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Congo: Requiem pour Parfait Kolelas

novembre 4, 2016

 

Parfait Kolelas pendant la campagne présidentielle mars 2016

L’horizon de la vraie opposition congolaise s’éclaircit. La convention de l’opposition faite de bric et de broc prévue du 4 au 5 novembre 2016 n’aura pas lieu. Ainsi en a décidé le pouvoir dictatorial du Congo-Brazzaville sans une pointe d’ironie pour un allié devenu encombrant. C’est un cinglant camouflet que vient d’infliger le mentor à son élève. Pourquoi créer une énième opposition alors que l’on partage la même vision politique? La majorité présidentielle de fait siffle la fin de la récréation, de la cacophonie, vis à vis de ses partenaires. Enfin, je dirais encore que les masques sont finalement tombés.

A vouloir jouer à l’équilibriste, au funambule, Parfait Kolelas vient de tomber dans le vide. L’inconséquence politique, le manque de vision, ont eu raison de ce loup solitaire. C’est le clap de fin, l’échec politique de celui qui se rêvait petit ayatollah d’une certaine opposition congolaise téléguidée.

Comment après avoir exercé des fonctions ministérielles, été un des directeurs de campagne en 2009 de Sassou, ce dernier a cru s’émanciper aussi facilement de son créateur? Par cet acte, notre timonier reprend l’initiative et fixe dorénavant le tempo médiatique. Parfait Kolelas vient de passer à la chausse-trappe et son oraison funèbre vient d’être prononcé. C’est le chant de cygnes.

La politique ne s’improvise pas. Jouer dans la cour des grands et présumer de ses forces tel Icare, ce dernier vient de se brûler les ailes au contact du soleil tant son armature était en cire. Pendant que nous pleurons encore nos morts du Pool non enterrés décemment, nous déplorons les conditions de vie de familles qui vivent dans le dénuement, nos leaders emprisonnés et embastillés, il eut été indécent d’organiser ce genre de messe inutile. Encore une occasion ratée pour prendre de la hauteur. Nous finirons par dire que nous sommes habitués.

Nous avons écrit et dénoncé ce qui devrait l’être. Il est temps qu’après ces dernières périodes d’hypocrisie que la politique reprenne ses droits avec un débat de fond qui nous emmènera à sortir de cette chienlit dans laquelle Sassou nous plonge par son aveuglement. Dans une démocratie, l’exercice du pouvoir n’est en aucun cas une dictature de la minorité sur la majorité. Le Président actuel de fait ayant rassemblé 8 % de suffrages des congolais est bien seul dans sa tour d’ivoire, déconnecté de la réalité. Il doit comprendre qu’il est minoritaire, le temps de la mobilisation de l’homme des masses étant révolu. Le monde change et Sassou doit changer.

Notre souci majeur reste le peuple congolais dont les souffrances ne font que s’empirer au jour le jour. L’angoisse, l’incertitude dans l’avenir pèsent sur le moral de nos compatriotes. L’économie est au ralenti, l’éducation en berne, les investissements renvoyés au calandre grecque et la société se délite. Il est temps de sortir par le haut avec un dialogue inclusif dont les préalables sont connus de tous. L’on ne peut pas gouverner contre son peuple.

A tous les militants congolais du Pool, à nos frère et sœurs éplorés, il est temps de changer de braquet de notre analyse politique, car tel un cycliste la côte devient plus pentue, plus abrupte. Notre rassemblement aussi large soit-il, se fera désormais sans ceux qui sont arrivés à la politique le ventre vide. Maintenant qu’ils sont repus, ils vous ont oublié.

A ceux des nôtres de l’IDC-FROCAD-J3M qui nous représentent sur place, il est temps de s’atteler au grand programme de redressement du Congo. Il faut parler aux congolais, leur expliquer de quoi nous sommes capables et en quoi nous sommes différents des gouvernants actuels. Nous sommes une opposition responsable donc une opposition de gouvernement. Il ne faudra en aucun cas que nous soyons surpris en arrivant au pouvoir. Maintenant que les cartes sont rebattues, les protagonistes connus, à nous de jouer pour gagner.

Après que Parfait Kolelas se soit brûlé les ailes et s’être disqualifié sur le plan national et international, ne soyons pas comme ces hommes qui, poussés par le destin, ne se sont pas hissés à la hauteur des attentes du peuple. C’est l’heure de la réflexion et non du déballage afin que le Congo retrouve son lustre d’antan avec un projet pour relever le pays. N’oublions pas que le grand perdant dans cette histoire, c’est cette majorité silencieuse, le peuple congolais.

Incarnons le renouveau démocratique congolais en changeant le paradigme, notre manière de faire la politique. Ceux qui s’hasarderont aux arrangements entre petits copains, à manigancer dans le dos du peuple, seront toujours surpris et en seront pour leur frais.

Pour paraphraser Georges Clemenceau, « en entrant dans le néant, Parfait Kolelas a dû se sentir chez lui » et « ça ne fait pas un Congolais en moins, mais une place à prendre. »

Congo-libert.com par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Congo: Interdiction de la Convention du Codeha de Guy-Brice Parfait Kolelas

novembre 3, 2016

Les ennemis du peuple viennent d’interdire la tenue de la convention de l’opposition

Comme on s’y attendait, les ennemis du peuple congolais viennent d’interdire la tenue de l’opposition congolaise dans toute sa diversité.

Quoi qu’il en soit, le Mémorandum de fin des travaux de cette convention et qui propose des solutions de sortie de crise sera signé ce samedi 5 novembre 2016 à Brazzaville.

La démocratie est plus forte que l’intimidation.

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Congo: Convention nationale de l’I.d.c-Frocad : L’opposition congolaise entend renforcer et consolider sa cohésion

janvier 16, 2016

 

Claudine Munari, présidente de la commission préparatoire.

Ouverte le vendredi 8 janvier 2016, au siège de la C.a.d.d, à Poto-Poto, le troisième arrondissement de Brazzaville, la convention nationale du Frocad (Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique) et l’I.d.c (Initiative pour la démocratie au Congo) n’a pu être clôturée le dimanche 10 janvier. Et pour cause, les quatre sous-commissions mises en place et chargées de réfléchir sur les thèmes soumis à cette grand-messe de l’opposition, à savoir: l’élection présidentielle, la gouvernance électorale, l’organisation de l’opposition, le bilan et les perspectives, n’avaient pas encore achevé leurs travaux. La plénière était prévue, lundi 11 janvier.

Plus d’une vingtaine de partis politiques prennent part à la convention nationale de l’opposition. Il y a, aussi, les personnalités comme Charles Zacharie Bowao, qui, du reste, est le président du présidium des travaux. Les leaders de l’opposition veulent envoyer un message d’unité et de cohésion en leur sein, à deux mois et demi de l’élection présidentielle anticipée du 20 mars prochain. Pour Claudine Munari, présidente de la commission d’organisation de cette convention, ce moment est un tournant décisif et exceptionnel. «Elle permettra de consolider la cohésion au sein de l’opposition, de renforcer l’unité de l’opposition, d’une part, et d’examiner les conditions permissives d’une élection présidentielle respectueuse de la légalité et des droits fondamentaux, d’autre part», a-t-elle déclaré, dans son mot d’ouverture des travaux. S’adressant aux leaders des partis et associations, elle a demandé de donner, au cours de ces assises, la plaine mesure de leur capacité à transcender leurs différends. «Je vous exhorte à nous dépasser et à discuter sans tabous, afin de prendre les bonnes décisions qui permettront le retour à l’ordre constitutionnel, en redonnant, par la force de la loi, à notre peuple, le souverain primaire, toutes ses prérogatives perdues devant la force des fusils», a dit Claudine Munari. Pour elle, ces assises ne doivent pas être «le théâtre d’invectives  stériles, mais un moment de conscience et de responsabilité collective, pour décider de ce que devront être notre pays, notre démocratie et notre vivre ensemble». Elle a, ensuite, décrié les violences, les crimes de sang, les confiscations de liberté qui ont émaillé l’année 2015 au Congo, en souhaitant que «la présente convention adopte une motion condamnant fermement tous ces faits de violence perpétrés sur le territoire congolais».

Le président de l’I.d.c, André Okombi-Salissa, s’est, quant à lui, insurgé contre une minorité conservatrice qui veut, à tout prix, imposer la paix par les armes, en soulignant que «les plateformes I.d.c-Frocad disent, une fois encore, haut et fort: plus jamais ça!». Pour lui, «les assises de la convention de l’opposition congolaise ont été convoquées pour faire sans complaisance le point des acquis et des faiblesses de la marche politique et organisationnelle de l’opposition, de mieux structurer la résistance citoyenne face aux impératifs à court, moyen et long termes». Il a appelé ses pairs à un sursaut national: «Nous avons un devoir de vérité vis-à-vis de nous-mêmes et vis-à-vis du peuple».

De son côté, Pascal Tsaty-Mabiala, coordonnateur du Frocad, a saisi cette occasion, pour appeler à la cohésion.  «La présente convention vise à rassembler l’opposition, sans doute, la plus représentative du pays. Le but avoué est d’obtenir l’alternance démocratique dans notre pays et la cohésion nationale». Mais, pour lui, l’alternance n’est pas encore gagnée, et pour cause, la convention «se tient dans un contexte politique marqué par un lourd contraste avec, d’une part, les forces de l’opposition qui sont pour l’alternance démocratique et, d’autre part, les forces politiques obscurantistes et rétrogrades incarnées par le Parti congolais du travail, qui demeure farouchement opposé à cette alternance démocratique, et qui maintient la société dans la discorde, en sublimant la violence comme moyen d’accès au pouvoir».

Signalons que la majorité des ténors des deux plateformes de l’opposition étaient à l’ouverture de cette convention, sauf Mathias Dzon, qui, déjà, prône le boycott de l’élection présidentielle anticipée.

Lasemaineafricaine.net par Cyr Armel YABBAT-NGO

Convention nationale de l’I.d.c-Frocad : Des conditionnalités pour une participation à l’élection présidentielle

janvier 16, 2016

 

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Les leaders du Frocad.

Ouverte le 8 janvier 2016, la convention de l’opposition réunie au sein des plateformes Frocad et I.d.c s’est clôturée, le 13 janvier dernier, au siège de la Ca.d.d, à Poto-Poto, le troisième arrondissement de Brazzaville, après l’adoption d’une série de recommandations et exigences qui conditionnent la participation des deux plateformes de l’opposition à l’élection présidentielle du 20 mars prochain.

Faute de consensus, l’assemblée plénière de la convention a engagé le comité de coordination, après validation officielle des candidatures, à mettre en œuvre l’option stratégique de la candidature unique ou des candidatures, en tenant compte du contexte sociologique.

Ils étaient deux cents participants à la première convention de l’opposition dont les travaux ont été présidés par l’ancien ministre, le professeur Charles Zacharie Bowao, président du présidium. Il était secondé par Paul Ndouna et Michel Mampouya, Dorothée Antoinette Mobonda, René Serge Blanchard Oba et Albert Makita-Mbama.
Quatre commissions étaient mises en place: commission bilan, présidée par Jacques Banangandzala; réorganisation de l’opposition, par Jean-Apollinaire Tsiba; élection présidentielle, par Mabio Mavoungou-Zinga; et gouvernance électorale, par Clément Miérassa.

Les travaux en plénière, tenues du 11 et 12  janvier, ont permis aux participants d’adopter les rapports des différentes commissions, les motions, recommandations et résolutions. La plénière a pris, en outre, quelques décisions, à savoir: le maintien des deux plateformes de l’opposition l’I.d.c et Frocad dans leur fonctionnement actuel. Le comité de coordination, après validation officielle des candidatures, a été engagé à mettre en œuvre l’option stratégique de la candidature unique de l’opposition ou des candidatures, en tenant compte du contexte sociologique.

Par ailleurs, la convention a réaffirmé la volonté du Frocad et de l’I.d.c de participer à l’élection présidentielle, sous réserve de l’obtention des conditions minimales suivantes: la mise en place d’une commission électorale dont l’indépendance sera reconnue par tous; l’établissement d’un fichier électoral fiable, préalablement expertisé avec le concours des services de l’I.f.s et de l’O.i.f; l’identification électronique des électeurs; l’impression des cartes d’électeurs biométriques; l’institutionnalisation d’un bulletin unique; la libre circulation des leaders politiques; la libération de tous les prisonniers politiques; la cessation des enlèvements et autres tracasseries policières des militants de l’opposition; le libre accès aux médias d’Etat; le respect de toutes les composantes apolitiques de la Force publique, etc.

Dans cet élan, les deux plateformes ont demandé, en urgence, la tenue d’une concertation politique de tous les acteurs du processus électoral du pays, pour la mise en place de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), de façon consensuelle.
Deux motions et une recommandation ont été adoptées, au cours de cette convention boycottée par Mathias Dzon, Christophe Moukoueké et Jean Itadi, à savoir: la motion sur l’interdiction de diffusion des activités de l’ «opposition réelle» par les médias publics;  la motion de protestation contre la répression, les arrestations arbitraires et les persécutions; la recommandation sur les libertés de circulation.

Afin de renforcer la  cohésion entre les deux plateformes, la convention a mis en place un comité de coordination, composé de sept membres, dont la présidence est assurée par Charles Zacharie Bowao.

Dans l’une des recommandations, les deux plateformes exigent le report de toutes les opérations pré-électorales en cours d’exécution, afin qu’elles se conforment aux dispositions de la nouvelle loi électorale en cours d’adoption au parlement.
Clôturant les travaux de cette convention, Charles Zacharie Bowao s’est réjoui des conclusions auxquelles les participants sont parvenus. «Heureux,  nous nous sommes retrouvés; consensuellement, nous avons travaillé; heureux, puissions-nous, de nouveau, faire le point,  à l’occasion de la prochaine convention», a-t-il déclaré.

Lasemaineafricaine.net par Cyr Armel YABBAT-NGO

Congo/Frocad-IDC: Convention de l’Opposition du 7 au 8 Janvier 2016

décembre 31, 2015

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