Posts Tagged ‘Contamination’

Pakistan: près de 700 patients dont des enfants contaminés au VIH

mai 26, 2019

 

Près de 700 personnes, pour la plupart des enfants, ont récemment contracté le virus du sida dans le sud du Pakistan, dont certaines ont été contaminées par des seringues usagées, ont indiqué ce dimanche les autorités.

«681 personnes, dont 537 enfants âgés de deux à 12 ans, ont été testées positives au VIH jusqu’à hier à Ratodero», un sous-district de la province du Sindh, a déclaré Zafar Mirza, conseiller à la santé auprès du premier ministre Imran Khan, lors d’une conférence de presse diffusée par la télévision publique. «L’utilisation de seringues usagées pourrait être une des causes de la propagation de la maladie», a-t-il poursuivi, ajoutant que plus de 21.000 personnes avaient été testées dans cette zone.

«Le premier ministre Imran Khan va dévoiler des mesures drastiques pour prévenir la maladie une fois que nous aurons déterminé la cause (exacte) de sa propagation», a annoncé Zafar Mirza, ajoutant que cette contamination était un sujet de «grave préoccupation» pour le gouvernement. Les enquêteurs affirment qu’un pédiatre, lui-même séropositif, pourrait être à l’origine de la contamination de Ratodero. Emprisonné, il nie avoir inoculé sciemment le virus aux patients.

Le Pakistan a longtemps été considéré comme un pays où la prévalence du VIH était faible. Mais le virus se propage désormais à un rythme inquiétant, en particulier chez les toxicomanes et les travailleurs du sexe. Avec quelque 20.000 nouveaux cas de séropositivité recensés pour la seule année 2017, le rythme de propagation de la maladie au Pakistan est le 2e plus rapide en Asie, selon des statistiques de l’ONU.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Royaume-Uni: décès de la Britannique contaminée au Novitchok à Salisbury

juillet 8, 2018

Des policiers montent la garde, le 8 juillet 2018, dans une rue de la ville de Salisbury (sud de l’Angleterre)où une Britannique contaminée à l’agent innervant Novitchok et hospitalisée à Salisbury est décédée / © AFP / NIKLAS HALLE’N

La Britannique contaminée à l’agent innervant Novitchok est décédée dimanche soir à l’hôpital de Salisbury (sud-ouest de l’Angleterre) où elle avait été admise il y a huit jours, a annoncé la police qui a ouvert une enquête pour meurtre.

« La police a ouvert une enquête pour meurtre après que la femme exposée à l’agent Novitchok à Amesbury, dans le Wilstshire, est décédée dimanche 8 juillet au soir », a annoncé Scotland Yard. Dawn Sturgess, âgée de 44 ans, était originaire de Durrington, a précisé la police, confirmant son identité pour la première fois.

La Première ministre Theresa May a immédiatement réagi à cette annonce. « Je suis horrifiée et choquée par la mort de Dawn Sturgess », a-t-elle déclaré dans un communiqué. « Mes pensées et mes condoléances vont à sa famille et à ses proches ».

« La police et les agents de sécurité travaillent pour établir les faits de manière urgente », a-t-elle ajouté. « Le gouvernement apporte tout son soutien à la population locale, confrontée à cette tragédie ».

Neil Basu, le chef de la police antiterroriste, en charge de l’enquête, a déclaré: « Dawn laisse derrière elle sa famille, ses trois enfants, nos pensées et nos prières sont pour elles dans cette période extrêmement difficile ».

« Cette terrible nouvelle ne servira qu’à renforcer notre détermination à résoudre cette enquête, identifier et traduire en justice les responsables », a-t-il ajouté.

Scotland Yard a précisé que l’homme âgé de 45 ans qui a été hospitalisé le même jour que Dawn Sturgess à Salisbury après avoir été lui aussi contaminé au Novitchok, était toujours dans un état critique.

Un de ses amis a affirmé à l’AFP qu’il s’agissait de Charlie Rowley, et qu’il était en couple avec Dawn Sturgess.

Les deux quadragénaires avaient été hospitalisés après avoir manipulé un « objet contaminé », avait indiqué la police en fin de semaine.

Leur contamination est survenue quatre mois après la tentative d’empoisonnement au Novitchok qui a visé l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia à Salisbury, une ville située à une dizaine de kilomètres seulement d’Amesbury, où les ambulances avaient pris en charge le couple de Britanniques.

Romandie.com avec(©AFP / 08 juillet 2018 23h45)

L’eau en bouteille de nombreuses marques contaminées par des particules de plastique

mars 15, 2018

Du plastique a été trouvé dans 93% des échantillons d’eau en bouteille de plusieurs marques comme Evian, Nestle Pure Life, San Pellegrino, Aqua, Aquafina ou Dasani.

Photo: iStock Du plastique a été trouvé dans 93% des échantillons d’eau en bouteille de plusieurs marques comme Evian, Nestle Pure Life, San Pellegrino, Aqua, Aquafina ou Dasani.

L’eau en bouteille de nombreuses grandes marques à travers le monde est contaminée par de minuscules particules de plastique dont les dangers sur la santé sont méconnus, selon une étude menée par des scientifiques.

Des chercheurs ont testé l’eau de plus de 250 bouteilles dans neuf pays (Brésil, Chine, États-Unis, Inde, Indonésie, Kenya, Liban, Mexique, Thaïlande), sous la conduite de Sherri Mason, professeure à l’université de l’État de New York à Fredonia, selon un résumé de l’étude publié mercredi sur la plateforme journalistique à but non lucratif Orb Media.

Du plastique a été trouvé dans 93 % des échantillons d’eau en bouteille de plusieurs marques comme Evian, Nestle Pure Life, San Pellegrino, Aqua, Aquafina ou Dasani.

Il s’agissait notamment de polypropylène, de nylon et de polytéréphtalate d’éthylène (PET). En moyenne, les chercheurs ont trouvé dans chaque litre d’eau 10,4 particules d’une taille de l’ordre de 100 microns (0,10 millimètre). Les particules de plus petite taille étaient encore plus nombreuses : les auteurs de l’étude en ont trouvé 314,6 par litre d’eau en moyenne.

« Je pense que cela vient du processus de mise en bouteille. Je pense que la plupart du plastique vient de la bouteille elle-même, de son bouchon, du processus industriel d’embouteillage », a expliqué Sherri Mason à l’AFP.

Risques méconnus

« De l’eau dans des bouteilles en verre contenait aussi des microplastiques », signale par ailleurs l’étude.

L’étendue des risques que posent ces particules sur la santé humaine est méconnue.

« Il y a un lien avec certains types de cancer, la diminution de la quantité de spermatozoïdes ou encore avec l’augmentation de certaines maladies comme le trouble du déficit de l’attention ou l’autisme », a déclaré la professeure Sherri Mason.

Selon elle, il est établi que ces différentes affections ont un rapport avec la présence de produits chimiques de synthèse dans l’environnement. « Et nous savons que les plastiques apportent un moyen à ces substances d’entrer dans notre corps », a expliqué la chercheuse.

Une précédente étude publiée par Orb Media avait montré que des particules de plastique étaient également présentes dans l’eau du robinet, mais en moins grande quantité.

« L’eau du robinet, globalement, est beaucoup plus sûre que l’eau en bouteille », a affirmé Mme Mason.

L’étude a été réalisée sur une durée de trois mois à l’aide d’une technique développée par l’École de chimie de l’Université d’East Anglia (UEA), en Grande-Bretagne, qui permet de visionner les microparticules de plastique en employant un colorant luminescent.

« Nous avons été sollicités pour contrôler les résultats et la méthodologie de façon indépendante, afin de nous assurer que l’étude est solide et crédible », a déclaré le chercheur de l’École de chimie de l’UEA Andrew Mayes. Selon lui, « les résultats sont cohérents ».

Jacqueline Savitz, responsable pour l’Amérique du Nord de l’ONG Oceana qui lutte contre la pollution des océans, a estimé que cette étude apportait une raison de plus de limiter la production de bouteilles d’eau en plastique.

« Il est plus urgent que jamais aujourd’hui de faire en sorte que les bouteilles d’eau en plastique soient une chose du passé », a déclaré cette représentante de l’ONG, qui n’a pas participé à l’étude.

AFP par Kerry Sheridan à Miami avec Ledevoir.com

Angleterre/Ex-espion russe: un pub et un restaurant de Salisbury contaminés

mars 11, 2018

Un policier devant le Mill Pub à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, le 11 mars 2018 / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

Des « traces de contamination » à l’agent innervant administré à l’ex-espion Sergueï Skripal et sa fille ont été retrouvées dans un restaurant et un pub de Salisbury (sud de l’Angleterre) qu’ils ont fréquentés le 4 mars, ont annoncé dimanche les autorités sanitaires britanniques.

Les clients s’étant rendus dans ces établissements entre le dimanche 4 mars à 13H30 GMT et leur fermeture le lendemain doivent laver leurs affaires par précaution.

« Nous avons appris qu’il y a des traces de contamination à l’agent innervant dans le Mill Pub comme dans le restaurant Zizzi à Salisbury », a déclaré la médecin-chef de la Santé publique britannique Sally Davies, sur la BBC.

« Je suis persuadée que cela n’a pas mis en danger la santé de ceux qui se trouvaient dans le Mill Pub ou le Zizzi », a-t-elle ajouté.

« Toutefois, certaines personnes craignent qu’une exposition à long terme à ces substances, après des semaines et particulièrement des mois, puisse provoquer des problèmes de santé », a-t-elle poursuivi.

« C’est pourquoi je conseille à titre de précaution aux personnes qui se trouvaient dans le restaurant ou le pub entre 13H30 dimanche dernier et la fermeture lundi de laver les vêtements qu’elles portaient et les affaires qu’elles avaient » sur place.

Sally Davies a estimé que la mesure concernait « moins de 500 personnes ».

Dans un communiqué, Public Health England a précisé que les risques pour le public demeuraient « faibles ».

Les vêtements ne pouvant être lavés qu’en lavage à sec doivent être placés « dans deux sacs plastiques fermés » tandis que les autres objets comme les téléphones portables et sacs à main nettoyés avec des lingettes, ont précisé les autorités sanitaires.

Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Youlia, 33 ans, ont été retrouvés inconscients il y a une semaine sur un banc de Salisbury où vit l’ex-espion.

Ils se trouvaient samedi dans un état « critique mais stable », avait indiqué la ministre britannique de l’Intérieur Amber Rudd à l’issue d’une réunion d’urgence du gouvernement.

Un policier intervenu sur place est également « dans un état grave », bien qu’il puisse parler.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mars 2018 13h35)

France: plusieurs enseignes de distribution ont commercialisé des laits infantiles contaminés

janvier 10, 2018

Paris – Quatre grandes enseignes de distribution françaises (Leclerc, Auchan, Intermarché, Système U) ont reconnu mardi et mercredi des failles dans la procédure de rappel dans certains de leurs magasins de produits infantiles Lactalis contaminés aux salmonelles.

Le 21 décembre, Lactalis, premier groupe laitier français, a procédé au rappel à l’international de l’ensemble de ses laits et autres produits infantiles fabriqués dans son usine de Craon (ouest) depuis février 2017 après la découverte d’une contamination aux salmonelles. Au 20 décembre, Santé publique France avait recensé 35 nourrissons atteints de salmonellose en France depuis mi-août, dont 31 ayant consommé un lait infantile de l’usine de Craon.

Mardi soir, Michel-Edouard Leclerc, patron du premier groupe français de distribution éponyme, a écrit sur son blog qu’il ne pouvait « que constater et confirmer l’existence de défaillances dans les opérations de retrait effectuées par certains magasins de notre enseigne ».

En dépit du rappel de produits lancé à la suite de la découverte d’une contamination aux salmonelles, 984 produits Lactalis ont été vendus par Leclerc après le rappel dans plusieurs magasins.

Les boîtes concernées par le rappel ont été achetées en France par 782 clients, dont 602 ont « déjà été identifiés » et « la moitié d’entre eux ont déjà été appelés », a précisé M. Leclerc.

En outre, mercredi, le groupe français Auchan a annoncé dans un communiqué avoir vendu 52 boîtes de ce lait infantile Lactalis.

« Malgré le retrait effectif de 36.000 produits, 52 produits supplémentaires – des boîtes de lait infantile – ont échappé à la vigilance de nos équipes et ont été vendus après la date du rappel sur 28 magasins », écrit Auchan.

« Des clients ont d’ores et déjà été informés permettant le rappel des produits incriminés, les derniers clients sont en train d’être identifiés et contactés », poursuit Auchan.

Mercredi, une autre grande enseigne française, Intermarché, qui compte 1.800 points de vente un peu partout en France, a annoncé pour sa part arrêter « définitivement » de commercialiser des laits infantiles Lactalis.

« Je vais décider d’arrêter définitivement la commercialisation de tous les produits infantiles Lactalis à la marque Milumel dans tous nos points de vente », a déclaré Thierry Cotillard, président du groupe Intermarché, dénonçant notamment une « gestion chaotique de sa crise » par l’industriel.

Il a précisé qu’à « ce stade, nous avons deux produits qui nous ont été remontés par deux consommatrices ». Intermarché va faire « un point avec l’ensemble de nos points de vente » pour établir un bilan précis des produits concernés par les procédures de rappel qui auraient éventuellement été vendus aux clients d’Intermarché, a-t-il ajouté.

Enfin, le groupe Système U a également annoncé mercredi avoir vendu 384 boîtes de lait infantile Lactalis qui auraient dû être retirées de ses rayons. Le groupe a « instantanément procédé à l’appel des clients identifiés », a-t-il assuré dans un communiqué.

Romandie.com avec (©AFP / 10 janvier 2018 18h54)                                            

Œufs contaminés: les Pays-Bas abattent des poules

août 7, 2017

Analyses d’oeufs dans un laboratoire vétérinaire à Munster, en Allemagne, le 4 août 2017 / © dpa/AFP/Archives / Guido Kirchner

Les éleveurs néerlandais pourraient abattre des millions de poules contaminées par un insecticide, le fipronil, conséquence d’une crise sur laquelle la Belgique a promis lundi « la transparence la plus complète » après avoir tardé à donner l’alerte.

L’ampleur du scandale est apparu au grand jour la semaine dernière aux Pays-Bas, où jusqu’à 180 élevages ont été bloqués et des rappels massifs ordonnés alors que les taux de fipronil –une molécule utilisée pour éradiquer le pou rouge sur les poules– dépassaient parfois largement les seuils autorisés par la réglementation européenne.

En grande quantité, le fipronil est considéré comme « modérément toxique » pour l’homme par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il est strictement interdit chez les animaux destinés à la consommation humaine.

La crise s’est ensuite propagée en Allemagne, en Suisse et en Suède, où des millions d’oeufs provenant des Pays-Bas –qui comptent près de 50 millions de poules pondeuses– ont été rappelés et détruits.

Certains éleveurs néerlandais ont commencé à détruire leur cheptel. Trois cent mille poules contaminées, qui atteignaient la limite d’âge de 18 à 24 mois pour la ponte, mais étaient de ce fait exclues du circuit de transformation alimentaire habituel, ont déjà été abattues, selon l’organisation agricole néerlandaise LTO.

Un à plusieurs millions de poules pondeuses pourraient connaître le même sort si les éleveurs estiment qu’il n’est plus rentable de les maintenir en vie, faute de débouchés pour les oeufs, a-t-elle prévenu dimanche soir.

– Manifestation –

Ulcérées, des organisations de défense des droits des animaux néerlandaises ont prévu de manifester lundi contre l’abattage, par gazage au CO2, de 60.000 poules prévu dans une ferme de la province de Drenthe (nord-est).

Dans les supermarchés néerlandais, les étals d’oeufs étaient peu garnis voire vides après les retraits massifs des derniers jours. « Nous travaillons d’arrache-pied pour tout remplir à nouveau », a déclaré René Roorda, directeur du Bureau central du commerce des denrées alimentaires (CBL).

Le gouvernement de La Haye a promis un plan d’aide d’urgence alors que le secteur estime déjà les pertes à « plusieurs millions d’euros ».

Des représentants des exploitations touchées aux Pays-Bas, en Belgique ou de Basse-Saxe (ouest de l’Allemagne) ont déjà annoncé qu’ils réclameraient des indemnités, une fois que les responsabilités auront été clairement établies.

Car aux Pays-Bas comme en Belgique, des enquêtes pénales sont en cours sur l’utilisation frauduleuse du fipronil. Dans le collimateur des enquêteurs, la société néerlandaise spécialisée dans la désinfection d’élevages ChickFriend, et son fournisseur belge Poultry-Vision, selon les médias.

En Belgique, 57 sociétés, représentant 86 poulaillers, sont suspectées d’être contaminées, soit un quart des 210 élevages de poules pondeuses du pays.

Elles font toutes l’objet de vérifications sur leurs contacts ou contrats avec ChickFriend depuis le 1er janvier 2017, a précisé à l’AFP Danny Coulier, président de l’organisation belge regroupant les éleveurs de poules et lapins. A ce jour, le taux de fipronil détecté dans leurs oeufs est très faible, en moyenne « dix fois inférieur » au seuil maximal autorisé.

– ‘Problème’ –

Samedi, l’Agence fédérale belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a reconnu qu’elle avait connaissance depuis juin d’un « problème de fipronil dans le secteur avicole », mais elle n’en a informé les pays voisins, par un système d’alerte européen, que le 20 juillet.

L’Afsca explique cette discrétion, qui ne l’a apparemment pas empêchée de faire retirer des oeufs de certains supermarchés en juillet, par le fait qu’elle était tenue de respecter le « secret de l’instruction ».

Mais « ce n’est pas un argument: c’est la protection du consommateur qui doit prévaloir, et le principe de précaution », a tonné lundi matin le ministre belge de l’Agriculture Denis Ducarme sur la radio publique La Première.

Face aux critiques de l’opposition et aux demandes d’éclaircissements de son homologue allemand, il a commandé un « rapport circonstancié » sous 48 heures à l’Afsca et promis de « faire la transparence la plus complète ».

En France, le ministère de l’Agriculture a affirmé samedi que le pays n’était pas « concerné », même si un élevage du Pas-de-Calais (nord) est bloqué préventivement depuis le 28 juillet.

Romandie.com avec(©AFP / 07 août 2017 15h12)                

Œufs contaminés: silence de mort chez les aviculteurs néerlandais

août 6, 2017

Analyses d’oeufs dans un laboratoire vétérinaire à Munster, en Allemagne, le 4 août 2017 / © dpa/AFP/Archives / Guido Kirchner

Dans le hangar sombre et silencieux d’une petite ferme néerlandaise, 1,8 million d’oeufs, prêts à être détruits. Aviculteur depuis 25 ans, Wim ten Ham se sent impuissant face au scandale du fipronil, cet insecticide qui a contaminé la production de millions de poules.

La torpeur a gagné l’élevage familial d’Ede (centre), village aux dizaines d’élevages réputé pour ses oeufs. Dans l’étable, la machine de tri et d’emballage est à l’arrêt, son tapis roulant prend la poussière. Dans la cour vide, la maîtresse des lieux et un ouvrier s’occupent à de petits travaux.

Mais la prairie est vide et les poules se taisent, enfermées jusqu’à nouvel ordre.

Pour faire disparaître entièrement l’insecticide, Wim a deux solutions: éliminer ses 68.000 poules, ce qui lui coûterait 400.000 euros, ou provoquer leur mue et évacuer le fumier.

Le fipronil se loge en effet dans la graisse abdominale des poules et pourrait être dégradé par la mue, selon les syndicats néerlandais du secteur cités sur le site agricole Boerderij, précisant toutefois que l’efficacité n’est pas garantie.

Au cours de la mue, qui débute généralement à l’automne en raison d’une baisse de la luminosité, la volaille perd plumes et gras.

L’éleveur a donc plongé ses poules dans le noir et modifié leur alimentation pour favoriser la perte de graisse, pour essayer de sauver des bêtes jeunes et qui ont presque atteint leur capacité maximale de ponte.

Wim ten Ham compte parmi la centaine d’éleveurs néerlandais dont les oeufs sont suspectés de contenir des traces de fipronil, un insecticide destiné à lutter contre les puces de sang des poules, mais prohibé dans le traitement des animaux destinés à la chaîne alimentaire. Ce qui a poussé des supermarchés à jeter des millions d’oeufs contaminés à l’insecticide en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique.

« Nous restons fermés jusqu’à ce que nous puissions prouver que le fipronil a disparu des poules et ne se retrouve pas dans les oeufs », explique-t-il.

Le taux de fipronil relevé lors de prélèvements sur les poules et les oeufs de la ferme familiale est de 0,30 mg/kg, contre les 0,005 mg/kg autorisés.

A l’origine de cette teneur élevée, un traitement réalisé par l’entreprise ChickFriend voici six semaines, rapporte-t-il, chemise à carreaux et cheveux gris, les yeux las.

– ‘Secteur foutu’ –

Aujourd’hui, il attend. Que le produit disparaisse, que ses oeufs aient à nouveau un taux de fipronil jugé acceptable, que les affaires reprennent. Avant d’évaluer les dégâts. Tandis que les oeufs s’accumulent peu à peu dans son hangar.

« Je me sens impuissant », dit-il, découragé. « Et je trouve que les effets nocifs qu’il y a ici sont si nuls (…) mais il y a des règles et ils maintiennent ces règles. »

Car en grande quantité, le fipronil est considéré comme « modérément toxique » pour l’homme par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Et si les autorités sanitaires des divers Etats concernés s’accordent pour considérer le risque sanitaire comme minime, les professionnels se sont voulus prudents.

« Celui qui décide paie: ils déterminent les règles, ils décident que ces oeufs ne sont pas suffisamment bons, on doit au minimum parler de dédommagements », ajoute Wim. « Autrement, le secteur tout entier est foutu! »

Selon le syndicat néerlandais des éleveurs de volailles, les pertes s’élèvent déjà à « plusieurs millions d’euros ». La Haye a annoncé vendredi plancher avec le secteur sur le déblocage d’un plan d’aide d’urgence, d’après l’agence de presse néerlandaise ANP.

Mais, même s’il doit détruire des millions d’oeufs qu’il juge pourtant propres à la consommation, Wim garde espoir et attend de ces concertations « une clarification pour que les éleveurs puissent continuer malgré tout avec leur volaille ».

L’Allemagne a appelé vendredi les autorités belges et néerlandais, qui mènent une enquête, à faire la lumière sur le frelatage « criminel » à l’insecticide d’oeufs. La France n’est, « à ce jour », pas concernée par le scandale, a précisé samedi le ministère français de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Romandie.com avec(©AFP / 06 août 2017 20h50)                

Soudan du Sud: 15 enfants meurent d’un vaccin contaminé

juin 2, 2017

Quinze enfants sont décédés après l’administration de vaccins contaminés dans une région reculée du sud-est du Soudan du Sud, pays en guerre depuis fin 2013n / © AFP/Archives / CELLOU BINANI

Quinze enfants sont décédés après l’administration de vaccins contaminés dans une région reculée du sud-est du Soudan du Sud, pays en guerre depuis fin 2013, a annoncé vendredi le ministre de la Santé.

« L’équipe de vaccination n’a pas respecté les normes de sécurité approuvée par l’Organisation mondiale de la Santé », a déclaré le ministre Riek Gai Kok lors d’une conférence de presse, assurant notamment qu’une seule seringue avait été utilisée pendant la campagne de vaccination contre la rougeole ayant duré quatre jours.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2017 15h32)                

Premier cas avéré de transmission du Zika par voie sexuelle en France

février 27, 2016

 

Selon la ministre de la Santé Marisol Touraine, une femme, qui n’était pas enceinte, « a été contaminée par son compagnon, qui revenait du Brésil ».

Le moustique porteur du virus Zika, photo d'illustration.
 

Aliments – Du jambon de marque Compliments retiré des tablettes

septembre 28, 2011

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et Les Cuisines Gaspésiennes de Matane Ltée avisent la population de ne pas consommer le Jambon fumé d’autrefois Sensations de la marque Compliments, car ce produit pourrait être contaminé par la bactérie Listeria monocytogenes.

Le produit visé est vendu en emballage de 175 g portant la mention « meilleur avant » le 13 novembre 2011.

Ce produit a été distribué en Ontario, au Québec, et dans les provinces de l’Atlantique.

Aucun cas de maladie associé à la consommation de ce produit n’a été signalé jusqu’à présent.

Les aliments contaminés par la bactérie Listeria monocytogenes ne présentent pas nécessairement d’altération visible ni d’odeur suspecte. Cependant, leur consommation peut causer la listériose, une maladie d’origine alimentaire qui peut entraîner une forte fièvre, des maux de tête violents, une raideur de la nuque et des nausées.

Les femmes enceintes, les gens âgés et les personnes dont le système immunitaire est affaibli sont particulièrement vulnérables.

Le fabricant, Les Cuisines Gaspésiennes de Matane Ltée, situé à Matane, retire volontairement du marché le produit visé. L’ACIA surveille l’efficacité du rappel.

Les consommateurs et les gens de l’industrie peuvent se renseigner auprès de l’ACIA pour de plus amples renseignements au 1-800-442-2342/ATS 1-800-465-7735.

Par ailleurs, une épidémie de listériose, liée à la présence de la bactérie dans des melons cantaloups, a tué 13 personnes et en a infecté 72 aux États-Unis, ont annoncé mardi les autorités américaines de la santé. Le producteur du Colorado a rappelé le 14 septembre ses melons, vendus aux États-Unis. Il n’y a pas de lien entre l’épidémie américaine et le rappel du jambon au Canada.

Radio-Canada.ca avec PC et Reuters