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Quand les Kim allaient en vacances dans l’actuelle Corée du Sud

avril 25, 2018

« Château de Hwajinpo », où les Kim séjournaient en vacances, le 20 avril 2018 à Goseong, près de la zone démilitarisée (DMZ), en Corée du Sud / © AFP / Jung Yeon-je

A quelques kilomètres de la Zone démilitarisée (DMZ), une maison nichée sur une falaise dominant une plage de sable blanc rappelle que le sud de la péninsule coréenne fut aussi un lieu de villégiature prisé de la dynastie des Kim.

Kim Jong Un sera vendredi le premier leader nord-coréen à se rendre au Sud depuis la Guerre (1950-1953), pour un sommet historique avec le président sud-coréen Moon Jae-in.

Faute de traité de paix, Nord et Sud sont toujours techniquement en guerre. Et les maîtres de Pyongyang ne se sont depuis jamais aventurés au Sud.

Mais il n’en fut pas toujours ainsi, comme en témoigne cette maison en pierre en surplomb de la plage de Hwajinpo, à Goseong, sur la côte orientale.

C’est dans cette belle bâtisse surnommée le « Château de Hwajinpo » que le fondateur du régime nord-coréen Kim Il Sung et sa famille passèrent quelques vacances avant la Guerre, quand la zone était sous leur contrôle.

A l’extérieur de la maison, la reproduction d’une photo noir-et-blanc passée montre cinq enfants sur le perron. Parmi eux, le père et prédécesseur de Kim Jong Un, Kim Jong Il, âgé seulement de six ans.

Une plaque métallique avec une flèche indique « l’endroit où Kim Jong Il et sa soeur Kim Kyong Hui furent photographiés en août 1948 ».

Le comté de Goseong, et une partie de ce qui est aujourd’hui la province de Gangwon, passèrent sous contrôle du Nord quand Américains et Soviétiques décidèrent de diviser la péninsule au niveau du 38e parallèle à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci marqua la fin du règne colonial japonais sur la Corée.

Pendant la meurtrière Guerre de Corée, la zone changea plusieurs fois de mains pour finalement passer sous contrôle sud-coréen.

– « Bravant une pluie d’obus… » –

Rares sont au Sud les legs de la présence nord-coréenne. Il y a également un bâtiment de trois étages à Cheorwon, au nord de Séoul, qui fut un temps un QG régional du Parti des travailleurs de Corée désormais au pouvoir à Pyongyang.

« Pendant cinq ans, la Corée du Nord dirigea cette zone en perpétrant de nombreux actes brutaux comme la torture et le meurtre », peut-on lire sur un panneau.

Gravement endommagé pendant la Guerre, le « Château de Hwajinpo » fut restauré et servit de lieu de vacances pour les militaires sud-coréens, avant d’être réaménagé en musée en 1999.

« C’est ici qu’ils séjournaient », raconte la guide Ham Ji-su.

Du toit-terrasse, une vue imprenable sur l’océan. A l’intérieur, une pièce sobre présente quelques objets -un lit simple, une radio, un téléphone- datant de l’époque où la maison était utilisée par les Kim.

Kim Jong Il ne retourna jamais au Sud. Les deux sommets intercoréens de 2000 et 2007 se déroulèrent à Pyongyang.

Mais, à en croire les biographies officielles nord-coréennes, son père Kim Il Sung s’aventura jusqu’au sud de Séoul au début de la Guerre.

« Au coeur de la nuit », M. Kim franchit en voiture un pont sur la rivière Imjin, « bravant une pluie d’obus pour se rendre au Commandement du front à Séoul », peut-on lire dans « Histoire des activités révolutionnaires du président Kim Il Sung ».

– « Symbole d’harmonie » –

Après la prise de la ville de Daejeon, « Kim Il Sung alla en personne sur le front et commanda l’offensive vers le Sud des unités de l’APC » (Armée populaire de Corée).

L’histoire officielle dit aussi qu’il se rendait plus régulièrement « à Séoul pour s’occuper des conditions de vie des citoyens, allant de l’approvisionnement en nourriture, en bois de chauffage et en légumes pour le kimchi », plat traditionnel coréen.

Le scepticisme est de mise quant aux faits de guerre de Kim Il Sung, objet d’un culte de la personnalité, relativisent les experts.

Le ministère sud-coréen de l’Unification a indiqué à l’AFP qu’il n’avait aucune archive sur d’éventuels voyages au Sud de M. Kim pendant la Guerre, sans toutefois les exclure.

C’est une mission toute autre que mènera vendredi son petit-fils lors du sommet, avant une possible réunion historique dans les prochaines semaines avec le président américain Donald Trump.

Il est en temps normal rarissime que des Nord-Coréens soient autorisés à voyager au Sud. Ces derniers mois ont cependant vu une nette inflation du nombre de visites en provenance du Nord, du fait des jeux Olympiques de Pyeongchang et de la frénésie diplomatique qui s’est emparée de la péninsule.

La guide Ham Ji-su espère que le sommet encouragera plus de Nord-Coréens à voir la maison de vacances des Kim qui ne représente pas selon elle la division de la péninsule: « C’est un symbole d’harmonie ».

Romandie.com avec(©AFP / 25 avril 2018 21h14)                

RDC-Corée du Sud: Séoul dézingue les « machines à voter » de Miru Systems

avril 3, 2018

 

Jean-Pierre Kalamba, porte-parole de la Ceni de la RDC lors de la présentation à la presse des machines à voter. © DR / Ceni RDC

Après l’article de Jeune Afrique sur les dessous du contrat entre la Commission nationale électoral indépendante (Ceni) et le sud-coréen Miru Systems pour les « machines à voter », l’ambassade de Corée du Sud se désolidarise du fabricant et prévient des risques de « retard additionnel » à la tenue des élections.

À la suite de notre enquête sur la transparence des élections en Afrique (publié dans le n°2982 de Jeune Afrique, et diffusé sur notre site le 15 mars) l’ambassade de Corée du Sud à Kinshasa nous a adressé un e-mail précisant sa « position officielle » sur le sujet.

 

En termes très directs, elle s’y désolidarise de Miru Systems, le fabricant sud-coréen des fameuses « machines à voter », qui doivent être utilisées lors des prochaines élections congolaises.

Le gouvernement coréen a dûment expliqué au fabricant les risques potentiels en cas d’exportations de ces machines

« Le gouvernement coréen a dûment expliqué au fabricant […] les risques potentiels en cas d’exportations de ces machines, lit-on dans ce document dont la traduction a été assurée par les services de l’ambassade sud-coréenne à Kinshasa. Plus particulièrement, exporter ses machines au Congo pourrait donner au gouvernement congolais un prétexte pour [obtenir] des résultats indésirables liés aux élections, notamment [un] retard additionnel [à leur] tenue. »

L’ambassade nous informe par ailleurs que l’Association mondiale des organes de gestion des élections (A-WEB), une organisation sud-coréenne qui fournissait un soutien technique à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) congolaise, « a rompu ses liens avec le Congo, suivant la position du gouvernement coréen » en décembre 2017.

Jeuneafrique.com

Une délégation d’artistes sud-coréens dont des stars de K-pop à Pyongyang

mars 31, 2018

Les membres du groupe de K-pop « Red Velvet » prennent la pose pour une photo à l’aéroport international de Gimpo à Séoul avant leur départ pour Pyongyang, le 31 mars 2018 / © AFP / Jung Yeon-je

Une délégation d’artistes sud-coréens, dont le girlband de K-pop « Red Velvet », est arrivée samedi à Pyongyang pour de participer pour la première fois depuis 2007 à des concerts dans le Nord, sur fond de multiplication des signes de dégel entre les deux Corées avec un sommet intercoréen prévu fin avril.

Au total, 120 personnes font partie de la délégation, venue à bord d’un avion charter civil parti de l’aéroport international de Gimpo à Séoul via une route aérienne rarement utilisée.

Ces spectacles à Pyongyang vont « donner un élan supplémentaire aux échanges et à la coopération inter-coréens relancés par les jeux Olympiques d’hiver à Pyeongchang » dans le Sud, a déclaré le ministre de la Culture Do Jong-hwan, qui conduit le groupe.

Le groupe a été accueilli à son arrivée dans la capitale nord-coréenne par l’homologue de M. Do, Pak Chun-nam, ainsi que par Hyon Song-wol, fondatrice du groupe pop féminin nord-coréen Moranbong, a rapporté l’agence sud-coréenne Yonhap.

Durant cet événement, intitulé « Le printemps arrive », les artistes sud-coréens se produiront dimanche dans le grand théâtre de Pyongyang Est d’une capacité de 1.500 places et mardi conjointement avec des artistes nord-coréens au Gymnase de Ryugyong Jong Ju Yong qui peut accueillir 12.000 spectateurs. Les spectacles seront filmés par une équipe sud-coréenne pour un programme télévisé commun aux deux pays.

Outre des musiciens traditionnels et une vingtaine de spécialistes du taekwondo, la délégation comprend des célébrités sud-coréennes comme Cho Yong-pil, 68 ans, qui avait donné un concert solo à Pyongyang en 2005, et la chanteuse Choi Jin-hee, 61 ans, qui s’est produite dans le Nord en 1999, 2002 et 2005. Son tube de 1984 « Love Maze » était réputé être la chanson favorite du défunt dirigeant nord-coréen Kim Jong Il.

L’une des cinq membres de « Red Velvet », Joy, n’est pas du voyage en raison de ses engagements dans un tournage pour la télévision, a précisé l’agent du groupe SM Entertainment.

La maîtresse de cérémonie durant les concerts à Pyongyang sera Seohyun du groupe sud-coréen de K-pop Girl’s Generation.

M. Do a précisé qu’à Pyongyang, il s’entretiendrait avec des responsables nord-coréens de futurs échanges culturels et sportifs.

Le Nord avait envoyé sa propre troupe d’artistes en Corée du Sud lors des récents JO d’hiver. Les 140 membres de l’orchestre de Samjiyon s’étaient produits à deux reprises.

Vendredi, les deux Corées ont convenu de la date du 27 avril pour un sommet rarissime, le troisième du genre après ceux de 2000 et 2007, qui se déroulera dans le village frontalier de Panmunjom. Après cette rencontre entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in, M. Kim doit s’entretenir d’ici fin mai avec le président américain Donald Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2018 12h08)                

Sommet historique entre les deux Corées, Trump salue les efforts en cours

mars 6, 2018

Le leader nord-coréen Kim Jong-Un (à droite) reçoit l’émissaire sud-coréen Chung Eui-ong lundi à Pyongyang / © The Blue House/AFP / handout

Les dirigeants des deux Corées se retrouveront fin avril pour un sommet historique dans la Zone démilitarisée (DMZ), a annoncé mardi Séoul, assurant que Pyongyang était prêt à aborder avec Washington la question longtemps taboue de la dénucléarisation.

Ce rebondissement spectaculaire a été immédiatement salué par le président américain Donald Trump qui a évoqué des « progrès possibles » et loué « un effort sérieux » de la part de toutes les parties concernées.

Selon la présidence sud-coréenne, le régime de Kim Jong Un est prêt à un « dialogue franc » avec les Etats-Unis pour évoquer la question de la dénucléarisation et suspendrait tout essai nucléaire ou de missile pendant la durée des discussions.

Visé par une série de sanctions imposées par le conseil de sécurité des Nations unies, le régime nord-coréen a toujours affirmé que le développement de son programme nucléaire n’était tout simplement pas négociable.

Selon le conseiller du président Moon Jae-in, Chung Eui-yong, qui s’est longuement entretenu lundi avec Kim Jong Un, ce dernier est désormais prêt à bouger sur ce dossier sensible « si les menaces militaires contre le Nord disparaissent et si la sécurité de son régime est garantie ».

Cette formulation laisse cependant en suspend de nombreuses questions: depuis la fin de la guerre de Corée en 1953, la Corée du Nord s’est toujours estimée menacée d’invasion militaire américaine, ce qui justifie à ses yeux l’existence de son programme nucléaire.

– ‘Le monde regarde et attend’ –

Selon Séoul, le sommet intercoréen aura lieu fin avril dans le village de Panmunjom, au milieu de la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare le Nord du Sud.

Si cette annonce est confirmée par le Nord, il s’agira du troisième sommet entre les deux pays. Les deux précédents avaient eu lieu en 2000 et 2007.

La rencontre sera précédée d’une conversation téléphonique entre Kim Jong Un et Moon Jae-in, qui vont par ailleurs ouvrir une ligne de communication d’urgence « pour désamorcer les tensions militaires et se coordonner étroitement », a poursuivi l’émissaire.

« Pour la première fois depuis des années, un effort sérieux est fait par toutes les parties concernées. Le monde regarde et attend! », a réagi Donald Trump dans tweet matinal, tout en restant muet sur un éventuel dialogue direct entre Washington et Pyongyang.

« Peut-être de faux espoirs, mais les Etats-Unis sont prêts à s’engager pleinement quelle que soit la direction retenue! », a ajouté le locataire de la Maison Blanche qui a, depuis son arrivée au pouvoir, multiplié les attaques personnelles contre le leader nord-coréen.

De son côté, le vice-président Mike Pence a exigé des avancées « crédibles, vérifiables et concrètes » sur la dénucléarisation.

En écho, l’Union européenne a salué, par la voix de Federica Mogherini, de « premières initiatives encourageantes » de la part de la Corée du Nord.

Lundi, les discussions entre M. Kim et les émissaires sud-coréens ont duré plus de quatre heures. Le Rodong Sinmun, organe du Parti des travailleurs, consacrait mardi toute sa « une » à la visite, sous le titre: « Le Camarade Kim Jong Un reçoit les envoyés spéciaux du président du Sud ».

La photo principale montre le leader nord-coréen avec les cinq responsables sud-coréens de la délégation. Certains clichés montrent un Kim Jong Un particulièrement enjoué. Sa soeur, Kim Yo Jong, apparaît sur plusieurs images.

– ‘Consolider’ les liens avec Washington –

Le point d’orgue de l’offensive de charme nord-coréenne lors des JO avait été la venue au Sud de Kim Yo Jong, la première visite d’un membre de la dynastie régnante de Pyongyang depuis la fin de la guerre.

M. Moon a cherché à se servir des JO pour apaiser les tensions sur le nucléaire. Lors de sa venue, Kim Yo Jong lui avait remis de la part de son frère une invitation à un sommet à Pyongyang. Le président sud-coréen s’était cependant abstenu de répondre tout de suite.

Signe du difficile équilibre à trouver, il a souligné mardi qu’il fallait discuter avec le Nord, mais aussi renforcer l’alliance avec Washington.

« Nous devons parler avec le Nord de la dénucléarisation de la péninsule coréenne », a-t-il dit. « Mais en même temps, nous devons mettre notre énergie dans le développement efficace de nos capacités pour contrer les menaces nucléaires et balistiques du Nord ».

La mission diplomatique sud-coréenne au Nord prouve que l’on « peut obtenir la dénucléarisation et la paix par nos propres efforts », a-t-il poursuivi, tout en ajoutant qu’il fallait « consolider encore » le partenariat militaire avec les Etats-Unis.

Les émissaires sud-coréens sont censés partir mercredi pour Washington afin de rendre compte de ce voyage. Les Etats-Unis viennent d’imposer de nouvelles sanctions unilatérales au Nord, les plus dures à ce jour d’après M. Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mars 2018 18h49)                

JO-2018: les pom-pom girls nord-coréennes assurent l’ambiance

février 10, 2018

Les pom-pom girls nord-coréennes à Gangneung le 10 février 2018 / © AFP / Ed JONES

Une centaine de pom-pom girls nord-coréennes ont multiplié chants, encouragements

et applaudissements, agitant des drapeaux de l’unification coréenne, lors de la première session des épreuves olympiques de short-track, sport populaire en Corée du Sud, samedi à Gangneung.

Anoraks et pantalons rouges aux couleurs de la Corée du Nord, elles sont arrivées en cortège ordonné à la patinoire de Gangneung, ville côtière accueillant les sports de glace, à une trentaine de minutes des sites recevant les disciplines de montagne.

Une fois en place, sous les ordres d’une chef de chœur, les pom-pom girls ont chanté, applaudi, encouragé sans répit, parfois en brandissant le drapeau de l’unification coréenne, silhouette bleu clair de la péninsule sur fond blanc, toujours en bougeant parfaitement en rythme et tout sourire. Elles ont même invité, avec succès, les spectateurs à faire une « ola ».

Selon des spectateurs installés en tribunes à proximité, le groupe de Nord-Coréennes a notamment scandé « La Corée du Nord et la Corée du Sud ne font qu’une », invitant le public à lui répondre, ce qu’ont fait certains.

Au cours de la session, sont ensuite arrivés le président sud-coréen Moon Jae-in et le vice-président américain Mike Pence.

Vendredi, les pom-pom girls envoyées par le Nord avaient assisté à la cérémonie d’ouverture des JO-2018, qui se veulent être les « Jeux de la paix » entre deux pays qui n’ont pas signé d’armistice après la guerre de Corée en 1953. Les délégations des deux Corées avaient défilé ensemble.

Romandie.com avec(©AFP / 10 février 2018 16h19)

Incendie ans un hôpital sud-coréen: 31 morts (Yonhap)

janvier 25, 2018

Séoul – Au moins 31 personnes sont mortes dans un incendie et des dizaines d’autres ont été blessées dans un incendie qui a éclaté vendredi dans un hôpital de Corée du Sud, a rapporté l’agence sud-coréenne Yonhap.

Sur des images vidéo et des photographies, on peut voir un hélicoptère survoler l’établissement situé à Miryang, dans le sud-est du pays, englouti par d’épais nuages de fumée grise. De nombreux véhicules de pompiers étaient sur les lieux.

Le bâtiment de cinq étages abritait une maison de repos pour personnes âgées en plus de l’hôpital. D’après Yonhap, qui cite des pompiers présents sur les lieux, 31 personnes ont péri.

Un précédent bilan fourni par les services des pompiers faisait état de 19 morts.

« Deux infirmières ont raconté qu’elles avaient vu l’incendie se déclarer soudainement dans la salle des urgences », a expliqué le chef des pompiers Choi Man-Woo.

Les origines du sinistre n’étaient pas connues dans l’immédiat.

Tous les patients ont été évacués, a-t-il ajouté.

« Les victimes viennent de l’hôpital et de la maison de repos. Certaines sont décédées pendant leur transport vers un autre hôpital ».

Environ 200 personnes se trouvaient dans l’immeuble lorsque l’incendie a éclaté, selon la police.

Ce sinistre survient un mois seulement après un incendie dans un club de gymnastique à Jecheon, dans lequel 29 personnes avaient trouvé la mort.

La catastrophe avait été imputée au manque de sorties de secours, à des matériaux de finition inflammables et à des voitures stationnées illégalement bloquant l’accès aux véhicules de pompiers.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2018 01h48)                                            

Jeux olympiques au Sud, discussions militaires…Les Corée poursuivent leurs échanges

janvier 9, 2018

Le ministre sud-coréen de l’unification Cho Myung-Gyun (g) serre la main du responsable de la délégation nord-coréenne Ri Son-Gwon (d) lors d’une rencontre à Panmunjom, le 9 janvier 2018 / © Dong-A Ilbo/AFP / –

La Corée du Nord va envoyer une délégation aux jeux Olympiques d’hiver en Corée du Sud, et des contacts entre militaires vont être engagés, ont convenu les deux pays lors d’un exceptionnel face-à-face mardi après les tensions provoquées par les ambitions nucléaires de Pyongyang.

« La partie nord-coréenne va envoyer une délégation du Comité olympique national, des athlètes, des pom-pom girls, un groupe d’artistes, une équipe de démonstration de Taekwondo et un service de presse », ont annoncé les deux pays dans un communiqué à l’issue de leur première rencontre en plus de deux ans.

Les JO de Pyeongchang se tiendront du 9 au 25 février en Corée du Sud.

Séoul et Pyongyang ont par ailleurs convenu « d’abaisser la tension militaire actuelle et de tenir des discussion militaires sur la question ».

Les deux camps ont décidé de rétablir une liaison téléphonique militaire qui avait été coupée en février 2016, et ce afin d’améliorer la communication entre les armées de ces deux pays toujours techniquement en guerre.

Les discussions se tenaient à Panmunjom, village frontalier où fut signé le cessez-le-feu, dans la zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule.

La délégation nord-coréenne a traversé à pied la ligne de démarcation militaire pour se rendre à la Maison de la paix, le lieu des entretiens côté sud-coréen, à quelques mètres de l’endroit où un transfuge a fait défection voici deux mois sous une pluie de balles.

– Poignée de mains –

Le ministre sud-coréen de l’Unification Cho Myoung-Gyon et le responsable de la délégation nord-coréenne Ri Son-Gwon se sont serré la main avant d’entrer dans le bâtiment, puis de nouveau à la table des négociations.

Conformément aux usages nord-coréens, M. Ri arborait un badge orné du portrait du père fondateur de la Corée du Nord, Kim Il-Sung, et de celui de son fils et successeur Kim Jong-Il.

M. Cho, lui, portait un badge aux couleurs sud-coréennes.

Séoul avait profité de la rencontre pour demander que soit organisée parallèlement aux JO une réunion des familles séparées par la guerre (1950-53), l’un des héritages les plus douloureux du conflit. La Corée du Sud a également appelé à des pourparlers entre Croix-Rouge des deux pays.

« Offrons au peuple un cadeau précieux pour le Nouvel an », a lancé le Nord-Coréen. « On dit qu’un voyage entrepris à deux dure plus longtemps qu’un voyage solitaire ».

L’atmosphère semblait plus détendue qu’à l’ordinaire. « Le peuple souhaite ardemment voir le Nord et le Sud aller vers la paix et la réconciliation », a répondu le Sud-Coréen.

Un ton qui tranche singulièrement avec la rhétorique en usage ces derniers temps, avec les insultes personnelles et les menaces de guerre échangées par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un et le président américain Donald Trump.

Depuis deux ans, la situation sur la péninsule s’est dégradée, le Nord menant trois nouveaux essais nucléaires et multipliant les tirs de missile.

Séoul s’efforce de présenter les JO qui auront lieu à tout juste 80 kilomètres de la DMZ comme les « Olympiades de la paix », mais pour que l’expression prenne son sens, la participation du Nord était essentielle.

Les pourparlers font suite à la main tendue le jour du Nouvel An par M. Kim en vue des JO. La semaine dernière, le téléphone rouge entre les deux voisins a été rétabli après près de deux ans de silence.

Reste encore à déterminer si les représentants des deux pays feront une entrée commune lors des cérémonies d’ouverture et de clôture, comme à Sydney en 2000, à Athènes en 2004 et à Turin en 2006.

La taille de la délégation nord-coréenne, de même que son hébergement, qui devrait être financé par Séoul, doivent aussi être fixés.

– Pom-pom girls –

Seuls deux athlètes nord-coréens s’étant qualifiés, le Nord devrait envoyer au Sud un imposant contingent de pom-pom girls, selon les experts.

Les médias sud-coréens ont laissé entendre que Pyongyang pourrait envoyer d’éminents représentants, dont la petite soeur de Kim Jong-Un, Yo-Jong, haute dirigeante du parti unique au pouvoir.

Les deux parties avaient exprimé leur souhait d’évoquer des thèmes au-delà de l’olympisme.

Pyongyang a jusqu’à présent renvoyé Séoul dans ses cordes s’agissant des familles, réclamant au préalable le rapatriement par le Sud de Nord-Coréens.

« Les deux parties vont parvenir sans problème à un accord sur Pyeongchang mais que se passera-t-il après? », s’était interrogé Koh Yu-Hwan, professeur à l’Université Dongguk. « Il ne sera pas facile de parvenir à un accord immédiat sur les questions relatives à l’amélioration des relations intercoréennes ».

On ignore si le Nord a cherché à discuter de l’arrêt définitif des exercices militaires conjoints entre Séoul et Washington.

Les États-Unis et la Corée du Sud avaient accepté la semaine dernière de reporter leurs manœuvres Foal Eagle et Key Resolve jusqu’à l’après-JO dans le but d’apaiser les tensions.

M. Trump s’est félicité ce week-end de la reprise des discussions, espérant qu’elles aillent « au-delà » des JO. Il s’est aussi dit prêt à s’entretenir avec M. Kim.

Romandie.com avec(©AFP / 09 janvier 2018 14h41)                

En Chine, l’interminable guerre froide entre Coréens

janvier 8, 2018

Un homme passe devant un restaurant nord-coréen à Shenyang, dans la province du Liaoning, au nord-est de la Chine, le 7 janvier 2018 / © AFP / Chandan KHANNA

Les deux Corées entament mardi des discussions exceptionnelles. Mais dans une ville de Chine, l’un des seuls pays au monde où elles cohabitent, les deux communautés se regardent en chiens de faïence.

Les nations rivales sont séparées par une des frontières les plus militarisées du monde, mais dans le quartier coréen de Shenyang, une grande ville du nord-est de la Chine, les commerces ouverts par leurs expatriés respectifs coexistent à quelques mètres les uns des autres.

Bière, poulet frit, cosmétiques ou encore vêtements branchés: dans les rues, magasins et restaurants sont recouverts de panneaux et d’inscriptions en coréen.

Un paysage qui pourrait bientôt changer: mardi prend fin l’ultimatum lancé par la Chine aux entreprises nord-coréennes présentes dans le pays. Celles-ci doivent fermer, en application des sanctions de l’ONU décidées suite aux essais nucléaires et balistiques de Pyongyang.

Le même jour, des responsables des deux Corées doivent se rencontrer à la frontière entre les deux pays, une première depuis décembre 2015. Un climat de réchauffement après des mois de tensions et des risques de conflit nucléaire.

Mais à Xita, le quartier coréen de Shenyang, les relations restent glaciales.

« Nous faisons partie du même peuple, d’une grande famille. Mais leur manière de penser est différente de la nôtre », résume une serveuse nord-coréenne qui travaille au restaurant Pyongyang Rungrado.

Elle vit dans le quartier depuis trois ans, mais n’a jamais adressé la parole à un Sud-Coréen.

– ‘Aucune envie’ –

Dans la même rue, la propriétaire du restaurant sud-coréen « Entrepôt numéro 8 » dit n’avoir aucun contact avec les patrons des deux établissements nord-coréens situés juste à côté.

« Je n’ai aucune envie de leur parler », s’exclame Jin Meihua, 43 ans, qui sert de l’anguille et de la viande grillée à ses clients.

Shenyang, peuplée de 8,3 millions d’habitants, est la grande ville chinoise la plus proche de la frontière avec la Corée du Nord. De nombreux Chinois d’origine coréenne y résident.

La ville est devenue une destination prisée de l’élite nord-coréenne. Tout naturellement, les restaurants et hôtels ouverts par leurs compatriotes et destinés à les accueillir y ont poussé comme des champignons.

Du côté des commerçants sud-coréens, les boutiques de mode séoulienne, très appréciée en Chine, ont fleuri dans les rues du quartier.

Mais la géopolitique régionale a durement frappé les affaires des deux communautés.

Les entreprises sud-coréennes ont été la cible de mesures de rétorsion de Pékin l’an dernier, après la décision de Séoul de déployer sur son territoire le système antimissile américain Thaad. La Chine le considère comme une menace à sa propre force de dissuasion.

Résultat: de nombreux Sud-Coréens ont fait faillite et sont partis, racontent des habitants du quartier.

« Les affaires ne marchent pas fort », raconte Jin Zhenyou, un serveur chinois d’ethnie coréenne qui travaille dans un restaurant sud-coréen.

– Socialistes et capitalistes –

Les entreprises nord-coréennes, elles, ont été sommées par le ministère chinois du Commerce de fermer leurs portes au plus tard mardi. Pyongyang aurait ouvert au total une centaine de restaurants en Chine, selon certaines estimations.

Dans le quartier coréen de Shenyang, un seul a semble-t-il déjà fermé. Mais des serveuses d’autres établissements assurent qu’aucune fermeture n’est prévue.

Les Chinois d’ethnie coréenne pourraient combler le fossé entre les représentants des deux pays. Mais même pour eux, se lier d’amitié avec des Nord-Coréens est difficile.

« Ils n’aiment pas les Sud-Coréens. Ils ne mangent jamais dans nos restaurants. Il n’y a aucun point commun », tranche Mme Jin, la patronne du restaurant.

Sur le trottoir d’en face, la serveuse venue du Nord dit n’avoir aucune envie de parler à ses frères du Sud.

« Nous sommes un pays socialiste. Eux sont capitalistes », se justifie-t-elle. « On travaille dur les uns pour les autres. Alors qu’eux travaillent pour eux, pour leur propre vie. Nous ne sommes pas comme ça ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 janvier 2018 13h37)                

Défection d’un soldat nord-coréen, des images spectaculaires rendues publiques

novembre 21, 2017

Séoul – De dramatiques images ont été diffusées mercredi montrant la défection rare le 13 novembre d’un militaire nord-coréen franchissant en courant la frontière avec le Sud sous les balles des soldats du Nord.

Très grièvement blessé et secouru côté Sud, le militaire qui est passé au niveau de la « zone commune de sécurité » (JSA) à Panmunjom – seul secteur de la Zone démilitarisée (DMZ) où les deux armées rivales se font face- est toujours soigné dans un hôpital sud-coréen.

Le Commandement des Nations unies en Corée (UNC) a rendu publiques mercredi de spectaculaires images de vidéosurveillance montrant la fuite du militaire nord-coréen qui est poursuivi par d’autres soldats, dont un qui franchit même la ligne de démarcation militaire (LDM) avec le Sud, effectuant quelques pas avant d’hésiter et de s’en retourner au Nord.

Le militaire blessé est ensuite secouru par trois militaires sud-coréens qui se sont portés auprès de lui en rampant.

Il est très rare que des militaires nord-coréens passent au Sud par la JSA, qui est une attraction touristique majeure pour les étrangers visitant la Corée du Sud.

Les images montrent d’abord une jeep conduite par le défecteur roulant à vive allure sur une route totalement déserte menant au village frontalier de Panmunjom, avant de s’immobiliser près de la ligne de démarcation.

Le militaire sort du véhicule et s’élance en courant, poursuivi par plusieurs soldats nord-coréens qui lui tirent dessus.

Le colonel Chad Carroll, porte-parole de l’UNC a déclaré aux journalistes que les images montraient un garde « courant pendant quelques secondes au-delà de la LDM avant de repartir du côté Nord ».

L’UNC a « demandé une réunion pour discuter de notre enquête et des mesures pour empêcher de telles violations futures », a-t-il ajouté en référence à cette incursion qui enfreint l’accord d’armistice de 1953.

« Les conclusions clé de l’équipe spéciale d’enquête sont que l’APC (Armée nord-coréenne) a violé l’accord d’armistice en tirant au-delà de la LDM et en franchissant temporairement la LDM », a-t-il ajouté.

Cette défection est intervenue à un moment particulièrement tendu dans la péninsule, en raison de la poursuite des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord.

Romandie.com avec(©AFP / 22 novembre 2017 04h02)                                            

Corée Nord: des pirates volent des centaines de documents militaires sud-coréens

octobre 10, 2017

Des pirates informatiques nord-coréens ont volé des centaines de documents militaires sud-coréens classifiés, y compris des plans d’action élaborés avec Washington dans l’éventualité d’une guerre / © AFP/Archives / Kirill KUDRYAVTSEV

Des pirates informatiques nord-coréens ont volé des centaines de documents militaires sud-coréens classifiés, y compris des plans d’action élaborés avec Washington dans l’éventualité d’une guerre, rapporte un quotidien sud-coréen.

Le Chosun Ilbo relate en citant le député du Parti démocrate au pouvoir Rhee Cheol-Hee que des pirates nord-coréens sont parvenus à entrer sur l’intranet de l’armée en septembre 2016 et y ont saisi 235 gigabytes de données sensibles.

Parmi ces documents figurent le Plan Opérationnel 5015, le dernier plan d’action américano-sud-coréen conçu dans l’éventualité d’une guerre avec le Nord, qui comporte notamment des projets d’attaques pour supprimer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

M. Rhee n’était pas joignable dans l’immédiat. Mais son bureau a indiqué qu’il avait été correctement cité par le journal.

Ces informations sont rendues publiques au moment où les tensions sont très élevées sur la péninsule, du fait des échanges de menaces répétées entre le président américain Donald Trump et la Corée du Nord, qui poursuit ses programmes nucléaires et balistiques en dépit des sanctions internationales.

M. Rhee a indiqué que selon le ministère de la Défense, 80% des documents manquants devaient encore être identifiés. Mais le plan d’urgence des forces spéciales a été volé, a-t-il dit, de même que des détails sur les exercices militaires annuels américano-sud-coréens et des informations sur des installations militaires clés et des centrales électriques.

Un porte-parole de l’armée s’est refusé à confirmer ou infirmer ces informations, au nom du secret défense.

La Corée du Nord compte une unité d’environ 6.800 spécialistes des cyberattaques, selon le ministère sud-coréen de la Défense. Elle a été accusée de nombreuses attaques informatiques de grande ampleur, et notamment celle menée en 2014 contre Sony Pictures.

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2017 12h23)