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Trois-Rivières: Mariannick Mercure traite Yves Lévesque et les conservateurs de «criminels climatiques»

septembre 27, 2019

 

Le candidat conservateur, Yves Lévesque, s'est fait accueillir à la marche pour le climat avec une affiche affirmant que les conservateurs sont des «criminels climatiques».
© François Gervais Le candidat conservateur, Yves Lévesque, s’est fait accueillir à la marche pour le climat avec une affiche affirmant que les conservateurs sont des «criminels climatiques».
Présente à la marche pour le climat, la conseillère trifluvienne Mariannick Mercure a apostrophé Yves Lévesque en traitant les conservateurs de «criminels climatiques».

Le candidat conservateur dans Trois-Rivières était au point de départ de la marche, à l’Université du Québec à Trois-Rivières, et discutait avec le conseiller François Bélisle lorsque Mme Mercure s’est placée devant lui.

«Ça n’a pas de bons sens, vous ne devriez pas être là, M. Lévesque. Vous êtes des criminels climatiques», lance Mme Mercure, dans une intervention filmée et de toute évidence préméditée.

Yves Lévesque réplique en l’accusant d’être extrémiste.

«Sais-tu quoi? Les extrémistes, autant de la gauche que de la droite, ça ne rassemble pas», dit calmement Yves Lévesque.

«Vous devriez partir, vous êtes pas le bienvenu ici», répète Mme Mercure.

Interrogée plus tard sur la raison qui l’a poussée à apostropher M. Lévesque de la sorte, la conseillère municipale réitère que, selon elle, il n’avait pas sa place à cette marche pour le climat, en tant que candidat conservateur, mais aussi comme ancien maire de Trois-Rivières.

«Il est venu serrer des mains pour sa campagne électorale, mais quiconque connaît le programme des conservateurs et le legs d’Yves Lévesque comprend très bien pourquoi j’ai fait ça. Il n’avait pas sa place là. C’est hypocrite», soutient-elle.

Par Martin Martin Lafrenière avec Le Nouvelliste

Canada : les conservateurs devant les libéraux après le «blackface» de Justin Trudeau

septembre 25, 2019

Blac

Justin Trudeau, premier ministre canadien. REUTERS/Jennifer Gauthier

Alors que la campagne pour les élections législatives bat son plein, des images de Justin Trudeau grimé en Noir à de multiples reprises pourraient avoir plombé les intentions de vote.

Les conservateurs canadiens sont passés devant les libéraux de Justin Trudeau dans les intentions de vote à moins d’un mois des législatives canadiennes, après la polémique sur les images du premier ministre sortant grimé en Noir la semaine dernière, selon trois nouveaux sondages.

Les deux partis étaient au coude-à-coude jusqu’à ce que Justin Trudeau se retrouve au cœur d’une polémique pour des photos et une vidéo parues la semaine dernière dans plusieurs médias,
notamment dans le Times, et le montrant grimé de noir («blackface») ou de brun («brownface») à plusieurs reprises entre les années 1990 et 2001.

3 à 5 points d’avance

Les sondages réalisés depuis vendredi par téléphone ou internet par les instituts Ipsos, Angus Reid et Ekos donnent de 3 à 5 points d’avance aux conservateurs d’Andrew Scheer sur les libéraux de Justin Trudeau.

«La question n’était pas de savoir si les révélations embarrassantes sur le premier ministre Justin Trudeau allaient nuire aux chances de réélection des libéraux dans la présente campagne électorale, mais jusqu’à quel point», a indiqué Angus Reid dans un communiqué.

L’institut note que l’image de Justin Trudeau est ressortie écornée de la polémique et que son parti perd des soutiens sur son aile gauche. Néanmoins, rien n’est encore joué, insiste-t-il. L’institut souligne notamment que les conservateurs ont guère progressé dans la dernière semaine et que leur chef Andrew Scheer «demeure incapable» d’attirer vers son parti les libéraux mécontents de Justin Trudeau.

Les trois sondages donnent notamment les libéraux à égalité ou avec une avance de 5 points sur les conservateurs en Ontario, la province la plus importante sur le plan électoral, avec plus du tiers des 338 sièges à la Chambre des Communes d’Ottawa.

Les libéraux sont également en tête au Québec, autre poids lourd électoral (78 sièges), mais ont perdu du terrain dans la dernière semaine face aux nationalistes du Bloc Québécois. Ces derniers font une remontée dans cette province, la seule où ils présentent des candidats. La marge d’erreur des trois sondages varie de 2,5 à 2,9%.

Par Le Figaro.fr avec AFP

GB/élections: les conservateurs perdent leur majorité absolue (projections)

juin 8, 2017

 

Londres – Les conservateurs de la Première ministre britannique Theresa May sont en tête des élections législatives mais perdent leur majorité absolue, selon les premières projections publiées à la clôture des bureaux de vote jeudi.

Les Tories décrochent 314 sièges, contre 330 dans l’assemblée sortante, tandis que les travaillistes de Jeremy Corbyn gagnent 32 sièges à 266 mandats, selon une estimation Ipsos/MORI

Si ces projections étaient confirmées, cela signifierait un échec cinglant pour Theresa May, qui a convoqué ces élections anticipées dans le but de conforter sa majorité en vue des négociations du Brexit.

Mme May disposait dans le Parlement précédent d’une majorité de 17 voix.

Quant aux indépendantistes écossais du SNP, ils perdent une vingtaine de sièges, avec 34 sièges, et les Libéraux-Démocrates sont en progression avec 14 sièges. Le parti europhobe Ukip a lui disparu du Parlement, selon ces projections.

Romandie.com avec(©AFP / 08 juin 2017 23h18)                                            

Aux Etats-Unis, Facebook accusé de « censurer » des sites conservateurs

mai 10, 2016

La page Facebook de Donald Trump.
La page Facebook de Donald Trump. Facebook
Le site américain Gizmodo a publié un article accusant Facebook de « censurer » les sites conservateurs, et notamment les sites proches de Donald Trump. L’article a soulevé de nombreuses questions sur le fonctionnement des trending topics (fenêtre de sujets tendances) du réseau social.
  • Que dit l’article de Gizmodo ?

Publié lundi 9 mai, sous le titre « Nous supprimions régulièrement des infos de droite, disent d’anciens salariés de Facebook », cet article est la deuxième partie d’une enquête menée par le site américain sur la fonctionnalité trending topics de Facebook. Cette fenêtre, disponible uniquement aux Etats-Unis, affiche une liste de sujets d’actualités très consultés sur Facebook directement dans le newsfeed, la page d’accueil de l’utilisateur de Facebook sur ordinateur.

Les « trending topics » de Facebook.

Les « trending topics » de Facebook. Facebook

Les articles de Gizmodo s’appuient sur plusieurs témoignages anonymes d’anciens sous-traitants ayant travaillé comme curateurs pour Facebook : un travail consistant à rédiger les brèves descriptions pour chaque élément de cette liste, et de les ordonner.

Ces témoins expliquent que contrairement aux affirmations de Facebook, le fil trending n’affiche pas de manière fidèle les sujets les plus lus sur le réseau social. Des sujets y sont parfois artificiellement ajoutés (dont l’attentat contre Charlie Hebdo), et certains liens peuvent être arbitrairement retirés.

Dans l’article publié le 9 mai, deux témoignages accusent certains responsables d’équipe d’avoir régulièrement censuré des sujets d’actualité concernant le Parti républicain, d’avoir interdit de donner des liens vers certains sites très conservateurs, et d’avoir supprimé des sujets liés à Facebook lui-même.

  • Que dit Facebook ?

Le responsable de l’équipe en charge des trending topics, Tom Stocky, a publié une réponse détaillée à l’article de Gizmodo.

« Nous prenons ces accusations de parti pris de manière très sérieuse et nous n’avons trouvé aucune preuve de la véracité de ces allégations anonymes, écrit-il. Nos équipes suivent des règles rigoureuses pour s’assurer qu’ils travaillent de manière neutre et fiable. Ces règles interdisent toute censure sur la base d’opinions politiques. Elles n’autorisent pas non plus le fait de mettre en avant un point de vue davantage qu’un autre. Ces règles n’interdisent pas non plus à des sites d’information spécifiques d’apparaître dans les trending topics. »« Les sujets populaires sont d’abord triés par un algorithme, puis examinés par une équipe pour confirmer qu’il s’agit bien d’informations réelles. (…) Nous demandons à nos équipes de ne pas publier d’informations fausses, de doublons, de faux ou de sujets sans sources crédibles. (…) Facebook interdit à nos employés de discriminer des sources, quelle que soit leur idéologie politique, et nous avons conçu nos outils de manière à rendre cela impossible. Les actions de nos employés sont enregistrées et examinées a posteriori, et le non-respect de ces règles peut conduire à un licenciement. »

Citant un exemple évoqué par Gizmodo, M. Stocky explique avoir vérifié si, comme l’affirmait l’article, le mot-clé #‎BlackLivesMatter‬ avait été ajouté artificiellement à la liste des trending topics au moment des émeutes de Ferguson. Il affirme que l’enquête interne montre que ce n’est pas le cas.

  • Quelles sont les limites de l’article de Gizmodo ?

Derrière son titre très affirmatif, l’article de Gizmodo reconnaît lui-même certaines limites à ce qu’il avance : le fait, par exemple, que son auteur n’ait pas été en mesure de confirmer si des « biais similaires ne s’appliquaient pas à des sites démocrates ». Par ailleurs, certains des sites conservateurs évoqués dans l’article, dont Breitbart, ne sont pas des modèles de fiabilité – des articles de ces sites ont donc pu se voir interdire l’entrée dans les trending topics non pas en raison des opinions qui y étaient développées, mais pour des sources insuffisantes ou des informations jugées trop peu crédibles.

Enfin, le premier article publié par Gizmodo sur ce sujet, et qui décrit des conditions de travail peu enviables, expliquait que si les sous-traitants travaillant sur les trending topics ont le pouvoir de bannir un sujet de la liste, « les personnes interrogées disent n’avoir constaté aucun abus ».

  • Quelles ont été les réactions des conservateurs américains ?

Elles ont été violentes. L’édition du 10 mai du quotidien conservateur New York Post titre sa « une » sur l’affaire, affirmant : « Vous ne lirez pas ça sur Facebook – le site censure l’info. »

D’autres sites de droite, et notamment l’ultraconservateur Breitbart, ont aussi crié à la censure. Plus généralement, les médias proches de Donald Trump y voient une tentative de déstabiliser leur candidat. Ils s’appuient notamment sur plusieurs déclarations de Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, qui s’est souvent montré critique face à la politique anti-immigration de Donald Trump. Cependant, Facebook fait aussi partie des sponsors de la convention républicaine – comme l’entreprise sponsorise également la convention démocrate.

Facebook tiendra aussi un stand à la convention républicaine – où l’accueil pourrait être houleux pour le réseau social. L’entreprise ne sera cependant pas la seule représentante de la Silicon Valley : Google, qui diffusera les deux conventions sur YouTube cet été, sera également présente.

Lemonde.fr