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Corée du Nord : Kim Jong-un présente sa fille au monde lors du test de missile

novembre 19, 2022
Kim Jong-un et sa fille.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un accompagné de sa fille, s’éloigne d’un missile balistique intercontinental (ICBM) sur cette photo non datée publiée le 19 novembre 2022 par l’agence de presse centrale coréenne (KCNA). Photo : via Reuters/KCNA

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a supervisé le lancement de son dernier missile balistique intercontinental accompagné de sa fille qu’il a dévoilée au monde pour la première fois, dans un message publié samedi par l’agence d’État KCNA.

Dans un contexte de tensions croissantes dans la péninsule coréenne, Kim a aussi réaffirmé qu’il recourrait à la bombe atomique en cas d’attaque nucléaire contre son pays, après le lancement du Hwasong-17 avec succès, selon KCNA.

Ce tir d’essai a clairement prouvé la fiabilité du nouveau système d’armement stratégique majeur, a commenté le média d’État.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a indiqué samedi qu’il allait se réunir lundi pour discuter de la situation.

Appelant l’organe de l’ONU à répondre de manière appropriée, l’Union européenne a condamné une action dangereuse, illégale et irresponsable.

Le régime évoque pour la première fois la famille du dirigeant

Fait extrêmement rare, KCNA, unique source d’information venant de Pyongyang, a fait mention de la famille de Kim Jong-un, soulignant que le dirigeant s’était rendu au lancement accompagné de sa femme et [de sa] fille bien-aimées.

Kim est apparu aux côtés d’une jeune fille dont l’âge et le nom ne sont pas précisés, vêtue d’une doudoune blanche et de chaussures rouges. Il s’agit de la première confirmation officielle de l’existence de sa fille, selon les experts.

Le régime nord-coréen n’avait jamais confirmé jusque-là que le dirigeant avait une famille.

Les services de renseignements sud-coréens assurent quant à eux que Kim a épousé Ri Sol Ju en 2009, qui a donné naissance à trois enfants entre 2010 et 2017, sans en préciser le sexe.

Kim Jong-un avec sa femme Ri Sol Ju et leur fille.

Kim Jong-un avec sa femme Ri Sol Ju et leur fille le jour du lancement d’un missile balistique intercontinental (ICBM) sur cette photo non datée publiée le 19 novembre 2022 par l’Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). Photo: Reuters/KCNA

Pour Cheong Seong-chang, spécialiste de la Corée du Nord à l’institut sud-coréen Sejong, il pourrait s’agir du probable deuxième enfant de Kim, Ju Ae.

En 2013, l’ancienne vedette de la NBA, la ligue américaine de basket-ball, Dennis Rodman, avait donné un rare témoignage de l’existence de cette enfant, qu’il avait rencontrée lors d’une visite à Pyongyang.

Son apparition relance les spéculations sur une future transmission du pouvoir dynastique en Corée du Nord, où Kim Jong-un a succédé à son père Kim Jong-Il et son grand-père Kim Il-Sung.

Selon Soo Kim, ancienne analyste de l’agence américaine de renseignement CIA, le lancement de vendredi témoigne de la permanence du programme d’armement du régime des Kim, car il fait partie intégrante de sa propre survie et de la continuité du règne de sa famille.

Cela répond même en partie à des questions entourant la succession, a ajouté à l’AFP cette analyste, aujourd’hui à la RAND Corporation.

Nous avons vu de nos propres yeux la quatrième génération des Kim. Et sa fille – ainsi que d’autres éventuels frères et sœurs – sera certainement préparée par son père, a-t-elle relevé.

Pour KCNA, le dernier lancement de missile vendredi confirme qu’une fois de plus, les forces nucléaires de la RPDC [sigle du nom officiel de la Corée du Nord NDLR] ont atteint une nouvelle capacité maximale fiable pour contenir toute menace nucléaire.

Washington et Séoul intensifient les manœuvres militaires

Les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon ont intensifié ces derniers mois leurs manœuvres militaires conjointes depuis que Kim Jong-un a déclaré en septembre que le statut d’État nucléaire de la Corée du Nord était irréversible.

Séoul et Washington ont notamment mené fin octobre et début novembre les plus grands exercices aériens communs de leur histoire.

Samedi, l’armée sud-coréenne a annoncé qu’un bombardier américain B-1B avait été redéployé dans la péninsule coréenne, dans le cadre de nouveaux exercices entre les deux alliés.

Mais la Corée du Nord voit dans ces démonstrations de force des répétitions générales à une invasion de son territoire ou à une tentative de renversement du régime.

Kim plus que jamais menaçant

Kim les a même qualifiés d’exercices de guerre d’agression hystérique et a promis de réagir résolument aux armes nucléaires par des armes nucléaires et à un affrontement total par un affrontement sans merci, cité par la KCNA.

L’agence nationale nord-coréenne a indiqué que le missile avait atteint une altitude maximale de 6 040,9 km et a parcouru une distance de 999,2 km avant d’atterrir avec précision sur la zone prédéfinie dans la mer de l’Est, ou mer du Japon.

La distance et l’altitude correspondent aux estimations données par Séoul et par Tokyo vendredi, et ne sont que légèrement inférieures à celles de l’ICBM tiré par Pyongyang le 24 mars, qui semble être son test le plus puissant jamais réalisé.

La Corée du Nord avait déjà affirmé avoir testé le 24 mars un Hwasong-17 – qui compte parmi les armes les plus puissantes de Pyongyang et qui a été surnommé le missile monstre par des analystes militaires –, mais Séoul avait ensuite mis en doute cette affirmation.

Cette fois, les analystes ont déclaré que l’essai semblait réussi.

Ce lancement est significatif, car il s’agit [probablement] du premier essai réussi de ce missile, a souligné auprès de l’AFP Joseph Dempsey, chercheur à l’Institut international d’études stratégiques (IISS).

Pyongyang a procédé début novembre à une rafale sans précédent de tirs de missiles, dont l’un est tombé près des eaux territoriales de la Corée du Sud.

La seule journée du 2 novembre a vu 23 tirs de missiles nord-coréens, soit plus que pendant toute l’année 2017, quand le dirigeant Kim Jong-un et le président américain de l’époque Donald Trump se menaçaient réciproquement d’apocalypse nucléaire.

En septembre et en octobre, Pyongyang avait déjà tiré une copieuse salve de projectiles, dont l’un avait survolé le Japon pour la première fois depuis cinq ans.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Corée du Nord : tout savoir sur les tirs de missiles

novembre 2, 2022

Un missile nord-coréen est tombé tout près des eaux sud-coréennes, pour la première fois depuis 70 ans. Voici ce qu’il faut en retenir.

Les autorites de la Coree du Sud ont demande mercredi aux habitants de l'ile d'Ulleungdo, au large de sa cote orientale, d'evacuer vers des bunkers. (Image d'illustration)
Les autorités de la Corée du Sud ont demandé mercredi aux habitants de l’île d’Ulleungdo, au large de sa côte orientale, d’évacuer vers des bunkers. (Image d’illustration)© ¿Øvª?? / MAXPPP / Yonhap News Agency/MAXPPP

La Corée du Nord a tiré mercredi au moins 23 missiles de types variés, dont l’un tombant près des eaux territoriales sud-coréennes, et ce, pour « la première fois » depuis soixante-dix ans selon l’armée de Séoul, occasionnant une rare alerte au raid aérien sur une île sud-coréenne. La Corée du Sud a promis une réponse « décisive ». Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a fustigé la « provocation » de Pyongyang, dénonçant une « invasion territoriale de fait ». Voici ce qu’il faut savoir.

Aucun missile n’a atteint la Corée du Sud. Mais un missile balistique de courte portée est tombé très près des eaux territoriales sud-coréennes pour la première fois depuis la fin de la guerre de Corée, en 1953. Ce missile a amerri dans des eaux internationales, à 57 km à l’est de la Corée du Sud continentale, a indiqué l’armée sud-coréenne. S’il s’est abîmé en mer en dehors des eaux territoriales sud-coréennes (12 milles marins, soit 22,2 km), le missile est tout de même tombé à 26 km au sud de la « ligne de limite du Nord  » (NLL), qui prolonge en mer la ligne de démarcation intercoréenne des deux côtés de la péninsule.

Une controverse autour de la frontière

La NLL a été tracée par le commandement des Nations unies dirigé par les États-Unis à la fin de la guerre de Corée (1950-1953) dans le but d’empêcher des affrontements accidentels entre le Nord et le Sud. Pyongyang qualifie d’invalide la démarcation reconnue par le Sud, considérant qu’elle a été établie unilatéralement par les forces de l’ONU. À la place, la Corée du Nord reconnaît une « ligne militaire de démilitarisation  », au sud de la NLL.

« Encouragée par ses propres capacités nucléaires d’aujourd’hui, (Pyongyang) pourrait déclarer nulle et non avenue la NLL – dont elle pense qu’elle a constitué pour elle un désavantage important  », estime Cheong Seong-chang, chercheur à l’institut Sejong.

La frontière maritime intercoréenne a été le théâtre d’affrontements brefs mais violents ces dernières années. En 1999, un patrouilleur nord-coréen s’est aventuré à près de 10 km au sud de la NLL, mais a battu en retraite après un échange de tirs qui a coûté la vie à plusieurs Nord-Coréens. En novembre 2010, Pyongyang a bombardé l’île de Yeonpyeong, près de la NLL, tuant quatre Sud-Coréens et faisant brièvement craindre un conflit à grande échelle.

La guerre de Corée s’étant achevée sur un cessez-le-feu et non un traité de paix. Nord et Sud demeurent techniquement en guerre. En octobre, les deux pays ont échangé des coups de semonce, s’accusant mutuellement d’avoir enfreint la frontière maritime.

La « zone tampon »

Lors d’un sommet historique à Pyongyang en 2018, le président sud-coréen de l’époque, Moon Jae-in, et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’étaient accordés pour établir des « zones tampons » le long de leurs frontières terrestres et maritimes, notamment de la NLL, afin de réduire les tensions et de prévenir toute confrontation accidentelle.

Ces zones s’étendent sur une largeur de 5 km de part et d’autre de la ligne de démarcation. Séoul et Pyongyang s’y étaient engagées à ne pas y mener de manœuvres militaires de grande ampleur, et à n’y pratiquer aucun tir d’artillerie à munitions réelles. Séoul a affirmé que les exercices d’artillerie nord-coréens récents constituent une « violation claire  » de l’accord de 2018.

Les derniers tirs de la Corée du Nord sont survenus au moment où Séoul et Washington mènent le plus grand exercice aérien conjoint de leur histoire, baptisé Tempête vigilante, auquel participent des centaines d’avions des deux armées. « Tous les derniers essais d’armements, y compris le barrage d’artillerie, sont essentiellement une provocation délibérée destinée à […] démontrer qu’ils sont capables de détruire le Sud s’ils le veulent  », affirme à l’AFP Ahn Chan-il, spécialiste de la Corée du Nord.

«Des événements de précélébration en amont de leur essai nucléaire à venir  »

Les manœuvres américano-sud-coréennes suscitent la colère de Pyongyang, qui les considère comme des répétitions générales à une invasion de son territoire. Kim Jong-un utilise cet argument pour défendre ses lancements de missiles, les qualifiant de « contre-mesures » nécessaires face à ce qu’il juge être une agression américaine.

Les négociations autour de l’arme nucléaire et les relations diplomatiques entre Pyongyang et Washington se sont enlisées depuis 2019, au sujet de l’allègement des sanctions et de ce que le Nord serait prêt à abandonner en retour.

La Corée du Nord a adopté une nouvelle doctrine en septembre, rendant « irréversible  » son statut de puissance nucléaire et mettant de fait fin aux négociations autour de ses programmes d’armements illégaux.

« La Corée du Nord est un État paria  », estime Leif-Eric Easley, professeur à l’université Ewha de Séoul. Selon lui, Pyongyang a développé ses programmes d’armement « en premier lieu en raison des intentions agressives du régime de Kim envers Séoul, et non de ce que Washington fait ou ne fait pas  ».

Par Le Point avec AFP

Un missile balistique nord-coréen a survolé le Japon

octobre 3, 2022
Tir d'un missile.

Un missile tiré par la Corée du Nord (archives). Photo : Reuters/Kcna Kcna

La Corée du Nord a tiré mardi un missile balistique de moyenne portée qui a survolé le Japon, une première depuis 2017 constituant une nette escalade dans la campagne intensive d’essais d’armement menée par Pyongyang.

Le dernier tir de missile par Pyongyang au-dessus du Japon remonte à 2017, au plus fort de la période de feu et de fureur au cours de laquelle le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président américain de l’époque, Donald Trump s’échangeaient des insultes.

Mardi, l’armée sud-coréenne a déclaré avoir détecté un missile balistique présumé de moyenne portée, lancé depuis la zone de Mupyong-ri dans la province (septentrionale) de Jagang vers 7 h 23 et qui a survolé le Japon en direction de l’est.

Dans un communiqué, l’état-major interarmées a affirmé que l’armée maintenait un état de préparation complet et coopérait étroitement avec les États-Unis tout en renforçant la surveillance et la vigilance.

Tokyo a également confirmé ce tir, activant, fait inhabituel, le système d’alerte aux missiles du pays et demandant à a population concernée d’évacuer les lieux.

Un missile balistique est probablement passé au-dessus de notre pays avant de tomber dans l’océan Pacifique. Il s’agit d’un acte de violence qui fait suite aux récents tirs répétés de missiles balistiques. Nous le condamnons fermement, a déclaré le premier ministre Fumio Kishida à la presse.

Les pourparlers avec Pyongyang étant au point mort, la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire, a intensifié cette année ses projets de modernisation de ses armements, procédant notamment à un nombre record de tests d’armes.

Elle a notamment lancé un missile balistique intercontinental (ICBM) pour la première fois depuis 2017 et revu sa législation pour rendre irréversible son statut de puissance nucléaire.

La semaine dernière, elle a procédé à quatre tirs de missiles balistiques de courte portée.

Ces tirs sont intervenus alors que Séoul, Tokyo et Washington ont mené le 30 septembre des exercices trilatéraux anti-sous-marins pour la première fois en cinq ans, quelques jours après que les forces navales américaines et sud-coréennes eurent conduit des manœuvres à grande échelle au large de la péninsule.

La vice-présidente américaine Kamala Harris, qui se trouvait la veille à Séoul, a visité la zone démilitarisée (DMZ) entre les deux Corées, lors d’un voyage visant à souligner l’engagement inébranlable de Washington à défendre la Corée du Sud contre le Nord.

La Corée du Nord, qui fait l’objet de sanctions de l’ONU pour ses programmes d’armement, cherche généralement à maximiser l’impact géopolitique de ses essais en choisissant le moment qui lui semble le plus opportun.

Si Pyongyang a tiré un missile au-dessus du Japon, cela pourrait représenter une escalade significative par rapport à ses récentes provocations, a déclaré Leif-Eric Easley, professeur à l’université Ewha de Séoul.

Pyongyang est toujours au milieu d’un cycle de provocations et de tests, a-t-il ajouté.

Le régime de M. Kim développe des armes telles que des ogives nucléaires tactiques et des missiles balistiques lancés par sous-marin dans le cadre d’une stratégie à long terme visant à dépasser la Corée du Sud dans une course aux armements et à semer la discorde entre les alliés des États-Unis, a-t-il ajouté.

Les responsables sud-coréens et américains préviennent depuis des mois que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un se préparerait à effectuer un nouvel essai nucléaire.

Il pourrait être conduit après le prochain congrès du Parti communiste chinois qui débute le 16 octobre, ont indiqué ce week-end plusieurs hauts responsables du commandement américain pour l’Asie-Pacifique.

L’idée que la Corée du Nord dispose d’une arme nucléaire est d’autant plus inquiétante que, contrairement à d’autres puissances nucléaires, le régime de Pyongyang ne considère pas ce genre d’armement comme un outil de dissuasion destiné à ne jamais être utilisé.

Pyongyang a testé des bombes atomiques à six reprises depuis 2006. Le dernier essai en date, et le plus puissant, est survenu en 2017, d’une puissance estimée à 250 kilotonnes.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Washington est la « cause profonde » des tensions avec la Corée du Nord, selon Kim Jong Un

octobre 11, 2021

Dans une nouvelle provocation, le dirigeant nord-coréen a accusé ce mardi les États-Unis d’être à l’origine de l’instabilité dans la péninsule coréenne.

Kim Jong Un lors d'un discours a  Pyongyang, Coree du Nord, le 29 juin 2021.
Kim Jong Un lors d’un discours à  Pyongyang, Corée du Nord, le 29 juin 2021.© STR / KCNA VIA KNS / AFP

La propagande du régime de Pyongyang n’est jamais avare de déclarations fantaisistes selon la volonté du dictateur nord-coréen. Imprévisible et dangereux, le dirigeant n’est jamais avare de prises de position qui peuvent faire monter la tension avec le voisin sud-coréen ou Washington.

Malgré les récents appels au dialogue des Etats-Unis, il n’existe aucune raison « de croire qu’ils ne sont pas hostiles », a déclaré Kim Jong Un lors de la cérémonie d’ouverture d’une exposition consacrée à la défense à Pyongyang.

L’administration Biden a assuré à plusieurs reprises qu’il n’avait aucune intention belliqueuse à l’égard de la Corée du Nord, ce qui laisse M. Kim sceptique : « je me demande vraiment si des gens ou des pays croient ça », a-t-il dit.

Le dirigeant nord-coréen s’exprimait alors que son pays a procédé ces dernières semaines à un essai de missile de croisière de longue portée et à un autre d’un missile présenté comme hypersonique.

Washington appelle au dialogue

En 2018, Kim Jong Un avait été le premier dirigeant nord-coréen à rencontrer un président américain en exercice. Mais les discussions sont au point mort depuis le deuxième sommet avec Donald Trump à Hanoï en 2019, qui avait échoué sur l’allègement des sanctions internationales et sur les gestes que Pyongyang était prêt à concéder en retour.

Washington a répété à plusieurs reprises sa volonté de rencontrer des représentants nord-coréens à tout moment et en tout lieu, dans condition préalable.

La Corée Sud a renforcé ses propres capacités militaires, en testant avec succès son premier missile balistique lancé par sous-marin en septembre et en révélant un missile de croisière supersonique.

M. Kim a accusé le Sud d’hypocrisie, déclarant que leurs « tentatives sans restriction et dangereuses de renforcer la puissance militaire détruisent l’équilibre militaire de la péninsule coréenne et augmentent l’instabilité et le danger militaires ».

Par Le Point avec AFP

Corée du Nord : un train spécial pouvant appartenir à Kim Jong Un repéré dans une station balnéaire

avril 25, 2020

 

L’état de santé du dirigeant nord-coréen fait l’objet de spéculations depuis plusieurs jours.

Special train station servicing North Korean leader Kim Jong Un's Wonsan complex is seen in a satellite image

Les images satellites du programme 38 North de surveillance des activités en Corée du Nord, montrent que ce train est resté entre le 21 et le 23 avril dans une gare de Wonsan réservée à Kim et sa famille. HANDOUT / via REUTERS

Un train spécial appartenant peut-être à Kim Jong-un a été repéré cette semaine dans le port de Wonsan, où se trouve une station balnéaire sur la côte est de la Corée du Nord, selon des images satellites, alors que l’état de santé du dirigeant nord-coréen fait l’objet de spéculations. Selon le programme «38 North» de surveillance des activités en Corée du Nord, ce train est resté entre le 21 et le 23 avril dans une gare de Wonsan réservée à Kim et sa famille.

«La présence de ce train ne prouve pas que le dirigeant s’y est bien rendu ni n’indique quoi que ce soit concernant son état de santé mais ajoute du poids aux informations selon lesquelles Kim réside dans une zone réservée à l’élite sur la côte est du pays», écrit 38 North.

Plusieurs médias américains et sud-coréens ont rapporté mardi que Kim Jong-un se trouvait dans un état grave suite à une opération cardiovasculaire, des informations mises en doute dans les cercles officiels à Pékin et à Séoul. Les médias nord-coréens sont restés silencieux sur la question.

Selon trois sources informées, la Chine a envoyé en Corée du Nord une équipe de responsables chargés de conseiller Kim Jong-un, dont des experts médicaux.

La presse officielle à Pyongyang a communiqué pour la dernière fois sur les déplacements de Kim Jong-un le 11 avril. Elle n’a pas fait état de sa présence aux cérémonies organisées le 15 avril pour l’anniversaire de son grand-père Kim Il-sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée, ce qui a alimenté les spéculations.

Par Le Figaro avec Reuters

États-Unis/ Corée du Nord: l’ex-conseiller Bolton critique vivement la stratégie de Trump

décembre 23, 2019

John Bolton, le conseiller déchu de Donald Trump à la sécurité nationale, a vivement critiqué lundi la stratégie nord-coréenne du président des Etats-Unis, mettant en garde contre une menace «imminente». «La menace pour les forces américaines et pour nos alliés est imminente, et il faut une politique plus efficace avant que la Corée du Nord ne dispose de la technologie pour menacer le territoire américain», a lancé sur Twitter celui qui avait été limogé le 10 septembre en raison de ses désaccords de plus en plus flagrants avec le milliardaire républicain.

John Bolton, réputé pour être un faucon partisan de la manière forte avec le régime nord-coréen, n’avait jamais caché son scepticisme face au rapprochement spectaculaire engagé en 2018 entre Donald Trump et l’homme fort de Pyongyang, Kim Jong-un. Or les négociations sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord n’ont en fait jamais décollé et sont même dans l’impasse la plus totale depuis début 2019. Les dirigeants nord-coréens ont fixé un ultimatum aux Américains pour qu’ils acceptent, d’ici la fin de cette année, de faire davantage de concessions, faute de quoi ils leur promettent un «cadeau de Noël» empli de menaces.

Dans un entretien accordé au site d’information Axios, John Bolton estime également que le président Trump n’a pas vraiment l’intention, comme il l’affirme, d’empêcher Pyongyang de devenir une puissance capable de lancer la bombe atomique sur d’autres pays. «Sinon, il adopterait une autre stratégie», dit-il, affirmant qu’il est «malheureusement faux» de prétendre que les Etats-Unis «exercent une pression maximale sur la Corée du Nord».

Si le régime nord-coréen mène un essai d’ampleur ou toute autre provocation significative à l’expiration de l’ultimatum du Nouvel An, l’ex-conseiller explique espérer que le gouvernement américain reconnaîtra son erreur en disant: «Nous avons essayé. Cette politique a échoué.» Selon lui, Washington devra ensuite signifier clairement, avec ses alliés et en prenant des mesures adéquates, que cela est vraiment «inacceptable».

John Bolton critique notamment le fait que Donald Trump ait minimisé, ces derniers mois, les tirs de missiles de courte portée par Pyongyang. «Cela revient à dire “je ne suis pas inquiet au sujet des risques potentiels encourus par les soldats américains déployés dans la région ou par nos alliés, la Corée du Sud et le Japon”», déplore-t-il. «Cela fait maintenant près de trois ans que cette administration est en place, et il n’y a aucun progrès tangible pour que la Corée du Nord prenne la décision stratégique de ne pas développer des armes nucléaires», constate John Bolton, soulignant que «le temps joue en faveur du proliférateur».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Kim qualifie les derniers tirs nord-coréens d’«avertissement» aux États-Unis et à la Corée du sud

août 6, 2019

 

Les derniers tirs de missiles par la Corée du Nord sont un « avertissement » à Washington et Séoul, qui mènent des manoeuvres militaires conjointes, selon le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, cité mercredi par l’agence d’Etat KCNA.

« Se félicitant du succès de ce tir de démonstration, Kim Jong Un a noté que cette action militaire était une occasion d’adresser un avertissement approprié en direction des manoeuvres militaires conjointes que mènent les Etats-Unis et la Corée du sud », selon KCNA.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’armée sud-coréenne dénonce le tir de deux «projectiles» nord-coréens

juillet 24, 2019

 

Les États-Unis ont confirmé qu’un engin de courte portée a été tiré mercredi.

La Corée du Nord a tiré «deux projectiles non-identifiés», a annoncé jeudi (heure locale) l’état-major des armées sud-coréennes, cité par l’agence de presse de Corée du Sud Yonhap.

Les Etats-Unis ont confirmé mercredi le tir d’un engin de courte portée. « Je peux confirmer qu’il était de courte portée », a indiqué à l’AFP un responsable américain, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. Il n’a pas indiqué quand le tir avait été effectué.

Il s’agit du premier test d’arme depuis la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un à la frontière entre les deux Corées.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Corée du Nord: Kim Jong Un souhaite que le pape lui rende visite à Pyongyang

octobre 9, 2018

Séoul – Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un espère la venue du pape François à Pyongyang en expliquant qu’il serait le cas échéant « accueilli avec enthousiasme », a annoncé mardi la présidence sud-coréenne en précisant qu’elle relaiera prochainement le message au Vatican.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a une audience prévue avec le pape le jeudi 18 octobre à la mi-journée et participera aussi la veille à la basilique Saint-Pierre à une « messe pour la paix » sur la péninsule coréenne, a précisé mardi le Saint-Siège.

« Lors de sa réunion avec le pape François, il relaiera le message du président Kim Jong Un selon lequel il accueillera avec enthousiasme le pape s’il vient à Pyongyang », a déclaré aux journalistes le porte-parole de M. Moon, Kim Eui-kyeom.

M. Moon effectuera du 13 au 21 octobre une longue tournée européenne qui l’emmènera aussi en France, en Italie et en Allemagne.

Après plusieurs années de tensions en raison des programmes nucléaire et balistique du Nord, la péninsule est depuis le début de l’année le théâtre d’une exceptionnelle détente, marquée notamment par trois sommets entre MM. Moon et Kim.

Lors de la dernière rencontre intercoréenne, à Pyongyang en septembre, M. Moon était accompagné de l’archevêque sud-coréen Hyginus Kim Hee-joong.

Lors d’une conversation avec ce dernier, M. Kim l’a d’ailleurs exhorté à relayer auprès du Vatican son intention de construire la paix, selon la présidence sud-coréenne.

Outre ses rencontres avec M. Moon, M. Kim a aussi rencontré en juin à Singapour le président américain Donald Trump lors d’un sommet historique.

La liberté de religion est inscrite dans la Constitution nord-coréenne. Mais toute activité religieuse est étroitement encadrée et totalement interdite en dehors de structures officielles.

Au début du XXe siècle, avant la division de la péninsule, Pyongyang était un centre religieux de première importance comptant de nombreuses églises et une communauté chrétienne qui lui valurent le surnom de « Jérusalem de l’Asie ».

Mais le fondateur du régime nord-coréen et grand-père de l’actuel leader, Kim Il Sung, considérait la religion chrétienne comme une menace contre son règne autoritaire et l’éradiqua au moyen notamment d’exécutions et d’internements dans des camps de travaux forcés.

Depuis, le régime nord-coréen a autorisé des organisations catholiques à mener des projets d’aide sur son sol, mais il n’entretient aucune relation avec le Vatican.

Lors de sa visite en Corée du Sud en 2014, le pape François avait dit une messe spéciale à Séoul dédiée à la réunification coréenne.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 09h48)                                                        

Nouvelle lettre de Kim à Trump, qui retrouve l’Optimisme sur la Corée du Nord

septembre 7, 2018

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président américain Donald Trump lors de leur rencontre à Singapour le 12 juin 2018 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

La diplomatie épistolaire continue entre Donald Trump et Kim Jong Un: le président américain, qui attend une nouvelle lettre du dirigeant nord-coréen, a affiché vendredi un optimisme retrouvé sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

« Je sais qu’une lettre est en cours de livraison, une lettre personnelle de Kim Jong Un », a dit le milliardaire républicain à des journalistes dans l’avion présidentiel lors d’un déplacement entre les Etats du Montana et du Dakota du Nord.

« Je crois que ce sera une lettre positive », a-t-il ajouté, alors que les discussions sur le désarmement atomique de la péninsule coréenne viennent de connaître une phase difficile.

Le président des Etats-Unis s’est attardé sur ces échanges de courriers devenus caractéristiques du rapprochement exceptionnel entre les deux pays ennemis qui échangeaient encore, en 2017, invectives et menaces.

« C’est une manière élégante » de communiquer, « comme on faisait il y a de nombreuses années avant tous ces nouveaux engins », a-t-il estimé, expliquant que cette dernière missive avait été « apportée à la frontière » entre les deux Corées dans la journée de jeudi et devrait lui être remise via le secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

Une précédente lettre, écrite par le locataire de la Maison Blanche, avait été remise par Mike Pompeo à son homologue nord-coréen Ri Yong Ho début août en marge d’une réunion ministérielle en Asie. Auparavant, une missive du dirigeant nord-coréen avait permis de remettre sur les rails leur sommet historique du 12 juin à Singapour, que Donald Trump venait pourtant d’annuler.

Le nouveau courrier va-t-il aussi permettre de relancer les négociations sur la dénucléarisation, au point mort depuis ce face-à-face inédit?

Alors que les contacts semblaient gelés depuis l’annulation par le président américain, fin août, d’un voyage de Mike Pompeo à Pyongyang, pour cause de progrès insuffisants, une certaine détente semble en tout cas marquer à nouveau les relations.

– Dialogue direct –

Selon un émissaire sud-coréen qui s’est rendu cette semaine dans la capitale nord-coréenne, Kim Jong Un « a exprimé sa ferme détermination en faveur de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, de même que l’intention de travailler étroitement avec les Etats-Unis » pour « réaliser cet objectif », et ce « durant le premier mandat du président Trump », qui s’achève en janvier 2021. La même date-butoir que s’est fixé l’administration américaine.

Surtout, le numéro un de Pyongyang a assuré, d’après ce compte-rendu, que « sa confiance envers M. Trump » restait « inchangée ».

Une déclaration saluée à plusieurs reprises par le président américain.

« Ce qu’il a dit sur moi était très positif », « il n’y a jamais eu une déclaration aussi positive », s’est félicité vendredi Donald Trump, reprochant à la presse de ne pas en parler suffisamment.

« Merci au président Kim. Nous y arriverons ensemble! », avait-il lancé la veille sur Twitter.

Selon les observateurs, le dirigeant nord-coréen privilégie un dialogue direct avec le président des Etats-Unis, persuadé de pouvoir lui arracher davantage de concessions en tête-à-tête que lors de négociations entre diplomates des deux camps.

Depuis le sommet de Singapour, les Nord-Coréens ont d’ailleurs pris soin de ne jamais critiquer Donald Trump, tout en accusant son gouvernement, et notamment Mike Pompeo, d’employer des méthodes de « gangster ».

Pyongyang voudrait des contreparties rapides, voire préalables, en échange d’avancées vers une dénucléarisation, comme une déclaration ou même un traité pour mettre fin formellement à la guerre de Corée, qui ne s’est conclue en 1953 que par un simple armistice.

Washington, au contraire, réclame un début concret du processus de désarmement avant toute chose, et promet de maintenir jusqu’au bout la pression et les sanctions.

« Il y a encore un énorme travail à accomplir » pour « convaincre le président Kim de prendre le tournant stratégique » de la dénucléarisation, a estimé jeudi Mike Pompeo, se montrant plus prudent que Donald Trump. Ce dernier a néanmoins estimé vendredi que son secrétaire d’Etat faisait « un boulot fantastique ».

Romandie.com avec(©AFP / (07 septembre 2018 21h16)