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France: À Paris, deux policiers mis en examen pour trafic de drogue et corruption

juin 15, 2019

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CHRISTOPHE SIMON/AFP

Selon le site d’information Les Jours, les deux policiers, âgés de 45 et 38 ans, sont accusés d’avoir racketté des dealers, revendu la drogue et blanchi l’argent tiré de ce trafic.

C’est une nouvelle affaire qui vient entacher la police parisienne. Deux policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) du XVIIIe arrondissement ont été mis en examen ce vendredi 14 juin pour trafic de «stup» et corruption, nous rapporte une source judiciaire, confirmant une information du site Les Jours. L’un d’eux a été placé en détention provisoire tandis que le second a été placé sous contrôle judiciaire. Ils sont soupçonnés d’avoir «protégé des trafiquants de stupéfiants contre rémunération» et d’avoir blanchi l’argent ainsi obtenu, a expliqué à l’AFP une source proche du dossier. «Ils revendaient des informations sur les dispositifs policiers de lutte antidrogue et rackettaient les dealers», a ajouté une source proche de l’enquête.

L’affaire, partie d’une dénonciation pour des soupçons de corruption visant l’un des deux policiers, a conduit le parquet à ouvrir une enquête préliminaire confiée à l’IGPN, puis une information judiciaire en octobre 2018. Selon Les Jours, les deux policiers, âgés de 45 et 38 ans, ont été interpellés mardi au petit matin et ont été présentés à une juge d’instruction après 72 heures de garde à vue. À l’issue de leur interrogatoire, tous deux ont été mis en examen pour des chefs de corruption passive par personne dépositaire de l’autorité publique, trafic de stupéfiants, blanchiment, vol, détournement de fichiers de police, faux en écriture publique et association de malfaiteurs. Deux autres suspects ont également été mis en examen. Si le parquet avait requis le placement en détention provisoire des quatre individus, la magistrate en a décidé autrement: «Deux individus, dont un fonctionnaire de police, ont été incarcérés et les deux autres personnes mises en examen ont été placées sous contrôle judiciaire», nous précise une source judiciaire.

Plusieurs policiers incarcérés ces derniers mois

Ce genre d’enquêtes n’est pas si rare. En 2017, la police des polices a enquêté sur 46 affaires de corruption et 107 de vols. Ces derniers, «commis au préjudice d’usagers (espèces, téléphones portables, stupéfiants…) interviennent principalement lors de perquisitions, de contrôles d’identité ou routiers. Ils peuvent également s’être déroulés à l’intérieur des services de police, lorsque des objets ont été placés officiellement sous leur responsabilité (objets trouvés, contenus de fouilles, scellés…)», précisait l’IGPN dans son rapport de 2017. Par ailleurs, 44 enquêtes concernaient des faux et usages de faux en écriture.

Soupçonnés de corruption, plusieurs policiers ont été envoyés derrière les barreaux ces derniers mois. En février, un agent de la BAC de Paris et un fonctionnaire de la Police aux frontières (PAF) de Nice ont été écroués, soupçonnés d’aider un réseau de racketteurs en entrant dans les fichiers de la police. Le mois suivant, l’ex-patron des «stups», François Thierry, a été mis en examen pour l’organisation d’une fausse garde à vue pour favoriser l’importation de drogue. Début mai, c’est un autre agent, également en poste dans le XVIIIe arrondissement, qui a été inquiété et placé en détention provisoire pour des faits de «corruption» et de «trafic d’influence». Ce fonctionnaire de police, proche de la retraite, est soupçonné d’avoir été soudoyé par des gérants de bar dont il devait contrôler les établissements, selon Le Point

Par Le Figaro.fr

Deux ex-premiers ministres algériens renvoyés devant la justice

mai 26, 2019

 

Le parquet général d’Alger a renvoyé deux anciens chefs du gouvernement et huit anciens ministres devant la Cour suprême dans le cadre d’une enquête pour corruption, a rapporté ce dimanche la chaîne de télévision Ennahar en citant un communiqué du parquet.

Les poursuites visent notamment Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, qui ont servi comme premier ministre sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika avant sa démission le 2 avril sous la pression de la rue et de l’armée. À l’issue d’une enquête préliminaire, leurs dossiers ainsi que ceux de huit anciens ministres ont été transmis au procureur général près la Cour suprême, ajoute Ennahar sans préciser les charges qui pèsent contre eux.

Parmi les anciens ministres concernés figurent Amara Benyounès, Abdelakader Zaalane, Amar Ghoul, Karim Djoudi et Abdessalam Bouchouareb. Ils détenaient respectivement les portefeuilles du Commerce, du Transport, des Travaux publics, des Finances et de l’Industrie. Dans un communiqué séparé, le procureur général près la Cour suprême indique que ces responsables seront auditionnés dans le cadre d’affaires de «passation de contrats et de marchés en infraction avec la législation en vigueur». Reuters n’a pas pu joindre leurs avocats pour le moment.

Le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, a promis à plusieurs reprises aux manifestants que les personnalités les plus corrompues de l’ancien régime seraient traduites en justice.

Par Le Figaro.fr

Un cousin du président argentin admet avoir corrompu l’administration précédente

août 6, 2018

Cahier rempli par le chauffeur de ministère argentin Oscar Centeno, à l’origine d’un important scandale de corruption. / © LA NACION/AFP / HO

Plusieurs chefs d’entreprise, dont un cousin du président argentin Mauricio Macri, ont avoué lundi avoir versé des pots-de-vin à l’administration de l’ex-présidente Cristina Kirchner, après avoir été cités dans un scandale de corruption.

Le cousin du président, Angelo Calcaterra, 60 ans, s’est présenté spontanément lundi matin au tribunal de Comodoro Py à Buenos Aires, où il a été entendu par le juge Claudio Bonadio, qui a interpellé huit haut fonctionnaires et huit chefs d’entreprises dans le cadre du scandale des « Cahiers de la corruption », et convoqué l’ex-présidente Cristina Kirchner.

Le 3 août, la publication des cahiers du chauffeur du ministère de la Planification a mis à nu un système de remise de sacs d’argent à des fonctionnaires de l’administration précédente, allant jusqu’au domicile du couple Kirchner.

Le procureur estime que les pots-de-vin pourraient atteindre 160 millions de dollars.

– « Repenti » –

Calcaterra est passé aux aveux pour obtenir le statut de « collaborateur repenti », qui lui permet de conserver la liberté.

Selon le site d’information Infobae, le cousin du président a confirmé au juge ce que le chauffeur Oscar Centeno avait écrit dans ses cahiers. Il a dit avoir été victime d’une « extorsion » et de « pressions » de fonctionnaires qui exigeaient de l’argent pour les campagnes électorales de 2013 et 2015.

Angelo Calcaterra avait racheté en 2007 l’entreprise IECSA, fondée par son oncle et père du président, Franco Macri, spécialisée dans la construction d’équipements et d’infrastructures tesl que des ponts, autoroutes, gazoducs, barrages.

Le directeur général de la société IECSA, Javier Sanchez Caballero, interpellé mercredi dernier, a suivi le même chemin et a pu resortir libre.

« C’est un changement énorme en Argentine, des chefs d’entrepises proches du président se présentent devant la justice, il n’y a d’impunité pour personne », a commenté Elisa Carrio, influente parlementaire membre de la coalition gouvernementale de centre-droit Cambiemos (Changeons).

Vendredi, Juan Carlos de Goycochea, patron en Argentine de la multinationale espagnole Isolux Corsan, avait été le premier à collaborer à l’enquête. Il a affirmé que son entreprise avait été la cible de « pressions pour contribuer au financement de campagnes électorales » de la coalition kirchnériste.

– Ministère de la corruption –

Parmi les huit patrons de grandes entreprises du secteur du BTP arrêtés la semaine dernière, quatre devaient être entendus lundi. S’ils fournissent des informations utiles à l’enquête, le juge peut leur octroyer le statut de repenti, avec une remise en liberté.

Le chauffeur à l’origine des révélations, Oscar Centeno, un ancien militaire qui notait minutieusement les détails de chaque remise d’argent entre 2005 et 2015, a également offert sa collaboration et obtenu liberté et protection.

Il était le chauffeur de Roberto Baratta, vice-ministre de la Planification, arrêté lui aussi le 3 août, en même temps que plusieurs autres hauts fonctionnaires du ministère qui gérait les travaux publics, réputé pour être un centre névralgique de la corruption pendant la présidence de Nestor (2003-2007), puis Cristina Kirchner (2007-2015).

Baratta devrait rejoindre en prison le ministre de la Planification de 2003 à 2015, Julio De Vido, qui fut déjà secrétaire aux Travaux publics de Nestor Kirchner en Patagonie, quand ce dernier était maire de Rio Gallegos, puis gouverneur de la province de Santa Cruz. M. De Vido est en détention préventive dans le cadre d’une autre affaire de corruption.

En juin 2016, lors d’une rocambolesque opération, un autre vice-ministre de la Planification, Julio Lopez, a été arrêté alors qu’il tentait de dissimuler 9 millions de dollars dans un couvent.

Lundi prochain, Cristina Kirchner est convoquée par le juge Bonadio dans le cadre de l’affaire des Cahiers de la corruption. Habituée aux convocations judiciaires depuis qu’elle a quitté la présidence, Mme Kirchner peut être inculpée, voire jugée, mais son immunité parlementaire de sénatrice la met à l’abri d’une arrestation.

Avant cela, le juge Bonadio a demandé au Sénat l’autorisation de mener une perquisition dans son appartement à Buenos Aires.

Romandie.com avec(©AFP / (06 août 2018 19h23)

Accusations de corruption au ministère des Hydrocarbures au Congo

août 1, 2018

Ministre des Hydrocarbures, Jean-Marc Thystère Tchicaya

 

Au Congo-Brazzaville, la Commission nationale de lutte contre la corruption a indexé dans un rapport publié mardi le ministre des Hydrocarbures dans le détourtement des fonds destinés à la construction du siège de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole. Le président de cette commission, Lamyr Nguele, a appelé la justice à ouvrir des poursuites judiciaires à ce sujet.

La commission de lutte contre la corruption que dirige un ancien ministre n’est pas allée par quatre-chemins pour dénoncer le détournement de quelque 700 millions de francs CFA, destinés à la construction à Brazzaville du siège de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole. Et l’actuel ministre des Hydrocarbures, Jean-Marc Tystère Tchicaya, a été épinglé.

« Le ministre a été le donneur d’ordre. Cela veut dire que le ministre a été coupable au même titre que son directeur de cabinet et son conseiller aux finances. Le ministre est coupable, il a donné l’ordre et les gens ont exécuté. Maintenant, ces gens-là ne sont pas jugés. Notre rôle, ce n’est pas de juger. Nous faisons le travail en amont, après on est dessaisi du dossier », a expliqué le président de la Commission, Lamyr Nguele.

Mais depuis que la commission publie ses rapports, le parquet de Brazzaville n’a pas encore ouvertement lancé de poursuites judiciaires.

L'activiste Roch Euloge Nzobo, coordonnateur du CDHD, demande à la justice de faire son travail, au Congo, le 31 juillet 2018. (VOA/Arsène Séverin)
L’activiste Roch Euloge Nzobo, coordonnateur du CDHD, demande à la justice de faire son travail, au Congo, le 31 juillet 2018. (VOA/Arsène Séverin)

Roch Euloge N’zobo, Coordonnateur du Cercle pour les droits de l’homme et le développement.

« C’est une honte ! Le Congo a pris des engagements pour construire ce siège de l’APPO, mais l’argent est allé dans les poches des individus. Le procureur a l’obligation d’ouvrir une information judiciaire. S’il ne le fait pas, cela veut dire que cette commission ne sert à rien », a déploré l’activiste des droits de l’homme.

Augustin Benazo, analyste économique à Brazzaville, au Congo, le 31 juillet 2018. (VOA/Arsène Séverin)
Augustin Benazo, analyste économique à Brazzaville, au Congo, le 31 juillet 2018. (VOA/Arsène Séverin)

Pour l’analyste économique Augustin Benazo, la corruption est endémique au Congo. Elle touche tous les secteurs de la vie nationale. Et la justice devrait sévir.

« L’effectivité de la dépense au Congo n’est que de 30 %. Cela montre qu’il y a des faiblesses dans la gestion des finances publiques. Il y a des structures qui sont beaucoup plus indexées et qui jouent sur l’économie nationale. La commission a travaillé, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant », a commenté Augustin Benazo.

Serge Michel Odzoki, porte-parole du PCT au pouvoir, au Congo, le 31 juillet 2018. (VOA/Arsène Séverin)
Serge Michel Odzoki, porte-parole du PCT au pouvoir, au Congo, le 31 juillet 2018. (VOA/Arsène Séverin)

Au Parti congolais du travail, le parti présidentiel, la préoccupation sur la corruption est palpable, mais aucune action n’est engagée. Serge Michel Odzoki, le porte-parole du PCT dit qu’il n’y a pas de preuves pour s’attaquer à des membres de son parti.

« Nous avons fait des déclarations, qui sont des professions de foi, disant que tous ceux qui sont coupables, ils devront répondre de leurs actes devant la justice », a-t-il indiqué.

En négociations avec le Congo, le FMI avait clairement appelé le gouvernement a donner des signaux forts dans la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Afrique du Sud: le fils de l’ex-président Zuma inculpé pour corruption

juillet 9, 2018

Johannesburg – Le fils de l’ex-président sud-africain Jacob Zuma, Duduzane Zuma, a été inculpé lundi de corruption dans un des nombreux scandales liés à la sulfureuse famille d’homme d’affaires Gupta qui ont précipité la démission de son père en février.

A l’issue d’une brève audience, un tribunal de Johannesburg l’a remis en liberté sous strict contrôle judiciaire et en échange d’une caution de 100.000 rands (6.500 euros).

Agé de 34 ans, Duduzane Zuma est accusé d’avoir participé en octobre 2015 à une rencontre au cours de laquelle un des frères Gupta, Ajay, a proposé le poste de ministre des Finances à Mcebisi Jonas, qui était alors vice-ministre.

Dans une déclaration sous serment, M. Jonas a expliqué que le maroquin lui avait été offert en échange de son obéissance aux instructions des Gupta et d’une enveloppe de 600 millions de rands (38 millions d’euros).

Ajay Gupta a catégoriquement démenti ces allégations.

« Les charges (retenues contre Duduzane Zuma) sont fondées sur les déclarations de Mcebisi Jonas », a déclaré à l’issue de l’audience son avocat, Rudy Krauss, à la presse. « Il est innocent, bien sûr, c’est ce que nous allons plaider », a-t-il ajouté.

« Il (M. Zuma) a été inculpé de corruption pour avoir offert une gratification injustifiée à un personne en charge d’une fonction publique et pour corruption en bande organisée », a confirmé un porte-parole du parquet, Phindi Mjonondwane. « Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire parce qu’il coopère », a ajouté le magistrat.

Selon l’unité d’élite de la police judiciaire sud-africaine (Hawks), Duduzane Zuma est contraint de pointer deux fois par semaine au commissariat de police et a dû rendre ses deux passeports « de façon à assurer sa présence au tribunal ».

Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), s’est réjouie lundi de son inculpation. « Nous espérons que l’enquête en cours permette aussi d’inculper Atul et Ajay Gupta de corruption », a espéré un de ses dirigeants, David Maynier.

La prochaine audience a été fixée au 24 janvier 2019.

Duduzane Zuma doit comparaître jeudi devant un autre tribunal pour avoir causé la mort accidentelle de deux personnes au volant de sa voiture en 2014.

Jacob Zuma a été contraint de démissionner il y a deux mois après avoir été lâché par son parti, le Congrès national africain (ANC) au pouvoir, à cause des accusations portées contre lui dans plusieurs affaires politico-financières.

D’origine indienne, les trois frères Gupta se sont installés en 1993 en Afrique du Sud. Ils sont accusés d’avoir profité de leur proximité de Jacob Zuma pour infiltrer l’appareil d’Etat et obtenir de juteux contrats ou des avantages indus.

Le successeur de Jacob Zuma à la tête de l’ANC et du pays, Cyril Ramaphosa, a fait de la lutte contre la corruption sa priorité.

Une commission d’enquête judiciaire doit se réunir à partir d’août pour examiner les dossiers de corruption dans lesquels est impliqué l’ancien chef de l’Etat.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juillet 2018 12h15)                                                        

Congo-Lutte conte les anti-valeurs: la DGST en passe de pêcher du gros, très gros poisson

juillet 6, 2018

 

Rigobert Maboundou
L’information livrée par notre confrère  »Le troubadour » dans sa parution du vendredi 6 juillet, par la plume d’Anicet Samba, relève l’étendue d’un désastre financier d’un peu plus de 114 milliards de francs CFA, au ministère de l’Agriculture. Le journal met à l’index l’ancien ministre Rigobert Maboundou qui serait dans le collimateur de la DGST.

 »De janvier 2008 à mars 2016, le ministère de l’agriculture et de l’élevage a reçu 114 milliards de FCFA, et pour quels résultats?  » s’interroge notre confrère qui embraye :

 »À la faveur de l’embellie pétrolier, Denis Sassou N’Guesso avait fait de l’agriculture et de l’élevage une priorité. 114 milliards de FCFA avaient été alloués au ministère en charge de ce secteur, de janvier 2008 à mars 2016. Et jamais autant d’argent n’avait été investi dans ce domaine que lors du mandat passé de l’actuel chef de l’État. Cette importante somme d’argent avait été géré par l’ancien ministre Rigobert Maboundou, aujourd’hui directeur de cabinet du premier ministre Clément Mouamba. À l’heure où on parle de la lutte contre les antivaleurs, un regard sur la gestion de cette manne s’impose d’autant plus que le secteur de l’agriculture et de l’élevage peine toujours à se relever. Le Troubadour a pu avoir accès à ce dossier pour le moins sensible. »

Donnant le détail de ses investigations, notre confrère relève :  »Un document-bilan, élaboré par les services de l’ancien ministre de l’agriculture et de l’élevage, Rigobert Maboundou, existe. Il devrait servir de point de départ de cette enquête. Ce document-bilan, que Le Troubadour a pu consulter, indique les principaux postes vers lesquels ont été affectés les 114 milliards de FCFA. Ce document-bilan donne également de précieux détails sur les sociétés et les organismes qui ont eu à exécuter les programmes élaborés par le ministère de l’agriculture et de l’élevage sous le mandat de Rigobert Maboundou. Mais les enquêteurs auront très peu de détails sur la manière dont les 114 milliards ont été dépensés à partir de ce document-bilan, qui donne l’impression d’avoir été élaboré à la va-vite, comme si ses auteurs se devaient de justifier cette somme impressionnante d’argent avant la fin du mandat présidentiel. S’il indique la plupart de postes qui ont bénéficié d’une affection financière, en revanche, il donne très peu de détails sur la manière dont l’argent a été dépensé. Il se contente d’avancer des chiffres bruts, en précisant simplement leur destination. »

Du coté de la DGST où on est décidé à faire la lumière sur ce dossier, on ne s’interdit aucune interpellation, de qui que ce soit.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Pakistan: l’ex-Premier ministre Nawaz Sharif condamné à 10 ans de prison pour corruption

juillet 6, 2018

Nawaz Sharif le 29 mai 2018 à Islamabad / © AFP/Archives / AAMIR QURESHI

L’ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a été condamné vendredi, en son absence, à dix ans de prison par un tribunal anti-corruption, une sentence dénoncée comme « politique » par son clan, et qui fragilise son parti avant des élections législatives le 25 juillet.

M. Sharif, absent à l’audience qui s’est déroulée devant un tribunal d’Islamabad, « a été condamné à 10 ans de prison et à une amende de huit millions de livres » (10 millions de dollars) dans une affaire concernant l’achat de plusieurs appartements de luxe à Londres, a déclaré son avocat Mohammad Aurangzeb à l’AFP.

M. Sharif se trouve actuellement à Londres au chevet de son épouse, atteinte d’un cancer.

Selon le procureur Sardar Muzaffar Abbas, le tribunal a également ordonné la saisie des appartements en question par le gouvernement fédéral.

L’affaire avait initialement été déclenchée par la publication des Panama Papers, des documents émanant d’un cabinet d’avocats panaméen et révélant les montages financiers de ses clients, dont la famille Sharif.

Trois des quatre enfants de M. Sharif étaient également mis en cause, dont sa fille et présumée héritière politique Maryam Sharif. Cette dernière, qui se trouve avec son père à Londres, a été condamnée vendredi à 7 ans de prison.

– Conspiration –

La sentence porte un coup sérieux au parti PML-N, fondé en 1993 par Nawaz Sharif, et qui est l’une des principales formations en lice aux élections législatives prévues le 25 juillet dans le pays.

Il est actuellement dirigé par le frère de Nawaz, Shahbaz Sharif, considéré comme plus brillant mais moins charismatique que son aîné, à la suite d’une série de décisions judiciaires à l’encontre de Nawaz Sharif.

Nawaz Sharif / © AFP / Gal ROMA

En juillet 2017, la Cour suprême pakistanaise avait mis fin prématurément à son troisième mandat à la tête du gouvernement après des révélations sur de luxueux biens immobiliers détenus par sa famille via des holdings off-shore.

La justice pakistanaise lui a ensuite interdit de diriger son parti, puis de participer à tout scrutin, à vie. Son clan nie toute malversation et laisse entendre que Nawaz Sharif est victime d’une conspiration ourdie par la puissante armée pakistanaise.

Shahbaz Sharif a immédiatement fait savoir vendredi qu’il « rejetait » le verdict, depuis son fief de Lahore lors d’un point presse retransmis à la télévision.

« Je vais descendre dans les rues et parler aux gens de cette décision injuste et nous défendrons notre cause devant le tribunal du peuple le 25 juillet », a-t-il poursuivi.

« Nous allons mener notre campagne électorale et protester de manière pacifique contre cette décision », a-t-il ajouté.

De petits groupes de partisans des Sharif se sont réunis à Islamabad et dans d’autres villes du Pakistan pour protester, brûlant des pneus et criant des slogans, a constaté l’AFP.

« C’était une affaire politique et ça aurait dû être décidé politiquement. Mais il a été décidé de régler judiciairement une affaire politique », a affirmé Bilal Butt, président du PML-N dans la ville de Multan (centre).

Le principal rival du PML-N au prochain scrutin est le PTI, dirigé par l’ancien champion de cricket Imran Khan.

Des manifestants protestent contre la décision de la Cour suprême pakistanaise contre l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif, accusé de corruption, en brûlant des pneus à Multan, au sud de la province du Pendjab, le 6 juillet 2018 / © AFP / SS MIRZA

Ce dernier, qui a fait de la lutte contre la corruption l’un de ses chevaux de bataille, s’est félicité de la sentence. « Aujourd’hui sonne l’aube d’un nouveau Pakistan: à présent, les voleurs n’iront plus dans les assemblées, mais en prison ».

– « Sauver son parti » –

On ignorait dans l’immédiat si Nawaz Sharif entendait revenir au Pakistan après le verdict, qui selon l’analyste politique Rasool Bukhsh Rais le place dans une « position difficile ».

« Si Sharif ne revient pas, son parti est fini », estime-t-il. « S’il revient, il faudra qu’il se batte devant les tribunaux et il va beaucoup souffrir. Mais au moins il sauvera son parti », juge-t-il.

« Cette décision va faire du tort au PML-N », estime également l’analyste pakistanais Rifaat Hussain, qui juge peu probable que le père et la fille reviennent au Pakistan.

« Nawaz et Maryam vont rester à Londres étant donné qu’ils ont déjà l’excuse de l’état de santé de (leur épouse et mère) Kulsoom, et ils lanceront leur rhétorique depuis là-bas », juge-t-il.

Dès avant cette décision, de nombreux observateurs s’inquiétaient du tour pris depuis plusieurs mois par la campagne électorale au Pakistan.

Nombre de militants et reporters se sont récemment dits victimes d’une campagne visant à infléchir leur couverture avant le scrutin. Ces pressions ont été assimilées par certains à un « putsch silencieux ». L’armée dément toute implication.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juillet 2018 16h04)

Accusé de corruption, le président du Malawi dans la tourmente

juillet 2, 2018

Blantyre (Malawi) – Le président du Malawi, Peter Mutharika, était lundi la cible de vives critiques de l’opposition et de la société civile qui exigent sa démission après la révélation d’une enquête officielle l’accusant de corruption à un an des élections générales.

Ce rapport confidentiel du Bureau anticorruption (ACB) soupçonne M. Mutharika et son Parti démocratique progressiste (DPP) d’avoir touché l’équivalent de 195.000 dollars de pots-de-vin d’une entreprise qui avait remporté un contrat pour la fourniture de rations alimentaires à la police.

Interrogé par l’AFP, le directeur de l’ACB Reyneck Matemba a confirmé l’authenticité du rapport.

« Je peux confirmer que l’ACB a (…) ouvert une enquête et que nous sommes près de la conclure ».

Le porte-parole du chef de l’Etat, Mgeme Kalilani, a démenti catégoriquement toute irrégularité de sa part, affirmant que l’argent qu’il avait perçu était un don fait à son parti. « Le président Peter Mutharika n’a jamais reçu le moindre argent de (l’entreprise contractante) Pioneer Investments », a-t-il assuré à l’AFP. « Tout ce qu’il a fait c’est de signer un chèque au profit de la municipalité de Blantyre en paiement d’un logement offert par la municipalité au parti ».

Ces explications n’ont pas suffi au chef du principal parti d’opposition, qui a exigé lundi la démission du chef de l’Etat.

« Il a échoué à prouver qu’il était un homme d’Etat et qu’il était exemplaire (…) il doit démissionner immédiatement », a plaidé lors d’une conférence de presse Lazarus Chakwera, le patron du Parti du congrès du Malawi (MCP).

« Nous avons perdu toute confiance en lui », a renchéri le responsable d’un groupe d’ONG de la société civile, Gift Trapence, « s’il n’a pas quitté ses fonctions dans deux semaines, nos descendrons dans les rues pour l’y contraindre ».

Elu en 2014, M. Mutharika a été investi lundi par son parti pour briguer un nouveau mandat à la présidentielle de mai 2019.

Mais il est de plus en plus contesté. Des milliers de personnes ont défilé en avril dans plusieurs villes de ce petit pays pauvre d’Afrique australe pour protester contre la corruption, les premières manifestations antirégime depuis 2011.

Elle aussi impliquée dans un scandale financier, la prédécesseure de M. Mutharika, Joyce Banda, a annoncé qu’elle briguerait l’investiture de son parti pour la présidentielle.

Elle est rentrée en mai au Malawi après quatre ans d’exil.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 13h57)                                                        

Nigeria: des millions de dollars siphonnés au nom de la lutte contre l’insécurité

mai 28, 2018

Des dizaines de recrues suivent une formation au siège de l’armée nigériane à Zaria, dans l’État de Kaduna (centre-nord du Nigeria), le 5 octobre 2017, pour contrer la menace terroriste de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria / © AFP/Archives / PIUS UTOMI EKPEI

Des millions de dollars officiellement débloqués par le gouvernement nigérian pour lutter contre l’insécurité alimentent en réalité un vaste de système de « caisses noires » destinées à la corruption, ont dénoncé lundi des ONG, à moins d’un an de l’élection présidentielle.

Le Nigeria est le théâtre de plusieurs conflits sanglants, de l’insurrection du groupe jihadiste Boko Haram dans le Nord-Est aux affrontements incessants entre agriculteurs et éleveurs pour l’accès aux ressources dans les États du centre.

Présente sur tous les fronts, l’armée a également été déployée dans certaines régions du Nord, en proie aux gangs armés qui commettent enlèvements et vols de bétail à grande échelle, ainsi que dans le Sud-Est, où des groupes rebelles sabotent régulièrement les infrastructures pétrolières.

Alors que le budget de la Défense est estimé à environ 1,2 milliard de dollars (1,03 milliard d’euros), Transparency International et l’ONG nigériane Civil Society Legislative Advocacy Centre estiment que plus de 670 millions de dollars supplémentaires (571 millions d’euros) sont distribués chaque année dans la plus grande opacité.

Les « security votes » sont des fonds spéciaux alloués – le plus souvent en espèces – à de hauts responsables politiques pour des dépenses discrétionnaires dans le domaine de la sécurité, selon le rapport intitulé « L’argent camouflé: comment les +security votes+ (fonds spéciaux de sécurité) nourrissent la corruption au Nigeria ».

A titre de comparaison, les sommes concernées dépassent le budget actuel de l’armée nigériane, et représentent neuf fois l’aide financière américaine dans le secteur de la sécurité depuis 2012.

« Le Nigeria n’aurait sans doute pas besoin d’une telle assistance s’il réduisait l’utilisation des +security votes+ et les reprogrammait dans le budget officiel de la défense et de la sécurité du pays », affirme le rapport.

Ces fonds représentent en réalité « une forme de corruption historique au Nigeria », a affirmé Katherine Dixon, de Transparency International, citée dans le document, qui évoque « une caisse noire facile à utiliser et totalement opaque ».

« La corruption dans le secteur crucial de la défense et de la sécurité fait le jeu de ceux qui cherchent à semer les graines de l’instabilité et de la terreur », a-t-elle ajouté.

Ce phénomène, selon Mme Dixon, est en partie responsable du « sous-financement » chronique des forces armées et « nourrit des groupes qui pourraient (vouloir) déstabiliser les élections ».

– Augmentation alarmante –

Le président Muhammadu Buhari, ancien dirigeant militaire, a été élu il y a trois ans sur la promesse de vaincre Boko Haram et d’éradiquer la corruption endémique au sein de l’administration.

Il affirmait alors que sous son prédécesseur Goodluck Jonathan, les soldats manquaient d’armes et de munitions pour combattre les jihadistes, qui s’étaient emparés de pans entiers du territoire nigérian.

L’un des premiers actes de la présidence Buhari a été l’ouverture d’une vaste enquête sur les pratiques opaques dans les contrats d’armement, qui a débouché sur l’arrestation de l’ancien conseiller national à la sécurité, Sambo Dasuki.

Ce colonel est accusé d’avoir détourné du budget de la Défense quelque 2 milliards de dollars destinés à la lutte contre Boko Haram pour financer la campagne du président sortant, Goodluck Jonathan, contre Buhari en 2015.

En décembre, le gouvernement Buhari a annoncé le retrait d’un milliard de dollars dans les fonds d’excédents pétroliers (Excess Crude Account) pour faire face aux défis sécuritaires actuels au Nigeria.

Le principal parti d’opposition, le People’s Democratic Party, a, à son tour, accusé le All Progressive Congress (APC), au pouvoir, d’utiliser cet argent pour permettre à M. Buhari de se faire réélire en février prochain.

Selon Transparency International, les bénéficiaires des « security votes » ont explosé, passant de 30 dans le budget fédéral de 2016 à plus de 190 cette année, en dépit des promesses de transparence du chef de l’État.

« A l’approche des élections de 2019, cette augmentation soudaine devrait alarmer ceux qui supervisent les dépenses publiques nigérianes », affirme le rapport.

Les deux ONG demandent en outre à tous les futurs candidats à la présidentielle de s’engager à interdire la pratique et à renforcer les procédures d’examen législatif des dépenses sécuritaires.

Selon un précédent rapport de Transparency International, plus de 15 milliards de dollars ont été siphonnés des caisses de l’armée dans l’histoire moderne du Nigeria.

Romandie.com avec (©AFP / 28 mai 2018 11h43)                

Afrique du Sud: coup de balai à la tête des entreprises publiques gangrenées par la « corruption »

mai 24, 2018

Johannesburg – Le gouvernement du président sud-africain Cyril Ramaphosa a entériné jeudi des changements à la direction de plusieurs entreprises publiques, profondément endettées et gangrénées par une « corruption généralisée ».

« Actuellement, un nombre d’entreprises publiques connaissent des problèmes financiers, opérationnels et de gouvernance », a déclaré le ministre des Entreprises publiques, Pravin Gordhan, lors d’une conférence de presse au Cap (sud-ouest).

« Cela a des retombées négatives sur l’économie », a-t-il estimé.

« Les mauvais résultats de ces sociétés sont la conséquence d’une corruption généralisée et d’une mauvaise gestion », a-t-il estimé, se disant « déterminé à inverser la situation ».

Le gouvernement a ainsi confirmé la nomination de Phakamani Hadebe comme PDG du géant public de l’électricité Eskom, poste qu’il occupait à titre provisoire depuis quelques mois.

La compagnie nationale, au bord de la faillite, est devenue le symbole de la « capture de l’Etat » reprochée à l’ancien président Jacob Zuma, au coeur de multiples scandales de corruption.

Le gouvernement a également annoncé la nomination d’un nouveau conseil d’administration chez le fabricant d’armes public Denel, le géant des transports Transnet et la compagnie aérienne SA Express.

Cette dernière a notamment conclu un contrat douteux de 5,7 millions de rands (3,9 millions d’euros) avec la société Trillian, liée à la famille Gupta, au coeur des affaires de corruption impliquant l’ancien président.

En février dernier, M. Zuma a été contraint de démissionner sous la pression de son parti, le Congrès national africain (ANC), inquiet de l’impact électoral des accusations qui le visent.

Son successeur à la tête de l’ANC et du pays, Cyril Ramaphosa, a promis de nettoyer l’Afrique du Sud de la corruption.

M. Gordhan a par ailleurs annoncé jeudi la fusion des compagnies aériennes South African Airways, en proie depuis des années à de sérieuses difficultés financières, SA Express et Mango afin notamment de « rationaliser leurs destinations ».

Hasard du calendrier, les 21 avions de SA Express, qui assurent des liaisons nationales et régionales, ont été cloués au sol jeudi, sur décision de l’Autorité sud-africaine de l’aviation civile (Sacaa).

A plusieurs reprises, la compagnie aérienne n’a pas respecté certaines règles, posant de « graves risques en terme de sécurité », a expliqué la Sacaa dans un communiqué.

Le 11 mai, deux avions de SA Express avaient dû se poser d’urgence, selon le journal Mail & Guardian.

En effectuant des changements à la direction d’entreprises publiques, le président Ramaphosa entend lancer un signal fort aux investisseurs et aux agences de notation, qui avaient dégradé l’an dernier la note de l’Afrique du Sud.

Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), a salué jeudi « la rapidité » avec laquelle le ministre des Entreprises publiques était intervenu, appelant cependant à modifier « totalement la stratégie » de gestion de ces entités.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2018 13h14)