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« Fasciste ! » : vives tensions en marge du discours d’Éric Zemmour à Ajaccio

octobre 9, 2021

Des altercations ont éclaté entre partisans du polémiste et militants indépendantistes et de gauche lors d’une réunion publique samedi après-midi en Corse.

« Le nationalisme corse n’est pas une maladie, c‘est le symptôme d’une France qui n’est plus en mesure de répondre aux attentes des Corses », a déclaré Éric Zemmour.© MAGALI COHEN / Hans Lucas via AFP

« Fasciste », « raciste », « xénophobe »… Les invectives ont fusé aux abords du port Tino-Rossi à Ajaccio samedi après-midi. De vives tensions ont eu lieu en marge d’une réunion publique d’Éric Zemmour, en déplacement pour la promotion de son livre La France n’a pas dit son dernier mot. Le polémiste n’était pas encore arrivé sur le quai d’honneur lorsque des altercations ont éclaté entre ses partisans et des militants indépendantistes et de gauche.

Des coups ont été brièvement échangés entre les deux camps. Plusieurs personnes ont été blessées au cours de ces échauffourées, obligeant les gendarmes mobiles à disperser les deux groupes d’individus. « Nous sommes venus dire à Éric Zemmour qu’il n’est pas le bienvenu chez nous », assène un jeune militant du parti nationaliste Core in Fronte.

Au moment où l’essayiste s’adressait à une foule de quelque 300 personnes venues écouter son discours sur le quai l’Herminier, un camion équipé d’un système de haut-parleurs a diffusé des slogans antifascistes à l’endroit de ses partisans, parmi lesquels figuraient des militants du parti souverainiste d’extrême droite Forza Nova. « La Corse a toujours été une terre d’accueil et nous pensons que la diversité est une richesse, contrairement à ce que véhicule Zemmour, appuie un militant de la CGT, parmi les manifestants. Nous sommes là pour lui faire comprendre qu’il ne fait pas l’unanimité. »

« Quand on veut me faire taire, je parle encore plus »

Ces vives tensions n’auront toutefois pas empêché le probable candidat à l’élection présidentielle de rencontrer le public corse en marge de sa réunion. « Quand on veut me faire taire, je parle encore plus », a prestement balayé Éric Zemmour face à la presse, avant de répondre aux « antifascistes de salon » : « Le nationalisme corse n’est pas une maladie, c‘est le symptôme d’une France qui n’est plus en mesure de répondre aux attentes des Corses. Le nationalisme se résoudra quand la France redeviendra grande. » Des propos qui ont été perçus comme une provocation par les nationalistes. Sur la place des Palmiers, où le polémiste a rejoint une librairie pour une séance de dédicaces, les pro et les anti-Zemmour se sont longuement fait face à coups d’invectives, les uns brandissant son livre, les autres des slogans antifascistes.

C’est dire si la venue de l’essayiste dans l’île n’aura pas été sans faire de remous. Vendredi, tandis que celui-ci s’apprêtait à débarquer à l’aéroport de Figari, 250 personnalités du monde culturel, politique et syndical insulaire ont signé une tribune dans Corse-Matin pour s’opposer à « l’idéologie » et aux « appels à la haine » d’Éric Zemmour. Dans la soirée, une première séance de signatures de son livre à Sartène avait été marquée par de vifs échanges entre Paul-Félix Benedetti, conseiller territorial du parti indépendantiste Core in Fronte, et le polémiste.

Avec Le Point de notre correspondant en Corse Julian Mattéi

En Corse, les vaches sèment le chaos

août 17, 2021

Les ruminants qui errent sur les routes et sur les plages empoisonnent le quotidien des vacanciers comme des résidents. Un sujet qui émeut l’île.

Les vaches ont investi certaines plages dans le nord de la Corse.
Les vaches ont investi certaines plages dans le nord de la Corse.© PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

La scène se déroule au petit matin sur la plage du Lotu, un coin de paradis niché au cœur du désert des Agriate (Haute-Corse). À l’heure où les premiers touristes viennent déposer leur serviette sur cette étendue de sable blanc bordée par des eaux cristallines, ceux-ci tombent nez à nez avec des occupants bien encombrants. Un troupeau de bovins a en effet élu domicile aux abords des côtes. L’un de ces vacanciers se souviendra longtemps de ce mercredi 4 août. En s’approchant de l’une des vaches, ce quinquagénaire a été littéralement encorné au niveau des membres inférieurs et évacué en urgence vers l’hôpital de Bastia. Quelques jours auparavant, dans le petit village de Lozzi, perché sur les hauteurs du Niolu, une femme de 70 ans a été attaquée et projetée au sol par une vache alors qu’elle étendait son linge dans son jardin. L’animal a ensuite été abattu par un chasseur avec l’aval des autorités. Le 13 août, encore, deux personnes ont été coursées en pleine rue à Sainte-Lucie-de-Tallano…

Ces faits divers n’ont malheureusement rien d’exceptionnel en Corse. Ces dernières semaines, on ne compte plus les accidents survenus avec ces ruminants sans propriétaires attitrés qui errent sur les plages et les routes de l’île. « Les touristes voient ça comme du folklore, ils en rigolent et les prennent en photo, mais c’est un fléau », peste un élu du Niolu.about:

Un problème qui dure et qui s’aggrave.

Le sujet pourrait prêter à sourire s’il n’était pas dramatique. En effet, derrière le caractère pittoresque et presque bucolique, ces animaux génèrent de plus en plus usure et colère chez les résidents comme chez les vacanciers. Les bêtes arrachent les clôtures, dévorent les plantations, cabossent les voitures, renversent les poubelles, surgissent au détour d’un virage… Dans certaines régions, comme la rive sud du golfe d’Ajaccio, le phénomène a pris des proportions telles que la préfecture a dû interdire l’accès à des plages, « afin de prévenir le risque d’accident avec les vaches en divagation ».

Les communes frappées par ce fléau ont beau prendre des arrêtés interdisant la divagation, utiliser la signalétique et faire de la prévention, le phénomène continue de s’amplifier. Les élus, les services de la préfecture et les chambres d’agriculture multiplient les réunions et les commissions spéciales, sans grand succès. Au total, on évalue entre 10 000 et 15 000 le nombre de bovins divagants sur l’ensemble de l’île. « C’est un problème qui dure et qui s’aggrave, constate Ange-Pierre Vivoni, président de l’association des maires de Haute-Corse. Il y a eu des accidents mortels par le passé. Les maires prennent des arrêtés qui sont difficilement applicables, bien qu’ils soient pénalement responsables en cas d’accident. Mais ils ne peuvent pas jouer aux cow-boys et faire des rondes pour surveiller les animaux. » Face à l’ampleur du phénomène, certains élus sont pourtant tentés de prendre le taureau par les cornes.

Il y a trois ans, le maire d’une commune au sud de Bastia, excédé, avait lui-même abattu d’un coup de fusil une vache après que celle-ci a encorné un employé municipal dans les rues du village. « Si ça continue, on va finir par parquer les hommes pour les mettre en sécurité, pendant que les animaux vivront en paix », ironise, non sans amertume, un résident bien au fait du problème. Du côté de la préfecture, on explique que les gendarmes sont « particulièrement sensibilisés » au problème de la divagation, mais que l’absence de marquage des animaux et la fuite des bovins avant leur arrivée « rendent les interventions compliquées ».

Ce sont les primes qui ont créé les vaches

En théorie, il appartient au maire de capturer les animaux errants et de les placer dans un enclos – lorsqu’il y en a – le temps que leur propriétaire se manifeste. Si personne ne les réclame, les animaux doivent être euthanasiés ou confiés à des associations. Lorsque ceux-ci se révèlent dangereux et difficiles à capturer, les communes peuvent solliciter l’intervention d’un lieutenant de louveterie ou d’un chasseur. En raison du poids politique de l’agriculture en Corse, les autorités hésitent pourtant à sévir. « Dans certaines communes rurales, la plupart des habitants sont des éleveurs, c’est difficile à assumer pour les maires », se désole un agriculteur, qui honnit ces « pratiques » et dénonce un manque de courage des élus. Certains n’hésitent pas à pointer une des causes de ce mal endémique : les primes à la vache. Il y a encore quelques années, les subventions de la politique agricole commune (Pac) étaient attribuées en fonction du nombre de têtes de bétail déclarées par les éleveurs. Depuis, les règles ont changé et les vaches acquises au moment où elles rapportaient gros divaguent dans les villages. « Ce sont les primes qui ont créé les vaches, tonne encore cet agriculteur. Des éleveurs fictifs prenaient du bétail mais ne s’en occupaient pas. »

Ange-Pierre Vivoni, lui, estime que « le problème est plus complexe » et que la solution viendra de la Pac. « Une des pistes pourrait être de changer le fléchage des aides financières pour soutenir la production et aider les éleveurs à clôturer leurs parcelles, au lieu d’attribuer des primes aux surfaces et à la vache allaitante, avance-t-il. La situation appelle une remise en cause des éleveurs mais aussi des élus et des autorités. Il est grand temps de prendre le taureau par les cornes. »

Avec Le Point de son correspondant à Bastia, Julian Mattei

Patrick Bruel accusé d’agression sexuelle : la plaignante détaille ses comportements « très déplacés »

octobre 12, 2019

patrick-bruel

Patrick Bruel

Les ennuis continuent pour Patrick Bruel. Ce vendredi 11 octobre, on a appris que le chanteur de 60 ans était désormais visé par une plainte pour agression sexuelle. La plaignante s’est exprimée dans les colonnes du Parisien.

C’est une affaire qui a fait grand bruit. Le mois dernier, Patrick Bruel se retrouvait accusé de harcèlement sexuel par une jeune femme en Corse. Cette esthéticienne âgée d’une vingtaine d’années affirmait que le chanteur de 60 ans aurait eu un comportement déplacé alors qu’elle se rendait dans sa loge pour un massage. « Au cours de cette séance, la star aurait tenu des propos laissant entendre clairement qu’il attendait une prestation à caractère sexuel. Ce qu’elle aurait refusé catégoriquement malgré l’insistance de l’artiste », rapportait le 9 septembre Le Parisien, ajoutant que l’artiste avait également refusé de « se vêtir d’un sous-vêtement jetable » car celui-ci préférait rester « nu ».

Une enquête a été ouverte par le parquet d’Ajaccio et le récit de la jeune femme a donné l’envie à d’autres de prendre la parole. Deux jours après la révélation de cette sombre histoire, une esthéticienne de Perpignan a poussé la porte d’un commissariat pour cette fois-ci déposer plainte pour « agression sexuelle » contre l’interprète de Casser la voix. Une information révélée un mois plus tard par L’Indépendant. Selon le procureur de la République de Perpignan, les faits se seraient déroulés au début du mois de juillet, en marge du festival des Déferlantes à Argelès-sur-Mer auquel Patrick Bruel participait.

La jeune esthéticienne choquée par l’attitude de Patrick Bruel

Contactée par Le Parisien, la plaignante âgée d’une trentaine d’années a accepté de livrer son témoignage – sous couvert d’anonymat. « Quelques heures avant son spectacle, il m’a offert un pass VIP en me proposant de passer dans sa loge pour boire une coupe de champagne, a-t-elle expliqué. Mais je n’ai pas voulu y aller. Je préférais assister aux autres concerts. » Le lendemain matin, elle retrouve le célèbre comédien qui lui reproche alors de ne pas être venue le voir et la séance de massage prend immédiatement une autre tournure. Ce dernier aurait en effet mal réagi quand la jeune masseuse a voulu fermer la porte de la salle de massage.

L’esthéticienne qui a déjà « massé des stars » est alors très surprise par l’attitude de son client. « C’était la première fois que je massais Patrick Bruel. Il a eu des comportements très déplacés à mon égard, a-t-elle raconté. À un moment, alors qu’il était allongé sur le dos et que je lui massais les cuisses, il a voulu me prendre par les hanches pour me ramener vers lui. Il m’a aussi frôlé les fesses. À ce moment, je lui ai demandé d’arrêter et je lui ai dit que le massage était terminé. » Elle précise par la suite que Patrick Bruel n’aurait pas voulu porter de serviette autour de la taille avant d’ajouter : « ce qui l’intéressait le plus, c’était le massage de ses fesses ». Également joint par téléphone, Me Hervé Termine, l’avocat de l’artiste, n’a pas souhaité réagir sur ces nouvelles accusations.

Avec Voici.fr par Laura Buys

Maître Gims sauvé d’un bateau en flammes à Bonifacio

août 25, 2019

Gims

La rappeur français a échappé à l’incendie du bateau qu’il louait au large de Bonifacio (corse-du-sud) avec des amis et deux membres de l’équipage.

D’après les informations de France Bleu RCFM et Corse-Matin, le navire de 24 mètres que le rappeur Maître Gims et ses amis louaient a pris feu alors qu’ils étaient en mer, au large de Bonifacio (corse-du-sud).

La rappeur, trois amis et deux membres de l’équipage ont dû abandonner la vedette par leurs propres moyens, d’après la Préfecture Maritime. A l’aide d’un semi-rigide, ils ont rejoint le rivage.

L’incendie aurait été causé par une avarie du moteur. 3000 litres de carburants se trouvaient dans les cuves. «Le risque de pollution est important», précise Corse-Matin.

«Le patrouilleur 617 de la SNSM ainsi que la vedette de la Gendarmerie départementale 2A G109» ont pu rejoindre la zone rapidement et la sécuriser. La SNSM a mis en place un barrage flottant anti-pollution de 150 mètres «afin d’écarter le risque d’une atteinte à l’environnement».

Par Le Figaro

France: Des sommets corses sous la neige, nouveau record de froid pour mai

mai 15, 2019

 

Des précipitations neigeuses sont tombées mercredi à partir de 1.000 m d’altitude sur la Corse, où de nouveaux records de froid pour un mois de mai ont été enregistrés.

«C’est très rare et très remarquable d’avoir de la neige en Corse au mois de mai, mais il nous faut un peu plus de recul pour trancher l’exceptionnalité» de ces chutes de neige, a indiqué à l’AFP Patrick Rebillout, chef du centre météorologique de Météo France à Ajaccio, précisant qu’en 2007, 2010 et 2015, des épisodes neigeux avaient déjà été enregistrés en mai.

Selon deux stations météorologiques d’altitude en Corse, situées à 2000 m et 2500 m, «il est tombé de 25 à 30 cm lors de cet épisode neigeux», a-t-il précisé. Quelque «20 à 25 cm» de neige ont notamment été enregistrés au col de Vizzavona (1.163 m) qui permet de relier Ajaccio à Bastia et est à la jonction entre la Corse-du-Sud et la Haute-Corse, selon Patrick Rebillout. Le col a été «fermé à tous les véhicules» en début de matinée pendant plus de deux heures avant de rouvrir peu avant 10h30. Les équipements hivernaux sont obligatoires pour tous les véhicules.

Selon la collectivité de Corse, des engins de déneigement sont intervenus «sur plusieurs cols de l’île» : le Col de Sorba (Haute-Corse, 1.311 mètres), le Col de Vergio (Haute-Corse, le plus haut col routier de l’île situé à 1.478 m), et à Asco (Haute-Corse).

Alors que plusieurs records de froid pour un mois de mai avaient déjà été battus une semaine auparavant, ils sont à nouveau tombés mercredi, précise Météo-France sur son compte Twitter: ainsi à Pietralba, situé à 510 mètres d’altitude en Haute-Corse, il a fait 0,9 degré celsius (°C) contre 2,9 °C le 7 mai. A l’Ile Rousse (142 m), il a fait 5,6°C contre 6°C le 6 mai et à Pila-Canale (407 m), 4,7°C contre 5,3°C le 5 mai. Ces températures marquent des records de froid pour mai depuis 1988 pour l’Ile Rousse, 1991 pour Pietralba et 1992 pour Pila-Canale qui sont les dates des premiers enregistrements météorologiques pour ces lieux.

Ces chutes de neige n’ont pas entraîné d’autres perturbations, selon la préfecture de Corse-du-Sud. Une accalmie est intervenue mercredi après-midi avec néanmoins la persistance d’averses en Corse-du-Sud parfois mêlées de coups de tonnerre et qui donnaient de la neige à partir de 1.400 m sur le relief, précisait Météo-France

Par Le Figaro.fr avec AFP

Inondations en Sicile: douze morts, dont une famille de neuf Italiens

novembre 4, 2018

Un véhicule a versé sur le bord de la route près de l’endroit où neuf personnes de la même famille ont péri dans une maison envahie par les eaux. Casteldaccia, près de Palerme, le 4 novembre 2018. / © AFP / Alessandro FUCARINI

Douze personnes, dont une famille de neuf personnes surprise dans une maison par la brusque montée des eaux d’une rivière sortie de son lit, ont trouvé la mort dans la nuit de samedi à dimanche dans la région de Palerme en Sicile.

Selon les médias italiens, le bilan des morts s’est alourdi dimanche matin avec la découverte de deux personnes d’origine sicilienne vivant en Allemagne – un homme et une femme- bloquées à l’intérieur de leur véhicule dans un torrent de la région d’Agrigente, un peu plus au sud.

Les corps des neuf membres de la même famille, dont des enfants âgés de 1 an, 3 ans et 15 ans, ont été retrouvés dans la localité de Casteldaccia, une commune côtière à l’est de Palerme, ont annoncé les pompiers. Les six autres victimes sont âgées de 32 ans à 65 ans.

La maison de campagne où ces Palermitains passaient la fin de semaine a été submergée par les eaux et la boue après le débordement d’une petite rivière, la Milicia, sortie de son lit après les fortes pluies tombées samedi. « C’est une immense tragédie », a commenté dimanche le maire de la commune.

Trois autres personnes de la même famille, dont l’une a grimpé dans un arbre pour se mettre à l’abri, ont réussi à échapper au drame, rapportent les médias italiens.

Un gérant de station-service de 44 ans a également trouvé la mort tard samedi soir dans la région à Vicari en essayant de rejoindre à bord d’une jeep son lieu de travail où un employé était bloqué, précise notamment l’agence italienne Agi. Un passager de 20 ans n’a pas encore été retrouvé.

La maison où neuf personnes de la même famille ont péri lors de la crue d’une petite rivière. Casteldaccia, près de Palerme, le 4 novembre 2018. / © AFP / Alessandro FUCARINI

Les secouristes sont aussi à la recherche d’un médecin de 40 ans qui tentait d’aller travailler à l’hôpital de Corleone et a dû abandonner sa voiture sur une route en raison des intempéries.

– Hécatombe d’arbres dans le Nord-est –

L’armée a été déployée pour vérifier les conditions des principales routes de la région, coupées à de nombreux endroits à la circulation.

Des vents violents et de très fortes pluies avaient déjà fait vingt morts cette semaine dans d’autres régions d’Italie, selon un décompte de la protection civile. Vendredi, deux personnes avaient trouvé la mort, dont une femme âgée de 87 ans et une touriste allemande âgée de 62 ans frappée par la foudre en Sardaigne.

Le patrimoine naturel du nord-est du pays a été particulièrement ravagé cette semaine, avec des millions d’arbres déracinés.

Dévastations après les inondations en Sicile, près de la demeure où neuf personnes de la même famille ont péri. Casteldaccia, près de Palerme, le 4 novembre 2018. / © AFP / Alessandro FUCARINI

En Vénétie, des forêts sur les versants des montagnes des Dolomites ont été anéanties, après des vents très violents qui ont soufflé jeudi. Des images aériennes fournies en fin de semaine par les pompiers ont mis en évidence un spectacle de désolation, tandis que le gouverneur de la région a comparé l’hécatombe à un « tremblement de terre ».

Le ministère italien de l’Intérieur Matteo Salvini s’est rendu sur place dimanche, survolant les environs de la ville alpine de Belluno, constatant aussi via son compte Twitter « des forêts détruites et un territoire dévasté ».

Le niveau d’alerte restait élevé dimanche dans six régions italiennes.

La protection civile italienne a qualifié cette vague de mauvais temps de « l’une des situations météorologiques les plus complexes de ces 60 dernières années ». Venise avait ainsi subi lundi dernier l’une des pires montées des eaux de son histoire récente avec des rafales de vents atteignant les 180 km/h.

Romandie.com avec(©AFP / (04 novembre 2018 11h46)

France: Jacqueline Gourault nommée « Madame Corse  » au gouvernement

décembre 12, 2017

Corse

Jacqueline Gourault à l’Elysée en août 2017. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Edouard Philippe a annoncé, mardi 12 décembre, que la ministre Jacqueline Gourault assurerait la fonction informelle de « Madame Corse » au sein de l’exécutif, à la suite de la victoire des nationalistes lors des élections territoriales sur l’île, confirmant une information de Corse Matin.

C’est en réponse à « la demande exprimée par de nombreux élus corses qu’une personnalité puisse incarner le dialogue et y prendre une part accrue » que « nous avons demandé à Mme Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, d’être cette porte d’entrée, cet interlocuteur privilégié pour le dialogue avec les élus corses », a dit le premier ministre à l’Assemblée nationale.

« Je fais confiance à ses qualités reconnues de dialogue, d’écoute, à sa très fine connaissance du territoire français pour pouvoir, aux côtés de l’ensemble des membres du gouvernement, engager cette discussion républicaine, naturelle, normale avec les élus corses. »

Deux revendications d’ores et déjà rejetées

Forts de leur triomphe dimanche aux élections territoriales, les nationalistes corses attendent l’ouverture rapide de négociations avec Paris sur une plus grande autonomie politique de l’île, l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni brandissant la menace de manifestations s’ils ne sont pas entendus. Autonomie renforcée, statut de résident, coofficialité de la langue corse et amnistie des « prisonniers politiques » sont les priorités des nationalistes.

Mais le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a fermé la porte mardi matin à deux revendications des nationalistes, rejetées à Paris : la « coofficialité » de la langue

Lemonde.fr

Dans le bateau de plaisance

octobre 8, 2017

 

Dans le bateau heureux de plaisance

Qui te conduisait vers les côtes corses

Avec le chemisier dévoilant ton torse

Tu ressemblais à un carnaval de jeunesse.

 

Au seuil unique et magnifique de Bastia

Cette porte d’entrée de la belle Corsica

Nous découvrions un patrimoine baroque

Qui étalait son havre de paix pittoresque.

 

Quand la croisière accostait Calvi

Avec ses labyrinthes et ses crêtes

Le paysage avait une forme inouïe

Aux restaurants avec ses belles fourchettes.

 

Mais à l’approche de la belle Ajaccio

Et de la splendide Porto Vecchio

Le terroir offrait des surprises inégalées

Autant de produits pour un bon déjeuner.

 

La Corse est une destination d’ambiance

Qui nous invitait pour de bonnes vacances

Un bon lieu de rêve avec ses stations

Qui conserve encore ses riches traditions.

 

Bernard NKOUNKOU

 

Corse: un maire se tue à moto, une arme et 100 000 euros retrouvés sur lui

août 30, 2016

Une arme et une grosse somme en espèces ont été retrouvées après la mort d'un maire de Corse-du-Sud, lors d'un accident de moto, le lundi 29 août, près d'Ajaccio (illustration).

Une arme et une grosse somme en espèces ont été retrouvées après la mort d’un maire de Corse-du-Sud, lors d’un accident de moto, le lundi 29 août, près d’Ajaccio (illustration).afp.com/PASCAL POCHARD-CASABIANCA

Le maire d’une commune de Corse-du-Sud est décédé ce lundi, lors d’un accident de moto. L’enquête ouverte devra déterminer la provenance de l’arme et de l’importante somme d’argent retrouvées dans sa sacoche.

Les enquêteurs corses excluent toute hypothèse d’homicide, dans la mort de Charles-Antoine Casanova, maire de Guarguale âgé de 52 ans, ce lundi. L’édile de droite de cette commune d’une centaine d’habitants, en Corse-du-Sud, s’est tué à moto en périphérie d’Ajaccio, vers 8h. Une source judiciaire évoque « un accident de la circulation sans intervention d’un tiers ». Le quinquagénaire, qui souffrait de graves blessures à la tête selon France 3 et Corse Matin, est décédé à l’hôpital de la Miséricorde, rapidement après son admission.

Les enquêteurs devront maintenant déterminer l’origine des 104 000 euros en espèce ainsi que l’arme de calibre 7.65, retrouvés dans la sacoche du maire. Selon ses proches, cités par une source ayant connaissance du dossier, ce pistolet était « un moyen de se protéger ».

Anti-mariage pour tous et pour l’exclusion des Maghrébins de Sisco

Charles-Antoine Casanova s’est illustré en 2012, en affirmant publiquement sa volonté de contrevenir à la loi sur le mariage pour tous, alors tout juste adoptée. Dans les pages de Corse Matin, il avait martelé ce refus: « Je suis prêt à me soustraire à la loi en refusant d’unir deux personnes de même sexe dans ma commune. Je mesure la dimension de mon action. »

Mi-août, l’édile avait de nouveau fait parler de lui, cette fois en appelant sur Facebook le maire de Sisco à « exclure définitivement tous les Maghrébins et leurs familles de son village », après une rixe entre des Marocains de Furiani et des villageois sur une crique. Il avait fait l’objet d’un mouvement d’indignation sur Twitter et une pétition avait été partagée, pour demander sa condamnation. Elle a rassemblé 22 000 signatures à ce jour.

Lexpress.fr

Burkini: plusieurs maires maintiennent l’interdiction malgré une décision de justice

août 26, 2016

Marseille – Plusieurs maires du sud-est de la France, dont ceux de Nice et Fréjus, ont annoncé vendredi soir maintenir leurs arrêtés anti-burkini, malgré une décision de justice suspendant une décision similaire dans une commune voisine.

La mairie de Nice va continuer à verbaliser les femmes portant cette tenue de bain couvrante, tant que son arrêté n’est pas invalidé, a-t-elle déclaré à l’AFP. Le maire d’extrême droite de Fréjus, mais également l’édile socialiste de Sisco, sur l’île de Corse, ont affiché la même détermination.

Une trentaine de municipalités françaises, ont récemment décidé d’interdire l’accès aux plages publiques à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité et respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades. Une formulation qui vise en fait les burkini, ces tenues de bain couvrantes des cheveux aux chevilles, ou le fait de se baigner voilée et habillée comme le font certaines femmes musulmanes.

Ces interdictions, qui ont conduit des policiers à verbaliser plusieurs femmes voilées ces derniers jours sur les plages du littoral méditerranéen, ont suscité un intense débat sur la place de l’islam en France et une grande indignation à l’étranger.

Saisi sur une interdiction similaire décrétée dans la station balnéaire de Villeneuve-Loubet (sud-est), le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française, a tranché vendredi en décrétant que cette mesure constituait une atteinte grave aux libertés, en l’absence de risques avérés pour l’ordre public.

Cette décision de justice permet de contester les autres arrêtés mais ne les annule toutefois pas pour autant.

Le maire d’extrême droite de Fréjus, David Rachline, a donc jugé sa décision toujours valable. Aucune procédure n’est en cours contre notre arrêté, a-t-il affirmé.

Quant au maire socialiste de Sisco, Ange-Pierre Vivoni, il maintient aussi son arrêté anti-burkini, pris au lendemain d’une violente rixe entre des Marocains et des villageois dans sa commune mi-août.

Je ne me sens pas concerné par la décision du Conseil d’Etat, a déclaré le maire à l’AFP. Mon arrêté n’était pas de la prévention, je l’ai pris pour la sécurité des biens et personnes de ma commune, je risquais d’avoir des morts !, a-t-il expliqué.

Le burkini s’inscrit dans un débat récurrent en France sur la place de l’islam. Le pays a été le premier en Europe à interdire, en 2010, le voile intégral dans tout l’espace public. Le foulard islamique avait auparavant, en 2004, été banni des écoles, collèges et lycées publics.

Romandie.com avec(©AFP / 26 août 2016 20h20)