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Coronavirus: la mission de l’OMS en Chine a achevé le travail préparatoire pour son enquête sur l’origine du virus

août 3, 2020

 

La mission en Chine de l’Organisation mondiale de la Santé a achevé le travail préparatoire pour son enquête sur les origines de la pandémie de Covid-19, a annoncé lundi 3 août l’agence de santé des Nations unies.

«L’équipe avancée de l’OMS qui s’est rendue en Chine a maintenant achevé sa mission consistant à jeter les bases d’efforts conjoints pour identifier les origines du virus», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse en ligne, en précisant que «des études épidémiologiques commenceront à Wuhan pour identifier la source potentielle d’infection des premiers cas».

La grande majorité des chercheurs s’accorde à dire que le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 – à l’origine de la pandémie – est sans doute né chez la chauve-souris, mais les scientifiques pensent qu’il est passé par une autre espèce avant de se transmettre à l’homme. C’est cette pièce du puzzle que la communauté scientifique internationale et l’OMS espèrent découvrir afin de mieux comprendre ce qui s’est passé, pour mieux cibler les pratiques à risques et éviter une nouvelle pandémie.

Par Le Figaro avec AFP

Saint-Malo, Tours, Bayonne, Lille… Les villes qui imposent le masque en extérieur se multiplient

août 2, 2020

Pour lutter contre la propagation du virus en cette période estivale, près d’une centaine de communes n’hésitent pas à limiter l’accès des centres-villes.

«Les préfets pourront désormais par arrêté étendre l’obligation de port du masque aux lieux publics ouverts. Cette décision pourra être prise localement, en fonction de l’évolution de l’épidémie dans chaque territoire», a annoncé Olivier Véran, vendredi 30 juillet, dix jours après l’obligation du port du masque dans tous les lieux clos.

Dès le lendemain de l’annonce du ministre de la Santé, le préfet du Nord a délimité «un certain nombre de zones» de la métropole européenne de Lille où le port du masque sera obligatoire, en extérieur. Très rapidement, une centaine de communes ont rapidement suivi.

Pourtant déclaré comme «inutile» dans les rues par Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, le masque en extérieur est devenu «recommandé» par le ministre de la Santé, jeudi dernier lors d’un déplacement dans les Yvelines. «Si vous êtes dans une rue où il y a plusieurs personnes qui vont se balader et vous n’êtes pas sûr de pouvoir garder la distance, je le recommande.»

Craintifs d’une nouvelle vague, les élus locaux ont préféré prévenir que guérir. Territoire en «vulnérabilité élevée», le département de la Mayenne, a rendu le port du masque obligatoire dans 69 de ses villes dès le lundi 3 août, pour limiter la propagation du virus et faire face à la résurgence du nombre de contaminations.

«Au cours des dernières semaines», «plusieurs foyers épidémiques ont été recensés», a alerté le préfet. La vigilance est donc accrue pour les autorités qui craignent une flambée de l’épidémie avec l’arrivée des aoûtiens et «circulation encore active du virus». Jusque-là, seules les villes principales du département étaient concernées mais avec la nouvelle mesure, 30% des communes et 70% de la population mayennaise devront porter un masque en extérieur.

Centres-villes, marchés ou zones touristiques concernés

Biarritz, Bayonne, Saint-Malo, Le Touquet, Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) ont elles aussi rendu leurs centres-villes et zones touristiques uniquement praticables par des piétons masqués. Une mesure «nécessaire pour protéger les estivants et les Biarrots», a justifié Maider Arosteguy, maire de Biarritz. «La fréquentation du mois du juillet a été très forte et nous craignons un mois d’août encore plus difficile à gérer face à la crise sanitaire.»

De son côté, le maire de Tours, Emmanuel Denis, pourtant sceptique quelques jours plus tôt, s’est ravisé le 2 août en rendant le masque obligatoire dans «l’hypocentre» de la ville. Décision prise et élargie aux bords de la Loire pour éviter que «la situation n’empire» et «stopper cette progression», d’après la préfète d’Indre-et-Loire, interrogée par la Nouvelle République.

À Nice, seules les rues les plus fréquentées sont soumises à cette restriction. La mairie a par ailleurs mis en place des haut-parleurs pour rappeler aux Niçois et aux touristes l’importance de respecter les distanciations sociales et l’interdiction de consommer de l’alcool aux bords des plages.

D’autres édiles ont fait le choix de limiter les mesures restrictives à quelques heures de la journée. À l’instar des plages des Sables d’Olonne fermées lors de la marée haute, les pavés à Orléans ne peuvent être foulés que par des promeneurs masqués de 21h à 6h du matin.

Les marchés en extérieur sont aussi dans la ligne de mire des élus. Autorisés à tous rouvrir le 11 mai, beaucoup sont de nouveau soumis à des mesures sanitaires strictes dont le port du masque. À Blanquefort, Caen, Cannes, Carpentras, Lorient, les promeneurs pourront acheter fruits et légumes à condition d’être masqués afin de limiter la propagation de l’épidémie.

Jusqu’à 3750 euros d’amende

Si un piéton ne respecte pas le port du masque obligatoire en extérieur, il doit s’acquitter d’une amende de 135 euros, même montant que s’il ne le portait pas dans un lieu clos ou dans les transports en commun. S’il récidive, l’amende passe à 1 500 euros. La loi se durcit pour les indociles. En cas de triple récidive en moins de trente jours, le promeneur risque six mois de prison et 3 750 euros d’amende.

La France n’est pas le seul pays à imposer le port du masque. Au Royaume-Uni, en Allemagne, au Portugal, aux Pays-Bas et en Italie, il est obligatoire dans tous les lieux clos. En cas de non-respect, le citoyen risque entre 110 euros pour les Anglais, entre 300 et 4000 euros pour les Italiens, 350 euros pour les Portugais.

Les Belges quant à eux sont contraints de porter un masque en intérieur comme en extérieur si le mètre de distanciation sanitaire ne peut pas être respecté. L’amende a été fixée à 250 euros par le ministère de l’Intérieur. Même régime pour les Espagnols qui risquent généralement une sanction de 100 euros. Toutefois, l’autonomie dont jouissent les régions permet à certaines d’imposer des tarifications plus élevées comme dans l’Estrémadure, au sud-ouest du pays, qui promet une amende allant jusqu’à 6 000 euros !

Circulation soutenue de l’épidémie

Les vacances accompagnées des températures estivales encouragent les Français à diminuer leur prudence mais «la circulation du virus reste soutenue», précise vendredi 31 juillet, la Direction générale de la Santé dans son bilan hebdomadaire.

La veille, l’agence sanitaire Santé publique France relevait également une augmentation des nouveaux cas de 54% par rapport à la semaine précédente, «particulièrement chez les 20-30 ans». Les scientifiques restent donc très vigilants et surveillent de près les chiffres pouvant indiquer une reprise de l’épidémie. Les autorités appellent, quant à elles, les Français à faire preuve de responsabilité en veillant aux gestes barrières, seules capables pour l’instant de faire front au virus.

Avec Le Figaro par Marie-Liévine Michalik

Canada/COVID-19: 146 nouveaux cas sont rapportés au Québec dans le plus récent bilan

août 2, 2020

 

MONTRÉAL — La progression de la pandémie au Québec tend à se stabiliser.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a rapporté samedi 146 nouveaux cas dans la province, ce qui porte le nombre total de personnes infectées à 59 458.

On ignore pour le moment le nombre de cas actifs. L’Institut national de Santé publique dit ne pas pouvoir le donner en raison de la mise en place d’un nouveau système d’information «afin d’informatiser le formulaire d’enquête des cas COVID-19».

Les autorités ont signalé quatre décès, tous survenus avant le 24 juillet. On a déploré 5678 décès depuis le début de la pandémie.

Le recul du nombre des hospitalisations s’est poursuivi. Celui-ci a diminué de 12, pour un total de 177. Toutefois, on compte trois personnes de plus aux soins intensifs, pour un total de 18.

La région montréalaise demeure la plus touchée par la progression du virus. On a signalé 71 nouveaux cas sur l’île de Montréal par rapport au relevé précédent pour un total de 28 843 depuis le début de la pandémie. La Montérégie a recensé 27 nouveaux cas, pour un total de 8806, les Laurentides 20 pour un total de 3897, et Lanaudière 11 pour un total de 4508.

Laval a dénombré 6057 cas (+5), l’Outaouais 678 (+6), la Capitale-Nationale 1956 (+2), l’Estrie 1058 (+3), la Mauricie-Centre-du-Québec 2082 (+1). On compte toujours 367 cas au Saguenay-Lac-Saint-Jean et 206 en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Au Canada

Jusqu’à maintenant, on a recensé 116 599 cas confirmés ou probables dans l’ensemble du pays. La COVID-19 a provoqué la mort de 8941 Canadiens.

Les autorités sanitaires canadiennes ont indiqué samedi que 87 % des personnes atteintes se sont jusqu’à maintenant rétablies.

Les laboratoires canadiens avaient soumis plus de 4 millions de personnes à un test de dépistage de la COVID-19. Au cours de la semaine dernière, 40 665 personnes en moyenne par jour ont subi un test de dépistage, dont 1 % ont obtenu un résultat positif, avaient indiqué les autorités par communiqué.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux : 59 458 cas au Québec, dont 5678 décès; 39 333 cas en Ontario, dont 2777 décès; 10 843 cas en Alberta, dont 196 décès; 3641 cas en Colombie-Britannique, dont 195 décès; 1334 cas en Saskatchewan, dont 18 décès; 1069 cas en Nouvelle-Écosse, dont 64 décès; 417 cas au Manitoba, dont huit décès; 266 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès; 170 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès; 36 cas à l’Île-du-Prince-Édouard; 14 cas au Yukon, cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris; aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Avec La Presse canadienne

Coronavirus: le point sur la pandémie

août 1, 2020
Une femme portant un masque achète des melons sur un marché de Santa Monica en Californie le 1er août 2020 pendant l'épidémie de coronavirus
© Robyn Beck Une femme portant un masque achète des melons sur un marché de Santa Monica en Californie le 1er août 2020 pendant l’épidémie de coronavirus
Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: le point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

– L’épidémie sera « très longue » (OMS) –

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), réunie samedi à Genève, a prévenu que la pandémie de coronavirus allait probablement être « très longue ».

« L’OMS continue d’estimer que le risque posé par le Covid-19 est très élevé », poursuit le communiqué qui souligne l’importance « d’une réponse qui doit être nationale, régionale et globale » face à la pandémie.

© John MACDOUGALL Une manifestation défile à Berlin le 1er aout 2020 pour protester contre les restrictions mises en place pour lutter contre le coronavirus. – Un demi-million de cas en Afrique du Sud –

L’Afrique du Sud, le pays du continent africain le plus touché par le nouveau coronavirus, a officiellement recensé plus de 500.000 cas de Covid-19, a annoncé samedi le ministre de la Santé.

L’Afrique du Sud est le cinquième pays au monde le plus touché par la pandémie en termes de cas confirmés. A elle seule, elle a enregistré plus de la moitié des cas de nouveau coronavirus sur le continent africain. Le nombre officiel de décès a dépassé les 8.150, mais il est largement sous-estimé, ont prévenu des experts.

– USA: 5e jour d’affilée avec plus de 60.000 cas –

Les Etats-Unis ont enregistré plus de 60.000 nouveaux cas de coronavirus pour le cinquième jour d’affilée samedi, selon un comptage réalisé par l’Université Johns Hopkins. Il y a eu également 1.051 décès au cours de cette journée.

Les Etats-Unis, qui sont le pays le plus durement touché au monde, ont maintenant recensé plus de 4,6 millions de contaminations et 154.319 décès.

Ces nouveaux chiffres sont publiés alors que la Floride se préparait à l’arrivée de la tempête tropicale Isaias, qui devrait redevenir un ouragan à l’approche de la partie sud-est de l’Etat ravagé par le virus.

– Nouveau record de contaminations au Mexique –

Le Mexique a accusé samedi pour la deuxième journée consécutive un record de contaminations au coronavirus, avec 9.556 nouveaux cas enregistrés en 24 heures, selon les chiffres du secrétariat fédéral à la Santé.

Le total de cas de contagion au Mexique atteint désormais les 434.193, et les décès sont au nombre de 47.472, dont 764 ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures.

– Eglises et mosquées rouvrent au Nigeria –

Le gouverneur de Lagos, la capitale économique du Nigeria, a annoncé samedi que les églises et les mosquées de la ville allaient rouvrir la semaine prochaine. Lagos, la ville la plus peuplée du Nigeria, avec plus de 20 millions d’habitants, avait ordonné la fermeture des lieux de culte, des boîtes de nuit et des hôtels en mars, pour freiner la propagation de la pandémie de Covid-19.

Le pays a officiellement recensé 43.151 cas de contamination, dont 879 mortels, des chiffres sous-estimés, selon des experts.

– Manifestations en Israël –

Des milliers d’Israéliens sont de nouveau descendus samedi dans la rue pour réclamer la démission du Premier ministre Benjamin Netanyahu, inculpé de corruption et accusé de mauvaise gestion de la pandémie de nouveau coronavirus.

Israël subit une deuxième vague de contaminations et le taux de chômage a dépassé les 20% ces derniers mois contre 3,4% en février. Le pays de neuf millions d’habitants a officiellement enregistré jusqu’à présent plus de 72.000 cas de contamination, dont 523 décès.

– Berlin: manifestation contre les mesures contraignantes –

Quelque 20.000 manifestants, selon la police, ont réclamé samedi à Berlin l’abolition des mesures contraignantes pour combattre le Covid-19, avant d’être dispersés par la police, faute de porter des masques.

Si l’Allemagne a jusqu’à présent été plutôt épargnée par la pandémie qui y a fait moins de 9.200 morts, les autorités s’alarment d’une lente reprise des infections.

– Croisière en Norvège: 36 marins positifs –

Trente-six membres d’équipage confinés sur un bateau de la compagnie norvégienne Hurtigruten, spécialiste des croisières d’expédition, ont été testés positifs au coronavirus, a annoncé samedi la ville de Tromsø où le navire est amarré, une situation qui alimente les craintes d’une résurgence de l’épidémie en Norvège.

– Plus de 680.000 morts dans le monde –

La pandémie a fait plus de 680.000 morts dans le monde depuis l’apparition de la maladie fin 2019 en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi.

Plus de 17,6 millions de cas de contamination ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires. Les Etats-Unis sont le pays le plus lourdement touché avec 154.319 morts, suivis du Brésil (92.475), du Mexique (47.472), du Royaume-Uni (46.119) et de l’Inde (36.511).

Avec AFP

Coronavirus: l’OMS prévoit une épidémie « très longue »

août 1, 2020
Emblème de l'Organisation mondiale de la santé au siège de l'OMS à Genève le 24 février 2020

© Fabrice COFFRINI © 2019 AFP Emblème de l’Organisation mondiale de la santé au siège de l’OMS à Genève le 24 février 2020
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), réunie samedi à Genève, a prévenu que la pandémie de coronavirus allait probablement être « très longue ».Le Comité d’urgence de l’organisation, réuni depuis vendredi pour la 4e fois pour réévaluer la pandémie, « a souligné que sa durée allait être certainement très longue », a indiqué l’OMS dans un communiqué.

L’agence des Nations unies avait indiqué plus tôt cette semaine que les saisons ne semblent pas avoir d’impact sur le développement de la pandémie de coronavirus, mettant en garde contre l’illusion d’être protégé en été.

Par H.G. avec BFM TV

260 enfants en colonie de vacances contaminés par le coronavirus aux États-Unis

août 1, 2020

Partis s’aérer et s’évader pour les vacances d’été, la moitié des jeunes américains ont présenté des symptômes légers puis ont été testés positifs au coronavirus.

C’était la crainte majeure de tous les directeurs d’accueils collectifs de mineurs cet été, dans le monde entier : celle de voir «les jolies colonies de vacances» se transformer en un nouveau cluster Covid-19. Aux États-Unis, dans l’État de Géorgie, 600 personnes dont 346 enfants se sont succédé dans un centre de vacances et la moitié ont été testées positive au virus.

Dès le 17 juin, l’atmosphère était à l’amusement, aux jeux et aux chants collectifs. Les enfants dormaient dans des «cabines abritant jusqu’à 26 personnes». Seulement, le 23 juin, soit quelques jours après le début du camp, un encadrant, quitte la colonie de vacances après avoir ressenti des frissons la veille. Il est ensuite testé positif au coronavirus. Petit à petit, les symptômes se propagent, 260 jeunes sont testés positifs et sont renvoyés chez eux. Le 27 juin, le centre ferme ses portes.

Des symptômes légers

Parmi les personnes contaminées, 74% avaient des symptômes légers comme de la fièvre, des maux de tête et un mal de gorge. Les autres n’avaient pas de symptômes.

Pour les auteurs du rapport du Centre de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), ces données viennent s’ajouter aux preuves croissantes «démontrant que les enfants de tous âges sont susceptibles d’être infectés par le Sars-CoV-2 et,contrairement aux premières informations, pourraient jouer un rôle important dans la transmission».

Non respect des normes sanitaires

Le Centre de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) publie dans son rapport que certaines règles sanitaires locales n’étaient pas respectées comme le port du masque en tissu et l’aération systématique des locaux.

En France, les accueils collectifs de mineurs sont autorisés à condition de porter le masque lors de la préparation des repas, de respecter une distance sociale d’un mètre et de pratiquer des jeux en petits groupes ne dépassant pas 15 enfants.

Avec Le Figaro par Marie-Liévine Michalik

Pays défavorisés: le coronavirus pourrait être ressenti jusqu’en 2023

août 1, 2020

 

MONTRÉAL — L’impact de la pandémie de coronavirus pourrait être ressenti pendant encore plusieurs années dans les pays défavorisés et possiblement y causer une grave famine, redoute une responsable de l’organisation humanitaire Mission Inclusion.

«Avec la crise de la COVID-19, la crise alimentaire, les changements climatiques, même les conflits armés dans certains pays où on intervient… ce cocktail de crises accentue encore davantage la vulnérabilité des personnes, a résumé Frédérique Thomas, la directrice des programmes de ce qu’on appelait anciennement l’Œuvre Léger.

«Ce qu’on craint, en fait, c’est l’après-crise. Il y a eu des impacts présentement, mais on craint aussi des impacts dans le futur.»

Plusieurs habitants des pays en voie de développement travaillent dans ce que Mme Thomas appelle les «secteurs informels», ce qui veut dire qu’ils dépendent souvent de l’argent qu’ils gagneront cette journée-là pour survivre jusqu’au lendemain.

Mais avec la crise de la COVID-19, plusieurs de ces emplois — qu’il s’agisse par exemple de travailler dans les champs ou de se rendre au marché vendre des marchandises — se sont évaporés.

«Ces personnes font face vraiment à une crise alimentaire, et on prévoit qu’il y en aura une encore plus grande dans le futur parce que dans certains pays, comme au Burkina Faso (en Afrique de l’Ouest) par exemple, la crise est arrivée exactement lors de la préparation des sols pour planter les semences qui vont permettre les récoltes pour l’année prochaine», a-t-elle dit.

Pas de filet social

D’autant plus que les gouvernements des pays en voie de développement «n’ont pas nécessairement (la) capacité financière de sortir de l’argent pour aider toute la population», ajoute-t-elle.

«La crise de la COVID-19 a eu le même impact dans les pays en voie de développement qu’ici au Canada, a dit Mme Thomas. Mais évidemment, ici les gouvernements ont sorti des programmes pour essayer d’atténuer l’impact sur les populations, ce qui n’est pas nécessairement le cas dans tous les pays en voie de développement.»

Il revient donc à des organismes humanitaires et communautaires comme ceux que Mission Inclusion accompagne de prendre le relais et de raccommoder tant bien que mal les mailles d’un filet social qui est souvent criblé de trous.

Mme Thomas cite en exemple des organisations philippines qui ont dû ravitailler la population, après que la promesse du gouvernement de fournir suffisamment de vivres pour deux semaines ne se soit jamais concrétisée.

Freiner le virus

Ces organisations tentent aussi de freiner la propagation du virus dans des pays où on ne peut même pas envisager de respecter la distanciation sociale recommandée par les experts.

«Les organismes que l’on appuie (…) ont mis des programmes en place pour pouvoir faire de la sensibilisation au lavage des mains, la mise en place de kits sanitaires, donc des stations d’eau, du savon, des masques, pour que les gens puissent respecter au moins ce genre de mesures quand on n’est pas capables de respecter la distanciation sociale», a-t-elle expliqué.

Cela étant dit, plusieurs de ces organismes peinent à répondre à une accentuation de la demande à un moment où le coronavirus entrave leurs efforts de financement et où la pandémie les contraint à renvoyer plusieurs travailleurs à la maison pour des raisons de sécurité.

On leur demande en d’autres mots de faire plus, mais avec encore moins de main d’oeuvre et de moyens financiers.

«On pense que la crise va avoir des impacts à plus long terme, après 2020, surtout 2021, 2022 et 2023 où on va sûrement avoir une famine qui va se poindre à l’horizon, a conclu Mme Thomas. Les besoins vont s’exacerber.»

Avec La Presse canadienne par Jean-Benoit Legault

Canada-Québec: Possible remontée des cas de COVID-19 d’ici quelques semaines, une première personne infectée à La Tuque

juillet 31, 2020
Une clinique de dépistage de la COVID-19 se trouve à côté de l’hôpital de Shawinigan.
© SYLVAIN MAYER Une clinique de dépistage de la COVID-19 se trouve à côté de l’hôpital de Shawinigan.
TROIS-RIVIÈRES — Le relâchement dans l’application des consignes sanitaires observé au sein de la population pourrait engendrer une remontée des cas de COVID-19 d’ici quelques semaines.

La période des vacances de la construction prend fin dans quelques heures. Cette période est propice à de nombreux déplacements. Des gens provenant de régions plus touchées par la COVID-19 peuvent aller passer du temps dans des secteurs moins concernés par le coronavirus.

Des rassemblements privés peuvent aussi être le théâtre de comportements plus ou moins en respect des règles de distanciation physique, ce qui peut favoriser la contamination de plusieurs personnes par un seul invité.

Il faut compter entre cinq et sept jours pour ressentir des symptômes de la COVID-19. Le temps de se faire dépister et d’obtenir les résultats fait en sorte qu’il faudra patienter deux ou trois semaines avant de savoir si les vacances de la construction joueront un rôle ou non dans une éventuelle recrudescence des cas de coronavirus.

Mais selon le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, les prochaines semaines n’annoncent rien de rassurant.

«Au cours des dernières semaines, nous avons en effet constaté que deux agrégats de personnes (des personnes liées par une source d’infection) atteintes de la COVID-19 dans notre région étaient liés à des déplacements à l’extérieur de la région. Les gens baissent la garde. Avec ce qu’on voit, ça laisse présager que les répercussions seront importantes. C’est préoccupant», indique Kellie Forand, agente d’information du CIUSSS.

La région affiche 22 cas de coronavirus de plus depuis le début de la période des vacances de la construction. Une telle hausse en deux semaines peut paraître limitée, mais le fait que les gens sont moins prudents que lors de la période de confinement et au début du déconfinement est source d’inquiétude.

«Ce qu’on observe est que les gens ont de nombreux contacts sans respecter les consignes, souligne Mme Forand. On n’a pas d’hospitalisation au CHAUR (l’hôpital de Trois-Rivières) ni à Drummondville. On est prêt à un redéploiement rapidement si on en a besoin. Notre personnel a acquis de l’expérience. Mais si tout le monde collabore, on va éviter de retourner à un niveau difficile.»

Mme Forand rappelle l’importance d’appliquer les mesures de protection comme le port du masque et le respect de l’espacement physique.

Le CIUSSS poursuit ses efforts pour augmenter le volume de dépistage, lui qui en a réalisé près de 7500 au cours des deux dernières semaines, dont 1100 dans la seule journée de jeudi. Le CIUSSS indique être à compléter de nouvelles équipes de dépistage afin de mettre sur pied de nouvelles stratégies, dont une formule sans rendez-vous.

Un premier cas à La Tuque

Le dernier bilan quotidien du CIUSSS fait état de trois nouveaux cas dans la région, soit un à Drummondville, un à Victoriaville et finalement un premier cas à La Tuque depuis le début de la pandémie. Le CIUSSS mentionne que cette personne a contracté le virus par un contact avec une personne qui s’était déplacée à l’extérieur de la région. Aussitôt jointe par la santé publique à titre de contact significatif, la personne s’est placée en isolement préventif. Elle a subi un test de dépistage et se trouve actuellement en isolement à son domicile.

Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, reconnaît que la présence d’un cas de coronavirus sur le territoire était inévitable.

«Ce que j’en comprends, ce n’est pas une éclosion. L’enquête de la santé publique a passé du temps à Shawinigan. Est-ce que c’est une personne de La Tuque qui est allée à Shawinigan? Des gens de Shawinigan qui sont venus à La Tuque? Je ne sais pas. Mais je ne suis pas inquiet. La personne s’est prise en main dès le départ. Si ça avait été dans un centre de personnes âgées, j’aurais été plus inquiet.»

Ce dernier croit que ce premier cas de COVID-19 aura l’effet d’un rappel des consignes à respecter.

«La population a fait un bon travail, collectivement. Mais on se rend compte que la menace est constante. Ça nous incite à la prudence et ça nous fait réaliser qu’il ne faut pas baisser la garde. Il faut continuer de se protéger.»

Relâchement dans les CHSLD

Le relâchement dans l’application des consignes comme le port du masque et la distanciation physique est aussi constaté au sein des différents établissements du CIUSSS. Des visiteurs des centres hospitaliers et même de CHSLD ne suivent plus les règles à la lettre. Certains d’entre eux ont été expulsés des lieux, car ils manifestaient de l’agressivité à l’endroit des employés.

De nombreux CHSLD de la région ont été frappés durement par des éclosions de COVID-19. Malgré cette réalité d’il y a à peine quelques semaines, des gens portent leur masque sous le nez ou suspendu à une oreille et collent d’un peu trop près leur parent vivant en CHSLD.

«On constate que des personnes qui viennent visiter leurs proches ont perdu ce point de référence, dit Mme Forand. On est heureux d’accueillir les familles des résidents dans les CHSLD. Mais ce privilège est encadré par des mesures importantes. Personne ne veut retourner à une éclosion. Les gens sont contents de revoir leurs proches. Oui, on veut les serrer dans nos bras, mais ce n’est pas le moment.»

Selon Mme Forand, le CIUSSS obtient la collaboration de la très grande majorité des visiteurs. Pour ceux qui contreviennent aux règlements, un simple rappel suffit bien souvent à les ramener dans le droit chemin.

La porte-parole rappelle toutefois que le CIUSSS ne tolère aucune manifestation d’agressivité à l’égard de son personnel.

Martin Lafrenière – Le Nouvelliste

Coronavirus: un quart des premiers cas hors de Chine lié à un voyage en Italie

juillet 31, 2020

Un quart des premiers cas de Covid-19 repérés hors de Chine continentale étaient des gens qui avaient voyagé en Italie, selon une étude publiée dans la revue médicale The Lancet Infectious Diseases, selon laquelle le début de la pandémie pourrait être lié à trois pays. Ces travaux publiés cette semaine prennent en compte le premier cas enregistré dans 99 pays hors de Chine continentale durant les 11 premières semaines de l’épidémie (entre le 31 décembre 2019 et le 10 mars 2020): ils montrent que près de deux tiers (60%) de ces personnes avaient voyagé en Italie (27%), en Chine (22%) ou en Iran (11%).

«Nos résultats suggèrent que les voyages dans un petit nombre de pays où la transmission du virus SARS-CoV-2 était importante pourraient être à l’origine d’épidémies un peu partout dans le monde, avant que la pandémie soit déclarée le 11 mars», a indiqué l’une des auteurs, la Dr Fatimah Dawood, des Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), citée dans un communiqué de The Lancet Infectious Diseases.

Des limites importantes

Il existe toutefois des limites importantes à l’étude, soulignent les chercheurs: les premiers cas déclarés dans chaque pays n’étaient peut-être pas réellement les premiers à exister, puisque certains sont sans doute d’abord passés inaperçus. L’étude porte sur 99 pays hors de Chine continentale, où 32.000 cas ont été déclarés durant la période entre le 31 décembre 2019 et le 10 mars 2020.

Pour identifier les nouveaux cas enregistrés dans chaque pays durant la période étudiée, les auteurs se sont basés sur les données en ligne des autorités de chaque pays, les communiqués de presse quotidiens alors diffusés ou encore des éléments recueillis sur les réseaux sociaux.

L’influence des voyages dans tel ou tel pays sur les premiers cas diffère selon les régions du monde. Les voyages en Italie étaient liés à la moitié des premiers cas repérés en Afrique, et plus d’un tiers de ceux repérés en Europe (36%) et sur le continent américain (38%). Mais dans la zone Pacifique, 83% des premiers cas étaient liés à un voyage en Chine. Au total, trois quarts des premiers cas repérés dans chacun des 99 pays étaient des personnes qui avaient voyagé ailleurs auparavant.

Par Le Figaro avec AFP

Situation du coronavirus au Brésil et aux États-Unis

juillet 29, 2020

Le Brésil franchit le cap des 90.000 morts du coronavirus

Le Brésil a franchi mercredi le cap des 90.000 morts du coronavirus après avoir enregistré 1595 nouveaux décès au cours des dernières 24 heures, a annoncé le ministère de la Santé.

Le Brésil, deuxième pays où le Covid-19 tue le plus au monde après les Etats-Unis, déplore ainsi 90.134 morts et a enregistré mercredi un nombre très élevé de nouvelles contaminations, de 69.074, selon ces données officielles qui, d’après les scientifiques, sous-évaluent l’ampleur de la pandémie

Plus de 150.000 morts du Covid-19 aux États-Unis

Le pays a enregistré depuis le début de la pandémie plus de 4,38 millions de cas d’infection au nouveau coronavirus.

Les États-Unis ont franchi mercredi la barre des 150.000 morts recensées du Covid-19, selon le comptage de l’université Johns Hopkins, qui fait référence. Le pays, de loin le plus endeuillé au monde, avait annoncé fin février son premier décès lié au nouveau coronavirus. Il a enregistré depuis le début de la pandémie plus de 4,38 millions de cas d’infection, d’après les bilans en temps réel de l’université basée à Baltimore. Avec 150.034 morts à 15h55 locales (21h55 en France), soit l’équivalent de la ville de Savannah, en Géorgie, les États-Unis devancent largement le Brésil (88.539), le Royaume-Uni (45.878), le Mexique (44.876) et l’Italie (35.123).

La pandémie a fait au moins 660.787 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi à 13 heures. Les États-Unis ont déploré mardi 1592 décès supplémentaires liés au Covid-19 en 24 heures, un lourd bilan quotidien qui n’avait pas été atteint depuis deux mois et demi. Après avoir connu une amélioration vers la fin du printemps, la première puissance mondiale voit depuis fin juin l’épidémie repartir à la hausse, notamment dans le sud et l’ouest du pays.

La Floride inquiète particulièrement. Elle a enregistré mercredi 216 nouveaux décès dus au nouveau coronavirus, un record dans cet État touristique confronté à la lenteur des tests de dépistage et à des insuffisances dans le suivi des contacts des personnes contaminées. Au total, 451.423 personnes ont été officiellement infectées en Floride, sur une population de 21 millions.

Par Le Figaro avec AFP