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En Guyane, le Covid-19 est hors de contrôle

septembre 24, 2021

Vingt et une personnes sont mortes ces sept derniers jours, un record, dans une région où le vaccin a toutes les difficultés du monde à s’imposer.

En Guyane francaise, l'epidemie de Covid-19 ne connait pas le reflux qu'on constate en metropole.
En Guyane française, l’épidémie de Covid-19 ne connaît pas le reflux qu’on constate en métropole.© Lionel VADAM / MAXPPP / PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN/MAXPP

La situation est quasi catastrophique. Sur les sept derniers jours, rapporte le bulletin épidémiologique de Santé publique France, 21 personnes sont décédées du Covid-19 en Guyane. « Jamais la Guyane n’avait enregistré autant de décès et d’admissions en réanimation », note l’ARS, qui souligne que les chiffres dépassent déjà largement ceux remontés lors de la première vague de Covid-19.

130 personnes sont actuellement hospitalisées dans un état grave dans l’un des trois hôpitaux de la région. Une surcharge qui fait craindre aux chefs de service la mise en place, dans les jours prochains, d’un « tri des patients ». Une situation d’autant plus révoltante qu’en Guyane, le vaccin rencontre un succès très faible.

« J’essaie de comprendre pourquoi les gens ne veulent pas être vaccinés alors que nous subissons des vagues de plus en plus graves », a exprimé mercredi sur Guyane La 1e Didier Guidoni, directeur de l’hôpital de Saint-Laurent-du-Maroni. Dans ce territoire de 300 000 habitants, où un habitant sur deux à moins de 25 ans, la vaccination est toujours à la peine avec « 30,5 % » de vaccinés chez les plus de 12 ans, selon les données officielles.

Le ministre des Outre-Mer sur place

C’est la couverture vaccinale la plus basse des régions françaises, avec la Guadeloupe. «  30 % de la population majeure est certaine de ne pas se faire vacciner », indiquait la dernière étude de l’Institut Pasteur de Guyane, expliquant cette situation par le « manque de confiance dans les autorités locales » et dans « le vaccin », et par un sentiment de « protection » acquise au cours des vagues précédentes de Covid-19.

Le ministre des Outre-Mer, Sébastien Lecornu, est attendu ce vendredi et jusqu’au 28 septembre en Guyane. Il se déplacera samedi à l’hôpital de Cayenne afin de constater la situation et d’adresser un message à l’attention des soignants. Les autorités recensent depuis le début de la pandémie plus de 250 décès liés au Covid-19 en Guyane, dont un quart ces 45 derniers jours.

Par Le Point avec AFP

Canada: Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 demeure relativement stable au Québec

septembre 18, 2021

© Fournis par La Presse Canadienne

Selon les données publiées samedi par le ministère de la Santé, 821 nouveaux cas ont été identifiés depuis le précédent bilan. La veille, il était de 837. On a recensé 402 283 cas depuis le début de la pandémie.

Santé-Québec indique que 629 de ces 821 nouveaux cas n’avaient pas été vaccinés ou avaient reçu une première dose il y a moins de 14 jours. Cent soixante-trois personnes nouvellement infectées, soit 19,8 % des nouveaux cas, avaient reçu deux doses depuis au moins sept jours.

Au cours des sept derniers jours, la moyenne de nouveaux cas s’élève à 751.

Trois décès se sont ajoutés au bilan des victimes. On déplore dorénavant 11 321 morts liées à la COVID-19 depuis son apparition au Québec.

La situation est demeurée relativement stable dans les hôpitaux où le nombre de patients est passé de 262 à 264. Vingt-sept personnes ont été admises à l’hôpital, vendredi.

Toutefois, on signale 89 personnes aux soins intensifs, six de moins que la veille.

Le nombre d’éclosions actives a légèrement diminué, passant de 509 à 508.

Un total de 32 195 analyses ont été réalisées le 16 septembre. Le taux de positivité a baissé d’un dixième de point à 2,4.

Les autorités ont aussi indiqué que 19 662 doses de vaccin, dont 12 736 deuxièmes doses, ont été administrées au cours des 24 dernières heures, pour un total de plus de 12,8 millions.

Le pourcentage de personnes âgé de 12 ans et plus ayant reçu une première dose est toujours d’environ 88 %. On signale aussi qu’environ 82 % de la population québécoise a reçu une deuxième dose.

Le ministre de la Santé Christian Dubé continue la population à se faire vacciner. «Il n’est jamais trop tard pour se faire vacciner, c’est la meilleure façon de se protéger et de protéger les autres», a-t-il déclaré sur Twitter.

Avec La Presse Canadienne

Canada: Hospitalisations en forte augmentation en Mauricie et au Centre-du-Québec

septembre 14, 2021

Dans le bilan de la COVID-19 publié lundi, les hospitalisations liées au virus sont passées de cinq à neuf au cours de la fin de semaine. Parmi ces patients, quatre se retrouvent aux soins intensifs.

Le nombre de lits disponibles pour les patients atteints de la COVID-19 est limité et varie selon les besoins.

© Nathan Denette/The Canadian Press Le nombre de lits disponibles pour les patients atteints de la COVID-19 est limité et varie selon les besoins.

La situation inquiète le président directeur général adjoint du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec. Gilles Hudon estime que le nombre de nouveaux cas n’est pas une donnée fiable puisque les gens se font moins dépister.

Le nombre d’hospitalisations est un indicateur qui est extrêmement fiable. On commence à avoir une inquiétude, je vous dirais, qui est assez relevée», affirme le directeur en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Il répète que la majorité des lits dédiés à la COVID-19 sont occupés par des personnes qui ne sont pas vaccinées ou qui ne le sont pas adéquatement. Gilles Hudon ajoute que s’il reste un risque d’être infecté malgré la vaccination, le risque d’hospitalisation est 30 fois moins élevé.

On doit encore une fois redoubler d’ardeur dans la vigilance du respect des mesures [sanitaires]», insiste Gilles Hudon.

2000 employés non vaccinés

Alors que tout le personnel du milieu de la santé doit être doublement vacciné d’ici le 15 octobre sous peine d’être suspendu sans solde, il reste toujours environ 2000 employés du CIUSSS MCQ qui ne sont pas inoculés. Gilles Hudon se dit encore confiant que ceux-ci se feront vacciner avant la date limite.

Certains comme Linda, hygiéniste dentaire en Mauricie dont nous avons accepté de taire le nom de famille, affirment qu’ils ne le feront pas. Ça ne me tente pas de subir quelque chose de façon obligée. Je veux décider de façon éclairée», dit-elle au micro de l’émission Toujours le matin.

Cette professionnelle de la santé estime que plusieurs de ses questions demeurent sans réponse concernant le vaccin contre la COVID-19. Linda se questionne également sur son statut d’emploi. Elle se demande entre autres si la suspension sans solde prendra fin avec la levée des mesures sanitaires.

C’est mon employeur qui me suspend, donc moi je suis apte et disponible à travailler. Est-ce qu’à ce moment-là j’ai droit à l’assurance-emploi? Eux autres me mettent à pied parce que je ne réponds pas à leurs critères», ajoute-t-elle.

Linda s’inquiète de l’état du réseau après le 15 octobre alors que la pénurie de main-d’oeuvre se fait de plus en plus sentir. Elle-même songe à quitter sa profession à cause de la vaccination obligatoire.

Gilles Hudon affirme que des mesures sont prises pour que les services essentiels comme les chirurgies urgentes et les services d’obstétrique soient maintenus.

La pénurie existait déjà avant la période de COVID qui a débuté au printemps 2020. Tous les services qu’on a dû ajouter en période de COVID [ont] ajouté une pression très importante sur notre personnel», rappelle le directeur général du CIUSSS MCQ.

Il ajoute que des renforts arrivent par le biais du recrutement international. Gilles Hudon affirme que huit infirmières françaises viennent de s’établir dans la région.

By The Canadian Press 

Canada (COVID-19) : un homme de Saskatoon vacciné mais positif conseille aux gens la vigilance

septembre 13, 2021

  Jack Saddleback a contracté le virus après avoir reçu les deux doses de vaccin contre la COVID-19.

© Omayra Issa/ CBC Jack Saddleback a contracté le virus après avoir reçu les deux doses de vaccin contre la COVID-19.

Un homme de Saskatoon qui a contracté la COVID-19 après avoir reçu les deux doses de vaccin pense que les gens devraient rester vigilants pour éviter la maladie, même s’ils sont entièrement vaccinés.

Jack Saddleback a reçu deux doses du vaccin COVID-19 et pensait être à l’abri de la COVID-19, les taux de vaccination étant en hausse et le nombre de cas en baisse.

Mais il a contracté le coronavirus malgré ses deux doses de vaccin.

Vendredi, seulement un cas sur dix parmi les nouvelles infections signalées en Saskatchewan concernait des personnes qui avaient été entièrement vaccinées, selon le tableau de bord COVID-19 de la province. 

Selon les experts, il est encore moins probable qu’une personne entièrement vaccinée tombe gravement malade ou meure à cause de la COVID-19.

M. Saddleback a déclaré à l’émission Saskatoon Morning qu’il soupçonne avoir contracté le virus après avoir participé à une célébration de Noël en juillet » avec sa famille en Alberta.

À son retour à Saskatoon, il a passé un test rapide pour s’assurer qu’il était négatif avant de s’engager dans des interactions communautaires dans le cadre de son travail auprès de l’organisation de soutien LGBTQ OUTSaskatoon.

Mais le test était positif et il s’est immédiatement isolé. 

J’étais frustré», a indiqué M. Saddleback. 

Selon M. Saddleback, malgré ses deux vaccins, il a suffi de baisser temporairement sa garde, ne serait-ce que quelques instants, pour contracter la COVID-19. 

Après son expérience, et compte tenu de son travail auprès de certaines des personnes les plus vulnérables de Saskatoon, M. Saddleback a dit qu’il voulait rappeler à tout le monde que la vaccination seule ne protège pas nécessairement contre le virus.

Nous devons continuer à faire preuve de diligence en nous lavant les mains, en portant un masque et en évitant de nous toucher le visage, de toucher ces parties de nous-mêmes qui pourraient transmettre le virus à une personne doublement vaccinée », a-t-il déclaré.

Cela signifie également qu’il faut être attentif à tout symptôme de la COVID-19, même si vous avez un léger reniflement», a-t-elle conseillé.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Bryan Eneas

Flambée de cas de COVID-19 à Trois-Rivières: des établissements du centre-ville ferment par mesure préventive

août 2, 2021

 

Quelques établissements du centre-ville de Trois-Rivières, au Québec, ont pris la décision au cours des derniers jours de fermer leurs portes temporairement, de manière préventive, en raison de la flambée de nouveaux cas de COVID-19.

Le Jack Saloon est l’un des établissements qui a annoncé une fermeture temporaire en raison d’une enquête épidémiologique au centre-ville de Trois-Rivieres.

© STÉPHANE LESSARD Le Jack Saloon est l’un des établissements qui a annoncé une fermeture temporaire en raison d’une enquête épidémiologique au centre-ville de Trois-Rivières.

Le Randolph Pub Ludique, le Rooftop et le Jack Saloon, trois établissements situés sur la rue des Forges, ont en effet annoncé qu’ils prenaient une pause, et ce, même s’ils n’ont pas eu de recommandation en ce sens ou d’obligation de fermer à la suite de rencontres avec des spécialistes de la santé publique et de la CNESST.[object Object]

Les directions souhaitent donner le temps à leur personnel d’aller se faire dépister et certaines recommandent à leur clientèle de faire de même afin d’éviter une propagation. Un nettoyage doit également être réalisé par des spécialistes en désinfection.

C’est que Trois-Rivières connaît une flambées de cas de COVID-19 avec 39 des 68 cas enregistrés au cours de la dernière fin de semaine en Mauricie-Centre-du-Québec. La Mauricie compte d’ailleurs 111 cas actifs et 18 au Centre-du-Québec, selon le dernier bilan du CIUSSS MCQ.

Avec 76 cas actifs, Trois-Rivières est d’ailleurs la pire ville au Québec avec un taux de 52,8 par 100 000 habitants. Ce qui fait en sorte que la région de la Mauricie-Centre-du-Québec est actuellement l’épicentre de la pandémie au Québec, avec un taux de 24,4 par 100 000 habitants, devant Montréal (21,5).

La très grande majorité des cas se situent chez les jeunes adultes de 18 à 40 ans. À eux seuls, les 18-30 ans représentent 70% des nouveaux cas rapportés en fin de semaine.

Ce sont également 100% des nouveaux cas de COVID-19 qui se sont manifestés auprès de gens qui n’étaient pas vaccinés adéquatement, dont 80% n’avaient même pas reçu une première dose.

La situation commence d’ailleurs à inquiéter les autorités de Santé publique de la région. 

«Il y a quelques éclosions qui semblent tendre le bout du museau, mais depuis la semaine passée, ce qu’il y a de plus préoccupant, c’est que ce sont des cas qui sont répartis sur le territoire et qui ont beaucoup, beaucoup de contacts. Ce qui laisse présager qu’on aura plus de cas qui se déclarent au cours des prochains jours, malheureusement», a fait savoir l’agent d’information du CIUSSS MCQ, Guillaume Cliche.

«Les médecins-conseil regardent ça et c’est certain que ça les préoccupe. Parce que c’est réparti partout sur le territoire et avec un grand nombre de contacts. Ce ne sont pas des cas qui sont nécessairement reliés l’un à l’autre. Ça duplique les risques de contamination, continue Guillaume Cliche. Ce serait plus facile à gérer si c’était un groupe de quinze personnes qui auraient eu un contact une fois.»

L’unité COVID réactivée en fin de semaine

Après plusieurs semaines de fermeture, l’unité COVID du CHAUR de Trois-Rivières a été réactivée durant la fin de semaine. 

La personne qui était hospitalisée avait toutefois déjà obtenu son congé de l’hôpital au moment de dévoiler le bilan des derniers jours, lundi. Si bien qu’il n’y a plus aucune personne alitée en lien avec la maladie dans la région.

«C’est rassurant, mais les hospitalisations découlent toujours du nombre de cas quelques jours et quelques semaines après. Espérons que la vaccination aura un impact positif. Ça semble le démontrer parce qu’on n’a pas d’hospitalisations depuis un certain moment», ajoute l’agent d’information du CIUSSS MCQ.

«Si on voit que la vaccination est efficace, qu’elle permet d’éviter les complications de la maladie, les hospitalisations et les décès, on va apprendre à vivre avec le coronavirus. Ça existe depuis longtemps, il y en a différents types», rappelle Guillaume Cliche.

Celui-ci ajoute qu’il n’y a jamais eu autant de doses qu’en ce moment en Mauricie-Centre-du-Québec. Ce qui permettra aux gens d’obtenir leurs deux doses d’ici l’automne. «Les gens peuvent prendre rendez-vous ou se présenter sans rendez-vous dans un de nos sites et l’attente est vraiment minime. On maintient les équipes en place justement pour que ce soit efficace et rapide pour les gens qui se présentent», continue-t-il.

«Plus on est vacciné rapidement, plus on a des chances de freiner le variant Delta qui est extrêmement contagieux. On le voit dans d’autres pays. C’est lui qui est responsable de la recrudescence des cas», soutient l’agent d’information du CIUSSS MCQ.

En fin de semaine, ce sont 1036 personnes qui ont reçu une première dose. Ce qui porte le nombre de personnes vaccinées à 382 370. Il en faudrait encore 9672 pour atteindre la cible de 75% de la population en général.

Ce sont également 11 274 personnes qui ont reçu une deuxième dose en fin de semaine. Ce qui porte à 56,1% de la population qui est pleinement protégée. Il manquerait donc un peu moins de 100 000 bras à vacciner une deuxième fois dans la région.

Avec Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste 

Japon-JO: Tokyo prépare davantage de lits d’hôpital, record de cas de COVID

juillet 27, 2021

JO: TOKYO PRÉPARE DAVANTAGE DE LITS D'HÔPITAL, RECORD DE CAS DE COVID

© Reuters/MAXIM SHEMETOV 

TOKYO (Reuters) – Tokyo a enregistré mardi 2.848 nouvelles infections au coronavirus depuis la veille, le bilan journalier le plus élevé depuis le début de la pandémie dans la ville hôte des Jeux olympiques, qui prépare davantage de lits d’hôpital pour les patients atteints du COVID-19, ont rapporté mardi les médias.

Le Japon a évité les précédentes vagues dévastatrices de la pandémie dont ont souffert d’autres pays comme l’Inde, l’Indonésie et les États-Unis, mais la cinquième vague, alimentée par le variant Delta du coronavirus, se fait sentir dans les hôpitaux de Tokyo.

Dimanche, 20,8% des 12.635 patients de la capitale japonaise atteints du COVID-19 avaient été hospitalisés. Un groupe consultatif conseillant le gouvernement considère qu’un taux inférieur à 25% est un élément déclencheur de l’état d’urgence.

La capitale japonaise a déclaré son quatrième état d’urgence ce mois-ci, qui durera jusqu’après la fin des Jeux olympiques, reportés d’un an en 2020 et célébrés finalement en 2021 sans spectateurs afin d’endiguer la propagation du virus.

En admettant davantage de patients, les hôpitaux de Tokyo ont pour objectif de porter le nombre de lits à 6.406 d’ici le début d’août, contre une capacité actuelle de 5.967, selon la chaîne TBS.

Les hôpitaux envisageraient également de reporter des opérations chirurgicales non urgentes et des soins pour des motifs autres que le coronavirus, a indiqué la chaîne, citant un avis des autorités municipales aux institutions médicales.

Les experts sanitaires avaient prévenu que les facteurs saisonniers, la mobilité accrue et la propagation des variants du virus entraînerait un rebond de la pandémie cet été.

Seule 36% de la population japonaise a reçu au moins une dose du vaccin contre le COVID-19, selon un décompte réalisé par Reuters.

La campagne de vaccination, initialement lente, a finalement pris de l’ampleur en juin mais elle s’est ensuite ralentie en raison de problèmes logistiques.

Nombreux sont les Japonais à estimer que les Jeux auraient dû être à nouveau repoussés ou annulés pour éviter une résurgence de la crise sanitaire.

Avec Reuters (Reportage Sam Nussey, Ami Miyazaki, Antoni Slodkowski et Kiyoshi Takenaka; version française Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)

Covid-19 en France : deux foyers de contamination identifiés dans des discothèques

juillet 23, 2021

Les deux établissements de l’est du pays comptabilisent 110 infections. Pendant ce temps, les sénateurs ont donné vendredi un premier aval en commission au projet de loi anti-Covid-19.

Nouveau coup dur pour la vie nocturne et festive en France. Deux foyers de contaminations au SARS-CoV-2 ont été identifiés dans des discothèques situées dans l’est du pays, ont annoncé les autorités sanitaires, vendredi 23 juillet.

Au Discopolis de Charmes, dans les Vosges, l’Assurance-maladie a identifié 44 contaminations, selon la préfecture et l’agence régionale de santé (ARS) du Grand Est. Le décompte pourrait encore augmenter, puisque 1 000 cas contacts ont été recensés. Par ailleurs, à Mathay, dans le Doubs, le Cario Club a fermé ses portes après que 66 personnes eurent été testées positives, ont annoncé l’ARS Bourgogne Franche-Comté et la préfecture du Doubs. Dans les deux cas, les personnes touchées ont été contaminées au cours de trois soirées, les 13, 16 et 17 juillet.

Ces découvertes de nouveaux foyers surviennent dans un contexte de reprise soutenue de l’épidémie. Le nombre quotidien de nouveaux cas de contamination a grimpé au plus haut depuis le début de mai, à 21 500, selon les chiffres publiés vendredi par Santé publique France.

La pression à l’hôpital reste modérée, avec 6 800 patients hospitalisés pour cause de Covid-19 vendredi, dont 872 dans les services de soins critiques. Mais la décrue régulière enregistrée depuis le pic de fin avril (avec plus de 31 000 hospitalisations) marque le pas depuis quinze jours. Les autorités de santé craignent que la pression sur les services hospitaliers s’accroisse à court terme, compte tenu de la hausse des contaminations enregistrée depuis le début du mois de juillet.

  • Aval des sénateurs en commission au passe sanitaire

Après l’adoption vendredi matin du projet de loi anti-Covid-19 en première lecture à l’Assemblée, les sénateurs ont donné dans la journée un premier aval en commission au texte, qui prévoit l’obligation vaccinale pour les soignants et l’extension – controversée – du passe sanitaire. La commission du Sénat a cependant conditionné l’extension du passe au rétablissement de l’état d’urgence sanitaire.

Le projet de loi repose sur la prorogation jusqu’au 31 décembre du régime transitoire de sortie progressive de l’état d’urgence. Un amendement a donc été adopté en commission, qui déclare l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 31 octobre, en prévoyant la possibilité pour le gouvernement d’en limiter l’application, par décret, à certains territoires.

Dans ces territoires, le passe sanitaire pourrait concerner des lieux du quotidien, comme le prévoit le texte du gouvernement (cafés, restaurants…). En revanche, concernant les territoires pour lesquels le gouvernement déciderait de sortir de l’urgence sanitaire, le passe ne s’appliquerait que dans certains lieux impliquant de grands rassemblements de personnes.

Les sénateurs ont rétabli la création d’une infraction spécifique pour la présentation d’un document appartenant à autrui, mais avec une sanction revue fortement à la baisse. Au sujet des salariés des lieux soumis au passe sanitaire, qui ne le présenteraient pas, ils ont supprimé la possibilité de licenciement pour ce motif spécifique, estimant la suspension « suffisamment dissuasive ».

Le Sénat, dominé par l’opposition de droite, commence vendredi soir les débats dans l’hémicycle, mais ne s’attellera à l’examen des articles que samedi, le gouvernement visant une adoption avant la fin du week-end.

  • En Occitanie, les hospitalisations ont triplé en deux semaines

Les nouvelles hospitalisations dues au Covid-19 ont été multipliées par trois en quinze jours en Occitanie, où la situation « continue à se dégrader rapidement », a alerté vendredi l’ARS. Ces sept derniers jours, le taux d’incidence est passé de 74 à 228 pour 100 000 habitants en moyenne régionale, c’est-à-dire plus de quatre fois le seuil d’alerte.

Les populations les plus jeunes sont les plus touchées par la reprise épidémique, avec un taux d’incidence pour les 20-29 ans, en « augmentation de 168 % en une semaine et un niveau équivalent à 13 fois le seuil d’alerte », insiste l’ARS Occitanie. Pour les plus de 65 ans, l’agence mentionne une augmentation « supérieure à 200 % en une semaine ». Le nombre d’hospitalisations hebdomadaires « conventionnelles » est passé de 30 à 90 en deux semaines, tout comme les admissions en soins intensifs, de 10 à 30 par semaine.

D’après l’agence, les contaminations se produisent majoritairement lors d’évènements festifs. C’est d’ailleurs le département des Pyrénées-Orientales, frontalier de l’Espagne et très touristique, qui détient le record du niveau d’incidence en France métropolitaine, à 424,4 pour 100 000 habitants au 21 juillet contre 84,9 pour 100 000 au plan national. Jeudi, la préfecture a rendu obligatoire le port du masque à partir de samedi dans les lieux assujettis à un passe sanitaire.

  • Hausse « très nette » de tous les indicateurs en Nouvelle-Aquitaine

La circulation du SARS-CoV-2 s’intensifie également « très fortement » dans tous les départements de Nouvelle-Aquitaine, a annoncé vendredi l’ARS. « Durant la semaine du 12 au 18 juillet, le taux d’incidence a augmenté, atteignant 96,7/100 000 habitants contre 31,3/100 000 la semaine précédente », a précisé l’agence dans un communiqué. La plus forte hausse est observée en Charente-Maritime (+ 614 %).

En outre, « le suivi hospitalier témoigne d’une reprise des admissions en service de réanimation », poursuit le communiqué. Il s’agit « d’une situation très préoccupante », qui s’explique notamment par « le variant Delta, qui est deux fois plus contagieux », et par « un relâchement des gestes barrières », a souligné sur France 3 la directrice générale adjointe de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, Hélène Junqua, qui appelle « plus que jamais » à respecter ces derniers.

  • Pour Jean-François Delfraissy, le retour à la normale n’est pas certain en 2022

Face à la résurgence épidémique causée par le variant Delta, il est impératif de maintenir les gestes barrières, comme le port du masque dans les lieux fréquentés, a insisté vendredi le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy.

Sur les perspectives à plus long terme, le professeur Delfraissy s’est montré très prudent, qui souligne : « Le retour à la normale, c’est pas maintenant, c’est peut-être 2022, 2023… » « Nous gagnerons [contre le virus], mais je pense qu’on va avoir probablement un nouveau variant et qu’on est entrés dans quelque chose en longueur », a-t-il affirmé sur BFM-TV.

Concernant les contaminations dans les boîtes de nuit, rouvertes avec passe sanitaire, Jean-François Delfraissy a estimé qu’il était « dangereux » de les fréquenter. Il a assuré que ces lieux avaient été à l’origine de pic de contaminations dans plusieurs pays, notamment aux Pays-Bas.

L’invité de BFM-TV s’est « réjoui, au nom du conseil scientifique », de l’adoption dans la nuit du nouveau projet de loi anti-Covid-19, avec, à la clé, l’extension controversée du passe sanitaire et l’obligation vaccinale pour les soignants.

Par Le Monde avec AFP

Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

juillet 21, 2021
Coronavirus: le point sur la pandemie dans le monde
Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde© AFP/Prakash SINGH

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants: le point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

Inde: plus de 45.000 cas de « champignon noir »

L’Inde a enregistré au cours des deux derniers mois plus de 45.000 cas de « champignon noir », une infection fongique mortelle à 50 % qui se répand parmi les patients atteints du Covid-19.

Plus de 4.200 personnes sont décédées de la mucormycose, maladie rare habituellement, mais qui s’est répandue en Inde parmi les malades du Covid-19 après leur rétablissement, selon le gouvernement.

Cuba : hausse « dramatique » des cas

Cuba connaît une « augmentation dramatique » des cas de Covid-19 dans plusieurs de ses provinces où circule notamment le variant Delta, a indiqué mercredi l’Organisation panaméricaine de la santé. La situation est « particulièrement aiguë » dans la région touristique de Matanzas.

L’OMS veut rassurer les laboratoires sur les brevets

Le patron de l’Organisation mondiale de la santé, partisan d’une suspension temporaire des brevets sur les vaccins anti-Covid pour augmenter leur production, a assuré mercredi les groupes pharmaceutiques qu’il ne s’agissait pas de « saisir » leur propriété.

JO: pas de pression du CIO, assure Tokyo

Le Premier ministre japonais Yoshihide Suga a assuré mercredi n’avoir subi aucune pression du Comité international olympique pour maintenir les Jeux olympiques de Tokyo, qui demeurent impopulaires au Japon face à la recrudescence du Covid-19.

Ouganda: injections de faux vaccin

Près de 800 personnes ont reçu une ou des injections de faux vaccins contre le Covid-19 en Ouganda, une escroquerie montée par des médecins et infirmiers « sans scrupules », ont annoncé les autorités.

USA: chute d’un an et demi de l’espérance de vie

L’espérance de vie des Américains s’est réduite d’un an et demi en 2020, passant de 78,8 à 77,3 ans, soit la plus forte chute depuis la Seconde Guerre mondiale, selon la principale agence fédérale de santé publique qui en attribue grandement la cause à la pandémie de Covid-19.

Vaccin Pfizer produit en Afrique du Sud dès 2022

Les laboratoires pharmaceutiques Pfizer et BioNTech ont annoncé que le groupe Biovac allait réaliser dès début 2022 une étape de production de leur vaccin en Afrique du Sud, une première sur le continent.

Variant Delta prédominant dans les prochains mois, selon l’OMS

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) prévoit que le variant Delta, très contagieux et qui est d’ores et déjà à l’origine de plus des trois quarts des nouveaux cas de Covid dans de nombreux grands pays, soit prédominant dans les prochains mois.

L’Inter Milan et Arsenal renoncent à un tournoi

L’Inter Milan a annoncé mercredi qu’il renonçait pour des raisons sanitaires liées au coronavirus à se rendre aux Etats-Unis, où il devait rencontrer lors d’un tournoi amical en Floride le club anglais d’Arsenal, également forfait en raison d' »un petit nombre » de cas positifs au Covid-19 dans sa délégation.

Portugal: vaccination des 12-17 ans d’ici la rentrée

Le Portugal, frappé de plein fouet par le très contagieux variant Delta, souhaite vacciner les 12-17 ans d’ici la prochaine rentrée scolaire, a indiqué le Premier ministre Antonio Costa.

Plus de 4,1 millions de morts

La pandémie a fait au moins 4.119.920 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi en milieu de journée.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché avec 609.837 décès, suivis du Brésil (545.604 morts), de l’Inde (418.480), du Mexique (236.810) et du Pérou (195.332).

L’OMS estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui qui est officiellement établi.

Avec Le Point par burx-jba-frd/am/ybl

Covid-19 : au Portugal, 45 communes soumises à un nouveau couvre-feu

juillet 1, 2021

Le variant Delta du coronavirus a provoqué un rebond épidémique dans le pays. La nouvelle mesure entrera en vigueur à partir de vendredi

Le Portugal contraint de resserrer la vis. Confronté à une recrudescence de l’épidémie de coronavirus due au variant Delta, le pays a décidé de rétablir un couvre-feu nocturne à partir du vendredi 2 juillet 2021 dans 45 communes. Lisbonne, la capitale, en fait partie, a annoncé, ce jeudi, le gouvernement. « Nous constatons que la semaine dernière, la situation s’est à nouveau détériorée », a déclaré la ministre de la Présidence, Mariana Vieira da Silva, lors d’une conférence de presse, ajoutant que « les conditions ne sont pas remplies pour dire que la pandémie est sous contrôle ».

Cette « interdiction de circuler sur la voie publique » s’appliquera aux municipalités les plus touchées en taux d’incidence au Covid-19, parmi lesquelles la capitale portugaise et Porto, tous les jours de 23 heures à 5 heures du matin. La réduction des horaires des cafés et des restaurants, déjà en place à Lisbonne et dans deux autres communes, va également être élargie à 16 nouvelles villes. Ces établissements devront fermer leurs portes à 22 h 30 en semaine et 15 h 30 le week-end.

Le variant Delta prédominant sur le territoire

Le Portugal a franchi mercredi la barre des 2 000 nouveaux cas en 24 heures, selon le bilan des autorités sanitaires. Il s’agit du plus haut niveau enregistré depuis la mi-février, quand le pays de 10 millions d’habitants se trouvait soumis à un confinement général. Le variant Delta du coronavirus, qui a provoqué un rebond des contagions au Portugal ces dernières semaines, est devenu prédominant dans le pays, selon les données rendues publiques par la Direction générale de santé (DGS). Au Portugal, plus de 50 % de la population a déjà reçu une première injection et 32 % est complètement vaccinée, d’après les dernières données de la DGS. Depuis le début de la pandémie, le Portugal a enregistré 17 101 morts et 882 002 cas d’après les autorités sanitaires.

Par Le Point avec AFP

Covid-19: l’Indonésie passe le cap des 2 millions de cas, l’épidémie accélère

juin 21, 2021
Covid-19: l'Indonesie passe le cap des 2 millions de cas, l'epidemie accelere
Covid-19: l’Indonésie passe le cap des 2 millions de cas, l’épidémie accélère© AFP/BAY ISMOYO

L’Indonésie a dépassé lundi le cap des deux millions de cas de coronavirus alors que le pays d’Asie du Sud-Est voit une nouvelle vague de contaminations accélérer et que les hôpitaux sont proches de la saturation, laissant craindre une flambée incontrôlable de l’épidémie.

Le nombre de nouveaux cas journaliers a doublé ces dernières semaines dans l’archipel où la présence du variant Delta apparu en Inde a été confirmée.

Le pays a enregistré 14.536 cas de Covid-19 lundi, un nouveau record par rapport au précédent plus haut enregistré fin janvier. Au total, l’Indonésie affiche plus de 2 millions de cas et près de 55.000 morts pour près de 270 millions d’habitants.

Ces chiffres sont considérés comme largement sous-estimés et certains experts ont calculé que le nombre de cas officiels représentait environ 10 % des chiffres réels.

« Ce n’est que le début. Et selon la façon dont les choses sont gérées, nous pourrions avoir une explosion majeure comme en Inde », a noté Windhu Purnomo, un épidémiologiste de l’Université indonésienne Airlangga.

La nouvelle vague de contaminations a été mise sur le compte du voyage de millions d’Indonésiens dans le pays pour rejoindre leurs proches à la fin du ramadan, malgré l’interdiction de cette grande migration annuelle.

Dans la capitale Jakarta et dans les zones les plus affectées, le taux d’occupation des hôpitaux a dépassé 75 %, tandis que le nombre des enterrements est en forte hausse.

« C’est inquiétant », a résumé Rahmani, un habitant de Jakarta interrogé dans un cimetière où il a assisté aux funérailles d’un proche décédé du Covid-19.

« En tant que bons citoyens nous devons suivre les instructions du gouvernement pour respecter les protocoles sanitaires », note-t-il. Mais les autorités ont toujours du mal à faire respecter le port du masque, la distanciation et à convaincre une partie des Indonésiens réticents à se faire vacciner.

L’Organisation mondiale de la Santé a appelé le gouvernement indonésien à renforcer les restrictions sanitaires dans son dernier rapport dédié à l’Indonésie la semaine dernière.

Patients plus jeunes

La capitale encourage les salariés à travailler à domicile et a réduit les heures d’ouverture des commerces mais les autorités n’ont pas pris à ce stade de mesures strictes à l’échelle nationale.

L’association des médecins indonésiens a indiqué que les nouvelles formes du virus paraissaient plus toucher les jeunes.

« Précédemment, les patients du Covid-19 étaient des personnes âgées et avec d’autres maladies », a noté la porte-parole de l’association Erlina Burhan.

« Mais depuis que les variants du virus ont été détectés, beaucoup de patients sont plus jeunes » et sans facteurs de risques.

De nombreux cas d’infections parmi des soignants qui avaient été vaccinés ont suscité des interrogations sur l’efficacité du vaccin Sinovac produit en Chine, dont l’Indonésie est très dépendante pour sa campagne.

L’Indonésie, qui veut vacciner plus de 180 millions d’adultes cette année, tente d’accélérer le rythme alors que seuls 7 % de la population ont reçu au moins une dose, selon les dernières données officielles.

Mais la désinformation sur le vaccin prolifère et provoque des hésitations chez beaucoup d’Indonésiens.

« Je suis convaincu que l’on ne doit pas réagir de façon excessive », remarque un habitant de la région de Jakarta, Rateka Winner Lee.

« Ma femme et moi-même avons déjà eu le Covid-19, et donc nous sommes naturellement vaccinés », assure-t-il.

Avec Le Point avec AFP