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Canada: La construction de deux brise-glaces lourds pour la Garde côtière coûterait 7,25 G $

décembre 16, 2021

OTTAWA — Les projets du gouvernement fédéral de construire de nouveaux navires pour la Marine et la Garde côtière coûtent de plus en plus cher.

© Fournis par La Presse Canadienne

Dans un rapport publié jeudi, le directeur parlementaire du budget, Yves-Giroux, estime ainsi que la décision d’Ottawa de construire deux nouveaux brise-glaces polaires pour la Garde côtière coûterait 7,25 milliards $. 

Or, cela représente une augmentation spectaculaire par rapport à l’estimation la plus récente du gouvernement, publiée en 2013, qui était alors de 1,3 milliard $ pour un brise-glaces. 

Bien qu’une partie de l’explosion des coûts puisse évidemment être liée à la décision de construire deux de ces brise-glaces lourds au lieu d’un seul, le rapport de M. Giroux indique que le plan du gouvernement de faire construire les navires dans deux chantiers navals différents contribue également à cette hausse.

Le gouvernement libéral a annoncé sans prévenir, en mai dernier, qu’il achèterait finalement deux brise-glaces polaires au lieu d’un seul: l’un doit être construit au chantier naval Davie, à Lévis, et l’autre à Vancouver.

La décision d’ajouter un deuxième brise-glaces et de diviser le contrat a été considérée par certains analystes comme une façon pour les libéraux d’améliorer leurs chances électorales dans ces deux régions.

Avec La Presse Canadienne

Route Brazzaville-Ouesso-Bangui-N’Djamena: la BDEAC apporte sa contribution pour la construction de l’ouvrage

novembre 20, 2021

La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) a promis, le 17 novembre, d’accorder un financement de cent milliards FCFA pour l’aménagement du corridor multimodal. Le projet du bitumage du corridor devrait interconnecter le Congo, la Centrafrique et le Tchad.   

Un tronçon de route d’intégration/DR

La réalisation du projet de bitumage de la route d’intégration Brazzaville-Ouesso-Bangui-N’Djamena constitue une avancée majeure pour l’Afrique centrale considérée comme la sous-région la moins intégrée du continent, avec un déficit infrastructurel et une faible connexion entre les réseaux de transports. À cela s’ajoutent de nombreuses tracasseries administratives et policières liées à la navigation sur le réseau fluvial Congo-Oubangui-Sangha.

Pour un coût total estimé à 1,7 milliard de dollars, soit environ 955, 4 milliards de FCFA, le projet du corridor n°13 de l’Union africaine constitue l’un des onze projets intégrateurs prioritaires du Programme économique régional de la zone Cémac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale). Il comprendra quelque 1 310,311 km de corridor, 25,17 km de pénétrantes et 49,07 km de voiries.

Le projet de corridor, qui n’a pas encore commencé, comprendra également la construction et le bitumage des tronçons de route en terre entre Ouesso-Bétou (Congo), Bétou-Mbaiki, et Bossembélé-Mbaikoro (Centrafrique-Tchad), ainsi que la réhabilitation des tronçons de routes bitumées Mbaiki-Bangui et Bangui-Bossembélé (Centrafrique).

Le président de la BDEAC, Fortunato-Ofa Mbo Nchama, a salué l’engagement de son institution en faveur du développement socio-économique et de l’intégration sous-régionale. « La construction de ce corridor fait partie de nos projets intégrateurs prioritaires et porte sur un montant de presque  cent milliards de FCFA. Sa réalisation permettra de relier directement trois pays de la Cémac et d’offrir une alternative d’accès à l’Océan atlantique à la République du Tchad et à la République centrafricaine », a-t- il dit, ajoutant que le projet est aussi ouvert aux partenaires privés.

L’ambition des dirigeants de la zone Cémac est de permettre à terme: l’accroissement des échanges économiques inter-États ; l’accès direct au port de Pointe-Noire où pourront transiter les marchandises en provenance et à destination de la Centrafrique et du Tchad ; la mise en valeur des ressources naturelles et des richesses minières de la région d’Afrique centrale ; le désenclavement de certaines zones inaccessibles et la réduction de la pauvreté.

Il faut noter qu’il y a un an, les 16 et 17 novembre 2020, la Commission Cémac a initié une table-ronde à Paris (France), dans le but de mobiliser les investisseurs européens. Le bilan de la table-ronde était qualifié de positif, en raison de nombreux engagements enregistrés du côté des partenaires. 

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo

RDC-Eruption volcanique de Nyiragongo : le Miss s’oppose à la construction des logements pour des sinistrés par la présidence rwandaise

novembre 16, 2021

 Dans des messages publiés les 15 et 16 novembre sur tweeter, le Mouvement des indignés de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (Miss-RDC) s’oppose au financement, par le président rwandais, Paul Kagame, de la construction d’un camp pour les déplacés de la dernière éruption du volcan Nyiragongo, dans le Kivu.

Photo: Félix Tshisekedi et Paul Kagame/DR

Pour les Indignés, le président Paul Kagame ou celui de l’Ouganda, Yoweri Museveni, considérés comme des bourreaux de la population dans l’est de la RDC, ne peuvent plus, à ce jour, se faire des protecteurs de cette même population. De l’avis de ces activistes, en proposant ce financement, Kagame veut s’approcher de cette population pour mieux la croquer. « Don de construction de Kagame aux Congolais! Don des infrastructures de Museveni aux Congolais! Ces bourreaux devenus protecteurs pour mieux abriter et croquer leurs proies. Quelle humiliation et moquerie pour les victimes? Une honte pour la République! », écrit Nicole Kavira, la présidente de Miss-RDC..

Une menace claire aux autorités congolaises

Dans leurs messages, les Indignés menacent, en outre, de rendre responsables les autorités congolaises des différents massacres de la population, au cas où elles accepteraient cette proposition du président rwandais. « Si le gouvernement congolais accepte que ce criminel de Kigali vienne construire ses abris pour les Congolais du Kivu, nous accuserons officiellement les autorités congolaises d’être responsables des tueries de leur propre population », écrit la coordonnatrice du Miss-RDC.

Il est, en effet, rappelé que le président rwandais, Paul Kagame, s’est engagé auprès de son homologue congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, à offrir une « aide spéciale » aux sinistrés de l’éruption du volcan Nyiragongo au Nord-Kivu. A en croire des sources, ce don consiste en la construction d’un « village moderne » estimée à trente millions de dollars américains. Selon ces sources, ce projet devrait être mené par les militaires de l’armée rwandaise.

Selon le coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’accord d’Addis-Abeba (MNS), Claude Ibalanky, qui s’est confié à Actualité.cd,  ce projet accueillera entre deux cents et quatre cents familles. Il s’agit d’un village modèle et moderne, qui comprend les habitations, centre scolaire donc maternelle, primaire, secondaire bien équipé avec des laboratoires et autres, un centre médical, avec une maternité et des lits d’hospitalisation, etc. « Cela comprend également des activités économiques telles que nous avions visité au Rwanda, il y a des activités économiques pour rendre le centre un peu indépendant financièrement et puis bon, il y a tous les autres services comme l’eau, l’électricité, les routes et ainsi de suite », a-t-il expliqué au média en ligne.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Canada-Québec: Une serre de cannabis sera bientôt construite à Shawinigan

septembre 24, 2021

Une serre servant à cultiver du cannabis devrait voir le jour dans le parc industriel Albert-Landry, à Shawinigan, d’ici le printemps prochain. Les actionnaires impliqués dans le projet comptent y produire annuellement 650 kg de cannabis, et leur produit pourrait être vendu à travers le Canada.

Jean-Patrick Berthiaume (à gauche) et Hugo Beaumont Tremblay, de Yougo Genetics.© COURTOISIE Jean-Patrick Berthiaume (à gauche) et Hugo Beaumont Tremblay, de Yougo Genetics.

Le projet est porté par Gérard Bilodeau, Jean-Patrick Berthiaume, Richard Parent et Hugo Beaumont Tremblay. La serre sera hybride, se servant du soleil pour diminuer les dépenses énergétiques. La construction du bâtiment doit débuter dans les prochaines semaines.

«Normalement, on devrait commencer la construction d’ici la fin octobre. On planifie finir vers mars ou avril et la serre devrait être en opération d’ici septembre 2022. Notre produit devrait être disponible sur le marché d’ici la fin de 2022, début 2023», explique M. Beaumont Tremblay.

Avant de faire pousser le moindre plant, les associés devront d’abord faire la démonstration que la sécurité de l’endroit est adéquate. Il leur faudra installer des caméras de sécurité et des portes magnétiques avant d’espérer avoir le permis les autorisant à cultiver du cannabis.

«On travaille avec un sous-traitant qui va nous permettre de rentrer dans les normes exigées. C’est garanti qu’on va avoir le permis», déclare M. Beaumont Tremblay.

Seule la culture sera faite sur place, car la transformation du cannabis sera effectuée par une autre entreprise, qui demeure à déterminer. Cette décision permettra au quatuor d’éviter les frais liés à la construction d’un laboratoire et à l’embauche d’un scientifique en chef certifié par Santé Canada pour contrôler la qualité de chaque lot. Même si l’entreprise dépendra d’une tierce partie pour la transformation et l’emballage de son cannabis, M. Beaumont Tremblay croit qu’elle n’aura aucune difficulté à trouver des clients, non seulement au Québec, mais aussi dans le reste du Canada.

«Le gouvernement a fait l’annonce qu’il cherche des microproducteurs. Et on se rend compte que les gens recherchent plus des produits artisanaux que ceux venant des grands producteurs», avance-t-il.

L’homme d’affaires se fie sur la notoriété de son entreprise, Yougo Boro, qui fabrique et vend des accessoires pour fumer le cannabis, pour promouvoir la matière première qui sera produite à Shawinigan. C’est d’ailleurs l’entreprise Yougo Genetics, dont M. Beaumont Tremblay et M. Berthiaume sont actionnaires, qui s’occupera de faire fonctionner la serre. La gestion du bâtiment sera gérée par Gestion immobilière de prestige de Shawinigan. Messieurs Beaumont Tremblay, Berthiaume et Bilodeau sont tous trois gestionnaires de cette société.

Selon M. Beaumont Tremblay, la serre nécessitera l’embauche de huit à dix personnes, mais ce nombre pourrait monter à 70, si les affaires vont bien.

Les quatre associés comptent investir 850 000 $ dans ce projet. La majorité des fonds viendra de leur poche, mais une partie doit être recueillie auprès d’investisseurs privés. M. Beaumont Tremblay invite d’ailleurs les personnes intéressées à participer au projet à le contacter.

«Intéressant pour l’apport économique»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, se réjouit pour sa part de l’implantation d’une telle entreprise.

«Maintenant que le cannabis est légal, on avait identifié quelques endroits dans nos parcs industriels pour une possible implantation d’une usine de production. Il fallait que ce soit loin des bâtiments et que ce soit sécurisé. Les promoteurs sont sérieux dans leur projet d’usine de cannabis à des fins médicinales, et ceux qui ont acheté le terrain respecteront l’ensemble des règles qui régissent la mise en place d’une usine. C’est intéressant pour l’apport économique et pour la création d’emplois. Nous demeurons ouverts si d’autres projets du genre devaient se manifester», dit-il.

M. Beaumont Tremblay se réjouit de l’appui qu’il dit avoir reçu de la Ville de Shawinigan et de M. Angers. Il estime lui aussi que le sérieux de sa démarche a contribué à convaincre l’administration municipale du bien-fondé du projet.

«La Ville de Shawinigan cherchait depuis déjà un bout de temps une entreprise de la sorte. Je crois que c’est important pour renouveler et faire revivre l’économie de la région», soutient-il.

Avec Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste 

Canada-Des leçons à tirer au Québec après l’effondrement d’une tour en Floride

juillet 12, 2021

L’effondrement d’une tour résidentielle en Floride le mois dernier a eu des échos jusqu’au Québec, où plusieurs organisations et experts recommandent une surveillance obligatoire des chantiers et un meilleur entretien des bâtiments. Le gouvernement Legault se dit à l’écoute.

Au Québec, aucun contrôle de qualité n’est fait durant la construction des bâtiments résidentiels. C’est à l’entrepreneur responsable du chantier que revient ce rôle. En juin, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, a d’ailleurs soulevé, dans son rapport annuel, le manque de vérification par la RBQ des compétences et des antécédents des entrepreneurs en construction.

© Darryl Dyck La Presse canadienne Au Québec, aucun contrôle de qualité n’est fait durant la construction des bâtiments résidentiels.

C’est à l’entrepreneur responsable du chantier que revient ce rôle. En juin, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, a d’ailleurs soulevé, dans son rapport annuel, le manque de vérification par la RBQ des compétences et des antécédents des entrepreneurs en construction.

« C’est tellement inexplicable. Un bâtiment qui s’effondre comme ça et qui s’émiette à ce point, c’est étonnant », lance au Devoir le président de l’Ordre des architectes du Québec (OAQ), Pierre Corriveau, encore soufflé par l’effondrement, le 24 juin dernier, de la Champlain Towers South, une tour de 12 étages. Le décompte des morts n’a cessé de grimper dans les derniers jours.

Les causes de cette tragédie, survenue à Surfside, demeurent nébuleuses. Un rapport d’une firme d’ingénierie avait néanmoins fait état en 2018 d’une importante détérioration de la structure de béton présente dans le stationnement souterrain du bâtiment, ont rapporté plusieurs médias américains. Quelques mois avant l’effondrement de l’immeuble, un autre rapport avait fait d’état d’une dégradation du béton situé près de la piscine de celui-ci, tandis que la présidente de l’assemblée des copropriétaires de la tour s’inquiétait dans une lettre datée du mois d’avril de la dégradation rapide du bâtiment.

Au nord de la frontière, une question émerge : une telle tragédie, aussi rare soit-elle, pourrait-elle survenir au Québec ? « Oui, ça peut arriver, mais les risques sont infimes », tranche M. Corriveau, qui assure que des règles encadrent la conception des bâtiments dans la province.

Resserrement des règles

Les normes entourant l’inspection des grands bâtiments résidentiels au Québec ont d’ailleurs été resserrées en 2013 à la suite d’accidents mortels survenus à Montréal quelques années plus tôt. En juillet 2009, une femme de 33 ans a perdu la vie après qu’un bloc de béton se fut détaché du 18e étage d’un hôtel de la rue Peel, au centre-ville de la métropole, pour aboutir sur la table du restaurant où elle se trouvait en présence de son compagnon, qui, lui, a survécu. Moins d’un an plus tôt, en novembre 2008, une partie du stationnement souterrain d’un immeuble résidentiel de 14 étages situé dans l’arrondissement de Saint-Laurent s’était effondrée, tuant un homme dans la trentaine. 

Ainsi, depuis mars 2013, les propriétaires d’immeubles de cinq étages et plus qui ont été construits depuis au moins 10 ans sont dans l’obligation de faire inspecter la façade et le stationnement étagé de ceux-ci de façon approfondie tous les cinq ans par un ingénieur. Ce n’est toutefois que lorsqu’un danger imminent est repéré que les rapports d’inspection sont acheminés à la Régie du bâtiment du Québec. Certains « gestionnaires d’immeubles » ignorent par ailleurs l’existence de ces exigences, constate l’ingénieur en structure André Houle.

« Ce n’est pas systématique […] Quand vous n’inspectez pas, vous ne savez pas. C’est là qu’il y a un trou dans le système », laisse-t-il tomber.

Les copropriétaires sont par ailleurs souvent réticents à approuver des travaux de rénovation de la structure de leur immeuble, de crainte que cela ait pour effet de faire gonfler leurs frais de copropriété, évoque pour sa part le secrétaire général du Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec, Yves Joli-Cœur. « Il y a de la misère qui est en train de s’installer dans les immeubles », estime-t-il.

Pour remédier à cette situation, le professeur en génie civil à l’Université Concordia Adel Hanna propose que les inspecteurs du gouvernement Legault et des villes de la province inspectent les bâtiments résidentiels de façon « plus rigoureuse » et impose « une grande pénalité » aux propriétaires immobiliers qui négligent l’entretien de leurs immeubles. « L’entretien des bâtiments, c’est vraiment important », souligne-t-il.

Manque de surveillance

Par ailleurs, l’OAQ et l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) déplorent que le gouvernement Legault n’ait pas encore rendu obligatoire la surveillance des chantiers par des professionnels, comme c’est le cas notamment en Ontario. Ainsi, les promoteurs immobiliers s’assureraient du respect des plans et des devis de leurs projets pendant la construction et éviteraient ainsi d’avoir à réaliser des travaux correctifs pour corriger un vice de construction après coup, souligne la présidente de l’OIQ, Kathy Baig.

« Au Québec, il n’y a aucun contrôle de qualité qui est fait en inspection continue [pendant la construction]. C’est-à-dire que vous pouvez monter une tour de 60 étages et que personne ne va vous dire s’il y a assez d’armatures dans les colonnes ou pas. Il faut s’en remettre à l’entrepreneur », explique également M. Joli-Cœur.

Dans son rapport annuel publié en juin, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, a d’ailleurs soulevé le problème du manque de vérification par la RBQ des compétences et des antécédents des entrepreneurs en construction.

« On joue un peu avec le feu compte tenu du fait qu’on s’en tient à la compétence des entrepreneurs [sur les chantiers de construction]. Ça peut être une patate chaude. Il faut réagir rapidement à la surveillance », dit Pierre Corriveau.

Québec promet d’agir

Joints par Le Devoir, tant la RBQ que le gouvernement du Québec assurent que la possibilité de rendre obligatoire la surveillance des chantiers est envisagée. « Nous avons l’intention de nous y attaquer de façon imminente », souligne le cabinet de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest. « C’est un élément qui est à l’étude », indique pour sa part le porte-parole de la RBQ, Sylvain Lamothe, qui rappelle par ailleurs que les exigences contenues dans le Code de construction du Québec « sont revues de façon périodique ».

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) prévient pour sa part qu’une surveillance obligatoire des chantiers pourrait faire monter la facture de ceux-ci d’environ 7 %. « Ce n’est pas vrai que les gens sont prêts à payer ça, contrairement à ce que les ingénieurs disent », dit le directeur du service technique de l’APCHQ, Marco Lasalle. L’OIQ a pourtant mené des sondages qui montrent un appui de la population à une telle mesure, malgré la facture qui y est associée.

Chose certaine, tant les architectes et les ingénieurs que la RBQ et Québec attendent avec impatience de voir ce qui ressortira de l’enquête en cours pour élucider les causes du drame survenu en Floride le mois dernier. « Si jamais il y a des informations qui nous portent à croire qu’on devrait prendre des mesures [pour améliorer nos façons de faire au Québec], on va les prendre, ça c’est certain », affirme Kathy Baig.

Avec Le Devoir par Zacharie Goudreault 

Canada-Québec: Le restaurant Le Grec va construire une usine à Trois-Rivières

février 20, 2021

Le célèbre restaurant Le Grec de Trois-Rivières a su tirer son épingle du jeu pendant la pandémie grâce à la production de milliers de pizzas congelées. La demande étant très forte, l’équipe planche sur un projet d’usine de production de pizzas congelées qui verra le jour en 2021 à Trois-Rivières.

Le restaurant Le Grec de Trois-Rivières a célèbré son 60e anniversaire en 2019.

© /Facebook / Le Grec – Restaurant & Produits Le restaurant Le Grec de Trois-Rivières a célèbré son 60e anniversaire en 2019.

Le chantier est même déjà commencé dans le parc industriel Carrefour 40-55.

«C’était prévu dans quelques années», a expliqué la copropriétaire du restaurant, Ionna Yannopoulos, en entrevue à En direct.

«On voulait prendre un peu plus de temps, mais finalement, on a forcé la note et ça fait des épiciers et des clients d’épicerie heureux à travers le Québec pour le moment. On va avoir une capacité de production de beaucoup augmentée en usine tout en respectant la fameuse recette et le fameux goût de la pizza du Grec.»

Cette usine verra le jour possiblement au printemps. Les propriétaires ne s’avancent pas sur une date, mais précisent que le projet avance bien et à grands pas.

Une douzaine d’emplois seront créés à l’ouverture. «C’est une question de démarrage, puis de connaissance du mode usine alimentaire. C’est appelé à se développer selon nos capacités financières et les moyens qu’on aura pour aller de l’avant de plus belle, avec plus de volume, éventuellement», a ajouté Mme Yannopoulos.

Une forte demande

L’usine aura pour but de répondre à la demande grandissante pour ce produit à travers le Québec et même le Canada.

Ce nouveau produit, disponible dans une quarantaine d’épiceries, de la Mauricie, de Lanaudière et de Québec, fait travailler tous les cuisiniers réguliers à temps plein et les ventes qu’il engendre assurent la pérennité de l’entreprise.

«Nous, en sortant du 60e anniversaire en 2019, on voguait sur une vague de popularité et nos affaires allaient bien en service de restauration qu’on connaît depuis toujours. Le projet des pizzas congelées a été devancé dans notre développement des affaires conséquemment à la COVID», a expliqué Ionna Yannopoulos.

Elle a souligné que les cuisiniers «ont de la pizza derrière la cravate depuis la COVID». Les pizzas surgelées ont permis à la direction de garder le lien d’emploi avec presque tous les cuisiniers.

Avec Radio-Canda par Sébastien St-Onge avec les informations de Gabriel Gagnon et Francis Dubé

Coopération: l’Italie va construire des campus professionnels au Congo

décembre 8, 2020

La délégation italienne conduite par le Premier ministre honoraire, Massimo D’Alema,  a présenté aux syndicats patronaux congolais, le 7 décembre à Brazzaville, le projet de construction des  campus professionnels dans tous les départements du pays. 

Une vue des participants (Adiac)

Le projet de construction des campus professionnels  mobilisera un financement d’environ 250 millions d’euros. Piloté par le ministère de l’Enseignement technique, professionnel, de la Formation qualifiante et de l’Emploi, ce projet pourrait être effectif en juin prochain.

Massimo D’Alema a indiqué  qu’il  consiste à développer le Congo. « Les infrastructures sont plus importantes pour le développement d’un pays. L’enseignement professionnel peut contribuer à la formation des cadres de qualité dans les différents domaines où il y a une grande possibilité de coopération dans le domaine technique, de l’agriculture et bien d’autres », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’Italie est en train d’étudier d’autres possibilités de coopération avec ses partenaires. Elle cherche des formules de financement à travers la participation des institutions financières internationales et privées ainsi que des gouvernements.  « L’Italie est prête à travailler avec le Congo sur un projet concret », a  laissé entendre le Premier ministre honoraire.

La présentation du projet a été faite aux syndicats patronaux en présence du ministre de l’Enseignement technique, professionnel,  de la Formation qualifiante et de l’Emploi, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint- Eudes et le président de la  Chambre  de commerce de Brazzaville,  Paul Obambi.

Le ministre conglais a expliqué,  à cette occasion,  que ce projet résulte de l’ambition du chef de l’Etat à construire deux grands campus professionnels avec internat respectivement dans la partie Nord et Sud du pays. Ces infrastructures seront  chargées de la formation professionnelle et qualifiante.

Au niveau des départements, a-t-il poursuivi,  l’implantation des centres d’apprentissage professionnel tient compte des spécificités économiques et techniques. 

De son côté, le président de la Chambre de  commerce de Brazzaville a énuméré les differents  centres de formation nécessaires  pour faire le relai entre la formation professionnelle et  la chambre de commerce.

Au terme de la cérémonie, le président du collectif des opérateurs économiques du Congo, Josaphat-Roger Obesse, a relevé  l’importance des investisseurs dans un  pays. « La présentation du projet sur la construction des campus dans deux axes différents est une bonne chose. Mais ce qui nous intéresse est la participation des entreprises congolaises dans ce projet parce que nous voulons d’un partenariat gagnant-gagnant », a-t-il souligné.        

Avec Adiac-Congo par Lydie Gisèle Oko

Côte d’Ivoire : destruction d’un quartier populaire d’Abidjan pour la construction du quatrième pont

décembre 1, 2019

Le pont Henri-Konan-Bédié, à Abidjan.

Le pont Henri-Konan-Bédié, à Abidjan. © Jacques Torregano pour JA

 

Les autorités ivoiriennes ont entamé samedi la destruction du grand quartier populaire de Boribana, en vue de la construction du quatrième pont d’Abidjan, donnant lieu à de vastes mouvements de foules.

Encadrés par un important dispositif policier, les bulldozers ont commencé à détruire le quartier de Boribana situé en bord de la lagune, et qui compte près de 60 000 habitants.

Des milliers de personnes faisaient des va-et-vient entre leurs maisons et la route pour sortir réfrigérateurs, casseroles, matelas, télévisions mais aussi toits en tôle, robinets ou câbles électriques …

« On n’a pas le choix. On sort ce qu’on peut », affirme Sanogo Salia, marié et père de deux enfants qui vit en filmant des cérémonies. « On n’a pas d’argent pour aller ailleurs », explique ce locataire qui assure n’avoir touché aucune indemnisation.

Les autorités avaient prévenu jeudi les habitants que l’opération de destruction annoncée en mai puis reportée allait avoir lieu ce samedi. Beaucoup n’ont pas été prévenus ou n’ont pas voulu y croire.

« Les bâtis détruits aujourd’hui sont ceux pour lesquels les propriétaires ont reçu effectivement leur indemnité d’éviction », promet Coulibaly Salimata Tiegbala, coordinateur adjoint du projet de transport urbain d’Abidjan

« Les études ont commencé en 2016. Les locataires ont été recensés Il peut y avoir des omissions. Il y a des bureaux qui sont ouverts pour qu’ils soient pris en charge », a-t-elle précisé.

Quelque 34 milliards de FCFA (51 millions d’euros) du projet sont destinés à indemniser ou reloger les populations de ces zones très denses, selon le gouvernement.

Quatrième pont

Les autorités ont lancé en juillet 2018 les travaux du quatrième pont d’Abidjan qui va relier le quartier populaire de Yopougon à celui du Plateau, la zone des affaires, soulageant un des principaux axes de la capitale économique.

Le pont au-dessus de la lagune Ebrié, autour de laquelle s’est constituée Abidjan, mesurera 1,4 km. Il s’inscrit dans un projet de 7,2 km d’autoroutes urbaines et d’échangeur d’un coût total de 142 milliards de francs CFA (216 millions d’euros), qui doit permettre de désengorger le nord d’Abidjan peuplée de 5 millions d’habitants, en proie à des embouteillages permanents.

Le pont à péage devrait être emprunté par 70 000 véhicules par jour et ainsi soulager l’autoroute, seul grand axe du nord d’Abidjan. Un train urbain, un cinquième pont ainsi que plusieurs échangeurs et grands axes doivent aussi voir le jour à l’avenir dans la capitale économique ivoirienne.

Un collectif de propriétaires s’est plaint du niveau des indemnisations alors qu’il y a eu plusieurs manifestations pour protester contre la destruction du quartier.

La construction du troisième pont sur la lagune, achevé en 2014, est une des grandes réalisations du premier quinquennat du président Alassane Ouattara.

Jeuneafrique.com avec AFP

Laeticia Hallyday va construire un caveau familial à Saint-Barth

août 23, 2019

 

Laeticia Hallyday, la veuve de Johnny, va faire construire un caveau familial au cimetière de Lorient à Saint-Barthélemy, la petite île antillaise où le rockeur repose depuis le 11 décembre 2017, près de la mer.

«Il n’y a pas encore de caveau construit, seulement une autorisation qui a été donnée, sur les limites de la concession où se trouve Johnny actuellement», a indiqué vendredi à l’AFP le président de la Collectivité d’Outre-Mer de Saint-Barthélemy, Bruno Magras (LR). Laeticia Hallyday a acquis une concession et l’autorisation d’y construire un caveau familial peu après le décès du chanteur d’un cancer le 5 décembre 2017 à l’âge de 74 ans. Le chanteur appréciait la tranquillité de Saint-Barth, où il possédait une villa avec sa femme.

Le caveau, qui pourrait accueillir quatre personnes, devrait être construit tout à côté de la tombe actuelle. «Le jour où il faudra déplacer le corps de Johnny Hallyday, on le fera en respectant la procédure établie, comme pour toutes les familles, a ajouté Bruno Magras. Mais tout cela dépend de la famille du défunt. C’est elle qui décide quand elle construit le caveau et quand elle souhaite déplacer le corps.»

Si Johnny Hallyday continuera son repos éternel au petit cimetière de Lorient, ses voisins pourraient, eux, déménager. À côté de sa sépulture, se trouvent des tombes datant de l’époque où l’île était suédoise (1784-1877). La Collectivité est en train de les recenser et projette de les transférer vers le quartier de Public, où se trouve le cimetière suédois de Saint-Barthélemy.

Proche de l’idole des jeunes avec qui il partageait la passion de la guitare, Bruno Magras souligne que «Johnny m’a toujours manifesté son souhait d’être enterré à Saint-Barthélemy et d’y créer son caveau familial. Laeticia ne fait que respecter ce que son mari souhaitait». Depuis son inhumation à Saint-Barthélemy, choix qui avait déçu certaines communautés de fans, Johnny Hallyday reçoit des visites d’admirateurs et de curieux chaque jour. Mais la petitesse de l’île et son éloignement empêchent tout effet de masse autour de sa tombe.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Côte d’ivoire: lancement des travaux du quatrième pont d’Abidjan

juillet 30, 2018

Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly s’exprime lors du lancement des travaux du quatrième pont d’Abidjan, le 30 juillet 2018 / © AFP / Sia KAMBOU

Les autorités ont lancé en grande pompe lundi les travaux du quatrième pont d’Abidjan qui va relier le quartier populaire de Yopougon au Plateau, la zone des affaires, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le pont au-dessus de la lagune Ebrié autour duquel s’est constituée Abidjan, mesure 1,4 km. Il s’inscrit dans un projet de 7,2 km d’autoroutes urbaines et d’échangeur d’un coût total de 142 milliards de francs CFA (216 millions d’euros), qui doit permettre de désengorger le nord de la capitale économique ivoirienne, en proie à des embouteillages incessants.

L’appel d’offres a été remporté par la société chinoise China State Construction Engineering Corporation (CSCEC), qui doit remettre l’ouvrage terminé pour fin août 2020.

La Banque Africaine de Développement (BAD) finance le projet à hauteur de 103 milliards FCFA (150 millions d’euros) sous forme d’un prêt de 30 ans.

Quelque 30 milliards de FCFA (47 millions d’euros) sont destinés à indemniser ou reloger les populations de ces zones d’habitation très denses.

Le pont à péage devrait être emprunté par 70.000 véhicules par jour et ainsi soulager l’autoroute du Nord, seul grand axe du nord d’Abidjan et seul voie d’accès à Yopougon.

Cet ouvrage s’inscrit dans une volonté du gouvernement d’améliorer la circulation dans Abidjan avec la création notamment d’un train urbain, d’un cinquième pont et de plusieurs échangeurs et grands axes, a déclaré le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly estimant que ces travaux permettent « l’amélioration des conditions de vie des habitants et des performances du tissu commercial et industriel ».

« Ne vous laissez pas abuser par ceux qui disent +On ne mange pas goudron, on ne mange pas béton+ », a-t-il lancé estimant que ces investissements permettaient d’améliorer la « compétitivité » des entreprises et de « créer des emplois ».

« La modernisation est en marche sans oublier (…) le social », a conclu le Premier ministre lors de la cérémonie qui a réuni plusieurs milliers de personnes.

Le troisième pont enjambant la lagune d’Abidjan avait été inauguré en 2014.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2018 23h47)