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Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

septembre 23, 2021
Coronavirus: le point sur la pandemie dans le monde
Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde© AFP/Frederic J. BROWN

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

-3ème dose pour les plus de 65 ans aux Etats-Unis –

Les Etats-Unis ont autorisé mercredi l’injection d’une troisième dose de vaccin anti-Covid de Pfizer à partir de 65 ans et pour les personnes à « risque », a annoncé l’Agence américaine des médicaments.

La dose de rappel pourra être administrée à partir de six mois après la deuxième injection.

Washington veut mener la riposte mondiale contre la pandémie

Les Etats-Unis vont doubler leurs dons de vaccins contre le Covid-19, portant le total de doses promises à des pays pauvres à plus de 1,1 milliard, a annoncé Joe Biden mercredi, affichant clairement son intention de mener la riposte mondiale contre la pandémie.

« J’ai fait la promesse, et je la tiens, que l’Amérique sera l’arsenal de vaccins du monde, tout comme elle a été l’arsenal de la démocratie pendant la Seconde Guerre mondiale », a-t-il dit depuis la Maison Blanche.

Les Etats-Unis vont acheter et distribuer aux pays en développement 500 millions de doses supplémentaires du vaccin Pfizer/BioNTech, ce qui porte leurs promesses de dons à 1,1 milliard de doses, en prenant en compte de précédentes annonces.

Pfizer et BioNTech ont précisé que ces doses, fabriquées aux Etats-Unis, seraient distribuées à 92 pays en voie de développement identifiés par le mécanisme international Covax et aux 55 Etats membres de l’Union africaine.

Un ministre brésilien positif à l’ONU

Le ministre brésilien de la Santé, Marcelo Queiroga, a été « testé positif au Covid-19 » après avoir participé mardi à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, inaugurée par le président Jair Bolsonaro.

Jair Bolsonaro, qui s’est montré sans masque à plusieurs reprises au cours du voyage, n’a pas été vacciné contre le Covid-19 et a répété qu’il serait « le dernier » Brésilien à recevoir le vaccin.

M. Queiroga était aux côtés de M. Bolsonaro lors de plusieurs événements, dont une rencontre lundi avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui a été filmé lui serrant la main.

Plus de 6 milliards de doses de vaccin

Plus de six milliards de doses de vaccins ont été administrées dans le monde, selon un décompte réalisé mercredi par l’AFP à 09H30 GMT à partir de sources officielles.

La vaccination reste très inégalitaire: les pays à « revenu élevé » selon le classement de la Banque mondiale ont administré en moyenne 124 doses pour 100 habitants, les pays à « faible revenu » seulement 4.

Amnesty accuse les labos de délaisser les pays pauvres

Amnesty international a accusé les groupes pharmaceutiques qui produisent les vaccins contre le Covid-19 d’alimenter une « crise des droits humains sans précédent », réclamant l’octroi de deux milliards de doses aux pays pauvres.

Les cas repartent à la hausse à Moscou

La capitale russe est confrontée à une nouvelle hausse des cas, a annoncé la mairie de Moscou, quelques semaines seulement après une vague meurtrière provoquée par le variant Delta.

France: le pass sanitaire maintenu

Le pass sanitaire est maintenu pour l’instant dans tous les départements français malgré la décrue de l’épidémie qui se « confirme jour après jour », a annoncé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

L’obligation du port du masque à l’école primaire sera levée à partir du 4 octobre dans les départements les moins touchés.

Le Sri Lanka va demander un prêt à la Banque mondiale

Le Sri Lanka va solliciter un prêt d’urgence de 100 millions de dollars auprès de la Banque mondiale afin de financer sa campagne de vaccination.

Virus proches du SARS-CoV ?2 chez des chauves-souris

Ce pourrait être une « avancée majeure » dans la recherche des origines du Covid-19: des chercheurs de l’Institut Pasteur ont identifié dans le nord du Laos des virus proches du SARS-CoV ?2 chez des chauves-souris, capables d’infecter l’homme.

Les conclusions de ces travaux, en libre accès sur la plateforme scientifique « Research Square », doivent encore faire l’objet d’une évaluation par les pairs en vue d’une publication dans une revue scientifique.

Allemagne: pas de salaire pour les non-vaccinés en quarantaine

Les salaires des personnes non vaccinées ne seront bientôt plus pris en charge en Allemagne durant les périodes de quarantaine, a annoncé le ministre de la Santé.

La décision, négociée avec les régions allemandes, entrera en vigueur le 1er novembre.

Plus de 4,7 millions de morts

La pandémie provoquée par le nouveau coronavirus a fait au moins 4.705.691 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi en milieu de journée.

Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts (681.067), devant le Brésil (592.316), l’Inde (445.768), le Mexique (272.580) et la Russie (200.625).

L’Organisation mondiale de la santé estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé.

Avec AFP par burx-dth/roc

Premiers vaccinés, les Israéliens ont l’un des plus hauts taux d’infection du monde

septembre 19, 2021

Qu’ont en commun Israël, le Royaume-Uni et l’Alberta? Des taux de vaccination relativement élevés, mais des hausses importantes dans le nombre de cas et d’hospitalisations liés à la COVID-19. Une levée rapide des mesures et des campagnes de vaccination différentes expliquent en partie cette recrudescence des infections.

Le retour à l'école fait craindre une hausse importante des infections chez les jeunes, qui ne sont pas encore éligibles au vaccin contre la COVID-19.

© AMIR COHEN/Reuters Le retour à l’école fait craindre une hausse importante des infections chez les jeunes, qui ne sont pas encore éligibles au vaccin contre la COVID-19.

Plus de 60 % de la population totale en Israël est vaccinée, 65 % au Royaume-Uni et 54 % aux États-Unis. Cela n’a pas empêché ces pays de connaître des niveaux presque records de nouvelles infections.

Israël a en ce moment le plus haut taux d’infection du monde; le taux dans ce pays est deux fois plus élevé qu’au Royaume-Uni et aux États-Unis. Au Royaume-Uni, le nombre d’hospitalisations continue d’augmenter et aux États-Unis, on dénombre actuellement près de 2000 décès par jour.

Selon le professeur Barry Pakes, certains éléments comme le relâchement précoce des mesures sanitaires et la diminution de l’efficacité du vaccin expliquent pourquoi certains endroits sont frappés plus durement. Mais il ne faut pas oublier les particularités de chaque juridiction, dit-il.

«Les comparaisons internationales sont compliquées parce que la COVID-19 est compliquée», dit Barry Pakes, professeur de santé publique et médecine préventive à l’école de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto. Il ajoute que le niveau de dépistage et la démographie peuvent avoir un effet sur le contrôle du virus.

Par exemple, un élément qui explique en partie la hausse importante de cas en Israël est le fait que le pays a une population très jeune, dont plusieurs enfants qui ne sont pas encore admissibles au vaccin.

Il faut rappeler qu’au Canada et ailleurs dans le monde, la majorité des infections sont détectées chez les personnes non vaccinées. Les jeunes, qui ne sont pas admissibles au vaccin, sont parmi les plus touchés lors de cette dernière vague.

Un relâchement des mesures trop rapide

De nombreuses restrictions sanitaires ont été abandonnées au Royaume-Uni.

© HENRY NICHOLLS/Reuters De nombreuses restrictions sanitaires ont été abandonnées au Royaume-Uni.

Plusieurs experts croyaient — à tort — qu’Israël — qui a été l’un des premiers pays à vacciner la majorité de sa population — avait atteint une immunité collective. Toutefois, Israël a réussi à vacciner moins de 65 % de la population.

«Nous avons fait des erreurs parce que nous pensions avoir gagné la guerre, mais nous comprenons maintenant que nous n’avons gagné qu’une seule bataille. La guerre est toujours en cours et nous devons vacciner encore plus de personnes», a récemment déclaré le Pr Salman Zarka, qui conseille le gouvernement israélien dans la lutte contre la COVID-19, dans une entrevue avec le journal Times of Israël.

Selon le Pr Pakes, l’arrivée du variant Delta fait en sorte qu’il est nécessaire de vacciner 90 % de la population, y compris les enfants, pour arriver à contrôler la pandémie. Aucun pays dans le monde n’a atteint ce seuil. Seuls le Portugal, l’Islande et les Émirats arabes unis s’en approchent avec 80 % de leur population vaccinée.

Se croyant protégés par la vaccination, Israël et le Royaume-Uni ont abandonné au début de l’été le port du masque en public. Ils ont éliminé presque toutes les mesures sanitaires (y compris l’obligation de s’isoler après avoir été en contact avec une personne infectée) et ont permis l’ouverture de bars, de clubs et la tenue de grands événements sportifs et culturels. Israël a temporairement abandonné son passeport vaccinal; le Royaume-Uni a renoncé à l’idée d’en imposer un.

La situation est la même dans plusieurs États américains – notamment en Floride – où le taux de vaccination est très bas et où l’on a permis une réouverture complète. Le gouverneur a par ailleurs proscrit le port du masque à l’école.

Le variant Delta — qui est beaucoup plus contagieux — est venu leur prouver qu’ils étaient encore loin d’avoir gagné la bataille contre le coronavirus. Israël a réimposé le port du masque à l’intérieur, limité les rassemblements et intensifié les dépistages.

«Ces pays on fait beaucoup moins attention que nous au niveau des mesures autres que la vaccination. Ils sont allés beaucoup trop vite. Tu regardes l’Alberta, c’est la même chose et maintenant les cas et les hospitalisations augmentent en flèche», dit le Dr André Veillette, immunologiste à l’Institut de recherches cliniques de Montréal.

En Alberta, ainsi qu’en Colombie-Britannique et en Saskatchewan – où les restrictions ont été largement éliminées cet été – voient désormais des records de cas et d’hospitalisations. «Nous avons eu une expérience naturelle avec l’Alberta et nous voyons les résultats catastrophiques», dit le Pr Pakes.

La médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, Deena Hinshaw, a d’ailleurs fait son mea culpa cette semaine, disant que la levée précoce des mesures avait propulsé l’Alberta dans une nouvelle vague sans précédent.

De plus en plus de pays commencent à imposer une forme de passeport vaccinal pour accéder à certaines activités et à certains lieux publics. Quel sera l’effet de cette mesure? S’il est encore difficile de le dire avec certitude, on peut déjà voir qu’en France, le taux d’infection vient de tomber sous la barre des 100 cas pour 100 000 habitants, pour la première fois depuis mi-juillet.

Rappelons que la France a imposé un passeport sanitaire le 9 août dernier et que le taux de vaccination a par la suite augmenté. De plus, en août, plusieurs régions en France ont réintroduit le port du masque obligatoire dans les lieux publics.

Le professeur Pakes ajoute que la baisse des cas en France est possiblement en partie due au fait que la population est de plus en plus habituée à vivre en temps de pandémie et qu’elle s’autorégule lorsque nécessaire. «Quand les cas augmentent, les gens paniquent et même s’il n’y a pas de confinement, les gens réduisent leurs contacts et font plus attention.»

Diminution de l’immunité vaccinale

À Tel-Aviv, un homme reçoit sa troisième dose du vaccin contre la COVID-19.

© / (Oded Balilty/The Associated Press) À Tel-Aviv, un homme reçoit sa troisième dose du vaccin contre la COVID-19.

En Israël, environ 3 millions de personnes ont déjà reçu une troisième dose du vaccin et le pays parle désormais d’une quatrième dose. Selon les données de ce pays, l’immunité du vaccin diminue après quelques mois et expliquerait en partie l’augmentation des nouvelles infections.

Est-ce que le Canada et les États-Unis, qui ont commencé à vacciner un peu plus tard qu’Israël, pourraient bientôt faire face à une immunité qui diminue avec le temps? Une personne vaccinée en janvier a-t-elle moins de protection qu’une personne vaccinée en juillet?

«Je serais très surpris que les données aux États-Unis [sur la durée de l’immunité] soient différentes de celles provenant d’Israël», a dit le Dr Anthony Fauci en entrevue à Politico.

Il y a toutefois certaines nuances à apporter, précise le Pr Pakes.

D’abord, Israël a adopté une stratégie de vaccination très différente de celle du Canada. En Israël, on a administré la deuxième dose moins d’un mois après la première, le délai d’abord recommandé par les fabricants du vaccin.

Au Canada, les autorités ont opté pour un délai entre les doses entre 8 et 12 semaines. «La décision a été controversée au début au Canada. Mais il semble que cette stratégie était meilleure et offre une meilleure efficacité à long terme et contre le variant Delta», dit le Pr Pakes. La durée exacte de cette immunité n’est toutefois pas connue.

Comme en Israël, les chercheurs britanniques ont également remarqué que l’efficacité du vaccin diminuait avec le temps. Selon des données du Royaume-Uni, le vaccin Pfizer est efficace à 88 %, mais diminue à 74 % après cinq à six mois; le vaccin d’AstraZeneca est d’abord efficace à 77 %, mais diminue à 67 % après quatre à cinq mois.

De plus, au Royaume-Uni, on a majoritairement utilisé le vaccin Vaxzevria d’AstraZeneca, qui est considéré comme étant un peu moins efficace que les vaccins Comirnaty de Pfizer et Spikevax de Moderna.

C’est pour ces raisons que le Royaume-Uni offre une troisième dose aux personnes de 50 ans et plus, aux résidents de centres de soins de longue durée et à tous les adultes avec des comorbidités. Compte tenu de l’efficacité moins élevée du vaccin Vaxzevria, les personnes qui l’ont reçu auront en troisième dose un vaccin à ARN.

Si Israël croyait voir des effets positifs de l’administration d’une troisième dose, cette dernière vague est loin d’être maîtrisée.

Vendredi, aux États-Unis, un comité d’experts du Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) ont recommandé l’administration d’une troisième dose du vaccin aux aînés et aux personnes plus à risque de complications liées à la COVID-19. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) doivent aussi donner leur recommandation à ce sujet, mais sembleraient plus ouverts à offrir une troisième dose à l’ensemble de la population.

Pour plusieurs experts, l’administration d’une troisième dose en ce moment n’est pas la solution magique pour contenir les nouvelles vagues.

D’ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) continue de demander de ne pas administrer de troisième dose, jugeant que la priorité devrait être de s’assurer qu’une plus grande partie du monde est vaccinée avec une première dose.

Pour le Pr Pakes, il est clair que le Canada doit continuer de suivre ce qui se passe dans les autres pays, particulièrement en Israël et au Royaume-Uni. «Ces pays ont d’excellents systèmes de collecte de données, contrairement au Canada. C’est difficile d’apprendre de nos erreurs sans avoir les données pour comprendre.» Il ajoute que les experts le répètent : pour venir à bout de ce virus, il faudra vacciner 90 % de la population, y compris les enfants. Sans quoi de nouvelles vagues continueront de surgir.

Par Reuters avec Mélanie Meloche-Holubowski 

Mauricie et Centre-du-Québec: Le nombre de cas quotidiens dans la région préoccupe à l’approche de la rentrée

août 24, 2021

Bien que la situation semble se stabiliser dans la région, la rentrée inquiète tout de même les autorités de la Santé publique au point où les élèves devront porter le masque en classe et qu’il n’y aura pas d’allègements malgré l’imposition du passeport vaccinal avant que la situation sanitaire ne soit réévaluée.

Le nombre de cas actifs se maintient en Mauricie-Centre-du-Québec.

© STÉPHANE LESSARD Le nombre de cas actifs se maintient en Mauricie-Centre-du-Québec.

Le nombre de nouveaux cas par jour serait trois fois plus élevé au Québec qu’à pareille date l’an dernier, et ce, avant la rentrée qui engendrera un nombre très élevé de contacts, a fait valoir le ministre Dubé durant son point de presse de mardi après-midi en présence du Dr Horacio Arruda.

Dans la région de la Mauricie-Centre-du-Québec, les éclosions qui ont touché la région au cours des dernières semaines ont fait en sorte que le nombre de cas a été beaucoup plus élevé qu’à la même période l’an dernier. Ce sont en effet près de 15 fois plus de nouveaux cas qui ont été rapportés entre le 18 juillet et le 23 août.

Selon les données de l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ), 44 infections avaient été rapportées dans la région durant cette période, en 2020, contre 651, en 2021. Le nombre de cas par jour s’est également élevé entre 3 et 46 cette année, contre 0 à 13, l’an dernier.[object Object]

Pour ce qui est des variants, le nombre de cas de Delta confirmés par séquençage s’élève présentement à un cumulatif de 41, contre 117 pour le variant britannique (Alpha).

La situation semble tout de même se stabiliser en Mauricie-Centre-du-Québec, en comparaison des dernières semaines, alors que le nombre de nouveaux cas de COVID-19 et le nombre de personnes rétablies de la maladie étaient à peu près équivalents dans le bilan rendu public par le CIUSSS, mardi après-midi.

Seize nouveaux cas se sont déclarés, dont sept en Mauricie et neuf au Centre-du-Québec. La majorité de ceux-ci proviennent de la MRC de Drummond (7) et de la ville de Trois-Rivières (5) qui sont toujours les points chauds dans la région.

Depuis le début de la quatrième vague, Trois-Rivières, avec 363 cas, et Drummondville, avec 67, sont les deux endroits les plus touchés dans la région, suivis de Shawinigan (55) et de Bécancour (24).

Les 15 personnes considérées comme étant «rétablies» compensent toutefois pour les nouvelles infections. Le nombre de cas actifs n’a donc augmenté que d’une personne. On en compte actuellement 183 dans la région, soit 96 en Mauricie et 87 au Centre-du-Québec.

Lors de son point de presse, le ministre Dubé a indiqué que la capacité d’hospitalisation réelle au Québec était de 800 lits pour ne pas qu’il y ait de délestage. En Mauricie-Centre-du-Québec, on indique que 67 lits sont présentement réservés à des patients atteints de la COVID-19, dont 56 en médecine générale et 11 aux soins intensifs.

Une nouvelle hospitalisation a été enregistrée, portant le nombre de patients alités en raison de la COVID-19 à deux dans la région et il n’y a plus personne aux soins intensifs, ce qui porte le taux d’occupation de l’unité à moins de 3%.

En ce qui concerne la vaccination, le dernier bilan du CIUSSS MCQ fait état d’une augmentation de 348 premières doses administrées pour porter le total à 75,4 % de la population. Pour ce qui est des 12 ans et plus, la proportion de gens ayant reçu une dose dans la région s’élevait à 83 % en date du 23 août, soit un peu moins que la moyenne provinciale de 86,2%.

Les 18-29 ans (69,7 %) et les 30-39 ans (71,1 %) n’ont pas encore atteint la cible minimale de 75 % dans la région. Les 12-17 ans, avec une proportion de 79 %, sont légèrement au-dessus de la moyenne provinciale.

Pour ce qui est du pourcentage de la population adéquatement vaccinée (deux doses), elle s’élève à 65 % avec les 984 nouvelles doses administrées selon le dernier bilan. En date du 23 août, la proportion des 12 ans et plus ayant reçu les deux doses dans la région était de 75,7% contre 78,2% au Québec.

Selon ce qui a été dit lors du point de presse de mardi après-midi, il est prévu de poursuivre la vaccination au Québec jusqu’à Noël, s’il le faut. Aucune décision n’a encore été prise concernant une troisième dose.

Avec Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste

Le CHU de Guadeloupe bat le rappel de tout son personnel

août 20, 2021
Le CHU de Guadeloupe bat le rappel de tout son personnel
Le CHU de Guadeloupe bat le rappel de tout son personnel© AFP/Archives/Cedrick Isham CALVADOS

Le directeur général du CHU de Guadeloupe a rappelé « tous les personnels du CHU », qui « doivent regagner leur poste sans délai », alors que la « situation épidémique et ses impacts sur le tissu hospitalier ne cesse de se dégrader ».

« Toutes les « activités programmées » sont mises à l’arrêt, « seules les chirurgies non reportables peuvent se poursuivre », indique la note interne datée du 18 août du directeur général du CHU, Gérard Cotellon.

Selon un communiqué du préfet de la Région Guadeloupe, « la situation reste extrêmement préoccupante avec 4.180 nouveaux cas cumulés en 4 jours » et « le rythme de 1.000 contaminations par jour est maintenu » avec un taux de positivité « à 22,3 % ».

Depuis lundi, « 60 décès supplémentaires sont à déplorer », ajoute le communiqué qui précise que « tous n’étaient pas vaccinés » et que « le plus jeune avait 48 ans ».

Les services funèbres de l’île sont surchargés, selon les médias locaux. « A cause de la saturation liée au Covid mais aussi aux autres causes comme les accidents de la route par exemple, nous sommes en limites de place », témoigne Tania Foucan, médecin légiste du CHU de Guadeloupe.

« Pour répondre à la problématique des +flux+ que cette saturation pose, un container réfrigéré de 40 pieds et un module de 12 places ont été installés, fournis par les pompiers et l’armée », selon elle.

Vendredi soir, quelque 300 professionnels de santé doivent arriver sur l’île. Face à la situation du CHU, la Région Ile-de France a indiqué envoyer 20 lits de réanimation pour la Guadeloupe et la Martinique.

La Région Guadeloupe a également voté une subvention au CHU d’environ 90.000 euros pour l’achat d’un « automate PCR, permettant de réaliser de manière flexible des tests avec un délai de rendu plus rapide ».

De nouveaux clusters sont apparus comme celui du centre pénitentiaire de Baie-Mahault, où près de « 37 détenus (sont) contaminés, dont certains en réanimation, et une trentaine de personnels contaminés également », a assuré à l’AFP le secrétaire du syndicat Unsa-Ufap, Jean-Jacques Racamy, confirmant une information de la chaîne publique Guadeloupe la 1ere.

Par Le Point avec AFP

Canada: Le nombre de cas de COVID-19 bondit à 365 au Québec

août 11, 2021

QUÉBEC — Le nombre de cas a connu une hausse considérable dans les 24 dernières heures passant à 365 nouveaux cas déclarés mercredi par rapport à 234 la veille. Un décès s’est ajouté au bilan de la pandémie.

© Fournis par La Presse Canadienne

Au total, ce sont 380 038 personnes qui ont contracté la maladie depuis le début de la pandémie l’an dernier. Parmi elles, 366 670 personnes sont considérées comme étant rétablies.

Le total de vies perdues en raison de la COVID-19 s’établit désormais à 11 242.

Actuellement, on retrouve 67 patients hospitalisés au Québec à cause de la COVID-19, soit cinq de plus que lors du plus récent bilan. Parmi eux, 22 personnes sont traitées dans une unité de soins intensifs, soit quatre de plus que la veille.

Les données sur le nombre de nouvelles infections sont tirées des analyses de 18 274 prélèvements réalisés le 9 août.

Le ministère de la Santé rapporte également que 35 865 doses de vaccins ont été administrées depuis 24 heures au Québec. À ce total, on ajoute 1368 injections effectuées avant le 10 août. De plus, 46 613 doses ont été administrées à des Québécois en dehors de la province.

Le grand total de doses injectées à des citoyens du Québec s’élève maintenant à 11 534 844 doses.

Avec La Presse Canadienne

Canada (COVID-19) : la flambée des cas se poursuit à Trois-Rivières

août 10, 2021

 

Ce sont 75 nouveaux cas de COVID-19 qui ont été recensés en Mauricie-Centre-du-Québec au cours des trois derniers jours, dont 51 à Trois-Rivières qui est toujours l’épicentre de la pandémie au Québec.

Trois-Rivières est toujours l’épicentre de la pandémie avec 51 des 75 nouveaux cas.

© Stéphane Lessard Trois-Rivières est toujours l’épicentre de la pandémie avec 51 des 75 nouveaux cas.

Ces nouvelles personnes infectées portent le nombre de cas actifs en sol trifluvien à 144. Selon les données de l’INSPQ, le taux d’infection par 100 000 habitants s’élève maintenant à 100 dans le Réseau local de santé (RLS) de Trois-Rivières. Ce qui est toujours le pire endroit au Québec actuellement.[object Object]

Il y a également le RLS du Haut-Saint-Maurice, qui a enregistré six cas en fin de semaine qui se retrouve avec l’un des taux d’infection les plus élevés de la province, soit de 66,7 par 100 000 habitants. Le Centre-de-la-Mauricie suit pas loin derrière avec un taux de 57,2 par 100 000 habitants, alors que six nouveaux cas se sont manifestés à Shawinigan depuis le dernier bilan.

Ailleurs dans la région, le nombre de nouveaux cas demeure limité, selon les données rendues publiques par le CIUSSS MCQ, lundi. On en compte en effet trois dans Maskinongé et un dans Mékinac. Au Centre-du-Québec, il y a eu deux nouveaux cas dans chacune des MRC d’Arthabaska, de Bécancour, de Drummond et de Nicolet-Yamaska.

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 enregistré au cours des trois derniers jours est également sensiblement le même que la semaine dernière. Le CIUSSS MCQ avait effectivement déclaré 68 cas, lundi dernier.

On s’attendait également à ce que le nombre de nouveaux cas soit élevé au cours des jours à venir étant donné que les enquêtes épidémiologiques avaient permis de constater que les personnes infectées avaient eu beaucoup de contacts. D’autant plus que la capacité de dépistage avait été relevée au cours de la dernière semaine.

Il n’a toutefois pas été possible d’en savoir plus sur la situation épidémiologique de la région, lundi, ou si d’autres éclosions se sont manifestées au cours de la dernière semaine. La directrice régionale de la santé publique, la Dre Marie-Josée Godi, doit faire le point avec les médias, mardi après-midi.

Pour le moment, le CIUSSS MCQ a simplement insisté sur les trois dispositions à prendre pour la population, soit la vaccination, le maintien des mesures sanitaires et le dépistage, au besoin.

Mardi dernier, la médecin-conseil de la direction régionale de la santé publique, la Dre Danièle Samson soutenait qu’une amélioration devait être observée au cours des dix prochains jours, sans quoi la tenue d’un grand événement comme le Grand Prix de Trois-Rivières deviendrait préoccupante. Le CIUSSS MCQ indique d’ailleurs qu’elle évalue présentement la situation à savoir si de nouvelles mesures pourraient être exigées à l’organisation du GP3R et que le tout serait communiqué au cours de la semaine, le cas échéant.

«Quand je regarde la tendance, je pense que ça renforce l’hypothèse que l’on est au début d’une quatrième vague», a pour sa part fait valoir le Dr Frédéric Picotte, un médecin de Shawinigan souvent invité à commenter la situation dans les médias au cours des derniers mois. En même temps, de voir le gouvernement qui met des mesures comme le passeport vaccinal, c’est encourageant. Parce qu’on sait que dans d’autres pays du monde, ç’a fonctionné.»

Celui-ci insiste toutefois sur l’importance de se faire vacciner, d’autant plus que la rentrée scolaire approche à grands pas. Ce qui entraînera une hausse du nombre de contacts.

«Dans les pays où il y avait un bon statut vaccinal, comme en Grande-Bretagne, il y a eu une quatrième vague liée au variant Delta. Par contre, l’augmentation de la mortalité liée à la COVID était plus faible comparativement à des États comme la Floride, continue le Dr Picotte. Il ne faut pas abandonner et continuer de se faire vacciner. Ce sera notre meilleure protection pour prévenir une augmentation du nombre de décès liés à cette quatrième vague.»

Au chapitre des bonnes nouvelles, il y a eu 72 personnes qui ont été déclarées rétablies depuis le dernier bilan. Si bien que le nombre de cas actif est demeuré plutôt stable avec une légère hausse de trois. On en compte actuellement 237 dans la région, soit 211 en Mauricie et 26 au Centre-du-Québec.

Par ailleurs, il n’y a toujours pas de personnes qui sont alitées en lien avec la COVID-19 au CHAUR de Trois-Rivières. «Je suis rassuré qu’il n’y ait pas d’hospitalisations, mais comme on sait, il y a toujours un retard de quelques jours et il faudra surveiller les données de façon serrée», soutient le Dr Picotte. 

Le nombre de personnes vaccinées s’accélère également dans la région avec l’annonce de la mise en place du passeport vaccinal. Depuis le dernier bilan, vendredi, ce sont effectivement 1570 personnes qui ont reçu leur première dose en Mauricie-Centre-du-Québec, soit 500 de plus que durant la fin de semaine précédente.

Ce qui porte le pourcentage de la population vaccinée d’une dose à 73,8%. Il manquerait encore 6193 personnes à vacciner pour atteindre la cible minimale de 392 042 en Mauricie-Centre-du-Québec. Les 18-29 ans (66,7%) et les 30-39 ans (68,5%) sont les deux groupes d’âge qui n’ont toujours pas atteint l’objectif de 75%.[object Object]

Pour ce qui est de l’administration de la deuxième dose, ce sont 7050 personnes qui l’ont reçue en fin de semaine. Ce qui porte à 312 532 personnes qui sont adéquatement vaccinées dans la région pour un taux de 59,8%.

Les occasions de se faire vacciner demeurent nombreuses dans la région. Il y a d’abord les huit sites de vaccination massive qui demeurent ouverts pour encore quelques semaines d’ici l’automne. Dans certains cas, le CIUSSS MCQ devra bientôt libérer les lieux pour permettre la reprise des activités sportives.  

Pour ce qui est de la clinique de vaccination mobile, après un passage remarqué sur la rue Des Forges, la semaine dernière, l’autobus sera stationné au Camping H2O, mardi, à Saint-Ferdinand, mercredi, et à Yamachiche, jeudi, toujours de 10h à 17h.

Les 13, 14, 15 et 16 août, elle sera dans le stationnement du Salon de Jeux pour profiter de l’achalandage du Grand Prix de Trois-Rivières pour vacciner des gens. La clinique sera ouverte de 8h à 20h, vendredi, de 8h à 16h, samedi et dimanche, et de 8h à 18h, lundi.

Des brigades de vaccination s’arrêteront au bureau municipal de Saint-Valère, mardi, de 9 h à 15 h, à la surface de dekhockey de Princeville, mercredi, de 16h30 à 19h30, au centre-ville de La Tuque, jeudi, de 17h à 20h, à la Maison de la culture de L’Avenir, vendredi, de 10h à 15h, et à la salle municipale de Fortierville, vendredi, de 9h à 15h.

Avec Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste 

COVID-19: 100 000 nouvelles infections quotidiennes aux États-Unis

août 8, 2021

FORT LAUDERDALE, Fla. — L’épidémie de COVID-19 aux États-Unis a franchi samedi 100 000 nouvelles infections quotidiennes confirmées, un jalon dépassé pour la dernière fois lors de la vague hivernale et qui est entraîné par le variant Delta hautement transmissible et les faibles taux de vaccination dans le sud du pays.

© Fournis par La Presse Canadienne

Les responsables de la santé craignent que les cas, les hospitalisations et les décès continuent d’augmenter si davantage d’Américains ne se font pas vacciner. À l’échelle nationale, 50 % des résidents sont complètement vaccinés et plus de 70 % des adultes ont reçu au moins une dose.

«Nos modèles montrent que si nous ne vaccinons pas plus les gens, nous pourrions aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers de cas par jour, similaire à notre augmentation du début janvier», a déclaré la directrice des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), Rochelle Walensky, sur les ondes de CNN cette semaine.

Il a fallu environ neuf mois aux États-Unis pour franchir 100 000 cas quotidiens moyens en novembre avant de culminer à environ 250 000 début janvier. Les cas ont atteint leur point le plus bas en juin, avec une moyenne d’environ 11 000 par jour, mais six semaines plus tard, le nombre est de 107 143.

Les hospitalisations et les décès augmentent également, bien qu’ils soient encore en deçà des sommets observés au début de cette année avant que les vaccins ne soient largement disponibles. Plus de 44 000 Américains sont actuellement hospitalisés en raison de la COVID-19, selon les CDC, une hausse de 30% en une semaine et près de quatre fois plus qu’en juin.

– Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

Sénégal : record de contaminations au Covid-19 à la veille de la Tabaski

juillet 14, 2021
Des passagers d’un bus à la gare routière de Colobane, à Dakar, au Sénégal, le 24 mars 2020.

Les autorités restent silencieuses sur d’éventuelles nouvelles restrictions sanitaires alors que les Sénégalais s’apprêtent à voyager en masse pour célébrer la Tabaski la semaine prochaine.

Le Sénégal a annoncé mercredi avoir enregistré un nombre record de contaminations au Covid-19, mais les autorités restent silencieuses sur d’éventuelles nouvelles restrictions sanitaires alors que les Sénégalais s’apprêtent à voyager en masse pour célébrer Tabaski la semaine prochaine. Dans son bulletin quotidien, le ministère de la Santé a indiqué que sur 2 854 test réalisés, 733 étaient positifs, soit un taux de positivité de plus de 25 %.

Il y a tout juste une semaine, le pays n’avait enregistré que 127 nouveaux cas. Avec la moitié des nouvelles contaminations, la région de Dakar est la plus touchée de ce pays de 16 millions d’habitants. Au cours de la dernière semaine, 3 160 cas ont été enregistrés au Sénégal, faisant passer le nombre total de contaminations de 44 436 à 47 596. Cette augmentation rapide s’inscrit dans un rebond général en Afrique, qui « vient de vivre la semaine la plus désastreuse de l’histoire des pandémies sur le continent », selon le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

La plupart des restrictions levées

Elle a ajouté que « le pire reste à venir » sur un continent où le taux de vaccination est très faible. Au Sénégal, le rythme des décès dus au Covid-19 n’a jusqu’à présent pas suivi la même courbe que celle des contaminations. Deux nouveaux décès ont été annoncés mercredi, pour un total de 1 203 depuis mars 2020. La plupart des restrictions sanitaires, comme le couvre-feu et les interdictions de rassemblement, qui pesaient sur une population déjà majoritairement pauvre, ont été levées par le président Macky Sall après des émeutes socio-politiques en mars.

Alors que ni Macky Sall, ni le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, ne se sont récemment exprimés sur la pandémie, le syndicat national des médecins (Sames) a appelé mardi le gouvernement à « interdire tous les rassemblements religieux, culturels et politiques ». « Les services sont au bord de l’implosion, surtout à Dakar, et bientôt ce sera quasi impossible de trouver une place pour les malades graves qui sont de plus en plus jeunes », a également averti le syndicat médical.

D’éventuelles nouvelles restrictions risquent d’être particulièrement impopulaires à quelques jours de la Tabaski. Nom donné en Afrique de l’Ouest à la Fête du Sacrifice, l’Aïd al-Adha, cet événement est pour de très nombreux Sénégalais l’occasion de rentrer dans leur région d’origine en empruntant généralement des bus et taxis collectifs bondés.

Par Jeune Afrique avec AFP

Covid-19 : les variants qui menacent de changer la donne en Afrique

juillet 4, 2021
Un médecin ougandais reçoit la première injection du vaccin AstraZeneca à l’hôpital de Mulago à Kampala, le 10 mars 2021.

Faut-il avoir peur des nouveaux variants du Covid-19 ? Oui, répondent en cœur les autorités sanitaires du continent, qui pointent la hausse spectaculaire des contaminations observée en juin dans de nombreux pays. Le point sur ces nouvelles menaces et ce que l’on en sait.

La troisième vague du coronavirus en Afrique sera-t-elle la plus dévastatrice ? À écouter, jour après jours, les médecins et les autorités sanitaires qui recensent les cas de contamination et les décès, égrènent la liste des pays touchés par une forte augmentation des cas, beaucoup commencent à le redouter.

« La propagation galopante de variants plus contagieux modifie considérablement la nature de la menace qui pèse sur l’Afrique », a martelé le 1er juillet Matshidiso Moeti, la directrice Afrique de l’OMS, qui estime que la troisième vague « ne ressemble en rien à ce que nous avons connu jusqu’à présent. »

La nouveauté, chacun l’aura compris, tient principalement à la multiplication des fameux « variants ». Le virus mute, les scientifiques nous l’expliquent depuis maintenant dix-huit mois, et des formes nouvelles apparaissent, dotées de caractéristiques parfois inédites.

Mutations en tout genre

Toutes les mutations ne rendent pas le virus plus dangereux, loin de là, mais c’est parfois le cas, particulièrement pour la déjà célèbre version « Delta », dont le taux de transmissibilité est de 30 à 60 % supérieur à celui des autres formes du Covid.

Plus transmissible, le Delta est aussi plus agressif et dangereux : en Ouganda, l’un des pays du continent les plus durement frappés par la troisième vague en cours, 66 % des formes graves de Covid détectées chez les 45 ans et plus sont dues au Delta. Et les variants les plus virulents ont souvent, pour ne rien arranger, tendance à prendre le pas sur les autres.

LE DELTA REPRÉSENTE 97 % DES TESTS POSITIFS EN OUGANDA

Dans les dernières statistiques, le Delta représentait 97 % des tests positifs effectués en Ouganda, 79 % en RDC. Il est en passe de devenir la forme majoritaire de la maladie sur le continent, avec des conséquences déjà observables : + 25 % de cas lors de la dernière semaine du mois de juin, et une mortalité en hausse de 15 % dans 38 pays durant la même période.

Il faut aussi préciser que les appellations de type « Alpha » ou « Delta » sont apparues tout récemment et à l’initiative de l’OMS. Jusqu’au printemps 2021, les nouvelles versions du coronavirus SRAS-CoV-2 étaient baptisées en fonction du premier pays où elles avaient été détectées, avec des appellations du type « variant sud-africain » ou « variant breton ».

Appellations stigmatisantes

Appellations jugées – à juste titre – stigmatisantes par les autorités sanitaires. L’OMS a donc décidé à la fin du mois de mai de renommer tous les variants avec des lettres grecques. On recense à ce jour des variants Alpha, Beta, Gamma, Delta, Eta, Kappa, Iota, Lambda, Theta et la liste risque, hélas, de continuer à s’allonger.

Ces différentes formes sont, de plus, classées en trois catégories distinctes selon leur niveau de gravité. On sépare donc les « variants préoccupants » (VOC, « variant of concern »), les « variants d’intérêt » (VOI, « variant of interest » ou variant à suivre) et les « variants en cours d’évaluation », les plus récemment détectés (VUM, « variant under monitoring »).

Chaque catégorie a en commun le fait d’alimenter une crainte : celle de voir apparaître des formes du Covid résistantes aux vaccins actuellement disponibles. Pour tenter d’y voir plus clair, nous vous proposons la liste des principaux variants présents sur le continent à ce jour, leurs caractéristiques connues à ce stade et les pays dans lesquels ils ont déjà été détectés.

Les trois variants les plus préoccupants

Le variant « anglais » Alpha

• Identifié en septembre 2020 au Royaume-Uni
• Actuellement détecté au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Libye, en Égypte, au Cap Vert, au Sénégal, en Gambie, en Mauritanie, en Guinée Bissau, en Guinée, au Liberia, au Tchad, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo, au Nigeria, au Gabon, au Cameroun, en République du Congo, en Centrafrique, en RDC, en Guinée équatoriale, en Ouganda, au Rwanda, en Ethiopie, en Somalie, au Kenya, en Angola, au Malawi, à Madagascar et en Afrique du Sud
• Caractéristiques connues : 50 à 75 % plus contagieux que les souches habituelles, touche plus facilement les enfants mais n’entraîne généralement pas de formes graves de la maladie.

Le variant « sud-africain » Beta

• Identifié en août 2020 en Afrique du Sud
• Actuellement détecté en Tunisie, en Libye, au Sénégal, en Guinée Bissau, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo, en République du Congo, en Guinée équatoriale, au Gabon, en RDC, en Ouganda, au Kenya, au Rwanda, en Tanzanie, en Angola, en Malawi, au Mozambique, en Zambie, au Zimbabwe, en Namibie, au Botswana, en Afrique du Sud, au Lesotho, en Eswatini, à Madagascar, aux Comores, aux Seychelles et à Maurice
• Caractéristiques connues : se répand plus rapidement que les souches habituelles et se fixe plus facilement dans l’organisme, touche plus fréquemment les jeunes sans forcément provoquer de symptômes, formes parfois plus graves de la maladie et risques de réinfection plus élevés.

Le variant « indien » Delta

• Identifié en octobre 2020 en Inde
• Actuellement détecté au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Mauritanie, en Gambie, au Ghana, au Nigeria, au Gabon, en RDC, en Ouganda, au Kenya, en Angola, en Zambie, au Zimbabwe, au Botswana, en Afrique du Sud et à Maurice
• Caractéristiques connues : ce variant a subi une mutation qui semble le rendre plus résistant aux anticorps, il serait plus contagieux et provoquerait des symptômes nouveaux comme des saignements de nez. Classé « préoccupant » par l’OMS en mai 2021, il semble générer des formes plus graves de la maladie.

Les nouvelles formes qui inquiètent

Le variant Eta

• Identifié en décembre 2020 au Royaume-Uni et au Nigeria
• Actuellement détecté au Nigeria, au Gabon, au Cameroun, en Angola, en Ouganda et en Tanzanie
• Caractéristiques connues : peu de données disponibles à ce jour pour ce variant détecté aussi aux États-Unis et en Europe. Comme d’autres formes préoccupantes, il modifie la protéine Spike qui joue un rôle important dans la contamination des cellules par le virus, ce qui le rend inquiétant.

Le variant « nigérian » B.1.1.207

• Identifié en août 2020 au Nigeria
• Peu de données à ce stade, ce variant reste très minoritaire parmi les cas positifs. Il est toutefois considéré comme une forme « notable » et à surveiller par les autorités sanitaires.

On recense sur le continent deux autres variants identifiés mais dont la dangerosité n’est pas encore évaluée : les B.1.1.318 et B.1.620, respectivement détectés en janvier et février 2021.

Avec Jeune Afrique par Olivier Marbot

Canada-COVID-19: Québec signale 276 nouveaux cas et ajoute un décès à son bilan

mai 31, 2021

MONTRÉAL — La tendance à la baisse des nouveaux cas de COVID-19 se poursuit au Québec, alors que l’on en rapporte lundi 276.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le bilan s’élève maintenant à 370 319 personnes infectées depuis le début de la pandémie, dont 355 266 sont considérées comme rétablies. On déplore jusqu’ici 11 128 décès liés au virus.

Un seul nouveau décès est rapporté lundi; il serait survenu entre le 24 et le 29 mai.

Les hospitalisations se chiffrent à 362, une baisse de deux comparativement à la veille. Parmi ces patients, 89 se trouvent aux soins intensifs, une baisse d’un.

Un total de 17 479 prélèvements ont été réalisés le 29 mai.

Pour ce qui est de la vaccination, 77 495 doses de vaccin ont été administrées dans les 24 dernières heures, pour un total de 5 583 073, sur 5 887 119 doses reçues.

La province attend cette semaine 540 540 doses du vaccin de Pfizer et 90 500 doses de celui de Moderna.

Au Canada

À l’échelle du Canada, 1 380 163 cas de COVID-19 et 25 526 décès ont été rapportés depuis l’apparition du virus au pays.

Voici la distribution des cas au pays depuis le début de la pandémie, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux:

— 531 459 cas en Ontario, dont 8757 décès;

— 370 319 cas au Québec, dont 11 128 décès;

— 227 246 cas en Alberta, dont 2219 décès;

— 143 581 cas en Colombie-Britannique, dont 1692 décès;

— 50 790 cas au Manitoba, dont 1052 décès;

— 46 635 cas en Saskatchewan, dont 538 décès;

— 5550 cas en Nouvelle-Écosse, dont 85 décès;

— 2200 cas au Nouveau-Brunswick, dont 43 décès;

— 1309 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont six décès;

— 648 cas au Nunavut, dont quatre décès;

— 202 cas à l’Île-du-Prince-Édouard;

— 127 cas dans les Territoires du Nord-Ouest;

— 84 cas au Yukon, dont deux décès.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars 2020.

Avec La Presse Canadienne