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Québec/Trois-Rivières et la rive sud en zone rouge: «on s’y attendait»

octobre 9, 2020
Trois-Rivières — Le passage d’une partie de la région au palier d’alerte le plus élevé (rouge) n’a pas été une grande surprise pour plusieurs intervenants de la région. Il n’en demeure pas moins qu’ils sont préoccupés par les conséquences économiques de cette seconde fermeture en moins d’un an de nombreux commerces et entreprises.

Jean Lamarche

© STÉPHANE LESSARD Jean LamarcheC’est le cas du maire de Trois-Rivières Jean Lamarche, qui voyait arriver ce changement de palier, selon les discussions qu’il dit avoir eues avec des responsables du CIUSSS et de la Santé publique dans la région. Il assure qu’il ne restera pas les bras croisés devant la situation, notamment pour soutenir les entreprises trifluviennes.

«On est déjà en train de voir comment on va pouvoir venir en aide aux différents commerces. J’ai parlé avec le directeur d’Innovation et développement économique Trois-Rivières pour parler des mesures existantes et de comment en faire bénéficier les entreprises régionales», mentionne-t-il.

Quant à l’équipe des travaux publics, elle sera aussi mobilisée vendredi pour faire retirer la signalisation qui a transformé la rue des Forges en rue piétonne. Cette action devrait permettre de favoriser les restaurants qui se tournent à nouveau vers les commandes à emporter, comme au printemps dernier, indique M. Lamarche. Celui-ci implore par ailleurs ses citoyens de respecter «avec rigueur et sévérité» les mesures imposées par la Santé publique, notamment de limiter leurs déplacements.

Jean-Guy Dubois: «il faut prendre des moyens drastiques»

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, n’était lui non plus guère surpris. Il aurait bien sûr préféré que la MRC demeure en zone orange, puisque le nombre de cas de COVID-19 depuis le 12 juillet demeure peu élevé (16 en date de jeudi), mais croit que le rehaussement du niveau d’alerte «est ce qu’il faut faire».

«Si on veut fêter Noël ensemble, il faut prendre des moyens drastiques et on est rendu là. Même en étant en zone rouge, il y en a encore qui vont trouver le moyen de ne pas être sérieux», craint-il. Selon lui, la proximité géographique avec Trois-Rivières et Drummondville, également devenues zones rouges, a aussi pu jouer un rôle dans la décision de la santé publique.

Jean-Guy Dubois

© OLIVIER CROTEAU Jean-Guy DuboisLe premier magistrat indique qu’une réunion spéciale sur la situation aura lieu vendredi «pour s’assurer que tout le monde est sur les mêmes ondes» et penser aux façons de soutenir les entreprises affectées.

Geneviève Dubois craint la désolidarisation

Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet, s’attendait aussi au passage de la MRC de Nicolet-Yamaska au plus haut palier d’alerte.

«J’aurais volontiers pris quelques jours ou une semaine de sursis, mais on savait que notre courbe épidémiologique est en croissance. Mais c’est une déception, les gens ont travaillé fort et ont respecté les consignes», indique-t-elle.

Geneviève Dubois

© SYLVAIN MAYER Geneviève DuboisMme Dubois s’inquiète bien sûr des conséquences des fermetures temporaires de plusieurs PME, mais aussi pour les employés de la Ville de Nicolet, qui sont «fatigués par la suradaptation des derniers mois». La fracture sociale qu’elle dit constater la préoccupe également. «Les gens sont irritables, ils sont peut-être en train un peu de se désolidariser. Les mots pour les encourager à continuer sont plus durs à trouver. Les commerçants m’en ont parlé, que les clients sont moins patients. Je le vois aussi sur les réseaux sociaux et c’est quelque chose qui m’inquiète», confie-t-elle.

«Un signal important» pour Shawinigan

Pour sa part, le maire de Shawinigan, Michel Angers, se réjouit que la Santé publique ait accepté de diviser la région en secteurs, puisque sa ville demeure en zone orange, comme les autres MRC de la Mauricie.

«On a vécu la situation inverse au printemps, quand il y a eu énormément de cas et de décès à Shawinigan, je trouvais ça malheureux que les autres territoires soient pénalisés», souligne-t-il.

Le premier magistrat considère cependant le changement de situation au sud de Shawinigan comme un «message clair».

«Il faut multiplier les mesures pour s’assurer autant que possible que le nombre de cas n’augmente pas chez nous, sinon on va passer en zone rouge. C’est un signal important», croit-il.

M. Angers dit par ailleurs ne pas être inquiet outre mesure de la circulation qui va continuer à se faire entre Shawinigan et Trois-Rivières, puisqu’un nombre important de Mauriciens vivent dans une ville, mais travaillent dans l’autre.

Michel Angers

© SYLVAIN MAYER Michel Angers«Je sais que les gens de Trois-Rivières sont responsables et respectueux. Je leur fais confiance et je fais aussi confiance à ma population qui va avoir à travailler en zone rouge. C’est à elle aussi de faire attention», relève-t-il.

Les restaurateurs résignés

À Trois-Rivières, les responsables de restaurants contactés par Le Nouvelliste jeudi soir prenaient relativement bien la nouvelle, même si elle fera mal à leur industrie déjà fragilisée par la première vague.

«On est très positif, on a mis en place des commandes à emporter pour les clients qui continuent à vouloir manger chez nous. Mais on reste dans l’incertitude, on ne sait pas quand ça va finir. On espère que ça ne va pas durer trop longtemps», dit Maria Gutierrez, gérante de l’Archibald Microbrasserie.

L’équipe du Buck – Pub Gastronomique était elle aussi prête à cette nouvelle fermeture de la salle à manger. On se tournera aussi vers les commandes à emporter pour en atténuer les impacts financiers.

«Dans notre cas, on sera en mesure de passer au travers, mais je sais que ce ne sera pas le cas de tous mes collègues au Québec. Le ‘’take-out’’ ne couvrira jamais les ventes en restaurant ni le nombre d’employés habituel», prévient Martin Bilodeau, directeur général.

Au Faste Fou, on ne sait pas encore si une formule de commandes pour emporter sera offerte aux clients. Cela n’avait pas été le cas au printemps. Un sondage a été fait par les propriétaires du restaurant cette semaine, mais la gérante ignore la décision qui en découlera.

«On est inquiet. On a beaucoup d’employés qui sont étudiants, mais pour ceux à temps plein, c’est sûr que c’est un stress. C’est sûr que ce n’est pas agréable, mais il faut ce qu’il faut. Plus les gens feront ce qu’ils ont à faire, plus vite on va retourner à la normale», mentionne Amélie Bouchard.

«On est assommé»

Joël Côté, copropriétaire du cinéma Le Tapis Rouge, vit plus difficilement le passage de Trois-Rivières en zone rouge.

«On est assommé, même si on s’y attendait. On a été des joueurs exemplaires, sans aucun cas, aucune contamination. On a été rigoureux et je déplore que la santé publique ne le prenne pas en compte», souligne-t-il.

Joël Côté

Joël CôtéM. Côté rappelle que sa salle de cinéma ne bénéficie d’aucune subvention gouvernementale et ne bénéficiera pas, à priori, du soutien promis récemment par la ministre de la Culture aux salles de spectacle. Il considère aussi que les PME qui sont contraintes de fermer sont victimes d’une grande injustice, alors que des multinationales comme Costco et des sociétés d’État comme la SAQ demeurent ouvertes. Il rappelle également que contrairement à d’autres entreprises, il est difficile pour Le Tapis Rouge d’adapter ses activités en fonction de la situation.

«On va fermer et on va essayer de rouvrir quand on le pourra. On est inquiets pour l’avenir, mais Paul Langevin (l’autre propriétaire du cinéma) et moi, on est des gars positifs, on a une équipe qui aime le cinéma, qui en mange autant que nous. On ne va pas lâcher, mais aujourd’hui, on se retrouve les deux genoux à terre», reconnaît-il.

Les salles d’entraînement font aussi partie des entreprises qui doivent fermer temporairement. Comme M. Côté, la directrice d’Énergie Cardio Trois-Rivières, Viviane Fiset, trouve cette décision injuste alors que de nombreux efforts ont été faits pour que les lieux soient sécuritaires pour sa clientèle.

«On est déçu parce qu’on a tout mis en place pour que les clients s’entraînent dans un espace sécuritaire, pour que les employés travaillent dans un espace sécuritaire. On fait du nettoyage aux 15 minutes depuis le 22 juin. C’est sûr que c’est difficile pour nous, alors qu’on voyait enfin la clientèle revenir. C’est triste, mais on n’a pas le choix», se résigne-t-elle.

La CCI3R en mode aide

Le président de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières (CCI3R), Jean Pellerin, voyait lui aussi l’inéluctable se profiler à l’horizon.

«C’est sûr que ce n’est pas une bonne nouvelle, on en convient. Mais est-ce que c’est une surprise? Non, on en entendait parler. Et beaucoup d’entrepreneurs avaient hâte d’être fixés. C’est la seule bonne nouvelle: ils vont arrêter d’être entre deux», rapporte-t-il.

Jean Pellerin

© FRANÇOIS GERVAIS Jean PellerinM. Pellerin est évidemment inquiet pour la survie de plusieurs entreprises, en particulier dans les secteurs du tourisme, de la culture et de la restauration. Il promet que la CCI3R sera présente pour les soutenir du mieux qu’elle peut.

«On va rapidement se pencher pour voir quoi faire pour leur venir en aide et les diriger au bon endroit s’il le faut. On demeure confiant. On redoutait ça, mais les entrepreneurs et les commerçants ont fait la preuve qu’ils sont résilients et résistants. J’espère que ce sera le cas encore dans les prochains mois», conclut-il

Par Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste

Coronavirus : le Portugal recense un record de nouveaux cas en six mois

octobre 9, 2020

Le Portugal a fait état vendredi 9 octobre du plus important nombre de nouveaux cas quotidiens de coronavirus des six derniers mois, les deux tiers des contaminations ayant eu lieu au cours de réunions familiales.

Selon le bilan officiel publié vendredi, ce pays de 10 millions d’habitants a enregistré en 24 heures 1394 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus, le chiffre quotidien le plus élevé après les 1516 cas signalés le 10 avril. Le Portugal compte ainsi un total cumulé de 83.928 cas confirmés et 936 personnes hospitalisées, dont 125 dans des unités de soins intensifs. Avec les 12 décès recensés vendredi, la pandémie a déjà tué 2062 personnes au total.

«Les réunions familiales comme les mariages ou les baptêmes sont à l’origine de 67% des cas recensés au Portugal ces derniers jours», a déclaré devant la presse la directrice générale de la Santé, Graça Freitas. Dans ce contexte, le président de la République Marcelo Rebelo de Sousa a affirmé qu’il fallait «réévaluer Noël en famille», appelant les Portugais à ne pas organiser des rassemblements trop importants à cette occasion.

Le chef de l’Etat a également suggéré que le gouvernement rende obligatoire le port du masque à l’air libre, mais la ministre de la Santé Marta Temido a réagi en rappelant simplement que cela était déjà recommandé lorsqu’il n’est pas possible de maintenir une distance d’au moins deux mètres entre chaque personne. L’exécutif portugais avait toutefois reconnu jeudi qu’il se penchera la semaine prochaine sur la nécessité ou pas de prendre de nouvelles mesures pour freiner la recrudescence de l’épidémie. Dans l’Espagne voisine, le gouvernement a décrété vendredi un «état d’alerte» à Madrid et dans plusieurs villes proches de la capitale.

Par Le Figaro avec AFP

                                                  

La RDC rouvre ses frontières: les compagnies aériennes vont tenter de se relever

août 15, 2020

L'aéroport de Kinshasa.

© thezipper L’aéroport de Kinshasa.
Les frontières s’ouvrent à nouveau à partir de ce samedi 15 août, de même que les trafics maritime, fluvial et aérien. Après une fermeture longue de plus de trois mois pour cause de coronavirus, c’est une reprise salutaire pour les compagnies aériennes du pays, à commencer par le transporteur national Congo Airways qui vient de recevoir un prêt de l’État.

Après un travail de lobbying, la compagnie au léopard a obtenu du Fonds de promotion de l’industrie un peu plus d’un million de dollars de prêt étalé sur 36 mois.

Comme de nombreuses compagnies aériennes, Congo Airways a souffert de la pandémie de coronavirus. Ses quatre aéronefs ont été cloués au sol pendant quatre mois

Dans le même temps, les factures se sont accumulées, notamment des créances dues à ses partenaires chargés de la maintenance de ses avions comme par exemple Air France Industries.

Des coûts fixes qui étranglent la compagnie d’État. Car dans le même temps, le manque à gagner depuis l’arrêt du trafic passager s’est élevé à 30 millions de dollars d’après son directeur général interrogé sur Radio Okapi.

Selon lui, la reprise sera progressive et elle dépendra de la confiance des voyageurs qui pour l’heure se plaignent des tarifs jugés élevés.

La compagnie rétorque que la sécurité a un coût, en particulier pour le maintien de sa certification internationale IOSA. Par ailleurs, dit son directeur, elle se plie aux mesures dictées par l’Organisation de l’aviation civile internationale en matière de gestes barrières : prise de températures, impositions du port des masques à bord et désinfection des appareils après chaque vol.

Avec RFI

Canada-Québec/Camp de jour à Trois-Rivières: un succès malgré la pandémie

août 14, 2020

Les camps de jours avaient ouvert leurs portes le 22 juin.

© /Radio-Canada Les camps de jours avaient ouvert leurs portes le 22 juin.

Alors que les enfants et les animateurs ont dû changer complètement leurs habitudes au camp de jour en raison de la pandémie cet été, la Ville de Trois-Rivières révèle que l’exercice s’est déroulé sans trop de dérangement et surtout, sans contamination à la COVID-19 au sein de ses groupes.

Les 1 132 jeunes qui étaient inscrits ont dû respecter les consignes sanitaires au cours des derniers mois afin de profiter des activités du camp de jour. Malgré que la Ville qualifie ces démarches de «défi logistique important, aucun cas de COVID-19 n’a été enregistré.

Les autorités parlent même «de réussite sur toute la ligne!»

«La Direction de la culture, des loisirs et de la vie communautaire tient à souligner le travail formidable des 120 animateurs qui ont su être à l’écoute des jeunes, faire preuve de patience, de créativité, de dynamisme et d’engagement malgré la logistique supplémentaire que cela occasionnait sur le terrain», peut-on lire dans un communiqué de la Ville envoyé vendredi.

Rappelons que la Ville est passée à deux doigts de ne pas pouvoir tenir de camps de jour cette année.

Avec CBC/Radio-Canada

Vaccin : l’OMS impatiente d’analyser les essais cliniques russes

août 12, 2020

C'est à l'intérieur de ce bâtiment que l'on produit le Spoutnik V, le vaccin russe annoncé par Vladimir Poutine.

C’est à l’intérieur de ce bâtiment que l’on produit le Spoutnik V, le vaccin russe annoncé par Vladimir Poutine. ALEXANDER NEMENOV / AFP

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mercredi 12 août attendre avec impatience de pouvoir analyser les résultats des essais cliniques du vaccin contre le nouveau coronavirus dont le président Vladimir Poutine a annoncé la veille la mise au point en Russie.

La phase finale des tests sur ce produit, auxquels plus de 2.000 personnes au total participeront, devait commencer mercredi, avait alors déclaré le président russe. «L’OMS est en contact avec les scientifiques et les autorités russes et attend avec impatience d’étudier les détails des essais» cliniques, peut-on lire dans le communiqué diffusé à Genève, où cette organisation a son siège.

«Accélérer la recherche pour (l’obtention d’) un vaccin devrait être fait en suivant des processus établis à chaque étape de la mise au point, pour s’assurer que tout vaccin qui va finalement être produit est à la fois sûr et efficace», poursuit l’OMS, exhortant à «un accès rapide, juste et équitable dans le monde entier à un tel vaccin».

L’Organisation mondiale de la Santé avait prudemment réagi mardi à l’annonce de Vladimir Poutine, rappelant que la «pré-qualification» et l’homologation d’un vaccin passaient par des procédures «rigoureuses». Jusqu’ici, la Russie n’a pas rendu publiques d’études détaillées des résultats de ses essais permettant d’établir l’efficacité des produits qu’elle dit avoir créés.

Par Le Figaro avec AFP

France/Coronavirus : 2524 nouveaux cas en 24 heures, «nette dégradation» de la situation ces derniers jours

août 12, 2020

318 foyers de contagion sont toujours en activité sur le territoire, dont 18 nouveaux qui ont été détectés ces dernières 24 heures.

11.633 cas ont été détectés en une semaine.
11.633 cas ont été détectés en une semaine. SEBASTIEN BOZON / AFP

Le coronavirus sévit toujours en France, où 17 personnes en sont décédées ces dernières 24 heures, portant à 30.354 le nombre total de victimes depuis le début de l’épidémie, a annoncé ce mercredi 12 août la direction générale de la Santé (DGS) dans son communiqué quotidien.

2524 nouveaux cas ont été dépistés ces dernières 24 heures – un nombre record depuis le 28 avril -, et plus de 11.633 l’ont été en une semaine. 143 nouvelles admissions à l’hôpital ont été recensées, pour un total de 4891 malades actuellement hospitalisés. Parmi eux, 17 nouveaux patients graves ont été admis en réanimation, portant le solde de malades dans ces unités à 379. Les régions «Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Hauts-de-France et Guyane regroupent 69% des malades en réanimation», précise la DGS.

318 «clusters» actifs

318 «clusters», ou foyers de contagion, sont toujours en activité sur le territoire, dont 18 nouveaux qui ont été détectés ces dernières 24 heures. Entre le 3 et le 9 août, 606.487 tests ont été effectués sur le territoire, avec un taux de positivité de 2,2%. Depuis le début de l’épidémie, 108.616 personnes ont été hospitalisées et 83.472 sont rentrées à domicile.

Afin de réduire les risques d’infections, la DGS recommande de porter un masque, même en extérieur si la distance de 1 mètre n’est pas respectée, et d’éviter les rassemblements amicaux et familiaux trop imposants. «Privilégier les petits groupes, s’équiper de masques grand public et de gels hydroalcooliques, préférer les espaces extérieurs, aérer les locaux, activer StopCovid, protéger les plus fragiles», détaille-t-elle.

Au niveau mondial, la barre des 20,3 millions de contaminés depuis l’apparition du virus a été franchie, pour un total d’au moins 743.599 décès.

Avec Le Figaro par Steve Tenré

Canada/COVID-19: Montréal se prépare à une deuxième vague

août 7, 2020

 

© Fournis par La Presse canadienne
Montréal, qui a été l’épicentre de la première vague de la pandémie de COVID-19 au Québec et au Canada, se prépare maintenant «au pire» pour faire face à une éventuelle deuxième vague.

Le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, ainsi que la directrice régionale de la santé publique de Montréal, Mylène Drouin, faisaient le point sur la première vague de la pandémie dans la métropole, vendredi après-midi.

La docteure Drouin a souligné que 76 % des milieux pour personnes âgées avaient vécu une éclosion de COVID-19, et que 88 % des décès provenaient de ces endroits.

De plus, 22 % de tous les cas — soit 6268 — étaient des professionnels de la santé.

La docteure Drouin s’est toutefois réjouie que la transmission communautaire ait été relativement contrôlée.

Pour cette deuxième vague, Montréal a deux priorités: s’assurer d’être prêt pour le dépistage, les enquêtes et la gestion des éclosions, ainsi que protéger les milieux pour les aînés.

Pour ce faire, un centre de commandement régional a été mis en place. Un projet pilote est aussi en cours dans la métropole pour mieux effectuer les enquêtes et communiquer plus rapidement avec les patients.

Une deuxième vague pourrait arriver aussi tôt que cet automne, a signalé Horacio Arruda.

«Maintenant, on a une certaine accalmie, mais il ne faudrait pas penser que la situation est complètement disparue», a-t-il soutenu.

Avec La Presse canadienne

France: Les asymptomatiques ont autant de coronavirus en eux que les symptomatiques, selon une étude

août 6, 2020

Selon une étude, 29% des personnes contaminées par le coronavirus n'ont jamais développé de symptômes.

Selon une étude, 29% des personnes contaminées par le coronavirus n’ont jamais développé de symptômes. Ethan Miller / AFP

Une étude détaillée portant sur 303 personnes en Corée du Sud montre que 29% des personnes contaminées par le coronavirus n’ont jamais développé de symptômes, mais qu’elles portaient en elles autant de virus que les personnes symptomatiques.

L’étude, dirigée par Seungjae Lee de l’université de Soonchunhyang et publiée jeudi dans la revue américaine Jama Internal Medicine, a porté sur un foyer de contaminations dans un groupe religieux sud-coréen à Daegu, en février. Les autorités avaient décidé de placer à l’isolement les cas positifs avec peu ou pas de symptômes, dans un bâtiment de dortoirs du gouvernement où des médecins et infirmières ont méticuleusement surveillé l’évolution de leurs symptômes, et testé leur charge virale régulièrement. Le groupe était jeune, 25 ans en moyenne.

Sur 303 personnes, 89 n’ont jamais développé de symptômes, soit une proportion de 29%. Puisque les gens étaient enfermés jusqu’à ce qu’ils obtiennent des tests négatifs, le personnel médical a pu distinguer les cas pré-symptomatiques des vrais asymptomatiques. De fait, 21 personnes se présentaient initialement comme positives au coronavirus et sans symptômes, mais ont in fine eu des symptômes. De nombreuses études, en ne testant les patients qu’une fois, peuvent confondre cas pré- et asymptomatiques.

L’enseignement principal est que les concentrations de virus chez les asymptomatiques étaient «similaires à celles des patients symptomatiques», rapportent les auteurs. Mais trouver des particules virales résiduelles dans le nez, la gorge ou les poumons ne signifie pas forcément que ces gens étaient contagieux. C’est l’une des grandes questions de la pandémie: à quel point les nombreux cas asymptomatiques sont-ils des vecteurs du virus? D’une part ils ne toussent pas, mais d’autre part ils ne se placent pas à l’isolement et sont donc en contact avec d’autres personnes. «Il est important de souligner que la détection d’ARN viral n’est pas synonyme de présence d’un virus infectieux et transmissible», avertissent les auteurs de l’étude. De grandes études épidémiologiques et expérimentales sont nécessaires pour le comprendre.

Par Le Figaro avec AFP

France/Coronavirus : «Nous pouvons basculer à tout moment», avertit le Conseil scientifique

août 4, 2020

«L’avenir de l’épidémie à court terme est en grande partie entre les mains des citoyens», prévient l’instance dans un nouvel avis. Une nouvelle vague est «hautement probable» ces prochains mois.

Une patrouille de police municipale demande à une Niçoise de porter son masque dans la rue, le 3 août 2020.
Une patrouille de police municipale demande à une Niçoise de porter son masque dans la rue, le 3 août 2020. VALERY HACHE / AFP

«L’équilibre est fragile et nous pouvons basculer à tout moment» vers une reprise incontrôlée de l’épidémie de Covid-19 en France, avertit mardi 4 août le Conseil scientifique qui guide le gouvernement, en insistant sur l’importance des mesures barrières.

«L’avenir de l’épidémie à court terme est en grande partie entre les mains des citoyens», prévient l’instance dans un nouvel avis. Au-delà de la situation cet été, le Conseil scientifique juge toujours «hautement probable qu’une seconde vague épidémique soit observée à l’automne ou l’hiver.»

«La France se trouve dans une situation contrôlée mais fragile, avec une recrudescence de la circulation du virus cet été», écrit le Conseil scientifique en introduction de cet avis intitulé «Se préparer maintenant pour anticiper un retour du virus à l’automne».

«Le virus circule de façon plus active, avec une perte accentuée des mesures de distanciation et des mesures barrières : l’équilibre est fragile et nous pouvons basculer à tout moment dans un scénario moins contrôlé comme en Espagne par exemple», poursuit-il dans ce document remis au gouvernement le 27 juillet.

Pour parer à une deuxième vague épidémique, le Conseil scientifique demande aux autorités de mettre en place des «plans de prévention» axés notamment sur les plus grandes métropoles. Il pointe également des «lenteurs» dans la stratégie consistant à tester, tracer et isoler les cas positifs. Il préconise ainsi d’améliorer «l’accès aux tests» de dépistage, dont les délais sont actuellement trop longs en raison d’une forte demande.

Enfin, dans un deuxième avis distinct, le Conseil scientifique propose un contrôle plus strict des voyageurs arrivant de pays «à risques», avec des tests à leur départ ou leur arrivée et une mise en quarantaine de 14 jours.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: la mission de l’OMS en Chine a achevé le travail préparatoire pour son enquête sur l’origine du virus

août 3, 2020

 

La mission en Chine de l’Organisation mondiale de la Santé a achevé le travail préparatoire pour son enquête sur les origines de la pandémie de Covid-19, a annoncé lundi 3 août l’agence de santé des Nations unies.

«L’équipe avancée de l’OMS qui s’est rendue en Chine a maintenant achevé sa mission consistant à jeter les bases d’efforts conjoints pour identifier les origines du virus», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse en ligne, en précisant que «des études épidémiologiques commenceront à Wuhan pour identifier la source potentielle d’infection des premiers cas».

La grande majorité des chercheurs s’accorde à dire que le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 – à l’origine de la pandémie – est sans doute né chez la chauve-souris, mais les scientifiques pensent qu’il est passé par une autre espèce avant de se transmettre à l’homme. C’est cette pièce du puzzle que la communauté scientifique internationale et l’OMS espèrent découvrir afin de mieux comprendre ce qui s’est passé, pour mieux cibler les pratiques à risques et éviter une nouvelle pandémie.

Par Le Figaro avec AFP