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Covid-19 : les pays d’Europe qui se reconfinent, là où la révolte gronde

novembre 1, 2020

À Rome, Madrid et Vienne, des manifestations ont eu lieu pour dénoncer les restrictions imposées par les différents gouvernements.

Redevenus l’épicentre de la pandémie de coronavirus, les pays européens multiplient les restrictions ou restaurent le confinement, suscitant la montée de l’impatience de leurs populations ou une révolte ouverte, comme en Espagne où les manifestations se multiplient.

Sur l’ensemble de l’Europe, le nombre de cas supplémentaires enregistrés a bondi de 41% en une semaine, représentant la moitié des cas signalés ces sept derniers jours dans le monde. Une flambée des cas qui risque de submerger les hôpitaux et a poussé les gouvernement à restreindre à nouveau la liberté de mouvement de leurs citoyens et à fermer des pans entiers de l’économie, notamment dans la culture et le commerce.

Face à ces restrictions et à la crainte de casse sociale accrue, des défilés ont eu lieu samedi soir 31 octobre, pour la deuxième nuit consécutive, dans plusieurs villes espagnoles, suivis d’affrontements avec la police et d’actes de vandalisme et de pillage.

Les troubles les plus importants se sont produits à Madrid, où de nombreux manifestants scandant «Liberté!» ont mis le feu à des bennes à ordures et érigé des barricades de fortune sur la Gran Via, la principale artère du centre de la capitale.

L’opposition aux mesures de restrictions a aussi donné lieu à des heurts samedi soir à Rome entre la police et des centaines de manifestants, après des incidents similaires la veille à Florence et dans d’autres grandes villes ces derniers jours.

Colère des commerçants

En France, où un reconfinement d’un mois a été mis en place vendredi jusqu’au 1er décembre, la colère des petits commerçants jugés non essentiels et donc contraints de fermer, est de plus en plus vive : ils dénoncent la concurrence déloyale des grandes surfaces – autorisées à rester ouvertes – et des plateformes en ligne, dont Amazon. Le premier ministre pourrait cependant décider la fermeture dans les grandes surfaces «des rayons de produits qui ne sont pas de première nécessité», a annoncé dimanche le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe avec au moins 46.555 morts, le premier ministre Boris Johnson a annoncé un reconfinement de l’Angleterre à partir de jeudi et jusqu’au 2 décembre (sachant que le Pays de Galles était déjà confiné, et l’Irlande du Nord en confinement partiel). Et selon son ministre Michael Gove dimanche, il pourrait être prolongé au-delà, ce qui alimente l’angoisse des milieux économiques.

Ce reconfinement est «un cauchemar avant Noël», s’est ainsi alarmée Helen Dickinson, directrice générale de la fédération des commerçants britanniques British Retail Consortium (BRC).

En Autriche, «un second confinement est mis en place à compter de mardi et ce jusqu’à fin novembre», a annoncé le chancelier Sebastian Kurz. Le pays de 8,8 millions d’habitants enregistre désormais plus de 5000 cas quotidiens, contre seulement 1000 début octobre, pour 1109 décès depuis l’émergence de la pandémie.

En Belgique, pays au monde où le coronavirus circule le plus, le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, a appelé la population à ne pas faire de shopping ce dimanche, à la veille d’un durcissement du confinement pour six semaines. De longues files d’attente ont été observées samedi dans certains magasins ou rues commerçantes. Ces files «sont dangereuses et c’est justement ce que nous ne voulons pas voir», a déclaré Frank Vandenbroucke.

En Allemagne, qui a également durci les restrictions pour ralentir la pandémie, le monde de la culture, qui doit fermer ses portes pour plusieurs semaines, se sent particulièrement mal loti. «Ces derniers mois, nous avons l’impression d’avoir moins de valeur que les voitures, les avions ou les footballeurs», ont dénoncé de nombreux chanteurs et artistes dans une lettre ouverte.

«Sauver Noël»

La Grèce a décidé un confinement partiel d’un mois à Athènes et dans les autres grandes ville du pays à partir de mardi. Comme ailleurs, l’objectif est d’«essayer de sauver les fêtes de Noël», a expliqué le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.

En Italie, le gouvernement a imposé ces derniers jours ce que les médias qualifient de «semi-confinement»: un couvre-feu dans plusieurs grandes régions, la fermeture des bars et des restaurants à 18h00, ainsi que celle des salles de sport, de cinéma et de concert. Selon la presse italienne, le gouvernement envisage d’annoncer lundi un confinement des grandes villes du pays, à commencer par Milan et Naples. «La courbe épidémiologique est encore très élevée», a déclaré le ministre de la Santé, Roberto Speranza, adepte d’un confinement généralisé. «Soit on la plie, soit on est dans le pétrin».

Les pays européens constituent la troisième région la plus touchée avec 10,46 millions de cas, derrière l’Amérique latine et les Caraïbes (11,3 millions de cas) et l’Asie (10,57).

Par Le Figaro avec AFP

Allemagne : le ministre de la Santé testé positif au Covid-19

octobre 21, 2020

CORONAVIRUS: LE MINISTRE ALLEMAND DE LA SANTÉ CONTAMINÉ, MIS À L'ISOLEMENT

Le ministre allemand de la Santé Jens Spahn a été testé positif au nouveau coronavirus mercredi 21 octobre, et s’est mis en quarantaine, a annoncé son ministère dans un communiqué.

«Jens Spahn a été testé positif au nouveau coronavirus en début d’après-midi, (…) mais ne présente pour le moment que des symptômes de rhume», a indiqué un porte-parole du ministère. Le ministre s’est «isolé à son domicile», a-t-il ajouté. «L’ensemble des cas contacts sont en train d’être informés», précise la même source.

Samedi, c’est le président allemand, Franck-Walter Steinmeier, qui s’est mis en quarantaine, après que l’un de ses gardes du corps a été contrôlé positif au Covid-19. Depuis, deux tests se sont révélés négatifs.

L’Allemagne, comme l’ensemble des pays européens, fait face depuis plusieurs semaines à une forte augmentation des cas d’infection au Covid-19. Face au rebond épidémique, les autorités allemandes ont durci les mesures contre la pandémie, adoptant notamment des interdictions de rassemblement. Des restrictions locales ont également été décidées, comme à Berlin, où le port du masque a été imposé dans certaines rues fréquentées.

Le pays, salué pour sa gestion de la première vague au printemps, a battu ces derniers jours plusieurs records de nouvelles contaminations en 24h00. Il a déclaré mercredi 7.795 cas supplémentaires de Covid-19 par rapport à la veille

Par Le Figaro avec AFP

                                      

Maroc : l’hôpital public au bord de la crise de nerfs

octobre 21, 2020
Sous pression en raison de la pandémie de Covid-19, les médecins du secteur public dénoncent leurs conditions de travail.

Alors que la crise sanitaire met le secteur sous tension, le gouvernement doit faire face à une grogne croissante des médecins.

Le temps où le Maroc se targuait de sa gestion exemplaire de la crise sanitaire du Covid-19 semble bien révolu. Depuis fin juillet, la pandémie a pris une nouvelle ampleur et fait des ravages : les cas recensés atteignent chaque semaine des records (plus de 175 000 cas cumulés) et les décès se comptent désormais par dizaines quotidiennement (près de 2500 en tout).

Et les perspectives sont loin d’être rassurantes : une dernière étude du Haut commissariat au plan (HCP) anticipe jusqu’à 500 000 cas d’ici mars prochain. Surtout, l’organisme s’alarme de « la saturation » du système sanitaire national si le cap des 31 000 cas actifs est atteint. Alarmant, sachant qu’on en compte déjà 26 000 actuellement.

Alors que la situation épidémique est préoccupante, les tensions entre les médecins du public et le gouvernement reprennent de plus belle. Après la trêve annoncée au début de la crise sanitaire, le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) déterre la hache de guerre : une grève nationale de 48 heures est prévue à partir du 4 novembre, avec l’organisation de sit-in simultanés aux quatre coins du pays.

Ce débrayage devrait néanmoins épargner les urgences, ainsi que les services de réanimation où sont déjà actuellement admis 540 patients atteints du Covid-19.

Revendications

« Nos revendications sont toujours les mêmes depuis des années : l’amélioration de la situation financière des médecins ainsi que leurs conditions du travail », synthétise Abdellah El Montadar Alaoui, secrétaire général du SIMSP. Comme ses collègues de l’hôpital public, il se dit déçu de voir les autorités de tutelle renier leurs engagements.

Le 6 août dernier, le ministre de la Santé — qui recevait pour la première fois ce syndicat — répondait favorablement à l’une de ses principales revendications. Khalid Aït Taleb s’est engagé via un communiqué de presse à ajuster « dans les plus brefs délais » les salaires des médecins sur l’indice 509 de la grille salariale de la fonction publique.

Une injustice qui aurait du être réparée il y a bien longtemps, sachant qu’un médecin généraliste est rémunéré actuellement au même échelon qu’un titulaire de master (indice 336), alors qu’avec leur bac+8, les médecins peuvent prétendre au statut de docteur (échelon 509).

LE GOUVERNEMENT TOURNE LE DOS AU CORPS MÉDICAL, QUI SE RETROUVE OTAGE DE CALCULS POLITICIENS

« Plusieurs semaines après que le ministre nous a assuré que cette revendication est juste et acquise, aucune mesure n’a été prise », assure Abdellah El Montadar Alaoui. « Le gouvernement tourne le dos au corps médical, qui se retrouve otage de calculs politiciens ou de guerres intestines au sein de la majorité ».

Résultat, le bureau national du SIMSP a décidé de relancer le mouvement de contestation, suspendu depuis le déclenchement de la crise sanitaire. Concrètement, les médecins ont décidé de remettre les blouses noires ornées du brassard 509 et d’entamer des sit-in devant le parlement ainsi que des veillées devant les ministères de la Santé et des Finances.

Les médecins brandissent même à nouveau le spectre des démissions collectives. « Si le gouvernement ne veut pas nous assurer de bonnes conditions pour travailler, qu’il nous libère alors. Nous ne pouvons plus rester otage de ce système sanitaire défaillant, tout en devant le justifier auprès des citoyens », s’insurge le syndicaliste. Pendant ce temps, le département de la Santé continue de faire la sourde oreille.

Avec Jeune Afrique par Fahd Iraqi

Au Gabon, la fronde des chrétiens face aux mesures anti-Covid

octobre 21, 2020
Une église de Libreville, au Gabon.

Les tensions s’accentuent entre les chrétiens et le gouvernement gabonais autour de la date de réouverture des lieux de culte. Prêtres et pasteurs s’affirment déterminés à célébrer les offices dès le 25 octobre, malgré le risque d’amendes.

Les âpres négociations menées depuis plusieurs mois entre le gouvernement et les principaux responsables chrétiens du Gabon pour l’ouverture des lieux de culte vont-elles déboucher sur un conflit ouvert ?

Après six mois de fermeture des temples et églises en raison des contraintes sanitaires liées au coronavirus dans ce pays majoritairement chrétien, les prêtres catholiques et les pasteurs protestants semblent bel et bien décidés à reprendre les offices religieux à compter du 25 octobre – contre l’avis du gouvernement qui, lui, a fixé la réouverture des lieux de culte au 30 octobre.

« Quitter la peur »

L’archevêque de Libreville a encore enfoncé le clou, ce dimanche 18 octobre, dans une homélie filmée et diffusée sur internet à l’intention des fidèles qui ne peuvent plus se rendre dans les églises. « Le 25 octobre, aucune porte de nos paroisses ne restera fermée », a lancé Mgr Jean-Patrick Iba-Bâ, chasuble verte sur les épaules, alors qu’il célébrait l’office dans la cathédrale Sainte-Marie.

Un discours dans la droite ligne de celui de Mgr Jean-Vincent Ondo Eyene, évêque d’Oyem. « Il vaut mieux mourir martyr que de laisser Dieu se faire insulter. Je nous le redis, quittons la peur ! Un évêque reste un serviteur de Dieu. Il ne doit pas se laisser berner par le pouvoir », avait-il lancé lors de la conférence épiscopale du Gabon, le 4 octobre.

C’est cependant Mgr Jean-Patrick Iba-Bâ, qui a remplacé Mgr Basile Mvé Engone à la tête du diocèse de Libreville en mars dernier, qui semble mener la fronde. Dans un courrier daté du 13 octobre dans lequel il détaille son « décret », il avait déjà annoncé « l’ouverture de toutes les paroisses de l’archidiocèse de Libreville » pour le 25 octobre et promis la célébration des messes « dans toutes les paroisses, aux heures habituelles ».

Pas avant le 30 octobre

Trois jours plus tard, Lambert-Noël Matha, le ministre de l’Intérieur, était revenu à la charge pour réitérer l’intention du gouvernement de fixer la date de réouverture des lieux de culte au 30 octobre.

Ce dernier a par ailleurs précisé les conditions dans lesquelles pourraient être célébrés les cultes : « la délivrance d’une autorisation spéciale par le ministre de la Santé et celui de l’Intérieur » sera nécessaire, un maximum de 30 fidèles sera accepté par office religieux, la distanciation physique devra être respectée – les accolades seront donc interdites – et, pour les catholiques, la communion est suspendue.

« La durée maximale de chaque célébration doit varier entre 45 minutes et une heure », et les lieux de culte ne sont autorisés à ouvrir qu’un seul jour par semaine, a en outre précisé le ministre. Ensuite, « le paiement de la dîme se fera par voie électronique, transfert, ou dans une enveloppe fermée. En outre, les fidèles [devront] également remplir un fichier électronique pour donner les renseignements personnels qui permettraient de prévenir ou de retrouver des cas contacts [s’il y avait] contamination ».

« Deux poids, deux mesures »

Les catholiques ne sont pas les seuls responsables religieux que le gouvernement peine à convaincre. Depuis des mois, la Fédération libre des assemblées et ministères évangéliques (Flame), emmenée par le révérend Louis Mbadinga, demande la réouverture des Églises de réveil.

Le pasteur protestant Pierre Bongolo, qui officie à Libreville, s’étonne ainsi de constater « deux poids, deux mesures » entre les contraintes imposées aux lieux de culte et celles, plus légères, qui pèsent sur les marchés et supermarchés, les écoles ou encore les administrations. « Qu’on demande au secteur publique de travailler une fois par semaine, on verra bien ! »

CELA RESSEMBLE À UNE VOLONTÉ DE TOUT CONTRÔLER, UNE PRIVATION DE LIBERTÉS

« Cela ressemble à une volonté de tout contrôler, une privation de libertés », se plaint le pasteur Georges Bruno Ngoussi, de l’église Nazareth. Figure de la société civile gabonaise, le pasteur évoque même une « arnaque ». « J’ai entendu qu’il faut des tests de dépistage, or ceux-ci coûtent 5 000 F CFA [7,6 euros]. Comment un Gabonais qui a parfois du mal à gagner 1 000 F CFA par jour va-t-il faire pour payer son test ? » s’interroge-t-il. Le pasteur se dit prêt à braver l’interdiction d’ouvrir les lieux de culte, le 25 octobre, sans craindre les sanctions prévues, parmi lesquelles une amende de 5 millions de F CFA.

La communauté musulmane, de son côté, n’est pas montée au créneau, saluant au contraire la réouverture des lieux de culte à la fin du mois. « C’est un grand pas d’avoir ouvert nos mosquées. Nous remercions les autorités pour cette évolution », a déclaré sur la télévision nationale l’imam Youssouf Nziengui, membre du Conseil supérieur des affaires islamiques.

Enfin, les pratiquants du bwiti, la spiritualité traditionnelle du Gabon, sont toujours soumis, officiellement, aux limitations des rassemblements fixées à 30 personnes. Ils ne se sont pas exprimés ouvertement pour demander un allègement des mesures barrières.

Avec Jeune Afrique par Caroline Chauvet

Afrique du Sud: le ministre de la Santé positif au Covid

octobre 19, 2020

Le ministre sud-africain de la Santé Zweli Mkhize a annoncé dimanche soir avoir été testé positif au Covid, deux jours après que le pays ait franchi le cap des 700.000 cas recensés. Il est le cinquième membre du gouvernement à avoir contracté le nouveau coronavirus, après ses collègues du Commerce, du Travail, des Ressources minières et de la Défense.

«Je tiens à informer le public que cet après-midi mon épouse et moi-même avons reçu un résultat positif au Covid-19», a écrit le ministre, affirmant avoir été testé la veille après une fatigue inhabituelle et une perte d’appétit. Le ministre, qui s’est placé en quarantaine chez lui, précise avoir été en contact cette dernière semaine «avec quelques membres de notre famille et de mon équipe du ministère de la Santé», qui ont été informés de la nouvelle. «On leur a conseillé de s’isoler immédiatement chez eux et de se faire tester», a précisé le ministre, qui a été en première ligne pendant l’épidémie de coronavirus qui a connu son pic en juillet-août dans le pays.

L’Afrique du Sud compte 43% des cas de Covid-19 sur le continent africain. Toutefois la progression de 2% des cas en Afrique du Sud reste plus faible que celle 7% de l’ensemble du continent au cours du mois passé, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). Le pays a comptabilisé 18.370 décès liés à la maladie. Les strictes mesures de confinement et les restrictions de voyage mises en place ont été assouplies, mais Zweli Mkhize a redemandé une nouvelle fois dimanche aux Sud-Africains de rester vigilants car le «risque existe» de voir apparaître «une deuxième vague».

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19 : plus de 400.000 cas de contaminations en 24h dans le monde, un record

octobre 16, 2020

Plus de 400.000 nouveaux cas de contaminations par le Covid-19 ont été annoncés dans le monde sur la seule journée de jeudi, un record selon le comptage réalisé vendredi 16 octobre par l’AFP à partir des bilans fournis par les autorités de santé. Au total, 404.758 nouvelles infections ont été déclarées, pour 6086 nouveaux décès.

Cette augmentation du nombre de cas déclarés dans le monde ne s’explique qu’en partie par la hausse du nombre de tests réalisés depuis la première vague de l’épidémie en mars-avril dans le monde.

Deuxième vague

En Europe, mais également aux Etats-Unis et Canada, le nombre de cas détectés a fortement progressé en une semaine, respectivement de 44% et 17% par rapport à la semaine précédente. En Europe, le nombre maximal de cas recensés depuis le début de la pandémie a même été atteint jeudi, avec plus de 150.000 nouveaux cas dans la région.

Plusieurs pays du continent estiment être entrés dans une deuxième vague de l’épidémie. Le nombre de décès enregistrés reste encore loin des niveaux atteints en avril (plus de 4000 décès quotidiens étaient alors recensés en moyenne), mais après un ralentissement cet été (moins de 400 décès par jour en juillet), la semaine passée a vu la région dépasser de nouveau une moyenne de 1000 décès quotidiens.

Aux Etats-Unis, où le nombre de cas annoncés avait reflué en septembre, après un pic vers la mi-juillet, les contaminations sont également reparties à la hausse, avec une moyenne de plus de 50.000 nouveaux cas quotidiens ces sept derniers jours, et un pic jeudi à plus de 70.000.

Par Le Figaro avec AFP

France/Coronavirus: 90 acteurs du monde du sport, dont Zidane, réclament la réouverture des salles de sport

octobre 10, 2020

Sans nier la gravité de la pandémie, le texte «dénonce des décisions infondées, sur le plan sanitaire, social et économique» et un «message erroné, anxiogène et aux conséquences désastreuses».

Zinedine Zidane et 90 acteurs du monde du sport réclament aux pouvoirs publics la réouverture des salles de sport, dénonçant «des décisions infondées» et une «stigmatisation» injuste, dans une tribune mise en ligne samedi sur le site du Journal du dimanche.

Depuis une quinzaine de jours, en raison de la reprise de l’épidémie de Covid, de nouvelles restrictions sanitaires ont conduit à la fermeture des salles de sport, des gymnases et des piscines, excepté pour les moins de 18 ans, dans plusieurs grandes villes de France.

«Nous, professionnels de l’encadrement de l’activité physique et sportive, sportifs de haut niveau et professionnels de la santé, déplorons la stigmatisation des lieux de pratique d’activité physique et sportive comme vecteurs de propagation de la pandémie actuelle», écrivent les signataires de la tribune.

Outre Zidane, plusieurs sportifs de haut niveau, dont notamment Stéphane Diagana, champion du monde d’athlétisme, Marie-Amélie Le Fur, athlète paralympique et présidente du comité paralympique français, Alizé Cornet, joueuse de tennis, Stéphane Traineau, champion du monde de judo, figurent parmi les signataires de cette tribune, aux côtés de plusieurs médecins du sport et dirigeants de salles sportives.

Sans nier la gravité de la pandémie, le texte «dénonce des décisions infondées, sur le plan sanitaire, social et économique» et un «message erroné, anxiogène et aux conséquences désastreuses». «Dans le respect des protocoles actuels en vigueur, le risque de pratiquer une activité physique et sportive dans un établissement dédié, salle ou gymnase, n’est pas démontré scientifiquement. Aucun cluster issu de ces structures n’a d’ailleurs été signalé à date par les Agences Régionales de Santé (ARS)», est-il souligné. Mieux, «il est formellement démontré que dans d’autres épisodes épidémiques d’infection, les personnes pratiquant régulièrement une activité physique ou sportive (…), étaient moins gravement atteintes».

Rappelant que les salles de sport ont depuis la fin du confinement mis en place «les meilleures conditions sanitaires possibles», les signataires alertent par ailleurs sur les conséquences sociales de telles fermetures qui pourraient entraîner «une crise lourde de conséquences» pour le secteur sportif, demandant la mise en place d’«un soutien économique ciblé».

En France, les salles de sport représentent un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros annuel et emploient environ 35.000 salariés. Plusieurs recours en justice ont été déposés dans différentes villes de France pour s’opposer à ces fermetures. Mercredi, le syndicat FNEAPL FranceActive, qui représente quelque 1500 salles, a notamment annoncé avoir saisi le Conseil d’Etat.

Par Le Figaro avec AFP

France/Covid: le nombre de malades en réanimation toujours en hausse

octobre 10, 2020

Au total 1456 personnes étaient en réanimation, soit 17 de plus que la veille, au plus haut depuis mai.

La hausse du nombre de malades en réanimation s’est poursuivie samedi, selon des chiffres publiés par Santé Publique France, qui n’a toutefois pas immédiatement donné le nombre des nouvelles contaminations en 24 heures.

En raison d’un «incident technique», SPF n’avait pas publié en début de soirée le nombre de nouveaux cas confirmés depuis vendredi, le taux de positivité des tests effectués ou le nouveau bilan des décès. L’incident était «en cours de résolution» et les chiffres devaient être actualisés dès que possible, selon une porte-parole.

D’autres indicateurs étaient à jour dans la base de données en ligne de SPF, notamment ceux concernant les malades du Covid-19 en réanimation, qui a de nouveau légèrement augmenté. Au total 1456 personnes étaient en réanimation, soit 17 de plus que la veille, au plus haut depuis mai. Les nouvelles admissions en réanimation, l’un des autres indicateurs importants pour suivre l’évolution de l’épidémie, sont en revanche en baisse, avec 110 patients, soit 40 de moins que vendredi.

Au pic de l’épidémie, début avril, plus de 7000 malades étaient hospitalisés en réa. Ce nombre a ensuite fortement chuté jusqu’à fin juillet, puis a évolué dans une fourchette comprise entre 350 et 400 patients jusqu’à fin août, avant de reprendre une augmentation constante. La capacité nationale actuelle est d’environ 5000 lits de réanimation.

Le nombre total de malades hospitalisés, qui englobe également des formes moins graves de la maladie, poursuit son augmentation continue, à 7976 samedi, en hausse de 133 par rapport à la veille.

Par Le Figaro avec AFP

                                                  

Québec/Trois-Rivières et la rive sud en zone rouge: «on s’y attendait»

octobre 9, 2020
Trois-Rivières — Le passage d’une partie de la région au palier d’alerte le plus élevé (rouge) n’a pas été une grande surprise pour plusieurs intervenants de la région. Il n’en demeure pas moins qu’ils sont préoccupés par les conséquences économiques de cette seconde fermeture en moins d’un an de nombreux commerces et entreprises.

Jean Lamarche

© STÉPHANE LESSARD Jean LamarcheC’est le cas du maire de Trois-Rivières Jean Lamarche, qui voyait arriver ce changement de palier, selon les discussions qu’il dit avoir eues avec des responsables du CIUSSS et de la Santé publique dans la région. Il assure qu’il ne restera pas les bras croisés devant la situation, notamment pour soutenir les entreprises trifluviennes.

«On est déjà en train de voir comment on va pouvoir venir en aide aux différents commerces. J’ai parlé avec le directeur d’Innovation et développement économique Trois-Rivières pour parler des mesures existantes et de comment en faire bénéficier les entreprises régionales», mentionne-t-il.

Quant à l’équipe des travaux publics, elle sera aussi mobilisée vendredi pour faire retirer la signalisation qui a transformé la rue des Forges en rue piétonne. Cette action devrait permettre de favoriser les restaurants qui se tournent à nouveau vers les commandes à emporter, comme au printemps dernier, indique M. Lamarche. Celui-ci implore par ailleurs ses citoyens de respecter «avec rigueur et sévérité» les mesures imposées par la Santé publique, notamment de limiter leurs déplacements.

Jean-Guy Dubois: «il faut prendre des moyens drastiques»

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, n’était lui non plus guère surpris. Il aurait bien sûr préféré que la MRC demeure en zone orange, puisque le nombre de cas de COVID-19 depuis le 12 juillet demeure peu élevé (16 en date de jeudi), mais croit que le rehaussement du niveau d’alerte «est ce qu’il faut faire».

«Si on veut fêter Noël ensemble, il faut prendre des moyens drastiques et on est rendu là. Même en étant en zone rouge, il y en a encore qui vont trouver le moyen de ne pas être sérieux», craint-il. Selon lui, la proximité géographique avec Trois-Rivières et Drummondville, également devenues zones rouges, a aussi pu jouer un rôle dans la décision de la santé publique.

Jean-Guy Dubois

© OLIVIER CROTEAU Jean-Guy DuboisLe premier magistrat indique qu’une réunion spéciale sur la situation aura lieu vendredi «pour s’assurer que tout le monde est sur les mêmes ondes» et penser aux façons de soutenir les entreprises affectées.

Geneviève Dubois craint la désolidarisation

Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet, s’attendait aussi au passage de la MRC de Nicolet-Yamaska au plus haut palier d’alerte.

«J’aurais volontiers pris quelques jours ou une semaine de sursis, mais on savait que notre courbe épidémiologique est en croissance. Mais c’est une déception, les gens ont travaillé fort et ont respecté les consignes», indique-t-elle.

Geneviève Dubois

© SYLVAIN MAYER Geneviève DuboisMme Dubois s’inquiète bien sûr des conséquences des fermetures temporaires de plusieurs PME, mais aussi pour les employés de la Ville de Nicolet, qui sont «fatigués par la suradaptation des derniers mois». La fracture sociale qu’elle dit constater la préoccupe également. «Les gens sont irritables, ils sont peut-être en train un peu de se désolidariser. Les mots pour les encourager à continuer sont plus durs à trouver. Les commerçants m’en ont parlé, que les clients sont moins patients. Je le vois aussi sur les réseaux sociaux et c’est quelque chose qui m’inquiète», confie-t-elle.

«Un signal important» pour Shawinigan

Pour sa part, le maire de Shawinigan, Michel Angers, se réjouit que la Santé publique ait accepté de diviser la région en secteurs, puisque sa ville demeure en zone orange, comme les autres MRC de la Mauricie.

«On a vécu la situation inverse au printemps, quand il y a eu énormément de cas et de décès à Shawinigan, je trouvais ça malheureux que les autres territoires soient pénalisés», souligne-t-il.

Le premier magistrat considère cependant le changement de situation au sud de Shawinigan comme un «message clair».

«Il faut multiplier les mesures pour s’assurer autant que possible que le nombre de cas n’augmente pas chez nous, sinon on va passer en zone rouge. C’est un signal important», croit-il.

M. Angers dit par ailleurs ne pas être inquiet outre mesure de la circulation qui va continuer à se faire entre Shawinigan et Trois-Rivières, puisqu’un nombre important de Mauriciens vivent dans une ville, mais travaillent dans l’autre.

Michel Angers

© SYLVAIN MAYER Michel Angers«Je sais que les gens de Trois-Rivières sont responsables et respectueux. Je leur fais confiance et je fais aussi confiance à ma population qui va avoir à travailler en zone rouge. C’est à elle aussi de faire attention», relève-t-il.

Les restaurateurs résignés

À Trois-Rivières, les responsables de restaurants contactés par Le Nouvelliste jeudi soir prenaient relativement bien la nouvelle, même si elle fera mal à leur industrie déjà fragilisée par la première vague.

«On est très positif, on a mis en place des commandes à emporter pour les clients qui continuent à vouloir manger chez nous. Mais on reste dans l’incertitude, on ne sait pas quand ça va finir. On espère que ça ne va pas durer trop longtemps», dit Maria Gutierrez, gérante de l’Archibald Microbrasserie.

L’équipe du Buck – Pub Gastronomique était elle aussi prête à cette nouvelle fermeture de la salle à manger. On se tournera aussi vers les commandes à emporter pour en atténuer les impacts financiers.

«Dans notre cas, on sera en mesure de passer au travers, mais je sais que ce ne sera pas le cas de tous mes collègues au Québec. Le ‘’take-out’’ ne couvrira jamais les ventes en restaurant ni le nombre d’employés habituel», prévient Martin Bilodeau, directeur général.

Au Faste Fou, on ne sait pas encore si une formule de commandes pour emporter sera offerte aux clients. Cela n’avait pas été le cas au printemps. Un sondage a été fait par les propriétaires du restaurant cette semaine, mais la gérante ignore la décision qui en découlera.

«On est inquiet. On a beaucoup d’employés qui sont étudiants, mais pour ceux à temps plein, c’est sûr que c’est un stress. C’est sûr que ce n’est pas agréable, mais il faut ce qu’il faut. Plus les gens feront ce qu’ils ont à faire, plus vite on va retourner à la normale», mentionne Amélie Bouchard.

«On est assommé»

Joël Côté, copropriétaire du cinéma Le Tapis Rouge, vit plus difficilement le passage de Trois-Rivières en zone rouge.

«On est assommé, même si on s’y attendait. On a été des joueurs exemplaires, sans aucun cas, aucune contamination. On a été rigoureux et je déplore que la santé publique ne le prenne pas en compte», souligne-t-il.

Joël Côté

Joël CôtéM. Côté rappelle que sa salle de cinéma ne bénéficie d’aucune subvention gouvernementale et ne bénéficiera pas, à priori, du soutien promis récemment par la ministre de la Culture aux salles de spectacle. Il considère aussi que les PME qui sont contraintes de fermer sont victimes d’une grande injustice, alors que des multinationales comme Costco et des sociétés d’État comme la SAQ demeurent ouvertes. Il rappelle également que contrairement à d’autres entreprises, il est difficile pour Le Tapis Rouge d’adapter ses activités en fonction de la situation.

«On va fermer et on va essayer de rouvrir quand on le pourra. On est inquiets pour l’avenir, mais Paul Langevin (l’autre propriétaire du cinéma) et moi, on est des gars positifs, on a une équipe qui aime le cinéma, qui en mange autant que nous. On ne va pas lâcher, mais aujourd’hui, on se retrouve les deux genoux à terre», reconnaît-il.

Les salles d’entraînement font aussi partie des entreprises qui doivent fermer temporairement. Comme M. Côté, la directrice d’Énergie Cardio Trois-Rivières, Viviane Fiset, trouve cette décision injuste alors que de nombreux efforts ont été faits pour que les lieux soient sécuritaires pour sa clientèle.

«On est déçu parce qu’on a tout mis en place pour que les clients s’entraînent dans un espace sécuritaire, pour que les employés travaillent dans un espace sécuritaire. On fait du nettoyage aux 15 minutes depuis le 22 juin. C’est sûr que c’est difficile pour nous, alors qu’on voyait enfin la clientèle revenir. C’est triste, mais on n’a pas le choix», se résigne-t-elle.

La CCI3R en mode aide

Le président de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières (CCI3R), Jean Pellerin, voyait lui aussi l’inéluctable se profiler à l’horizon.

«C’est sûr que ce n’est pas une bonne nouvelle, on en convient. Mais est-ce que c’est une surprise? Non, on en entendait parler. Et beaucoup d’entrepreneurs avaient hâte d’être fixés. C’est la seule bonne nouvelle: ils vont arrêter d’être entre deux», rapporte-t-il.

Jean Pellerin

© FRANÇOIS GERVAIS Jean PellerinM. Pellerin est évidemment inquiet pour la survie de plusieurs entreprises, en particulier dans les secteurs du tourisme, de la culture et de la restauration. Il promet que la CCI3R sera présente pour les soutenir du mieux qu’elle peut.

«On va rapidement se pencher pour voir quoi faire pour leur venir en aide et les diriger au bon endroit s’il le faut. On demeure confiant. On redoutait ça, mais les entrepreneurs et les commerçants ont fait la preuve qu’ils sont résilients et résistants. J’espère que ce sera le cas encore dans les prochains mois», conclut-il

Par Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste

Coronavirus : le Portugal recense un record de nouveaux cas en six mois

octobre 9, 2020

Le Portugal a fait état vendredi 9 octobre du plus important nombre de nouveaux cas quotidiens de coronavirus des six derniers mois, les deux tiers des contaminations ayant eu lieu au cours de réunions familiales.

Selon le bilan officiel publié vendredi, ce pays de 10 millions d’habitants a enregistré en 24 heures 1394 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus, le chiffre quotidien le plus élevé après les 1516 cas signalés le 10 avril. Le Portugal compte ainsi un total cumulé de 83.928 cas confirmés et 936 personnes hospitalisées, dont 125 dans des unités de soins intensifs. Avec les 12 décès recensés vendredi, la pandémie a déjà tué 2062 personnes au total.

«Les réunions familiales comme les mariages ou les baptêmes sont à l’origine de 67% des cas recensés au Portugal ces derniers jours», a déclaré devant la presse la directrice générale de la Santé, Graça Freitas. Dans ce contexte, le président de la République Marcelo Rebelo de Sousa a affirmé qu’il fallait «réévaluer Noël en famille», appelant les Portugais à ne pas organiser des rassemblements trop importants à cette occasion.

Le chef de l’Etat a également suggéré que le gouvernement rende obligatoire le port du masque à l’air libre, mais la ministre de la Santé Marta Temido a réagi en rappelant simplement que cela était déjà recommandé lorsqu’il n’est pas possible de maintenir une distance d’au moins deux mètres entre chaque personne. L’exécutif portugais avait toutefois reconnu jeudi qu’il se penchera la semaine prochaine sur la nécessité ou pas de prendre de nouvelles mesures pour freiner la recrudescence de l’épidémie. Dans l’Espagne voisine, le gouvernement a décrété vendredi un «état d’alerte» à Madrid et dans plusieurs villes proches de la capitale.

Par Le Figaro avec AFP