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Diplomatie: la République de Saint-Marin a désormais une représentation au Congo

avril 5, 2021

L’installation de Marcello Della Corte, consul honoraire de la République de Saint-Marin en République du Congo, a été faite le 1er avril par Alexandre Honoré Paka, préfet du département de Pointe-Noire, en présence de Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique.

Le préfet de Pointe-Noire remettant le drapeau de Saint-Marin à Marcello Della Corte Crédit photo »Adiac »

Depuis près de cinq ans, le Congo et la République de Saint-Marin se sont engagés à travailler ensemble dans divers domaines. Une collaboration ponctuée par les accords diplomatiques signés le 28 septembre 2018 au Palais des Nations unies à New York scellant la coopération Congo et Saint-Marin.

L’intronisation du consul honoraire de la République de Saint-Marin en République du Congo de Marcello Della Corte traduit la cordialité des relations entre les deux pays renforcée par cette représentation diplomatique qui a pour siège Pointe-Noire. Une collaboration qui sera étroite avec toutes les institutions de la République a rassuré le préfet de Pointe-Noire en remettant les attributs de pouvoir au nouveau Consul.

Saint-Marin est l’un des plus petits Etats du monde mais aussi une ancienne République créée en l’an 300 après Jésus Christ, a dit le consul honoraire avant de réaffirmer son engagement à œuvrer auprès du Congo dans la recherche scientifique appliquée à la protection de l’environnement et à l’agriculture biologique dont l’expertise en la matière ne se dément plus. «  En collaboration avec le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, cette coopération s’est traduite par l’implantation dans le district de Tchiamba Nzassi du premier centre  biologique pour le traitement des déchets pétroliers, le premier de la sous-région certifié Iso 9001. La recherche scientifique et l’innovation technologique sont à la base des intérêts réciproques de nos deux Etats. La mise en place de ces relations diplomatiques ne fait que renforcer les échanges », a-t-il ajouté.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Les rebelles du Séléka s’approchent de Bangui

décembre 26, 2012

Moins de 24 heures après avoir déclaré une trêve, la rébellion centrafricaine de la coalition Sékéla continue son avancée vers Bangui. Elle n’est plus qu’à environ 350 km de la capitale.

La trêve n’aura donc duré que quelques heures. Après avoir déclaré, lundi, « l’arrêt de ses opérations », les rebelles de la coalition du Séléka ont repris leur offensive, mardi 24 décembre, et se sont emparés hier de la ville de Kaga Bandoro dans le centre-nord du pays à environ 340 km de la capitale centrafricaine Bangui. « Ils sont entrés (…) en véhicule et à moto, et ils se sont mis à tirer à l’arme lourde en direction des points stratégiques : base du détachement militaire, gendarmerie, poste des douanes, police », a déclaré à l’AFP une source militaire. Kaga Bandoro est le quatrième chef-lieu de préfecture du pays a être attaqué et occupé par la rébellion, après Ndélé (nord), Bria (centre), et Bambari (centre sud), désormais présente à l’est et au nord de Bangui.

Rebelles et pouvoir se rejettent la responsabilité de la reprise des combats. Les premiers accusent Bangui d’avoir rompu la trêve quand les autorités estiment que le Séléka n’a pas respecté sa promesse de suspendre son offensive. Lundi, la coalition avait annoncé « l’arrêt de ses opérations » et demandé au président centrafricain un cessez-le-feu.

La coalition du Séléka est dirigée par Michel Am Nondokro Djotodia (63 ans). Civil, ex-fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères et ex-consul à Nyala, au Soudan, cet originaire de la Vakaya avait déjà participé à une rébellion à la fin de 2006 avant de se réfugier à Cotonou, au Bénin. Le Séléka affirme avoir repris les armes pour réclamer l’application des différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, qui prévoyaient notamment un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion de ses soldats.

Bangui se dit prêt à négocier, mais demande au préalable à la rébellion de se retirer des positions conquises depuis le 10 décembre. « Le gouvernement est prêt, non seulement à signer un cessez-le-feu, mais à aller dialoguer avec les rebelles, avec l’opposition, pour l’avenir de notre pays », a réaffirmé le ministre centrafricain de l’Administration du territoire, Josué Binoua, sur RFI.

Quid des négociations de Libreville ?

Face à la rébellion, l’armée régulière, sous-équipée, démotivée et mal organisée, a démontré sa faible capacité de riposte, en particulier au moment de la prise ultra-rapide de Bambari, qui était pourtant l’une de ses places-fortes. Comme c’est le cas lors de chaque offensive, c’est presque sans résistance que la rébellion s’est emparée de Kaga Bandoro, que les Forces armées centrafricaines (FACA) avaient abandonnée dès lundi soir pour se regrouper à Dékoa, au sud.

Si les rebelles ne sont pas encore aux portes de Bangui, la présence d’éléments de l’armée tchadienne, qui avait déjà aidé François Bozizé à combattre les rébelles dans le nord en 2010, y est pour beaucoup. Le contingent tchadien, déployé sur les deux axes qui mènent à la capitale, compte environ 350 soldats. Un des groupes est basé à Sibut, à 5 heures de route de Kaga Bandoro, l’autre à Bossangoa.

Cette nouvelle offensive rebelle rend difficile l’application des accords de Ndjamena, signés vendredi 21 décembre lors du sommet des chefs du sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Les chefs d’État avaient appelé à un dialogue entre le gouvernement centrafricain, l’opposition et les rebelles, à Libreville, « sans délai ».

Jeuneafrique.com Par Vincent Duhem

Mali: le président Touré a démissionné, des islamistes revendiquent le rapt de diplomates

avril 9, 2012

Le président malien Amadou Toumani Touré, renversé le 22 mars,  a démissionné dimanche, ouvrant la voie au départ des putschistes et à l’arrivée  d’un président de  transition qui aura pour premier défi de pacifier le Nord aux  mains des rebelles touareg et d’islamistes armés.

Un groupe dissident d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a par ailleurs  revendiqué l’enlèvement du consul d’Algérie et de six membres de sa mission  jeudi à Gao, dans le nord-est du Mali, ce qui porte à 20 le nombre d’otages de  jihadistes dans le Sahel.

« J’ai décidé de vous remettre ma lettre de démission », a déclaré Amadou  Toumani Touré (ATT), en boubou et chéchia blancs, l’air fatigué et amaigri, en  rencontrant le ministre burkinabè des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, en  charge de la médiation ouest-africaine.

Sur des images diffusées par des télévisions, il a assuré démissionner « sans  pression du tout », « de bonne foi » et « surtout pour l’amour » de son pays.

Il s’agissait de la première apparition publique de l’ex-président Touré,  dont le lieu de résidence est tenu secret depuis le putsch.  M.  Bassolé l’a  rencontré au domicile d’un proche d’ATT dans l’ouest de Bamako.

La junte a conclu vendredi un « accord-cadre » avec la médiation conduite par  le Burkina Faso pour le compte de la Communauté économique des Etats d’Afrique  de l’Ouest (Cédéao), par lequel elle s’engage à rendre le pouvoir aux civils  après la démission d’ATT.

Le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, s’est vu comme ses  compagnons offrir l’amnistie.  Il doit désormais se retirer au profit du  président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, qui sera le président de  la période de transition devant s’achever par des élections présidentielle et  législatives à une date non précisée.

M.  Traoré a reçu un appel téléphonique de M.  Touré, qui lui a souhaité bon  courage pour sa mission, d’après l’entourage du président du parlement.

Selon l’accord de vendredi, un Premier ministre de transition doit également  être désigné, dont l’identité alimente les spéculations à Bamako.

Parmi les noms qui circulent figurent celui d’un Arabe du Nord, Zahby Ould  Sidi Mohamed, fonctionnaire de l’ONU au Soudan, mais aussi ceux de plusieurs  candidats à la présidentielle, même si certains préféreraient une personnalité  au profil moins partisan.

Revendication du Mujao

Le président burkinabè Blaise Compaoré a salué une « première » avancée – la  Cédéao a aussitôt levée son embargo « total » – tout en soulignant que la crise au  Nord restait à résoudre.

Elle a été précipitée par le coup d’Etat dont les auteurs accusaient ATT  d' »incompétence » dans sa gestion de l’offensive rebelle lancée en janvier.  La  moitié septentrionale du pays est passée il y a une semaine sous le contrôle  d’indépendantistes touareg, d’islamistes armés et de divers groupes criminels.

Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) a  déclaré « officiellement sa responsabilité dans l’enlèvement jeudi du consul  algérien et six (membres) de son équipe à Gao », dans un message à l’AFP.

Le Mujao avait revendiqué en décembre 2011 le rapt fin octobre dans l’ouest  de l’Algérie de deux Espagnols et une Italienne qui, selon un porte-parole du  groupe, sont toujours retenus par ces jihadistes.

Réunis à Nouakchott, des ministres de la Mauritanie, de l’Algérie et du  Niger – qui forment avec le Mali, absent, le groupe des pays « du champ » – ont  appelé à « l’amorce d’un processus de négociation » entre un nouveau pouvoir  central « fort et consensuel » à Bamako et la rébellion, qu’ils jugent pourtant  « largement noyautée par les groupes armés terroristes ».

Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg) a  proclamé vendredi l’indépendance du  Nord, déclaration rejetée par toute la  communauté internationale.

Sur le terrain, le MNLA ne semble plus maître du jeu, supplanté par les  islamistes du mouvement Ansar Dine d’Iyad Ag Ghaly, appuyé par Aqmi.

La création dimanche d’un nouveau groupe armé dénommé « Front de libération  nationale de l’Azawad » (FLNA), qui revendique 500 éléments, ajoute à la  confusion.

La Cédéao a de nouveau menacé de recourir à la force pour mettre fin à la  partition du Mali.  Elle envisage d’y envoyer 2. 000 à 3. 000 soldats, mais sa  mission et ses moyens restent très flous.

Pour l’Algérie, « la solution ne peut être que politique », et « un effort  militaire » pourrait aggraver une situation « déjà fragile et bien complexe ».

Enfin, dans son message pascal, le pape a demandé au « Christ d’accorder au  Mali, qui traverse un délicat moment politique, la paix et la stabilité ».

Jeuneafrique.com  avec AFP

Nord-Mali : le MNLA proclame unilatéralement « l’indépendance de l’Azawad »

avril 6, 2012

Déjà coupé en deux du fait de la défection de l’armée, le Mali  s’est réveillé avec en son sein un nouveau pays, proclamé indépendant par les  rebelles du MNLA : l’Azawad. Une région considérée comme le berceau naturel des  Touaregs.

Ultra-minoritaire parmi les Touaregs, eux-mêmes minoritaires au Nord du Mali,  le Mouvement  national de libération de l’Azawad (MNLA) de Mohamed Ag Najim a proclamé  unilatéralement vendredi « l’indépendance de l’Azawad », une région  qu’il considère comme le berceau d’origine des Touaregs. Signée par le  secrétaire général du MNLA, Billal Ag Achérif, la déclaration a été diffusée sur  le site internet du mouvement, et lue par un porte-parole sur la chaîne de  télévision française France 24.

« Nous proclamons solennellement l’indépendance de l’Azawad à compter de  ce jour », a déclaré Moussa Ag Attaher, qui a indiqué vouloir respecter « les frontières avec les États limitrophes. (…) Nous venons de terminer  un combat très important, celui de la libération (…) », a-t-il ajouté,  condamnant également l’enlèvement jeudi du consul d’Algérie à Gao (nord-est) avec six de ses  collaborateurs « par un commando terroriste » lors d’une opération « très violente ».

Tous les regards sont tournés vers le groupe salafiste Ansar dine, avec  lequel le MNLA a pactisé. Une alliance de circonstance pour la conquête du  Nord-Mali qui pourrait cependant rapidement être remise en cause, Ansar dine  ayant des liens très étroits avec Aqmi et revendiquant l’application de la  charia au Mali, et à plus forte raison dans l’« Azawad ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : les islamistes s’emparent du consulat d’Algérie à Gao |

avril 5, 2012

Le groupe salafiste Ansar dine s’est emparé ce matin d’un   consulat d’Algérie au nord-est du Mali. Le consul et six des employés ont  été  arrêtés et emmenés dans un lieu inconnu.

Le drapeau noir d’Ansar dine flotte sur le consulat d’Algérie à Gao, au nord-est du Mali. Le groupe armé a fait irruption ce matin, enlevant le  consul et six des employés algériens, selon des témoins sur place. Joint par  téléphone, l’un d’entre eux raconte la scène : « Je suis actuellement devant le  consulat d’Algérie au quartier 4 de Gao. Les islamistes armés sont entrés dans  le consulat, ont arrêté les diplomates et le personnel, descendu le drapeau  algérien pour mettre le leur ».

Une source à l’ambassade d’Algérie a confirmé à Jeune Afrique les  arrestations du consul et des employés. Puis le ministère algérien des Affaires  étrangères a rendu l’information officielle en milieu d’après-midi.

Un autre témoin a donné des détails sur le drapeau, identique à celui du  groupe salafiste dirigé par Iyad Ag Ghali : « C’est un drapeau noir avec des écritures  en arabe qu’ils ont mis à la place du drapeau algérien ».

Contrôle du Mujoa

Gao, qui abritait le commandement de l’armée malienne pour le Nord est tombée entre les mains de la rébellion et des islamistes  samedi 31 mars. Le contrôle de la ville est revendiqué par le Mouvement pour  l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujoa), des dissidents d’Aqmi.

Jeuneafrique.com  avec AFP