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Aliko Dangote décroche un premier méga-investissement pour sa raffinerie

août 5, 2021
Aliko Dangote, PDG du groupe Dangote, lors du Africa CEO Forum de mars 2016 à Abidjan, Côte d’Ivoire.

La compagnie nationale des hydrocarbures (NNPC) devient le premier acteur extérieur de poids à s’associer à cette initiative. Selon le milliardaire nigérian, trois autres entreprises l’auraient déjà approché au sujet d’une prise de participation.

Le ministère nigérian du Pétrole, Timipre Sylva, a annoncé le 03 août 2021 que la compagnie nationale des hydrocarbures (Nigerian National Petroleum Corporation – NNPC) allait devenir actionnaire minoritaire du projet de raffinerie du groupe Dangote, obtenant 20% du capital de ce complexe contre un chèque de 2,76 milliards de dollars, a rapporté l’agence Reuters.

La raffinerie d’Aliko Dangote, avec une production attendue à 650 000 barils par jour, devrait être la plus grande du continent d’Afrique. Sa mise en service est prévue pour janvier 2022, après deux reports. Le coût de sa construction est évalué à 15 milliards de dollars.

La NNPC avait signé en juin une lettre d’intention avec le conglomérat nigérian et était en négociations avec des institutions bancaires et le gouvernement fédéral d’Abuja pour valider et financer cette prise de participation. Des négociations qui ont abouti avec l’exécutif nigérian.

Premier exportateur de pétrole d’Afrique, le Nigeria doit importer la quasi-totalité de sa consommation de carburants en raison de la vétusté de ses infrastructures nationales. La raffinerie de Dangote pourrait participer également au rééquilibrage de la balance extérieure du pays, dont le déficit en 2020 est évalué à -33 milliards de dollars selon la Banque mondiale.

Modernisation des raffineries nationales

Outre le démarrage du complexe de Dangote, le gouvernement table aussi sur la réhabilitation de trois raffineries publiques, toutes opérées par NNPC.

En mars 2021, les autorités ont signé un contrat avec le groupe d’ingénierie italien Tecnimont pour la rénovation de la raffinerie principale de Port Harcourt, à l’arrêt depuis 2019, pour un montant de 1,5 milliard de dollars. Selon le ministre Timipre Sylva, les travaux ont d’ores et déjà commencé et 15% du montant du contrat avaient déjà été réglé.

Le gouvernement fédéral nigérian a également approuvé deux autres contrats de modernisation respectivement pour les raffineries de Warri (au sud du pays) et de Kaduna (au nord). C’est la société italienne Saipem qui sera partenaire des deux réhabilitations, pour un coût total de 1,48 milliard de dollars. Les travaux sont censés durer 33 mois.

Cette modernisation sera financée par l’État fédéral et un prêt de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).

Par Jeune Afrique avec (Avec Reuters)

La Commission européenne poursuit AstraZeneca pour non-respect de son contrat

avril 26, 2021

BRUXELLES — La Commission européenne a lancé une action en justice contre le fabricant de vaccins AstraZeneca pour non-respect des termes de son contrat avec l’Union européenne.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le porte-parole Stefan De Keersmaecker a déclaré que «la Commission a entamé vendredi dernier une action en justice contre la société AstraZeneca sur la base de violations de l’accord d’achat anticipé».

Il a déclaré lundi que la poursuite avait été déposée parce que «certaines conditions du contrat n’ont pas été respectées» et que «la société n’est pas en mesure de proposer une stratégie fiable pour assurer une livraison des doses dans les délais».

Le contrat d’AstraZeneca avec l’Union européenne prévoyait une distribution initiale de 300 millions de doses entre les 27 pays membres, avec une option pour 100 millions supplémentaires.

Mais seulement 30 millions de doses ont été livrées au premier trimestre de 2021, et la société affirme qu’elle ne pourra en fournir que 70 millions au deuxième trimestre, au lieu des 180 millions qu’elle avait promises.

— Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

Covid-19: l’UE approuve un contrat pour le vaccin Pfizer/BioNTech

novembre 11, 2020

Le contrat prévoit l’achat de 300 millions de doses. Les premières pourraient être livrées d’ici à la fin de l’année 2020.

La Commission européenne a annoncé mercredi avoir approuvé un contrat avec l’américain Pfizer et l’allemand BioNTech, pour acheter jusqu’à 300 millions de doses de leur vaccin contre la Covid-19. Il s’agit du quatrième contrat de ce type entre l’Union européenne et des groupes pharmaceutiques.

Pfizer et BioNTech ont annoncé dans un communiqué qu’ils prévoyaient les premières livraisons de leur vaccin «fin 2020, sous réserve du succès clinique et de l’obtention des autorisations des régulateurs».

Portefeuille diversifié

Les deux laboratoires avaient annoncé lundi que leur vaccin était «efficace à 90%» contre les infections au Covid-19. «La Commission a travaillé à construire un portefeuille diversifié de vaccins potentiels basés sur différentes technologies», a expliqué mercredi un porte-parole de la Commission, lors d’une conférence de presse. Il a souligné que les livraisons interviendraient seulement quand le vaccin aura prouvé qu’il est «sûr et efficace».

L’UE a déjà signé trois contrats pour précommander d’éventuels vaccins: avec le suédo-britannique AstraZenaca et l’américain Johnson & Johnson (jusqu’à 400 millions de doses auprès de chacun), ainsi qu’avec le duo franco-britannique Sanofi-GSK (jusqu’à 300 millions de doses). L’UE a également conclu des accords préliminaires avec l’allemand CureVac et l’américain Moderna.

La Commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a expliqué mercredi qu’elle n’était pas en mesure d’indiquer une date pour l’arrivée des premiers vaccins. «Il y a encore plusieurs étapes à franchir avant de pouvoir annoncer un calendrier», a-t-elle déclaré à la presse. La distribution de tout vaccin sera notamment suspendue au feu vert du régulateur, l’Agence européenne des médicaments (EMA). L’UE a jusqu’ici évoqué «début 2021» pour la disponibilité des premières doses.

Mais Mme Kyriakides a souligné que l’arrivée d’un «vaccin sûr et efficace ne sera pas une solution miracle qui fera disparaître la Covid-19 du jour au lendemain (…) Il faudra encore continuer avec les mesures (de gestes barrières ou restrictions, NDLR) jusqu’à ce qu’on ait atteint une part significative de la population» vaccinée.

Par Le Figaro avec AFP

Gabon: fin de contrat avec la filiale de Veolia

février 16, 2018

Libreville – L’Etat gabonais a rompu vendredi son contrat avec la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), filiale au Gabon de l’entreprise française Veolia, pour « dégradation de la qualité du service rendu aux usagers ».

« L’Etat gabonais a mis fin à la convention de concession qui le liait à la SEEG-Veolia » pour « dégradation de la qualité du service rendu aux usagers ». indique un communiqué de presse du ministère gabonais des Eaux et Forêts vendredi.

« Aujourd’hui victime d’une expropriation brutale de la part de l’Etat gabonais, Veolia examine les conséquences juridiques de cette situation et attend du Gabon qu’il se conforme aux règles de droit et à ses engagements », a réagi le groupe Veolia dans un communiqué vendredi soir.

Selon ce même communiqué, « des hommes en armes ont réquisitionné la SEEG. Le groupe « proteste vigoureusement contre cette action brutale menée en dehors de toute règle de droit ».

« Etablie dans le pays depuis plus 20 ans, Veolia est l’un des plus grands employeurs et investisseurs étrangers au Gabon (366 milliards FCFA, environ 558 millions d’euros depuis 1997) », ajoute le texte.

La SEEG, présente depuis 1997 au Gabon dans le cadre d’un partenariat public-privé, avait le monopole de la distribution de l’eau et l’électricité dans le pays. Filiale de Veolia à 51%, elle avait vu son bail reconduit pour cinq ans en mars 2017.

L’Etat a « procédé exceptionnellement à la réquisition temporaire de l’entreprise (…) dans le souci de préserver la continuité et la qualité du service public », indique le communiqué gouvernemental.

A Livreville, les coupures et les pénuries d’eau sont fréquentes et certains usagers se plaignent de payer des factures d’eau alors qu’ils ne reçoivent pas l’eau courante chez eux.

Selon Antoine Boo, directeur de la SEEG, interrogé en septembre par l’AFP l' »urbanisation croissante » de Libreville et l’absence d’une nouvelle usine de production d’eau expliquaient en partie les pénuries.

La SEEG avait des retards de paiement envers les fournisseurs et un décalage de paiement des redevances à l’Etat, selon M. Boo, qui expliquait que l’Etat avait également une dette envers la SEEG.

Le Gabon a annoncé la semaine dernière un plan de remboursement de 77% de sa dette intérieure, au moment, où, selon le Fonds monétaire international (FMI), le pays traverse une conjecture économique « difficile » même si « certains signes laissent entrevoir un retournement de la tendance ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 février 2018 21h40)                                            

Football: le Barça porte plainte contre Neymar pour non-respect de son contrat

août 22, 2017

Le club catalan réclame la restitution d’une partie d’une prime touchée par l’attaquant brésilien, transféré au début d’août au PSG, et 8,5 millions d’euros de dommages.

 

Neymar lors du match face à Toulouse.

Neymar lors du match face à Toulouse. BERTRAND GUAY / AFP
Le FC Barcelone a déposé plainte contre Neymar devant un tribunal espagnol pour non-respect de contrat et réclame la restitution d’une partie d’une prime touchée par l’attaquant brésilien, transféré au début du mois d’août au Paris-Saint-Germain, ainsi que 8,5 millions d’euros de dommages, a annoncé mardi 22 août le club catalan.

« Le club réclame au joueur la partie déjà versée correspondant à sa prime de prolongation de contrat, en raison d’un non-respect dudit contrat ; 8,5 millions d’euros au titre des dommages et préjudices ; et 10 % supplémentaires pour les intérêts » de retard, a écrit le Barça dans un communiqué. Le club précise qu’il réclame que le PSG verse ces sommes si le joueur n’est pas en mesure de le faire.

Cette plainte illustre le bras de fer entamé par le Barça et Neymar au sujet des primes négociées par les deux parties au moment de la signature d’un nouveau bail à l’été 2016 : depuis le retentissant transfert du Brésilien au PSG il y a trois semaines, le club catalan se refuse ainsi à verser une prime de 26 millions d’euros promise au joueur.

Le conflit se durcit

Cette plainte, déposée le 11 août devant un tribunal du travail de Barcelone, a également été transmise par le club à la Fédération espagnole (RFEF), pour qu’elle fasse suivre à la Fédération française (FFF) et à la FIFA, ajoute le Barça.

Ce communiqué du Barça intervient deux jours après des propos très critiques de Neymar à l’encontre de la direction du club catalan et marque une escalade du conflit entre les deux parties. « Pour moi, ce ne sont pas des personnes qui devraient être là-bas, dans la direction du Barça », a déclaré Neymar dimanche soir après avoir brillé sous le maillot parisien contre Toulouse (6-2). « Le Barça mérite beaucoup mieux et tout le monde le sait », a-t-il ajouté.

Le Barça a répliqué mardi avoir pris ces mesures « en défense de ses intérêts » après la décision unilatérale de Neymar de mettre fin à son contrat en échange du versement par le PSG de sa clause libératoire de 222 millions d’euros. « Cette défense s’exercera en suivant toujours les procédures établies devant les instances compétentes et sans entrer, à aucun moment, dans des débats dialectiques avec le joueur », a assuré le Barça. En juin 2016, Neymar avait prolongé jusqu’en 2021 avec les Blaugrana.

Lemonde.fr avec AFP

Sous-marins : six questions sur le contrat « historique » entre l’Australie et DCNS

avril 26, 2016

Le modèle de sous-marin Shortfin Barracuda Block 1A, créé par DCNS, remplacera les actuels sous-marins australiens.

Le modèle de sous-marin Shortfin Barracuda Block 1A, créé par DCNS, remplacera les actuels sous-marins australiens. HANDOUT / REUTERS

Après l’annonce par l’Australie du choix du groupe industriel français DCNS pour la construction de douze sous-marins, mardi 26 avril, François Hollande a salué sur Twitter « un choix historique ». Plusieurs questions se posent sur un accord déjà qualifié de « contrat du siècle ».

  • DCNS, qu’est-ce qu’est ?

Le groupe industriel DCNS, spécialisé dans l’industrie navale militaire, est notamment détenu par l’Etat (32 % des parts) et par la société Thales (35 %). L’action de cette dernière a d’ailleurs pris plus de 2 % mardi à la Bourse de Paris.

Jusqu’en 2007, DCNS était la DCN, pour Direction des constructions navales, elle-même héritière des arsenaux français et de la Direction des constructions et armes navales (DCAN). En pleine mutation, le contrat avec l’Australie était primordial pour l’avenir de DCNS. Surtout que son rival allemand TKMS était également en lice.

  • Le contrat est-il vraiment signé entre l’Australie et DCNS ?

Aucun contrat n’est signé pour le moment entre l’Australie et le groupe industriel français. Mais à la suite de l’annonce faite par le premier ministre Malcolm Turnbull, l’Australie et DCNS vont entrer dans des négociations exclusives en vue de sa signature.

Les discussions devraient s’achever au début de l’année 2017. Et la mise en service du premier sous-marin n’est prévue que pour 2027. Sur Europe 1, mardi matin, le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian, a annoncé qu’il se rendra en Australie dans quelques jours « pour établir la feuille de route. (…) Il va y avoir la mise au point du contrat définitif dans les semaines qui viennent », a-t-il poursuivi.

  • Un contrat de 8 milliards ou de 34 milliards d’euros ?

Le budget de ce programme militaire est le plus important contrat de défense passé par l’Australie. Il est estimé à 34,3 milliards d’euros et comprend la conception, les transferts de technologie, la production, le système et la maintenance pendant vingt-cinq ans.

S’il est signé, le contrat prévoit également une enveloppe globale sur cinquante ans pour les infrastructures, la maintenance et la formation des équipages. Les douze sous-marins remplaceront la flotte actuelle des six ­submersibles de classe Collins. Selon M. Turnbull, l’Australie pourra compter à partir de 2027 sur les sous-marins de nouvelle génération « les plus sophistiqués du monde ».

Mais si le contrat est estimé à 34,3 milliards d’euros, la part revenant aux industriels français est estimée à 8 milliards d’euros. « Une partie de ces sommes sera investie en Australie puisque l’Australie souhaite, et on le comprend, assurer sa souveraineté sécuritaire et industrielle. Mais il y a aussi une partie significative qui reviendra en France », a précisé M. Le Drian.

  • Combien d’emplois sont concernés en France ?
Le président de la République François Hollande et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, le 19 avril 2016.
Le président de la République François Hollande et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, le 19 avril 2016. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Avec ce futur contrat, le ministre de la défense a estimé, sur Europe 1, que « ce sera des milliers d’emplois en France. C’est un contrat de très longue durée. (…) Nous sommes mariés avec l’Australie pour cinquante ans ».

Concrètement, en France, le contrat mobilisera plus de 4 000 personnes pendant six ans chez DCNS et ses 200 sous-traitants, principalement sur les sites de Cherbourg, Nantes et Lorient. Difficile pourtant de dire, à ce stade, combien de ces emplois seront créés pour l’occasion.

Si le marché est remporté par une entreprise française, la construction des sous-marins se fera toutefois en Australie, à Adélaïde, la capitale de l’Australie-Méridionale, Etat qui connaît le plus fort taux de chômage du pays (7,7 % en février). Ce contrat permettra également la création de 2 900 emplois en Australie.

Canberra cherchait en effet à obtenir des assurances qu’une grande partie du processus de fabrication serait réalisée en Australie de façon à maximiser la participation et l’emploi de l’industrie australienne. Et ce à quelques mois d’élections législatives anticipées prévues en juillet.

  • Quels étaient les concurrents de DCNS ?

Alors que le processus de sélection a été lancé en février 2015, le groupe DCNS a longtemps été considéré comme un simple outsider. Le consortium japonais, emmené par Mitsubishi Heavy Industries, était parti favori, talonné par l’allemand TKMS. Mais plusieurs éléments ont permis aux Français de l’emporter sur le fil.

Les Allemands, qui proposaient aussi de construire les sous-marins en Australie, avaient pour handicap de ne jamais avoir conçu de bâtiments de la classe des 4 000 tonnes demandée par l’Australie, soit près du double de la taille des bâtiments qu’ils produisent actuellement. Quant aux Japonais, les doutes portaient sur leur capacité à réaliser, hors de leur pays, de tels bâtiments.

L’Australie souhaitait également conclure un partenariat dans la durée, ce que la France peut garantir, ayant son propre programme de sous-marins garanti sur les soixante-dix prochaines années. La recommandation du panel chargé d’étudier les offres était « sans équivoque », a déclaré M. Turnbull.

  • Pourquoi l’Australie renouvelle sa flotte de sous-marins ?

Ces douze sous-marins nucléaires devront remplacer les six sous-marins conventionnels qui datent des années 1990 et sont censés ne plus être utilisés à partir de 2026. Pour justifier ce doublement, Malcolm Turnbull a mis en avant « l’environnement maritime compliqué » dans la région, avec en particulier la montée en puissance de la Chine.

Pékin mène en effet en mer de Chine méridionale d’énormes opérations de remblaiement d’îlots, transformant des récifs coralliens en ports, pistes d’atterrissage et infrastructures diverses.

Lemonde.fr