Posts Tagged ‘Convoi’

Centrafrique: un casque bleu mauritanien tué dans l’attaque d’un convoi de l’ONU

mai 17, 2018

Libreville – Un Casque bleu mauritanien a été tué et huit blessés jeudi matin en Centrafrique lors d’une attaque d’un convoi de l’ONU par des milices « antibalaka », a annoncé l’armée mauritanienne, en affirmant que « 40 assaillants » avaient été tués.

« Une patrouille du bataillon mauritanien de maintien de la paix chargée d’escorter un convoi onusien a été attaquée ce matin 17 mai 2018 par les milices antibalaka » au sud de la ville d’Alindao, dans le sud-est de la Centrafrique, a indiqué Nouakchott dans un communiqué.

« Quarante assaillants » ont perdu la vie durant les combats, a ajouté l’armée mauritanienne. Les antibalaka sont des milices autoproclamées d' »autodéfense » peu organisées et implantées localement.

A New York, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné cette attaque dans un communiqué. Il « appelle les autorités centrafricaines à enquêter » sur ces attaques contre les Casques bleus « et à traduire rapidement les responsables en justice », a précisé dans ce communiqué son porte-parole adjoint, Farhan Haq.

C’est le troisième Casque bleu de la Mission de l’ONU dans le pays (Minusca, 10.000 soldats) tué en Centrafrique depuis le début de l’année.

« Cette violence aveugle est inadmissible. Pourquoi s’attaquer à des Casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n’a d’autres objectifs que d’aider le pays à sortir de l’engrenage de la violence et contribuer au retour d’une paix et d’une stabilité durables en République centrafricaine? », s’est insurgé jeudi soir le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RCA, Parfait Onanga-Anyanga, dans un communiqué.

Selon le texte de l’ONU, les Casques bleus mauritaniens escortaient un convoi logistique entre les villes de Kongbo et Alindao quand ils ont été attaqués jeudi matin.

Parmi les huit blessés, tous évacués par la Minusca, cinq sont dans un état grave, selon l’ONU.

La mission onusienne, présente dans le pays depuis 2014, tente de rétablir la sécurité dans un pays où l’Etat ne contrôle qu’une maigre partie du territoire national.

L’armée nationale n’est présente que dans quelques villes, tandis que les groupes armés contrôlent une majorité du pays, où ils combattent pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l’or et le bétail.

Romandie.com avec(©AFP / 17 mai 2018 20h36)                                                        

France: des apiculteurs bretons entament un « convoi mortuaire » de ruches mortes

avril 30, 2018

Une abeille butine une fleur de pissenlit / © DPA/AFP/Archives / PATRICK SEEGER

Des apiculteurs bretons ont entamé lundi un « convoi mortuaire » de ruches mortes depuis le Morbihan vers la Chambre d’agriculture régionale de Bretagne à Rennes pour dénoncer « l’utilisation de pesticides nocifs aux abeilles en agriculture ».

« Cet hiver, au moins 20.000 colonies sont mortes en Bretagne. Une véritable hécatombe comme on n’en a jamais connu », selon un communiqué du syndicat des apiculteurs professionnels de Bretagne.

Partis du Faouët (Morbihan) lundi, les apiculteurs feront étape les jours suivants dans plusieurs communes jusqu’à leur arrivée à Rennes, vendredi.

« Des ruchers entiers, très beaux à l’automne, sont aujourd’hui particulièrement décimés. Les pertes sont particulièrement élevées dans le centre-Bretagne », constate Joël Nadan, du syndicat des apiculteurs de Bretagne.

« Personnellement, quand je cumule les ruches dépeuplées, les orphelines, les bourdonneuses et autres non viables, j’approche les 50% de perte. C’est du jamais vu depuis le début de ma carrière en 1984 », explique l’apiculteur.

« Des collègues plus jeunes (…) ont perdu jusqu’à plus de 80% de leur cheptel. Leur situation financière est dramatique: quasiment pas de récolte possible cette année et une reconstitution de leur cheptel plus qu’hypothétique », dénonce M. Nadan, déplorant que l’Observatoire des mortalités, mis en place cette année par l’Etat, mène « des analyses en cas de suspicion de maladie ou parasite, mais aucune recherche, aucune analyse, aucun financement n’est prévu pour orienter vers une intoxication chimique, même dans les cas extrêmes ».

« Nos ministres sont-ils aveugles, et sourds ? ou simplement des marionnettes aux mains des firmes chimiques et de la FNSEA, syndicat qui défend la santé des firmes avant celles des agriculteurs », s’insurge le syndicat breton.

Un Observatoire des Mortalités et des Affaiblissements de l’Abeille mellifère (OMAA), financé par l’Etat, a été mis en place en région Bretagne et Pays de la Loire, à titre expérimental, jusqu’au 31 juillet 2019. Il a pour objet, selon le site de l’ESA (Epidémiosurveillance santé animale), de « mieux recenser les événements de santé observés dans les ruchers de la région ».

Selon le syndicat, l’interdiction prochaine, décidée la semaine dernière par la Commission européenne, de trois néonicotinoïdes « est une bonne nouvelle » mais reste « très insuffisant ». « Ces trois produits étaient déjà soumis à un moratoire en France sur certaines cultures et certains agriculteurs les avaient déjà remplacés par un autre néonicotinoïde qui reste autorisé par l’Europe ».

Romandie.com avec(©AFP / 30 avril 2018 16h03)                

Mali: six morts dans une embuscade visant le président de la Haute cour de justice

novembre 1, 2017

 

Des soldats maliens dans la région de Mopti, dans le centre du pays, en 2012. © Francois Rihouay/AP/SIPA

Le convoi du député Abdrahamane Niang, président de la Haute cour de justice, a été la cible d’une embuscade mardi dans la région de Mopti, dans le centre du pays. Son chauffeur ainsi que cinq soldats ont été tués.

Le convoi a été ciblé mardi alors qu’il se trouvait entre les localités de Dia et de Diaffarabé, dans la région de Mopti (centre), selon une source militaire malienne citée par l’AFP. « Le député [Abdrahamane Niang] est sain et sauf, ainsi que son épouse et ses deux gardes du corps. Mais son chauffeur civil a été tué par les jihadistes », a précisé une source policière locale, interrogée depuis Bamako. Cinq militaires maliens, qui allaient porter assistance au député, ont été tués lorsque leur véhicule a sauté sur une mine.

Abdrahamane Niang, député de la région de Mopti, est également le président de la Haute cour de justice, une instance crée en mars 2014 dont la mission est de juger les chefs d’États et ministres soupçonnés de haute trahison ou de crimes au cours de leurs mandats. Sa création avait à l’origine en ligne de mire l’ancien président malien, Amadou Toumani Touré,  renversé par un coup d’État le 22 mars 2012 et actuellement réfugié au Sénégal.

Nouvelle aide financière pour le G5 Sahel

Cette attaque est intervenue alors que les États-Unis ont annoncé, mardi, l’attribution d’une aide financière de 60 millions de dollars aux pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad) en vue de la création d’une force conjointe de lutte antiterroriste.

Mardi, également, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a été reçu à l’Élysée par son homologue français. Emmanuel Macron a alors affirmé que « le succès de la force conjointe était une obligation collective » et s’est félicité de « quelques avancées symboliques notables depuis les combats cet été » dans le processus de paix au Mali.

Jeuneafrique.com avec AFP

Attaque d’un convoi de l’ONU en Centrafrique: un Casque bleu tué, 4 disparus, 8 blessés

mai 9, 2017

Bangui – Un Casque bleu a été tué dans le sud-est de la Centrafrique, quatre autres portés disparus et huit blessés lundi dans l’attaque de leur convoi, a indiqué mardi la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

« Le convoi, qui avait quitté Rafai pour Bangassou, a été attaqué par des éléments armés vers 20H00 (19H00 GMT) (…). Un soldat de la paix cambodgien a été tué et huit ont été blessés, dont un Cambodgien et sept Marocains. Quatre Casques bleus sont portés disparus, dont trois soldats cambodgiens et un soldat marocain. Les attaquants ont fui dans la brousse », indique le communiqué de la Minusca.

« La Minusca a envoyé un hélicoptère et des soldats de la paix pour sécuriser la zone et rechercher les disparus », poursuit le communiqué, indiquant que les blessés ont été évacués sur Bangui.

Le convoi – « une force mixte de policiers et de militaires de l’ONU » – a été attaqué dans le village de Yogofongo, à plus de 470 km à l’est de Bangui, à 20 km de leur point d’arrivée, près de la frontière avec la République démocratique du Congo, a précisé à l’AFP le porte-parole de la Minusca Hervé Verhoosel.

La Centrafrique peine à se relever du conflit entre rebelles ex-Séléka prétendant défendre la minorité musulmane et groupes anti-Balaka majoritairement chrétiens.

La Minusca – un peu plus de 12.500 hommes – est seule en première ligne face aux groupes armés ex-Séléka ou anti-Balaka depuis la fin de la mission française Sangaris en octobre dernier.

La France a condamné l’attaque dans un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, ajoutant qu' »il importe d’identifier les responsables de cette attaque afin de les traduire en justice ».

Le représentant du secrétaire général de l’ONU, Parfait Onanga-Anyanga, a exprimé ses « profondes et sincères condoléances à la famille de la victime, à son contingent et à son pays » et son « immense gratitude pour le travail et les sacrifices des soldats du maintien de la paix dans la protection de la population en Centrafrique ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 mai 2017 14h35)                                            

France: Le convoi de Hollande est-il impliqué dans un accident mortel à La Rochelle?

novembre 18, 2016

Le convoi du président François Hollande, ici à Bruxelles le 21 octobre dernier, est-il à l'origine du grave accident de la route qui a fait un mort, le 8 novembre près de La Rochelle?

Le convoi du président François Hollande, ici à Bruxelles le 21 octobre dernier, est-il à l’origine du grave accident de la route qui a fait un mort, le 8 novembre près de La Rochelle?REUTERS/Eric Vidal

Le convoi du président de la République a-t-il provoqué la mort d’un octogénaire, mardi dernier, dans un grave accident de la route près de La Rochelle? C’est ce que redoute la famille de la victime.

Thierry et Martine Briché veulent « connaître la vérité ». L’accident de la circulation à l’origine de la mort de leur père, Marcel Briché, a-t-il été causé par le convoi présidentiel de François Hollande? Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes et les circonstances de ce drame, qui s’est noué le 8 novembre sur la rocade de La Rochelle, indique le procureur adjoint de La Rochelle, Julien Wattebled, à L’Express, confirmant une information de Sud Ouest. Les investigations ont été confiées au commissariat de La Rochelle.

Ce jour-là, vers 10 heures du matin, le retraité de Nieul-sur-Mer (Charente-Maritime), âgé de 83 ans, prend le volant de sa BMW, direction Rochefort. C’est à l’entrée de la rocade rochelaise, à hauteur de Lagord, que tout bascule.

La victime sommée de se ranger

Selon le récit des proches du défunt, un policier ouvrant le passage du convoi du président de la République, qui se rend aux Assises de l’économie de la mer, somme Marcel Briché de se ranger sur le côté. Surpris, ce dernier s’encastre de plein fouet dans une Mercedes qui le devance et qui percute, à son tour, un véhicule utilitaire. La violence du choc est telle, que les pompiers mettront « une heure et demie à le désincarcérer », affirme Thierry Briché au quotidien régional.

Jeudi 10 novembre, après 48 heures d’hospitalisation au Centre hospitalier de La Rochelle, Marcel Briché, a succombé à ses blessures. « Les examens ont révélé une fracture au niveau des vertèbres cervicales […] Mais il a fait un arrêt cardiaque. Il n’a pas pu être réanimé », précise son fils.

Plainte contre X

Le convoi présidentiel est-il en cause dans ce drame? Pour l’heure, le parquet refuse de se prononcer sur son implication éventuelle. « Des personnes doivent encore être entendues. Nous ne ferons pas de déclarations à ce stade sur le fond du dossier, pour ne pas que cela influence les investigations », explique le procureur adjoint. En revanche, le magistrat confirme que le décès du chauffeur est intervenu 48 heures après et que l’enquête ouverte s’attache aussi à en déterminer les causes.

Contacté par L’Express, l’Elysée n’a pas souhaité faire de commentaires. De son côté, la famille de Marcel Briché a déposé une plainte contre X ce jeudi matin. Le parquet précise que celle-ci n’est pas qualifiée, elle ne vise pas une infraction particulière. Thierry et Martine Briché ont d’ores et déjà été entendus ce jeudi par les enquêteurs.

« On veut connaître la vérité, quelle qu’elle soit. Et peut-être aussi faire la lumière sur les pratiques des convois officiels », expliquent-ils encore à Sud Ouest. « Là, il s’agit d’un homme de 83 ans. Mais ça aurait pu être un gamin en conduite accompagnée. Que la mort de notre père serve de leçon. »

Lexpress.fr par et

RDC : 13 morts dans l’attaque d’un convoi transportant la solde de fonctionnaires

septembre 28, 2015

Kinshasa – Treize personnes ont été tuées dans l’est de la République démocratique du Congo dans l’attaque d’un convoi transportant environ 40.000 dollars destinés à régler la solde de fonctionnaires, a déclaré lundi le ministre l’Économie congolais Modeste Bahati.

L’attaque a eu lieu dimanche après-midi dans le district d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Selon la Trust Merchant Bank (TMB), chargée de convoyer les fonds, et une source militaire, 11 soldats escortant le convoi et deux civils ont été tués.

Le convoi a été attaqué vers la fin de sa tournée, alors qu’il montait vers Lemera, sur les Moyens Plateaux, après être passé par Uvira, au bord du lac Tanganyika et Sange, dans la plaine de la Ruzizi, zone instable livrée périodiquement à la violence de groupes armés de bandes criminelles organisées ou de troubles intercommunautaires.

Deux militaires et quatre civils ont été grièvement blessés, a déclaré à l’AFP un officier des Forces armées de la RDC (FARDC) sous couvert d’anonymat.

Dans un communiqué publié lundi après-midi, la TMB indique que ses quatre collaborateurs à bord du convoi ont survécu, ce qu’a confirmé l’officier, soulignant que tous étaient sortis indemnes.

La RDC, pays-continent au coeur de l’Afrique, est une des nations les moins développées au monde. Moins de 5% de la population dispose d’un compte en banque.

Le transfert de fonds via les téléphones portables commence à se développer mais il est généralement de coutume de se déplacer avec de fortes sommes d’argent pour effectuer des transactions, payer des factures ou régler des salaires.

Pour éviter les détournements qui privaient les fonctionnaires d’une bonne partie de leur paie, le gouvernement congolais a lancé en 2011 une opération de bancarisation de la paie de ses agents (près de 900.000 personnes) en coopération avec les principales banques et les opérateurs téléphoniques.

Les banques ont été chargées d’ouvrir des comptes pour les fonctionnaires, mais l’opération n’est pas encore terminée à l’échelle du pays. Commencée à Kinshasa, elle s’est étendue aux chefs-lieux de province et de districts, mais au-delà, faute d’infrastructures, il est souvent difficile de trouver une banque.

Ainsi, s’il existe bien une agence TMB à Uvira, il n’y en a ni à Sange, ni à Lemera, où la TMB doit acheminer elle-même les fonds jusqu’à leurs destinataires. Dans bien d’autres coins reculés du pays, c’est l’ONG catholique Caritas Congo qui est chargée, par contrat avec l’Etat, de la distribution de la paie des fonctionnaires.

Selon M. Bahati, qui s’exprimait sur la télévision publique, le convoi de la TMB transportait environ 36 millions de francs congolais, soit quelque 40.000 dollars, destinés à payer des enseignants. Après l’attaque, près de 6 millions de francs congolais ont été retrouvés et remis à la TMB, a précisé l’officier des FARDC.

La TMB a qualifié l’attaque du convoi d’acte de barbarie et d’événement tragique et sans précédent de cette ampleur dans le secteur bancaire en général et particulièrement dans le contexte de la paie des fonctionnaires.

Romandie.com avec(©AFP / 28 septembre 2015 19h12)

Nord du Mali: deux morts et un blessé dans l’attaque d’un convoi de la Minusma

avril 18, 2015

Bamako – Deux personnes ont été tuées et une autre a été blessée par balle près de Gao, dans le nord du Mali, dans l’attaque d’un convoi de fournisseurs civils de la Mission de l’ONU au Mali, a annoncé samedi la Minusma.

Deux assaillants ont stoppé le convoi à 15 km de Gao, la plus grande ville du nord du Mali, ont froidement abattu deux des chauffeurs et fait un blessé par balle vendredi vers 19H00 (GMT et locales), a affirmé la force des Nations unies dans un communiqué.

Les assaillants ont ensuite mis le feu aux camions tandis que les autres membres du convoi réussissaient à prendre la fuite, a ajouté le communiqué.

La force de l’ONU condamne fermement cette nouvelle attaque touchant des civils innocents et met tout en oeuvre pour que les responsables soient appréhendés, traduits en justice et qu’ils répondent de leurs actes.

Cette attaque survient quelques jours après un attentat-suicide qui a visé mercredi une base de l’ONU également près de Gao, tuant deux civils et blessant neuf soldats nigériens.

L’attentat a été revendiqué par le groupe jihadiste de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, dans un enregistrement audio diffusé vendredi par l’agence privée mauritanienne Al-Akhbar.

La Minusma est déployée depuis juillet 2013 à la suite de l’opération française Serval lancée en janvier 2013 pour chasser les jihadistes du nord du Mali qui était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle du pouvoir central malien où ces groupes continuent de mener des attaques, notamment des attentats suicides, de poser des engins explosifs et de perpétrer des enlèvements.

Romandie.com avec(©AFP / 18 avril 2015 14h39)

Nord du Mali: des jihadistes revendiquent l’attaque d’un convoi humanitaire du CICR

mars 30, 2015

Bamako – Un porte-parole jihadiste a revendiqué lundi auprès de l’AFP une attaque d’un convoi du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) près de Gao, dans le nord du Mali, qui a fait un mort.

Dans un bref entretien téléphonique avec un journaliste de l’AFP à Bamako, Abou Walid Sahraoui, du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao): Avec l’aide de la main d’Allah, nous avons tué à côté de Gao, en terre musulmane, un chauffeur qui travaillait pour l’ennemi.

A la question de savoir s’il s’agissait du chauffeur du CICR dont la mort avait été annoncée peu auparavant par l’organisation internationale à Genève dans un communiqué, il a répondu: Oui, c’est bien ça. Nous avons eu ce qu’on voulait avec l’attaque.

Dans un communiqué publié lundi après-midi, le CICR annoncé qu’un de ses collaborateurs au Mali a été tué dans l’attaque d’un camion d’aide de l’ONG près de Gao, la plus grande ville du nord de ce pays, et qu’un membre de la Croix-Rouge malienne a été blessé.

L’employé décédé était parti de Gao au volant du camion qu’il conduisait jusqu’à Niamey, au Niger voisin, d’où il devrait rapporter du matériel médical pour l’hôpital de Gao, qui en manque cruellement, a expliqué Yasmine Praz Dessimoz, chef des opérations du CICR en Afrique du Nord et de l’Ouest.

L’employé de la Croix-Rouge malienne qui l’accompagnait a été blessé mais ses jours ne sont pas en danger. Les circonstances exactes de l’attaque ne sont pas clairement connues au stade actuel, mais le camion était clairement marqué de l’emblème du CICR, a précisé la même source.

Une source militaire africaine au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) et un humanitaire joint à Gao ont confirmé l’attaque qui, selon eux, s’est déroulée entre Gao et Ansongo (à moins de 100 km au sud-est Gao).

Le camion allait effectivement de Gao à Niamey pour s’approvisionner en médicaments pour l’hôpital de Gao. Le principe est que chaque heure, le camion donne des nouvelles par radio, et à 45 km de Gao, l’attaque s’est déroulé, a affirmé l’humanitaire, sans plus de détails.

La source militaire à la Minusma a estimé que l’assaut avait été bien préparé.

L’attaque s’est déroulée entre Gao et Ansongo. Elle a été menée par aux moins six terroristes. Des coups de feu ont été tirés, a-t-elle dit, confirmant le décès du chauffeur du camion.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2015 00h47)

Yémen: deux soldats tués dans une attaque contre le convoi d’un général

décembre 29, 2014

Aden – Deux soldats yéménites ont été tués et onze autres blessés lundi dans une attaque attribuée à Al-Qaïda contre le convoi d’un général, a rapporté une source militaire.

Des membres d’Al-Qaïda ont tendu une embuscade au convoi du général Abdel Rahmane al-Houlaili, commandant de la région militaire dont dépend la province du Hadramout (sud-est).

Les assaillants ont fait exploser un engin placé sur la route puis ont ouvert le feu sur le convoi du général. Ce dernier est sorti indemne tandis que deux soldats ont péri et onze autres ont été blessés, a indiqué cette source à l’AFP.

Dans la ville de Baïda (centre), deux hommes armés sur une moto ont abattu un officier des renseignements, Nasser al-Wahishi, a annoncé un responsable officiel local, qui a imputé l’attaque à des membres du réseau extrémiste.

Dimanche, un haut gradé de l’armée avait échappé à un attentat à l’explosif qui a coûté la vie à son chauffeur à Aden (sud), selon un de ses gardes du corps.

Les forces de sécurité yéménites sont fréquemment la cible d’attaques meurtrières, généralement imputées au réseau extrémiste.

Dans deux messages sur Twitter, Ansar Al-Charia, groupe lié à Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), a revendiqué l’attaque manquée contre le général à Hadramout et l’assassinat de l’officier des renseignements à al-Baïda, a rapporté le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.

L’Aqpa a profité de l’affaiblissement du pouvoir central au Yémen en 2011, à la faveur de l’insurrection populaire contre l’ex-président Ali Abdallah Saleh, pour renforcer sa présence, notamment dans le sud et le sud-est du pays.

Dans d’autres violences, une bombe placée dans la voiture d’Ali al-Sharif, un influent chef chiite à Marib, à l’est de Sanaa, a explosé, tuant son fils et son garde du corps, a indiqué un responsable local.

Partie de son fief de Saada, dans le nord du Yémen, la milice chiite d’Ansaruallah a lancé cette année une offensive fulgurante qui lui a permis de prendre le contrôle de la capitale le 21 septembre, puis d’élargir son influence dans le centre et l’ouest du pays, malgré la résistance des tribus sunnites et du réseau Al-Qaïda, en l’absence de toute intervention du pouvoir.

Romandie.com avec(©AFP / 29 décembre 2014 21h15)

Ukraine: Kiev dénonce une invasion après l’entrée du convoi russe sans autorisation

août 22, 2014

Izvaryne (Ukraine) – Les autorités ukrainiennes ont accusé vendredi la Russie d’invasion directe après la décision de Moscou de faire entrer son convoi humanitaire en Ukraine sans attendre son inspection complète.

Après une semaine d’attente, la Russie a fait entrer en Ukraine vendredi matin ses camions chargés selon Moscou de 1.800 tonnes d’aide humanitaire, estimant que tous les prétextes avancés par Kiev pour retarder la livraison de son aide humanitaire aux populations de l’est de l’Ukraine avaient été épuisés.

Il s’agit d’une invasion directe, a lancé le chef des services de sécurité ukrainiens Valentin Nalivaïtchenko.

Kiev a également affirmé que l’entière responsabilité de la sécurité du convoi incombait à la Russie. Les autorités ukrainiennes craignent que le convoi russe ne fasse l’objet d’une provocation de la part des insurgés et ne serve de prétexte à une intervention russe.

A 10H00 GMT, environ 70 des quelque 300 camions avaient franchi la frontière, selon un photographe de l’AFP sur place. Du côté ukrainien, des combattants rebelles dans des mini-fourgonnettes se sont joints au convoi.

Selon un observateur de l’OSCE sur place, Paul Picard, seuls 34 camions ont été inspectés par les gardes-frontières et les douaniers ukrainiens, les autres passant sans aucun contrôle de leur cargaison.

Ni la partie ukrainienne, ni la Croix-Rouge ne savent ce qui se trouve dans ces camions, ce qui nous inquiète particulièrement, a indiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères.

Nous ne savons pas non plus quels sont les accords entre la partie russe et les combattants et ne n’excluons pas de provocations, ajoute le ministère.

Moscou a pour sa part estimé que toutes les garanties indispensables avaient été données et que l’itinéraire prévu pour le convoi avait été vérifié par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Ce dernier a indiqué qu’il n’escortait pas le convoi, faute de garantie de sécurité suffisante.

La responsabilité de possibles conséquences de provocations dirigées contre le convoi revient totalement à Kiev, a ajouté la diplomatie russe.

Le convoi se dirige selon Moscou vers Lougansk, l’un des bastions des insurgés prorusses encerclé et assiégé par l’armée ukrainienne traversant une zone où d’intenses combats ont été signalés ces derniers jours.

Les autorités locales de la ville ont à plusieurs reprises dénoncé une situation humanitaire critique alors que les habitants vivent sans eau courante, sans électricité et sans réseau téléphonique depuis bientôt trois semaines.

– Nombreux combats près de Lougansk –

Pour parcourir les 63 kilomètres qui séparent la frontière de Lougansk, où une grande bataille est en cours selon Kiev entre insurgés prorusses et forces régulières — et où une petite équipe du CIRCR a également rapporté d’intenses bombardements dans la nuit –, le convoi russe doit passer par des zones contrôlées par les rebelles.

Sur le terrain, l’offensive des forces ukrainiennes se poursuivait vendredi dans plusieurs localités autour des fiefs insurgés de Donetsk et Lougansk.

A Donetsk même, d’intenses bombardements ont de nouveau touché les faubourgs de la ville dans la nuit, endommageant plusieurs maisons et le réseau électrique, selon la mairie.

L’eau courante, dont l’approvisionnement a été compromis par de précédents pilonnages, a été rétablie dans de larges secteurs de la ville et un camion de la municipalité a même été vu arrosant les espaces verts du centre-ville, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Dans le quartier d’Abakoumova, dans le sud-ouest de Donetsk, un barrage des rebelles a été bombardé au petit matin par l’armée ukrainienne, positionnée à quelques centaines de mètres de là.

Nous nous sommes cachés dans la cave, c’était vraiment effrayant. Ceux qui font ça seront jugés par Dieu, raconte Valentina en montrant les traces de shrapnel et les vitres brisées de sa petite maison.

Où puis-je aller ? Si seulement je savais où mettre mes enfants et mes petits-enfants à l’abri…, regrette-t-elle.

– ‘Parler de paix’ –

Sur le front diplomatique, le président ukrainien Petro Porochenko a promis de parler de paix avec son homologue russe Vladimir Poutine lors d’un sommet régional mardi à Minsk au Bélarus en présence des dirigeants de l’Union européenne.

M. Porochenko veut notamment convaincre M. Poutine de retirer les combattants rebelles de l’est du pays, alors que les forces ukrainiennes ne parviennent pas à sceller hermétiquement la frontière russe, par où transite, selon Kiev et certains pays occidentaux, armes et mercenaires qui viennent renforcer les rangs des insurgés.

Avant il recevra samedi à Kiev la chancelière allemande Angela Merkel pour une visite hautement symbolique à la veille de la fête de l’indépendance de l’Ukraine qui doit être célébrée avec un défilé militaire à Kiev.

Romandie.com avec(©AFP / 22 août 2014 13h34)