Posts Tagged ‘Corée du Nord’

Corée du Nord : un train spécial pouvant appartenir à Kim Jong Un repéré dans une station balnéaire

avril 25, 2020

 

L’état de santé du dirigeant nord-coréen fait l’objet de spéculations depuis plusieurs jours.

Special train station servicing North Korean leader Kim Jong Un's Wonsan complex is seen in a satellite image

Les images satellites du programme 38 North de surveillance des activités en Corée du Nord, montrent que ce train est resté entre le 21 et le 23 avril dans une gare de Wonsan réservée à Kim et sa famille. HANDOUT / via REUTERS

Un train spécial appartenant peut-être à Kim Jong-un a été repéré cette semaine dans le port de Wonsan, où se trouve une station balnéaire sur la côte est de la Corée du Nord, selon des images satellites, alors que l’état de santé du dirigeant nord-coréen fait l’objet de spéculations. Selon le programme «38 North» de surveillance des activités en Corée du Nord, ce train est resté entre le 21 et le 23 avril dans une gare de Wonsan réservée à Kim et sa famille.

«La présence de ce train ne prouve pas que le dirigeant s’y est bien rendu ni n’indique quoi que ce soit concernant son état de santé mais ajoute du poids aux informations selon lesquelles Kim réside dans une zone réservée à l’élite sur la côte est du pays», écrit 38 North.

Plusieurs médias américains et sud-coréens ont rapporté mardi que Kim Jong-un se trouvait dans un état grave suite à une opération cardiovasculaire, des informations mises en doute dans les cercles officiels à Pékin et à Séoul. Les médias nord-coréens sont restés silencieux sur la question.

Selon trois sources informées, la Chine a envoyé en Corée du Nord une équipe de responsables chargés de conseiller Kim Jong-un, dont des experts médicaux.

La presse officielle à Pyongyang a communiqué pour la dernière fois sur les déplacements de Kim Jong-un le 11 avril. Elle n’a pas fait état de sa présence aux cérémonies organisées le 15 avril pour l’anniversaire de son grand-père Kim Il-sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée, ce qui a alimenté les spéculations.

Par Le Figaro avec Reuters

États-Unis/ Corée du Nord: l’ex-conseiller Bolton critique vivement la stratégie de Trump

décembre 23, 2019

John Bolton, le conseiller déchu de Donald Trump à la sécurité nationale, a vivement critiqué lundi la stratégie nord-coréenne du président des Etats-Unis, mettant en garde contre une menace «imminente». «La menace pour les forces américaines et pour nos alliés est imminente, et il faut une politique plus efficace avant que la Corée du Nord ne dispose de la technologie pour menacer le territoire américain», a lancé sur Twitter celui qui avait été limogé le 10 septembre en raison de ses désaccords de plus en plus flagrants avec le milliardaire républicain.

John Bolton, réputé pour être un faucon partisan de la manière forte avec le régime nord-coréen, n’avait jamais caché son scepticisme face au rapprochement spectaculaire engagé en 2018 entre Donald Trump et l’homme fort de Pyongyang, Kim Jong-un. Or les négociations sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord n’ont en fait jamais décollé et sont même dans l’impasse la plus totale depuis début 2019. Les dirigeants nord-coréens ont fixé un ultimatum aux Américains pour qu’ils acceptent, d’ici la fin de cette année, de faire davantage de concessions, faute de quoi ils leur promettent un «cadeau de Noël» empli de menaces.

Dans un entretien accordé au site d’information Axios, John Bolton estime également que le président Trump n’a pas vraiment l’intention, comme il l’affirme, d’empêcher Pyongyang de devenir une puissance capable de lancer la bombe atomique sur d’autres pays. «Sinon, il adopterait une autre stratégie», dit-il, affirmant qu’il est «malheureusement faux» de prétendre que les Etats-Unis «exercent une pression maximale sur la Corée du Nord».

Si le régime nord-coréen mène un essai d’ampleur ou toute autre provocation significative à l’expiration de l’ultimatum du Nouvel An, l’ex-conseiller explique espérer que le gouvernement américain reconnaîtra son erreur en disant: «Nous avons essayé. Cette politique a échoué.» Selon lui, Washington devra ensuite signifier clairement, avec ses alliés et en prenant des mesures adéquates, que cela est vraiment «inacceptable».

John Bolton critique notamment le fait que Donald Trump ait minimisé, ces derniers mois, les tirs de missiles de courte portée par Pyongyang. «Cela revient à dire “je ne suis pas inquiet au sujet des risques potentiels encourus par les soldats américains déployés dans la région ou par nos alliés, la Corée du Sud et le Japon”», déplore-t-il. «Cela fait maintenant près de trois ans que cette administration est en place, et il n’y a aucun progrès tangible pour que la Corée du Nord prenne la décision stratégique de ne pas développer des armes nucléaires», constate John Bolton, soulignant que «le temps joue en faveur du proliférateur».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Kim qualifie les derniers tirs nord-coréens d’«avertissement» aux États-Unis et à la Corée du sud

août 6, 2019

 

Les derniers tirs de missiles par la Corée du Nord sont un « avertissement » à Washington et Séoul, qui mènent des manoeuvres militaires conjointes, selon le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, cité mercredi par l’agence d’Etat KCNA.

« Se félicitant du succès de ce tir de démonstration, Kim Jong Un a noté que cette action militaire était une occasion d’adresser un avertissement approprié en direction des manoeuvres militaires conjointes que mènent les Etats-Unis et la Corée du sud », selon KCNA.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’armée sud-coréenne dénonce le tir de deux «projectiles» nord-coréens

juillet 24, 2019

 

Les États-Unis ont confirmé qu’un engin de courte portée a été tiré mercredi.

La Corée du Nord a tiré «deux projectiles non-identifiés», a annoncé jeudi (heure locale) l’état-major des armées sud-coréennes, cité par l’agence de presse de Corée du Sud Yonhap.

Les Etats-Unis ont confirmé mercredi le tir d’un engin de courte portée. « Je peux confirmer qu’il était de courte portée », a indiqué à l’AFP un responsable américain, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. Il n’a pas indiqué quand le tir avait été effectué.

Il s’agit du premier test d’arme depuis la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un à la frontière entre les deux Corées.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Corée du Nord: Kim Jong Un souhaite que le pape lui rende visite à Pyongyang

octobre 9, 2018

Séoul – Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un espère la venue du pape François à Pyongyang en expliquant qu’il serait le cas échéant « accueilli avec enthousiasme », a annoncé mardi la présidence sud-coréenne en précisant qu’elle relaiera prochainement le message au Vatican.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a une audience prévue avec le pape le jeudi 18 octobre à la mi-journée et participera aussi la veille à la basilique Saint-Pierre à une « messe pour la paix » sur la péninsule coréenne, a précisé mardi le Saint-Siège.

« Lors de sa réunion avec le pape François, il relaiera le message du président Kim Jong Un selon lequel il accueillera avec enthousiasme le pape s’il vient à Pyongyang », a déclaré aux journalistes le porte-parole de M. Moon, Kim Eui-kyeom.

M. Moon effectuera du 13 au 21 octobre une longue tournée européenne qui l’emmènera aussi en France, en Italie et en Allemagne.

Après plusieurs années de tensions en raison des programmes nucléaire et balistique du Nord, la péninsule est depuis le début de l’année le théâtre d’une exceptionnelle détente, marquée notamment par trois sommets entre MM. Moon et Kim.

Lors de la dernière rencontre intercoréenne, à Pyongyang en septembre, M. Moon était accompagné de l’archevêque sud-coréen Hyginus Kim Hee-joong.

Lors d’une conversation avec ce dernier, M. Kim l’a d’ailleurs exhorté à relayer auprès du Vatican son intention de construire la paix, selon la présidence sud-coréenne.

Outre ses rencontres avec M. Moon, M. Kim a aussi rencontré en juin à Singapour le président américain Donald Trump lors d’un sommet historique.

La liberté de religion est inscrite dans la Constitution nord-coréenne. Mais toute activité religieuse est étroitement encadrée et totalement interdite en dehors de structures officielles.

Au début du XXe siècle, avant la division de la péninsule, Pyongyang était un centre religieux de première importance comptant de nombreuses églises et une communauté chrétienne qui lui valurent le surnom de « Jérusalem de l’Asie ».

Mais le fondateur du régime nord-coréen et grand-père de l’actuel leader, Kim Il Sung, considérait la religion chrétienne comme une menace contre son règne autoritaire et l’éradiqua au moyen notamment d’exécutions et d’internements dans des camps de travaux forcés.

Depuis, le régime nord-coréen a autorisé des organisations catholiques à mener des projets d’aide sur son sol, mais il n’entretient aucune relation avec le Vatican.

Lors de sa visite en Corée du Sud en 2014, le pape François avait dit une messe spéciale à Séoul dédiée à la réunification coréenne.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 09h48)                                                        

Nouvelle lettre de Kim à Trump, qui retrouve l’Optimisme sur la Corée du Nord

septembre 7, 2018

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président américain Donald Trump lors de leur rencontre à Singapour le 12 juin 2018 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

La diplomatie épistolaire continue entre Donald Trump et Kim Jong Un: le président américain, qui attend une nouvelle lettre du dirigeant nord-coréen, a affiché vendredi un optimisme retrouvé sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

« Je sais qu’une lettre est en cours de livraison, une lettre personnelle de Kim Jong Un », a dit le milliardaire républicain à des journalistes dans l’avion présidentiel lors d’un déplacement entre les Etats du Montana et du Dakota du Nord.

« Je crois que ce sera une lettre positive », a-t-il ajouté, alors que les discussions sur le désarmement atomique de la péninsule coréenne viennent de connaître une phase difficile.

Le président des Etats-Unis s’est attardé sur ces échanges de courriers devenus caractéristiques du rapprochement exceptionnel entre les deux pays ennemis qui échangeaient encore, en 2017, invectives et menaces.

« C’est une manière élégante » de communiquer, « comme on faisait il y a de nombreuses années avant tous ces nouveaux engins », a-t-il estimé, expliquant que cette dernière missive avait été « apportée à la frontière » entre les deux Corées dans la journée de jeudi et devrait lui être remise via le secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

Une précédente lettre, écrite par le locataire de la Maison Blanche, avait été remise par Mike Pompeo à son homologue nord-coréen Ri Yong Ho début août en marge d’une réunion ministérielle en Asie. Auparavant, une missive du dirigeant nord-coréen avait permis de remettre sur les rails leur sommet historique du 12 juin à Singapour, que Donald Trump venait pourtant d’annuler.

Le nouveau courrier va-t-il aussi permettre de relancer les négociations sur la dénucléarisation, au point mort depuis ce face-à-face inédit?

Alors que les contacts semblaient gelés depuis l’annulation par le président américain, fin août, d’un voyage de Mike Pompeo à Pyongyang, pour cause de progrès insuffisants, une certaine détente semble en tout cas marquer à nouveau les relations.

– Dialogue direct –

Selon un émissaire sud-coréen qui s’est rendu cette semaine dans la capitale nord-coréenne, Kim Jong Un « a exprimé sa ferme détermination en faveur de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, de même que l’intention de travailler étroitement avec les Etats-Unis » pour « réaliser cet objectif », et ce « durant le premier mandat du président Trump », qui s’achève en janvier 2021. La même date-butoir que s’est fixé l’administration américaine.

Surtout, le numéro un de Pyongyang a assuré, d’après ce compte-rendu, que « sa confiance envers M. Trump » restait « inchangée ».

Une déclaration saluée à plusieurs reprises par le président américain.

« Ce qu’il a dit sur moi était très positif », « il n’y a jamais eu une déclaration aussi positive », s’est félicité vendredi Donald Trump, reprochant à la presse de ne pas en parler suffisamment.

« Merci au président Kim. Nous y arriverons ensemble! », avait-il lancé la veille sur Twitter.

Selon les observateurs, le dirigeant nord-coréen privilégie un dialogue direct avec le président des Etats-Unis, persuadé de pouvoir lui arracher davantage de concessions en tête-à-tête que lors de négociations entre diplomates des deux camps.

Depuis le sommet de Singapour, les Nord-Coréens ont d’ailleurs pris soin de ne jamais critiquer Donald Trump, tout en accusant son gouvernement, et notamment Mike Pompeo, d’employer des méthodes de « gangster ».

Pyongyang voudrait des contreparties rapides, voire préalables, en échange d’avancées vers une dénucléarisation, comme une déclaration ou même un traité pour mettre fin formellement à la guerre de Corée, qui ne s’est conclue en 1953 que par un simple armistice.

Washington, au contraire, réclame un début concret du processus de désarmement avant toute chose, et promet de maintenir jusqu’au bout la pression et les sanctions.

« Il y a encore un énorme travail à accomplir » pour « convaincre le président Kim de prendre le tournant stratégique » de la dénucléarisation, a estimé jeudi Mike Pompeo, se montrant plus prudent que Donald Trump. Ce dernier a néanmoins estimé vendredi que son secrétaire d’Etat faisait « un boulot fantastique ».

Romandie.com avec(©AFP / (07 septembre 2018 21h16)

Corée du Nord: Depardieu aperçu à Pyongyang avant le 70e anniversaire du régime

septembre 7, 2018

Pyongyang – L’acteur français Gérard Depardieu a été vu vendredi dans un hôtel de Pyongyang par un journaliste de l’AFP, au moment où la capitale nord-coréenne se prépare à célébrer le 70e anniversaire de la fondation de son régime.

On ignore les raisons de la présence du monstre sacré du cinéma français dans un bar du lobby de l’Hôtel international Yanggakdo, principal établissement pour touristes de Pyongyang.

Visiblement contrarié, il a refusé toute demande d’interview des journalistes qui l’avaient reconnu.

La République populaire et démocratique de Corée (RPDC) – le nom officiel de la Corée du Nord – a été proclamée le 9 septembre 1948, trois ans après que les Etats-Unis et l’Union soviétique divisèrent la péninsule en deux à l’issue de la Seconde Guerre mondiale.

Ce genre d’anniversaire est toujours un événement clé du calendrier politique nord-coréen et le régime ne lésine jamais sur les festivités, souvent marquées par un grand défilé militaire.

Ces grandes parades, généralement supervisées par le leader Kim Jong Un lui-même, sont cruciales pour les observateurs du régime qui cherchent toujours à déceler dans les armes exhibées les avancées militaires nord-coréennes.

Le programme des réjouissances, cette année, n’a pas été communiqué. Mais les experts estiment que la Corée du Nord pourrait ne pas montrer cette année les missiles balistiques qu’elle a exhibés lors de précédents défilés, et ce afin de ne pas nuire au climat d’apaisement.

Après des années de montée des tensions en raison des programmes balistiques et nucléaire du Nord, la péninsule connaît depuis le début de l’année une remarquable détente.

Certaines sources font état de répétitions d’un défilé militaire dans un camp en périphérie de la ville, et ces dernières nuits, dans le centre de la capitale.

Et sur l’artère accueillant traditionnellement les grandes manifestations militaires, les portraits du fondateur du régime Kim Il Sung, et de son fils et successeur Kim Jong Il ont été recouverts, probablement pour les protéger pendant les répétitions.

Beaucoup d’observateurs pensent que la Corée du Nord pourrait renouer lors de cette date symbolique, pour la première fois en cinq ans, avec un « spectacle de masse », ces impressionnants spectacles chorégraphiés qui peuvent rassembler 100.000 participants.

Des répétitions ont lieu depuis plusieurs mois dans le Stade du Premier-Mai.

Tous les jours, des centaines de jeunes habillés en blanc et portant des tambours sont aperçus quittant cette enceinte monumentale. Et la nuit, le son des répétitions résonne dans toute la ville.

Le spectacle sera intitulé « Le pays glorieux », rapporte l’agence officielle KCNA. Des invitations officielles sont parties dans le monde entier, mais peu de dirigeants ont confirmé leur présence.

Certains avaient avancé que le président chinois Xi Jinping pourrait faire le voyage. Mais la délégation du voisin et plus grand allié sera emmenée par Li Zhanshu, un des sept membres du comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois.

KCNA rapporte que le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz sera présent. Plus de 120 journalistes étrangers ont été autorisés à venir couvrir l’événement.

Pyongyang accueillera par ailleurs dans la deuxième quinzaine de septembre son festival international du film, un événement qui a lieu tous les deux ans.

Romandie.com avec(©AFP / 07 septembre 2018 11h15)                               

Corée du Nord: la visite de Pompeo annulée en raison d’une lettre de Pyongyang

août 28, 2018

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à Washington, DC, le 21 août 2018 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

La visite du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo en Corée du Nord prévue le week-end passé a été annulée suite à une lettre de Pyongyang jugée belliqueuse par les autorités américaines, selon le Washington Post.

Le contenu exact de la lettre, signée de la main du général nord-coréen Kim Yong-chol, n’a pas été dévoilé.

Le diplomate en chef américain a reçu la lettre vendredi, l’a montrée au président américain Donald Trump, puis les deux hommes ont décidé d’annuler la visite, a révélé le quotidien américain lundi soir en citant deux responsables américains.

Tout en annulant la visite, Donald Trump a précisé sur Twitter que les progrès quant à la dénucléarisation de la Corée du Nord sont jugés insuffisants.

Cette déclaration fait suite à des compte-rendus indiquant que la Corée du Nord a fait peu voire rien pour démanteler son programme nucléaire, malgré les promesses faites par Kim Jong-un en ce sens lors d’un sommet historique avec le Président des Etats-unis en juin.

M. Trump a également critiqué la Chine, estimant que le pays ne fait pas suffisamment d’efforts pour assurer la dénucléarisation de la péninsule coréenne, mais a laissé la porte ouverte à une future visite de Mike Pompeo à Pyongyang quand la relation économique entre les Etats-Unis et la Chine sera « résolue ».

Romandie.com avec(©AFP / (28 août 2018 11h05)

Corée du Nord: la Chine fustige les accusations de Trump

août 25, 2018

Les présidents américain Donald Trump et chinois Xi Jinping à Pékin le 9 novembre 2017 / © AFP/Archives / Nicolas ASFOURI

La Chine a fermement dénoncé samedi les accusations « irresponsables » du président américain Donald Trump, qui a justifié l’annulation du voyage en Corée du Nord de son secrétaire d’Etat Mike Pompeo par le manque de coopération de Pékin.

« Les déclarations américaines sont contraires à la réalité et irresponsables. Nous en sommes profondément préoccupés et avons protesté solennellement auprès des États-Unis », a indiqué dans un communiqué Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Donald Trump a annulé vendredi la quatrième visite de Mike Pompeo à Pyongyang, prévue la semaine prochaine. Il manifestait ainsi pour la première fois depuis son sommet historique avec Kim Jong Un sa frustration face à l’absence de progrès sur la dénucléarisation.

Dans une salve de messages sur Twitter, M. Trump a en partie imputé cette impasse à Pékin, sur fond de guerre commerciale sino-américaine.

« En raison de notre position beaucoup plus dure sur le commerce à l’égard de la Chine, je pense qu’ils n’aident plus comme avant dans le processus de dénucléarisation (malgré l’existence de sanctions de l’ONU) », a-t-il déploré. La pression chinoise avait été jugée cruciale pour pousser Pyongyang à la table des négociations.

Du coup, Donald Trump a dit avoir demandé au chef de la diplomatie américaine « de ne pas aller en Corée du Nord à ce stade ».

« J’ai le sentiment que nous ne faisons pas suffisamment de progrès en matière de dénucléarisation de la péninsule coréenne », a-t-il justifié. Selon lui, Mike Pompeo pourra reprogrammer son voyage « dans un avenir proche, probablement une fois que nous aurons trouvé une solution à nos relations commerciales avec la Chine ».

– « Humeur capricieuse » –

Pékin et Washington tentent actuellement de renouer le dialogue sur leur conflit commercial. Mais ils viennent de s’imposer mutuellement des droits de douane sur des milliards de dollars de marchandises.

« Toutes les parties concernées (par le dossier du nucléaire nord-coréen) doivent suivre la voie du règlement politique, avoir des contacts actifs, négocier, et prendre en compte les préoccupations légitimes des uns et des autres », a déclaré le porte-parole chinois Lu Kang.

« Elles doivent faire preuve de davantage de sincérité et de souplesse, plutôt que d’être d’humeur capricieuse et de rejeter la faute sur autrui », a-t-il martelé en référence au président américain.

Depuis son sommet historique du 12 juin avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Singapour, Donald Trump s’était montré optimiste, vantant leur excellente relation personnelle et allant jusqu’à déclarer la fin de la « menace nucléaire de la part de la Corée du Nord ».

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo le 23 août 2018 à Washington / © AFP/Archives / NICHOLAS KAMM

Dans un tweet, Donald Trump a d’ailleurs adressé vendredi ses « salutations les plus chaleureuses au président Kim ». « J’ai hâte de le revoir! »

A Singapour, la toute première rencontre entre un président des Etats-Unis en exercice et un numéro un nord-coréen avait abouti à des résultats mitigés. D’un côté, elle éloignait les risques de confrontation armée en concrétisant le spectaculaire réchauffement entre deux pays ennemis qui échangeaient, quelques mois plus tôt, menaces nucléaires et invectives sur fond d’essais atomiques et de tirs de missiles de la part de Pyongyang.

– Washington inquiet –

Mais dans la déclaration finale, Kim Jong Un avait seulement réitéré un engagement ancien et vague en faveur d’une « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne », dont les modalités et le calendrier ont été repoussés à des négociations de suivi, bien loin de l’objectif initial des Etats-Unis, à savoir une « dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible ».

Depuis, Mike Pompeo répète que le leader nord-coréen a accepté, oralement, le principe d’une « dénucléarisation définitive et complètement vérifiée de la Corée du Nord », selon la nouvelle expression en vigueur à Washington. Sans avoir décroché d’avancée concrète en matière de désarmement, hormis la suspension des tirs nord-coréens et le démantèlement apparent d’un site d’essais nucléaires, deux gestes qui remontent toutefois à avant le sommet Trump-Kim.

Plusieurs rapports, de l’ONU comme de l’Agence internationale de l’énergie atomique, ont confirmé que le gouvernement nord-coréen poursuivait ses activités nucléaires.

« Nous partageons ces inquiétudes », a reconnu jeudi la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert.

Avant l’annulation surprise de son voyage, Mike Pompeo espérait encaisser des « progrès diplomatiques » en se rendant à Pyongyang accompagné de Steve Biegun, le nouvel envoyé spécial qu’il vient de nommer pour débloquer les difficiles tractations.

Mike Pompeo était rentré bredouille d’une précédente visite en juillet, et les autorités nord-coréennes avaient dénoncé les méthodes de « gangster » des Américains, accusés de vouloir obtenir leur désarmement unilatéral sans faire de concession.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 15h07)

Pyongyang critique « l’impatience » des États-Unis, nouvelle lettre de Trump à Kim

août 4, 2018

Singapour – La Corée du Nord a critiqué samedi l’appel du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à continuer à appliquer les sanctions envers Pyongyang et reproché à Washington son « impatience » face à la lenteur des avancées diplomatiques.

Dans le même temps, M. Pompeo a fait savoir dans un tweet que la délégation au forum de Singapour avait remis une lettre du président Donald Trump au chef de la diplomatie nord-coréenne, à l’intention au leader nord-coréen Kim Jong Un.

M. Trump avait déjà reçu une nouvelle lettre de son homologue nord-coréen plus tôt cette semaine.

En dépit des « mesures de bonne volonté » prises par la Corée du Nord, Washington « donne de la voix pour maintenir les sanctions », trahissant « des mouvements aux Etats-Unis voulant revenir en arrière, loin des intentions de leur dirigeant », a déclaré dans un communiqué le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong Ho.

« L’impatience n’aide pas du tout à construire la confiance. Et surtout quand on avance des exigences unilatérales qui ne vont faire que saper la confiance au lieu de la renouveler », a-t-il ajouté.

« Tant que les Etats-Unis ne montreront pas dans la pratique leur volonté d’éliminer ce qui nous pose problème, il n’y aura aucune possibilité que nous avancions de notre côté », a conclu le chef de la diplomatie.

Un peu plus tôt à Singapour, où il se trouvait pour un forum de l’ASEAN (l’Association des nations d’Asie du Sud-Est), Mike Pompeo avait appelé à « maintenir la pression » sur la Corée du Nord, stigmatisant notamment la Russie pour d’éventuelles violations des sanctions internationales.

Lors d’un sommet historique le 12 juin à Singapour avec le président américain Donald Trump, le dirigeant nord-coréen Kim Jong avait réaffirmé son engagement en faveur d’une « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne » – une vague déclaration d’intentions sans calendrier ni modalités, bien loin de la dénucléarisation « complète, vérifiable et irréversible » qu’exigeaient les Etats-Unis.

Selon un rapport d’experts des Nations unies, consulté vendredi par l’AFP, la Corée du Nord « n’a pas stoppé ses programmes nucléaire et balistique et a continué de défier les résolutions du Conseil de sécurité à travers une hausse massive des transferts illicites de produits pétroliers en mer ».

Romandie.com avec(©AFP / 04 août 2018 10h27)