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Canada: Des élèves d’une école du Manitoba ont consommé des bonbons au cannabis dans l’autobus

décembre 1, 2022
Des bonbons de cannabis.

Des enfants de Shilo au Manitoba qui se rendaient à l’École La Source auraient consommé des bonbons au cannabis dans l’autobus. ( archives) Photo: Gracieuseté d’un Consommateur

Des enfants d’une école primaire de la Division scolaire franco-manitobaine à Shilo, dans l’ouest du Manitoba, ont été malades, la semaine dernière, après avoir consommé par inadvertance des bonbons au cannabis.

C’est dans un autobus scolaire que des élèves de 5 à 9 ans auraient consommé des bonbons contenant du THC, le principe actif du cannabis, le 23 novembre.

Ces enfants se rendaient en autobus à l’École primaire La Source.

Le directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine raconte qu’un élève se sentait mal dans la salle de classe et qu’une analyse de la situation a été faite.

On a rapidement vu qu’il y avait seulement 3 ou 4 élèves qui étaient incommodés. On a rapidement fait une vérification de l’autobus. Mais en parallèle on a appelé les ambulances parce qu’une des élèves avait des symptômes de vomissement, de maux de tête, relate Alain Laberge.

Il ajoute que l’école a communiqué avec les parents des autres élèves qui avaient des symptômes plus modérés et leur ont recommandé d’aller à l’hôpital, ce qu’ils ont fait.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) de Souris a ouvert une enquête sur l’incident. Dans son rapport, la GRC juge qu’il s’agit d’une consommation par inadvertance des bonbons de cannabis.

À ce stade de l’enquête, nous pensons qu’un enfant a apporté ces bonbons au cannabis dans l’autobus et les a partagés avec les autres enfants en pensant que c’était des bonbons ordinaires, affirme la caporale de la GRC Julie Courchaine.

La GRC ajoute continuer d’enquêter et de travailler avec l’école et les parents touchés par cette situation. Mercredi, elle n’avait pas de détails à fournir à savoir si des accusations pourraient être déposées.

Si tous les enfants sont maintenant remis de leur mésaventure, il aurait pu y avoir des conséquences sur la santé des jeunes avec le risque d’une surdose, selon le microbiologiste à l’Hôpital Saint-Boniface, le Dr Philippe Lagacé-Wiens.

Les principaux symptômes d’une surdose chez un enfant peuvent être une somnolence, une léthargie, une difficulté de réveiller un enfant, un comportement bizarre, de la difficulté à marcher, des trébuchements, énumère-t-il.

Même si ces symptômes ne proviennent pas d’une surdose, le Dr Lagacé-Wiens recommande de contacter sans tarder le Centre antipoison ou se rendre aux urgences afin d’éviter des drames.

Un enfant ne va pas nécessairement savoir qu’un bonbon suffit pour avoir un effet et va vouloir en manger considérablement plus, alors on augmente le risque d’une surdose, prévient-il.

La Division scolaire franco-manitobaine tient de son côté à rassurer les parents.

M. Laberge explique que des activités de prévention ont lieu tout au long de l’année, et sont adaptées à l’âge des élèves.

La GRC, de son côté, recommande de garder les produits contenant du THC à l’écart des autres aliments.

Par Radio-Canada avec les informations de Victor Lhoest

L’eau de pluie est impropre à la consommation partout sur Terre, selon une étude

août 10, 2022
Un verre d'eau.

Les produits chimiques toxiques qui se trouvent dans l’eau de pluie dépassent les seuils recommandés, estiment des scientifiques de l’Université de Stockholm. Photo : Radio-Canada

L’eau de pluie sur Terre est impropre à la consommation à cause de la présence de produits chimiques toxiques dépassant les seuils recommandés, selon une récente étude menée par des scientifiques de l’Université de Stockholm.

Il n’y a nulle part sur Terre où l’eau de pluie serait propre à la consommation, d’après les données que nous avons utilisées, déclare à l’AFP Ian Cousins, professeur à l’Université de Stockholm et principal auteur de l’étude, publiée dans la revue Environmental Science and Technology. Son équipe a étudié des données compilées depuis 2010.

« Même en Antarctique ou sur le plateau tibétain, les niveaux présents dans l’eau de pluie sont au-dessus des recommandations proposées de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA). »

Normalement considérées comme intactes, les deux régions ont des niveaux de PFAS (per et polyfluoroalkylées) 14 fois supérieurs aux recommandations américaines pour l’eau potable.

Plus communément appelés les produits chimiques éternels parce qu’ils se désintègrent de façon extrêmement lente, les PFAS, initialement présents dans les emballages, les shampoings ou encore le maquillage, se sont répandus dans notre environnement, y compris l’eau et l’air.

Une fois ingérés, les PFAS s’accumulent dans le corps.

Selon certaines études, l’exposition aux PFAS peut avoir des effets sur la fertilité et le développement du fœtus. Elle peut aussi mener à des risques accrus d’obésité ou de certains cancers (prostate, reins et testicules) et une augmentation des niveaux de cholestérol.

Un baril de récupération d'eau de pluie est placé sur des blocs de ciment prêt à déverser son contenu par le biais d'un robinet rouge.

Un baril de récupération d’eau de pluie. Photo : Radio-Canada/Rudy Desjardins

L’EPA a récemment baissé le seuil de PFAS recommandé, après avoir découvert que ces produits chimiques pourraient avoir un impact sur la réponse immunitaire à des vaccins chez les enfants, note Ian Cousins.

Selon Ian Cousins, les PFAS sont maintenant si persistants et omniprésents qu’ils ne disparaîtront jamais de la Terre.

« On a rendu la planète inhospitalière à la vie humaine en la contaminant de manière irréversible, ce qui fait que plus rien n’est propre. Et au point que ce n’est pas assez propre pour être sûr. »

Nous avons dépassé une limite planétaire, déclare Ian Cousins, en référence à un modèle permettant d’évaluer la capacité de la Terre à absorber l’impact de l’activité humaine.

Le scientifique note cependant que les niveaux de PFAS dans l’organisme des êtres humains ont diminué de façon assez significative ces 20 dernières années et que le niveau ambiant [des PFAS dans l’environnement] est resté le même ces 20 dernières années.

Ce sont les recommandations qui ont changé, précise le chercheur, en expliquant que l’on a baissé le niveau de PFAS recommandé des millions de fois depuis le début des années 2000, parce qu’on en sait plus sur la toxicité de ces substances.

Malgré les découvertes de l’étude, Ian Cousins considère qu’il faut apprendre à vivre avec.

Je ne suis pas très inquiet de l’exposition quotidienne dans les montagnes, les cours d’eau ou la nourriture. On ne peut pas y échapper…on va juste devoir vivre avec.

Mais ce n’est pas une situation idéale, où l’on a contaminé l’environnement au point que l’exposition naturelle n’est pas vraiment sûre.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

France: La charcuterie tue selon un rapport officiel

juillet 10, 2022

L’ANSES a publié un document, relayé par « Le Journal du Dimanche », dans lequel elle démontre que les nitrites dans la charcuterie présentent un risque de cancer.

Les nitrites presents dans la charcuterie presentent un risque sanitaire
Les nitrites présents dans la charcuterie présentent un risque sanitaire© Lionel VADAM / MAXPPP / PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN/MAXPP

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) doit rendre publique son expertise sur les risques liés à la consommation de nitrites le mardi 12 juillet. Selon nos confrères du Journal du dimanche, qui se sont procurés une synthèse de ce document, l’agence reconnaît désormais que ces conservateurs, censés prévenir la formation de bactéries et donner la couleur rose au jambon, présentent un risque de cancer.

Ces additifs chimiques se retrouvent dans près de 75 % des produits de charcuterie présents dans la grande distribution. Le rapport partagé par l’ANSES vise à « réduire l’exposition de la population par des mesures volontaristes en limitant l’exposition par voie alimentaire » à des fins de « sécurité sanitaire ». Le document souligne « l’existence d’une association entre le risque de cancer colorectal » et une exposition aux nitrites, rapporte Le JDD

Les nitrites responsables de cancers du côlon

« De nouvelles études épidémiologiques montrent qu’ils augmentent le risque de cancer, détaille une source au cœur du dossier. Ils ne sont pas dangereux en eux-mêmes ; la toxicité vient de leur association avec d’autres composés de la charcuterie et des substances qui se forment lors de leur dégradation dans l’appareil digestif », pouvait-on lire dans un rapport de l’OMS, daté de 2018, qui attribuait 4 000 cas de cancer du côlon à la consommation de charcuterie, sans les lier aux nitrites.

L’ANSES recommande désormais de revoir les doses journalières admissibles en fonction de la toxicité des nitrites. L’agence préconise par ailleurs de faire attention à la qualité de l’eau du robinet, elle aussi trop forte en nitrates par endroits.

Avec Le Point

Congo/Pointe-Noire: Souvent moqué, un jeune Beembé fait manger le chat à ses amis lors de son anniversaire

mai 9, 2022
 Souvent moqué, un jeune Beembé fait manger le chat à ses amis lors de son anniversaire

C’était pour lui une occasion de mettre fin à toutes les moqueries dont il était victime de ses amis. Il a fait tuer deux chats pour son anniversaire que ses sœurs ont cuisiné en sauce et braisé pour le bien de ses amis lesquels malgré la colère ont reconnu les bonnes vertus délicieuses. C’est après la fête qu’il a sorti les deux têtes des chats !

Ce n’est plus un secret pour personne que les Beembés adorent la viande de chat et d’ailleurs ne s’en cachent plus. Mais il y a toujours d’autres ethnies qui ont font un sujet de moquerie alors que chaque dimanche à Voungou ou Loussala on retrouve les consommateurs de toutes les ethnies du Congo.

Bredel Mpika, un jeune lycéen qui a longtemps souffert des invectives de ses amis sur cette question du chat a décidé d’y mettre fin de la manière la plus culinaire possible. Pour son anniversaire, il a fait tuer deux chats que ses invités ont mangé avec beaucoup d’appétit croyant être en face d’une viande de brousse.

Le jeune Béembé a pris la peine de garder jalousement les deux têtes des chats qu’il a présenté à la fin de la fête à ses amis pour couper court aux moqueries. Fâchés dans un début, ses amis se sont résignés et ont même apprécié la saveur du chat.

A l’instar du Ngul’Mu Mako, la consommation de la viande du chat s’est vulgarisée et chaque dimanche les consommateurs affluent dans les restaurants Béembés pour la déguster avec une bonne bière fraîche.

Avec Lecongolais.fr

Froid polaire : les Québécois appelés à réduire leur consommation d’électricité

janvier 21, 2022
De la fumée blanche au dessus des immeubles du centre-ville de Montréal.

Hydro-Québec recommande à tous ses clients d’utiliser moins d’électricité en période de pointe lors de grands froids. Photo: Radio-Canada/Jean-Claude Taliana

Hydro-Québec demande à ses clients de réduire leur consommation d’électricité, qui a atteint un record vendredi matin, alors qu’une vague de froid intense balaie la province.

En entrevue à Tout un matin, Cendrix Bouchard, porte-parole d’Hydro-Québec, indique que l’on a dépassé une pointe historique en raison notamment d’une demande de chauffage de plus en plus importante.

« C’était autour de 40 380 mégawatts, la consommation la plus importante jamais enregistrée au Québec. »— Une citation de  Cendrix Bouchard, porte-parole d’Hydro-Québec

Ces chiffres viennent pulvériser le record de consommation d’électricité enregistré le 11 janvier. Il faudra remonter au premier mois de 2014, où l’on a dépassé la barre des 39 000 mégawatts.Des pylônes électriques.

Les grands froids forcent parfois Hydro-Québec à interrompre la distribution d’électricité additionnelle pour répondre à la demande de sa clientèle. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

Avec des températures très froides de façon soutenue depuis plusieurs jours, les édifices ont plus de difficulté à conserver la chaleur et cela se reflète sur la consommation pour le chauffage, explique M. Bouchard.

Chaque petit geste compte

En diminuant autant que possible la température dans les résidences, cela donne une marge de manœuvre à Hydro-Québec afin de gérer la pression de la demande sur le réseau qui compte plus de clients, rappelle le porte-parole.

La société d’État recommande de réduire le chauffage de un à deux degrés Celsius, particulièrement dans les pièces inoccupées de la maison.Une laveuse à chargement frontal remplie de linge.

Hydro-Québec demande à ses clients de reporter ou réduire l’utilisation des gros appareils électroménagers en période de froid intense. Photo: Getty Images/IstockPhoto/Ljupco

Elle demande également à ses clients de reporter ou réduire l’utilisation des gros appareils électroménagers, particulièrement la sécheuse et le lave-vaisselle. Il y a aussi l’eau chaude qui peut représenter jusqu’à 20 % de la consommation.

« Ce sont de petits gestes, mais quand on les multiplie par des millions de clients, ça fait une différence. »— Une citation de  Cendrix Bouchard, porte-parole d’Hydro-Québec

Le matin et la fin de la journée sont les moments où tout le monde consomme en même temps, ce qui accentue la pression sur le réseau de distribution d’Hydro-Québec.

Par période de grand froid, la demande est encore plus intense tout au long de la journée, ajoute le Cendrix Bouchard.

Les grands consommateurs, comme certaines entreprises et les mineurs de cryptomonnaie, sont également appelés à contribuer en réduisant ou en interrompant leur consommation d’électricité pendant un certain nombre d’heures, explique le porte-parole d’Hydro-Québec.

En plus du Québec, où le mercure sera en dessous de – 20 degrés Celsius, des avertissements de froid intense ont aussi été émis par Environnement Canada dans plusieurs provinces, notamment au Nouveau-Brunswick et en Ontario.

Par Radio-Canada

Alimentation : la volaille américaine consommée au Congo-Brazzaville est saine et nutritive

décembre 30, 2020

Le Conseil Américain pour l’Exportation de la Viande de Volaille et des Œufs, en sigle en anglais USAPEEC, a rassuré dans un communiqué de presse la population congolaise sur la qualité du poulet américain présent au Congo – Brazzaville. 

Logo Usapec

Essentiellement importée sous la forme de cuisses de poulet, la volaille américaine commercialisée au Congo est saine et de haute qualité. C’est la même viande qui est consommée aux Etats-Unis et dans le monde entier.

Avant son départ des États-Unis, la viande de volaille est soigneusement contrôlée par le Service d’inspection et de contrôle de la sécurité sanitaire (FSIS, Food Safety Inspection Service) du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis (USDA). Ce service s’assure que la viande est salubre, saine et correctement étiquetée. Suite à cette inspection, chaque carton de volaille est estampillé avec le cachet de l’USDA. 

Une volaille de qualité

A son arrivée au Congo, la volaille américaine fait l’objet de nouveaux contrôles effectués par les autorités locales qui doivent confirmer la qualité et la salubrité de la viande avant sa distribution et commercialisation sur le territoire.

Généreuse, tant par sa forme et ses valeurs nutritionnelles, la cuisse de poulet américaine comprend le haut de la cuisse et le pilon. Le poulet américain est élevé selon des normes strictes et rigoureuses.  Il vit dans d’excellentes conditions et reçoit une saine alimentation, sans hormones et des soins vétérinaires appropriés.

La chair du poulet américain est tendre et goûteuse

Elle est riche en nutriments et vitamines essentielles. Elle contient neuf acides aminés indispensables à l’organisme. C’est une excellente source de protéines. Or, les protéines contribuent au renouvellement des tissus musculaires, de la peau et des os. Elles fournissent de l’énergie et boostent la formation des enzymes digestives.

Par ailleurs, la volaille américaine est aussi une viande maigre faible en calorie qui contient peu de lipides et de cholestérol comparé aux autres viandes. Quand on enlève sa peau, le poulet américain est l’allié idéal d’un régime alimentaire équilibré lorsque l’on souhaite perdre du poids. Enfin, il procure aussi une sensation de satiété, un effet rassasiant qui freine les envies de grignotage.

Le poulet américain contient des vitamines A et E

Enfin, au niveau nutritionnel, le poulet américain contient des vitamines A et E. C’est aussi une bonne source pour les vitamines du groupe B, notamment la niacine (Vitamine B3) et la vitamine B6 qui sont importantes pour le système immunitaire. Elles contribuent à maintenir un taux de glycémie stable tandis que la vitamine B7 aide la croissance des cellules. La vitamine B12, quant à elle, agit au niveau des cellules nerveuses et de la circulation des globules rouges. Associée à la choline, elle favorise le développement neurologique et cérébral chez l’enfant ainsi que les capacités cognitives chez l’adulte. Toutes ces qualités font que le poulet américain est apprécié dans plus de 130 pays dans le monde.

La volaille se conserve 1 à 2 jours maxi au réfrigérateur et 6 à 9 mois au congélateur

Pour bénéficier pleinement de toutes les qualités nutritives de la volaille américaine, la représentante de l’USAPEEC pour l’Afrique Subsaharienne, Mme Zelda Sharp recommande de conserver la volaille fraîche 1 à 2 jours maxi au réfrigérateur et de 6 à 9 mois au congélateur.

Elle ajoute que lorsqu’elle est cuisinée, la volaille se conserve 3 à 4 jours au réfrigérateur et 4 mois au congélateur.  L’organisation recommande aussi de faire décongeler la viande de volaille au réfrigérateur ou dans une bassine d’eau mais pas à l’air libre car cela pourrait entrainer des risques de contaminations. Accessible à toutes les bourses, le poulet américain se cuisine de nombreuses manières. Il épouse parfaitement nos saveurs locales congolaises. Grillée, poêlée, braisée ou en brochettes, la viande de volaille américaine ravit les papilles des petits et des grands. C’est l’aliment idéal pour diversifier l’alimentation quotidienne de toute la famille.

La cuisse de poulet américaine est en vente chez de nombreux importateurs de produits congelés dont CMP et les Ets Guénin

 Elle est aussi certainement vendue dans une chambre froide ou boucherie proche de chez vous. Alors n’hésitez pas à manger plus de poulet américain. Pendant la campagne de promotion qui est actuellement en cours, de nombreux cadeaux sont à gagner grâce à notre sponsor CMP. Pour jouer, il suffit de connaître les bienfaits du poulet américain et de nous suivre sur les réseaux sociaux (Facebook : USAPEEC BZV CG), à la télévision et à la radio sur les chaines locales.

Avec Adiac-Congo par Kriss Brochec

Face au réchauffement climatique, l’Afrique doit changer de régime

octobre 30, 2020
Projet "Un million d'arbres" men" par Sos Sahel avec les paysans de la province de la Gnagna, au Burkina Faso, en juin 2012

Quelles conséquences le changement climatique aura-t-il sur l’agriculture et l’alimentation en Afrique ? Une étude préconise d’opter pour des productions plus durables, et notamment de limiter la culture du maïs et du riz.

Sécheresse, inondations, tempêtes, invasion de ravageurs tels que les criquets… L’actualité récente le montre, le changement climatique en cours a des conséquences directes et concrètes sur les récoltes, en particulier en Afrique subsaharienne. Dans une étude conduite au Mali, au Bénin, au Ghana, en Éthiopie et au Rwanda, publiée le 14 octobre dans Global Change Biology, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) a voulu faire le point sur les conséquences de ces phénomènes sur le rendement céréalier.

Les conclusions sont hélas sans appel : une augmentation des températures de 4°C au cours des soixante prochaines années conduirait à une chute du rendement du maïs de l’ordre de 14 % sans engrais et de 26 % avec une fertilisation azotée abondante (hypothèse haute d’un scénario de + 1 à + 4 °C). Un mécanisme qui ressemble fort à un cercle vicieux puisque, soulignent les experts, les engrais chimiques azotés, utilisés pour augmenter des rendements déjà faibles, libèrent à travers les plantes et les sols du protoxyde d’azote (N20), qui accentue encore plus le réchauffement climatique.

Prendre soin des sols

L’étude du Cirad tombe à pic pour rappeler l’urgence à mettre en place des systèmes agricoles durables, fondés sur la diversification des cultures et la transition agroécologique. Une transition défendue notamment par l’Alliance pour l’agroécologie en Afrique de l’Ouest (3AO), plateforme constituée d’organisations paysannes, de syndicats agricoles, d’instituts de recherche et d’ONG, soutenue par la Cedeao. Il s’agit aussi de sortir de la dépendance aux importations de denrées alimentaires, dont la hausse des prix, selon les experts, est inévitable sous l’effet du réchauffement.

Que fera-t-on pousser demain en Afrique, dans la région du Sahel tout particulièrement ? Quelles sont les solutions locales et durables pour adapter l’agriculture au changement climatique ? Comment augmenter la sécurité alimentaire des populations ? Quelles sont les alternatives pour un régime plus riche en nutriments, protéines et fer notamment ?

Pour Émile Frison, docteur en sciences agronomiques et membre du panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables Ipes-Food, la question des sols est cruciale pour l’avenir : « Dans le passé, on a accordé peu d’attention à la santé et à la biologie des sols. On a traité les sols comme un substrat pour les plantes, alors qu’ils sont des organismes vivants, capables de puiser en profondeur et de rendre les nutriments disponibles pour les plantes à travers les microbes, les champignons, les bactéries et autres vers de terre ».

TRÈS CULTIVÉ SUR LE CONTINENT, LE MAÏS EST TRÈS SENSIBLE AUX STRESS THERMIQUE ET HYDRIQUE

« Ce rôle de sol vivant a été complètement négligé par l’agriculture industrielle des soixante dernières années. Et en Afrique subsaharienne, même si l’emploi des engrais est moindre qu’ailleurs dans le monde, ce manque d’attention se paie aujourd’hui, poursuit-il. Les sols africains sont des sols très anciens, très fragiles et très détériorés par les monocultures de quelques céréales et la perte de diversité variétale. D’où l’importance aujourd’hui, au vu des changements climatiques, d’apporter de la matière organique dans les sols grâce à la diversification des cultures et le choix de plantes moins gourmandes en eau que ne le sont le maïs et le riz. »

Périmètre maraîcher des femmes, à Boulsa, au Burkina, mis en place avec l'ONG SOS Sahel en juin 2012

Privilégier les variétés moins gourmandes en eau

Le maïs, l’une des céréales les plus cultivées sur le continent, est aussi l’une des cultures les plus sensibles aux stress thermique et hydrique. En revanche, les cultures vivrières traditionnelles de sorgho et de mil sont mieux adaptées au changement climatique. Elles résistent mieux à de hautes températures et ont besoin de peu d’eau. Combinées avec des cultures intercalaires, des légumineuses comme le niébé (haricot), des légumes racines comme la patate douce, riche en bêtacarotène, ou des légumes verts, elles permettent d’obtenir une alimentation beaucoup plus équilibrée et riche en micronutriments produits localement.

Mais, bien que très résistantes, les variétés de sorgho et de mil plantées dans l’ouest du Sahel risquent aussi de pâtir d’un climat plus sec et de voir leurs capacités d’adaptation dépassées par des émissions de CO2 élevées. D’où l’intérêt de travailler sur la sélection des variétés les plus résistantes, d’alterner cycles longs et cycles courts, céréales et maraîchage. A contrario, continuer de miser sur la culture et la consommation des grandes céréales, maïs, blé, riz, qui demandent beaucoup d’eau, semble inadapté et risqué.

C’EST DANS L’OUEST DU SAHEL QUE LES PERTES DE RENDEMENT CÉRÉALIER SERONT LES PLUS IMPORTANTES

« On estime c’est dans les pays de l’ouest du Sahel que les pertes de rendement céréalier seront les plus importantes. Dans le nord du Sénégal, on pourrait ainsi avoir des pertes de l’ordre de 15-20 % dans l’hypothèse tout à fait plausible d’un réchauffement compris entre 1,1 °C et 2 °C en 2050 », indique Benjamin Sultan, climatologue à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Les modèles tablent sur une hausse des pluies et des inondations au Niger, mais sur un climat plus chaud et plus sec dans l’ouest du Sahel.

Réduire la dépendance aux importations alimentaires

Avec le réchauffement climatique, les experts craignent par ailleurs une envolée des prix mondiaux. Aujourd’hui, la part des importations dans les disponibilités alimentaires énergétiques atteint 25 % en Afrique de l’Ouest, au Cameroun et au Tchad, souligne une étude de 2017 menée par le Cirad et Afristat intitulée « Les villes d’Afrique subsaharienne sont-elles si dépendantes des importations alimentaires ? ». Le défi est bien réel, dans les villes d’Afrique subsaharienne notamment, où la dépendance céréalière est forte : blé et riz y représentent au moins la moitié de la consommation de produits amylacés (qui contiennent de l’amidon) de base.

« À Dakar, le riz et le blé représente 90 % de la valeur monétaire de la consommation de produits amylacés, contre 40 % à Lomé et Cotonou », précise Olivier Lepiller, sociologue de l’alimentation au Cirad. Excepté à N’Djamena et à Bamako, mils et sorghos sont encore marginaux dans la consommation des citadins.

Reste que les tendances évoluent. Les cultures « vivrières » deviennent des cultures alimentaires commerciales. Les citadins inventent leur propre « modernité alimentaire », métissée, où les produits locaux ont largement leur place (sorgho, mil, fonio, mais aussi manioc, igname, banane plantain, patate douce).

L’AFRIQUE DOIT AMÉLIORER SA BIODIVERSITÉ ET DIVERSIFIER SES APPORTS NUTRITIONNELS

Au Burkina Faso, le bâbenda, plat de soudure traditionnel de l’ethnie mossi, sorte de bouillie peu dense qui associe mil pilé et premiers légumes feuilles de la nouvelle saison des pluies, est aujourd’hui revalorisé et consommé en ville, comme le souligne l’ouvrage Manger en ville. Regards socio-anthropologiques d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, paru en 2020 aux éditions Quæ.

Consommer plus d’insectes

Confrontée aux changements climatiques, à une insécurité alimentaire et nutritionnelle forte, l’Afrique subsaharienne a tout intérêt à adapter ses productions agricoles, à améliorer sa biodiversité et à diversifier ses apports nutritionnels « plutôt que d’augmenter le volume de quelques cultures seulement (…) », pointe Maria Antonia Tuazon, responsable de la division insectes comestibles à la FAO.

Dans ce contexte, la consommation d’insectes et de larves, qui a déjà largement cours en Afrique centrale et australe, fait partie des solutions les plus réalistes et efficaces à mettre en œuvre. Riche en protéines et en lipides, la consommation d’insectes offre des bénéfices certains pour la santé, et de nombreux avantages environnementaux.

Avec Jeune Afrique par Christelle Marot

Canada/Cannabis : le quart des jeunes en voiture après avoir consommé

décembre 27, 2019
© Getty images
Un quart des jeunes Canadiens de 18 à 34 ans aurait déjà conduit après avoir consommé du cannabis ou été passager d’un conducteur aux facultés affaiblies par cette drogue, selon un sondage de CAA.

L’enquête de l’Association canadienne des automobilistes (CAA) a été menée auprès de 1 517 Canadiens âgés de 18 à 34 ans.

Il révèle que 86 % des répondants reconnaissent qu’il est important de prévoir d’autres moyens de rentrer à la maison lorsqu’ils consomment de l’alcool.

Cette proportion baisse à 70 % quand il est question de cannabis.

Selon CAA, ces données révèlent d’un manque de sensibilisation et certains jeunes sont encore portés à penser que le cannabis n’altère en rien leurs facultés de conduite.

« On voit que les jeunes sont très responsables en matière d’alcool au volant, maintenant, il faut travailler sur cet élément-là et ne pas baisser la garde », Philippe St-Pierre, porte-parole de CAA Québec.

Le sondage a été mené du 27 novembre au 4 décembre 2019

CBC/Radio-Canada

Les Russes boivent de moins en moins d’alcool

octobre 2, 2019

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Les Russes consomment désormais près de deux fois moins qu’en 1970 (21,5 litres). DMITRY KOSTYUKOV/AFP

Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la consommation d’alcool en Russie a chuté de 43% entre 2003 et 2016, contribuant à une augmentation de l’espérance de vie, surtout chez les hommes. Russes et Français sont désormais à égalité avec 11,7 litres d’alcool par an.

Des Russes fréquemment ivres et grands consommateurs de vodka et d’autres boissons fortes plus ou moins frelatées: ces clichés qui, non sans raison, ont longtemps eu la vie dure méritent d’être relativisés. Si le pays est loin d’être devenu sobre, un rapport de l’Organisation mondiale de la santé publié mardi indique que les Russes ont réduit leur consommation d’alcool de 43% en moins de quinze ans (entre 2003 et 2016 précisément). Une baisse que l’OMS explique notamment par la vigoureuse politique mise en place par les autorités et qui a favorisé la hausse de l’espérance de vie, en particulier chez les hommes, dans un pays en proie à un sérieux déficit démographique.

En 2016, l’OMS constatait que la consommation individuelle d’alcool en Russie avait diminué de 17,6 à 11,7 litres en dix ans. Des chiffres différents des statistiques officielles russes qui évoquent une chute de 18 à 9,3 litres par personne depuis 2012. Quoi qu’il en soit, cette évolution place désormais la Russie à des niveaux de consommation comparables, voire parfois inférieurs, à ceux observés dans l’Union européenne. Selon l’OMS, les plus gros buveurs au sein de l’UE sont les Lituaniens (18,2 litres par personne et par an), les Roumains et les Tchèques (13,6 litres), suivis par les Croates et les Bulgares (13,6 litres). À égalité avec les Russes, les Français ont consommé, eux, 11,7 litres d’alcool en 2016, soit près de deux fois moins qu’en 1970 (21,5 litres).

«La Fédération de Russie a longtemps été considérée comme l’un des pays où l’on boit le plus au monde», relève un rapport de l’OMS qui rappelle que l’alcool a fortement contribué à la surmortalité depuis les années 1990 et à la crise démographique qui a suivi la chute de l’URSS. «Ces dernières années, ces tendances ont été inversées», souligne l’OMS.

Les modes de consommation ont changé

Dans un pays qui compte 146,5 millions d’habitants – soit cinq millions de moins qu’en 1991-, la baisse de la consommation d’alcool a contribué à la hausse de l’espérance de vie, qui a atteint un niveau record en 2018, pour s’établir à 78 ans pour les femmes et 68 ans pour les hommes. Ces chiffres s’établissaient, début des années 1990, à 57 ans pour les hommes et 71 ans pour les femmes, selon les statistiques officielles.

Au milieu des années 1980, Mikhaïl Gorbatchev avait lancé une campagne très impopulaire contre l’alcoolisme. Toutefois, après la chute de l’URSS, en 1991, la consommation a explosé, ne cessant n’a cessé d’augmenter jusqu’au début des années 2000. Une époque dont restent notamment les images de Boris Eltsine apparaissant pris de boisson devant les caméras. En 2003, les Russes ont consommé en moyenne 20,3 litres d’alcool.

Peaufinant son image de sportif menant une vie saine, Vladimir Poutine, a ensuite décidé d’introduire des restrictions visant les spiritueux, en particulier la vodka, et l’interdiction de vente des boissons les plus alcoolisées dans les magasins après 23 heures. Depuis 2011, la Russie a mis en place une série de mesures préconisées par l’OMS. À la mi-septembre, une loi votée en première lecture à la mi-septembre prévoit la fermeture des petits débits de boissons, installés au rez-de-chaussée de nombreux immeubles d’habitation et qui permettent de contourner les limitations imposées à la vente d’alcool. Le prix minimum de vente au détail des alcools forts a aussi drastiquement augmenté, tandis que la publicité a été bannie et l’interdiction de vente aux mineurs très strictement appliquée.

«À quoi faut-il s’attendre si les Russes examinent la situation sans avoir bu ?»

Boris Bronstein dans Novaïa Gazeta.

Les modes de consommation se sont également modifiés. Si comme dans la plupart des pays nordiques, la bière reste très prisée – à Moscou, la moindre supérette de quartier en propose une invraisemblable variété -, la consommation de vodka a reculé l’an dernier et, dans une moins mesure, celle du vin.

Reste néanmoins un penchant, qui serait enraciné dans la culture et que certains justifient par la rudesse des conditions de vie et du climat. Les éditorialistes se sont emparés de l’affaire avec un humour parfois mordant. «À quoi faut-il s’attendre si les Russes examinent la situation sans avoir bu?», ironisait la semaine Boris Bronstein dans Novaïa Gazeta. «Les citoyens remarqueront que notre économie n’est pas si bonne que nous le souhaiterions. (…). Et celui qui aura repoussé son verre constatera, à son grand étonnement, l’ampleur de la corruption domestique…».

Par Le Figaro.fr par Alain Barluet Correspondant à Moscou

Les enfants dès le plus jeune âge consomment trop de sucre

juin 25, 2019

 

Gâteaux, biscuits, bonbons, sirop, sodas: les enfants dès 4 ans, et même avant, absorbent beaucoup trop de sucres, alerte l’agence sanitaire Anses qui dévoile mardi de nouveaux repères alimentaires.

«75 % des 4-7 ans, 60 % des 8-12 ans et 25 % des 13-17 ans» consomment trop de sucres. Ces apports excessifs sont «préoccupants» car c’est dans l’enfance et l’adolescence que s’acquièrent des bonnes ou mauvaises habitudes alimentaires qui risquent d’être conservées à l’âge adulte, et de favoriser l’obésité et le diabète. Mais «attention certains produits trop sucrés pris hors du rayon bébé sont donnés dès le plus jeune âge, avant 4 ans», avertit la professeure Irène Margaritis, cheffe de l’unité d’évaluation des risques liés à la nutrition de l’agence sanitaire. Elle déconseille, en outre, de se servir des sucreries comme récompense.

L’Anses recommande de limiter les boissons sucrées, jus de fruits compris, et les pâtisseries-biscuits-gâteaux, trop fréquents en particulier au goûter. Des produits laitiers natures, des fruits frais, à coque (noix, amandes…) et de l’eau peuvent les remplacer avantageusement. Pour les jus de fruits, c’est «au maximum un verre par jour et pas tous les jours», dit à l’AFP la spécialiste.

Le fait maison permet de prendre conscience des quantités de sucre. Sinon, il convient de réduire les «sucres ajoutés» des produits industriels cachés dans les céréales du petit-déjeuner, les compotes et certains produits laitiers. Et méfiance: certains produits qui affichent «sans sucres ajoutés» contiennent en fait des ingrédients ajoutés naturellement sucrés – moût de raisin, extraits de jus de fruits concentré par exemple, et raisins secs – qui peuvent apporter au final plus de sucre qu’on ne l’imagine.

Nouveauté: la diversification alimentaire, étape de transition de l’alimentation lactée exclusive vers l’alimentation familiale se situe «entre 4 et 6 mois révolus», stipule l’Anses dans son avis sur les «0 à 3 ans». Avant, elle était souvent recommandée à partir de 6 mois. Il s’agit d’introduire des aliments solides de type purée en variant les goûts et les textures.

Par Le Figaro.fr avec AFP