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Variante du coronavirus : premier cas détecté en Suède

décembre 26, 2020

Des cas confirmés du variant britannique ont aussi été signalés en Espagne, en France, en Allemagne, au Danemark et au Liban.

Un premier cas de contamination à la nouvelle variante du coronavirus circulant au Royaume-Uni a été détecté en Suède, ont annoncé ce samedi 26 décembre les autorités sanitaires.

La variante a été détectée «sur une personne qui a voyagé depuis le Royaume-Uni», a indiqué l’Agence de santé publique suédoise dans un communiqué. Il s’agit «d’un premier cas isolé» dans le pays.

«Ce n’était pas inattendu. Nous savons que cette variante existe au Royaume-Uni depuis septembre et qu’elle a également été signalée dans d’autres pays d’Europe sous la forme de cas isolés», a expliqué Karin Tegmark Wisell, l’une des responsables de l’agence, citée dans le communiqué.

La Suède a prolongé mercredi et jusqu’au 31 décembre la suspension des vols en provenance du Royaume-Uni après l’apparition de cette nouvelle souche jugée par les autorités britanniques plus contagieuse.

Des cas confirmés du variant britannique ont aussi été signalés samedi 26 décembre en Espagne (quatre cas), après déjà l’annonce vendredi 25 décembre de personnes contaminées en France, en Allemagne et au Liban. Au Danemark, pays voisin de la Suède, les autorités sanitaires ont annoncé plus tôt cette semaine avoir enregistré un total de 33 cas de contamination par ce même variant du virus Covid-19.

«Les nouveaux chiffres indiquent qu’il y a maintenant une infection sociétale au Danemark avec la variante anglaise. Cependant, c’est à un niveau bas», a indiqué l’institut danois chargé des maladies SSI. Les autorités danoises soulignent qu’elles ont de meilleures capacités de séquençage que la plupart des autres pays, et donc de plus grandes chances d’identifier des cas.

Par Le Figaro avec AFP

Une troisième nouvelle variante du coronavirus aurait été découverte au Nigeria

décembre 25, 2020

NAIROBI, Kenya — Une autre nouvelle variante du coronavirus semble avoir émergé au Nigeria, mais une enquête plus approfondie est nécessaire pour le confirmer.

© Fournis par La Presse Canadienne

Cette découverte accroît l’inquiétude entourant la pandémie après l’annonce de nouvelles variantes similaires au Royaume-Uni et en Afrique du Sud, qui ont mené à l’imposition rapide de nouvelles restrictions sur les déplacements internationaux au cours des derniers jours.

«C’est une lignée distincte de celles Royaume-Uni et de l’Afrique du Sud», a déclaré jeudi John Nkengasong, qui dirige les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, une agence de santé publique de l’Union africaine. 

Il a précisé que des experts au Nigeria et au Centre africain d’excellence en génomique et en maladies infectieuses analyseraient d’autres échantillons pour avoir une idée plus claire de cette potentielle nouvelle variante.

«Donnez-nous du temps. (…) Il est encore très tôt», a-t-il dit.

L’identification de cette apparente nouvelle variante s’appuie sur deux ou trois séquences génétiques, a précisé le docteur Nkengasong, mais avec la nouvelle variante découverte en Afrique du Sud la semaine dernière, cela a suffi pour déclencher une réunion d’urgence des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies cette semaine.

La variante du Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, a été trouvée dans deux échantillons de patients collectés le 3 août et le 9 octobre dans l’État d’Osun, dans le sud-ouest du pays, selon un document de travail consulté par l’Associated Press.

Contrairement à la variante analysée au Royaume-Uni, «nous n’avons pas observé une montée aussi rapide de la lignée au Nigeria et nous n’avons aucune preuve indiquant que la variante P681H contribue à une transmission accrue du virus au Nigeria. Cependant, la différence relative d’échelle de la surveillance génomique au Nigeria par rapport au Royaume-Uni peut impliquer une capacité réduite de détecter de tels changements», indique le document.

La nouvelle variante du virus en Afrique du Sud, où le nombre d’infections confirmées approche le million, est maintenant prédominante dans ce pays, selon le docteur Nkengasong. Cette variante se transmet rapidement et sa charge virale est plus élevée, mais les experts ne savent pas encore si elle provoque des symptômes plus graves, a-t-il expliqué.

«Nous pensons que cette mutation n’aura pas d’effet» sur le déploiement des vaccins contre la COVID-19 sur le continent, a-t-il cependant affirmé.

Le ministre sud-africain de la Santé a annoncé un «taux de propagation alarmant» dans le pays, avec plus de 14 000 nouveaux cas confirmés et plus de 400 décès signalés mercredi. Il s’agissait de la plus forte augmentation du nombre de cas en une seule journée dans ce pays.

«Il n’y a aucun signe pour le moment que nous ayons atteint un sommet. Il y a encore une croissance exponentielle», a affirmé le spécialiste des maladies infectieuses Richard Lessells à l’Associated Press. Il a estimé que l’Afrique du Sud devait redoubler d’efforts pour lutter contre le virus «car déjà, de nombreux hôpitaux dans de nombreuses régions du pays sont extrêmement sollicités».

Mais dans un grand nombre de pays d’Afrique, les mesures sévères imposées au début de la pandémie, qui ont causé de graves difficultés économiques à des millions de personnes travaillant dans le secteur informel, ne sont plus appliquées.

Le continent africain compte désormais plus de 2,5 millions de cas confirmés, soit 3,3 % des cas mondiaux. Les infections à travers le continent ont augmenté de 10,9 % au cours des quatre dernières semaines, selon le docteur Nkengasong, y compris une augmentation de 52 % au Nigeria et de 40 % en Afrique du Sud.

Avec La Presse Canadienne par Cara Anna, The Associated Press

Covid-19 : les pays d’Europe qui se reconfinent, là où la révolte gronde

novembre 1, 2020

À Rome, Madrid et Vienne, des manifestations ont eu lieu pour dénoncer les restrictions imposées par les différents gouvernements.

Redevenus l’épicentre de la pandémie de coronavirus, les pays européens multiplient les restrictions ou restaurent le confinement, suscitant la montée de l’impatience de leurs populations ou une révolte ouverte, comme en Espagne où les manifestations se multiplient.

Sur l’ensemble de l’Europe, le nombre de cas supplémentaires enregistrés a bondi de 41% en une semaine, représentant la moitié des cas signalés ces sept derniers jours dans le monde. Une flambée des cas qui risque de submerger les hôpitaux et a poussé les gouvernement à restreindre à nouveau la liberté de mouvement de leurs citoyens et à fermer des pans entiers de l’économie, notamment dans la culture et le commerce.

Face à ces restrictions et à la crainte de casse sociale accrue, des défilés ont eu lieu samedi soir 31 octobre, pour la deuxième nuit consécutive, dans plusieurs villes espagnoles, suivis d’affrontements avec la police et d’actes de vandalisme et de pillage.

Les troubles les plus importants se sont produits à Madrid, où de nombreux manifestants scandant «Liberté!» ont mis le feu à des bennes à ordures et érigé des barricades de fortune sur la Gran Via, la principale artère du centre de la capitale.

L’opposition aux mesures de restrictions a aussi donné lieu à des heurts samedi soir à Rome entre la police et des centaines de manifestants, après des incidents similaires la veille à Florence et dans d’autres grandes villes ces derniers jours.

Colère des commerçants

En France, où un reconfinement d’un mois a été mis en place vendredi jusqu’au 1er décembre, la colère des petits commerçants jugés non essentiels et donc contraints de fermer, est de plus en plus vive : ils dénoncent la concurrence déloyale des grandes surfaces – autorisées à rester ouvertes – et des plateformes en ligne, dont Amazon. Le premier ministre pourrait cependant décider la fermeture dans les grandes surfaces «des rayons de produits qui ne sont pas de première nécessité», a annoncé dimanche le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe avec au moins 46.555 morts, le premier ministre Boris Johnson a annoncé un reconfinement de l’Angleterre à partir de jeudi et jusqu’au 2 décembre (sachant que le Pays de Galles était déjà confiné, et l’Irlande du Nord en confinement partiel). Et selon son ministre Michael Gove dimanche, il pourrait être prolongé au-delà, ce qui alimente l’angoisse des milieux économiques.

Ce reconfinement est «un cauchemar avant Noël», s’est ainsi alarmée Helen Dickinson, directrice générale de la fédération des commerçants britanniques British Retail Consortium (BRC).

En Autriche, «un second confinement est mis en place à compter de mardi et ce jusqu’à fin novembre», a annoncé le chancelier Sebastian Kurz. Le pays de 8,8 millions d’habitants enregistre désormais plus de 5000 cas quotidiens, contre seulement 1000 début octobre, pour 1109 décès depuis l’émergence de la pandémie.

En Belgique, pays au monde où le coronavirus circule le plus, le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, a appelé la population à ne pas faire de shopping ce dimanche, à la veille d’un durcissement du confinement pour six semaines. De longues files d’attente ont été observées samedi dans certains magasins ou rues commerçantes. Ces files «sont dangereuses et c’est justement ce que nous ne voulons pas voir», a déclaré Frank Vandenbroucke.

En Allemagne, qui a également durci les restrictions pour ralentir la pandémie, le monde de la culture, qui doit fermer ses portes pour plusieurs semaines, se sent particulièrement mal loti. «Ces derniers mois, nous avons l’impression d’avoir moins de valeur que les voitures, les avions ou les footballeurs», ont dénoncé de nombreux chanteurs et artistes dans une lettre ouverte.

«Sauver Noël»

La Grèce a décidé un confinement partiel d’un mois à Athènes et dans les autres grandes ville du pays à partir de mardi. Comme ailleurs, l’objectif est d’«essayer de sauver les fêtes de Noël», a expliqué le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.

En Italie, le gouvernement a imposé ces derniers jours ce que les médias qualifient de «semi-confinement»: un couvre-feu dans plusieurs grandes régions, la fermeture des bars et des restaurants à 18h00, ainsi que celle des salles de sport, de cinéma et de concert. Selon la presse italienne, le gouvernement envisage d’annoncer lundi un confinement des grandes villes du pays, à commencer par Milan et Naples. «La courbe épidémiologique est encore très élevée», a déclaré le ministre de la Santé, Roberto Speranza, adepte d’un confinement généralisé. «Soit on la plie, soit on est dans le pétrin».

Les pays européens constituent la troisième région la plus touchée avec 10,46 millions de cas, derrière l’Amérique latine et les Caraïbes (11,3 millions de cas) et l’Asie (10,57).

Par Le Figaro avec AFP

Allemagne : le ministre de la Santé testé positif au Covid-19

octobre 21, 2020

CORONAVIRUS: LE MINISTRE ALLEMAND DE LA SANTÉ CONTAMINÉ, MIS À L'ISOLEMENT

Le ministre allemand de la Santé Jens Spahn a été testé positif au nouveau coronavirus mercredi 21 octobre, et s’est mis en quarantaine, a annoncé son ministère dans un communiqué.

«Jens Spahn a été testé positif au nouveau coronavirus en début d’après-midi, (…) mais ne présente pour le moment que des symptômes de rhume», a indiqué un porte-parole du ministère. Le ministre s’est «isolé à son domicile», a-t-il ajouté. «L’ensemble des cas contacts sont en train d’être informés», précise la même source.

Samedi, c’est le président allemand, Franck-Walter Steinmeier, qui s’est mis en quarantaine, après que l’un de ses gardes du corps a été contrôlé positif au Covid-19. Depuis, deux tests se sont révélés négatifs.

L’Allemagne, comme l’ensemble des pays européens, fait face depuis plusieurs semaines à une forte augmentation des cas d’infection au Covid-19. Face au rebond épidémique, les autorités allemandes ont durci les mesures contre la pandémie, adoptant notamment des interdictions de rassemblement. Des restrictions locales ont également été décidées, comme à Berlin, où le port du masque a été imposé dans certaines rues fréquentées.

Le pays, salué pour sa gestion de la première vague au printemps, a battu ces derniers jours plusieurs records de nouvelles contaminations en 24h00. Il a déclaré mercredi 7.795 cas supplémentaires de Covid-19 par rapport à la veille

Par Le Figaro avec AFP

                                      

Maroc : l’hôpital public au bord de la crise de nerfs

octobre 21, 2020
Sous pression en raison de la pandémie de Covid-19, les médecins du secteur public dénoncent leurs conditions de travail.

Alors que la crise sanitaire met le secteur sous tension, le gouvernement doit faire face à une grogne croissante des médecins.

Le temps où le Maroc se targuait de sa gestion exemplaire de la crise sanitaire du Covid-19 semble bien révolu. Depuis fin juillet, la pandémie a pris une nouvelle ampleur et fait des ravages : les cas recensés atteignent chaque semaine des records (plus de 175 000 cas cumulés) et les décès se comptent désormais par dizaines quotidiennement (près de 2500 en tout).

Et les perspectives sont loin d’être rassurantes : une dernière étude du Haut commissariat au plan (HCP) anticipe jusqu’à 500 000 cas d’ici mars prochain. Surtout, l’organisme s’alarme de « la saturation » du système sanitaire national si le cap des 31 000 cas actifs est atteint. Alarmant, sachant qu’on en compte déjà 26 000 actuellement.

Alors que la situation épidémique est préoccupante, les tensions entre les médecins du public et le gouvernement reprennent de plus belle. Après la trêve annoncée au début de la crise sanitaire, le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) déterre la hache de guerre : une grève nationale de 48 heures est prévue à partir du 4 novembre, avec l’organisation de sit-in simultanés aux quatre coins du pays.

Ce débrayage devrait néanmoins épargner les urgences, ainsi que les services de réanimation où sont déjà actuellement admis 540 patients atteints du Covid-19.

Revendications

« Nos revendications sont toujours les mêmes depuis des années : l’amélioration de la situation financière des médecins ainsi que leurs conditions du travail », synthétise Abdellah El Montadar Alaoui, secrétaire général du SIMSP. Comme ses collègues de l’hôpital public, il se dit déçu de voir les autorités de tutelle renier leurs engagements.

Le 6 août dernier, le ministre de la Santé — qui recevait pour la première fois ce syndicat — répondait favorablement à l’une de ses principales revendications. Khalid Aït Taleb s’est engagé via un communiqué de presse à ajuster « dans les plus brefs délais » les salaires des médecins sur l’indice 509 de la grille salariale de la fonction publique.

Une injustice qui aurait du être réparée il y a bien longtemps, sachant qu’un médecin généraliste est rémunéré actuellement au même échelon qu’un titulaire de master (indice 336), alors qu’avec leur bac+8, les médecins peuvent prétendre au statut de docteur (échelon 509).

LE GOUVERNEMENT TOURNE LE DOS AU CORPS MÉDICAL, QUI SE RETROUVE OTAGE DE CALCULS POLITICIENS

« Plusieurs semaines après que le ministre nous a assuré que cette revendication est juste et acquise, aucune mesure n’a été prise », assure Abdellah El Montadar Alaoui. « Le gouvernement tourne le dos au corps médical, qui se retrouve otage de calculs politiciens ou de guerres intestines au sein de la majorité ».

Résultat, le bureau national du SIMSP a décidé de relancer le mouvement de contestation, suspendu depuis le déclenchement de la crise sanitaire. Concrètement, les médecins ont décidé de remettre les blouses noires ornées du brassard 509 et d’entamer des sit-in devant le parlement ainsi que des veillées devant les ministères de la Santé et des Finances.

Les médecins brandissent même à nouveau le spectre des démissions collectives. « Si le gouvernement ne veut pas nous assurer de bonnes conditions pour travailler, qu’il nous libère alors. Nous ne pouvons plus rester otage de ce système sanitaire défaillant, tout en devant le justifier auprès des citoyens », s’insurge le syndicaliste. Pendant ce temps, le département de la Santé continue de faire la sourde oreille.

Avec Jeune Afrique par Fahd Iraqi

Au Gabon, la fronde des chrétiens face aux mesures anti-Covid

octobre 21, 2020
Une église de Libreville, au Gabon.

Les tensions s’accentuent entre les chrétiens et le gouvernement gabonais autour de la date de réouverture des lieux de culte. Prêtres et pasteurs s’affirment déterminés à célébrer les offices dès le 25 octobre, malgré le risque d’amendes.

Les âpres négociations menées depuis plusieurs mois entre le gouvernement et les principaux responsables chrétiens du Gabon pour l’ouverture des lieux de culte vont-elles déboucher sur un conflit ouvert ?

Après six mois de fermeture des temples et églises en raison des contraintes sanitaires liées au coronavirus dans ce pays majoritairement chrétien, les prêtres catholiques et les pasteurs protestants semblent bel et bien décidés à reprendre les offices religieux à compter du 25 octobre – contre l’avis du gouvernement qui, lui, a fixé la réouverture des lieux de culte au 30 octobre.

« Quitter la peur »

L’archevêque de Libreville a encore enfoncé le clou, ce dimanche 18 octobre, dans une homélie filmée et diffusée sur internet à l’intention des fidèles qui ne peuvent plus se rendre dans les églises. « Le 25 octobre, aucune porte de nos paroisses ne restera fermée », a lancé Mgr Jean-Patrick Iba-Bâ, chasuble verte sur les épaules, alors qu’il célébrait l’office dans la cathédrale Sainte-Marie.

Un discours dans la droite ligne de celui de Mgr Jean-Vincent Ondo Eyene, évêque d’Oyem. « Il vaut mieux mourir martyr que de laisser Dieu se faire insulter. Je nous le redis, quittons la peur ! Un évêque reste un serviteur de Dieu. Il ne doit pas se laisser berner par le pouvoir », avait-il lancé lors de la conférence épiscopale du Gabon, le 4 octobre.

C’est cependant Mgr Jean-Patrick Iba-Bâ, qui a remplacé Mgr Basile Mvé Engone à la tête du diocèse de Libreville en mars dernier, qui semble mener la fronde. Dans un courrier daté du 13 octobre dans lequel il détaille son « décret », il avait déjà annoncé « l’ouverture de toutes les paroisses de l’archidiocèse de Libreville » pour le 25 octobre et promis la célébration des messes « dans toutes les paroisses, aux heures habituelles ».

Pas avant le 30 octobre

Trois jours plus tard, Lambert-Noël Matha, le ministre de l’Intérieur, était revenu à la charge pour réitérer l’intention du gouvernement de fixer la date de réouverture des lieux de culte au 30 octobre.

Ce dernier a par ailleurs précisé les conditions dans lesquelles pourraient être célébrés les cultes : « la délivrance d’une autorisation spéciale par le ministre de la Santé et celui de l’Intérieur » sera nécessaire, un maximum de 30 fidèles sera accepté par office religieux, la distanciation physique devra être respectée – les accolades seront donc interdites – et, pour les catholiques, la communion est suspendue.

« La durée maximale de chaque célébration doit varier entre 45 minutes et une heure », et les lieux de culte ne sont autorisés à ouvrir qu’un seul jour par semaine, a en outre précisé le ministre. Ensuite, « le paiement de la dîme se fera par voie électronique, transfert, ou dans une enveloppe fermée. En outre, les fidèles [devront] également remplir un fichier électronique pour donner les renseignements personnels qui permettraient de prévenir ou de retrouver des cas contacts [s’il y avait] contamination ».

« Deux poids, deux mesures »

Les catholiques ne sont pas les seuls responsables religieux que le gouvernement peine à convaincre. Depuis des mois, la Fédération libre des assemblées et ministères évangéliques (Flame), emmenée par le révérend Louis Mbadinga, demande la réouverture des Églises de réveil.

Le pasteur protestant Pierre Bongolo, qui officie à Libreville, s’étonne ainsi de constater « deux poids, deux mesures » entre les contraintes imposées aux lieux de culte et celles, plus légères, qui pèsent sur les marchés et supermarchés, les écoles ou encore les administrations. « Qu’on demande au secteur publique de travailler une fois par semaine, on verra bien ! »

CELA RESSEMBLE À UNE VOLONTÉ DE TOUT CONTRÔLER, UNE PRIVATION DE LIBERTÉS

« Cela ressemble à une volonté de tout contrôler, une privation de libertés », se plaint le pasteur Georges Bruno Ngoussi, de l’église Nazareth. Figure de la société civile gabonaise, le pasteur évoque même une « arnaque ». « J’ai entendu qu’il faut des tests de dépistage, or ceux-ci coûtent 5 000 F CFA [7,6 euros]. Comment un Gabonais qui a parfois du mal à gagner 1 000 F CFA par jour va-t-il faire pour payer son test ? » s’interroge-t-il. Le pasteur se dit prêt à braver l’interdiction d’ouvrir les lieux de culte, le 25 octobre, sans craindre les sanctions prévues, parmi lesquelles une amende de 5 millions de F CFA.

La communauté musulmane, de son côté, n’est pas montée au créneau, saluant au contraire la réouverture des lieux de culte à la fin du mois. « C’est un grand pas d’avoir ouvert nos mosquées. Nous remercions les autorités pour cette évolution », a déclaré sur la télévision nationale l’imam Youssouf Nziengui, membre du Conseil supérieur des affaires islamiques.

Enfin, les pratiquants du bwiti, la spiritualité traditionnelle du Gabon, sont toujours soumis, officiellement, aux limitations des rassemblements fixées à 30 personnes. Ils ne se sont pas exprimés ouvertement pour demander un allègement des mesures barrières.

Avec Jeune Afrique par Caroline Chauvet

Afrique du Sud: le ministre de la Santé positif au Covid

octobre 19, 2020

Le ministre sud-africain de la Santé Zweli Mkhize a annoncé dimanche soir avoir été testé positif au Covid, deux jours après que le pays ait franchi le cap des 700.000 cas recensés. Il est le cinquième membre du gouvernement à avoir contracté le nouveau coronavirus, après ses collègues du Commerce, du Travail, des Ressources minières et de la Défense.

«Je tiens à informer le public que cet après-midi mon épouse et moi-même avons reçu un résultat positif au Covid-19», a écrit le ministre, affirmant avoir été testé la veille après une fatigue inhabituelle et une perte d’appétit. Le ministre, qui s’est placé en quarantaine chez lui, précise avoir été en contact cette dernière semaine «avec quelques membres de notre famille et de mon équipe du ministère de la Santé», qui ont été informés de la nouvelle. «On leur a conseillé de s’isoler immédiatement chez eux et de se faire tester», a précisé le ministre, qui a été en première ligne pendant l’épidémie de coronavirus qui a connu son pic en juillet-août dans le pays.

L’Afrique du Sud compte 43% des cas de Covid-19 sur le continent africain. Toutefois la progression de 2% des cas en Afrique du Sud reste plus faible que celle 7% de l’ensemble du continent au cours du mois passé, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). Le pays a comptabilisé 18.370 décès liés à la maladie. Les strictes mesures de confinement et les restrictions de voyage mises en place ont été assouplies, mais Zweli Mkhize a redemandé une nouvelle fois dimanche aux Sud-Africains de rester vigilants car le «risque existe» de voir apparaître «une deuxième vague».

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19 : plus de 400.000 cas de contaminations en 24h dans le monde, un record

octobre 16, 2020

Plus de 400.000 nouveaux cas de contaminations par le Covid-19 ont été annoncés dans le monde sur la seule journée de jeudi, un record selon le comptage réalisé vendredi 16 octobre par l’AFP à partir des bilans fournis par les autorités de santé. Au total, 404.758 nouvelles infections ont été déclarées, pour 6086 nouveaux décès.

Cette augmentation du nombre de cas déclarés dans le monde ne s’explique qu’en partie par la hausse du nombre de tests réalisés depuis la première vague de l’épidémie en mars-avril dans le monde.

Deuxième vague

En Europe, mais également aux Etats-Unis et Canada, le nombre de cas détectés a fortement progressé en une semaine, respectivement de 44% et 17% par rapport à la semaine précédente. En Europe, le nombre maximal de cas recensés depuis le début de la pandémie a même été atteint jeudi, avec plus de 150.000 nouveaux cas dans la région.

Plusieurs pays du continent estiment être entrés dans une deuxième vague de l’épidémie. Le nombre de décès enregistrés reste encore loin des niveaux atteints en avril (plus de 4000 décès quotidiens étaient alors recensés en moyenne), mais après un ralentissement cet été (moins de 400 décès par jour en juillet), la semaine passée a vu la région dépasser de nouveau une moyenne de 1000 décès quotidiens.

Aux Etats-Unis, où le nombre de cas annoncés avait reflué en septembre, après un pic vers la mi-juillet, les contaminations sont également reparties à la hausse, avec une moyenne de plus de 50.000 nouveaux cas quotidiens ces sept derniers jours, et un pic jeudi à plus de 70.000.

Par Le Figaro avec AFP

France/Coronavirus: 90 acteurs du monde du sport, dont Zidane, réclament la réouverture des salles de sport

octobre 10, 2020

Sans nier la gravité de la pandémie, le texte «dénonce des décisions infondées, sur le plan sanitaire, social et économique» et un «message erroné, anxiogène et aux conséquences désastreuses».

Zinedine Zidane et 90 acteurs du monde du sport réclament aux pouvoirs publics la réouverture des salles de sport, dénonçant «des décisions infondées» et une «stigmatisation» injuste, dans une tribune mise en ligne samedi sur le site du Journal du dimanche.

Depuis une quinzaine de jours, en raison de la reprise de l’épidémie de Covid, de nouvelles restrictions sanitaires ont conduit à la fermeture des salles de sport, des gymnases et des piscines, excepté pour les moins de 18 ans, dans plusieurs grandes villes de France.

«Nous, professionnels de l’encadrement de l’activité physique et sportive, sportifs de haut niveau et professionnels de la santé, déplorons la stigmatisation des lieux de pratique d’activité physique et sportive comme vecteurs de propagation de la pandémie actuelle», écrivent les signataires de la tribune.

Outre Zidane, plusieurs sportifs de haut niveau, dont notamment Stéphane Diagana, champion du monde d’athlétisme, Marie-Amélie Le Fur, athlète paralympique et présidente du comité paralympique français, Alizé Cornet, joueuse de tennis, Stéphane Traineau, champion du monde de judo, figurent parmi les signataires de cette tribune, aux côtés de plusieurs médecins du sport et dirigeants de salles sportives.

Sans nier la gravité de la pandémie, le texte «dénonce des décisions infondées, sur le plan sanitaire, social et économique» et un «message erroné, anxiogène et aux conséquences désastreuses». «Dans le respect des protocoles actuels en vigueur, le risque de pratiquer une activité physique et sportive dans un établissement dédié, salle ou gymnase, n’est pas démontré scientifiquement. Aucun cluster issu de ces structures n’a d’ailleurs été signalé à date par les Agences Régionales de Santé (ARS)», est-il souligné. Mieux, «il est formellement démontré que dans d’autres épisodes épidémiques d’infection, les personnes pratiquant régulièrement une activité physique ou sportive (…), étaient moins gravement atteintes».

Rappelant que les salles de sport ont depuis la fin du confinement mis en place «les meilleures conditions sanitaires possibles», les signataires alertent par ailleurs sur les conséquences sociales de telles fermetures qui pourraient entraîner «une crise lourde de conséquences» pour le secteur sportif, demandant la mise en place d’«un soutien économique ciblé».

En France, les salles de sport représentent un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros annuel et emploient environ 35.000 salariés. Plusieurs recours en justice ont été déposés dans différentes villes de France pour s’opposer à ces fermetures. Mercredi, le syndicat FNEAPL FranceActive, qui représente quelque 1500 salles, a notamment annoncé avoir saisi le Conseil d’Etat.

Par Le Figaro avec AFP

France/Covid: le nombre de malades en réanimation toujours en hausse

octobre 10, 2020

Au total 1456 personnes étaient en réanimation, soit 17 de plus que la veille, au plus haut depuis mai.

La hausse du nombre de malades en réanimation s’est poursuivie samedi, selon des chiffres publiés par Santé Publique France, qui n’a toutefois pas immédiatement donné le nombre des nouvelles contaminations en 24 heures.

En raison d’un «incident technique», SPF n’avait pas publié en début de soirée le nombre de nouveaux cas confirmés depuis vendredi, le taux de positivité des tests effectués ou le nouveau bilan des décès. L’incident était «en cours de résolution» et les chiffres devaient être actualisés dès que possible, selon une porte-parole.

D’autres indicateurs étaient à jour dans la base de données en ligne de SPF, notamment ceux concernant les malades du Covid-19 en réanimation, qui a de nouveau légèrement augmenté. Au total 1456 personnes étaient en réanimation, soit 17 de plus que la veille, au plus haut depuis mai. Les nouvelles admissions en réanimation, l’un des autres indicateurs importants pour suivre l’évolution de l’épidémie, sont en revanche en baisse, avec 110 patients, soit 40 de moins que vendredi.

Au pic de l’épidémie, début avril, plus de 7000 malades étaient hospitalisés en réa. Ce nombre a ensuite fortement chuté jusqu’à fin juillet, puis a évolué dans une fourchette comprise entre 350 et 400 patients jusqu’à fin août, avant de reprendre une augmentation constante. La capacité nationale actuelle est d’environ 5000 lits de réanimation.

Le nombre total de malades hospitalisés, qui englobe également des formes moins graves de la maladie, poursuit son augmentation continue, à 7976 samedi, en hausse de 133 par rapport à la veille.

Par Le Figaro avec AFP