Posts Tagged ‘Convocation’

Biden reconnaît le génocide arménien, la Turquie convoque l’ambassadeur américain

avril 24, 2021
Biden reconnait le genocide armenien, la Turquie convoque l'ambassadeur americain
Biden reconnaît le génocide arménien, la Turquie convoque l’ambassadeur américain© AFP/Archives/Andrew CABALLERO

Joe Biden a reconnu samedi le génocide arménien, devenant le premier président des Etats-Unis à qualifier ainsi la mort d’un million et demi d’Arméniens massacrés par l’Empire ottoman en 1915, suscitant la colère de la Turquie.

Son homologue turc Recep Tayyip Erdogan a immédiatement réagi en dénonçant « la politisation par des tiers » de ce débat, dans un message adressé au patriarche arménien à Istanbul.

Le ministre turc des Affaires étrangères a convoqué samedi l’ambassadeur américain pour protester, a rapporté l’agence de presse d’Etat Anadolu.

La Turquie n’a « de leçons à recevoir de personne sur son histoire », avait-il auparavant déclaré.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a de son côté salué une « mesure très forte envers la justice et la vérité historique » dans un message sur Facebook.

Le génocide arménien est reconnu par plus de vingt pays et par de nombreux historiens mais il est vigoureusement contesté par la Turquie.

« Les Américains honorent tous les Arméniens ayant péri dans le génocide qui a commencé il y a 106 ans aujourd’hui », a écrit Joe Biden dans un communiqué.

« Nous affirmons l’histoire. Nous ne faisons pas cela pour accabler quiconque mais pour nous assurer que ce qui s’est passé ne se répètera jamais », a-t-il ajouté.

Le président démocrate, qui avait promis pendant sa campagne électorale de prendre l’initiative sur ce dossier, a informé vendredi de sa décision son homologue turc dans une conversation téléphonique.

Les deux dirigeants sont convenus de se rencontrer en juin en marge du sommet de l’Otan à Bruxelles.

Au téléphone avec le chef de l’Etat turc, le locataire de la Maison Blanche a exprimé sa volonté de bâtir une « relation bilatérale constructive », selon le bref compte-rendu américain qui évoque la nécessité d’une « gestion efficace des désaccords ».

« Honorer les victimes »

Il s’agit d' »honorer les victimes, pas d’accabler qui que ce soit », a insisté une responsable américaine, sous couvert de l’anonymat. « Nous continuons de considérer la Turquie comme un allié crucial au sein de l’Otan », a-t-elle ajouté.

Sans citer explicitement les Etats-Unis, le président turc avait dès jeudi adressé une mise en garde à peine voilée à Washington.

Au cours d’une réunion avec des conseillers, il a prévenu qu’il continuerait à « défendre la vérité contre ceux qui soutiennent le mensonge du soi-disant +génocide arménien+ (…) à des fins politiques ».

Malgré des années de pressions de la communauté arménienne aux Etats-Unis, aucun président américain ne s’était jusqu’ici risqué à fâcher Ankara.

Le Congrès américain a reconnu le génocide arménien en décembre 2019 à l’occasion d’un vote symbolique, mais Donald Trump, qui entretenait d’assez bonnes relations avec Recep Tayyip Erdogan, avait refusé d’utiliser ce mot, parlant seulement d' »une des pires atrocités de masse du XXe siècle ».

Les Arméniens estiment qu’un million et demi des leurs ont été tués de manière systématique pendant la Première Guerre mondiale par les troupes de l’Empire ottoman, alors allié à l’Allemagne et à l’Autriche-Hongrie. Ils commémorent ce génocide chaque année le 24 avril.

La Turquie, issue du démantèlement de l’empire en 1920, reconnaît des massacres mais récuse le terme de génocide, évoquant une guerre civile en Anatolie, doublée d’une famine, dans laquelle 300.000 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort.

« La Turquie ne va jamais reconnaître le génocide. Cela n’arrivera jamais », a confié à l’AFP Aram Bowen, 33 ans, au cours d’un rassemblement de plusieurs centaines de membres de la communauté arménienne à New York.

L’annonce de Joe Biden est « ce qui se rapproche le plus d’une reconnaissance mondiale », a-t-il poursuivi.

Aussi présent au rassemblement new-yorkais, Samuel Armen, 32 ans, qui est né en Arménie, a de son côté jugé que ce geste était « étape positive », mais pas encore « suffisante ».

« Cela fait des années qu’on attend cela, on voulait cela avant Biden. On a eu beaucoup de promesses avec Trump et avant, on a attendu », a quant à elle dit à l’AFP Taline Nourian, croisée à Erevan.

« Je pense que la Turquie aura peur maintenant car tous les pays vont commencer à reconnaître (le génocide) cette année ou celle d’après, tout le monde va en parler », a affirmé cette Arménienne de 41 ans.

Moins optimiste, Gregory, interrogé par l’AFP dans les rues de Jérusalem pense que cette décision « ne va rien changer ».

« L’Arménie est un peu petit pays, nous ne sommes pas grands et puissants comme la Turquie. Nous n’avons pas beaucoup à offrir en terme de géopolitique et de commerce », poursuit l’homme dans la soixantaine en face du couvent arménien St-Jacques.

L’annonce de M. Biden n’aura pas de portée légale, mais elle ne peut qu’aggraver les tensions avec une Turquie que le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a qualifiée de « soi-disant partenaire stratégique » qui « par de nombreux aspects ne se comporte pas comme un allié ».

Le président démocrate assure vouloir mettre la défense des droits humains au cœur de sa politique étrangère. Son gouvernement a confirmé l’accusation de « génocide » portée dans les derniers jours de la présidence de Donald Trump contre la Chine pour la répression des musulmans ouïghours.

Par Le Point avec AFP

L’Iran convoque l’ambassadeur de France après l’exécution de Rouhollah Zam

décembre 13, 2020
L'IRAN CONVOQUE L'AMBASSADEUR DE FRANCE APRÈS L'EXÉCUTION DE ROUHOLLAH ZAM

L’ambassadeur d’Allemagne a lui aussi été convoqué, son pays assumant la présidence tournante de l’Union européenne.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a transmis à ces diplomates les protestations de l’Iran à la suite des critiques françaises et européennes contre l’exécution de Rouhollah Zam.

Ce dernier, qui a vécu un temps en exil en France avant d’être capturé en Irak puis transféré en Iran, a été pendu samedi. Il a été jugé coupable d’incitation à la violence lors du mouvement de contestation de 2017 en Iran.

La France a dénoncé un « acte barbare et inacceptable » et a condamné « avec la plus grande fermeté cette atteinte grave à la liberté d’expression et à la liberté de la presse ».

L’UE a pour sa part dit condamner cette exécution « dans les termes les plus forts ».

Avec Reuters (version française Bertrand Boucey)

Liban: l’ambassadrice américaine convoquée pour des propos anti-Hezbollah

juin 28, 2020

 

Le mouvement chiite a «siphonné des milliards de dollars qui auraient dû aller dans les coffres du gouvernement (…) et entravé certaines réformes économiques dont le Liban a désespérément besoin», a-t-elle dit.

La diplomatie libanaise convoquera lundi 29 juin l’ambassadrice américaine à Beyrouth après des propos virulents contre le mouvement chiite Hezbollah ayant fait l’objet d’une injonction controversée par un juge local.

«Le ministre des Affaires étrangères Nassif Hitti a convoqué l’ambassadrice américaine Dorothy Shea demain (lundi) à 15h00 à la lumière de ses récentes déclarations», a indiqué l’agence de presse ANI.

Lors d’un entretien vendredi avec la chaîne de télévision saoudienne Al-Hadath, Dorothy Shea a fait part des «graves inquiétudes» de Washington «sur le rôle du Hezbollah, une organisation terroriste». Le mouvement chiite a «siphonné des milliards de dollars qui auraient dû aller dans les coffres du gouvernement (…) et entravé certaines réformes économiques dont le Liban a désespérément besoin», a-t-elle accusé, alors que le pays est en proie à sa pire crise économique depuis environ 30 ans.

Samedi, un juge des référés dans la ville de Tyr (sud), Mohamad Mazeh, a décidé d’interdire, sous peine de sanctions, aux médias libanais et étrangers travaillant au Liban d’interviewer, durant un an, Dorothy Shea, une décision aussitôt saluée par le Hezbollah.

Les autorités libanaises doivent «prendre des mesures immédiates pour contraindre cette ambassadrice à respecter le droit international», a exhorté dimanche Hassan Fadlallah, député du puissant parti chiite, faisant référence à la convention de Genève sur les relations diplomatiques.

Pays de 18 communautés religieuses, le Liban est régi par un système complexe de partage du pouvoir où la Justice fait souvent l’objet de tiraillements politiques et communautaires.

Pour le département d’Etat américain, il s’agit d’une tentative «pathétique» de «censure» de la part du Hezbollah. La ministre libanaise de l’Information Manal Abdel Samad a de son côté souligné la nécessité de veiller à la liberté de la presse.

Cet incident intervient dans un contexte de de tensions croissantes entre Washington et le parti chiite, qui a récemment accusé les Etats-Unis de chercher à provoquer une famine au Liban et d’interdire l’afflux de dollars, monnaie sur laquelle est indexée la livre libanaise

Par Le Figaro avec AFP

En Côte d’Ivoire, Assoa Adou (FPI) à nouveau dans le collimateur de la justice

avril 3, 2020

Assoa Adou, Abidjan le 15 janvier 2019© ISSAM ZEJLY pour JA

Assoa Adou, Abidjan le 15 janvier 2019© ISSAM ZEJLY pour JA © ISSAM ZEJLY pour JA

 

Convoqué par le préfet de police d’Abidjan à la suite de « propos séditieux » prononcés lors d’un meeting à Yamoussoukro, le secrétaire général de la branche dissidente du Front populaire ivoirien (FPI), ne s’est pas présenté.

Assoa Adou, le secrétaire général de la branche dissidente du Front populaire ivoirien (FPI), proche de l’ex-président Laurent Gbagbo, est dans le viseur de la justice ivoirienne, qui lui reproche d’avoir tenu des « propos séditieux » lors d’un meeting de la plateforme de l’opposition tenu à Yamoussoukro le 15 mars.

Assoa Adou avait invité les militants du FPI à « envahir les centres d’enrôlement » afin de s’inscrire sur les listes électorales, confient ses avocats, qui disent « ne pas comprendre le harcèlement du pouvoir ». « Assoa Adou a tenu des propos graves qui ont entraîné des violences, notamment la destruction du matériel d’enrôlement dans les centres d’enregistrement des cartes d’identités », révèle de son côté un proche du chef de l’État, qui confie la détermination de son camp « à ne pas [se] laisser déstabiliser ».

Deuxième convocation en deux semaines

Le 21 mars, le préfet de police d’Abidjan Siaka Dosso a fait transmettre à Assoa Adou une première convocation pour une audition prévue le surlendemain. Mais l’homme politique ne s’y est pas présenté. Il suivait en cela les recommandations de ses avocats, qui ont soulevé un vice de procédure et « exigé un respect de la loi » : en Côte d’Ivoire, un décret datant de juin 2005 exige en effet que seule la Cour de cassation peut autoriser des poursuites contre les anciens ministres et hautes personnalités de l’État. Une procédure que n’avait pas observée la police.

Les avocats de Assoa Adou ont donc déposé un recours devant la Cour de Cassation, qui s’est réunie le 31 mars à Abidjan. Chantal Camara, la présidente de la haute juridiction, a autorisé Richard Adou, le procureur de la république près le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, à diligenter des poursuites.

Le préfet de police est revenu à la charge après la décision de la Cour de cassation en convoquant à nouveau Assoa Adou pour le 2 avril. Mais là encore, le concerné ne s’est pas présenté. Ses avocats dénoncent en effet un « acharnement de la police » et précisent que le procureur est le seul habilité par la Cour de cassation à faire ce type de convocations. « Assoa Adou est la disposition de la justice », ajoutent-ils.

« Les propos d’Assoa Adou étaient publics et sont disponibles. Il invitait simplement les militants du FPI à envahir les centres d’enrôlement afin de poursuivre la lutte en faveur de la gratuité des cartes d’identité », explique un cadre du parti d’opposition.

Avec Jeuneafrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Afrique du Sud: l’ex-président Zuma convoqué devant une commission anticorruption

juin 20, 2019

 

L’ex-président sud-africain Jacob Zuma a été convoqué le mois prochain pour témoigner devant la commission qui enquête depuis des mois sur les scandales de corruption qui ont éclaboussé son règne (2009-2018) à la tête du pays. La commission a annoncé avoir «fixé (…) les dates du 15 au 19 juillet pour entendre l’ancien président Jacob Zuma et lui permettre de répondre aux déclarations et preuves présentées par certains témoins».

L’ancien chef de l’Etat n’a toutefois pas encore indiqué s’il répondrait à cette convocation. «La commission n’a pas reçu à ce jour cette confirmation», a-t-elle fait savoir dans un communiqué. Jacob Zuma a demandé à connaître les questions qui lui seraient posées, a poursuivi la commission, qui s’est refusée à obtempérer. Elle s’est dite prête à «envisager toute décision utile» face au refus de Jacob Zuma de confirmer sa présence.

Depuis près d’un an, la commission, présidée par le vice-président de la Cour constitutionnelle Raymond Zondo, a entendu des dizaines de ministres, élus, hommes d’affaires ou hauts fonctionnaires venus révéler au grand jour les affaires louches de la présidence Zuma. L’ancien chef de l’Etat est notamment accusé d’avoir accordé illégalement de juteux contrats publics et des avantages indus à une sulfureuse famille d’hommes d’affaires indiens, les Gupta. Jacob Zuma l’a toujours nié mais plusieurs témoins ont répété leurs allégations devant la commission Zondo.

L’an dernier, l’actuel ministre des Entreprises publiques Pravin Gordhan l’avait accusé d’avoir «autorisé un climat d’impunité permettant la corruption». Pravin Gordhan avait alors estimé à 100 milliards de rands (6 milliards d’euros) le montant des fonds publics détournés ces dernières années dans son pays. Sous la pression de son parti, le Congrès national africain (ANC), Jacob Zuma a été contraint à la démission début 2018, remplacé par Cyril Ramaphosa qui a promis d’éradiquer la corruption.

Souvent mis en cause, l’ancien chef de l’Etat n’est poursuivi pour l’heure que dans une seule affaire de pots-de-vin versés en marge d’un contrat d’armement signé il y a vingt ans.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un étudiant de Sciences-Po Rennes convoqué devant la justice sur fond de harcèlement

juin 5, 2019

 

Un étudiant de Sciences-Po Rennes comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Rennes pour «dénonciation calomnieuse» envers un autre étudiant, qui avait fait une tentative de suicide, a-t-on appris ce mercredi auprès du parquet. Le prévenu, âgé de 20 ans et qui nie les faits, avait été placé une première fois en garde à vue le 23 mai pour «harcèlement moral et dénonciation calomnieuse».

Il a été de nouveau entendu ce mardi en garde à vue par les enquêteurs et déféré devant le parquet avant d’être placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès, prévu le 14 novembre, a précisé le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc, confirmant une information de Ouest-France.

Une enquête avait été ouverte après la tentative de suicide d’un autre étudiant en mars qui avait fait l’objet d’une campagne de harcèlement. Cette campagne, sous forme d’affiches d’un collectif, placardées près de l’Institut d’études politiques, dans la rue où il habite, l’accusait d’être un «violeur».

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC : la police reporte la convocation de l’opposant Martin Fayulu

mai 5, 2019

Martin Fayulu, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le 8 janvier 2019. © AP/SIPA/Jerome Delay

 

La police a annoncé samedi avoir reporté, pour des raisons de « sérénité », la convocation de l’opposant Martin Fayulu à la suite d’une plainte déposée contre lui. Aucune date n’a été fixée pour une nouvelle audition.

La police judiciaire avait « invité » jeudi 2 mai Martin Fayulu à se présenter à la police lundi. Objectif : fournir « des renseignements utiles » après le dépôt d’une plainte déposée contre lui auprès du procureur général près de la Cour de cassation de la RDC par un membre de la communauté luba (l’ethnie du président Tshisekedi), qui accuse l’opposant d’incitation à la haine tribale, de massacres des Balubas, et de pillage.

Les proches du candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre, qui revendique toujours la victoire, avaient affirmé le même jour que l’opposant répondrait lundi à cette convocation de la police.

Report à une « date ultérieure »

Sa convocation a finalement été reportée. « Pour éviter que la sérénité de la population ne soit rompue, des instructions précises viennent d’être données à la police judiciaire de décaler l’audition de M. Fayulu pour une date ultérieure », écrit dans un communiqué le colonel Pierrot Mwanamputu, porte-parole de la police congolaise.

La police dit regretter que certaines personnes aient donné à « cette invitation de la police un caractère politique », poursuit le texte.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Sanctions militaires: l’ambassadeur des États-Unis convoqué à Pékin

septembre 22, 2018

Pékin – L’ambassadeur des États-Unis à Pékin a été convoqué samedi au ministère chinois des Affaires étrangères, qui lui a remis « une protestation solennelle » à propos des sanctions américaines contre les achats d’armes russes par la Chine, a rapporté le Quotidien du peuple, l’organe du Parti communiste au pouvoir.

Washington a annoncé jeudi avoir sanctionné pour la première fois une entité étrangère pour avoir acheté des armes russes, à savoir une unité de l’armée chinoise qui a acquis des avions de chasse et des missiles sol-air. Pékin s’était déjà dit « indigné » vendredi par ces sanctions.

En réaction, l’ambassadeur des États-Unis, Terry Branstad, a été convoqué par le ministre adjoint des Affaires étrangères, Zheng Zeguang, a précisé le Quotidien du peuple dans son édition en ligne.

Washington a imposé des sanctions financières ciblées contre une unité-clé du ministère chinois de la Défense, Equipment Development Department, et son directeur, Li Shangfu, pour l’achat d’avions de combat Soukhoï Su-35 fin 2017 et d’équipement lié au système de défense antiaérienne russe S-400 début 2018.

Pékin avait appelé vendredi les Etats-Unis à les retirer, faute de quoi ils devront en « payer les conséquences ».

« Ce geste des États-Unis viole gravement les principes fondamentaux des relations internationales et nuit sérieusement aux relations entre les deux pays et leurs armées », avait déclaré Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise.

Au même moment, Moscou, dont les relations avec Washington sont au plus bas sur fond de crise diplomatique majeure, a accusé Washington de menacer « la stabilité mondiale ».Ce nouveau bras de fer sino-américain intervient alors que les deux pays sont déjà aux prises avec une guerre commerciale et s’affrontent à coups de droits de douane sur leurs exportations mutuelles.

Romandie.com avec(©AFP / 22 septembre 2018 14h34)                                                        

États-Unis/Prêtres pédophiles: New York et New Jersey prêts à convoquer des diocèses

septembre 6, 2018

New York – Les Etats américains se mobilisent face aux abus sexuels commis par des prêtres: New York et le New Jersey ont lancé jeudi des appels à témoins et annoncé des enquêtes, avec convocations de diocèses, sur ces abus et leur gestion par la hiérarchie catholique, après un rapport accablant sur l’Eglise de Pennsylvanie.

Trois semaines après la publication de ce rapport, qui a détaillé des abus impliquant plus de 300 prêtres et plus de 1.000 enfants, la procureure générale de l’Etat de New York, Barbara Underwood, a annoncé l’instauration d’un numéro vert et d’une page internet pour recueillir les témoignages de victimes potentielles, dans un communiqué.

Plus spectaculaire, ses services ont aussi « convoqué ou sont en train de convoquer » les responsables des huit diocèses de l’Etat de New York –qui revendiquent une population totale de 7 millions de catholiques– pour savoir s’il y a eu des tentatives pour dissimuler les abus, a confirmé Dennis Poust, porte-parole de l’organisation qui représente les diocèses de New York, la New York State Catholic Conference.

« Le rapport de Pennsylvanie a révélé des actes particulièrement troublants et dépravés du clergé catholique, aidés par une culture du secret et de dissimulation dans les diocèses », a indiqué Mme Underwood, citée dans le communiqué.

« Les victimes de New York méritent aussi d’être entendues et nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’elles obtiennent la justice qu’elles méritent », a-t-elle ajouté.

Dans la foulée, le procureur général de l’Etat voisin du New Jersey, a annoncé lui aussi jeudi l’instauration d’un numéro vert pour les victimes et la création d’un groupe de travail, emmené par un ancien procureur spécialisé dans les crimes sexuels, pour enquêter sur les abus du clergé catholique.

Ce groupe aura autorité, par l’intermédiaire d’un « grand jury », pour convoquer tous les témoins – y compris les responsables des diocèses – qu’il jugera nécessaire et les obliger à fournir des documents, a précisé le procureur, Gurbir Grewal, dans un communiqué.

M. Grewal s’est dit lui aussi « profondément troublé » par l’ampleur des abus sexuels révélés en Pennsylvanie.

« Nous devons à la population du New Jersey de savoir si la même chose s’est produite ici », a-t-il déclaré.

L’association SNAP de défense des victimes de prêtres s’est réjouie des enquêtes indépendantes menées par ces deux Etats, estimant que le rapport de Pennsylvanie avait provoqué un « tsunami ».

L’association a évoqué une « douzaine d’Etats ou plus » qui auraient « secrètement lancé une enquête ou envisageraient cette possibilité », et appelé les autres Etats américains à entreprendre des démarches similaires.

Même si la justice parvient à réunir des preuves de nouveaux abus ou de tentatives de dissimulation, la procureure générale de New York a reconnu que son champ d’action était limité par les délais de prescription: les victimes ayant été agressées sexuellement pendant leur enfance doivent, en l’état actuel de la loi new-yorkaise, avoir porté plainte avant leurs 23 ans pour avoir une chance d’obtenir réparation devant les tribunaux, au civil comme au pénal.

La publication mi-août d’un volumineux rapport sur les abus commis en Pennsylvanie, ajoutée à la démission en juillet du cardinal Theodore McCarrick, accusé d’abus sexuels, ont secoué l’Eglise catholique américaine, révélant de profondes divisions entre évêques, certains d’entre eux critiquant ouvertement le pape François.

Romandie.com avec(©AFP / 07 septembre 2018 02h11)                                                        

Nicaragua: les évêques ont une réponse d’Ortega, convoquent vendredi gouvernement et opposition

juin 13, 2018

Managua – Les évêques du Nicaragua ont annoncé mercredi soir avoir reçu une réponse du président Daniel Ortega à leur proposition de réformes, et ont demandé au gouvernement et à l’opposition de reprendre vendredi le dialogue pour trouver une issue à la crise politique, qui a fait plus de 150 morts.

« Nous avons reçu la réponse du président de la République à la proposition que (…) nous lui avons présentée lors de notre rencontre » de jeudi dernier, ont déclaré les évêques dans un communiqué.

« Nous convoquons une session plénière du Dialogue national pour vendredi 15 juin », a aussi annoncé la conférence épiscopale, qui y présentera la réponse apportée par l’ancien guérillero de 72 ans à son plan de démocratisation du système politique.

« Nous communiquerons à la communauté nationale et internationale, la proposition que nous fait le président et la lettre qu’il nous a envoyée avec sa signature », est-il ajouté.

Les évêques se sont posés en médiateur depuis mai, essayant de faire dialoguer le gouvernement et l’opposition – formée de représentants des étudiants, d’entreprises et de la société civile – qui manifeste depuis près de deux mois contre le président Ortega, à la tête du pays depuis 2007, après un premier passage de 1979 à 1990.

Ils avaient présenté jeudi dernier au chef de l’Etat une proposition de démocratisation du pays, prévoyant notamment d’anticiper l’élection présidentielle prévue en 2021 et d’instituer des réformes constitutionnelles, deux exigences clé des manifestants.

Face à l’absence de réponse du président, une coalition d’opposition a appelé à une grève générale jeudi.

Cette coalition est à la pointe des manifestations lancées le 18 avril et qui n’ont cessé de prendre de l’ampleur, malgré une féroce répression qui a fait 152 morts et 1.340 blessés, selon le dernier bilan du Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh).

Romandie.com avec(©AFP / 13 juin 2018 21h31)