis en évidence les carences de l’instruction.

Avec le dossier Thomas Sankara, c’est l’une des principales revendications des Burkinabè. Peu de temps après le départ de Blaise Compaoré, Adama Sagnon, nommé ministre de la Culture dans le gouvernement de transition, avait été contrait de démissionner. Sa nomination le 24 novembre avait provoqué la fureur de plusieurs organisations de la société civile. Sagnon, qui fut procureur sous la présidence de Blaise Compaoré, est en effet accusé par plusieurs de ses compatriotes d’avoir « enterré » le dossier Zongo.

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Jeuneafrique.com par Vincent DUHEM

Burkina Faso : le gouvernement adopte un projet de loi révisant la Constitution

octobre 21, 2014

Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans.
Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans. © Kenzo Tribouillard/AFP

Réuni en conseil des ministres extraordinaire mardi, le gouvernement burkinabè a décidé de soumettre à l’Assemblée nationale un projet de loi visant à modifier la Constitution, une démarche qui doit entraîner la convocation d’un référendum. Objectif : permettre à Blaise Compaoré de briguer un nouveau mandat en 2015.

Le gouvernement burkinabè va passer par l’Assemblée nationale pour réviser la Constitution. Une démarche qui vise clairement à modifier l’article 37 de la loi fondamentale qui limite à deux les mandats présidentiels, ce qui empêche pour l’instant Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, de briguer un nouveau mandat en 2015.

L’annonce du projet de loi a été faite mardi, à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire, par le ministre en charge de la Sécurité, Jérôme Bougouma. « En application du titre 15 de la Constitution, le conseil des ministres a adopté un projet de loi portant révision de la Constitution qui sera soumis à l’Assemblée nationale en vue de la convocation du référendum », a-t-il déclaré. Tôt dans la matinée, une source officieuse avait confirmé cette option à Jeune Afrique. Pour l’heure, le contenu du projet de loi n’a pas été officiellement communiqué. Aucune date n’a été avancée pour la tenue de ce référendum qui interviendra après le vote du projet de loi par les députés.

Mais d’intenses bruits de couloir évoquent déjà la date du 28 décembre. La décision du gouvernement intervient après l’échec du dialogue politique qu’avait initié le président Compaoré. Opposition et majorité n’avaient pas réussi à s’entendre sur le contenu du dialogue, et notamment sur le sort à réserver aux points de désaccord comme la modification éventuelle de l’article 37 ou la mise en place du Senat.

Jeuneafrique.com par Nadoun Coulibaly, à Ouagadougou

Algérie : le « calvaire » de Bouteflika

janvier 25, 2014
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika. © AFP

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika. © AFP

Peu de temps avant sa visite médicale de « routine » au Val-de-Grâce le 13 janvier, l’état de santé du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, n’était guère rassurant, selon les informations qui ont filtré du Conseil des ministres du 30 décembre.

Le Conseil des ministres du 30 décembre 2013 a été pénible pour Abdelaziz Bouteflika. Il a d’abord fallu le transférer de sa résidence ultramédicalisée de Sidi Fredj jusqu’au siège de la présidence. Puis laisser le temps – une heure – à son équipe médicale de l’installer dans la salle du conseil avant que les ministres puissent y pénétrer. Pour éviter tout risque d’infection, ces derniers n’ont eu le droit ni de l’approcher ni de lui adresser la parole. Munis d’écouteurs, ils se sont efforcés de deviner ses paroles. « Parfois ses lèvres bougeaient sans qu’aucun son ne sorte de sa bouche », confie l’un d’eux. Tout de suite après a eu lieu la signature de la loi de finances. Bouteflika s’apprêtant à apposer son paraphe sur la mauvaise page, Ahmed Noui, le secrétaire général du gouvernement, a été contraint de lui indiquer le bon endroit. Au journal télévisé de 20 heures, la séquence a été coupée au montage.

Jeuneafrique.com ave AFP

Congo/Budget de l’Etat : Le gouvernement fixe à 4.132.920.000.000 francs Cfa, le projet de budget de l’Etat 2014

octobre 11, 2013

Le gouvernement a adopté, lors de la session du conseil des ministres du lundi 7 octobre 2013, au palais du peuple, à Brazzaville, sous le patronage du président de la République, Denis Sassou Nguesso, le projet de loi financière de l’Etat exercice 2014. Fixé, en recettes, à la somme de 4.132.920.000.000 francs Cfa, tandis que les dépenses à 2.957.385.190.000 francs Cfa, ce projet de budget de l’Etat aura comme priorité «l’éducation; l’industrialisation; l’équipement du Congo en infrastructures de base».

Il dégage un important excédent, mais le gouvernement n’a pas précisé les valeurs (coût du baril de pétrole, cours des matières premières) qui ont permis de dégager ce projet de budget. Voici l’extrait du compte-rendu qu’en a fait le ministre de la communication, Bienvenu Okiemy.

«Le conseil des ministres a également entendu le ministre d’Etat, ministre de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration, Monsieur Gilbert Ondongo, sur le projet de loi de finances pour l’année 2014. La loi de finances 2014 s’élabore dans un contexte de vulnérabilité des économies des pays émergents et de ceux en développement. Aussi, selon le Fonds monétaire international (F.m.i), la croissance de l’économie mondiale sera inférieure aux projections d’avril 2013, en passant de 3,1% en 2013 à 3,8% en 2014, au lieu des 4% prévus.

L’Afrique subsaharienne n’échappe nullement à la vague baissière de la croissance en 2013. Confrontée à la faiblesse de la demande externe et aux difficultés économiques internes, elle affichera un taux de croissance de 5,1% contre 5,6% en 2012. La croissance rebondirait en 2014 à 5,9%.

Tout en capitalisant les indicateurs de croissance prévisionnelle du P.i.b affichés par le F.m.i de 5% en 2013 et 5,3% en 2014 et ceux de notre croissance économique nationale de l’ordre de 10,2% en 2014, établis par le comité permanent de cadrage macroéconomique et budgétaire du Congo, a l’aune du dynamisme des investissements publics et des investissements directs étrangers au Congo, le budget 2014 s’élabore dans un contexte national favorable qui permet au gouvernement de poursuivre l’exécution des actions en cours dans tous les secteurs et de lancer de nouveaux projets, notamment, ceux relatifs à la construction des infrastructures de base.

C’est ainsi que, mû par une stabilité économique soutenue, le gouvernement a arrêté le budget de l’Etat pour l’exercice 2014, en recettes à la somme de quatre mille cent trente deux milliards neuf cent vingt millions (4.132.920.000.000) francs Cfa, et en dépenses à la somme de deux mille neuf cent cinquante sept milliards trois cent quatre vingt-cinq millions cent quatre-vingt dix mille (2.957.385.190.000) francs Cfa.

De la sorte, le budget 2014 s’exécutera largement en équilibre, sanctifiant de ce fait, notre bonne gestion financière et économique. Le budget 2014 aura pour priorité: l’éducation; l’industrialisation; l’équipement du Congo en infrastructures de base.

Ces choix gouvernementaux se fondent sur le rôle moteur de ces priorités dans la lutte contre la pauvreté, la transformation structurelle du pays et dans leur fort potentiel à faire du Congo un pays émergent à l’horizon 2025. L’essentiel des ressources budgétaires de 2014 sera, de toute évidence, consacré à la mise en œuvre des programmes et actions relevant de ces priorités. L’affectation des crédits budgétaires tiendra de ce fait, compte des projets en partenariat, des projets en cours, des projets de l’éducation nationale, des municipalisations accélérées de la Lékoumou, de la Sangha, de la Bouenza, sans oublier les salaires en raison des engagements contractés par l’Etat avec les partenaires sociaux et, bien entendu, les autres projets structurants.

Outre les recettes et les dépense budgétaires, le projet de loi des finances 2014, comme les autres lois des finances précédentes, apporte des modifications au code général des impôts, notamment le remodelage de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (I.r.p.p), l’impôt sur les sociétés (I.s), ou la contribution des patentes. Il est, également, proposé, dans ce projet de loi, la suppression de la contribution des licences et de la taxe sur la valeur locative des locaux professionnels. De nouvelles dispositions fiscales suivantes devraient être mises en place:

– la taxe d’occupation des locaux en remplacement de la taxe d’habitation. Cette taxe serait perçue au profit des collectivités locales;
– un régime fiscal des zones économiques spéciales et des zones industrielles;
– un régime fiscal des zones franches de santé.

Ce projet de loi de finances pour l’année 2014 a été approuvé par le conseil des ministres et arrêté à la somme de quatre mille cent trente deux milliards neuf cent vingt millions (4.132.920.000.000) francs Cfa».

Lasemaineafricaine.net

Norvégien mort en RDC: Kinshasa évoque des tensions avec son codétenu

août 22, 2013

KINSHASA – La mort d’un détenu norvégien Tjostolv Moland, dans une prison de Kinshasa pourrait être liée à des tensions avec son codétenu de la même nationalité, a estimé jeudi le gouvernement congolais.

Dans un compte-rendu du conseil des ministres, qui s’est tenu mercredi, le gouvernement affirme qu’aucune hypothèse n’est exclue au stade actuel de l’enquête, mais évoque des relations particulièrement orageuses observées entre les deux détenus, raison pour laquelle l’administration pénitentiaire avait proposé de les séparer.

Les parents de Moland, cités par une chaîne de télévision norvégienne ont pour leur part exclu que leur fils ait été tué par son camarade, le père jugeant une telle hypothèse totalement absurde.

Le gouvernement congolais ne précise pas à qui la proposition de séparer les détenus avait été faite. Enfermés dans la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, les deux hommes partageaient une même cellule à la demande du consulat de Norvège, précise le texte. Oslo assure avoir multiplié les démarches pour obtenir un transfert, mais s’être heurté au silence des autorités congolaises.

Tjostolv Moland, 32 ans, avait été trouvé mort dimanche dans la cellule de la prison militaire de Ndolo qu’il partageait avec un Anglo-Norvégien, Joshua French. Les deux hommes, anciens militaires avaient été condamnés à mort en juin 2010, pour avoir tué en mai 2009 le chauffeur congolais d’un véhicule qu’ils avaient loué dans l’est du pays. Lors de leur procès, ils avaient nié le meurtre.

Selon le communiqué du conseil des ministres, les deux hommes, qui travaillaient auparavant en Ouganda, étaient illégalement passés en RDC pour offrir leurs services à certaines forces négatives.

Le porte-parole du gouvernement congolais a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête, évoquant un homicide ou un suicide. Le gouvernement norvégien a annoncé mardi l’envoi de policiers en RDC pour assister à l’autopsie de son ressortissant. Cette équipe, constituée de trois enquêteurs et un expert médico-légal, serait déjà arrivée à Kinshasa, selon la presse norvégienne.

Les prisons de RDC sont vétustes et surpeuplés. Les prisonniers y vivent dans des conditions d’hygiène désastreuses, sans être soignés ni nourris. Lors de son dernier passage en RDC, le président du Comité international de la Croix-Rouge M. Peter Maurer s’était dit préoccupé par ces faits.

Romandie.com avec (©AFP / 22 août 2013 15h18)

Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, et Michel Gbagbo remis en liberté provisoire

août 5, 2013

La justice ivoirienne vient d’annoncer la remise en liberté provisoire de quatorze détenus proches de Laurent Gbagbo, l’ancien chef de l’État. Parmi eux : Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), incarcéré depuis avril 2011, Michel Gbagbo ou encore Geneviève Bro Gregbe.

Le pouvoir ivoirien souhaiterait-il faire quelques gestes d’apaisement envers l’opposition ivoirienne, et notamment le Front populaire ivoirien (FPI), parti de l’ex-chef de l’État, Laurent Gbagbo, actuellement détenu par la Cour pénale internationale, à La Haye ?

La justice ivoirienne a, en tous cas, décidé d’accorder la liberté provisoire à 14 personnalités pro-Gbagbo emprisonnées dans le cadre des enquêtes qui ont mené aux violences postélectorales, en 2010-2011. C’est ce qu’a annoncé Bruno Kone, le porte parole du gouvernement, lundi 5 août, à la sortie du Conseil des ministres.

Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, en liberté provisoire

Dans la liste figure Pascal Affi N’Guessan, le président du FPI et ancien directeur de campagne de Laurent Gbagbo. Arrêté le 22 avril 2011, retenu un temps à l’hôtel Pergolas à Abidjan, il avait été envoyé dans le nord du pays avec le fils de Laurent Ggbagbo. Il avait par la suite été inculpé pour atteinte à la sûreté de l’État.

Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président, a également été libéré provisoirement. Ainsi que Geneviève Bro Gregbe, la présidente des Femmes patriotes, Justin Koua, Narcisse Téa Kuyo, Aboudramane Sangaré, Alcide Djédjé, Moïse Lida Kouassi, Soukouri Bohui, Alphonse Douaty, Séka Obodji, Henri-Philippe Dakoury Tabley, le colonel Konandi Kouakou et Nomel Djro.

« Cette décision est la bienvenue pour le gouvernement. C’est une mesure d’apaisement pour faciliter la réconciliation. La Côte d’ivoire doit sortir de l’état de belligérance », a déclaré Bruno Koné au nom du gouvernement.

Avant cette annonce, la justice avait autorisé Charles Blé Goudé, l’ex-leader des Jeunes patriotes, à rencontrer ses avocats. Une première depuis son extradition d’Accra, le 17 janvier dernier. En 2011 et 2012, la justice ivoirienne avait déjà libéré plusieurs proches de Laurent Gbagbo mais les caciques du FPI continuent de plaider pour la libération de ceux qui sont encore incarcérés, dans l’intérêt, disent-ils, de la réconciliation.

Les charges qui pèsent contre 84 proches de Laurent Gbagbo, y compris ceux qui bénéficient de la liberté provisoire, n’ont pas été levées. Elles ont été confirmées en juillet dernier par le tribunal d’Abidjan. Ils sont accusés de crimes de sang, crimes de guerre, atteinte à la sûreté de l’État, crimes économiques et entretien de bandes armées.

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu, à Abidjan

Côte d’Ivoire/Audience de Gbagbo : sérénité du gouvernement ivoirien dans l’attente de la ‘’vérité’’

février 20, 2013
 
Activités
© Abidjan.net par Atapointe
Activités gouvernementales : Conseil des ministres extraordinaire du vendredi 04 Janvier 2013.
Vendredi 04 Janvier 2013. Abidjan. Plateau. Présidence. Le chef de l`Etat SEM Alassane Ouattara a préside, un conseil des ministres extraordinaire

Le gouvernement ivoirien s’est dit ‘’serein’’, mercredi, au lendemain du démarrage à La Haye au Pays-Bas de l’audience de confirmation des charges contre l’ancien président Laurent Gbagbo et attend que la ‘’vérité’’ éclate, a annoncé son porte parole Bruno Nabagné Koné à l’issue d’un conseil des ministres présidé par le président Alassane Ouattara.

‘’Nous ne sommes qu’au début d’un processus prévu pour durer dix jours. Nous sommes parfaitement sereins », a déclaré M. Koné, par ailleurs ministre de la Poste, des Technologies de l’information et de la Communication, au cours d’une conférence de presse. Selon lui, ‘’chacun sait la vérité de ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire ».

‘’Nous souhaitons que la vérité éclate », a-t-il souligné, ajoutant qu’il faut ‘’qu’on sache ce qui a été fait et que les personnes qui ont fauté soient punies ».
A l’ouverture de l’audience de confirmation, mardi, la juge Silvia Fernandez de Gurmendi qui préside la chambre préliminaire, a rappelé les différentes procédures et méthodes de cette audience.

Assis derrière ses avocats, Laurent Gbagbo, vêtu d’un costume bleu foncé et d’une chemise et cravate bleu clair, présentait un air serein.

L’objectif de cette audience est de permettre aux juges d’examiner les éléments de preuves rassemblés par l’accusation pour voir s’ils sont suffisamment solides pour permettre la tenue d’un procès.

« Cette audience n’est pas un procès. Elle doit permettre de savoir si l’affaire doit être renvoyée devant une chambre de première instance pour y être jugée », a d’emblée précisé Silvia Fernandez de Gurmendi.

Cette audience de confirmation des charges doit se conclure le 28 février par une déclaration de l’accusé, Laurent Gbagbo. La deuxième journée de cette audience est programmée pour ce mercredi à 14h30 GMT.

Il est reproché à M. Gbagbo qui est transféré à la CPI depuis le 29 novembre 2011, d’avoir été co-auteur indirect de quatre chefs de crimes contre l’humanité, notamment ‘’meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains ».

Son refus de reconnaitre la victoire de son challenger Alassane Ouattara à l’issue de la présidentielle du 28 novembre 2010 a conduit la Côte d’Ivoire dans une crise postélectorale qui a fait de décembre 2010 à avril 2011, plus de 3000 morts.

Agence de Presse Africaine