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France/Covid-19 : pourquoi les contaminations repartent à la hausse

septembre 16, 2022

Quelque 33 263 nouveaux cas ont été comptabilisés jeudi, contre 19 866 une semaine plus tôt. Une reprise épidémique due à la conjonction de deux phénomènes.

Les contaminations de Covid-19 augmentent de nouveau en France, laissant présager une possible huitième vague de l’épidémie au sortir de l’été, dont l’ampleur reste difficile à prévoir. « Le scénario le plus probable est celui d’un pic épidémique à la rentrée », affirmait mi-août Brigitte Autran, tout juste nommée présidente du comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires, le successeur du conseil scientifique.

Il semblerait que les faits lui donnent raison. Depuis plusieurs jours, les contaminations ont recommencé à progresser. « La circulation du Sars-CoV-2 est repartie à la hausse après plusieurs semaines d’amélioration de la situation épidémique », observe ainsi Santé publique France dans son point hebdomadaire. Jeudi 15 septembre, 33 263 nouveaux cas de Covid étaient comptabilisés, contre 19 866 une semaine plus tôt, soit un bond de plus de 67 %. « Depuis deux jours, le taux de reproduction du virus (le fameux R, NDLR) est supérieur à 1, ce qui est le signal robuste d’une reprise épidémique », a affirmé à l’Agence France-Presse l’épidémiologiste Mircea Sofonea.

Autre indicateur : le nombre de tests (852 500) a augmenté de 9 % la semaine du 5 au 11 septembre, a indiqué jeudi la Drees, le service statistique des ministères sanitaires et sociaux. Ils ont notamment fortement augmenté chez les moins de 16 ans (+ 56 %). « Le nombre de tests PCR n’est pas très élevé actuellement et ne permet pas de faire des analyses très fiables, mais la tendance semble confirmer à tout le moins un arrêt de la décrue épidémique et possiblement un rebond, prémisse d’une possible nouvelle vague pandémique », a analysé pour l’AFP l’épidémiologiste Antoine Flahault. « La reprise a certainement commencé il y a plus d’une semaine, mais on ne peut l’attester statistiquement que depuis deux jours », a relevé de son côté Mircea Sofonea.

Déclin immunitaire et brassage, les deux responsables ?

La conjonction de deux phénomènes pourrait expliquer cette reprise. D’abord, un certain déclin immunitaire dans une population qui a parfois été contaminée ou a reçu son dernier vaccin il y a de nombreux mois. Or la protection contre l’infection s’érode avec le temps. Ensuite, le contexte de rentrée, scolaire et professionnelle, qui favorise davantage les brassages. La hausse des contaminations est « principalement portée par les moins de 20 ans », à commencer par les 0-9 ans (+ 111 %, sur la semaine du 5 au 11 septembre), relève Santé publique France.

Ce n’est pas dans une situation inédite. À la même époque de 2021, à la faveur de la rentrée scolaire, le variant Delta, qui avait aussi causé une vague estivale, était revenu déclencher une vague automno-hivernale. « Il semble bien que l’actuel sous-variant dominant d’Omicron, BA.5, qui a frappé l’Europe cet été, se propage à nouveau depuis la rentrée et progresse dans toutes les régions de France métropolitaine (sauf encore la Corse), et dans presque tous les pays d’Europe occidentale », a avancé Antoine Flahault.

Si une huitième vague devait se produire, il semble encore difficile de prévoir son ampleur. En effet, on ne sait pas précisément à quel point la population est actuellement immunisée. « On va rester dans un certain brouillard pendant au moins les deux prochaines semaines », prédit encore Mircea Sofonea. En se fondant uniquement sur les dynamiques observées lors des deux précédentes vagues, « on ne devrait pas courir le risque d’une saturation hospitalière », selon lui.

Les espoirs de l’OMS déjà douchés ?

Mercredi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a envoyé un message d’espoir, jugeant la fin de la pandémie « à portée de main » mais invitant à ne pas relâcher les efforts pour y parvenir. En attendant, à défaut de remarquables progrès pour améliorer la ventilation des lieux clos, la France pourrait encore essayer d’accroître la couverture vaccinale face à une nouvelle vague. Malgré les préconisations des autorités sanitaires, seuls environ 30 % des plus de 60 ans ont reçu une deuxième dose de rappel.

D’ici à quelques semaines, les vaccins bivalents (ciblant à la fois la souche originale du virus et le variant Omicron) seront par ailleurs disponibles en France. Mais les personnes les plus à risque sont invitées à ne pas attendre pour recevoir leur quatrième dose. En début de semaine prochaine, la Haute Autorité de santé (HAS) va préciser l’articulation de ces nouveaux vaccins dans la stratégie vaccinale française.

Par Le Point avec AFP

Chine : 80 000 touristes coincés sur une île après des cas de COVID-19

août 7, 2022
Un agent de santé prélève un échantillon par écouvillonnage sur un homme afin de le tester pour le coronavirus COVID-19.

Dimanche, 483 cas de coronavirus ont été signalés dans la cité balnéaire de Sanya, qui compte plus d’un million d’habitants, sur l’île de Hainan (archives). Photo : Getty Images

Plus de 80 000 touristes sont coincés sur l’île de Hainan, dans le sud de la Chine, après la détection de cas de COVID-19 qui ont poussé les autorités à annuler tous les vols et trains desservant la cité balnéaire de Sanya.

Dimanche, 483 cas de coronavirus ont été signalés dans la cité balnéaire de Sanya, qui compte plus d’un million d’habitants, sur l’île de Hainan, surnommée le Hawaï chinois.

Tous les vols au départ de Sanya, un endroit prisé notamment des surfeurs, ont été annulés durant le week-end, et la vente de billets de train a été suspendue.

Les touristes souhaitant en partir doivent avoir eu cinq tests PCR négatifs au cours des sept derniers jours, ont indiqué les autorités sanitaires.

Les hôtels de la ville doivent offrir à leurs clients une réduction de 50 % jusqu’à la levée des restrictions de voyage, a indiqué un représentant des autorités lors d’un point presse samedi.

À Sanya, les lieux publics de divertissement comme les spas, les bars karaoké et les bars sont fermés depuis la semaine dernière, mais les services essentiels comme les supermarchés et les pharmacies restent ouverts.

La Chine est la seule grande économie qui continue d’appliquer une stratégie zéro COVID, imposant des confinements et de longues quarantaines qui pénalisent le tourisme local.

Les frontières du pays sont presque totalement fermées depuis début 2020, empêchant l’entrée de visiteurs étrangers.

Par Radio-Canada avec AFP

Canada-Québec: Tout ce qu’il faut savoir pour affronter la septième vague de COVID-19

juillet 10, 2022
Une modélisation du virus de la COVID-19.

Les sous-variants BA.4 et BA.5 d’Omicron sont responsables de la hausse du nombre de cas. Photo: Shutterstock/Lightspring

L’Ontario et le Québec sont au début d’une nouvelle vague de COVID-19. La situation est bien différente de celle de l’été dernier, mais certains conseils de base demeurent tout aussi valables. Voici l’heure juste sur le port du masque, l’utilisation des autotests, la vaccination et les risques de réinfection.

Contagiosité du virus

En ce moment, les sous-variants BA.4 et BA.5 d’Omicron sont responsables de la hausse du nombre de cas. Ces sous-variants sont beaucoup plus contagieux que ceux observés depuis le début de la pandémie.

Le nombre de reproductions (R0) de la souche originale du virus de la COVID-19 (Alpha) est de 3,3, ce qui signifie qu’une personne infectée en infecte environ trois autres.

Quelqu’un qui est infecté par le BA.4 ou le BA.5 infecte en moyenne 19 personnes. Ces variants sont donc aussi contagieux que la rougeole, le virus qui était autrefois considéré comme étant le plus contagieux au monde.

Il est encore trop tôt pour dire avec certitude si ces sous-variants causent des symptômes plus graves.

Certaines analyses montrent qu’ils ne seraient pas plus graves que ceux des autres souches d’Omicron, mais une étude japonaise(Nouvelle fenêtre) (non révisée par des pairs) montre qu’ils semblent mieux se reproduire dans les poumons que les autres variants d’Omicron. Cela laisse croire qu’ils pourraient mener à des complications plus sérieuses que les autres sous-variants d’Omicron. D’ailleurs, dans plusieurs pays, le nombre d’hospitalisations et de décès augmente.

Cette hausse est-elle causée par une souche plus virulente ou par un nombre très élevé d’infections? La réponse n’est pas encore claire.

C’est pourquoi les experts tiennent à rappeler que même si les autorités ont levé la plupart des restrictions et des obligations, le virus n’a pas disparu. Il faut donc être vigilant et prudent.

Utiliser les autotests

Sans tests, il n’est pas possible de distinguer avec certitude si les symptômes sont ceux de la COVID-19 ou ceux d’une autre maladie infectieuse.

Même avec ces nouveaux sous-variants, les autotests rapides demeurent très efficaces pour déterminer si une personne – asymptomatique ou non – a une charge virale élevée et, donc, si elle est contagieuse au moment où elle effectue le test.

Les autotests faits à la maison peuvent détecter des infections même chez des personnes asymptomatiques.

Quand doit-on se tester? Lorsqu’on a des symptômes ou lorsqu’on veut vérifier son état de contagiosité avant de visiter une personne vulnérable.

Rappelons qu’il faut frotter l’écouvillon contre l’intérieur des deux joues, puis contre l’arrière de la langue, avant de procéder aux deux frottements dans chaque narine.

Les résultats d’un autotest sont bons pendant quelques heures. On peut obtenir un résultat positif le lendemain, d’où l’importance de se tester à quelques reprises.

Une personne infectée – surtout si elle a été vaccinée – peut obtenir un résultat positif quelques jours après l’apparition de symptômes. C’est la raison pour laquelle, si on a été en contact avec une personne infectée ou si on a des symptômes qui s’apparentent à ceux de la COVID-19, on doit continuer à se tester pendant quelques jours et porter un masque en public, par mesure de précaution.

Deux autotests posés sur une boîte.

Au Québec, une personne a droit à une boîte de cinq autotests gratuits par mois; ils sont disponibles dans les pharmacies. En Ontario, on offre cinq tests gratuits par famille dans certaines pharmacies et épiceries. Photo : La Presse Canadienne/Jeff Mcintosh

La présence d’une bande colorée – même une ligne très pâle – indique un résultat positif. Les risques d’un faux résultat positif sont très minces.

L’intensité de la couleur de la bande n’indique pas si on est hautement ou peu contagieux. Elle indique seulement si on est contagieux ou non.

Le résultat est positif? Puisque la santé publique ne fait presque plus de traçage de contacts, on doit tenter d’aviser les personnes qu’on a récemment côtoyées. Ces personnes pourront être à l’affût de symptômes, un geste qui peut contribuer à stopper la chaîne de transmission.

L’isolement… au-delà de cinq jours

Au Québec ainsi que dans plusieurs autres provinces et territoires du Canada, la santé publique recommande qu’une personne infectée (y compris celles sans symptômes) s’isole à la maison pendant cinq jours. Pas d’épicerie, pas de restaurants; on ne se présente pas au travail et on ne prend pas les transports en commun.

Rappelons que le gouvernement du Québec exige qu’une personne non vaccinée qui est en contact avec une personne infectée s’isole même avant d’avoir reçu un test positif.

Si un membre de la famille est positif, les autres membres de cette famille devraient se tester pendant quelques jours. En attendant une confirmation du résultat de ces tests, par précaution, il est recommandé à ces personnes de porter un masque en public.

Les règles indiquent qu’une personne peut sortir de son isolement après cinq jours pour faire des activités essentielles si les symptômes s’atténuent et si elle n’a plus de fièvre depuis 24 heures sans avoir pris de médicaments contre la fièvre.

Par contre, il faut continuer de porter un masque pendant cinq jours supplémentaires.

Pourquoi? C’est qu’après cinq jours, de nombreuses personnes continuent d’être contagieuses. L’absence de symptômes après quelques jours ne garantit pas qu’on n’est plus contagieux.

Cette analyse(Nouvelle fenêtre) de l’Université Harvard et du MIT indique qu’environ la moitié des personnes infectées par Omicron (peu importe leur statut vaccinal) sont toujours contagieuses après huit jours.

Une autre étude(Nouvelle fenêtre) a permis d’observer que 80 % des personnes infectées avaient encore un résultat positif après cinq jours; même chose dans 61 % des cas après 10 jours.

Vous devez absolument retourner travailler ou sortir de la maison après cinq jours? Portez un masque en tout temps (préférablement un masque KN95 ou N95), réduisez vos contacts (surtout avec les personnes vulnérables) et évitez les endroits bondés (par exemple : festivals, restaurants, etc.).

Port du masque, distanciation et ventilation

Un masque KN95 tenu par deux mains.

Les masques KN95 offrent une meilleure protection que les masques en tissu et chirurgicaux. Photo:  CBC/Maggie Macpherson

Le port du masque n’est plus exigé dans la plupart des lieux publics. Toutefois, les autorités de santé publique et les experts en santé recommandent fortement d’en porter un dans certains cas :

  • dans les transports en commun;
  • dans les lieux fermés et bondés;
  • dans les établissements de santé;
  • dans les pharmacies.

Si les masques non médicaux (en tissu) peuvent aider à prévenir la propagation de la COVID-19, les masques médicaux et les respirateurs (N95/KN95) offrent une meilleure protection, surtout contre les sous-variants hautement contagieux qui circulent.

Les masques chirurgicaux sont efficaces à 95 % pour filtrer les particules virales, contre seulement 37 % dans le cas des masques en tissu, selon une étude des universités Yale et Stanford.(Nouvelle fenêtre)(Nouvelle fenêtre)

Vous vous rassemblez à l’intérieur? Améliorez la ventilation en ouvrant une porte ou une fenêtre quelques minutes chaque heure ou allumez votre hotte de cuisine et votre ventilateur de salle de bains.

Un rappel en ce qui concerne les rassemblements à l’extérieur : la transmission du virus est moins fréquente dehors, mais pas impossible, surtout si on est à proximité d’une personne infectée.

La transmission aérienne

Le SRAS-CoV-2 se transmet non seulement par de grosses gouttelettes lorsqu’on éternue ou qu’on tousse mais aussi par des aérosols expirés lorsqu’on parle ou lorsqu’on chante. Ainsi, le virus peut rester en suspens dans l’air que nous respirons pendant plusieurs minutes, voire plusieurs heures, comme de la fumée secondaire.

Réinfections : qu’en sait-on?

Au début de la pandémie, les réinfections étaient rares. Les autorités estimaient qu’une personne infectée était protégée pendant environ 90 jours et on croyait qu’une infection pouvait offrir la même protection qu’une dose de vaccin.

Cependant, depuis l’arrivée d’Omicron, en raison de ses nombreuses mutations, ce n’est plus le cas, puisque les nouveaux sous-variants – et tout particulièrement le BA.5 – réussissent davantage à échapper à l’immunité naturelle ou vaccinale.

Oui, une infection permet d’acquérir une certaine immunité. Toutefois, celle-ci dure généralement moins longtemps que l’immunité vaccinale et ne protège pas contre les autres sous-variants en circulation.

Des chercheurs de l’Imperial College de Londres(Nouvelle fenêtre) ont d’ailleurs montré qu’une personne infectée par Omicron n’acquiert presque pas d’immunité naturelle contre le virus. Cela fait en sorte, indiquent les chercheurs, que les gens sont à risque de réinfection ad nauseam.

Dans ce contexte, une récente infection n’est pas l’équivalent d’une dose de vaccin. L’immunité acquise par la vaccination est préférable.

Vaccination : combien de doses et quand?

Si on parle beaucoup de la quatrième dose, il faut rappeler que 45 % des Québécois n’ont pas encore reçu leur troisième dose (ou dose de rappel).

Pourquoi recevoir une troisième dose si le gouvernement du Québec continue de considérer comme des personnes adéquatement vaccinées celles qui ont reçu deux doses de vaccin? Parce que le nombre d’anticorps produit par le système immunitaire diminue avec le temps.

La dose de rappel ne permet pas d’éviter toute infection, mais elle permet au système immunitaire de rétablir un taux d’anticorps suffisant pour prévenir les complications graves d’une infection à Omicron. Le nombre d’anticorps remonte rapidement à un niveau adéquat une à deux semaines après avoir reçu la dose de rappel.

La quatrième dose est actuellement recommandée aux personnes plus vulnérables ou à risque de complications de la COVID-19, mais il faut rappeler qu’au Québec, elle est disponible pour tous les adultes qui souhaitent l’obtenir. La seule condition : attendre trois mois depuis une infection ou une dernière dose avant d’aller obtenir une nouvelle dose.

Ces conseils ont été élaborés avec l’aide de la Dre Anne Bhéreur, médecin de famille en soins palliatifs, Matthew Oughton, spécialiste des maladies infectieuses et professeur adjoint au Département de médecine de l’Université McGill, et Nimâ Machouf, consultante en épidémiologie des maladies infectieuses et chargée de cours à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Avec Radio-Canada par Mélanie Meloche-Holubowski

COVID-19  : le Québec connaît sa 7e vague, selon le Dr Luc Boileau

juillet 7, 2022
Luc Boileau gesticule.

Le directeur national de santé publique du Québec, Luc Boileau, rappelle que le virus continue de circuler dans la province. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Le Québec entre dans sa 7e vague de COVID-19. À l’approche des vacances de la construction, le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, et le ministre de la Santé, Christian Dubé, ont voulu rassurer la population, soulignant à grands traits l’importance des consignes sanitaires de base.

Je dis que la situation est sous contrôle, mais il faut rester très vigilant, a dit d’emblée le ministre Christian Dubé en début de point de presse, soutenant que le Québec ne fait pas exception à ce qui est observé un peu partout dans le monde, notamment en Europe.

Le Dr Luc Boileau a pour sa part rappelé que la recrudescence des cas de COVID-19 était majoritairement attribuable aux variants BA.2.12.1, BA.4 et BA.5, nettement plus contagieux que les versions antérieures du virus.

« Le virus est là, se transmet. Il circule. La pandémie, elle n’est pas finie. »— Une citation de  Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique du Québec

Pour moi, on est dans une septième vague. […] Elle devrait, en toute vraisemblance, commencer à s’infléchir dans les prochaines semaines, a précisé le Dr Boileau.

Si le duo n’a pas annoncé de nouvelles mesures de restriction, il a insisté sur l’importance de respecter la période d’isolement de 10 jours suivant une infection.

Le ministre Christian Dubé marche en portant un masque.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Christian Dubé Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Pour le Dr Boileau, la situation est claire : il attribue la propagation actuelle aux personnes qui ont le virus et qui ne prennent pas les précautions nécessaires pour éviter de contaminer autrui.

Visiblement, il y a beaucoup de monde qui ne respectent pas [la période d’isolement], et visiblement, ce serait une bonne idée s’ils le respectaient, a-t-il insisté.

Luc Boileau implore d’ailleurs les personnes infectées de ne pas fréquenter les restaurants, les festivals ou tout endroit bondé. Il faut garder à l’esprit qu’on est contagieux. C’est une bonne idée de porter un masque, a-t-il dit.

Faire de la vaccination une habitude

Christian Dubé tenait par ailleurs à clarifier l’état de la vaccination au Québec. J’aimerais qu’on commence à parler de doses de rappels, a-t-il indiqué en s’adressant aux médias.

« On n’en est plus à compter les doses. La dose de rappel doit devenir une habitude. »— Une citation de  Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

Si le gouvernement a largement encouragé la dose de rappel chez les personnes vulnérables et à risque au courant des derniers mois, le Dr Luc Boileau a précisé que c’est maintenant toute la population qui pourrait en bénéficier considérant la situation actuelle.

À cet effet, le gouvernement rendra disponible un tableau décisionnel pour aider la population à bien déterminer le meilleur moment pour aller chercher une dose de rappel.

Avec Radio-Canada

Canada: Forte hausse des hospitalisations au Québec en lien avec la COVID-19

avril 12, 2022

Les hospitalisations liées à la COVID-19 ont bondi de 40 % en deux semaines au Québec. Photo : Getty Images/Patrick T. Fallon

Le Québec a enregistré mardi 145 hospitalisations de plus en lien avec la COVID-19, ainsi que 35 décès supplémentaires.

Les hospitalisations ont bondi de 20 % à travers la province depuis une semaine et de 40 % depuis deux semaines.

On dénombre maintenant 1938 patients hospitalisés en raison du virus. Parmi ces patients, 67 se trouvent aux soins intensifs, soit deux de moins que lundi.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) rapporte 294 admissions et 149 sorties dans les 24 dernières heures. Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), la durée moyenne d’un séjour à l’hôpital pour les gens infectés par le variant Omicron est de six jours.

Les 35 nouveaux décès enregistrés portent à 14 579 le total de gens qui sont morts des suites de la COVID-19 au Québec. Depuis le 5 décembre et le début de la cinquième vague, pas moins de 2929 Québécois ont succombé au coronavirus.

Par ailleurs, 2596 nouveaux cas ont été décelés, pour un total de 1 003 491 depuis le début de la pandémie.

Le nombre de cas recensés n’est toutefois pas représentatif de la situation puisque l’accès aux centres de dépistage est réservé aux groupes jugés prioritaires.

Jusqu’à aujourd’hui, 170 230 tests rapides autodéclarés ont été effectués, et 138 069 se sont avérés positifs. Parmi les 1347 tests déclarés lundi, 1129 étaient positifs.

Concernant la vaccination, 26 567 nouvelles doses ont été administrées, pour porter le grand total à 18 923 834 au Québec.

Par ailleurs, 317 172 Québécois qui sont présentement à l’extérieur de la province ont reçu une dose de vaccin depuis la dernière mise à jour du ministère.

Avec Radio-Canada

Canada-Québec/Vers une 6e vague de COVID-19 : ce qu’il faut savoir

mars 26, 2022

Le Québec a renoncé à devancer la fin du port obligatoire du masque dans les lieux publics, prévue pour la mi-avril, et propose d’attendre quelques semaines de plus pour lever cette mesure dans les transports collectifs. Photo: La Presse Canadienne/Graham Hughes

Les signes sont de plus en plus clairs : le Canada est sur le point de connaître une sixième vague de COVID-19, comme c’est le cas dans plusieurs pays européens.

Jeudi, le directeur national de santé publique du Québec par intérim, le Dr Luc Boileau, a déclaré qu’il était trop tôt pour dire si le Québec vivra une sixième vague.

Cependant, selon Benoit Barbeau, le Québec et le Canada en vivront sans contredit une. On voit ce qui se passe en Europe. Nous aussi, on va la vivre, dit le professeur du Département des sciences biologiques de l’Université du Québec à MontréalUQAM et spécialiste en virologie.

Au Royaume-Uni, les cas ont recommencé à augmenter il y a près d’un mois. Depuis une semaine, les hospitalisations ont crû de plus de 20 %. Le nombre d’hospitalisations est presque au même niveau qu’au sommet de la vague de janvier. Le taux de positivité est d’environ 15 % et est en hausse. Rappelons qu’un taux de plus de 5 % est le signe d’une épidémie non contrôlée.

En France(Nouvelle fenêtre), depuis le début du mois de mars, le nombre de cas est à la hausse et le taux de positivité est désormais de près de 30 %. Les hospitalisations commencent à s’intensifier légèrement.

Au cours des deux dernières semaines, les cas ont augmenté de 69 % au Royaume-Uni, de 67 % en Italie, de 60 % en Finlande, de 41 % en Grèce et de 9 % en Allemagne.

Au Québec, le nombre de nouveaux cas et d’hospitalisations a recommencé à croître cette semaine. D’ailleurs, les chercheurs du groupe CIRANO(Nouvelle fenêtre) confirment qu’une hausse de l’incidence des cas semble se dessiner. Selon leurs calculs, il y a eu entre 13 500 et 19 500 nouveaux cas par jour du 17 au 22 mars. De plus, le taux de positivité, qui était tombé sous la barre de 10 % en février, dépasse maintenant 15 %.

En Ontario, les cas et les hospitalisations ont également recommencé à augmenter; le taux de positivité y dépasse 13 %. De plus, de récentes analyses des eaux usées indiquent que les infections se multiplient, soit quelques jours après le retrait par la province de l’obligation du port du masque dans les lieux publics.

Des chercheurs de l’Université de la Saskatchewan ont eux aussi observé une hausse de la concentration de COVID-19 dans les eaux usées, de l’ordre de 66 % à Saskatoon et à Prince Albert.

En Alberta, le taux de positivité oscille entre 20 et 27 %; la concentration de COVID-19 dans les eaux usées est aussi en augmentation.

La question qui demeure : quelle sera l’intensité de cette vague? Pour l’instant, M. Barbeau ne pense pas qu’elle aura la même envergure que celle de décembre et de janvier derniers. Il faudra toutefois surveiller la situation en Europe dans les prochaines semaines pour avoir une meilleure idée de l’ampleur de la prochaine vague.

Chose certaine, la situation reste fragile pour les systèmes de santé. Si le nombre d’hospitalisations au pays a baissé depuis janvier, ce chiffre est plus élevé que lors de toutes les vagues précédentes de la pandémie. Près de 4000 Canadiens sont toujours hospitalisés en raison de la COVID-19.

Même si nous sommes dans une bien meilleure situation maintenant qu’il y a un ou deux mois, il y a encore beaucoup de COVID-19 et de personnes hospitalisées atteintes de la COVID-19, a déclaré à CBC le Dr Isaac Bogoch, spécialiste des maladies infectieuses, médecin à l’Hôpital général de Toronto et membre du groupe de travail ontarien sur le vaccin contre la COVID-19. Malheureusement, ce n’est pas encore fini.

Qu’est-ce qui propulse cette nouvelle hausse des infections?

Cette semaine, un responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Europe a déclaré que les cas augmentent parce que les autorités ont trop rapidement assoupli les restrictions.

Plutôt que d’adopter une approche graduelle et mesurée, les pays lèvent brutalement ces restrictions, de trop à trop peu, a déclaré en point de presse le Dr Hans Kluge, directeur régional de l’organisation pour l’Europe.

Il y a une semaine, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) avertissait pour sa part qu’avec l’allègement des mesures de santé publique, il ne serait pas surprenant que les niveaux de transmission augmentent, puisque le virus SRAS-CoV-2 circule encore à grande échelle.

De plus, cette nouvelle vague sera exacerbée par le sous-variant d’Omicron, BA.2.

Rappelons qu’il existe actuellement plusieurs sous-lignées du variant Omicron, dont BA.1, qui est responsable de la vague de contagion de décembre et de janvier derniers.

Le sous-variant BA.2 est d’environ 30 % plus contagieux que BA.1.

Selon l’OMS, BA.2 est désormais le variant dominant dans le monde. L’agence indique que BA.2 représentait environ 86 % des cas signalés à l’OMS entre le 16 février et le 17 mars. Deux semaines auparavant, il représentait 34 % des nouveaux cas.

Aux États-Unis, environ le tiers des nouveaux cas de coronavirus sont causés par BA.2; au Royaume-Uni, c’est 69 %, et en France, près de 60 %.

Le 18 mars dernier, l’Agence de la santé publique du CanadaASPC disait que la sous-lignée BA.2 du variant Omicron augmente au Canada, mais à un faible rythme. Depuis, la proportion de cas liés à ce sous-variant croît cependant de plus en plus rapidement. Au début de février, moins de 10 % des cas de COVID-19 au Canada étaient causés par BA.2. En date du 6 mars, c’est plus de 36 %.

Au Québec, le Dr Boileau a indiqué mercredi que 50 % des infections dans la province sont désormais causées par BA.2. C’est le cas aussi en Ontario.

Au Manitoba(Nouvelle fenêtre), on estime que 12 % des cas sont maintenant attribuables à BA.2. En Saskatchewan(Nouvelle fenêtre), on considère que plus de 30 % des infections sont causées par BA.2, et en Alberta, ce serait environ 60 %.

Sommes-nous assez immunisés pour éviter une vague trop importante?

La Dre Maria Van Kerkhove, responsable technique de la lutte contre la COVID-19 à l’OMS, a rappelé en point de presse jeudi que la vaccination demeure le meilleur moyen de se prémunir des conséquences graves de la maladie.

« Les décès surviennent principalement chez des personnes qui ne sont pas vaccinées ou qui n’ont reçu qu’une dose. Il est donc absolument essentiel que les gens partout dans le monde reçoivent leurs vaccins et, en particulier, les personnes qui risquent de développer une maladie grave. »— Une citation de  La Dre Maria Van Kerkhove, de l’Organisation mondiale de la santé

Au Canada, environ 20 % des gens ne sont pas adéquatement vaccinés, y compris les jeunes enfants, non encore admissibles. Ainsi, plus de 7,2 millions de personnes seront à risque au cours de cette nouvelle vague. De plus, moins de 50 % de la population canadienne a reçu une dose de rappel.

Pourtant, la dose de rappel est l’un des moyens de réduire la gravité de cette sixième vague, d’après M. Barbeau. Ça va contribuer à diminuer la possibilité d’avoir une infection. Plus on vaccine avec la dose de rappel, plus on donne un sérieux coup de pouce.

Au Québec, 49 % de la population a reçu trois doses, et en Ontario, 48 %. C’est en Alberta que le taux est le plus bas, avec 36 %. C’est encore plus bas chez les Canadiens de 18 à 29 ans : seulement 34 % d’entre eux ont reçu trois doses. Chez les 12 à 17 ans, le taux n’est que de 12 %.

Si l’immunité conférée par la vaccination diminue avec le temps, rappelle M. Barbeau, il est encore difficile de dire quel sera l’impact d’une réduction de l’efficacité vaccinale sur cette nouvelle vague.

Il semble que l’efficacité de la dose de rappel dure au moins quatre mois, selon de nouvelles données du Royaume-Uni(Nouvelle fenêtre). L’efficacité du vaccin pour prévenir les hospitalisations chez les personnes de plus de 65 ans qui ont reçu trois doses est de 85 % 15 semaines après leur dose de rappel, comparativement à 91 % deux semaines après sa réception.

Par contre, chez les personnes de 18 à 64 ans, l’efficacité du vaccin pour prévenir les hospitalisations tombe à 76 % 15 semaines après avoir reçu une dose de rappel, par rapport à une efficacité de 88 % après deux semaines.

Ce rapport précise que la protection contre une infection chute beaucoup plus rapidement dans tous les groupes d’âge. L’efficacité contre une infection passe de 60 à 75 % deux à quatre semaines après une dose de rappel à entre 25 et 40 % après 15 semaines.

Une récente étude du Qatar(Nouvelle fenêtre) — non révisée par les pairs — montre que, sept mois après une vaccination, l’efficacité contre les symptômes graves se maintient autour de 70 % chez les personnes qui ont obtenu deux doses et de 80 % chez les personnes qui ont reçu une dose de rappel.

Quels sont les risques de réinfection?

En février, le gouvernement du Québec disait qu’en raison du nombre élevé de personnes infectées en décembre, janvier et février, une sixième vague causée par BA.2 pourrait être moins intense.

M. Barbeau est d’accord pour dire que les personnes infectées ont généralement une protection assez élevée pendant environ 90 jours. Il rappelle toutefois qu’il s’agit d’une moyenne et que l’immunité conférée par une infection diminue de mois en mois. Ainsi, une personne infectée par BA.1 au début de décembre pourrait être infectée par BA.2 au cours de cette nouvelle vague.

Le message est que vous pouvez être réinfecté. Par contre, une infection à BA.1 semble avoir la capacité de protéger contre BA.2. Les cas de réinfection s’observent souvent chez les personnes non vaccinées, précise-t-il.

M. Barbeau ajoute qu’une personne devrait privilégier une immunité conférée par la vaccination à une immunité obtenue par une infection.

Les vaccins semblent offrir un meilleur degré de protection qu’une infection. L’étude du Qatar(Nouvelle fenêtre) montre que l’immunité conférée par une infection tombe à 10 % au bout de quatre à six mois.

Il faut aussi rappeler que la plupart des gens ne savent pas quel variant ils ont contracté. Ainsi, une personne infectée lors d’une vague précédente ne peut pas présumer qu’elle ne sera pas de nouveau infectée au cours de cette sixième vague, cette fois par BA.2. La vaccination offre une protection contre les divers variants en circulation, indique M. Barbeau.

« Le vaccin continue d’avoir une efficacité assez large contre les symptômes graves et les hospitalisations, malgré le fait que ce soit un vaccin créé avec le variant d’origine. Ça montre que le vaccin a été capable d’instaurer une réponse immunitaire mémoire qui protège. »— Une citation de  Benoit Barbeau, spécialiste en virologie de l’Université du Québec à Montréal

Comment se protéger?

Quel que soit le variant présent, les mêmes mesures de précaution — comme la vaccination, l’isolement en cas d’infection, les masques et les tests – sont efficaces pour empêcher la propagation du virus.

Le port du masque, particulièrement dans les endroits clos, mal ventilés et là où il y a de nombreuses personnes, est toujours recommandé, ajoute M. Barbeau. Les gouvernements devront peut-être revoir leur position sur le port du masque.

Rappelons par ailleurs que, si le gouvernement du Québec restreint encore l’accès aux tests de dépistage PCR, il est possible de se procurer gratuitement des autotests rapides dans la majorité des pharmacies. Le gouvernement fournit une boîte de cinq tests par adulte par mois.

Enfin, M. Barbeau soutient que ce ne sera certainement pas la dernière vague. Cette tendance vers l’atténuation du virus, ce n’est pas gagné pour autant. Ce n’est pas nécessairement la trajectoire que le virus va prendre. Nous aurons peut-être un autre variant plus dangereux.

On dit tous qu’on veut vivre avec le virus et on est surpris chaque fois qu’on parle d’un nouveau variant, de nouvelles hausses de cas, mais ça va être un continuum. Il faut accepter que le virus va se propager. On ne doit pas être sur le mode panique, mais il faut continuer d’agir pour contrer les cas graves.

Selon l’OMS, pour maîtriser le virus, les pays doivent : protéger les personnes vulnérables au virus; renforcer leurs systèmes de surveillance, de dépistage et de criblage; avoir recours aux médicaments antiviraux; et prendre en charge les patients atteints du syndrome post-COVID-19 (communément appelé COVID longue).

Avec Radio-Canada par Mélanie Meloche-Holubowski

Covid-19 à La Réunion : contaminations records et tension sur la réanimation

janvier 26, 2022

Si, selon Gabriel Attal, la pression hospitalière diminue en métropole, ce n’est pas du tout le cas de La Réunion, où la situation est très compliquée.

Le service de reanimation du CHU de Saint-Pierre, sur l'ile de La Reunion.
Le service de réanimation du CHU de Saint-Pierre, sur l’île de La Réunion.© Richard BOUHET / AFP

Si la pression hospitalière baisse lentement en métropole, la situation n’est clairement pas la même à La Réunion, où les services hospitaliers subissent toujours une forte tension à cause de la déferlante Omicron, avec le taux d’incidence le plus élevé de France. Avec 5 480 contaminations pour 100 000 habitants au 21 janvier, La Réunion affiche le taux d’incidence le plus élevé de France, selon le site Santé publique France. Alors que l’île est placée sous couvre-feu de 21 heures à 5 heures depuis le 1er janvier, elle a totalisé près de 47 000 cas de contamination et 38 décès entre le 15 et le 21 janvier, selon les chiffres de la préfecture.

Mardi, sur 111 lits disponibles, « 65 lits de réanimation (étaient) occupés par des patients positifs au Covid-19 et 36 par des patients présentant d’autres pathologies », soit un taux d’occupation de 91 %, a indiqué la préfecture mardi soir. « En réanimation, nous arrivons quasiment au bout », a pour sa part affirmé mercredi matin Peter Von Theobald, président de la Commission médicale d’établissement du CHU de La Réunion. « La vague monte encore et on n’est pas loin de faire un tri des patients en réanimation », a-t-il ajouté.

Le Delta représente l’essentiel des hospitalisations en réanimation

Le variant Omicron est désormais majoritaire, mais, si le variant Delta ne représente plus que 7 % des contaminations, « près de 80 % des patients en réanimation relèvent encore du variant Delta au cours des derniers jours », selon un communiqué de la préfecture.

Malgré l’activation d’un plan blanc le 12 janvier et l’arrivée, le 20 janvier, de renforts en provenance de métropole, deux médecins et six infirmiers, les hospitaliers n’envisagent pas d’amélioration rapide de la situation. Hors des hôpitaux, de longues files d’attente se forment tous les jours devant les cabinets des médecins de ville, les pharmacies et les centres de dépistage. « 152 000 tests sont désormais réalisés chaque semaine » et « le taux de positivité est passé (en une semaine) de 30 à 36,6 % », a indiqué mardi l’agence régionale de santé. Plus de 180 000 personnes ont été contaminées par le virus depuis le début de l’épidémie, en mars 2020, à La Réunion et 500 patients sont décédés.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Si Omicron est moins sévère avec les individus, il n’épargne pas les systèmes de santé

janvier 16, 2022
Une ambulancière parle à un patient sur une civière dans le corridor de l'urgence.

L’urgence de l’Hôpital Humber River, à Toronto, est débordée. Photo: CBC/Evan Mitsui

« Omicron est moins grave sur la santé des gens. Cela a moins d’impact et c’est une bonne nouvelle », a lancé le premier ministre québécois François Legault cette semaine lors d’un point de presse. Et pourtant, Omicron a réussi à remplir à des niveaux records les hôpitaux, qui croulent déjà sous le poids des effets cumulatifs des autres vagues. Pour un variant « moins sévère », il aura réussi à écraser bien des systèmes de santé.

La vague Omicron est une vague destructrice sur les systèmes de santé. C’est un coup de grâce pour plusieurs systèmes, dit Simon Décary, chercheur au Laboratoire de recherche sur la réadaptation axée sur le patient de l’Université de Sherbrooke, qui étudie le phénomène de la COVID longue.

Le système de santé n’a jamais été aussi près de ne pas pouvoir remplir ses devoirs, ajoute le Dr Mathieu Simon, chef des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, en entrevue à ICI RDI.

Plusieurs experts répètent qu’il ne faut pas penser que « moins sévère » équivaut à « meilleure situation ». Le fait qu’un variant présente généralement moins de danger pour une personne a été souvent mal interprété, comme si le variant ne représente pas du tout un danger.

Omicron affecte tout le monde. Il est tellement contagieux que même avec une sévérité réduite, ça compense par sa contagiosité. On n’est pas en train d’aplatir la courbe; c’est l’inverse, dit Benoît Mâsse, professeur de médecine sociale et préventive à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.Benoît Masse, professeur de médecine sociale et préventive à l'École de Santé publique de l'Université de Montréal

Benoît Masse, professeur de médecine sociale et préventive à l’École de Santé publique de l’Université de Montréal Photo: Capture D’Écran/Skype

Ainsi, Omicron a bel et bien causé une vague qui est sévère. Sévère sur les hôpitaux, sévère sur les travailleurs de la santé, sévère sur la société.

Selon Benoît Mâsse, les systèmes de santé, au Québec comme à plusieurs autres endroits dans le monde, vivront encore de nombreux jours, voire des semaines difficiles. Et l’incidence de tout ça s’en ressentira pendant de nombreuses années, craint-il.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs elle aussi lancé un avertissement, cette semaine, alors que la situation est critique dans plusieurs pays.

Soyons clairs : si Omicron provoque une maladie moins grave que Delta, il demeure un virus dangereux, en particulier pour ceux qui ne sont pas vaccinés. Près de 50 000 décès par semaine [dans le monde], c’est trop. Apprendre à vivre avec ce virus ne signifie pas qu’il faille accepter ce nombre de morts, a écrit cette semaine sur Twitter Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santéOMS.

De plus, l’idée selon laquelle Omicron n’est pas sévère risque plutôt d’aggraver la pandémie, comme le répètent les épidémiologistes. Plus il y a de virus qui circulent, plus on risque de voir l‘émergence d’un nouveau variant – encore plus contagieux et encore plus sévère – apparaître. Rappelons que quelques semaines avant Noël, bien des gens croyaient qu’on avait réussi à contrôler le virus. Or Omicron est rapidement venu changer la donne.Tedros Adhanom Ghebreyesus se frotte le visage lors d'un point de presse.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse sur la COVID-19 (archives). Photo: Getty Images/Fabrice Coffrini

Coup dur pour un système fragile

Les systèmes de santé se sont tant bien que mal adaptés au chaos de la pandémie. Néanmoins, l’afflux de patients infectés, combiné à un manque de personnel sans précédent, rend la situation de plus en plus intenable.

Intensiviste à l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé, à Laval, le Dr Joseph Dahine est on ne peut plus clair : C’est un raz-de-marée qui nous éclabousse, a-t-il dit en entrevue à l’émission Le 15-18.

Selon le Dr Gilbert Boucher, président de l’Association des spécialistes en médecine d’urgence du Québec et urgentologue à l’Institut de cardiologie de Montréal, la plus grande différence avec les autres vagues, c’est que le personnel était plein d’énergie; on avait des équipes complètes. On est rentrés dans cette cinquième vague, mais on ne s’est jamais remis des autres vagues…Des infirmières au travail.

Le personnel de la santé est épuisé et de nombreux travailleurs sont absents en raison du virus, ce qui amplifie les effets dévastateurs de la cinquième vague sur le réseau (archives). Photo: Cole Burston/AFP/Getty Images

Tout le monde, incluant le public, est épuisé par deux ans de pandémie. Toutefois, si la population a pu connaître certaines périodes d’accalmie entre les vagues, la pression ne s’est jamais relâchée dans le système de santé.

On a dû rattraper le retard sur les autres patients qu’on a mis sur pause pour déployer des ressources pour traiter les vagues de COVID. Cette vague est dure sur le moral, affirme le Dr Joseph Dahine, qui ajoute que les travailleurs de la santé ont fait énormément de sacrifices personnels pour répondre au besoin de la société en temps de crise.

C’est sans compter le stress d’être infecté, de ramener le virus à la maison ou d’infecter un patient ou un collègue; sans compter la culpabilité que certains ressentent lorsqu’ils doivent s’isoler et laisser leurs collègues avec encore moins de ressources; sans compter le sentiment d’impuissance de ne pas pouvoir offrir les soins nécessaires à plusieurs patients.

« Nos bras sont meurtris. C’est nous qui traitons la COVID depuis le début […] Il y a un sentiment de résignation. Si on n’a pas lâché, c’est qu’on est solidaires et dévoués aux patients. »— Une citation de  Le Dr Joseph Dahine, de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé, à Laval

De son côté, la Dre Caroline Quach-Thanh se dit néanmoins impressionnée par la résilience des travailleurs de la santé. Par contre, chaque nouvel assaut causé par une nouvelle vague devient un fardeau de plus en plus lourd à porter, comme l’explique celle qui est microbiologiste-infectiologue, épidémiologiste et responsable de la prévention et du contrôle des infections au Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine, à Montréal.

Benoit Mâsse s’inquiète particulièrement de l’incidence à long terme de toute cette pression sur les travailleurs de la santé. Quand on travaille avec autant de stress, quand ça lâche, ça crée un vide. Les gens ont de la misère à reprendre et à fonctionner. Ça risque d’arriver pour ces travailleurs. […] Il n’y a pas juste le Dr Arruda qui a besoin de prendre des vacances…

« On s’est endurci avec cette pandémie. Si on avait connu une vague comme Omicron il y a trois ans, on [ne serait] jamais passé au travers. »— Une citation de  Le Dr Mathieu Simon, chef des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec

Des années à s’en remettre

Par ailleurs, même si le flot de patients COVID-19 ralentit dans les prochaines semaines, les travailleurs de la santé devront ensuite faire face aux retombées de la pandémie. Aux yeux de Simon Décary, il sera impossible de retourner aux anciennes façons de faire, parce le système aura été profondément ébranlé.Des chirurgiens opèrent un patient dans une salle d'opération.

Il n’est impossible qu’après la pandémie, les travailleurs de la santé quittent leur emploi, ce qui aura des effets durables (archives). Photo: Getty Images/Morsa Images

Selon lui, la vague Omicron aura causé des dommages qui nécessiteront une intervention majeure du gouvernement. Si on a 200 000 patients sur des listes d’attente, comment on va faire? C’est complètement démesuré.

« C’est une catastrophe. Ça ne se récupérera pas facilement une fois la vague passée. »— Une citation de  Simon Décary, chercheur à l’Université de Sherbrooke

De plus, combien d’autres travailleurs de la santé choisiront de quitter ce domaine une fois la pandémie terminée? Les experts craignent que le chiffre soit important. Comment pourra-t-on alors offrir des soins à tous s’il manque trop de travailleurs?

Bien sûr, comme l’explique Simon Décary, le système de santé était à sa limite avant la pandémie, mais le chercheur croit que le système est désormais à ce point meurtri qu’il sera impossible d’ignorer le problème.

Pas juste un problème pour le gouvernement

Si c’est là un problème systémique, pourquoi le public doit-il s’en soucier?

Selon le Dr Gilbert Boucher, la réalité est que le système de santé n’est plus en mesure d’offrir des diagnostics et des traitements dans le délai voulu, et ça, le public – qu’il soit infecté ou non par la COVID-19 – continuera de le ressentir pendant un long moment.

On est en train de couper avec le délestage dans des affaires qui sont beaucoup moins électives qu’une chirurgie pour une prothèse de genou pour pouvoir aller jouer au golf. On est dans des pontages qui attendent quelques semaines et qui ont un risque de se transformer en maladie active si ce n’est pas correctement adressé, illustre le Dr Simon.

C’est pourquoi Benoît Mâsse rappelle que le public a sa part de responsabilité. Si le fait de réduire ses contacts pour éviter la transmission peut sembler superflu, chaque geste compte pourtant. Plus il y a de personnes hospitalisées, moins il y a de ressources pour aider celles qui sont malades avec autre chose que la COVID-19.

La population doit comprendre : nous sommes tous reliés, et nos actions peuvent causer des torts aux gens qu’on ne connaît pas, conclut-il.

Avec Radio-Canada par Mélanie Meloche-Holubowski

Covid-19: «On court derrière un train qui va plus vite que nous»

janvier 14, 2022
Le Dr Kobinger (sur la photo) juge que le projet du gouvernement Legault d’imposer une taxe santé aux personnes non vaccinées est guidé davantage «par la panique».
Photo: Christopher Black / Who / Agence France-Presse Le Dr Kobinger (sur la photo) juge que le projet du gouvernement Legault d’imposer une taxe santé aux personnes non vaccinées est guidé davantage «par la panique».

« Courir derrière un train en marche », c’est la stratégie peu efficace par laquelle l’humanité s’efforce, dose après dose, à lutter contre la COVID-19 après 22 mois de pandémie, plutôt que d’investir dans la mise au point de vaccins universels.

C’est l’image choisie par le Dr Gary Kobinger, expert mondial des vaccins contre les agents pathogènes infectieux émergents et nouveau directeur du laboratoire national de biodéfense (niveau de sécurité 4) de Galveston, au Texas, pour décrire l’assaut plus ou moins efficace mené actuellement contre le variant Omicron par les différents États.

« Là, on court après un train en marche qui va plus vite que nous, qu’on ne peut ni rattraper ni arrêter. Après plus de deux ans, il est temps de s’asseoir et de dire : “OK, en même temps qu’on court derrière ce train, ajoutons d’autres stratégies pour l’arrêter.” On ignore si le virus va évoluer vers une forme plus sévère ou plus contagieuse. C’est pour ça qu’on doit se préparer au pire et modifier nos stratégies vaccinales », souligne-t-il.

Le co-inventeur du vaccin contre l’Ebola et conseiller de l’Organisation mondiale de la santé sur les agents pathogènes prioritaires estime que la communauté scientifique doit, plutôt que bonifier sans arrêt les vaccins ciblés actuels, poursuivre la recherche fondamentale et collaborer pour créer des plateformes vaccinales universelles contre le SRAS-CoV-2 qui protégeraient l’humanité contre plusieurs coronavirus et divers variants.

Une grande part des fonds qui avaient été alloués à la recherche vaccinale sur la COVID-19 par les États est maintenant massivement détournée vers l’achat de milliards de millions de doses, déplore-t-il.

« Les gouvernements se disent : “À quoi bon financer d’autres avenues, puisqu’on a déjà des vaccins ?” » dit-il. Il existe des vaccins universels et polyvalents notamment contre l’influenza, qui protègent contre les souches les plus courantes des 20 dernières années.

« Développer un vaccin plus universel et plus efficace contre le coronavirus, ça veut dire retourner à la table à dessin et s’éloigner de l’approche actuelle. Ça veut dire rajouter du temps, facilement une année de travail, pour y arriver. Mais en ce moment, les décisions des gouvernements sont plus souvent basées sur la peur que sur la science. »

Une réaction de panique

Le Dr Kobinger juge que le projet du gouvernement Legault d’imposer une taxe santé aux personnes non vaccinées est guidé davantage « par la panique ». « Je ne fais pas de politique, mais je trouve que c’est une réaction précipitée à un processus tout à fait naturel qui va continuer de se produire, soit l’émergence d’un agent pathogène qui s’étend à l’échelle de la planète », affirme-t-il.

Somme toute, il est trop tard pour empêcher la réplication du SRAS-CoV-2 avec les armes actuelles. « C’est une illusion de penser que la vaccination va nous sortir de la pandémie. Elle réussit à diminuer la maladie et à sauver des vies, c’est le but. Mais cet agent pathogène s’est établi dans la population humaine et va désormais faire partie de notre environnement de maladies infectieuses », explique le Dr Kobinger.

 En ce moment, les décisions des gouvernements sont plus souvent basées sur la peur que sur la science— Le Dr Gary Kobinger

L’objectif ne doit pas être de faire disparaître le virus — un but inaccessible, selon lui —, mais plutôt de s’adapter à sa présence et de limiter sa réplication d’ampleur « nucléaire », qui, elle, permet l’émergence de souches encore plus néfastes pour l’humanité.

« On a été trop optimistes dès le départ. Il faut toujours se préparer au pire. Le virus se réplique maintenant à des niveaux stratosphériques dans des communautés où il y a de 20 à 25 % de gens immunosupprimés en raison d’une infection au VIH non traitée, où les gens vivent les uns par-dessus les autres, ou parmi des groupes de personnes déplacées à cause de conflits politiques et des changements climatiques. Voir que les doses de vaccin ne sont pas attribuées en priorité à ces sous-groupes et penser qu’on va sortir de la pandémie, ça ne tient pas sur le plan scientifique », déplore-t-il.

Cela dit, l’ex-directeur du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval croit que l’humanité doit apprendre de l’histoire des coronavirus. Ceux-ci ont toujours côtoyé l’humain, et la plupart demeurent assez inoffensifs. Mais c’est la première fois, dans l’histoire connue, qu’un coronavirus se propage aussi rapidement à travers le globe, convient-il.

 C’est une illusion de penser que la vaccination va nous sortir de la pandémie— Le Dr Gary Kobinger

« Ça fait partie de l’apprentissage qu’il reste à faire, de comprendre que les maladies infectieuses ne disparaissent pas. Elles peuvent disparaître quand l’épidémie est freinée très tôt, comme ça a été le cas pour le SRAS, mais elles peuvent réémerger. On doit continuer de se préoccuper d’autres virus émergents qui continuent d’être présents, notamment du coronavirus causant le SRMO [syndrome respiratoire du Moyen-Orient], qui possède un potentiel de mortalité beaucoup plus élevé que le SRAS-CoV-2. Ça reste important d’endiguer cet autre agent pathogène, pendant qu’on a encore le temps, avant qu’il évolue vers une capacité de transmission aussi grande que le SRAS-CoV-2. »

L’infectiologue demeure relativement confiant face aux prochains mois et croit une éclaircie possible. « Le virus continuera-t-il à causer des perturbations sociales aussi grandes ? Personne ne peut l’assurer. Il évolue vers les voies respiratoires supérieures, où il cause moins de dommages, et non vers les poumons. C’est ce qui caractérise les coronavirus qui causent le rhume. Donc la propagation est accrue, mais la maladie est moins grave. Je pense qu’à l’été, on va se sortir la tête de l’eau, et que c’est probablement une des plus importantes vagues [la cinquième] qu’on aura. Mais personne ne peut l’affirmer [avec certitude]. »

Avec Le Devoir par Isabelle Paré

Le Nouveau-Brunswick se confine de nouveau

janvier 13, 2022
Blaine Higgs.

Le premier ministre Blaine Higgs annoncera que la province passe en phase trois d’ici la fin de semaine. Photo: CBC/ED Hunter

Alors que le nombre d’hospitalisations continue de monter au Nouveau-Brunswick, le gouvernement passera à la phase 3 de son plan hivernal d’ici la fin de semaine. Ces mesures incluent une interdiction des rassemblements, la fermeture des commerces non essentiels et le report de la rentrée scolaire en présentiel jusqu’au 31 janvier minimalement.

Selon des sources de Radio-Canada, le premier ministre Blaine Higgs en fera l’annonce lors d’une conférence de presse à 14 h 30. Il sera accompagné de la médecin hygiéniste en chef, la Dre Jennifer Russell, mais pas de sa ministre de la Santé, Dorothy Shephard.

Ces nouvelles mesures entreraient en vigueur vendredi à 23 h 59.

Le 3 décembre dernier, la province a présenté un nouveau plan de gestion de la pandémie en trois phases. La phase trois est la plus restrictive et prévoit les mesures suivantes :

Phase 3, selon le plan hivernal du Nouveau-Brunswick

  • Bulle d’un seul ménage
  • Rassemblements publics interdits
  • Fermeture des salles à manger des restaurants
  • Seuls les commerces essentiels peuvent ouvrir
  • Gyms, spas et salons sont fermés
  • Centres de divertissements fermés
  • Services religieux seulement permis en plein air ou de façon virtuelle
  • Les sports, loisirs et activités organisées ne sont pas permis
  • L’école se poursuit en mode virtuel

Les garderies seraient ouvertes selon nos informations.

En ce qui a trait aux déplacements, la phase trois telle que décrite dans le plan hivernal les permet encore, pourvu que les voyageurs qui viennent au Nouveau-Brunswick s’enregistrent, comme c’est le cas actuellement.

Selon la santé publique, les facteurs qui dictent le passage à une phase plus sévère comprennent :

  • l’augmentation de la moyenne sur 7 jours du nombre de nouveaux cas;
  • un taux de positivité de 15 % dans la province ou dans une seule zone;
  • 100 hospitalisations actives ou 50 hospitalisations actives aux soins intensifs;
  • une augmentation de la moyenne sur 7 jours du nombre de nouvelles admissions;
  • l’incapacité pour les ressources de santé publique de maintenir et de gérer la recherche des contacts.

Un système de santé surchargé

La province a présenté mardi ses projections quant à la propagation du virus. Selon les estimations des experts, il pourrait y avoir jusqu’à 5500 nouveaux cas de la maladie et jusqu’à 220 hospitalisations d’ici la fin du mois de janvier si le niveau de contacts de la population reste le même.

Mercredi, le Nouveau-Brunswick a annoncé que 94 personnes atteintes de la COVID-19 se trouvaient à l’hôpital.Début du widget . Passer le widget?https://datawrapper.dwcdn.net/iYSZk/1/Fin du widget . Retour au début du widget?

De ce nombre, 34 personnes avaient été admises pour d’autres raisons que la COVID-19. Dix personnes étaient aux soins intensifs et on a signalé un décès.

Il y avait 369 travailleurs de la santé en isolement.

Accompagner la phase 3 d’autres mesures

La député du Parti vert Megan Mitton apprécie que le gouvernement agisse pour contenir la propagation du variant Omicron, mais espère que le passage à la phase 3 sera accompagné d’autres mesures.

Il ne faut pas seulement passer à la phase 3. Il faut améliorer [la distribution] des vaccins, il faut aller plus vite, pense-t-elle.Megan Mitton interviewée.

La députée de Memramcook-Tantramar du Parti Vert, Megan Mitton, espère que des mesures seront prises pour accélérer la campagne de vaccination. (archives) Photo: Radio-Canada

Elle se dit d’accord avec l’opinion de certains experts qui recommandent de raccourcir l’intervalle entre les doses du vaccin pour les enfants de 5 à 11 ans.

Elle pense aussi que dans le contexte où l’école se fera de façon virtuelle pour encore un moment, il serait préférable de revoir le concept de bulle familiale pour permettre aux parents et aux personnes vulnérables de pouvoir compter sur un réseau de soutien. 

Le propriétaire du restaurant Chez Ange Bistro à Shediac, Ange Ogieda-Diaz, est très inquiet de devoir fermer encore une fois son établissement.

J’ai ouvert en juillet 2020 et depuis juillet 2020 j’essaie de survivre, se désole-t-il.

Il espère que cette nouvelle étape sera accompagnée d’un soutien pour les petites entreprises touchées comme la sienne.

J’ai trois salariés et je ne sais pas ce qu’ils vont devenir […] financièrement je ne sais pas si je vais pouvoir tenir longtemps, parce que j’ai quand même un loyer à payer, s’inquiète le propriétaire.

La province devrait préciser à 14 h 30 si une aide sera offerte aux entreprises. En Nouvelle-Écosse a annoncé en décembre un programme d’aide aux entreprises qui sont touchées par les mesures sanitaires et permet à celles-ci d’obtenir une subvention entre 2500 et 7500 $.

Par Radio-Canada avec les informations de Nicolas Steinbach, Pascal Raiche-Nogue et Héloïse Rodriguez-Qizilbash