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France-Disparition d’un couple à Roubaix : la voiture retrouvée, un corps à bord

février 8, 2023

Le couple d’octogénaires a disparu le 1er janvier. Son véhicule a été découvert dans un point d’eau, mais avec un seul corps à l’intérieur.

La police a retrouve la voiture d'un couple d'octogenaires disparu dans le Nord. (Image d'illustration)
La police a retrouvé la voiture d’un couple d’octogénaires disparu dans le Nord. (Image d’illustration)© ERIC BERACASSAT / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le 1er janvier, Marie-France Dumortier et Richard Di Gennaro, après un repas en famille à Mairieux (Nord), prenaient leur voiture en fin d’après-midi pour rentrer chez eux, à Roubaix. Quatre jours plus tard, leurs proches signalaient leur disparition à la police. Un appel à témoins était lancé le 9 janvier. Les deux octogénaires n’ont plus été revus depuis qu’ils ont pris la route. Le dernier bornage du téléphone portable du couple permettait de les localiser pour la dernière fois à 19 h 09 à Marly. Selon les informations de TF1, le véhicule du couple a été découvert mercredi 8 février. Mais à son bord, un seul corps était présent.

La voiture a été retrouvée dans un point d’eau de la commune de Bruay-sur-l’Escaut (Nord), à 8,2 km de Marly, sur la route entre Mairieux et Roubaix. Sur place, des plongeurs ont repêché un corps. Son identité n’a pas encore été communiquée. Quoi qu’il en soit, un corps reste toujours introuvable.

Une affaire inédite

Mercredi 1er février, la procureure de la République à Lille, Carole Étienne, confiait à La Voix du Nord l’aspect exceptionnel de cette affaire. « Qu’un couple, mais aussi sa voiture disparaissent, sans qu’on ne les retrouve pendant si longtemps, est, à ma connaissance, inédit », déclarait-elle. Par ailleurs, la procureure avait confirmé la découverte d’un pare-chocs sur la route probablement empruntée par le couple. Ce débris ne correspondait pas au véhicule des disparus mais demeurait, selon Carole Étienne, « un élément important » de l’enquête.

Avec Le Point

Qui en voulait au journaliste Martinez Zogo ?

janvier 23, 2023

Au Cameroun, le directeur de la radio Amplitude FM était porté disparu depuis plusieurs jours. Son corps a été retrouvé le 22 janvier au matin. Une enquête a été ouverte et plusieurs associations de journalistes dénoncent un « assassinat ».

Martinez Zongo était l’animateur vedette d’une émission quotidienne, Embouteillage, sur la radio camerounaise Amplitude FM. © DR.

Il était porté disparu depuis le 17 janvier. Le corps sans vie de Martinez Zogo, 51 ans, directeur général de la radio privée Amplitude FM, a été découvert le 22 janvier au matin, aux environs de la localité Soa, à la périphérie nord de Yaoundé. L’information a été confirmée par le porte-parole du gouvernement, René-Emmanuel Sadi, qui indique dans un communiqué daté du même jour que la dépouille a été retrouvée dans un « état de décomposition avancée ».

« Sévices corporels »

Charly Tchouemou, rédacteur en chef d’Amplitude FM, a assuré avoir reconnu la victime. Les autorités précisent quant à elles que l’épouse de Martinez Zogo a formellement reconnu ses effets personnels et que le journaliste « a subi d’importants sévices corporels ». Son corps a été transporté dans la journée à l’hôpital central de Yaoundé pour y être autopsié et, ce dimanche, une foule nombreuse s’était réunie devant l’établissement, ainsi que de nombreux éléments des forces de l’ordre. Le gouvernement a fait savoir qu’une enquête avait été ouverte pour retrouver « les auteurs de ce crime odieux, inqualifiable et inadmissible ».

L’opposition et des organisations de défense de la presse dénoncent un « assassinat ». Disparu dans des circonstances troubles, Zogo était l’animateur vedette d’une émission quotidienne, Embouteillage, diffusée du lundi au vendredi et très écoutée dans la capitale camerounaise. Une enquête avait été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de sa disparition, selon une source policière.

« Assassinat odieux »

À l’antenne, ce journaliste engagé abordait régulièrement des affaires de corruption, n’hésitant pas à mettre en cause nommément des personnalités importantes. Il avait notamment été détenu préventivement deux mois en 2020 dans une affaire où il était accusé de diffamation. Le Comité de protection des journalistes (CPJ) avait alors réclamé sa libération et exhorté le gouvernement à dépénaliser cette infraction.

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun a exprimé dans un communiqué sa « consternation », dénonçant un « assassinat odieux » et appelant les travailleurs des médias à se vêtir de noir le 25 janvier pour marquer leur deuil. L’International Press Institute, organisation de défense de la liberté de la presse basée à Vienne, a exhorté les autorités camerounaises à « enquêter rapidement sur le meurtre horrible du journaliste Martinez Zogo et veiller à ce que les coupables soient traduits en justice ».

L’opposition politique s’est également indignée, à l’image du député de l’opposition du Social Democratic Front (SDF), Jean-Michel Nintcheu, qui a dénoncé dans un communiqué un « crime » qui « ne saurait rester impuni ».

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) affirmait vendredi que Zogo avait été « enlevé » le 17 janvier aux alentours de 20 h devant un commissariat de la périphérie de Yaoundé. Il a bien été vu pour la dernière fois devant un poste de gendarmerie, avait confirmé une source policière, qui ajoutait ne « pas disposer d’indices pour affirmer qu’il s’agit d’un enlèvement ».

CHACUN DE NOUS PEUT SE RETROUVER DANS CETTE SITUATION POUR QUELQUE CHOSE QU’IL AURAIT PEUT-ÊTRE DIT

« Il y a de nombreuses zones d’ombres concernant les circonstances de son enlèvement brutal. Les autorités doivent lancer une enquête rigoureuse, approfondie et indépendante pour établir toute la chaîne de responsabilité et les circonstances qui ont conduit à ce triste événement », a déclaré Sadibou Marong, responsable du bureau Afrique subsaharienne pour RSF.

Dimanche, plusieurs chaînes de télévision camerounaises ont dédié leurs programmes à cet événement. Interrogée sur la chaîne Info TV, la romancière Calixthe Beyala s’est dite « abattue, attristée. Je savais qu’il était mort dès qu’on a annoncé qu’il était enlevé. On peut se poser la question : à qui le tour ? Chacun de nous peut se retrouver dans cette situation pour quelque chose qu’il aurait peut-être dit ».

Par Jeune Afrique (avec AFP)

France: Les corps de deux bébés retrouvés dans un appartement en Haute-Savoie

janvier 6, 2023
Les corps de deux bebes retrouves dans un appartement en Haute-Savoie
Les corps de deux bébés retrouvés dans un appartement en Haute-Savoie© AFP/JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Les corps de deux bébés ont été retrouvés à Rumilly (Haute-Savoie), à l’ouest d’Annecy, par les gendarmes, au domicile d’une femme qui les avait contactés en faisant part d’intentions suicidaires et qui a été hospitalisée.

Une information judiciaire a été ouverte vendredi « des chefs de meurtre sur mineur de moins de 15 ans », a annoncé le parquet d’Annecy dans un communiqué en début d’après-midi.

La découverte avait eu lieu quelques jours plus tôt, dimanche 1er janvier, en début d’après-midi, a-t-on expliqué de même source, confirmant les premières informations données par Le Dauphiné Libéré, qui a révélé l’affaire.

Au cours de l’appel au 17, la jeune femme, âgée de 35 ans, indique « avoir à son domicile les corps de deux bébés morts », a expliqué la procureure Line Bonnet.

Sur les indications de la trentenaire, les gendarmes, arrivés sur place, trouvent « deux dépouilles emmaillotées dans une valise ».

« Compte tenu de son état de santé, cette personne a fait l’objet d’une hospitalisation sous contrainte. Elle est toujours hospitalisée à ce jour et n’a pu être entendue par les enquêteurs », a précisé Mme Bonnet.

L’autopsie, réalisée mercredi à Grenoble, n’a pas permis de déterminer la date et la cause des décès, et des analyses complémentaires sont en cours.

« La présence d’un cordon ombilical sur un des deux corps permet de supposer toutefois qu’il s’agissait d’un nouveau-né », selon le parquet.

La jeune femme vivait en couple avec deux enfants nés en 2020 et 2021. Son compagnon depuis 2019, qui était à l’étranger depuis la mi-décembre, a été placé en garde à vue pour recel de cadavre jeudi à son retour en France, puis relâché vendredi peu avant midi, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.

« Choqué »

Les deux enfants du couple ont été confiés à l’aide sociale à l’enfance.

Dans le quartier, les voisins interrogés par l’AFP oscillaient entre choc et incompréhension. La famille habitait au dernier étage d’une résidence bien entretenue qui en compte quatre, entourée de verdure et d’arbres, et qui fait partie d’un ensemble au sein d’une cité résidentielle.

Les scellés étaient encore présents sur la porte de l’appartement du couple vendredi, faisant état d’une intervention le 1er janvier pour « homicide volontaire aggravé », ont constaté des journalistes de l’AFP.

« On est malade, on est choqué », confie une voisine de 56 ans. Selon elle, la famille concernée était arrivée dans l’immeuble il y a environ trois ans.

« C’est un quartier très bien, du jour au lendemain on entend ça, on a été surpris », déclare un autre voisin, Zine Hadjou, âgé de 75 ans, qui n’avait de son côté jamais croisé la famille.

Alexia Tisserant, qui se promène avec son nourrisson en poussette, a ressenti un sentiment d' »horreur » et de « stupéfaction »: « de la peur, de l’incompréhension, un peu de la haine », dit la jeune mère de 27 ans. « Je ne comprends pas ».

Les témoignages des voisins immédiats semblaient décrire une femme discrète. « Je lui disais bonjour, au revoir », raconte une voisine de 53 ans, qui décrit une femme « normale ».

Rumilly, commune située dans le parc naturel du massif des Bauges, compte environ 16.000 habitants.

Les investigations ont été confiées à la brigade des recherches d’Annecy et à la section de recherche de Chambéry, avec l’appui de la cellule d’identification criminelle d’Annecy.

Par Le Point.fr avec AFP

Canada: Peu d’espoir de retrouver des corps dans un dépotoir après 60 jours, selon une étude

décembre 24, 2022
Une décharge enneigée.

La police pense que les restes de Morgan Harris et de Marcedes Myran se trouvent à la décharge de Prairie Green dans la municipalité rurale de Rosser, au Manitoba. Photo : Radio-Canada/Trevor Brine

Une étude complète suggère qu’il n’y a presque aucun espoir de retrouver des restes humains dans un dépotoir s’ils y ont passé plus de deux mois. Le taux de récupération est de 43 % lorsque la recherche est faite au cours du mois qui suit l’arrivée du corps.

Une recherche ne devrait pas être entreprise si plus de 60 jours se sont écoulés, estiment les coauteurs de cette étude de 2019, Kimberlee Sue Moran, archéologue judiciaire, et Brian Paulsen, ancien chef de la police de Plattsmouth, aux États-Unis.

Ces conclusions sont particulièrement pertinentes au moment où le gouvernement manitobain et les organisations responsables de l’application de la loi envisagent de fouiller la décharge de Prairie Green, au nord de Winnipeg, pour tenter de retrouver les restes de Morgan Harris et de Marcedes Myran.

La police de Winnipeg pense que les deux femmes autochtones ont été tuées par le tueur en série présumé Jeremy Skibicki. Leurs restes auraient été déposés au dépotoir au cours du mois de mai, soit il y a plus de sept mois.

Les enquêteurs disent être arrivés à cette conclusion le 20 juin, mais ils ne l’ont divulguée publiquement qu’au mois de décembre.

Multiplication des appels à des recherches

La police avait initialement affirmé que des recherches n’étaient pas possibles, mais des voix se sont levées pour demander des fouilles à Prairie Green.

La première ministre du Manitoba et le maire de Winnipeg ont annoncé le 8 décembre que les activités à la décharge avaient été suspendues à la suite de ces appels.

Des voitures et des personnes. Sur une pancarte, il est écrit en anglais : Native lives matter, soit la vie des Autochtones compte.

Des manifestants devant la décharge de Prairie Green, à Winnipeg, ont demandé que des fouilles y soient entreprises plus tôt ce mois-ci. Photo: RadioADIO-Canada/Randall McCKenzie

La semaine dernière, le gouvernement fédéral s’est engagé à payer la facture d’une étude de faisabilité(Nouvelle fenêtre) sur d’éventuelles recherches au dépotoir de Prairie Green.

Des manifestants, y compris des familles et des proches de victimes de meurtre, ont récemment bloqué la décharge du chemin Brady, près de Winnipeg, et ont réclamé des fouilles à cet autre endroit pour y rechercher les corps d’autres personnes disparues.

Une partie de la dépouille de Rebecca Contois, une autre victime alléguée de M. Skibicki, y a été retrouvée en juin.

Le temps est le plus grand ennemi

Publiée dans la revue Forensic Archaeology, l’étude de janvier 2019 a recensé 46 recherches de corps dans des dépotoirs aux États-Unis entre 1999 et 2009. Parmi celles-ci, 20 ont été couronnées de succès.

Plus de 90 % des récupérations ont eu lieu dans cette fenêtre de temps « magique » de 30 jours, précise M. Paulsen. Les recherches ont duré 17 jours en moyenne.

Les facteurs qui peuvent entraver une enquête comprennent le temps écoulé, les ressources, les conditions météorologiques et les dangers potentiels que les chercheurs pourraient courir, ajoute l’auteur.

En général, le succès dépend aussi de la capacité des gestionnaires des sites d’enfouissement à déterminer avec précision l’endroit où les restes ont pu être déposés.

Un camion à benne dépose des déchets au dépotoir de Prairie Green, au nord de Winnipeg, en décembre 2022.

Un camion à benne dépose des déchets au dépotoir de Prairie Green, au nord de Winnipeg, là où pourraient se trouver les corps de plusieurs femmes autochtones. Photo : Radio-Canada/Jeff Stapleton

Cela dépend de la qualité de la tenue des registres de la décharge et du fait que les camions à ordures disposent ou non d’un système de localisation GPS.

Cette localisation est primordiale. Mais c’est seulement un point de départ et ça va lentement, très lentement, assure Brian Paulsen.

Cette étude est la seule recherche d’envergure sur la faisabilité des recherches dans les décharges effectuées en Amérique du Nord.

La probabilité de retrouver les corps n’est pas l’unique élément à prendre en compte pour déterminer la nécessité de faire des fouilles, selon Thomas McAfee, agent spécial du Federal Bureau of Investigation (FBI).

« Il y a généralement beaucoup d’émotions en jeu […]. Les enquêteurs veulent agir de leur mieux pour les victimes et pour leur famille. Ils veulent les ramener à la maison. »— Une citation de  Thomas McAfee, agent spécial du Federal Bureau of Investigation (FBI)

Un montage des photos des visages de Morgan Beatrice Harris, Marcedes Myran et Rebecca Contois.

De gauche à droite : Morgan Beatrice Harris, Marcedes Myran et Rebecca Contois, trois victimes alléguées du tueur en série présumé Jeremy Skibicki. Photo : Police de Winnipeg et Darryl Contois

La police a annoncé le 1er décembre que Jeremy Skibicki était accusé de meurtre au premier degré pour la mort de Morgan Harris, de Marcedes Myran et d’une femme non identifiée, surnommée Buffalo Woman.

Quelques mois plus tôt, il avait été inculpé de celui de Rebecca Contois.

Les accusations n’ont pas encore fait l’objet d’un procès. L’avocat de M. Skibicki a déclaré qu’il avait l’intention de plaider non coupable des quatre accusations de meurtre au premier degré.

Avec Radio-Canada

France: Les corps d’un couple et de leur fille découverts dans une maison près de Rennes

novembre 23, 2022
Les corps d'un couple et de leur fille decouverts dans une maison pres de Rennes
Les corps d’un couple et de leur fille découverts dans une maison près de Rennes© AFP/Archives/Bertrand Langlois

Les corps d’un couple et de leur fille de 25 ans ont été découverts mercredi dans un pavillon de Saint-Jacques-de-la-Lande près de Rennes, dans ce qui pourrait être un double homicide suivi d’un suicide du père, a-t-on appris auprès du parquet.

« Sur place, les corps des trois personnes décédées étaient découverts par les pompiers. L’homme était retrouvé pendu, la femme allongée sur son lit et leur fille sur le sol de sa chambre », a indiqué à l’AFP Philippe Astruc, procureur de la République de Rennes, confirmant une information du journal Ouest-France.

Il s’agit d’un père de famille, âgé de 50 ans et employé au département d’Ille-et-Vilaine en tant qu’agent de maintenance d’un collège, de sa femme, âgée de 62 ans, retraitée, et de leur fille de 25 ans.

Mercredi en début de soirée, la rue où se trouve le pavillon, situé dans un quartier verdoyant et résidentiel de cette commune de 14.000 habitants où se trouve l’aéroport de Rennes, était toujours bouclée par un périmètre de sécurité, selon un journaliste de l’AFP présent sur place.

Une camionnette des enquêteurs était garée devant la maison, gardée par plusieurs policiers.

« C’étaient des gens très discrets », a témoigné un riverain interrogé par le journal Le Télégramme. « On a vu le père de famille hier (mardi, NDLR) vers 17H30. Il était très souriant ».

Écrit retrouvé

Mercredi après-midi, les sapeurs-pompiers s’étaient rendus sur les lieux car l’employeur de la jeune femme s’inquiétait de son absence.

« Les premières constatations médico-légales révélaient l’existence de traumatismes sur le corps de la femme (sexagénaire, ndlr). Aucune trace de violence n’était en revanche visible sur le corps de sa fille », a indiqué le magistrat, précisant que des autopsies étaient ordonnées « afin de déterminer précisément les causes des décès ».

« Un écrit était retrouvé au domicile de la famille, apparemment signé de la main de l’homme, dans lequel il annonçait mettre fin à ses jours ainsi qu’à ceux de sa compagne et de sa fille. Il attribuait ses actes à un mal-être pouvant être en lien avec une maladie grave dont il serait atteint », a ajouté M. Astruc.

Un examen de comparaison d’écriture doit être fait pour vérifier l’origine de cet écrit.

Une enquête de flagrance a été ouverte et confiée à la sûreté départementale d’Ille-et-Vilaine sous la qualification d’assassinats.

Aucun élément relevé ne laisse à ce stade entrevoir une intervention extérieure.

La famille était inconnue de l’autorité judiciaire, tant sur le plan pénal que civil et notamment au niveau des affaires familiales. Aucune plainte ni main courante n’était recensée les concernant, d’après la même source.

Ce drame intervient quelques semaines après la découverte fin octobre à Carantec (Finistère), des cadavres d’un couple et de leurs deux filles de 8 et 11 ans. La femme et les deux filles avaient été asphyxiées par le père, qui s’est ensuite pendu, sur fond de séparation du couple.

Par Le Point avec AFP

France-Corps d’une adolescente découvert dans une malle à Paris: quatre personnes en garde à vue

octobre 15, 2022
Corps d'une adolescente decouvert dans une malle a Paris: quatre personnes en garde a vue
Corps d’une adolescente découvert dans une malle à Paris: quatre personnes en garde à vue© AFP/Archives/DENIS CHARLET

Elle avait 12 ans et rentrait du collège. Son corps a été retrouvé vendredi soir dans une malle en plastique près de chez elle, dans le 19e arrondissement de Paris, et six personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de cette affaire macabre.

Il était 23H00 quand un SDF a signalé à la police la découverte d’une boîte opaque renfermant le corps d’une adolescente, dans la cour intérieure d’un immeuble de cet arrondissement de l’Est parisien. Le corps de la collégienne était dissimulé par des tissus, selon des sources proches du dossier. Deux valises cabine étaient posées à côté de la boîte.

Sur une vidéo publiée sur Twitter par le journaliste indépendant Clément Lanot, qui a révélé la découverte du corps, des bâches blanches sont tendues sur une façade et des policiers en combinaison blanche s’affairent dans la nuit.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans, qui a été confiée à la brigade criminelle.

Dans la nuit, les enquêteurs ont interpellé, selon une source proche du dossier, trois personnes à proximité des lieux et une femme l’a été samedi matin à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine).

Toutes ont été placées en garde à vue, selon le parquet qui a précisé que leur rôle restait à déterminer.

Deux autres personnes ont été interpellées et placées également en garde à vue, a complété dans l’après-midi une deuxième source proche du dossier.

Autopsie dans la journée

La malle a été retrouvée au bas de l’immeuble où la jeune fille habitait, a précisé le parquet.

Sa disparition avait été signalée auparavant à la police, a souligné une source proche du dossier.

Selon une autre source proche du dossier, son père, gardien de l’immeuble où la famille réside, inquiet de ne pas la voir rentrer à 15H00 du collège Georges-Brassens tout proche, avait prévenu sa femme qui s’était rendue au commissariat pour signaler sa disparition.

Sur sa page Facebook consultée par l’AFP, la mère avait lancé vendredi après-midi un appel à témoins en décrivant sa fille. Deux photos accompagnent cette publication, l’une montrant l’adolescente aux longs cheveux blonds souriant. Sur la deuxième, apparemment issue d’images de vidéosurveillance, on voit une jeune femme inconnue pénétrer dans un immeuble. Dans sa publication, la mère précise que sa fille a été vue « pour la dernière fois à 15H20 en compagnie d’une fille qu’on ne connaît pas » dans leur résidence.

Les caméras de surveillance de l’immeuble ont bien montré l’adolescente rentrer, mais elle a ensuite disparu, selon une autre source proche du dossier.

Une autopsie du corps doit être pratiquée dans la journée pour rechercher les causes du décès, selon une source proche de l’enquête. Selon des sources proches du dossier, les premières constatations font état de plaies au cou.

Samedi matin, la rue Manin où la victime habitait était calme, si ce n’est la présence, devant l’immeuble de l’adolescente, d’une voiture de la police technique et scientifique.

Dans l’après-midi, quelques élèves tournaient dans le quartier à trottinette, a constaté une journaliste de l’AFP. Ryan, 12 ans, qui se présente comme un ami de la collégienne, était sous le coup de l’émotion: « J’ai appris ce qui était arrivé (…) par un copain, je suis choqué ».

L’immeuble, relativement récent et situé dans un quartier mi-résidentiel, mi-commerçant, compte une dizaine d’étages, selon un journaliste de l’AFP. A une cinquantaine de mètres, se trouvent quelques commerces, en face une école maternelle, une station-service et un bureau de poste.

« C’est horrible, horrible, j’ai peur de laisser mes enfants dans le quartier », a dit à l’AFP la mère d’un élève scolarisé en cinquième au collège Georges-Brassens qui a souhaité conserver l’anonymat.

« Les enfants ricanaient nerveusement tout à l’heure, ils avaient l’air de ne pas réaliser », a-t-elle ajouté.

Une autre mère d’élève, contactée par l’AFP et dont la fille est dans la même classe que la jeune victime, a indiqué qu’elle « n’os(ait) plus sortir seule de la maison ».

Une cellule psychologique sera mise en place dès lundi au collège, a-t-on appris auprès du ministère de l’Education.

Par Le Point avec AFP

Canada: Le corps du petit Frank Young, disparu en avril, est retrouvé à Red Earth

juillet 10, 2022
Le jeune Frank Young qui tient un dessin avec son nom sur la page.

Frank Young était recherché depuis sa disparition le 19 avril. (archives) Photo : Facebook/Red Earth Cree Nation

La Gendarmerie royale du Canada annonce dans un communiqué que le corps de Frank Young, ce petit garçon de 5 ans disparu le 19 avril, a été retrouvé dans la Nation crie de Red Earth.

Le détachement de la rivière Carrot a été informé vers 19 h 06, samedi soir, que le corps du petit garçon avait été retrouvé dans la rivière sur le territoire de la Première Nation, près de l’endroit où il avait disparu le printemps dernier.

Sa famille a été prévenue.

L’enquête se poursuivra en collaboration avec le Bureau du coroner de la Saskatchewan et une autopsie aura lieu, indique la GRC, précisant que rien ne laisse croire à des circonstances suspectes.

Frank Young a été vu pour la dernière fois à l’extérieur de sa maison dans la Nation crie de Red Earth, à 300 km au nord-est de Saskatoon, le 19 avril en après-midi.

Dans les jours qui ont suivi, plus de 200 bénévoles ont couvert près de 92 km carrés afin de le retrouver, alors que d’autres volontaires continuaient à se joindre aux recherches en dépit des intempéries. La rivière Carrot, gonflée par la crue printanière, atteignait 4 à 6 mètres de hauteur.

Au début de mai, la GRC avait annoncé qu’elle allait mener ses recherches sur l’eau, puisque la fonte de la glace le permettait.

Avec Radio-Canada

Ukraine: Des images satellite réfutent la version russe des événements à Boutcha

avril 5, 2022

Une image satellite de la rue Iablonska, à Boutcha, en Ukraine, prise le 18 mars 2022. Photo: Reuters/Maxar Technologies

Des images satellite publiées par la société américaine Maxar Technologies et l’analyse de photos prises par l’AFP mettent à mal les affirmations russes selon lesquelles les cadavres de personnes en vêtements civils trouvés dans la ville ukrainienne de Boutcha y ont été placés après que les troupes russes ont évacué les lieux.

Sur les images de Maxar remontant jusqu’à la mi-mars, on peut distinguer plusieurs corps de civils étendus morts dans une rue de Boutcha ou sur le bas-côté.

L’armée ukrainienne a repris il y a seulement quelques jours cette ville au nord-ouest de Kiev aux Russes et les autorités ukrainiennes ont affirmé au cours de la fin de semaine avoir trouvé à Boutcha de nombreux corps après le retrait des troupes ennemies.

« [Ces] images haute résolution […] corroborent de récentes vidéos et photos sur les réseaux sociaux révélant la présence de corps étendus dans les rues [de Boutcha] et abandonnés depuis plusieurs semaines. »— Une citation de  citation d’un communiqué de Maxar technologies

Après avoir comparé les images fournies par Maxar aux images vidéo des corps jonchant cette rue tournées les 1 et 2 avril, le New York Times a écrit que nombre d’entre eux étaient là depuis trois semaines au moins, lorsque les forces russes contrôlaient la ville.

Corroborant l’analyse du New York Times, l’Agence France-PresseAFP a également pu recouper ces images satellite avec les photos prises sur place samedi par son équipe, lorsqu’elle a vu les cadavres d’au moins 22 personnes portant des vêtements de civils.

De nombreux corps présents sur une image satellite, fournie par Maxar et datée du 19 mars, apparaissent dans la même position au sol et au même endroit que dans les photos de l’Agence France-PresseAFP, prises deux semaines plus tard.

Une photo satellite prise le 19 mars montre un corps sur la rue Iablonska à Boutcha, en Ukraine. Photo: Reuters/Maxar Technologies

La Russie dément les accusations

Lundi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a rejeté catégoriquement toutes ces accusations, assurant que les experts du ministère de la Défense russe avaient découvert des signes de falsifications dans les images présentées par les autorités ukrainiennes comme preuves d’un massacre russe.

Ce démenti a été répété à New York lors d’une conférence de presse de l’ambassadeur russe aux Nations unies, Vassily Nebenzia.

Tout à coup [ces corps] apparaissent dans les rues, étendus au sol, un par un […] certains bougeant, d’autres montrant des signes de vie, a déclaré M. Nebenzia, dénonçant une mise en scène arrangée par la machine de guerre de l’information ukrainienne.

Mais là encore, une analyse des images diffusées sur les réseaux sociaux, ainsi que des photos de l’Agence France-PresseAFP et les témoignages de ses journalistes sur place mettent à mal cette version.

Des cadavres gisent dans une rue de Boutcha, au nord-ouest de Kiev, après le retrait des forces russes.

Photo : Getty Images/Ronaldo Schemidt

Sur son compte Telegram, le ministère de la Défense russe soupçonne plus précisément deux corps de bouger, à partir d’une vidéo filmée dans la rue Iablonska et mise en ligne le 2 avril.

Toutefois, une équipe Agence France-PresseAFP, sur place le 3 avril, a photographié ces deux corps immobiles exactement au même endroit et dans la même position que sur la vidéo.

L’Ukraine accuse la Russie de « crimes de guerre  » et de « génocide »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu lundi à Boutcha, où il a dénoncé des crimes de guerre et un génocide après la mise au jour de dizaines de cadavres portant des vêtements civils dans la ville et dans d’autres localités près de la capitale ukrainienne.

Vous êtes ici et vous pouvez voir ce qui s’est passé. Nous savons que des milliers de personnes ont été tuées et torturées, ont eu des membres déchirés, des femmes ont été violées et des enfants tués, a-t-il déclaré lors d’un point de presse improvisé, après avoir fait quelques mètres dans une rue du centre-ville jonchée de carcasses déchiquetées de véhicules de transports de troupes et de blindés russes, au milieu de maisons détruites.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Le corps d’un Équatorien porté disparu retrouvé à Laval

avril 1, 2022

Pablo Andrés Aguirre Jácome était porté disparu à Montréal depuis le 30 janvier dernier. Photo : CORTESÍA DE LA FAMILIA

Le corps de Pablo Andrés Aguirre Jácome, 23 ans, a finalement été retrouvé le 28 mars dernier dans un boisé de Laval.

Le Service de police de la Ville de Montréal a confirmé hier soir que le corps, quelques jours après sa découverte, avait été formellement identifié.

Le jeune homme était activement recherché depuis deux mois par les policiers de Montréal ainsi que par sa mère, Marina Jácome, qui avait quitté Quito, en Équateur, pour mettre sa vie sur pause afin de participer aux recherches à Montréal.

Pablo Andrés Aguirre Jácome avait été vu pour la dernière fois le 30 janvier à la station de métro Saint-Michel.

La mère du disparu avait même puisé dans ses économies personnelles pour embaucher un détective privé afin d’accélérer les recherches.

Marina Jácome est venue d’Équateur au Canada à la recherche de son fils Pablo Andrés, dont elle était sans nouvelles depuis le 30 janvier. L’image de droite était la toute dernière connue du jeune Équatorien et provenait des caméras de surveillance de la station de métro Saint-Michel. Photo : RCI/Captura de Pantalla/Service de Transport de Montréal

L’Association équatorienne de Montréal avait aussi rassemblé un groupe de bénévole pour placarder plusieurs endroits de la métropole avec la description du disparu afin de le retrouver.

Marina Jácome accompagnée des bénévoles qui l’ont aidée dans ses recherches pour retrouver son fils, Pablo Andrés Aguirre Jácome. Photo: RCI/Cortésia Marina Jácome

La mère du disparu a tenu à exprimer sa grande tristesse sur sa page Facebook.

« Avec douleur, nous devons annoncer la fin de la recherche de Pablo Andres. Sa mère et sa famille remercient toute la communauté pour l’aide et les efforts fournis dans sa recherche et en même temps nous demandons le respect de la privacité dans ces moments de profonde douleur que traverse la famille. Pablo Andres repose maintenant en présence du Seigneur. »— Une citation de  Marina Jácome, mère du défunt

Radio-Canada a également appris que le SPVM avait délégué non pas un, mais deux enquêteurs sur le dossier pour élucider la disparition de Pablo Andrés Aguirre Jácome. 

Ce dernier était venu à Montréal pour étudier en production télévisuelle à l’Institut Trebas.

Les enquêteurs du SPVM ont conclu que la mort n’était pas de nature criminelle.

Avec Radio-Canada

Dernier regard sur mon corps

septembre 23, 2021

Mon corps inerte amas de glace

Sur lequel ont poussé des ronces

Devenu objet de curiosité amis

Sujet de dispute de mes ennemis

Mon corps source de convoitise

Allongé dans l’institut de la bêtise

Hante, dérange et ronge la conscience

De tous ceux qui manquent de sagesse

Mon corps controverse honteuse

D’une mort à la semence douteuse

Attend la juste décision de vérité

Sous l’œil vigilant des éprouvés

Bernard NKOUNKOU BOUESSO