Posts Tagged ‘Corruption’

RDC: des catholiques se mobilisent contre la corruption sous Tshisekedi

octobre 7, 2019

 

Un collectif catholique, à l’origine début 2018 de marches étouffées dans le sang pour obtenir le départ de l’ex-président Joseph Kabila, a lancé vendredi 4 octobre une croisade anti-corruption, sa première tentative de mobilisation sous le mandat du nouveau chef de l’Etat Félix Tshisekedi.

«Nous marcherons ce samedi 19 octobre pour exiger la fin de l’impunité», écrit dans un communiqué le Comité laïc de coordination (CLC). L’appel intervient après l’affaire dite des 15 millions, le premier grand dossier de corruption présumée depuis l’investiture le 24 janvier du président Tshisekedi. Quinze millions de dollars d’argent public n’ont pas été versés au Trésor public, mais sur un autre compte, a révélé une enquête de l’Inspection générale des Finances (IGF) en juillet, qui parle d’«irrégularité». Ces 15 millions correspondent à une retenue de 15% prélevée sur une somme de 100 millions versée par l’Etat à sept compagnies pétrolières (dont Total) pour compenser le gel des prix à la pompe. «Ce n’est pas une affaire de détournement de l’argent qui devait aller dans les caisses du Trésor», a assuré le président Tshisekedi. «C’est une affaire de rétrocommission». Dans son appel, le CLC demande «la suspension des personnes impliquées dans le détournement des 15 millions de dollars de la République». L’IGF avait notamment cité sans le nommer le directeur de cabinet du président de la République.

Ces intellectuels catholiques proches du clergé demandent aussi «la démission sans délai des juges corrompus et indignes de la Cour constitutionnelle». Leur appel est soutenu par le lanceur d’alerte congolais réfugié en France Jean-Jacques Lumumba, qui annonce le lancement samedi d’une plate-forme anti-corruption à Kinshasa. Le CLC avait organisé fin 2017 et début 2018 trois marches pour demander le départ du président Kabila. Des marches interdites par les autorités. Bilan de la répression: une quinzaine de morts. Le président congolais Félix Tshisekedi a récemment affirmé qu’il voulait changer «les mentalités» contre la corruption en RDC, sans «règlement de comptes» et sans «fouiner» dans le passé des responsables encore aux commandes. Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre. Il gouverne la RDC en coalition avec l’ancien président Kabila, qui a gardé une vaste majorité au Parlement.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Corruption en Libye : Justin Trudeau affaibli par l’affaire SNC Lavalin

août 16, 2019

Les bureaux de SNC-Lavalin à Montréal en 2012. © Ryan Remiorz/AP/SIPA

Selon un rapport parlementaire canadien, Justin Trudeau aurait fait pression sur la justice de son pays pour éviter le procès de la multinationale québécoise SNC Lavalin, accusée de fraude et de corruption en Libye.

C’est un nouvel épisode dans l’affaire SNC Lavalin, ce géant du BTP basé à Montréal accusé d’avoir versé des pots-de-vin à des proches de Mouammar Kadhafi. Mercredi 14 août, un rapport remis par le commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique – relevant du parlement canadien – accuse le Premier ministre canadien Justin Trudeau d’avoir enfreint la loi en tentant de faire pression sur son ex-ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, dans une procédure judiciaire visant la société québécoise. En d’autres termes : Trudeau aurait tenté de convaincre sa ministre de « préserver » la multinationale, en faisant suspendre le procès.

Selon le rapport, « l’entourage de Justin Trudeau a demandé de façon irrégulière à la procureure générale de tenir compte d’intérêts politiques partisans dans cette affaire, ce qui va à l’encontre des principes constitutionnels ».

Les premiers contacts « ont eu lieu au début de février 2016, lorsque SNC-Lavalin a entamé des activités de lobbying auprès de plusieurs haut responsables, y compris du personnel ministériel du cabinet du Premier ministre », explique le document, en détaillant les réunions ministérielles sur un éventuel régime d’accords de réparation.

Comme l’annonçait Radio Canada en mai, la direction de SNC-Lavalin a effectivement « tenté d’obtenir un accord de poursuite suspendue, ce qui lui aurait permis de payer une amende plutôt que d’être traduite en procès ». Mais la procureure générale Jody Wilson-Raybould s’était alors opposé à cette solution.

L’affaire libyenne fait trembler le gouvernement Trudeau

L’entreprise a été accusée de fraude et de corruption en février 2015 par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Depuis, cette affaire est au cœur d’une crise politique au Canada, dont les répercussions pourraient se faire sentir lors des élections prévues en octobre.

« Là où je ne suis pas d’accord, c’est sur sa conclusion que tout contact avec la procureure générale sur cette question était nécessairement inapproprié », a réagi Justin Trudeau, affirmant par ailleurs avoir à cœur de sauvegarder des milliers d’emplois.

Une reconnaissance implicite de ses contacts sur ce dossier, que le Premier ministre canadien n’a pas toujours assumé. En mars, dernier, il assurait ainsi qu’il n’y jamais eu « de pressions inappropriées » de sa part sur l’ex-ministre de la Justice.

En janvier 2019, Jody Wilson-Raybould dénonçait pourtant le fait que « la corruption d’agents publics étrangers nuit à la bonne gouvernance et au développement économique durable ». Des propos qui lui ont valu une éviction du gouvernement. Quelques jours plus tard, c’est le principal conseiller de Trudeau, Gerald Butts, qui a lui aussi décidé de quitter son poste, tout comme la ministre du Budget, sur fond de soupçons d’ingérence de l’exécutif dans la procédure judiciaire contre ce géant de l’ingénierie.

32 millions d’euros aux proches de Kadhafi

Accusée de corruption et de fraude, SNC Lavalin aurait versé 32 millions d’euros à des responsables libyens jusqu’en 2011. Le fils de l’ancien guide libyen, Saadi Kadhafi – invité à plusieurs reprises au Canada lors de voyages somptuaires -, aurait été l’un des bénéficiaires directs de ces fonds. En échange de pots-de-vin, la multinationale aurait obtenu des nombreux contrats publics, notamment des marchés portant sur la réalisation de la « rivière artificielle » voulue par Mouammar Kadhafi.

La lenteur de la procédure a, d’ores et déjà, produit ses premiers effets. Le procès ayant démarré en octobre dernier, deux cadres bénéficient désormais d’une suspension des procédures à leur encontre, en raison du dépassement du délai maximal pour la tenue d’un procès criminel, fixé à 30 mois.

Arianna Poletti

Guinée : Beny Steinmetz sera jugé pour corruption au tribunal de Genève

août 13, 2019

Beny Steinmetz le 7 décembre 2009 à Tel Aviv. © Anonymous/AP/SIPA 

L’homme d’affaires et diamantaire franco-israélien Beny Steinmetz va être jugé devant le tribunal correctionnel de Genève pour corruption et faux dans un dossier portant sur la concession de mines de Simandou entre 2005 et 2010.

Dans cette procédure ouverte depuis 2013, le procureur suisse Claudio Mascotto a retenu contre l’homme d’affaires et deux de ses collaborateurs – le français Frédéric Cilins et la belge Sandra Merloni-Horemans – les infractions de « corruption d’agents publics étrangers » et de « faux dans les titres ». La date du procès n’a pas été précisée.

Les prévenus sont accusés d’avoir « versé ou fait verser des pots-de-vin à l’une des épouses de l’ancien président guinéen Lansana Conté en vue de faire évincer un concurrent puis de faire octroyer au Beny Steinmetz Group Resources (BSGR) des droits miniers dans la région de Simandou », dans le sud-est de la Guinée. Cette mine étant le plus important gisement de fer non-exploité au monde. Les prévenus sont en outre accusés d’avoir fabriqué des faux contrats et des fausses factures pour dissimuler ces dessous de table.

10 millions de dollars de pots-de-vin présumés

Selon le procureur, les pots-de-vin versés s’élèveraient à environ dix millions de dollars. Ces sommes, dont une partie a transité par une société off-shore établie aux îles Vierges et des comptes suisses, auraient permis d’évincer en 2008 par décret présidentiel le groupe minier britannique Rio Tinto, détenteur du permis d’exploitation du site depuis les années 1990.

Cinq mois plus tard, l’homme d’affaires franco-israélien, qui résidait et travaillait à l’époque à Genève, avait obtenu la licence d’exploitation de la mine de Simandou, juste avant le décès du président Conté en 2008.

En 2013, Beny Steinmetz affirmait avoir investi 170 millions de dollars dans cette mine, puis d’en avoir revendu 51 % en 2010 au groupe brésilien de matières premières Vale pour 2,5 milliards de dollars, soit presque 30 fois plus cher, avant de voir sa concessions résiliée par le gouvernement en 2014, pour des soupçons de corruption. Il accusait par ailleurs l’actuel président guinéen Alpha Condé d’avoir orchestré « des machinations » contre lui avec le milliardaire américain George Soros.

Accord à l’amiable

En février dernier, le milliardaire et la présidence guinéenne ont annoncé avoir trouvé un accord à l’amiable, avec le concours de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, débouchant sur le retrait des poursuites pour corruption contre Beny Steinmetz en échange de son renoncement à ses droits sur le gisement de Simandou. L’homme d’affaire a en revanche obtenu, avec un partenaire britannique, les droits d’exploitation de Zogota, une mine de fer guinéenne moins importante.

Mais cet arrangement n’a pas mis fin aux poursuites engagées par le ministère public genevois qui devrait requérir des peines allant de deux à dix ans d’emprisonnement. Puisque l’État guinéen s’est retiré de la procédure, il ne demeure plus aucun plaignant dans l’affaire.

La mine du Simandou, quant-à elle, est toujours en attente d’un concessionnaire qui sera choisi par l’État. Un appel d’offre pour la reprise des anciens blocs de Beny Steinmetz a été lancé le 13 juillet dernier, la procédure est ouverte jusqu’au 19 août 2019 inclus.

Par Jeune Afrique avec AFP

Afrique du Sud: l’ex-président Zuma convoqué devant une commission anticorruption

juin 20, 2019

 

L’ex-président sud-africain Jacob Zuma a été convoqué le mois prochain pour témoigner devant la commission qui enquête depuis des mois sur les scandales de corruption qui ont éclaboussé son règne (2009-2018) à la tête du pays. La commission a annoncé avoir «fixé (…) les dates du 15 au 19 juillet pour entendre l’ancien président Jacob Zuma et lui permettre de répondre aux déclarations et preuves présentées par certains témoins».

L’ancien chef de l’Etat n’a toutefois pas encore indiqué s’il répondrait à cette convocation. «La commission n’a pas reçu à ce jour cette confirmation», a-t-elle fait savoir dans un communiqué. Jacob Zuma a demandé à connaître les questions qui lui seraient posées, a poursuivi la commission, qui s’est refusée à obtempérer. Elle s’est dite prête à «envisager toute décision utile» face au refus de Jacob Zuma de confirmer sa présence.

Depuis près d’un an, la commission, présidée par le vice-président de la Cour constitutionnelle Raymond Zondo, a entendu des dizaines de ministres, élus, hommes d’affaires ou hauts fonctionnaires venus révéler au grand jour les affaires louches de la présidence Zuma. L’ancien chef de l’Etat est notamment accusé d’avoir accordé illégalement de juteux contrats publics et des avantages indus à une sulfureuse famille d’hommes d’affaires indiens, les Gupta. Jacob Zuma l’a toujours nié mais plusieurs témoins ont répété leurs allégations devant la commission Zondo.

L’an dernier, l’actuel ministre des Entreprises publiques Pravin Gordhan l’avait accusé d’avoir «autorisé un climat d’impunité permettant la corruption». Pravin Gordhan avait alors estimé à 100 milliards de rands (6 milliards d’euros) le montant des fonds publics détournés ces dernières années dans son pays. Sous la pression de son parti, le Congrès national africain (ANC), Jacob Zuma a été contraint à la démission début 2018, remplacé par Cyril Ramaphosa qui a promis d’éradiquer la corruption.

Souvent mis en cause, l’ancien chef de l’Etat n’est poursuivi pour l’heure que dans une seule affaire de pots-de-vin versés en marge d’un contrat d’armement signé il y a vingt ans.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Ukraine: passé à tabac, un journaliste succombe à ses blessures

juin 20, 2019

 

Un journaliste et militant anticorruption tabassé par des inconnus en mai dans le centre de l’Ukraine a succombé jeudi à ses blessures, a annoncé la police qui enquête sur un possible lien entre l’attaque et ses activités professionnelles.

Violemment pris à partie le 4 mai dans la ville de Tcherkassy, Vadym Komarov, journaliste et militant, avait été grièvement blessé à la tête et restait depuis dans le coma. Il est décédé à l’hôpital, a indiqué dans une vidéo le chef de la police nationale, Vadym Kniazev. Les enquêteurs étudient trois hypothèses dont la première serait un crime lié aux activités journalistiques de la victime, a précisé à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Artem Chevtchenko.

Les deux autres hypothèses sont celles d’un crime crapuleux et d’un conflit personnel, a-t-il précisé. Depuis mai, la police a interrogé plus de 1300 personnes, mais les assaillants n’ont toujours pas été identifiés, selon Kniazev. Selon la presse locale, Komarov, qui travaillait notamment sur la corruption et le crime organisé dans sa ville, avait déjà été victime d’attaques ces dernières années. L’organisation Reporters Sans Frontières s’est dite «choquée» par sa mort.

«Nous exigeons de la police une enquête rapide et de trouver les coupables», a écrit sur Facebook Oksana Romaniouk, directrice de l’ONG ukrainienne IMI (Institut of mass information) spécialisée dans la défense des droits des médias. Les journalistes disposent d’une liberté de parole relative en Ukraine, qui dispose d’un paysage médiatique pluraliste, mais la sécurité reste une préoccupation : les attaques contres les professionnels de l’information ne sont pas rares et les enquêtes souvent n’aboutissent pas. Parmi les derniers cas les plus retentissants figure l’assassinat d’un journaliste russo-bélarusse chevronné, Pavel Cheremet, tué en juillet 2016 à Kiev, où il habitait, par l’explosion d’une bombe placée dans sa voiture. Son meurtre n’a toujours pas été élucidé.

En 2000, Guéorgui Gongadzé, fondateur du site d’informations respecté Ukraïnska Pravda, avait lui été enlevé puis retrouvé décapité dans une forêt de la région de Kiev. Cette affaire avait provoqué une vague de manifestations et éclaboussé jusqu’au président du pays à l’époque, Leonid Koutchma, mais ses commanditaires n’ont jamais été retrouvés. L’Ukraine, une ex-république soviétique, figure à la 102e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse 2019 établi par l’organisation Reporters sans frontières.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Soudan : Omar el-Béchir jugé la semaine prochaine pour corruption

juin 16, 2019

Omar el-Béchir, ex-président soudanais, à Johannesburg, le 14 juin 2015. © Shiraaz Mohamed/AP/SIPA 

L’ex-chef de l’État Omar el-Béchir, renversé en avril par un mouvement de contestation massif, comparaîtra la semaine prochaine devant un tribunal pour corruption et possession illégale de devises étrangères.

Omar el-Béchir, qui n’a plus été vu publiquement depuis sa mise à l’écart, « comparaîtra devant un tribunal la semaine prochaine », a affirmé samedi le procureur général, Al-Walid Sayyed Ahmed, sans indiquer la date précise de l’audience.

Jeudi, l’agence de presse officielle soudanaise SUNA a indiqué que l’ancien président était accusé « de possession de devises étrangères, d’avoir acquis des richesses de façon suspecte et illégale et d’avoir ordonné (l’état) d’urgence ».

Le Procureur général a lui précisé que Omar el-Béchir devrait répondre de « corruption et possession illégale de devises étrangères ».

En avril, le chef du Conseil militaire de transition, Abdel Fattah al-Burhane, a affirmé que l’équivalent de plus de 113 millions de dollars avaient été saisis en liquide dans la résidence de l’ex chef de l’État à Khartoum. Cette somme était constituée de livres soudanaises, ainsi que de 350.000 dollars et sept millions d’euros.

Or, en décrétant l’état d’urgence face à la contestation populaire, l’ex-président avait rendu illégale la possession de l’équivalent de plus de 5.000 dollars en devises.

Cour pénale internationale

Outre l’inculpation pour corruption, Omar el-Béchir fait aussi l’objet de poursuites pour les meurtres de manifestants durant la répression de la contestation née en décembre. Son régime avait tenté de juguler ce mouvement en décrétant l’état d’urgence le 22 février.

Le procureur général a précisé que l’ex-président était aussi interrogé au sujet de suspicions de blanchiment d’argent et de « financement du terrorisme ».

Omar el-Béchir fait aussi l’objet de mandats d’arrêts par la Cour pénale internationale (CPI) qui veut le voir répondre à La Haye de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre pour le conflit au Darfour (ouest). Mais les militaires au pouvoir ont indiqué qu’ils ne comptaient pas le transférer au tribunal international.

Le parquet enquête en outre sur 41 chefs d’accusation visant d’anciens « symboles du régime déchu ».

Le procureur général n’a pas évoqué l’enquête militaire en cours sur la dispersion meurtrière le 3 juin du sit-in organisé par des manifestants devant le siège de l’armée à Khartoum pour réclamer le transfert du pouvoir à des civils.

Éléments « criminels »

Les chefs de la contestation ont attribué la dispersion du sit-in aux redoutées Forces de soutien rapide (RSF).

Mais samedi, le chef des RSF, Mohammed Hamdan Daglo dit « Hemeidti », également numéro 2 du Conseil militaire, a défendu ses troupes lors d’un rassemblement dans un village près de Khartoum. « Notre image a été déformée », a-t-il lancé.

Le Conseil militaire a reconnu pour la première fois jeudi avoir ordonné la dispersion de ce rassemblement, regrettant que « des erreurs se soient produites ».

Le porte-parole du Conseil, le général Chamseddine Kabbachi avait affirmé que le but initial de l’opération était de chasser des éléments « criminels » dans un secteur appelé Colombia, près du sit-in.

Samedi, le porte-parole de la commission d’enquête militaire sur la dispersion du sit-in, Abderrahim Badreddine, a indiqué à la télévision d’Etat que son rapport n’était pas finalisé.

Mais il a révélé des conclusions préliminaires selon lesquelles « des officiers et des soldats sont entrés sur les lieux du sit-in sans l’ordre de leurs supérieurs ». Ils « ne faisaient pas partie des troupes qui devaient mener l’opération à Colombia ».

Jeuneafrique.com avec AFP

France: À Paris, deux policiers mis en examen pour trafic de drogue et corruption

juin 15, 2019

FRANCE-GOVERNMENT-POLITICS-SOCIAL

CHRISTOPHE SIMON/AFP

Selon le site d’information Les Jours, les deux policiers, âgés de 45 et 38 ans, sont accusés d’avoir racketté des dealers, revendu la drogue et blanchi l’argent tiré de ce trafic.

C’est une nouvelle affaire qui vient entacher la police parisienne. Deux policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) du XVIIIe arrondissement ont été mis en examen ce vendredi 14 juin pour trafic de «stup» et corruption, nous rapporte une source judiciaire, confirmant une information du site Les Jours. L’un d’eux a été placé en détention provisoire tandis que le second a été placé sous contrôle judiciaire. Ils sont soupçonnés d’avoir «protégé des trafiquants de stupéfiants contre rémunération» et d’avoir blanchi l’argent ainsi obtenu, a expliqué à l’AFP une source proche du dossier. «Ils revendaient des informations sur les dispositifs policiers de lutte antidrogue et rackettaient les dealers», a ajouté une source proche de l’enquête.

L’affaire, partie d’une dénonciation pour des soupçons de corruption visant l’un des deux policiers, a conduit le parquet à ouvrir une enquête préliminaire confiée à l’IGPN, puis une information judiciaire en octobre 2018. Selon Les Jours, les deux policiers, âgés de 45 et 38 ans, ont été interpellés mardi au petit matin et ont été présentés à une juge d’instruction après 72 heures de garde à vue. À l’issue de leur interrogatoire, tous deux ont été mis en examen pour des chefs de corruption passive par personne dépositaire de l’autorité publique, trafic de stupéfiants, blanchiment, vol, détournement de fichiers de police, faux en écriture publique et association de malfaiteurs. Deux autres suspects ont également été mis en examen. Si le parquet avait requis le placement en détention provisoire des quatre individus, la magistrate en a décidé autrement: «Deux individus, dont un fonctionnaire de police, ont été incarcérés et les deux autres personnes mises en examen ont été placées sous contrôle judiciaire», nous précise une source judiciaire.

Plusieurs policiers incarcérés ces derniers mois

Ce genre d’enquêtes n’est pas si rare. En 2017, la police des polices a enquêté sur 46 affaires de corruption et 107 de vols. Ces derniers, «commis au préjudice d’usagers (espèces, téléphones portables, stupéfiants…) interviennent principalement lors de perquisitions, de contrôles d’identité ou routiers. Ils peuvent également s’être déroulés à l’intérieur des services de police, lorsque des objets ont été placés officiellement sous leur responsabilité (objets trouvés, contenus de fouilles, scellés…)», précisait l’IGPN dans son rapport de 2017. Par ailleurs, 44 enquêtes concernaient des faux et usages de faux en écriture.

Soupçonnés de corruption, plusieurs policiers ont été envoyés derrière les barreaux ces derniers mois. En février, un agent de la BAC de Paris et un fonctionnaire de la Police aux frontières (PAF) de Nice ont été écroués, soupçonnés d’aider un réseau de racketteurs en entrant dans les fichiers de la police. Le mois suivant, l’ex-patron des «stups», François Thierry, a été mis en examen pour l’organisation d’une fausse garde à vue pour favoriser l’importation de drogue. Début mai, c’est un autre agent, également en poste dans le XVIIIe arrondissement, qui a été inquiété et placé en détention provisoire pour des faits de «corruption» et de «trafic d’influence». Ce fonctionnaire de police, proche de la retraite, est soupçonné d’avoir été soudoyé par des gérants de bar dont il devait contrôler les établissements, selon Le Point

Par Le Figaro.fr

Deux ex-premiers ministres algériens renvoyés devant la justice

mai 26, 2019

 

Le parquet général d’Alger a renvoyé deux anciens chefs du gouvernement et huit anciens ministres devant la Cour suprême dans le cadre d’une enquête pour corruption, a rapporté ce dimanche la chaîne de télévision Ennahar en citant un communiqué du parquet.

Les poursuites visent notamment Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, qui ont servi comme premier ministre sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika avant sa démission le 2 avril sous la pression de la rue et de l’armée. À l’issue d’une enquête préliminaire, leurs dossiers ainsi que ceux de huit anciens ministres ont été transmis au procureur général près la Cour suprême, ajoute Ennahar sans préciser les charges qui pèsent contre eux.

Parmi les anciens ministres concernés figurent Amara Benyounès, Abdelakader Zaalane, Amar Ghoul, Karim Djoudi et Abdessalam Bouchouareb. Ils détenaient respectivement les portefeuilles du Commerce, du Transport, des Travaux publics, des Finances et de l’Industrie. Dans un communiqué séparé, le procureur général près la Cour suprême indique que ces responsables seront auditionnés dans le cadre d’affaires de «passation de contrats et de marchés en infraction avec la législation en vigueur». Reuters n’a pas pu joindre leurs avocats pour le moment.

Le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, a promis à plusieurs reprises aux manifestants que les personnalités les plus corrompues de l’ancien régime seraient traduites en justice.

Par Le Figaro.fr

Un cousin du président argentin admet avoir corrompu l’administration précédente

août 6, 2018

Cahier rempli par le chauffeur de ministère argentin Oscar Centeno, à l’origine d’un important scandale de corruption. / © LA NACION/AFP / HO

Plusieurs chefs d’entreprise, dont un cousin du président argentin Mauricio Macri, ont avoué lundi avoir versé des pots-de-vin à l’administration de l’ex-présidente Cristina Kirchner, après avoir été cités dans un scandale de corruption.

Le cousin du président, Angelo Calcaterra, 60 ans, s’est présenté spontanément lundi matin au tribunal de Comodoro Py à Buenos Aires, où il a été entendu par le juge Claudio Bonadio, qui a interpellé huit haut fonctionnaires et huit chefs d’entreprises dans le cadre du scandale des « Cahiers de la corruption », et convoqué l’ex-présidente Cristina Kirchner.

Le 3 août, la publication des cahiers du chauffeur du ministère de la Planification a mis à nu un système de remise de sacs d’argent à des fonctionnaires de l’administration précédente, allant jusqu’au domicile du couple Kirchner.

Le procureur estime que les pots-de-vin pourraient atteindre 160 millions de dollars.

– « Repenti » –

Calcaterra est passé aux aveux pour obtenir le statut de « collaborateur repenti », qui lui permet de conserver la liberté.

Selon le site d’information Infobae, le cousin du président a confirmé au juge ce que le chauffeur Oscar Centeno avait écrit dans ses cahiers. Il a dit avoir été victime d’une « extorsion » et de « pressions » de fonctionnaires qui exigeaient de l’argent pour les campagnes électorales de 2013 et 2015.

Angelo Calcaterra avait racheté en 2007 l’entreprise IECSA, fondée par son oncle et père du président, Franco Macri, spécialisée dans la construction d’équipements et d’infrastructures tesl que des ponts, autoroutes, gazoducs, barrages.

Le directeur général de la société IECSA, Javier Sanchez Caballero, interpellé mercredi dernier, a suivi le même chemin et a pu resortir libre.

« C’est un changement énorme en Argentine, des chefs d’entrepises proches du président se présentent devant la justice, il n’y a d’impunité pour personne », a commenté Elisa Carrio, influente parlementaire membre de la coalition gouvernementale de centre-droit Cambiemos (Changeons).

Vendredi, Juan Carlos de Goycochea, patron en Argentine de la multinationale espagnole Isolux Corsan, avait été le premier à collaborer à l’enquête. Il a affirmé que son entreprise avait été la cible de « pressions pour contribuer au financement de campagnes électorales » de la coalition kirchnériste.

– Ministère de la corruption –

Parmi les huit patrons de grandes entreprises du secteur du BTP arrêtés la semaine dernière, quatre devaient être entendus lundi. S’ils fournissent des informations utiles à l’enquête, le juge peut leur octroyer le statut de repenti, avec une remise en liberté.

Le chauffeur à l’origine des révélations, Oscar Centeno, un ancien militaire qui notait minutieusement les détails de chaque remise d’argent entre 2005 et 2015, a également offert sa collaboration et obtenu liberté et protection.

Il était le chauffeur de Roberto Baratta, vice-ministre de la Planification, arrêté lui aussi le 3 août, en même temps que plusieurs autres hauts fonctionnaires du ministère qui gérait les travaux publics, réputé pour être un centre névralgique de la corruption pendant la présidence de Nestor (2003-2007), puis Cristina Kirchner (2007-2015).

Baratta devrait rejoindre en prison le ministre de la Planification de 2003 à 2015, Julio De Vido, qui fut déjà secrétaire aux Travaux publics de Nestor Kirchner en Patagonie, quand ce dernier était maire de Rio Gallegos, puis gouverneur de la province de Santa Cruz. M. De Vido est en détention préventive dans le cadre d’une autre affaire de corruption.

En juin 2016, lors d’une rocambolesque opération, un autre vice-ministre de la Planification, Julio Lopez, a été arrêté alors qu’il tentait de dissimuler 9 millions de dollars dans un couvent.

Lundi prochain, Cristina Kirchner est convoquée par le juge Bonadio dans le cadre de l’affaire des Cahiers de la corruption. Habituée aux convocations judiciaires depuis qu’elle a quitté la présidence, Mme Kirchner peut être inculpée, voire jugée, mais son immunité parlementaire de sénatrice la met à l’abri d’une arrestation.

Avant cela, le juge Bonadio a demandé au Sénat l’autorisation de mener une perquisition dans son appartement à Buenos Aires.

Romandie.com avec(©AFP / (06 août 2018 19h23)

Accusations de corruption au ministère des Hydrocarbures au Congo

août 1, 2018

Ministre des Hydrocarbures, Jean-Marc Thystère Tchicaya

 

Au Congo-Brazzaville, la Commission nationale de lutte contre la corruption a indexé dans un rapport publié mardi le ministre des Hydrocarbures dans le détourtement des fonds destinés à la construction du siège de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole. Le président de cette commission, Lamyr Nguele, a appelé la justice à ouvrir des poursuites judiciaires à ce sujet.

La commission de lutte contre la corruption que dirige un ancien ministre n’est pas allée par quatre-chemins pour dénoncer le détournement de quelque 700 millions de francs CFA, destinés à la construction à Brazzaville du siège de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole. Et l’actuel ministre des Hydrocarbures, Jean-Marc Tystère Tchicaya, a été épinglé.

« Le ministre a été le donneur d’ordre. Cela veut dire que le ministre a été coupable au même titre que son directeur de cabinet et son conseiller aux finances. Le ministre est coupable, il a donné l’ordre et les gens ont exécuté. Maintenant, ces gens-là ne sont pas jugés. Notre rôle, ce n’est pas de juger. Nous faisons le travail en amont, après on est dessaisi du dossier », a expliqué le président de la Commission, Lamyr Nguele.

Mais depuis que la commission publie ses rapports, le parquet de Brazzaville n’a pas encore ouvertement lancé de poursuites judiciaires.

L'activiste Roch Euloge Nzobo, coordonnateur du CDHD, demande à la justice de faire son travail, au Congo, le 31 juillet 2018. (VOA/Arsène Séverin)
L’activiste Roch Euloge Nzobo, coordonnateur du CDHD, demande à la justice de faire son travail, au Congo, le 31 juillet 2018. (VOA/Arsène Séverin)

Roch Euloge N’zobo, Coordonnateur du Cercle pour les droits de l’homme et le développement.

« C’est une honte ! Le Congo a pris des engagements pour construire ce siège de l’APPO, mais l’argent est allé dans les poches des individus. Le procureur a l’obligation d’ouvrir une information judiciaire. S’il ne le fait pas, cela veut dire que cette commission ne sert à rien », a déploré l’activiste des droits de l’homme.

Augustin Benazo, analyste économique à Brazzaville, au Congo, le 31 juillet 2018. (VOA/Arsène Séverin)
Augustin Benazo, analyste économique à Brazzaville, au Congo, le 31 juillet 2018. (VOA/Arsène Séverin)

Pour l’analyste économique Augustin Benazo, la corruption est endémique au Congo. Elle touche tous les secteurs de la vie nationale. Et la justice devrait sévir.

« L’effectivité de la dépense au Congo n’est que de 30 %. Cela montre qu’il y a des faiblesses dans la gestion des finances publiques. Il y a des structures qui sont beaucoup plus indexées et qui jouent sur l’économie nationale. La commission a travaillé, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant », a commenté Augustin Benazo.

Serge Michel Odzoki, porte-parole du PCT au pouvoir, au Congo, le 31 juillet 2018. (VOA/Arsène Séverin)
Serge Michel Odzoki, porte-parole du PCT au pouvoir, au Congo, le 31 juillet 2018. (VOA/Arsène Séverin)

Au Parti congolais du travail, le parti présidentiel, la préoccupation sur la corruption est palpable, mais aucune action n’est engagée. Serge Michel Odzoki, le porte-parole du PCT dit qu’il n’y a pas de preuves pour s’attaquer à des membres de son parti.

« Nous avons fait des déclarations, qui sont des professions de foi, disant que tous ceux qui sont coupables, ils devront répondre de leurs actes devant la justice », a-t-il indiqué.

En négociations avec le Congo, le FMI avait clairement appelé le gouvernement a donner des signaux forts dans la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance.

Sacer-infos.com par Stany Franck