Posts Tagged ‘Corée du sud’

La Corée du Sud refuse d’extrader aux États-Unis un exploitant de site pédopornographique

juillet 6, 2020

Un tribunal sud-coréen a rejeté lundi une demande d’extradition aux Etats-Unis d’un homme reconnu coupable d’avoir dirigé l’un des plus gros sites internet de pédopornographie au monde.

Son Jong-woo, exploitant du site de pornographie enfantine sud-coréen «Welcome to Video», en vendait le contenu dans le monde entier sur le darknet pour des bitcoins, une crypto-monnaie numérique. Reconnu coupable d’avoir violé les lois sud-coréennes sur la protection de l’enfance, il a purgé une peine de 18 mois de prison se terminant en avril. Il est resté en détention depuis car il a également été inculpé à Washington et pourrait encourir une peine beaucoup plus longue aux Etats-Unis.

Ainsi des clients ont été condamnés aux Etats-Unis à des peines de 15 ans de prison, contrastant avec la peine légère purgée par Son Jong-woo en Corée du Sud, ce qui a suscité des appels à durcir la législation sud-coréenne contre la pédopornographie.

«La décision ne doit pas être interprétée comme une manière de l’exonérer»

La Haute Cour de Séoul a justifié le rejet de la demande d’extradition en faisant valoir que son départ à l’étranger pourrait «entraver l’enquête sud-coréenne sur les contenus à caractère sexuel», a rapporté l’agence de presse Yonhap. «La décision ne doit pas être interprétée comme une manière de l’exonérer», a ajouté le tribunal, selon Yonhap.

Mais cette décision a suscité des réactions négatives dans les réseaux sociaux en Corée du Sud. «Je peux presque entendre divers criminels sexuels applaudir à cette nouvelle», a déclaré un utilisateur de Twitter. «La Corée du Sud doit être le seul pays à laisser en liberté les prédateurs sexuels d’enfants», a réagi un autre. Selon le ministère américain de la Justice, 338 personnes liées au site ont été arrêtées l’an dernier à travers le monde, notamment en Corée du Sud, aux États-Unis, au Canada, en Espagne et au Brésil.

Qualifié par le gouvernement américain de «plus grand marché d’exploitation sexuelle d’enfants en termes de volumes de contenus», le site de Son donnait accès à 250.000 vidéos pornographiques d’enfants contre des paiements en bitcoins. Il a été l’un des premiers sites du darknet (réseaux cachés non référencés par les moteurs de recherche classiques) à vendre des vidéos d’exploitation d’enfants pour des bitcoins, le site affirmant qu’elles ont été téléchargées plus d’un million de fois, selon le ministère américain de la Justice.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : la Corée du Sud en alerte maximale

février 23, 2020
Un travailleur médical se repose à l'extérieur d'un hôpital à Daegu.
© Stringer ./Reuters Un travailleur médical se repose à l’extérieur d’un hôpital à Daegu.
La Corée du Sud est sur le pied de guerre face à l’épidémie du nouveau coronavirus, dont les cas sont en constante augmentation, notamment au sein d’une secte chrétienne.

Les autorités ont rehaussé au plus haut leur niveau d’alerte. Le nombre de malades est passé dimanche de 169 cas à 602 personnes contaminées au Covid-19. Trois patients sont morts, portant à cinq le nombre de victimes de cette maladie.

Le pays compte ainsi le deuxième plus grand nombre de malades sur son sol, après la Chine, d’où est partie l’épidémie, en excluant le foyer d’infection du paquebot Diamond Princess au Japon. Un troisième passager est décédé, a rapporté dimanche le ministère japonais de la Santé.

Le président sud-coréen a qualifié la situation à Daegu et dans la province Gyeongsang du Nord où une centaine de personnes ont été infectées de crise nationale.

Les autorités sud-coréennes ont élevé au maximum dimanche leur niveau d'alerte face au nouveau coronavirus.

© /Reuters Les autorités sud-coréennes ont élevé au maximum dimanche leur niveau d’alerte face au nouveau coronavirus.
En Chine, le président Xi Jinping qualifie cette crise de la plus grave urgence sanitaire depuis la fondation du régime communiste en 1949. Il reconnait également des lacunes dans la réponse des autorités à l’épidémie.

La Chine compte 77 000 personnes contaminées, dont plus de 2400 morts.

Des travailleurs médicaux en combinaison de protection dans un laboratoire à Wuhan, dans la province de Hubei, en Chine centrale.

© Cheng Min/Associated Press Des travailleurs médicaux en combinaison de protection dans un laboratoire à Wuhan, dans la province de Hubei, en Chine centrale.
Le ministère iranien de la Santé a annoncé plus tôt dimanche la mort de trois malades parmi un total de 15 personnes nouvellement testées positives au virus. Cela porte à 8 le nombre de personnes tuées par le Covid-19 sur un total de 43 personnes infectées.

L’Iran est à ce jour le pays où l’épidémie a fait le plus de morts en dehors de Chine.

En Europe, on garde le calme tout en ayant l’œil sur L’Italie, où le nombre de cas de contamination dépasse maintenant la centaine et où 11 villes sont désormais en quarantaine.

Par ailleurs, les 274 personnes secourues récemment au large de la Libye seront placées elles aussi en quarantaine, selon l’ONG SOS Méditerranée et le ministère de l’Intérieur italien.

En France, on se prépare à une possible épidémie, alors que les autorités autrichiennes estiment qu’il n’y a pas lieu de paniquer pour le moment. Quelque 181 tests sur des cas de suspicion se sont tous révélés négatifs.

Avec CBC/Radio-Canada

Kim qualifie les derniers tirs nord-coréens d’«avertissement» aux États-Unis et à la Corée du sud

août 6, 2019

 

Les derniers tirs de missiles par la Corée du Nord sont un « avertissement » à Washington et Séoul, qui mènent des manoeuvres militaires conjointes, selon le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, cité mercredi par l’agence d’Etat KCNA.

« Se félicitant du succès de ce tir de démonstration, Kim Jong Un a noté que cette action militaire était une occasion d’adresser un avertissement approprié en direction des manoeuvres militaires conjointes que mènent les Etats-Unis et la Corée du sud », selon KCNA.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Washington maintient ses projets d’exercices militaires avec la Corée du Sud

juillet 31, 2019

 

Washington maintient ses projets d’exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, a indiqué mercredi un haut responsable du Pentagone au lendemain de nouveaux tirs de missiles nord-coréens, interprétés comme un avertissement de Pyongyang pour qu’ils soient annulés.

«Non, il n’y a pas d’ajustement ou de changement de plan dont nous soyons informés ou que nous prévoyons», a déclaré ce haut responsable ayant requis l’anonymat. «Il y a deux choses que nous devons faire: donner aux diplomates suffisamment d’espace pour leur diplomatie et aider à créer un environnement propice aux négociations quand elles reprendront», a-t-il ajouté, soulignant la nécessité de «maintenir le niveau de préparation» des troupes.

La Corée du Nord a averti récemment que les négociations avec Washington pourraient capoter si des manoeuvres communes avec la Corée du Sud se déroulaient comme prévu en août. Pyongyang a lancé mercredi deux missiles balistiques, selon Séoul, quelques jours après les tirs de deux autres projectiles de courte portée. Les missiles tirés jeudi dernier avaient parcouru une distance bien supérieure à ceux de mercredi (600 km) et volé à une altitude plus élevée (50 km contre 30). La Corée du Nord avait assuré la semaine passée que ces projectiles étaient de nouvelles armes tactiques constituant «un avertissement solennel aux militaires bellicistes sud-coréens», qui persistent dans leur volonté de mener les exercices conjoints.

Près de 30.000 soldats américains sont déployés en Corée du Sud. Les exercices annuels qu’ils mènent avec des dizaines de milliers de soldats sud-coréens ne manquent jamais d’irriter Pyongyang, qui les considère comme la répétition générale d’une invasion de son territoire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’armée sud-coréenne dénonce le tir de deux «projectiles» nord-coréens

juillet 24, 2019

 

Les États-Unis ont confirmé qu’un engin de courte portée a été tiré mercredi.

La Corée du Nord a tiré «deux projectiles non-identifiés», a annoncé jeudi (heure locale) l’état-major des armées sud-coréennes, cité par l’agence de presse de Corée du Sud Yonhap.

Les Etats-Unis ont confirmé mercredi le tir d’un engin de courte portée. « Je peux confirmer qu’il était de courte portée », a indiqué à l’AFP un responsable américain, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. Il n’a pas indiqué quand le tir avait été effectué.

Il s’agit du premier test d’arme depuis la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un à la frontière entre les deux Corées.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Parasite de Bong Joon-Ho remporte la palme d’or du 72e Festival de Cannes

mai 25, 2019

Parasite de Bong Joon-Ho remporte la palme d’or du 72e Festival de Cannes

Bong Joon-Ho a été couronné de la prestigieuse récompense pour cette 72e édition sous le regard d’Alejandro Gonzales Inarritu et Catherine Deneuve. STEPHANE MAHE/REUTERS

 

Le film de Bong Joon-Ho, digne représentant de la Nouvelle Vague sud-coréenne, a reçu la prestigieuse récompense à l’issue de la 72e édition du Festival de Cannes. Attribué à l’unanimité par le jury , le prix lui a été remis par Catherine Deneuve.

CocoriCorée! En remettant à l’unanimité la palme d’or à Bong Joon-ho, le Président Alejandro Gonzales Inarritu a mis tout le monde d’accord. Les membres de son jury d’abord, constitués en grande partie de réalisateurs et réalisatrices a priori peu dociles et un peu au parfum en matière de mise en scène: Pawel Pawlikowski, Maïmouna N’Diaye, Yorgos Lanthimos, Kelly Reichardt, Robin Campillo, Alice Rohrwacher, plus le dessinateur Enki Bilal et l’actrice Elle Fanning. On aurait voulu être une petite souris dans ce panier de crabes.

Satire sociale et suspense

La critique et les festivaliers ensuite ne trouveront pas grand-chose à redire à ce lauréat. Parasite , présenté mardi 21 mai, a fait son nid dans les esprits, malgré la concurrence de Tarantino et de son Once Upon a Time présenté le même jour. Les deux réalisateurs ont d’ailleurs fait la même requête à la presse: ne pas divulgâcher l’intrigue de leurs films respectifs. Avec Parasite, Bong Joon-ho, 49 ans, confirme qu’il est un raconteur d’histoire diabolique, un grand metteur en scène et un observateur acéré de son pays, la Corée du Sud, société matérialiste et ultralibérale qui singe les Etats-Unis avec un ridicule et une absence de scrupules terrifiants.

Parasite mêle satire sociale et suspense avec une maestria impressionnante. Dans un appartement en sous-sol, la famille Ki-taek vivote en fabriquant des emballages de carton à pizza. Les parents et les deux grands enfants sont au chômage. Un jour, le fils se fait recommander par un ami pour donner des cours d’anglais à la fille d’une famille riche. Les Park habitent une grande maison d’architecte. L’adolescente tombe amoureuse de son professeur particulier. Son petit frère passe son temps à jouer aux Indiens. Le père est le PDG d’une multinationale. La mère est une desesperate housewife un peu gourde. «Elle n’est pas riche mais gentille, elle est gentille parce qu’elle est riche», dira Madame Ki-taek qui a pris la place de l’ancienne gouvernante, allergique aux pêches – le détail a son importance.

Avant elle, sa fille et son mari ont aussi trouvé du travail chez les Park par des moyens que la morale réprouve. Salauds de pauvre. Ils trimballent une odeur de «vieux radis», de «torchon sale». Ils ne respectent rien. À peine les Park partis en vacances, les Ki-taek prennent leurs aises. Ils se soûlent au whisky sur le canapé douillet. C’est sans compter la gouvernante précédente qui vient sonner à la porte. Voilà, on ne racontera pas plus l’intrigue.

Le retour en force du cinéma de genre

Disons simplement que la belle maison moderne de Parasite est la métaphore d’un pays où les pauvres vivent comme des rats relégués au sous-sol. Quand ils remontent à la surface, ils laissent exploser une colère noire ou jaune, avec ou sans gilet. Cette lutte des classes verticale succède à celle horizontale du train dystopique de Snowpiercer, Le Transperceneige (2013), premier film de Bong Joon-ho, en anglais qui lui vaut un bras de fer avec Harvey Weinstein, distributeur de l’œuvre aux États-Unis, décidé à réduire la parabole à un film d’action bas du front. Le réalisateur sud-coréen se bat pour maintenir sa version mais Weinstein enterre le film avec une sortie confidentielle sur le territoire nord-américain.

Avec Okja , son film suivant, Bong Joon-ho revient à Cannes en 2017. Peut-être le premier et dernier film produit par Netflix en compétition. Cette fable vegan avec un gros cochon suscite la polémique. Le président du jury Pedro Almodovar est le premier à déclarer qu’il ne se voit pas donner la Palme d’or à un film qui ne sortirait pas en salles. Depuis, Netflix est persona non grata à Cannes et Bong Joon-ho est revenu dans le circuit traditionnel et aux racines de son cinéma. Dans Parasite, on retrouve son acteur fétiche, Song Sang, le héros de son premier coup d’éclat en 2003, Memories of Murder, film de serial killer sombre et poisseux. Bong Joon-ho confirme ensuite avec The Host et Mother.

Le triomphe de Parasite symbolise le retour en force du cinéma de genre (fantastique, polar, science-fiction, néo western) cette année à Cannes. Il porte haut les couleurs de la Corée du sud, terre de cinéastes brillants depuis la fin des années 1990. Bong Joon-ho a réussi là où Lee Chang-Dong (Burning) a échoué l’an dernier. Il venge aussi Park Chan-wook, privé de Palme d’or avec Old Boy en 2004. Cette année-là, le jury présidé par Tarantino récompense Fahrenheit 9/11, de Michael Moore… Après le Japonais Hirokazu Kore-Eda, Palme d’or en 2018 avec Une affaire de famille, déjà l’histoire d’une famille de «parasites» dans une maison, la reconnaissance de Bong Joon-ho enfonce le clou: le cinéma venu d’Asie est l’un des plus passionnants du moment. Enfin, dernière bonne nouvelle, Parasite sort dans les salles françaises dès le 5 juin. Que demande le peuple?

Le Figaro.fr par Etienne Sorin

Le président sud-coréen Moon Jae-in a rencontré Kim Jong Un à Panmunjom

mai 26, 2018

Photo fournie par la présidence sud-coréenne le 26 mai 2018 du président sud-coréen Moon Jae-in (g) et du leader nord-coréen Kim Jong Un lors d’une rencontre dans la zone démilitarisée à Panmunjom / © The Blue House/AFP / handout

Le président sud-coréen Moon Jae-in a rencontré samedi le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées, a indiqué la présidence sud-coréenne au lendemain de l’annonce par le président américain Donald Trump que son sommet avec M. Kim pourrait finalement avoir lieu.

Les deux dirigeants se sont entretenus durant deux heures dans le village de Panmunjon, où ils s’étaient déjà rencontrés le 27 avril et avaient publié une déclaration commune dans laquelle ils s’engageaient à améliorer leurs relations.

« Ils ont eu un échange de vues et ont discuté des moyens de mettre en oeuvre la déclaration de Panmunjon et d’assurer le succès du sommet américano-nord-coréen », selon un communiqué de la présidence sud-coréenne, ajoutant que M. Moon ferait une déclaration personnelle dimanche matin.

M. Trump avait annulé jeudi son sommet prévu à Singapour le 12 juin avec M. Kim. Mais moins de 24 heures après il avait affiché son optimisme, évoquant vendredi le possible maintien du sommet après « des discussions très productives avec la Corée du Nord pour que le sommet ait lieu ».

La présidence sud-coréenne a publié des photographies montrant des poignées de main entre M. Moon et M. Kim ainsi que la soeur de ce dernier, Kim Yo Jong, qui a joué un rôle public important récemment dans les discussions avec le Sud, notamment à la tête d’une délégation venue aux jeux Olympiques d’hiver en février.

La rencontre entre MM. Moon et Kim s’est déroulée dans un bâtiment du côté nord-coréen de Panmunjom, le village où avait été signé l’armistice entre les deux Corées en 1953.

Romandie.com avec (©AFP / 26 mai 2018 14h45)                  

Des clés USB à la mer: la bataille de l’information des transfuges nord-coréens

mai 1, 2018

Des bouteilles contenant du riz, de l’argent et des clés USB sont jetées dans la mer en Corée du Sud par des transfuges nord-coréens, sur l’île de Gangwha le 1er mai 2018 / © AFP / Ed JONES

Des transfuges nord-coréens ont lâché mardi dans la mer en Corée du Sud des bouteilles contenant des clés USB dans l’espoir que les courants les emportent au Nord, jurant de continuer à contrer la propagande de Pyongyang.

Après des années de montée des tensions sur le nucléaire, la péninsule vit depuis janvier une exceptionnelle détente, illustrée vendredi par le sommet historique entre le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Entre autres mesures d’ouverture, les deux hommes se sont engagés à « cesser complètement tous les actes hostiles » à compter du 1er mai le long de la Zone démilitarisée, y compris les émissions de bulletins de propagande au moyen de haut-parleurs ou les largages de tracts.

Mais certains Nord-Coréens ayant fait défection au Sud ne l’entendent pas de cette oreille. C’est le cas de l’ex-prisonnier politique Jung Gwang-il et d’autres militants qui ont mis mardi des dizaines de bouteilles à la mer depuis une île sud-coréenne, dans l’espoir qu’elles dérivent au Nord.

Pour M. Jung, Séoul a joué le jeu de Pyongyang en faisant taire en début de semaine dernière les haut-parleurs géants qui diffusaient à grands renforts de décibels des messages à destination des soldats nord-coréens déployés à la frontière.

« Quelle est la chose que Kim Jong Un redoute le plus? », interroge-t-il. « C’est que les Nord-Coréens se rendent compte de la réalité. »

– Montrer « ce qu’est la liberté » –

Voilà plus de deux ans que des Nord-Coréens ayant fait défection jettent deux fois par mois à la mer des centaines de bouteilles remplies de nourriture, d’argent, de médicaments et de clés USB.

A en croire Jung-oh, un autre Nord-Coréen ayant fait défection, il faut entre quatre et cinq heures pour que les bouteilles atteignent le rivage nord-coréen le plus proche.

« Nous avons tous vécu pendant au moins 30 ou 40 ans en Corée du Nord et nous savons exactement ce dont les gens là-bas ont envie et besoin », dit M. Park.

« Quand ils verront le contenu de nos clés USB, ils réaliseront qu’ils ont été dupés par leur gouvernement », assure-t-il.

Rien ne permet de vérifier que les bouteilles arrivent à bon port, mais M. Jung assure que les garde-côtes sud-coréens lui ont indiqué qu’elles étaient souvent récupérées par les bateaux de pêche nord-coréens.

Les clés USB contiennent des films, des programmes d’actualité, des clips de musique pop sud-coréenne…

« Elles montrent ce qu’est la liberté », dit-il. « Ce n’est pas un problème en Corée du Sud mais c’est interdit au Nord. Voilà ce que nous voulons montrer. »

Une étude réalisée en 2015 avait laissé entendre que 81% des Nord-Coréens ayant fait défection avaient vu des films étrangers sur ce type de clés USB avant de passer au Sud.

– « Moyen pacifique, non violent » –

Thae Yong Ho, l’ex-numéro deux de l’ambassade nord-coréenne à Londres, et à ce titre l’un des plus hauts diplomates de Corée du Nord à avoir fait défection ces dernières années, avait décrit ces clés USB comme une tactique efficace pour diffuser de l’information au Nord, en dépit des efforts du régime de Pyongyang pour les intercepter.

Propager des informations était une façon d’éduquer les Nord-Coréens à la résistance, avait-il dit.

Alors que les bouteilles étaient jetées à la mer, les autorités militaires sud-coréennes commençaient de leur côté à retirer les haut-parleurs installés le long de la DMZ, dans le cadre de la mise en oeuvre de la Déclaration intercoréenne de Panmunjom signée vendredi dernier.

La Corée du Nord a dans le même temps commencé à retirer ses propres haut-parleurs, a affirmé le ministère sud-coréen de la Défense.

Pour l’activiste américaine Susan Scholte, cesser les émissions de propagande à la frontière est une « erreur énorme ».

« On devrait envoyer davantage d’informations de l’autre côté », a-t-elle dit à l’AFP. « Toute information qui parvient en Corée du Nord est un moyen pacifique, non violent de promouvoir une prise de conscience et le changement. »

En dépit de l’accord intercoréen, M. Jung affirme qu’il n’abandonnera pas le combat: « une clé USB peut favoriser le changement pour une centaine de personnes ».

Romandie.com avec (©AFP / 01 mai 2018 13h08)                  

Le pape salue « l’issue positive » du sommet intercoréen

avril 29, 2018

Le pape François au Vatican, le 29 avril 2018 / © AFP / Andreas SOLARO

Le pape François a assuré dimanche qu’il accompagnait de sa prière « l’issue positive » du sommet intercoréen de vendredi et « l’engagement courageux » des dirigeants des deux pays en faveur de la paix.

« J’accompagne par la prière l’issue positive du sommet intercoréen de vendredi dernier et l’engagement courageux pris par les leaders des deux parties pour réaliser un parcours de paix sincère en faveur d’une péninsule coréenne libre d’armes nucléaires », a déclaré le pape après la prière du Regina Coeli.

« Je prie le Seigneur pour que l’espoir d’un avenir de paix et d’amitié fraternelle ne soit pas déçu et pour que la collaboration (entre les deux Corées, ndlr) puisse se poursuivre, portant des fruits bénéfiques au peuple coréen bienaimé et au monde entier », a conclu le pape argentin.

Mercredi déjà, deux jours avant la rencontre historique entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in, le pape avait assuré que « le Saint-Siège accompagne, soutient et encourage » cette rencontre et souhaite un « dialogue transparent » et un « parcours concret de réconciliation ».

Romandie.com avec (©AFP / 29 avril 2018 14h42)                

Trump salue la rencontre « historique » entre Kim et Moon

avril 27, 2018

Washington – Donald Trump a salué vendredi la rencontre « historique » entre les dirigeants sud et nord-coréens, remerciant chaleureusement le président chinois Xi Jinping pour son « aide précieuse » sur ce dossier dans une série de tweets.

Le président américain a toutefois émis une note de prudence, en soulignant que seuls les actes à venir permettraient de juger de la nature des changements en cours.

« Après une année folle de lancements de missiles et de tests nucléaires, une rencontre historique entre la Corée du Nord et la Corée du Sud a lieu. Des choses positives se passent mais seul le temps permettra de juger! », a tweeté Donald Trump.

M. Trump a par ailleurs estimé que les Américains devraient être « fiers » de l’évolution de la situation sur la péninsule, avec l’engagement pris vendredi entre les deux Corées de chercher cette année à mettre fin de manière permanente à la guerre.

« LA GUERRE EN COREE VA SE TERMINER! Les Etats-Unis et tous leurs citoyens devraient être vraiment fiers de ce qui se passe en ce moment en Corée! », a-t-il écrit.

Un sénateur américain, le républicain Lindsey Graham, a d’ailleurs estimé vendredi que Donald Trump mériterait le prix Nobel de la Paix si ces avancées diplomatiques débouchent sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

« Cela ne serait pas arrivé sans Trump », a-t-il affirmé sur Fox News. « Que s’est-il passé ? Donald Trump a convaincu la Corée du Nord et la Chine qu’il voulait sérieusement contribuer au changement », a ajouté le sénateur. « Nous n’en sommes pas encore là mais si cela arrive, le président Trump mérite le prix Nobel de la Paix ».

Alors que la Chine, seul grand allié de Pyongyang, a pu un temps paraître marginalisée dans le processus de rapprochement entre les Corées et avec l’annonce début mars que Donald Trump acceptait de rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, le président américain a pris soin vendredi de saluer le rôle de Pékin.

« Veuillez ne pas oublier l’aide précieuse que mon bon ami, le président Xi de Chine, a apporté aux Etats-Unis, particulièrement à la frontière avec la Corée du Nord. Sans lui, cela aurait été un processus bien plus long et dur! », a-t-il écrit.

Pyongyang et Séoul sont toujours techniquement en guerre depuis l’armistice du 27 juillet 1953 qui a établi un cessez-le-feu mais sans déboucher sur un traité de paix.

Donald Trump a accepté de rencontrer Kim Jong Un d’ici juin pour un sommet inédit. Son nouveau chef de la diplomatie, Mike Pompeo, a rencontré, lorsqu’il était encore à la tête de la CIA, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un durant le week-end de Pâques au cours d’une mission tenue un temps secrète. Les deux hommes se sont bien entendus, selon Donald Trump.

Avançant que Pyongyang souhaitait que le sommet ait lieu dès que possible, le président américain a mardi salué l’attitude du dirigeant nord-coréen, estimant qu’il avait été « très ouvert » et avait eu un comportement « très honorable ».

Romandie.com avec(©AFP / 27 avril 2018 13h01)