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Montréal-Corps repêché dans la rivière des Prairies : il s’agit du suspect d’un féminicide

juillet 29, 2021

Le corps qui a été repêché mercredi dans la rivière des Prairies, qui sépare l’île Jésus de celle de Montréal, est bel et bien celui de l’homme soupçonné d’avoir tué sa conjointe la semaine dernière. C’est ce qu’a confirmé le bureau du coroner.

Les pompiers ont récupéré le corps du suspect d'un féminicide sur la rivière des Prairies, mercredi, près d'un barrage d’Hydro-Québec, à Laval.

© Simon-Marc Charron/Radio-Canada Les pompiers ont récupéré le corps du suspect d’un féminicide sur la rivière des Prairies, mercredi, près d’un barrage d’Hydro-Québec, à Laval.

L’enquête est toujours en cours pour déterminer les circonstances du tragique événement.

Le corps de la femme de 32 ans a été retrouvé la semaine dernière dans un appartement du quartier Parc-Extension, à Montréal.

La police soupçonne qu’elle a été victime de violence conjugale.

Il s’agirait du 14e féminicide commis au Québec depuis le début de 2021.

Selon les informations qu’avait obtenues Radio-Canada, les recherches du suspect se concentraient autour d’un plan d’eau près de Montréal.

Le corps de l’homme, qui était coincé dans une bouée, se trouvait près du barrage d’Hydro-Québec sur la rivière des Prairies.

Avec CBC/Radio-Canada 

Leyla Bouzid : « Filmer le corps de l’homme arabe, quoi de plus politique ? »

juillet 14, 2021
La réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid au festival de Cannes 2021

Avec « Une histoire d’amour et de désir », présenté en clôture de la Semaine de la critique à Cannes, la réalisatrice tunisienne s’intéresse à « la première fois », du côté masculin. Rencontre sur la Croisette.

En 2015, son premier long métrage, le trépidant « À peine j’ouvre les yeux », sur le vécu de la jeunesse tunisienne lors des dernières années du règne de Ben Ali, a connu le succès en France comme en Tunisie et dans bien d’autres pays. Aujourd’hui, Leyla Bouzid vient pour la première fois au festival de Cannes pour présenter « Une Histoire d’amour et de désir ». Qui aura l’honneur d’être projeté en clôture de la Semaine de la critique, la plus ancienne des sections « parallèles » de la manifestation avec ses soixante ans d’existence.PUBLICITÉ

Ce second film de la cinéaste tunisienne, une femme qui vient de dépasser le milieu de la trentaine, que l’on pourrait croire frêle mais dont l’énergie et la détermination en imposent, ne risque pas de passer inaperçu. Car le moins que l’on puisse dire, c’est que son auteure n’a pas eu peur de s’attaquer à un sujet rarement abordé au cinéma en général et dans les cinématographies arabes en particulier. Les spectateurs pourront s’en rendre compte en France début septembre et en Tunisie à l’automne, date prévue de sa sortie en salles.

Le film raconte en effet comment un jeune homme, l’étudiant français d’origine algérienne Ahmed, est attiré par une jeune femme, la Tunisienne Farah, juste arrivée à Paris. Tous deux fréquentent les bancs de la Sorbonne où ils ont choisi, elle volontairement et lui par erreur, un cours de littérature arabe qui se trouve consacré aux écrits érotiques du XIIe siècle. Comme son titre ne le cache pas, le récit convoque largement autant le désir que l’amour éprouvés par les deux tourtereaux et ne tente pas d’esquiver la rencontre des corps. Qui ne se produit pas très rapidement puisque le timide Ahmed, déjà choqué au début par ce qu’on lui enseigne, fait tout pour tenir à distance une envie de passer à l’acte qu’il pense interdite par sa culture malgré les encouragements de celle qu’il convoite, une femme libérée.

La fragilité des hommes, leur difficulté à affronter « la première fois » en matière sexuelle, voilà un sujet peu traité sur les écrans. A fortiori par une femme cinéaste qui réussit à opposer au fameux « male gaze » (regard masculin) sur la sexualité féminine, un classique dans le septième art, une sorte de « female gaze » sur la sexualité et le désir masculins. Mais le film, jamais vulgaire, jamais simpliste, permet de croiser d’autres thèmes. En témoignent les réponses à nos questions de Leyla Bouzid, rencontrée au bord de l’eau sur la Croisette à la veille de la projection « officielle » de son film.

Jeune Afrique : Le premier film sélectionné à la Mostra de Venise, le second, aujourd’hui, dans le plus grand festival de cinéma du monde, à Cannes. Un pas de plus ?

Leyla Bouzid : Il ne faut pas comparer. Cette année, à cause de la pandémie, Cannes est un festival très particulier, celui de la reprise du cinéma. Avec beaucoup plus de films que d’habitude. Et une grande attente de la part des réalisateurs. Pour ma part, le film aurait pu être prêt, même si cela aurait supposé de le terminer dans un délai très, très court, pour Cannes 2020, si le festival avait eu lieu. Et donc pour Venise 2020. Mais j’ai décidé d’attendre. Ce film a été tourné en France et son contenu, la résonance de son sujet, ont à voir avec ce qui se passe dans la société française. Donc j’avais envie que sa première projection se passe dans un festival français. Et Cannes, avec son aura, avec la présence massive des médias français, était évidemment l’idéal. Mais Venise, qui a été un tremplin pour « À peine j’ouvre les yeux », a été une expérience très belle.

C’EST JUSTEMENT LE FAIT DE POUVOIR FAIRE CE QUE JE VOULAIS QUI COMPTAIT

On dit souvent qu’on est surtout attendu au tournant avec le second film. Plus question d’indulgence, surtout si le premier a eu du succès. De quoi vous inquiéter ?

Je me suis surtout beaucoup interrogée au tout début de l’écriture du projet : est-ce que les Tunisiens allaient me reprocher de faire un film qui se passe en France, et en langue française ? Par ailleurs, d’aucuns avaient l’air de penser que proposer un portrait intime d’un jeune homme maghrébin après mon premier film, cela manquait d’ampleur. Ces réactions ne m’ont pas paru justifiées. De toute façon, le succès d’ »À peine j’ouvre les yeux » n’avait pas été immense. Le résultat – 100 000 entrées en France, 50 000 en Tunisie, une sortie dans une vingtaine de territoires, 45 prix gagnés ici et là – n’était pas écrasant. Mais c’était une belle carte de visite, qui a permis que l’on s’intéresse à la suite et qu’on la finance. Alors, même si certains se sont dit : « Quoi ! elle peut faire ce qu’elle veut et elle fait ça ! », c’est justement le fait de pouvoir faire ce que je voulais qui comptait.

Était-il nécessaire pour vous de faire un film très différent du premier, aussi bien s’agissant du sujet – la Sorbonne, la littérature du XIIe siècle, on est loin de la jeunesse survoltée sous Ben Ali – que la façon de le traiter, beaucoup plus sage, y compris d’un point de vue esthétique ?

Il s’agit quand même, dans les deux cas, d’un récit d’émancipation. Mais j’avais en effet conscience de devoir aller, avec ce film très différent, vers une mise en scène plus formelle, plus esthétique, pour raconter l’histoire de ce jeune garçon. Dans « À peine j’ouvre les yeux », le film déployait une énergie très forte, celle de la jeunesse, là, ce qu’il y avait à déployer, c’était la sensualité. Donc plus de caméra à l’épaule, mais un cinéma autre, avec un travail plus important sur la couleur, et surtout sur la musique puisque j’ai fait là appel à une musique originale.

Une musique surprenante, très contemporaine…

L’idée de cette musique instrumentale, parfois dissonante, était très présente, je ne sais pas pourquoi, dans ma tête. J’avais demandé, au départ, à un ami saxophoniste un morceau particulier qu’on devait entendre quand les personnages se croisent dans la rue. Ce morceau, qu’on entend dans le film, m’a saisie, il m’a semblé être comme une voix d’Ahmed, quelque chose qui émanerait de lui. Alors j’ai voulu qu’on le décline pour créer une bande originale et cela a été très fructueux : j’ai l’impression que la musique est une sorte de double d’Ahmed, l’expression de son intériorité. Je ne sais pas si lui écouterait cette musique, mais en tout cas elle parle de lui.

J’AI ENVIE D’INVITER CES JEUNES-LÀ À L’AMOUR ET AU DÉSIR

Autre grande différence avec le premier film, il n’est pas question de politique…

Oui … et non. L’ancrage politique d’ »À peine j’ouvre les yeux » était direct puisqu’on évoquait les années Ben Ali. Et j’avais écrit ce film à la fin de mes études, habitée par l’énergie de la révolution de 2011. Avec l’envie de filmer une Tunisie qui n’avait guère été représentée, celle des dernières années avant cette révolution. Là je filme autre chose, un garçon qui s’éveille à l’amour et au désir. Et je pense en vérité que c’est encore plus politique – filmer est d’ailleurs toujours politique. Filmer le corps de l’homme dit arabe, le désir d’un jeune homme certes français mais qui se revendique d’origine maghrébine, de cette culture, quoi de plus politique? J’ai envie d’inviter ces jeunes-là à l’amour et au désir.

Vous dites : un film sur l’émancipation sensuelle d’un jeune homme. Mais il y a deux personnages principaux. Et le plus fort, celui qui permet cette émancipation, c’est Farah, la femme. En le caricaturant, on pourrait résumer le film ainsi : une heure et demi pour voir une femme décoincer un homme arabe…

Si on considère l’intérêt porté aux personnages, la mise en scène, on est en permanence avec Ahmed, qui est de tous les plans. On n’est jamais dans le point de vue de Farah. Même si celle-ci joue un rôle moteur, c’est Ahmed qui porte la problématique du film. Et si vous voulez résumer le film comme vous le faites, pourquoi pas. Mais en fait, je crois que ce n’est pas seulement Farah en tant que femme qui fait évoluer Ahmed, c’est aussi grâce à des textes, ceux de la littérature, grâce à sa découverte de la langue arabe à laquelle il va avoir accès en demandant à son père de lui traduire un poème. L’éducation sentimentale et charnelle d’Ahmed ne passe donc pas que par Farah, cette tunisienne belle, intimidante et sensuelle.

JE VOULAIS FILMER LA BANLIEUE COMME UN SIMPLE LIEU D’HABITATION, UN LIEU NON CONFLICTUEL, UN REFUGE POUR AHMED

La très libre Farah, est-ce Leyla Bouzid ? On se pose d’autant plus la question que dans votre premier film, il y avait également une Farah…

On m’a plusieurs fois posé la question. Même ma mère m’a demandé si je mettais au monde une fille, si je comptais l’appeler Farah. Mais non, ce n’est pas un prénom particulier pour moi. Si ce n’est que Farah, cela veut dire joie et cela correspond au personnage dans mes deux films. Alors, s’agit-il quand même d’une sorte d’alter ego ? Possible, mais ce n’est pas moi. J’aurais peut-être voulu être comme cela, mais je ne suis pas aussi fonceuse. Et je n’ai pas rencontré d’Ahmed au cours de ma vie.

Leyla Bouzid (au centre) reçoit le prix Muhr lors de la cérémonie de clôture du festival du film international de Dubaï, le 16 décembre 2015

La part d’autobiographie est-elle donc très réduite, contrairement à ce qu’on pourrait imaginer ?

En effet. Même si je me suis inspirée de moments de ma vie. J’ai commencé par des études à la Sorbonne, j’ai rencontré beaucoup d’amis d’origine algérienne, et nombreux étaient ceux qui étaient timides. Mais sans que cela implique des relations amoureuses. Cela m’a surtout permis de me documenter, notamment sur les questions liées à l’identité maghrébine. Mais, même au-delà de la culture arabe, je voulais m’intéresser aux premiers émois d’un garçon, à cette « première fois » qui ne va pas de soi pour tant de jeunes hommes, un sujet très peu représenté au cinéma. Ou alors seulement sous forme de comédie, genre « 40 ans et toujours puceau ». Alors même que le thème de la virginité féminine a été rabâché avec tout son lot de clichés. La fragilité masculine, la difficulté des hommes à répondre à leur assignation à la virilité, à être des moteurs dans les relations amoureuses, leur non-certitude par rapport aux émotions, il me semblait important d’en rendre compte.

Même si Ahmed habite chez ses parents algériens hors de Paris, on a l’impression de voir une sorte d’anti-film de banlieue au sens habituel du terme. Une volonté de se démarquer du genre ?

Je voulais filmer la banlieue comme un simple lieu d’habitation, un lieu non conflictuel, qui est un refuge pour Ahmed. Notamment en la filmant avec une caméra qui est posée, avec des travellings, que ce soit à l’extérieur ou dans l’espace de la maison. Car ce lieu ne charrie pas de grandes interrogations pour le personnage, c’est à Paris qu’il n’est pas à l’aise, qu’il cherche sa place, qu’il est fébrile.

Une opposition Paris-Banlieue. Il y a aussi une opposition France-Tunisie : paradoxalement, c’est la Tunisienne à peine arrivée du Maghreb qui est libérée et le Français, le Franco-Algérien, qui ne l’est pas du tout. Une façon d’aller à l’inverse de l’idée reçue à ce sujet ?

Je voulais montrer le fossé qui existe entre ces deux types de personnages. Ceux qui arrivent de Tunisie pour poursuivre leurs études en France sont probablement d’une classe sociale un peu bourgeoise, ou en tout cas de la classe moyenne supérieure. Ils n’ont pas de problèmes d’identité. Et ils se trouvent en face de ceux qu’on appelle les deuxième ou troisième génération d’origine maghrébine, coupés malgré eux de la culture arabe, dont l’identité s’est fabriquée, le plus souvent en opposition, même pas au sein de la famille mais au lycée et dans le climat qui règne en France autour de l’identité arabe. Du coup, la façon dont ces Français d’origine maghrébine revendiquent leur identité ne correspond pas du tout à ce que vit la jeunesse arabe dans les pays arabes.

Un problème d’identité, sur fond d’ignorance mémorielle comme le soulignait le rapport Stora, difficile à surmonter, donc ? Surtout pour un jeune homme d’origine algérienne ?

On m’a demandé pourquoi je n’avais pas choisi un Tunisien pour le rôle du jeune homme. Il fallait en effet qu’Ahmed soit d’origine algérienne et non pas tunisienne. L’Algérie et la France portent en elles une histoire plus douloureuse et plus complexe. De plus, avec les années noires, les personnes immigrées venues d’Algérie ont été souvent complètement coupées de leur pays d’origine, au point de ne plus vouloir jamais y retourner, comme le père d’Ahmed. D’où des problèmes de transmission, une absence de mémoire, de discours sur ce qui s’est passé. Ce qui rejoint effectivement la problématique du rapport Stora. Quand je suis arrivé en France, j’ai découvert qu’on n’étudiait quasiment pas, ou très, très peu, la période la colonisation dans les cours d’histoire. Alors qu’en Tunisie, c’est pendant trois ans au programme. Je ne vois pas comment on pourrait résoudre en France les problèmes liés aux immigrations africaines si on continue à ignorer tout un pan de l’histoire. La guerre d’Algérie, bien sûr, mais aussi tout le reste doit être mis au programme, pendant au moins une année.

JE CRAIGNAIS QUE L’ON M’ACCUSE DE TRAHISON AVEC CE FILM

Votre film, construit autour de la sensualité mais qui évoque et montre aussi des rapports charnels et en particulier le corps des hommes, pourra-t-il être vu en Tunisie et dans le monde arabe sans susciter de polémiques ?

Je n’en sais rien. J’ai simplement essayé d’aller au plus juste, et au plus près de mon sujet. Sans aucune volonté de provoquer. Et au cœur du film, il y a surtout cette culture arabe du moyen-âge qui est une culture de la sensualité. Le distributeur tunisien qui a déjà vu le film avec son équipe et quelques autres m’a paru enthousiaste, sans s’interroger outre-mesure. Et tous m’ont dit que mon film était extrêmement tunisien. Ce qui m’a fait très plaisir puisque je craignais, je vous l’ai dit, qu’on m’accuse de trahison avec ce film.

Un film, surtout avec le personnage de Farah, qui participe d’un combat féministe à l’heure de Me too ?

En fait, il y a quelque chose de marrant à ce sujet. Dès mes premiers courts métrages, pendant les débats, on me disait toujours : « Leyla Bouzid, vous êtes féministe ! » Mais c’était alors sinon une insulte, du moins un mot réducteur et en quelque sorte une accusation. Aujourd’hui, c’est le contraire. On ne peut plus ne pas être féministe, il faut le revendiquer. Dans les deux cas, ce n’est pas ma manière d’aborder les choses. J’essaye, je viens de le dire, d’être simplement au plus juste vis à vis du sujet que je veux aborder au cinéma. D’échapper aux clichés. La revendication féministe, je ne sais pas trop quoi en faire en fin de compte.

Vous faites un film qui prône une certaine libération des mœurs alors même que cela ne semble pas être ce qui a le vent en poupe dans le monde arabe où l’influence des islamistes ne se dément pas…

Peut-être. Mais moi, notamment en accompagnant la sortie d’« À peine j’ouvre les yeux », je me suis rendue compte que je ne parlais pas seulement dans ce film de la jeunesse tunisienne énergique et qui veut s’émanciper. En Égypte, au Liban et ailleurs, j’ai vu des jeunes qui sont eux aussi dans la modernité, très connectés. Seulement, dans les pays arabes, ces jeunes, contrairement à ceux qui prônent l’autre dynamique, n’ont pas la parole.

Faudra-t-il encore attendre six ans pour voir votre prochain film ?

J’ai cette fois un projet assez avancé, une histoire qui se passera en Tunisie, à Sousse. Un sujet plus frontalement politique et différent des deux premiers. Il n’y aura pas de femme dans l’histoire ! (rire) Tout devrait aller cette fois plus vite, le film existera si tout va bien d’ici à deux ou trois ans. Depuis la sortie de mon premier film, il y a eu la pandémie qui m’a fait perdre un an et puis j’ai été maman. Un vrai problème pour une femme réalisatrice. Ce qui heureusement n’a fait que ralentir les choses, sans les arrêter comme cela aurait pu être le cas.

Avec Jeune Afrique Renaud de Rochebrune

Tunisie : les corps de 21 migrants repêchés au large de Sfax

juillet 5, 2021

Une cinquantaine de personnes ont pu être secourues après le naufrage de l’embarcation le 4 juillet, quatrième à subir ce triste sort depuis le 26 juin.

C'est le quatrieme naufrage de ce type depuis le 26 juin (illustration).
C’est le quatrième naufrage de ce type depuis le 26 juin (illustration).© ANIS MILI / AFP

La garde maritime tunisienne a repêché lundi 21 cadavres de migrants originaires d’Afrique subsaharienne et secouru 50 au large de Sfax, dans le centre de la Tunisie, après le naufrage de leur embarcation qui tentait de rallier clandestinement l’Europe. « Vingt et un corps de migrants ont été repêchés après le naufrage de leur embarcation le 4 juillet, et cinquante ont été secourus », a indiqué à l’Agence France-Presse Houcem Eddine Jebabli, porte-parole de la garde nationale (gendarmerie).

Partis depuis Sfax, ces migrants, tous originaires d’Afrique subsaharienne, tentaient de rallier l’Europe, a ajouté Houcem Eddine Jebabli. Au total, quatre embarcations parties de Sfax ont fait naufrage depuis le 26 juin, 78 migrants ont été secourus et 49 cadavres repêchés après ces drames, selon la même source.

43 disparus dans un autre naufrage le 3 juillet

Par ailleurs, le 3 juillet, un bateau parti de Libye avec 127 passagers à bord a coulé au large de Zarzis, dans le sud de la Tunisie. Quatre-vingt-quatre migrants ont été secourus et 43 ont disparu, avait indiqué samedi le Croissant-Rouge tunisien.

Les départs de Tunisie vers les côtes européennes ont atteint en 2020 un pic inédit depuis 2011. La majorité des candidats à l’exil ne sont désormais plus des Tunisiens. Les étrangers, essentiellement des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, constituaient 53 % des migrants arrivés de Tunisie en Italie au premier trimestre 2021, selon l’ONG Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES).

Par Le Point avec AFP

Le cri de mon déménagement

mai 9, 2021

J’aimerais déménager ma solitude

Et vivre dans la joie de ta quiétude

J’aimerais te respirer comme ces fleurs

Pour m’enivrer du parfum de leurs odeurs

Savourer leurs pétales comme ton corps

Afin de te murmurer des mots quand tu dors

Car dans la beauté de chaque fleur épanouie

Tu es devenue une femme souriante très jolie

Dans ta marche, tu remplies mon cœur de joie

Et dans tes déhanchements, tu envoûtes mon esprit

Je ne résiste plus comme ce jeune et beau papillon

Qui te cherche sur les pétales des fleurs tout le temps

Ô ma Vénus des temps modernes, mon amour je suis à toi

Malgré les chocs de la pandémie, je t’attends sous le toit

Bernard NKOUNKOU

RDC : plus de 30 corps retrouvés dans la région de Beni, le groupe armé ADF accusé

novembre 17, 2020

Plus de 30 corps ont été retrouvés en deux temps dans l’est de la République démocratique du Congo, ont indiqué les autorités provinciales et des experts mardi 17 octobre dans la région de Beni où 811 personnes ont été tuées depuis le 31 octobre 2019.

Vingt-neuf corps «précédemment exécutés en masse» à une date non-précisée ont d’abord été retrouvés dans le parc des Virunga, a indiqué le ministre de l’Intérieur du Nord-Kivu Jean-Bosco Sebishimbo, qui a accusé le groupe armé ADF. Le bilan a été repris par les experts du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Six à sept corps de civils tués mardi matin ont été également découverts ailleurs dans la même région, ont rapporté d’autres sources locales.

Par Le Figaro avec AFP

Le matin du téléphone

août 2, 2020

 

Encore sous la couverture, sonne le téléphone

Lourdes sont les paupières, à peine écloses

Lente la main comme une fine fleur rose

Qui s’ouvre à l’orient de l’appel monotone

 

La voix chevrotante, enrouée et encore drapée

Cherche à se détacher des bras de Morphée

Il est 5h30 le corps alangui se tourne du lit

Reçoit le souffle de l’aurore qui lui sourit

 

La voilà dans sa splendide silhouette

Marchant aux pas feutrés d’un ermite

Elle s’étire redressant sa colonne vertébrale

Avant de prendre une douche verticale

 

Bernard NKOUNKOU

France/Corps retrouvés dans le Luberon: deux frères mis en examen et écroués

février 8, 2020

Les deux hommes de 25 et 26 ans portés disparus depuis décembre dans l’Aude ont été tuées avec des armes à feu, selon les autopsies.

Deux frères ont été mis en examen pour homicides volontaires et placés en détention provisoire après la découverte de deux corps sur leur propriété, dans le Luberon, cadavres qui seraient bien ceux des deux hommes de 25 et 26 ans portés disparus depuis décembre dans l’Aude, a annoncé samedi le parquet.

Les autopsies pratiquées jeudi ont d’ores et déjà permis de dire que les deux personnes retrouvées assassinées sur la propriété des deux frères, dans le village de Revest-du-Bion, dans les Alpes-de-Haute-Provence, ont été tuées avec des armes à feu, «probablement de type fusil de chasse», précise le communiqué du procureur de la République d’Aix-en-Provence.

«Un dépannage de poids-lourds»

«Des analyses ADN sont en cours pour confirmer l’identité des victimes, même si les éléments du dossier permettent déjà de présumer qu’il s’agit bien» de Gabriel Ferchal, 25 ans, et Julien Boumlil, 26 ans, originaires de Malves-en-Minervois, poursuit le communiqué d’Achille Kiriakides. Les deux amis avaient été vus pour la dernière fois à Revest-du-Bion le 3 décembre, et leur disparition avait été signalée à la gendarmerie le 19 décembre par leurs proches.

Selon le quotidien Le Parisien , qui avait révélé l’interpellation des deux frères, Gabriel et Julien se seraient rendus dans le Luberon pour «un dépannage de poids-lourds». Ils avaient rendez-vous à Revest-du-Bion avec un des deux frères, qu’ils auraient rencontré précédemment dans l’Aude.

Les investigations menées par les enquêteurs ayant rapidement permis de penser à un enlèvement ou une séquestration de plus de sept jours, le procureur de la République de Digne-les-Bains avait transmis le dossier au parquet d’Aix-en-Provence, compétent en matière criminelle.

Les deux frères ont été respectivement interpellés mardi et mercredi, après la découverte des corps mardi, puis mis en examen. Initialement ouverte pour enlèvement et séquestration sans libération volontaire, l’enquête avait été étendue mercredi au chef d’homicides volontaires.

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Québec/Motoneigistes disparus: les deux corps repêchés identifiés

janvier 27, 2020
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© Le Quotidien, Gimmy Desbiens undefined
L’identité des deux motoneigistes français dont les corps ont été repêchés dimanche dans les eaux de la rivière Grande Décharge a été dévoilée. Il s’agit de Julien Benoit, 34 ans, et de Yan Thierry, 24 ans.La coroner Me Jessica Tremblay a confirmé l’identité des deux victimes lundi matin, une journée après que leurs corps aient été retrouvés, flottant à proximité l’un de l’autre à environ six kilomètres du point de recherche initial.

Plus de détails à venir.

Avec Le Quotidien par Anne-Marie Gravel

Canada/Français disparus en motoneige au Québec : un premier corps retrouvé

janvier 24, 2020

Le corps a été repêché vendredi non loin du lieu de l’accident, à l’embouchure du lac Saint-Jean.

Le drame a eu lieu à l'est du lac Saint-Jean.
Le drame a eu lieu à l’est du lac Saint-Jean. HO / SÛRETÉ DU QUÉBEC / AFP 

Les importantes recherches pour retrouver cinq Français disparus au nord du Québec lors d’une expédition en motoneige qui a mal tourné mardi, portent enfin leurs fruits. Un premier corps a été retrouvé vendredi, a annoncé la police. «Il a été retrouvé à plus de deux kilomètres des points initiaux de recherche dans la rivière Grande décharge», à l’embouchure du lac Saint-Jean où s’est produit l’accident, a déclaré à la presse Hugues Beaulieu, porte-parole de la Sûreté du Québec. «Nous ne pouvons pour le moment identifier la victime».

Les chances de retrouver vivants les touristes, dont les motoneiges sont tombées au fond des eaux glacées du lac Saint-Jean alors qu’ils circulaient sur un chemin non balisé, sont infimes. Vendredi, les enquêteurs se disaient toutefois déterminés à «ne pas baisser les bras», a expliqué le porte-parole. «Tant qu’on n’a pas retrouvé cinq corps, on recherche cinq personnes disparues», avait déclaré à l’AFP Hugues Beaulieu. Comme la veille, une trentaine de policiers, dont une douzaine de plongeurs, appuyés par d’importants moyens comme des hélicoptères, des drones ou des embarcations équipées de sonars, ont écumé l’est du lac Saint-Jean.

Glace trop fine

Le groupe était composé de huit touristes originaires de l’est de la France, dont trois ont survécu, et de leur guide, un Montréalais qui est mort mercredi des suites de ses blessures. Sur les sept motoneiges qui ont traversé la glace, six ont été retrouvées au fond de l’eau par les enquêteurs. Cette découverte confirme l’hypothèse la plus pessimiste, selon laquelle les cinq touristes ont sombré dans les eaux glacées avec leur machine. Ils roulaient dans une zone réputée dangereuse où la glace était soit trop fine, soit absente. Et ils ont sans doute quitté les sentiers balisés pour prendre un raccourci et parvenir plus rapidement à destination, selon plusieurs experts.

Jeudi, la police a publié jeudi les identités des disparus, originaires, comme les trois Français survivants, de l’Est de la France. Il s’agit de Gilles Claude, 58 ans, Yan Thierry, 24 ans, Jean-René Dumoulin, 24 ans, Julien Benoît, 34 ans, et Arnaud Antoine, 25 ans. Gilles Claude, habitué des randonnées à motoneige au Québec selon Radio Canada, est le père de trois biathlètes internationaux, Emilien, Florent et Fabien. Ce dernier est monté jeudi pour la première fois sur le podium d’une étape de la Coupe du monde de biathlon, à Pokljuka en Slovénie. Il a dédié sa troisième place à son père.

Par Le Figaro avec AFP

La cueillette matinale

décembre 20, 2019

 

Le matin dans mon jardin

Quand le parfum du jasmin

Inonde mon cœur de bonheur

Je te déguste aux bonnes heures

 

Car dans la souriante rosée de tes pétales

Où je te prends comme une libellule

Tu me répands à souhait ton ambroisie

Qui me couvre de ton parfum bien choisi

 

Mais à la fente crevassée de ton corps

Où tu m’accueilles sur tous les bords

Je me délecte de ton miel à foison

Sous le regard joyeux de ma maison

 

Bernard NKOUNKOU