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Alimentation : la volaille américaine consommée au Congo-Brazzaville est saine et nutritive

décembre 30, 2020

Le Conseil Américain pour l’Exportation de la Viande de Volaille et des Œufs, en sigle en anglais USAPEEC, a rassuré dans un communiqué de presse la population congolaise sur la qualité du poulet américain présent au Congo – Brazzaville. 

Logo Usapec

Essentiellement importée sous la forme de cuisses de poulet, la volaille américaine commercialisée au Congo est saine et de haute qualité. C’est la même viande qui est consommée aux Etats-Unis et dans le monde entier.

Avant son départ des États-Unis, la viande de volaille est soigneusement contrôlée par le Service d’inspection et de contrôle de la sécurité sanitaire (FSIS, Food Safety Inspection Service) du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis (USDA). Ce service s’assure que la viande est salubre, saine et correctement étiquetée. Suite à cette inspection, chaque carton de volaille est estampillé avec le cachet de l’USDA. 

Une volaille de qualité

A son arrivée au Congo, la volaille américaine fait l’objet de nouveaux contrôles effectués par les autorités locales qui doivent confirmer la qualité et la salubrité de la viande avant sa distribution et commercialisation sur le territoire.

Généreuse, tant par sa forme et ses valeurs nutritionnelles, la cuisse de poulet américaine comprend le haut de la cuisse et le pilon. Le poulet américain est élevé selon des normes strictes et rigoureuses.  Il vit dans d’excellentes conditions et reçoit une saine alimentation, sans hormones et des soins vétérinaires appropriés.

La chair du poulet américain est tendre et goûteuse

Elle est riche en nutriments et vitamines essentielles. Elle contient neuf acides aminés indispensables à l’organisme. C’est une excellente source de protéines. Or, les protéines contribuent au renouvellement des tissus musculaires, de la peau et des os. Elles fournissent de l’énergie et boostent la formation des enzymes digestives.

Par ailleurs, la volaille américaine est aussi une viande maigre faible en calorie qui contient peu de lipides et de cholestérol comparé aux autres viandes. Quand on enlève sa peau, le poulet américain est l’allié idéal d’un régime alimentaire équilibré lorsque l’on souhaite perdre du poids. Enfin, il procure aussi une sensation de satiété, un effet rassasiant qui freine les envies de grignotage.

Le poulet américain contient des vitamines A et E

Enfin, au niveau nutritionnel, le poulet américain contient des vitamines A et E. C’est aussi une bonne source pour les vitamines du groupe B, notamment la niacine (Vitamine B3) et la vitamine B6 qui sont importantes pour le système immunitaire. Elles contribuent à maintenir un taux de glycémie stable tandis que la vitamine B7 aide la croissance des cellules. La vitamine B12, quant à elle, agit au niveau des cellules nerveuses et de la circulation des globules rouges. Associée à la choline, elle favorise le développement neurologique et cérébral chez l’enfant ainsi que les capacités cognitives chez l’adulte. Toutes ces qualités font que le poulet américain est apprécié dans plus de 130 pays dans le monde.

La volaille se conserve 1 à 2 jours maxi au réfrigérateur et 6 à 9 mois au congélateur

Pour bénéficier pleinement de toutes les qualités nutritives de la volaille américaine, la représentante de l’USAPEEC pour l’Afrique Subsaharienne, Mme Zelda Sharp recommande de conserver la volaille fraîche 1 à 2 jours maxi au réfrigérateur et de 6 à 9 mois au congélateur.

Elle ajoute que lorsqu’elle est cuisinée, la volaille se conserve 3 à 4 jours au réfrigérateur et 4 mois au congélateur.  L’organisation recommande aussi de faire décongeler la viande de volaille au réfrigérateur ou dans une bassine d’eau mais pas à l’air libre car cela pourrait entrainer des risques de contaminations. Accessible à toutes les bourses, le poulet américain se cuisine de nombreuses manières. Il épouse parfaitement nos saveurs locales congolaises. Grillée, poêlée, braisée ou en brochettes, la viande de volaille américaine ravit les papilles des petits et des grands. C’est l’aliment idéal pour diversifier l’alimentation quotidienne de toute la famille.

La cuisse de poulet américaine est en vente chez de nombreux importateurs de produits congelés dont CMP et les Ets Guénin

 Elle est aussi certainement vendue dans une chambre froide ou boucherie proche de chez vous. Alors n’hésitez pas à manger plus de poulet américain. Pendant la campagne de promotion qui est actuellement en cours, de nombreux cadeaux sont à gagner grâce à notre sponsor CMP. Pour jouer, il suffit de connaître les bienfaits du poulet américain et de nous suivre sur les réseaux sociaux (Facebook : USAPEEC BZV CG), à la télévision et à la radio sur les chaines locales.

Avec Adiac-Congo par Kriss Brochec

Face au réchauffement climatique, l’Afrique doit changer de régime

octobre 30, 2020
Projet "Un million d'arbres" men" par Sos Sahel avec les paysans de la province de la Gnagna, au Burkina Faso, en juin 2012

Quelles conséquences le changement climatique aura-t-il sur l’agriculture et l’alimentation en Afrique ? Une étude préconise d’opter pour des productions plus durables, et notamment de limiter la culture du maïs et du riz.

Sécheresse, inondations, tempêtes, invasion de ravageurs tels que les criquets… L’actualité récente le montre, le changement climatique en cours a des conséquences directes et concrètes sur les récoltes, en particulier en Afrique subsaharienne. Dans une étude conduite au Mali, au Bénin, au Ghana, en Éthiopie et au Rwanda, publiée le 14 octobre dans Global Change Biology, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) a voulu faire le point sur les conséquences de ces phénomènes sur le rendement céréalier.

Les conclusions sont hélas sans appel : une augmentation des températures de 4°C au cours des soixante prochaines années conduirait à une chute du rendement du maïs de l’ordre de 14 % sans engrais et de 26 % avec une fertilisation azotée abondante (hypothèse haute d’un scénario de + 1 à + 4 °C). Un mécanisme qui ressemble fort à un cercle vicieux puisque, soulignent les experts, les engrais chimiques azotés, utilisés pour augmenter des rendements déjà faibles, libèrent à travers les plantes et les sols du protoxyde d’azote (N20), qui accentue encore plus le réchauffement climatique.

Prendre soin des sols

L’étude du Cirad tombe à pic pour rappeler l’urgence à mettre en place des systèmes agricoles durables, fondés sur la diversification des cultures et la transition agroécologique. Une transition défendue notamment par l’Alliance pour l’agroécologie en Afrique de l’Ouest (3AO), plateforme constituée d’organisations paysannes, de syndicats agricoles, d’instituts de recherche et d’ONG, soutenue par la Cedeao. Il s’agit aussi de sortir de la dépendance aux importations de denrées alimentaires, dont la hausse des prix, selon les experts, est inévitable sous l’effet du réchauffement.

Que fera-t-on pousser demain en Afrique, dans la région du Sahel tout particulièrement ? Quelles sont les solutions locales et durables pour adapter l’agriculture au changement climatique ? Comment augmenter la sécurité alimentaire des populations ? Quelles sont les alternatives pour un régime plus riche en nutriments, protéines et fer notamment ?

Pour Émile Frison, docteur en sciences agronomiques et membre du panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables Ipes-Food, la question des sols est cruciale pour l’avenir : « Dans le passé, on a accordé peu d’attention à la santé et à la biologie des sols. On a traité les sols comme un substrat pour les plantes, alors qu’ils sont des organismes vivants, capables de puiser en profondeur et de rendre les nutriments disponibles pour les plantes à travers les microbes, les champignons, les bactéries et autres vers de terre ».

TRÈS CULTIVÉ SUR LE CONTINENT, LE MAÏS EST TRÈS SENSIBLE AUX STRESS THERMIQUE ET HYDRIQUE

« Ce rôle de sol vivant a été complètement négligé par l’agriculture industrielle des soixante dernières années. Et en Afrique subsaharienne, même si l’emploi des engrais est moindre qu’ailleurs dans le monde, ce manque d’attention se paie aujourd’hui, poursuit-il. Les sols africains sont des sols très anciens, très fragiles et très détériorés par les monocultures de quelques céréales et la perte de diversité variétale. D’où l’importance aujourd’hui, au vu des changements climatiques, d’apporter de la matière organique dans les sols grâce à la diversification des cultures et le choix de plantes moins gourmandes en eau que ne le sont le maïs et le riz. »

Périmètre maraîcher des femmes, à Boulsa, au Burkina, mis en place avec l'ONG SOS Sahel en juin 2012

Privilégier les variétés moins gourmandes en eau

Le maïs, l’une des céréales les plus cultivées sur le continent, est aussi l’une des cultures les plus sensibles aux stress thermique et hydrique. En revanche, les cultures vivrières traditionnelles de sorgho et de mil sont mieux adaptées au changement climatique. Elles résistent mieux à de hautes températures et ont besoin de peu d’eau. Combinées avec des cultures intercalaires, des légumineuses comme le niébé (haricot), des légumes racines comme la patate douce, riche en bêtacarotène, ou des légumes verts, elles permettent d’obtenir une alimentation beaucoup plus équilibrée et riche en micronutriments produits localement.

Mais, bien que très résistantes, les variétés de sorgho et de mil plantées dans l’ouest du Sahel risquent aussi de pâtir d’un climat plus sec et de voir leurs capacités d’adaptation dépassées par des émissions de CO2 élevées. D’où l’intérêt de travailler sur la sélection des variétés les plus résistantes, d’alterner cycles longs et cycles courts, céréales et maraîchage. A contrario, continuer de miser sur la culture et la consommation des grandes céréales, maïs, blé, riz, qui demandent beaucoup d’eau, semble inadapté et risqué.

C’EST DANS L’OUEST DU SAHEL QUE LES PERTES DE RENDEMENT CÉRÉALIER SERONT LES PLUS IMPORTANTES

« On estime c’est dans les pays de l’ouest du Sahel que les pertes de rendement céréalier seront les plus importantes. Dans le nord du Sénégal, on pourrait ainsi avoir des pertes de l’ordre de 15-20 % dans l’hypothèse tout à fait plausible d’un réchauffement compris entre 1,1 °C et 2 °C en 2050 », indique Benjamin Sultan, climatologue à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Les modèles tablent sur une hausse des pluies et des inondations au Niger, mais sur un climat plus chaud et plus sec dans l’ouest du Sahel.

Réduire la dépendance aux importations alimentaires

Avec le réchauffement climatique, les experts craignent par ailleurs une envolée des prix mondiaux. Aujourd’hui, la part des importations dans les disponibilités alimentaires énergétiques atteint 25 % en Afrique de l’Ouest, au Cameroun et au Tchad, souligne une étude de 2017 menée par le Cirad et Afristat intitulée « Les villes d’Afrique subsaharienne sont-elles si dépendantes des importations alimentaires ? ». Le défi est bien réel, dans les villes d’Afrique subsaharienne notamment, où la dépendance céréalière est forte : blé et riz y représentent au moins la moitié de la consommation de produits amylacés (qui contiennent de l’amidon) de base.

« À Dakar, le riz et le blé représente 90 % de la valeur monétaire de la consommation de produits amylacés, contre 40 % à Lomé et Cotonou », précise Olivier Lepiller, sociologue de l’alimentation au Cirad. Excepté à N’Djamena et à Bamako, mils et sorghos sont encore marginaux dans la consommation des citadins.

Reste que les tendances évoluent. Les cultures « vivrières » deviennent des cultures alimentaires commerciales. Les citadins inventent leur propre « modernité alimentaire », métissée, où les produits locaux ont largement leur place (sorgho, mil, fonio, mais aussi manioc, igname, banane plantain, patate douce).

L’AFRIQUE DOIT AMÉLIORER SA BIODIVERSITÉ ET DIVERSIFIER SES APPORTS NUTRITIONNELS

Au Burkina Faso, le bâbenda, plat de soudure traditionnel de l’ethnie mossi, sorte de bouillie peu dense qui associe mil pilé et premiers légumes feuilles de la nouvelle saison des pluies, est aujourd’hui revalorisé et consommé en ville, comme le souligne l’ouvrage Manger en ville. Regards socio-anthropologiques d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, paru en 2020 aux éditions Quæ.

Consommer plus d’insectes

Confrontée aux changements climatiques, à une insécurité alimentaire et nutritionnelle forte, l’Afrique subsaharienne a tout intérêt à adapter ses productions agricoles, à améliorer sa biodiversité et à diversifier ses apports nutritionnels « plutôt que d’augmenter le volume de quelques cultures seulement (…) », pointe Maria Antonia Tuazon, responsable de la division insectes comestibles à la FAO.

Dans ce contexte, la consommation d’insectes et de larves, qui a déjà largement cours en Afrique centrale et australe, fait partie des solutions les plus réalistes et efficaces à mettre en œuvre. Riche en protéines et en lipides, la consommation d’insectes offre des bénéfices certains pour la santé, et de nombreux avantages environnementaux.

Avec Jeune Afrique par Christelle Marot

Canada/Cannabis : le quart des jeunes en voiture après avoir consommé

décembre 27, 2019
© Getty images
Un quart des jeunes Canadiens de 18 à 34 ans aurait déjà conduit après avoir consommé du cannabis ou été passager d’un conducteur aux facultés affaiblies par cette drogue, selon un sondage de CAA.

L’enquête de l’Association canadienne des automobilistes (CAA) a été menée auprès de 1 517 Canadiens âgés de 18 à 34 ans.

Il révèle que 86 % des répondants reconnaissent qu’il est important de prévoir d’autres moyens de rentrer à la maison lorsqu’ils consomment de l’alcool.

Cette proportion baisse à 70 % quand il est question de cannabis.

Selon CAA, ces données révèlent d’un manque de sensibilisation et certains jeunes sont encore portés à penser que le cannabis n’altère en rien leurs facultés de conduite.

« On voit que les jeunes sont très responsables en matière d’alcool au volant, maintenant, il faut travailler sur cet élément-là et ne pas baisser la garde », Philippe St-Pierre, porte-parole de CAA Québec.

Le sondage a été mené du 27 novembre au 4 décembre 2019

CBC/Radio-Canada

Les Russes boivent de moins en moins d’alcool

octobre 2, 2019

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Les Russes consomment désormais près de deux fois moins qu’en 1970 (21,5 litres). DMITRY KOSTYUKOV/AFP

Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la consommation d’alcool en Russie a chuté de 43% entre 2003 et 2016, contribuant à une augmentation de l’espérance de vie, surtout chez les hommes. Russes et Français sont désormais à égalité avec 11,7 litres d’alcool par an.

Des Russes fréquemment ivres et grands consommateurs de vodka et d’autres boissons fortes plus ou moins frelatées: ces clichés qui, non sans raison, ont longtemps eu la vie dure méritent d’être relativisés. Si le pays est loin d’être devenu sobre, un rapport de l’Organisation mondiale de la santé publié mardi indique que les Russes ont réduit leur consommation d’alcool de 43% en moins de quinze ans (entre 2003 et 2016 précisément). Une baisse que l’OMS explique notamment par la vigoureuse politique mise en place par les autorités et qui a favorisé la hausse de l’espérance de vie, en particulier chez les hommes, dans un pays en proie à un sérieux déficit démographique.

En 2016, l’OMS constatait que la consommation individuelle d’alcool en Russie avait diminué de 17,6 à 11,7 litres en dix ans. Des chiffres différents des statistiques officielles russes qui évoquent une chute de 18 à 9,3 litres par personne depuis 2012. Quoi qu’il en soit, cette évolution place désormais la Russie à des niveaux de consommation comparables, voire parfois inférieurs, à ceux observés dans l’Union européenne. Selon l’OMS, les plus gros buveurs au sein de l’UE sont les Lituaniens (18,2 litres par personne et par an), les Roumains et les Tchèques (13,6 litres), suivis par les Croates et les Bulgares (13,6 litres). À égalité avec les Russes, les Français ont consommé, eux, 11,7 litres d’alcool en 2016, soit près de deux fois moins qu’en 1970 (21,5 litres).

«La Fédération de Russie a longtemps été considérée comme l’un des pays où l’on boit le plus au monde», relève un rapport de l’OMS qui rappelle que l’alcool a fortement contribué à la surmortalité depuis les années 1990 et à la crise démographique qui a suivi la chute de l’URSS. «Ces dernières années, ces tendances ont été inversées», souligne l’OMS.

Les modes de consommation ont changé

Dans un pays qui compte 146,5 millions d’habitants – soit cinq millions de moins qu’en 1991-, la baisse de la consommation d’alcool a contribué à la hausse de l’espérance de vie, qui a atteint un niveau record en 2018, pour s’établir à 78 ans pour les femmes et 68 ans pour les hommes. Ces chiffres s’établissaient, début des années 1990, à 57 ans pour les hommes et 71 ans pour les femmes, selon les statistiques officielles.

Au milieu des années 1980, Mikhaïl Gorbatchev avait lancé une campagne très impopulaire contre l’alcoolisme. Toutefois, après la chute de l’URSS, en 1991, la consommation a explosé, ne cessant n’a cessé d’augmenter jusqu’au début des années 2000. Une époque dont restent notamment les images de Boris Eltsine apparaissant pris de boisson devant les caméras. En 2003, les Russes ont consommé en moyenne 20,3 litres d’alcool.

Peaufinant son image de sportif menant une vie saine, Vladimir Poutine, a ensuite décidé d’introduire des restrictions visant les spiritueux, en particulier la vodka, et l’interdiction de vente des boissons les plus alcoolisées dans les magasins après 23 heures. Depuis 2011, la Russie a mis en place une série de mesures préconisées par l’OMS. À la mi-septembre, une loi votée en première lecture à la mi-septembre prévoit la fermeture des petits débits de boissons, installés au rez-de-chaussée de nombreux immeubles d’habitation et qui permettent de contourner les limitations imposées à la vente d’alcool. Le prix minimum de vente au détail des alcools forts a aussi drastiquement augmenté, tandis que la publicité a été bannie et l’interdiction de vente aux mineurs très strictement appliquée.

«À quoi faut-il s’attendre si les Russes examinent la situation sans avoir bu ?»

Boris Bronstein dans Novaïa Gazeta.

Les modes de consommation se sont également modifiés. Si comme dans la plupart des pays nordiques, la bière reste très prisée – à Moscou, la moindre supérette de quartier en propose une invraisemblable variété -, la consommation de vodka a reculé l’an dernier et, dans une moins mesure, celle du vin.

Reste néanmoins un penchant, qui serait enraciné dans la culture et que certains justifient par la rudesse des conditions de vie et du climat. Les éditorialistes se sont emparés de l’affaire avec un humour parfois mordant. «À quoi faut-il s’attendre si les Russes examinent la situation sans avoir bu?», ironisait la semaine Boris Bronstein dans Novaïa Gazeta. «Les citoyens remarqueront que notre économie n’est pas si bonne que nous le souhaiterions. (…). Et celui qui aura repoussé son verre constatera, à son grand étonnement, l’ampleur de la corruption domestique…».

Par Le Figaro.fr par Alain Barluet Correspondant à Moscou

Les enfants dès le plus jeune âge consomment trop de sucre

juin 25, 2019

 

Gâteaux, biscuits, bonbons, sirop, sodas: les enfants dès 4 ans, et même avant, absorbent beaucoup trop de sucres, alerte l’agence sanitaire Anses qui dévoile mardi de nouveaux repères alimentaires.

«75 % des 4-7 ans, 60 % des 8-12 ans et 25 % des 13-17 ans» consomment trop de sucres. Ces apports excessifs sont «préoccupants» car c’est dans l’enfance et l’adolescence que s’acquièrent des bonnes ou mauvaises habitudes alimentaires qui risquent d’être conservées à l’âge adulte, et de favoriser l’obésité et le diabète. Mais «attention certains produits trop sucrés pris hors du rayon bébé sont donnés dès le plus jeune âge, avant 4 ans», avertit la professeure Irène Margaritis, cheffe de l’unité d’évaluation des risques liés à la nutrition de l’agence sanitaire. Elle déconseille, en outre, de se servir des sucreries comme récompense.

L’Anses recommande de limiter les boissons sucrées, jus de fruits compris, et les pâtisseries-biscuits-gâteaux, trop fréquents en particulier au goûter. Des produits laitiers natures, des fruits frais, à coque (noix, amandes…) et de l’eau peuvent les remplacer avantageusement. Pour les jus de fruits, c’est «au maximum un verre par jour et pas tous les jours», dit à l’AFP la spécialiste.

Le fait maison permet de prendre conscience des quantités de sucre. Sinon, il convient de réduire les «sucres ajoutés» des produits industriels cachés dans les céréales du petit-déjeuner, les compotes et certains produits laitiers. Et méfiance: certains produits qui affichent «sans sucres ajoutés» contiennent en fait des ingrédients ajoutés naturellement sucrés – moût de raisin, extraits de jus de fruits concentré par exemple, et raisins secs – qui peuvent apporter au final plus de sucre qu’on ne l’imagine.

Nouveauté: la diversification alimentaire, étape de transition de l’alimentation lactée exclusive vers l’alimentation familiale se situe «entre 4 et 6 mois révolus», stipule l’Anses dans son avis sur les «0 à 3 ans». Avant, elle était souvent recommandée à partir de 6 mois. Il s’agit d’introduire des aliments solides de type purée en variant les goûts et les textures.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Afrique du Sud: la justice décriminalise la consommation du cannabis à titre privé

septembre 18, 2018

Un homme fume de la marijuana devant la Cour constitutionnelle de Johannesburg qui en a autorisé le 18 septembre 2018 la consommation à titre privé. / © AFP / WIKUS DE WET

La justice sud-africaine a légalisé mardi la consommation de la marijuana à titre personnel pour les adultes, épilogue judiciaire d’un dossier qui suscite la polémique depuis des années dans ce pays comme dans le reste du monde.

La loi interdisant la consommation de marijuana à domicile par des adultes est « anticonstitutionnelle et par conséquent nulle », a déclaré le juge Raymond Zondo en lisant le verdict rendu à l’unanimité par la plus haute instance judiciaire d’Afrique du Sud.

« Ce ne sera plus un délit pour un adulte de consommer ou de posséder du cannabis à titre privé pour sa consommation personnelle à domicile », a-t-il ajouté.

La Cour, basée à Johannesburg, a aussi autorisé la culture à domicile de la marijuana et ordonné au Parlement de rédiger dans les deux ans une nouvelle loi conforme à sa décision.

Dans l’enceinte du tribunal, des dizaines de partisans de la légalisation ont applaudi à tout rompre ce jugement historique, tandis qu’à l’extérieur plusieurs d’entre eux profitaient déjà de la décision en fumant sans retenue.

En 2017, un tribunal de la province du Cap occidental (sud) avait déjà jugé anticonstitutionnelle l’interdiction faite aux adultes de consommer du cannabis à domicile. Cette décision avait de fait décriminalisé l’usage de cette drogue dans la province.

Mais les ministères de la Justice, de la Police, de la Santé et du Commerce avaient saisi la Cour constitutionnelle, estimant qu' »il y avait une preuve objective des effets négatifs du cannabis ».

– « Grande victoire » –

Face au gouvernement, des consommateurs de marijuana avaient défendu son usage, arguant que l’interdiction du cannabis « s’immisçait de façon injustifiable dans la sphère privée » et contrevenait ainsi à leurs droits constitutionnels.

La consommation de cannabis / © AFP / John SAEKI, Laurence CHU, Adrian LEUNG

La justice leur a donné raison mardi. Son jugement ne décriminalise toutefois pas l’usage de la marijuana en public, ni sa commercialisation.

« L’herbe est légale maintenant », pouvait-on lire sur des panneaux brandis par des manifestants fous de joie devant le tribunal.

« Je suis heureux. Je ne serai plus poursuivi pour possession » de marijuana, s’est réjoui Ruaan Wilson, 29 ans, entre deux bouffées. « Maintenant, la police peut se concentrer sur les vraies drogues et les criminels », a-t-il estimé.

« Je fume depuis 1968 et aujourd’hui ce jugement sèche mes larmes et celles de tous les rastas », a réagi Girma Anbessa, Sud-Africain de 60 ans.

La possession, la culture et la consommation de marijuana – même en petite quantité – étaient jusqu’à présent interdites et passibles de peines de prison.

« Ce jugement aurait du être rendu depuis longtemps », a réagi Moses Mayekiso, président du parti du Changement démocratique africain. La marijuana a « le pouvoir d’aider la population, économiquement et sur le plan médical », a-t-il ajouté.

– Antidouleur –

La Cour constitutionnelle aurait dû aller plus loin, a cependant estimé Jeremy Acton, du parti Dagga en Afrique du Sud qui défend les droits des consommateurs de cannabis. « Ce n’est pas assez. On devrait également être autorisé à avoir du cannabis en public », a-t-il déclaré.

Af. du Sud: l’usage du cannabis à titre privé décriminalisé / © AFP / Zama Luthuli

Dans le monde, le statut légal de l’usage du cannabis varie grandement. Au Portugal par exemple, sa possession et sa consommation sont largement décriminalisées, tandis qu’en Arabie saoudite, les consommateurs encourent la peine de mort.

La décision de la Cour constitutionnelle sud-africaine s’inscrit dans la droite ligne des recommandations de l’ONU, qui en 2016 avait appelé les Etats à « réexaminer leurs politiques et leurs pratiques » en matière de cannabis après des décennies de répression.

Pour Phephsile Maseko, de l’organisation sud-africaine des médecins traditionnels, le jugement rendu mardi est « une grande victoire non seulement pour les praticiens de santé mais aussi pour nos patients ».

« Nous utilisons le cannabis pour l’anxiété, les coliques chez les enfants. On l’utilise aussi comme antiseptique, le tout en secret depuis des années. Maintenant on va pouvoir développer la plante et créer de nouveaux médicaments sans peur d’être stigmatisés », a estimé Mme Maseko.

La communauté scientifique demeure, elle, divisée sur les bienfaits médicaux du cannabis.

En 2017, l’Académie américaine des sciences avait proposé une synthèse de plus de 10.000 travaux parus sur les effets de la plante. Si elle est efficace pour réduire la douleur dans certains cas, avait-elle estimé, trop de zones d’ombre demeurent encore sur son impact.

Romandie.comavec(©AFP / (18 septembre 2018 14h21)

Le Canada fixe au 17 octobre la légalisation du cannabis

juin 20, 2018

La consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada le 17 octobre / © AFP/Archives / PHILIPPE HUGUEN

La consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada le 17 octobre, faisant du pays le premier du G7 à autoriser cette drogue douce, cinq ans après que l’Uruguay soit devenu le premier pays au monde à légaliser de la sorte.

Le Premier ministre libéral Justin Trudeau en a fait l’annonce après que les deux chambres du Parlement canadien ont voté cette semaine le projet de loi du gouvernement.

« Nous nous sommes engagés à améliorer notre système pour mieux protéger nos jeunes et priver d’argent le crime organisé », a déclaré le Premier ministre à la séance des questions à la Chambre des Communes.

M. Trudeau a justifié le délai avant l’entrée en vigueur de la loi par le fait que les provinces, qui devront organiser la vente dans des magasins autorisés, avaient demandé plus de temps pour le faire.

« On a écouté les provinces qui nous demandent plus de temps pour l’implanter, c’est pour ça que nous acceptons les demandes des provinces et on va légaliser à partir du 17 octobre 2018 », a-t-il dit.

La prohibition du cannabis est en vigueur depuis 1923 au Canada, mais le gouvernement autorisait depuis 2001 son usage thérapeutique.

Concrètement, d’ici le 17 octobre, rien ne change, le cannabis demeurera illégal, à moins d’être autorisé à des fins médicales ou scientifiques.

Pour la suite, les adultes ayant au moins 18 ou 19 ans, selon la province ou le territoire, pourront légalement acheter, cultiver et consommer une quantité limitée de cannabis.

Chaque ménage canadien pourra faire pousser jusqu’à quatre plants chez lui et une personne pourra détenir en public jusqu’à 30 grammes de cannabis légal, a précisé le gouvernement.

– ‘Ne conduisez pas en planant

Le Premier ministre, qui avait avoué en 2013 avoir déjà fumé « cinq ou six fois » un joint avec des amis, a justifié la légalisation par la nécessité de sortir les trafiquants du marché et de protéger les jeunes.

« Notre approche, centrée sur la santé publique, protégera mieux nos jeunes, détrônera le marché illégal et fournira aux adultes une source légale de cannabis de qualité contrôlée », a souligné pour sa part Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé.

La consommation de cannabis / © AFP / John SAEKI, Laurence CHU, Adrian LEUNG

« La sensibilisation du public demeurera la clé de voûte de nos efforts pour aider les Canadiens à bien s’informer sur le cannabis et à faire des choix éclairés », a-t-elle ajouté.

« La conduite sous l’influence de la drogue, y compris du cannabis, ainsi que le transport transfrontalier de cannabis sont déjà illégaux et ils le demeureront », a averti de son côté Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique.

« La conduite sous l’influence de la drogue est extrêmement dangereuse et elle peut ruiner votre vie en un clin d’oeil: ne conduisez pas en planant », a-t-il averti.

Justin Trudeau est persuadé qu’après le Canada, d’autres grands pays vont suivre.

Certains pays occidentaux « reconnaissent que le Canada est en train d’être audacieux (…) et reconnaissent l’honnêteté » du pays, qui avoue que le système répressif actuel « ne fonctionne pas pour empêcher nos jeunes d’avoir un accès facile au cannabis », avait déclaré à l’AFP Justin Trudeau en mai.

– 400 millions de dollars –

Au passage, le gouvernement canadien va encaisser des recettes fiscales sur un marché estimé à 6 à 7 milliards de dollars canadiens (3,9 à 4,5 milliards d’euros).

Pour chaque gramme de cannabis vendu à un prix inférieur ou égal à 10 dollars, un droit d’accise d’un dollar canadien (0,65 euro) sera collecté avec une répartition entre l’État fédéral (un quart) et les provinces. A cela s’ajoutent les taxes à la consommation fédérales et provinciales allant au total de 10% à 15% environ selon les provinces.

Le ministre des Finances Bill Morneau table sur une manne fiscale de l’ordre de 400 millions de dollars canadiens, avec l’objectif de garder des prix bas pour se « débarrasser du marché noir ».

Il reviendra d’ici le 17 octobre aux provinces d’organiser la vente de cannabis dans des magasins autorisés, parfois sur le mode actuel des boutiques de vente d’alcool contrôlées par les pouvoirs publics.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2018 23h22)

Congo/Mouyondzi: il égorge le chat du voisin et le mange à la banane

juin 19, 2018

 

Le trophée du chat en mode consommation
Moutouchsson, originaire du village Mayalama à un jet de pierre de la ville de Mouyondzi dans le département de la Bouenza (sud), reconnu comme grand consommateur de chat au quartier Mbota à Pointe-Noire, a encore frappé très fort.

Lors de son dernier séjour dans son village natal (Mayalama), le jeune carnivore n’a pas hésité d’attraper intelligemment le chat de son voisin qu’il a égorgé froidement avant de le mettre au feu.

Dans le département de la Bouenza, manger du chat fait partie de la tradition. Bien que sa consommation ait chuté, chaque année plusieurs chats (ki wayi) en langue bembé, sont mangés dans la Bouenza.

Il est vrai qu’au Congo-Brazzaville, la loi reste muette sur cette pratique alimentaire, il va s’en dire que celle-ci met tout de même à mal les us sociaux, car le chat est considéré par tous comme un animal de compagnie.

Il est peut-être temps que les autorités se penchent sur la question, même si certains jeunes justifient leurs pratiques par la situation de crise qui sévit dans le pays.

Jack MAÏSSA / Les Echos du Congo Brazzaville

5.000 milliards de sacs par an: le monde malade de sa consommation de plastique

juin 5, 2018

Un ruisseau rempli de plastiques dans un bidonville de Manille le 12 mai 2018.n / © AFP/Archives / NOEL CELIS

Environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde et, comme l’essentiel du plastique, une infime proportion est recyclée, affirme mardi l’ONU dans un rapport pointant un défi d’une ampleur « décourageante ».

Dans ce document rendu public à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, l’ONU relève que si les modes de consommation actuels et les pratiques de gestion des déchets se poursuivent, on comptera environ 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les décharges et l’environnement à l’horizon 2050.

« L’ampleur du défi est décourageante », indique l’ONU. « Depuis les années 1950, la production de plastique a dépassé celle de presque tous les autres matériaux. »

« Nos océans ont été utilisés comme une décharge, ce qui provoque l’étouffement de la vie marine et transforme certaines zones marines en soupe plastique », déclare dans le rapport le chef d’ONU Environnement, Erik Solheim.

« Dans certaines villes, les déchets plastiques bouchent les canalisations, ce qui provoque des maladies. Consommés par le bétail, ils trouvent leur chemin jusque dans la chaîne alimentaire. »

L’essentiel de ces déchets sont des plastiques à usage unique, comme les bouteilles en plastique, les bouchons en plastique, les emballages alimentaires, les sacs plastique de supermarché, les couvercles en plastique, les pailles, les touilleurs et les récipients alimentaire à emporter, énumère le rapport.

Les chiffres donnent le tournis: on estime qu’environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés dans le monde chaque année, soit presque 10 millions par minute.

« S’ils étaient attachés ensemble, ils pourraient entourer la planète sept fois toutes les heures », avance le rapport.

Seulement 9% des neuf milliards de tonnes de plastique que le monde a jamais produites ont été recyclées. Une part à peine plus grande – 12% – a été incinérée.

Le reste a fini dans les décharges, les océans, les canalisations, où il mettra des milliers d’années à se décomposer totalement.

En attendant, il contamine les sols et l’eau avec des particules de microplastiques dont certaines ont été retrouvés selon l’ONU jusque dans le sel de table commercial.

Les études montrent, indique le rapport, que 90% de l’eau en bouteille et 83% de l’eau du robinet contiennent des particules de plastique.

L’ONU salue un début de prise de conscience face à l’ampleur du problème, en relevant que plus de 60 pays ont adopté des politiques visant à réduire cette pollution.

Mais ce n’est pas suffisant, selon l’ONU qui plaide pour une meilleure gestion des déchets, des mesures d’incitation pour encourager les consommateurs à changer leurs habitudes de consommation ou encore davantage de recherches sur les matériaux alternatifs.

« Nous avons un besoin urgent de leadership et d’intervention de la part du gouvernement pour faire face à la marée montante des plastiques », indique le rapport.

Romandie.com avec (©AFP / 05 juin 2018 14h54)                  

Pour Trudeau, légaliser le cannabis au Canada va faire boule de neige

mai 11, 2018

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau répond aux questions de journalistes de l’AFP à Ottawa, le 9 mai 2018. / © AFP / Lars Hagberg

La légalisation du cannabis au Canada, effective « dans l’été », est suivie de près par les alliés d’Ottawa qui pourraient rapidement s’en inspirer, a déclaré Justin Trudeau dans un entretien exclusif à l’AFP.

Promesse de campagne, cette mesure va faire du Canada le premier pays du G7 à autoriser la production, le commerce et la consommation de cette drogue douce, cinq ans après l’Uruguay, premier Etat de la planète à l’avoir fait.

Le Sénat canadien devrait adopter une version finale du projet de loi début juin pour une entrée en vigueur attendue « pendant l’été », a dit le Premier ministre canadien.

« Il y a beaucoup d’intérêt de nos alliés pour ce que l’on fait, ils reconnaissent que le Canada est en train d’être audacieux (…) et reconnaissent notre honnêteté, quand on avoue que le système actuel ne fonctionne pas pour empêcher nos jeunes d’avoir un accès facile au cannabis », a-t-il relevé, un mois avant le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G7 au Canada.

« Dans beaucoup de pays, notamment au Canada, il est plus facile (pour un mineur, NDLR) d’acheter un joint que d’acheter une bière. Ca n’a aucune logique! Et, en plus, c’est une source de revenus épouvantables pour le crime organisé », a poursuivi M. Trudeau.

Son gouvernement libéral veut croire « qu’en contrôlant et en réglementant la vente de cannabis, on va pouvoir mieux protéger nos communautés, mieux protéger nos jeunes », a expliqué le Premier ministre.

« Les alliés auxquels j’ai parlés sont intéressés de voir comment ça va se passer (…) avant de se lancer », a noté M. Trudeau, sans préciser à quels pays il faisait référence. « Si ça fonctionne bien, et je m’attends à ce que ça fonctionne bien, ça me surprendrait énormément qu’ils tardent beaucoup à étudier quel modèle pourrait fonctionner pour eux », a-t-il dit.

Une fois que le gouvernement fédéral aura légalisé le cannabis, les provinces et territoires canadiens auront la tâche d’en organiser le commerce. L’Ontario et le Québec, qui représentent plus des deux tiers de la population canadienne, ont déjà prévu un encadrement strict par des entreprises publiques spécialisées.

En termes de valeur, la production de « l’industrie du cannabis égale l’industrie de la bière » et est « plus grande que l’industrie du tabac », selon des statistiques officielles évaluant à 5,7 milliards de dollars canadiens (3,7 milliards d’euros) les dépenses des Canadiens en cannabis en 2017.

Romandie.com avec (©AFP / 11 mai 2018 13h22)