Posts Tagged ‘Coopération’

La France reprend sa coopération avec les forces armées maliennes

juillet 3, 2021
Un hélicoptère français engagé dans Barkhane, à Ndakji, au Mali, le 29 juillet 2019.

La France, dont plus de 5 000 militaires sont déployés au Sahel, va reprendre ses opérations conjointes avec les forces armées maliennes, après avoir suspendu sa coopération bilatérale à la suite d’un second coup d’État au Mali en mai.

 « À l’issue de consultations avec les autorités maliennes de transition et les pays de la région, la France prend acte des engagements des autorités maliennes de transition » endossés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et a « décidé la reprise des opérations militaires conjointes ainsi que des missions nationales de conseil, qui étaient suspendues depuis le 3 juin dernier », a fait savoir Paris dans un communiqué.

Après un deuxième putsch en neuf mois qui a fait du colonel Assimi Goïta le chef de cet État crucial pour la stabilité au Sahel, la France avait déclaré il y a un mois suspendre les opérations conjointes avec les forces maliennes, avec lesquelles elle coopère depuis des années contre les jihadistes. Un groupe de colonels avait poussé à la démission en août 2020 le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Les putschistes s’étaient ensuite engagés sous la pression internationale à une période de transition limitée à 18 mois et conduite par des civils. Mais le 24 mai dernier, le colonel Goïta, resté le véritable homme fort de la transition, avait foulé aux pieds cet engagement en faisant arrêter le président et le Premier ministre. Il s’est depuis fait proclamer président de la transition par la Cour constitutionnelle.

« La France reste pleinement engagée, avec ses alliés européens et américains, aux côtés des pays sahéliens et des missions internationales », pour combattre les groupes jihadistes qui sévissent au Sahel, a conclu vendredi le ministère des Armées dans son communiqué. Le président Emmanuel Macron a récemment annoncé un prochain désengagement progressif de la France du Sahel.

La force antijihadiste française Barkhane (5100 hommes actuellement) va disparaître au profit d’un dispositif resserré, focalisé sur la lutte antiterroriste et l’accompagnement au combat des armées locales. Mais « cette transformation ne signifie pas le départ du Sahel, ni que nous allons ralentir nos opérations de contre-terrorisme » dans la région, a souligné plus tôt vendredi la ministre française des Armées Florence Parly.

« Nous avons collectivement, (nous) Européens, une responsabilité de sécuriser le flanc sud de l’Europe. Il est essentiel de ne pas permettre que le Sahel et plus largement l’Afrique deviennent une zone refuge et d’expansion pour ces groupe terroristes affiliés à Daech (l’acronyme arabe de l’EI) et Al Qaïda », a-t-elle jugé. Pour réduire la voilure au Sahel, la France compte beaucoup sur le montée en puissance du groupement de forces spéciales européennes Takuba, créé à l’initiative de Paris pour accompagner les unités maliennes au combat.

« Aujourd’hui, nous ne voyons pas d’inflexions, de réticences ou de remise en cause liées à la situation » politique au Mali, a assuré Florence Parly, estimant « d’autant plus important que nous consolidions Takuba que nous lui voyions un rôle majeur dans les prochaines années ». Takuba rassemble aujourd’hui au Mali 600 hommes : la moitié sont des Français, les autres des Estoniens, des Tchèques, des Suédois et des Italiens. La Roumanie s’est également engagée à y participer.

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président centrafricain fait des révélations sur sa coopération avec la Russie

mai 30, 2021

Avec Agence TV

Iran et Chine signent un « pacte de coopération stratégique de 25 ans »

mars 27, 2021

Iran et Chine signent un "pacte de cooperation strategique de 25 ans"
Iran et Chine signent un « pacte de coopération stratégique de 25 ans »© AFP/-

L’Iran a conclu samedi avec la Chine, pays « ami des temps d’épreuves », un accord de coopération stratégique et commerciale sur 25 ans aux contours mystérieux après plusieurs années de discussions.

Ce « pacte de coopération stratégique de 25 ans » a été signé par le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, et son homologue chinois, Wang Yi, en visite à Téhéran, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les grandes lignes et les détails de l’accord doivent encore être dévoilés. Tout ce que l’on sait du document signé par les deux ministres, c’est qu’il s’agit, selon Téhéran, d’une « feuille de route complète », comportant des « clauses politiques, stratégiques et économiques » pour « 25 ans de coopération ».

La signature de ce pacte illustre la priorité donnée aux relations avec « l’Est » (c’est-à-dire pour l’Iran des Etats comme la Chine, les deux Corées, l’Inde, le Japon ou la Russie) conformément à l’inflexion donnée par le guide suprême iranien Ali Khamenei en 2018 en rupture avec l’un des slogans les plus populaires de la révolution iranienne de 1979 : « Ni Ouest, ni Est, République islamique. »

Pour Pékin, l’accord s’inscrit dans son vaste projet d’infrastructures dit des Nouvelles routes de la soie lancé avec plus de 130 pays.

La Chine est le premier partenaire commercial de la République islamique d’Iran même si, selon des chiffres iraniens, le volume des échanges entre les deux pays a chuté avec le rétablissement, en 2018, de sanctions américaines contre Téhéran, dans la foulée de la dénonciation par Washington de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015.

« Actions appréciables »

Cité vendredi par l’agence Ilna, le chef de la chambre de commerce sino-iranienne à Téhéran, Majid-Réza Hariri, a indiqué que le volume des échanges entre Pékin et Téhéran était tombé à environ « 16 milliards de dollars » en 2020, contre « 51,8 milliards de dollars » en 2014.

La Chine, qui était l’un des principaux acheteurs du pétrole iranien avant ces sanctions a fortement réduit, officiellement, ses achats de brut en provenance de la République islamique.

Selon des informations de presse, les importations chinoises de pétrole iranien ne se sont cependant jamais taries et elles auraient même augmenté récemment.

Selon un communiqué de son ministère, « M. Zarif a qualifié la Chine d’ami des temps d’épreuves » et a déclaré à M. Wang : « Nous remercions la Chine pour ses positions et actions appréciables en ces temps de sanctions cruelles contre l’Iran. »

En recevant le ministre chinois, le président Hassan Rohani, a dit souhaiter que Pékin « continue d’être un partenaire commercial majeur avec l’Iran » et vouloir « plus de coopération dans le domaine des coentreprises », selon un communiqué de la présidence.

« Pays fiables »

M. Rohani a aussi salué l’opposition de la Chine « à l’extravagance américaine et aux sanctions unilatérales » de Washington.

La visite en Iran de M. Wang, qui a reçu il y a quelques jours son homologue russe Sergueï Lavrov en Chine, survient dans un climat de défiance renforcée de la République islamique vis-à-vis de l’Occident et dans une période de tensions persistantes entre Moscou, Pékin et Téhéran d’un côté et les Etats-Unis de l’autre depuis l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche en janvier.

La dénonciation unilatérale par Washington en 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien et l’incapacité des Européens à aider la République islamique à contourner les sanctions américaines rétablies cette année-là, ou encore à relancer l’accord, ont achevé de convaincre les autorités iraniennes que l’Occident n’est pas un partenaire « digne de confiance », selon l’expression de M. Khamenei.

La genèse du pacte irano-chinois remonte à la visite du président chinois Xi Jinping à Téhéran en janvier 2016.

Téhéran et Pékin s’étaient alors engagées dans un communiqué commun « à mener des négociations pour la signature d’un accord de coopération élargie sur 25 ans » et « de coopérer et avoir des investissements réciproques dans les différents domaines, notamment les transports, les ports, l’énergie, l’industrie et les services ».

L’ayatollah Khamenei avait alors jugé « tout a fat correct et sage » ce projet, affirmant que l’Iran cherchait « à élargir ses relations avec des pays indépendants et fiables tels que la Chine ».

Avec AFP

Coopération: l’Italie va construire des campus professionnels au Congo

décembre 8, 2020

La délégation italienne conduite par le Premier ministre honoraire, Massimo D’Alema,  a présenté aux syndicats patronaux congolais, le 7 décembre à Brazzaville, le projet de construction des  campus professionnels dans tous les départements du pays. 

Une vue des participants (Adiac)

Le projet de construction des campus professionnels  mobilisera un financement d’environ 250 millions d’euros. Piloté par le ministère de l’Enseignement technique, professionnel, de la Formation qualifiante et de l’Emploi, ce projet pourrait être effectif en juin prochain.

Massimo D’Alema a indiqué  qu’il  consiste à développer le Congo. « Les infrastructures sont plus importantes pour le développement d’un pays. L’enseignement professionnel peut contribuer à la formation des cadres de qualité dans les différents domaines où il y a une grande possibilité de coopération dans le domaine technique, de l’agriculture et bien d’autres », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’Italie est en train d’étudier d’autres possibilités de coopération avec ses partenaires. Elle cherche des formules de financement à travers la participation des institutions financières internationales et privées ainsi que des gouvernements.  « L’Italie est prête à travailler avec le Congo sur un projet concret », a  laissé entendre le Premier ministre honoraire.

La présentation du projet a été faite aux syndicats patronaux en présence du ministre de l’Enseignement technique, professionnel,  de la Formation qualifiante et de l’Emploi, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint- Eudes et le président de la  Chambre  de commerce de Brazzaville,  Paul Obambi.

Le ministre conglais a expliqué,  à cette occasion,  que ce projet résulte de l’ambition du chef de l’Etat à construire deux grands campus professionnels avec internat respectivement dans la partie Nord et Sud du pays. Ces infrastructures seront  chargées de la formation professionnelle et qualifiante.

Au niveau des départements, a-t-il poursuivi,  l’implantation des centres d’apprentissage professionnel tient compte des spécificités économiques et techniques. 

De son côté, le président de la Chambre de  commerce de Brazzaville a énuméré les differents  centres de formation nécessaires  pour faire le relai entre la formation professionnelle et  la chambre de commerce.

Au terme de la cérémonie, le président du collectif des opérateurs économiques du Congo, Josaphat-Roger Obesse, a relevé  l’importance des investisseurs dans un  pays. « La présentation du projet sur la construction des campus dans deux axes différents est une bonne chose. Mais ce qui nous intéresse est la participation des entreprises congolaises dans ce projet parce que nous voulons d’un partenariat gagnant-gagnant », a-t-il souligné.        

Avec Adiac-Congo par Lydie Gisèle Oko

Coopération culturelle : l’OIF prévoit de soutenir les artistes et écrivains congolais

octobre 27, 2020

En visite  à Brazzaville, la secrétaire générale de l’organisation internationale de la francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, a eu, le 25 octobre, une séance de travail avec les artistes et  écrivains congolais.  

A travers les échanges inter actifs avec ses interlocuteurs, la secrétaire générale de l’OIF a voulu rendre hommage à la créativité culturelle  congolaise. Ces retrouvailles avaient pour objectif de trouver un terrain d’entente sur les activités prioritaires entre l’OIF et les femmes et les hommes de lettres et de culture congolaises.

Photo 1 : la SG de l’OIF échangeant avec les écrivains (crédit photo/ ADIAC)

La secrétaire générale de l’OIF  a déclaré:  « Je ne suis pas du tout étrangère ni à ce pays, ni à  sa richesse littéraire et culturelle. Depuis mon enfance, j’ai des liens personnels avec son monde littéraire, puisque le grand  écrivain congolais Tchicaya Utamsi était un ami de mon oncle qui était lui  aussi un grand écrivain rwandais, l’Abbé Alexis Kagamé. Ils ont fait beaucoup de bonnes choses ensemble sur le continent africain et même en Europe. Ce sont des hommes qui s’entendaient sur la nécessité de la présence littéraire et historique de l’Afrique sur l’échiquier mondial », a-t-elle témoigné.

Sur la revalorisation des langues africaines, la secrétaire générale  de l’OIF pense qu’il n’y a aucun doute dans son esprit et pour le mandat de la francophonie que la langue française qui est le ciment qui unit tous les membres de l’OIF, doit exister en coexistence harmonieuse et en complémentarité des langues nationales et locales.

La secrétaire générale de l’OIF a émis le voeu de voir son institution  collaborer avec les artistes et  écrivains congolais. De son côté, la  directrice de la langue française et de la  diversité culturelle, Nivine Khaled, a reconnu que le Congo Brazzaville est une terre riche en plumes, foisonnante d’artistes, terroir et réservoir des femmes et des  hommes qui savent écrire, sculpter, dessiner, peindre, chanter, danser et s’habiller.

Remerciant la secrétaire générale de l’OIF, le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo,  a déclaré, « Brazzaville est une ville que vous connaissez  bien. Ici à Brazzaville, vous êtes chez vous. Brazzaville qui est le foyer de la littérature, de la francophonie, des arts plastiques est le berceau de la musique; parce qu’elle fait partie des villes créatives de l’Unesco  ».

 

Photo 2 : Fortuné Bateza lors de sa prestation (crédit photo/ ADIAC)

Photo 3 : remise du tableau de l’Ecole de peinture de Poto-Poto à la SG de l’OIF (crédit photo/ ADIAC

Intervenant à leur tour, les écrivains ont exprimé leur souhait de voir l’OIF accompagner les éditeurs et écrivains ; trouver des solutions pour permettre aux malvoyants de pouvoir transcrire les œuvres littéraires en écriture braille ; aider les jeunes filles à avoir accès aux livres et faciliter la diversité linguistique.

Le  ministre de la Culture et des Arts a remis à la secrétaire générale de l’OIF une oeuvre d’art de l’Ecole de peinture de Poto-Poto.

Avec Adiac-Congo par  Bruno Okokana

Brexit: Londres refusera que l’UE lui impose ses règles

février 17, 2020
Le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost.
Le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost. Reuters

Le gouvernement britannique n’acceptera pas que l’Union européenne lui impose certaines règles en matière d’environnement, de droit du travail ou d’aides d’Etat dans sa future relation avec le continent, a prévenu lundi le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost.

«Il est essentiel pour nous de pouvoir établir des lois qui nous conviennent, de revendiquer le droit que possède tout autre pays non membre de l’UE dans le monde», a-t-il affirmé lors d’une intervention à l’université libre de Bruxelles (ULB). «Il ne s’agit pas d’une simple position de négociation qui pourrait changer sous la pression. C’est l’objectif même de l’ensemble du projet», a insisté le négociateur du Royaume-Uni, qui est entré depuis son départ de l’UE le 31 décembre dans une période de transition jusqu’à la fin de l’année.

«Relation d’égal à égal»

Le discours très attendu de David Frost a lieu au moment où les États membres de l’UE élaborent un mandat pour leur propre négociateur, Michel Barnier, fixant leurs objectifs et leurs lignes rouges dans la négociation. Les Européens souhaitent que le Royaume-Uni s’engagent dans la future relation à respecter les mêmes règles que l’UE, voire à s’y adapter «au fil du temps» dans plusieurs domaines (environnement, concurrence, fiscalité, droit du travail…) afin d’éviter les distorsions de concurrence, en échange d’un accès privilégié au marché européen.

Ces garanties semblent indispensables aux Européens étant donné la proximité géographique et économique du Royaume-Uni. L’UE aimerait également que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) garde le dernier mot pour interpréter le droit de l’Union, en cas de différend entre Londres et Bruxelles. «Penser que nous pourrions accepter une supervision de l’UE sur des questions dites d’égalité des conditions de concurrence («level playing field», ndlr), c’est ne pas comprendre l’intérêt de ce que nous faisons», a commenté David Frost. «Comment réagiriez-vous si le Royaume-Uni exigeait que, pour se protéger, l’UE s’harmonise de manière dynamique avec nos lois nationales décidées à Westminster et les décisions de nos propres régulateurs et tribunaux ?», a-t-il interrogé.

Le négociateur du Royaume-Uni a rappelé que Londres espérait conclure un accord de libre-échange du même type que ceux récemment négociés par l’UE avec le Canada ou le Japon. «Pour fait court, tout ce que nous voulons c’est ce dont bénéficient les autres pays indépendants», a-t-il résumé. «S’il est donc vrai, comme nous l’ont dit nos amis de la Commission et des 27, que l’UE souhaite une relation durable et viable (…), la seule façon de progresser est de s’appuyer sur cette approche d’une relation d’égal à égal», a-t-il conclu. Les négociations entre Londres et Bruxelles devraient commencer début mars et s’achever d’ici la fin de l’année.

Par Le Figaro avec AFP

Russie: Poutine accueille l’Afrique à Sotchi

octobre 23, 2019

 

Le sommet symbolise les ambitions grandissantes de Moscou dans une région où Chinois et Occidentaux ont plusieurs longueurs d’avance.

RUSSIA-EGYPT-DIPLOMACY-POLITICS

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et Vladimir Poutine, le 17 octobre 2018. Pavel Golovkin / POOL / AFP

Vladimir Poutine ouvre mercredi le «sommet Russie-Afrique», premier du genre et symbole des ambitions grandissantes de Moscou dans une région où Chinois et Occidentaux ont plusieurs longueurs d’avance. Devant plusieurs dizaines de chefs d’État et de gouvernement africains, le président russe ouvrira ce sommet à 8h GMT dans la station balnéaire de Sotchi avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, qui préside l’Union africaine. Au programme du sommet, réplique des «forums sur la coopération sino-africaine» qui ont permis à Pékin de devenir le premier partenaire du continent, deux jours de discussions sur des thèmes allant des «technologies nucléaires au service du développement de l’Afrique» aux «minerais africains au profit des peuples d’Afrique».

Comme son équivalent chinois, la rencontre a vocation à être organisée tous les trois ans. Pour cette première, Moscou a mis les petits plats dans les grands. «Quarante-trois pays seront représentés par leurs dirigeants. Et onze autres par des vice-présidents, chefs de la diplomatie ou ambassadeurs», a dit aux journalistes le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov. Soit les 54 États africains. Des poids lourd seront là, du Sud-Africain Cyril Ramaphosa au Nigérian Muhammadu Buhari, tout comme des partenaires historiques tel l’Angolais Joao Lourenço ou plus récents comme le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Des pays où la Russie est quasi absente seront aussi représentés, à l’instar de la Côte d’Ivoire avec son président Alassane Ouattara, qui aura en tête l’éventuelle conclusion d’un accord de coopération militaire.

Pas d’ingérence politique

Pour le président russe, qui a programmé 13 rencontres bilatérales, le forum sera l’occasion de démontrer qu’il a les intérêts africains à cœur, lui qui en 20 ans ne s’est déplacé que trois fois en Afrique subsaharienne, toujours en Afrique du Sud. «Nous sommes en train de préparer et de réaliser des projets d’investissements avec des participations russes qui se comptent en milliards de dollars», a-t-il souligné dans un entretien diffusé lundi par l’agence Tass. Car Moscou, après cinq années de sanctions économiques occidentales, a un besoin crucial de partenaires et de débouchés pour conjurer sa croissance atone. Dans un contexte de tensions exacerbées avec les pays occidentaux, le sommet de Sotchi sera aussi l’occasion pour la Russie, après son grand retour au Moyen-Orient à la faveur de ses succès syriens, de montrer qu’elle est une puissance d’influence mondiale.

Reste que l’époque où l’influence soviétique s’exerçait un peu partout sur le continent se fait lointaine. A l’époque, Moscou s’était taillé une place de choix par son soutien aux luttes pour la décolonisation, mais la chute de l’URSS a provoqué un spectaculaire reflux. En 2018, les échanges commerciaux entre la Russie et l’Afrique s’élevaient à 20 milliards de dollars, moins de la moitié de ceux de la France et dix fois moins que la Chine. Et la majorité du commerce concerne les armes, rare domaine dans lequel la Russie reste en tête. Pour retourner la tendance, Vladimir Poutine vante une coopération sans ingérence «politique ou autre», à l’heure où certains acteurs africains, inquiets de leur dépendance financière, commencent à ressentir une forme de lassitude face à la Chine.

«Il est normal et naturel que la Russie veuille approfondir ses relations avec l’Afrique, de la même manière que la Chine, le Japon, les États-Unis et les pays de l’UE», avait expliqué à l’AFP quelques semaines avant le sommet le ministre des Affaires étrangères de Cap-Vert, Luis Filipe Tavares. Mais Moscou a encore du chemin pour concurrencer la Chine ou les Occidentaux. «La Russie n’est pas l’Union soviétique. Elle manque des ressources, de l’idéologie et de l’attrait de son prédécesseur», note Paul Stronski, du Centre Carnegie à Moscou.

Par Le Figaro.fr avec AFP

May veut faire du Royaume-Uni post-Brexit un grand investisseur en Afrique

août 28, 2018

La Première ministre Theresa May est saluée par le président sud-africain Cyril Ramaphosa au Cap le 28 août 2018, première étape d’une tournée de la dirigeante britannique en Afrique.n / © POOL/AFP / MIKE HUTCHINGS

La Première ministre britannique Theresa May a posé mardi la première pierre d’un « nouveau partenariat » de son pays avec l’Afrique, dont elle veut devenir le premier investisseur occidental pour compenser les pertes économiques attendues du Brexit.

« Je peux annoncer aujourd’hui une nouvelle ambition. D’ici 2022, je veux que le Royaume-Uni devienne le premier investisseur des pays du G7 en Afrique », a déclaré Mme May dans un discours prononcé au Cap, en Afrique du Sud, première étape de sa toute première tournée africaine.

Depuis la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne (UE), au référendum de juin 2016, Londres multiplie les contacts diplomatiques pour tenter de décrocher les accords commerciaux censés se substituer à ceux de Bruxelles.

« Je veux créer un nouveau partenariat entre le Royaume-Uni et nos amis africains fondé sur une prospérité et une sécurité partagées », a indiqué Theresa May devant un parterre d’hommes d’affaires sud-africains et britanniques.

« Il est dans l’intérêt du monde entier que ces emplois soient créés (en Afrique) pour s’attaquer aux causes et aux symptômes de l’extrémisme et de l’instabilité, pour gérer les flux migratoires et pour encourager une croissance propre », a-t-elle plaidé.

Elle a annoncé dans la foulée une enveloppe de 4 nouveaux milliards de livres (4,4 milliards d’euros) d’investissements dans les économies africaines.

Une réunion pour l’investissement en Afrique aura lieu l’an prochain à Londres, a ajouté la dirigeante britannique.

Premier, de loin, investisseur en Afrique, la Chine accueille la semaine prochaine une pléiade de chefs d’Etat pour son grand rendez-vous commercial annuel avec le continent.

– ‘Préparatifs du Brexit’ –

La Première ministre britannique Theresa May est entourée de petits Sud-Africains lors d’une visite d’une école du Cap, le 28 août 12018 dans le township de Gugulethu, au Cap.n / © POOL/AFP / Rodger BOSCH

« On ne peut pas concurrencer la puissance économique de certains pays », a concédé Mme May en faisant référence à la Chine, mais « nous pouvons offrir (à l’Afrique) des investissements de long terme et de haute qualité ».

Depuis des mois, Theresa May essuie dans son pays les vives critiques des partisans et des adversaires du Brexit, qui doutent de sa capacité à gérer le divorce avec l’UE au moindre coût.

La dirigeante conservatrice a assuré à des journalistes qui l’accompagnent dans sa tournée que son gouvernement était « en train de mettre en place les préparatifs nécessaires » pour éviter une catastrophe en cas de sortie sans accord avec Bruxelles.

Une « absence d’accord » serait « préférable à un mauvais accord », a-t-elle toutefois répété, selon des propos rapportés mardi dans la presse britannique.

Egratignée par un journaliste qui suggérait que le président français Emmanuel Macron avait été bien plus actif qu’elle sur le continent, elle a platement répondu: « nous avons travaillé avec les nations et les gouvernements dans le passé ».

Dans son discours, la cheffe du gouvernement britannique a également souligné l’importance des enjeux sécuritaires.

« L’Afrique accueille certains des Etats les plus fragiles du monde », a-t-elle noté, « nous allons utiliser l’argent de notre aide pour assurer la stabilité à long terme » du continent.

Theresa May s’est ensuite entretenue avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa, avec lequel elle a signé, sous un crachin très britannique, un accord commercial.

Theresa May, entre danse et business / © GCIS/AFP / –

– ‘Impact’ –

« Nous sommes ravis de la contribution du Royaume-Uni à notre quête d’investissements », s’est réjoui M. Ramaphosa.

L’économie sud-africaine continue à souffrir d’une faible croissance et d’un fort taux de chômage (plus de 27%), ainsi que des scandales de corruption qui ont émaillé le règne de l’ex-président Jacob Zuma, démissionnaire en février.

Cyril Ramaphosa a souhaité que les négociations entre Londres et Bruxelles aboutissent à un accord « qui restaure la stabilité de l’économie et des marchés et protège les emplois » car, a-t-il dit, le Brexit « a aussi un impact sur notre économie ».

Mme May a profité de son passage au Cap pour présenter aux Sud-Africains la cloche récemment retrouvée du navire britannique SS Mendi, qui fit naufrage en 1917 dans la Manche, avec 600 Noirs en partance pour le front en France.

Cette catastrophe est devenue depuis un symbole de l’engagement de soldats sud-africains pour combattre aux côtés des Alliés en Europe.

Le retour de cette cloche est un peu « comme rendre leurs âmes à leur pays de naissance », a salué M. Ramaphosa.

Mme May doit mettre le cap mercredi sur le Nigeria, où elle rencontrera le président Muhammadu Buhari.

Jeudi au Kenya, elle s’entretiendra avec le président Uhuru Kenyatta et rendra visite à des troupes britanniques formant des soldats du continent à la lutte contre les bombes artisanales.

Romandie.com avec(©AFP / (28 août 2018 16h57)

Le président chinois au Sénégal pour renforcer les échanges avec l’Afrique

juillet 21, 2018

Dakar – La Chine et le Sénégal ont signé samedi soir de nouveaux accords pour renforcer leurs liens économiques, à l’occasion de la visite d’Etat à Dakar du président Xi Jinping, la première à ce niveau en près de dix ans.

Arrivé samedi en fin d’après-midi à Dakar, le dirigeant chinois a été accueilli par son homologue sénégalais Macky Sall, première étape d’une tournée africaine qui doit le mener ensuite au Rwanda et en Afrique du Sud.

Les deux chefs d’Etat ont eu des entretiens sur « la coopération bilatérale, les relations sino-africaines et l’actualité internationale », a déclaré le président Sall, lors d’un point de presse conjoint avec son homologue chinois.

Il a salué la Chine comme « une des grandes économies de l’ère moderne », un peuple dont « le parcours est un message d’espoir » montrant « que le sous-développement n’est pas une fatalité et que la bataille pour le progrès se gagne d’abord par un esprit combatif ».

« Chaque fois que je viens en Afrique, je peux mesurer le grand dynamisme de ce continent, promis à un avenir radieux », a indiqué le président chinois qui s’est dit « pleinement confiant en l’avenir de la coopération sino-africaine ».

Les deux dirigeants avaient auparavant signé dix accords dans des domaines liés à la justice, la coopération économique et technique, les infrastructures, la valorisation du capital humain et l’aviation civile.

Le président chinois a eu droit à un accueil populaire à Dakar où de nombreuses artères étaient pavoisées aux couleurs des drapeaux des deux pays. Des dizaines de cars ayant servi au transport de partisans du président Sall pour cet accueil étaient stationnés près du palais présidentiel.

M. Xi doit remettre dimanche à Macky Sall les clés d’une enceinte de lutte, le sport le plus populaire au Sénégal, construite par des entreprises chinoises.

– 2e partenaire du Sénégal –

La Chine est le deuxième partenaire commercial du Sénégal, derrière la France, avec un volume d’échanges de deux milliards de dollars en 2016, incluant des projets d’infrastructure, selon des chiffres officiels sénégalais.

Les exportations du Sénégal vers la Chine se chiffraient à plus de 115 millions d’euros en 2017, les principaux produits exportés vers la Chine étant des minerais (zircon et titane) et les arachides. La Chine est le premier pays importateur d’arachides sénégalaises, dont les ventes ont atteint 45 milliards de FCFA (68,6 millions d’euros) en 2017 contre 24 milliards de FCFA (36,5 millions d’euros) en 2016.

La Chine est aussi le deuxième fournisseur du Sénégal après la France. Les importations de la Chine sont passées de 227 milliards FCFA (plus de 346 millions d’euros) en 2013 à 367 milliards FCFA (plus de 559 millions d’euros) en 2017.

Cette évolution est expliquée par l’accroissement des importations des produits tels que les appareils de réception, les compteurs d’électricité et les matériaux de construction (tubes, tuyaux et matériel en fer).

La hausse des importations des matériaux de construction est due à la présence des entreprises chinoises au Sénégal pour l’exécution des chantiers de l’Etat.

De nombreuses infrastructures au Sénégal, dont des stades, des routes et autoroutes, un hôpital, un Grand-théâtre, une arène nationale de lutte et un musée des civilisations noires, ont été construites par la Chine.

Globalement, les financements accordés par la Chine au Sénégal depuis 2005, année du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, dépassent 1,8 milliard d’euros.

La visite de Xi Jinping, qui doit quitter dimanche le Sénégal, est la deuxième d’un dirigeant chinois dans ce pays après celle de Hu Jintao en février 2009.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juillet 2018 21h33)                                                        

Crise migratoire en Europe: le patron du HCR prône la « coopération »

juin 19, 2018

Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi (2e D), visite en Libye un camp accueillant des déplacés libyens près de la capitale Tripoli le 18 juin 2018. / © AFP / MAHMUD TURKIA

Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, en visite en Libye, a prôné mardi la « coopération » pour résoudre la crise migratoire en Europe.

« Ce problème peut être résolu par la coopération et non pas pays par pays », a déclaré M. Grandi lors d’une conférence de presse à Tripoli.

« J’ai écrit hier (lundi) à la présidence de l’UE, offrant l’expertise du HCR dans la recherche de nouvelles solutions essentielles mais aussi pratiques pour répondre à ces flux de personnes et cela doit inclure le sauvetage en mer et le débarquement », a-t-il dit.

« Il faut trouver le système qui sera accepté par tous les pays méditerranéens », a-t-il dit.

L’Italie, en première ligne depuis des années face à l’afflux des migrants et demandeurs d’asile, a déclenché une nouvelle crise dans l’UE après la décision de son ministre de l’Intérieur Matteo Salvini de refuser d’accueil d’un bateau chargé de migrants venus d’Afrique.

Après une odyssée d’une semaine en Méditerranée, les 630 migrants de l’Aquarius sont finalement arrivés dimanche en Espagne.

« Il est clair que quelque soit le débat politique, si les gens sont en détresse en mer, ils doivent être sauvés (…) C’est la loi de la mer », a estimé M. Grandi.

Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, donne une conférence de presse dans la capitale libyenne, Tripoli, le 19 juin 2018 / © AFP / MAHMUD TURKIA

« Bien que je ne pense pas que la fermeture des ports -comme l’Italie l’a fait- soit la bonne réponse, je pense aussi que l’Italie a raison de dire qu’elle a reçu la plupart des gens traversant la Méditerranée » et de demander « une distribution plus équilibrée des débarquements » de migrants.

M. Grandi achevait une visite de deux jours en Libye et devait se rendre au Niger accompagné de 131 réfugiés. Le HCR a installé un centre de transit au Niger où les dossiers des réfugiés évacués de Libye sont examinés par les pays d’accueil.

M. Grandi a indiqué que sur les 40.000 places demandées pour les réfugiés venant des pays sur la route de la Méditerranée centrale, le HCR a reçu des promesses pour 25.000 places, a-t-il dit.

Jusqu’ici, seulement moins de 2.000 migrants ont été admis dans les pays d’accueil, a-t-il déploré, appelant ces pays à accélérer les procédures d’installation de ces demandeurs d’asile.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye, en proie au chaos et à l’insécurité, est devenue une plaque tournante de l’immigration clandestine vers les côtes européennes.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2018 19h01)