Posts Tagged ‘CORSE’

Maître Gims sauvé d’un bateau en flammes à Bonifacio

août 25, 2019

Gims

La rappeur français a échappé à l’incendie du bateau qu’il louait au large de Bonifacio (corse-du-sud) avec des amis et deux membres de l’équipage.

D’après les informations de France Bleu RCFM et Corse-Matin, le navire de 24 mètres que le rappeur Maître Gims et ses amis louaient a pris feu alors qu’ils étaient en mer, au large de Bonifacio (corse-du-sud).

La rappeur, trois amis et deux membres de l’équipage ont dû abandonner la vedette par leurs propres moyens, d’après la Préfecture Maritime. A l’aide d’un semi-rigide, ils ont rejoint le rivage.

L’incendie aurait été causé par une avarie du moteur. 3000 litres de carburants se trouvaient dans les cuves. «Le risque de pollution est important», précise Corse-Matin.

«Le patrouilleur 617 de la SNSM ainsi que la vedette de la Gendarmerie départementale 2A G109» ont pu rejoindre la zone rapidement et la sécuriser. La SNSM a mis en place un barrage flottant anti-pollution de 150 mètres «afin d’écarter le risque d’une atteinte à l’environnement».

Par Le Figaro

France: Des sommets corses sous la neige, nouveau record de froid pour mai

mai 15, 2019

 

Des précipitations neigeuses sont tombées mercredi à partir de 1.000 m d’altitude sur la Corse, où de nouveaux records de froid pour un mois de mai ont été enregistrés.

«C’est très rare et très remarquable d’avoir de la neige en Corse au mois de mai, mais il nous faut un peu plus de recul pour trancher l’exceptionnalité» de ces chutes de neige, a indiqué à l’AFP Patrick Rebillout, chef du centre météorologique de Météo France à Ajaccio, précisant qu’en 2007, 2010 et 2015, des épisodes neigeux avaient déjà été enregistrés en mai.

Selon deux stations météorologiques d’altitude en Corse, situées à 2000 m et 2500 m, «il est tombé de 25 à 30 cm lors de cet épisode neigeux», a-t-il précisé. Quelque «20 à 25 cm» de neige ont notamment été enregistrés au col de Vizzavona (1.163 m) qui permet de relier Ajaccio à Bastia et est à la jonction entre la Corse-du-Sud et la Haute-Corse, selon Patrick Rebillout. Le col a été «fermé à tous les véhicules» en début de matinée pendant plus de deux heures avant de rouvrir peu avant 10h30. Les équipements hivernaux sont obligatoires pour tous les véhicules.

Selon la collectivité de Corse, des engins de déneigement sont intervenus «sur plusieurs cols de l’île» : le Col de Sorba (Haute-Corse, 1.311 mètres), le Col de Vergio (Haute-Corse, le plus haut col routier de l’île situé à 1.478 m), et à Asco (Haute-Corse).

Alors que plusieurs records de froid pour un mois de mai avaient déjà été battus une semaine auparavant, ils sont à nouveau tombés mercredi, précise Météo-France sur son compte Twitter: ainsi à Pietralba, situé à 510 mètres d’altitude en Haute-Corse, il a fait 0,9 degré celsius (°C) contre 2,9 °C le 7 mai. A l’Ile Rousse (142 m), il a fait 5,6°C contre 6°C le 6 mai et à Pila-Canale (407 m), 4,7°C contre 5,3°C le 5 mai. Ces températures marquent des records de froid pour mai depuis 1988 pour l’Ile Rousse, 1991 pour Pietralba et 1992 pour Pila-Canale qui sont les dates des premiers enregistrements météorologiques pour ces lieux.

Ces chutes de neige n’ont pas entraîné d’autres perturbations, selon la préfecture de Corse-du-Sud. Une accalmie est intervenue mercredi après-midi avec néanmoins la persistance d’averses en Corse-du-Sud parfois mêlées de coups de tonnerre et qui donnaient de la neige à partir de 1.400 m sur le relief, précisait Météo-France

Par Le Figaro.fr avec AFP

Inondations en Sicile: douze morts, dont une famille de neuf Italiens

novembre 4, 2018

Un véhicule a versé sur le bord de la route près de l’endroit où neuf personnes de la même famille ont péri dans une maison envahie par les eaux. Casteldaccia, près de Palerme, le 4 novembre 2018. / © AFP / Alessandro FUCARINI

Douze personnes, dont une famille de neuf personnes surprise dans une maison par la brusque montée des eaux d’une rivière sortie de son lit, ont trouvé la mort dans la nuit de samedi à dimanche dans la région de Palerme en Sicile.

Selon les médias italiens, le bilan des morts s’est alourdi dimanche matin avec la découverte de deux personnes d’origine sicilienne vivant en Allemagne – un homme et une femme- bloquées à l’intérieur de leur véhicule dans un torrent de la région d’Agrigente, un peu plus au sud.

Les corps des neuf membres de la même famille, dont des enfants âgés de 1 an, 3 ans et 15 ans, ont été retrouvés dans la localité de Casteldaccia, une commune côtière à l’est de Palerme, ont annoncé les pompiers. Les six autres victimes sont âgées de 32 ans à 65 ans.

La maison de campagne où ces Palermitains passaient la fin de semaine a été submergée par les eaux et la boue après le débordement d’une petite rivière, la Milicia, sortie de son lit après les fortes pluies tombées samedi. « C’est une immense tragédie », a commenté dimanche le maire de la commune.

Trois autres personnes de la même famille, dont l’une a grimpé dans un arbre pour se mettre à l’abri, ont réussi à échapper au drame, rapportent les médias italiens.

Un gérant de station-service de 44 ans a également trouvé la mort tard samedi soir dans la région à Vicari en essayant de rejoindre à bord d’une jeep son lieu de travail où un employé était bloqué, précise notamment l’agence italienne Agi. Un passager de 20 ans n’a pas encore été retrouvé.

La maison où neuf personnes de la même famille ont péri lors de la crue d’une petite rivière. Casteldaccia, près de Palerme, le 4 novembre 2018. / © AFP / Alessandro FUCARINI

Les secouristes sont aussi à la recherche d’un médecin de 40 ans qui tentait d’aller travailler à l’hôpital de Corleone et a dû abandonner sa voiture sur une route en raison des intempéries.

– Hécatombe d’arbres dans le Nord-est –

L’armée a été déployée pour vérifier les conditions des principales routes de la région, coupées à de nombreux endroits à la circulation.

Des vents violents et de très fortes pluies avaient déjà fait vingt morts cette semaine dans d’autres régions d’Italie, selon un décompte de la protection civile. Vendredi, deux personnes avaient trouvé la mort, dont une femme âgée de 87 ans et une touriste allemande âgée de 62 ans frappée par la foudre en Sardaigne.

Le patrimoine naturel du nord-est du pays a été particulièrement ravagé cette semaine, avec des millions d’arbres déracinés.

Dévastations après les inondations en Sicile, près de la demeure où neuf personnes de la même famille ont péri. Casteldaccia, près de Palerme, le 4 novembre 2018. / © AFP / Alessandro FUCARINI

En Vénétie, des forêts sur les versants des montagnes des Dolomites ont été anéanties, après des vents très violents qui ont soufflé jeudi. Des images aériennes fournies en fin de semaine par les pompiers ont mis en évidence un spectacle de désolation, tandis que le gouverneur de la région a comparé l’hécatombe à un « tremblement de terre ».

Le ministère italien de l’Intérieur Matteo Salvini s’est rendu sur place dimanche, survolant les environs de la ville alpine de Belluno, constatant aussi via son compte Twitter « des forêts détruites et un territoire dévasté ».

Le niveau d’alerte restait élevé dimanche dans six régions italiennes.

La protection civile italienne a qualifié cette vague de mauvais temps de « l’une des situations météorologiques les plus complexes de ces 60 dernières années ». Venise avait ainsi subi lundi dernier l’une des pires montées des eaux de son histoire récente avec des rafales de vents atteignant les 180 km/h.

Romandie.com avec(©AFP / (04 novembre 2018 11h46)

France: Jacqueline Gourault nommée « Madame Corse  » au gouvernement

décembre 12, 2017

Corse

Jacqueline Gourault à l’Elysée en août 2017. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Edouard Philippe a annoncé, mardi 12 décembre, que la ministre Jacqueline Gourault assurerait la fonction informelle de « Madame Corse » au sein de l’exécutif, à la suite de la victoire des nationalistes lors des élections territoriales sur l’île, confirmant une information de Corse Matin.

C’est en réponse à « la demande exprimée par de nombreux élus corses qu’une personnalité puisse incarner le dialogue et y prendre une part accrue » que « nous avons demandé à Mme Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, d’être cette porte d’entrée, cet interlocuteur privilégié pour le dialogue avec les élus corses », a dit le premier ministre à l’Assemblée nationale.

« Je fais confiance à ses qualités reconnues de dialogue, d’écoute, à sa très fine connaissance du territoire français pour pouvoir, aux côtés de l’ensemble des membres du gouvernement, engager cette discussion républicaine, naturelle, normale avec les élus corses. »

Deux revendications d’ores et déjà rejetées

Forts de leur triomphe dimanche aux élections territoriales, les nationalistes corses attendent l’ouverture rapide de négociations avec Paris sur une plus grande autonomie politique de l’île, l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni brandissant la menace de manifestations s’ils ne sont pas entendus. Autonomie renforcée, statut de résident, coofficialité de la langue corse et amnistie des « prisonniers politiques » sont les priorités des nationalistes.

Mais le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a fermé la porte mardi matin à deux revendications des nationalistes, rejetées à Paris : la « coofficialité » de la langue

Lemonde.fr

Dans le bateau de plaisance

octobre 8, 2017

 

Dans le bateau heureux de plaisance

Qui te conduisait vers les côtes corses

Avec le chemisier dévoilant ton torse

Tu ressemblais à un carnaval de jeunesse.

 

Au seuil unique et magnifique de Bastia

Cette porte d’entrée de la belle Corsica

Nous découvrions un patrimoine baroque

Qui étalait son havre de paix pittoresque.

 

Quand la croisière accostait Calvi

Avec ses labyrinthes et ses crêtes

Le paysage avait une forme inouïe

Aux restaurants avec ses belles fourchettes.

 

Mais à l’approche de la belle Ajaccio

Et de la splendide Porto Vecchio

Le terroir offrait des surprises inégalées

Autant de produits pour un bon déjeuner.

 

La Corse est une destination d’ambiance

Qui nous invitait pour de bonnes vacances

Un bon lieu de rêve avec ses stations

Qui conserve encore ses riches traditions.

 

Bernard NKOUNKOU

 

Corse: un maire se tue à moto, une arme et 100 000 euros retrouvés sur lui

août 30, 2016

Une arme et une grosse somme en espèces ont été retrouvées après la mort d'un maire de Corse-du-Sud, lors d'un accident de moto, le lundi 29 août, près d'Ajaccio (illustration).

Une arme et une grosse somme en espèces ont été retrouvées après la mort d’un maire de Corse-du-Sud, lors d’un accident de moto, le lundi 29 août, près d’Ajaccio (illustration).afp.com/PASCAL POCHARD-CASABIANCA

Le maire d’une commune de Corse-du-Sud est décédé ce lundi, lors d’un accident de moto. L’enquête ouverte devra déterminer la provenance de l’arme et de l’importante somme d’argent retrouvées dans sa sacoche.

Les enquêteurs corses excluent toute hypothèse d’homicide, dans la mort de Charles-Antoine Casanova, maire de Guarguale âgé de 52 ans, ce lundi. L’édile de droite de cette commune d’une centaine d’habitants, en Corse-du-Sud, s’est tué à moto en périphérie d’Ajaccio, vers 8h. Une source judiciaire évoque « un accident de la circulation sans intervention d’un tiers ». Le quinquagénaire, qui souffrait de graves blessures à la tête selon France 3 et Corse Matin, est décédé à l’hôpital de la Miséricorde, rapidement après son admission.

Les enquêteurs devront maintenant déterminer l’origine des 104 000 euros en espèce ainsi que l’arme de calibre 7.65, retrouvés dans la sacoche du maire. Selon ses proches, cités par une source ayant connaissance du dossier, ce pistolet était « un moyen de se protéger ».

Anti-mariage pour tous et pour l’exclusion des Maghrébins de Sisco

Charles-Antoine Casanova s’est illustré en 2012, en affirmant publiquement sa volonté de contrevenir à la loi sur le mariage pour tous, alors tout juste adoptée. Dans les pages de Corse Matin, il avait martelé ce refus: « Je suis prêt à me soustraire à la loi en refusant d’unir deux personnes de même sexe dans ma commune. Je mesure la dimension de mon action. »

Mi-août, l’édile avait de nouveau fait parler de lui, cette fois en appelant sur Facebook le maire de Sisco à « exclure définitivement tous les Maghrébins et leurs familles de son village », après une rixe entre des Marocains de Furiani et des villageois sur une crique. Il avait fait l’objet d’un mouvement d’indignation sur Twitter et une pétition avait été partagée, pour demander sa condamnation. Elle a rassemblé 22 000 signatures à ce jour.

Lexpress.fr

Burkini: plusieurs maires maintiennent l’interdiction malgré une décision de justice

août 26, 2016

Marseille – Plusieurs maires du sud-est de la France, dont ceux de Nice et Fréjus, ont annoncé vendredi soir maintenir leurs arrêtés anti-burkini, malgré une décision de justice suspendant une décision similaire dans une commune voisine.

La mairie de Nice va continuer à verbaliser les femmes portant cette tenue de bain couvrante, tant que son arrêté n’est pas invalidé, a-t-elle déclaré à l’AFP. Le maire d’extrême droite de Fréjus, mais également l’édile socialiste de Sisco, sur l’île de Corse, ont affiché la même détermination.

Une trentaine de municipalités françaises, ont récemment décidé d’interdire l’accès aux plages publiques à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité et respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades. Une formulation qui vise en fait les burkini, ces tenues de bain couvrantes des cheveux aux chevilles, ou le fait de se baigner voilée et habillée comme le font certaines femmes musulmanes.

Ces interdictions, qui ont conduit des policiers à verbaliser plusieurs femmes voilées ces derniers jours sur les plages du littoral méditerranéen, ont suscité un intense débat sur la place de l’islam en France et une grande indignation à l’étranger.

Saisi sur une interdiction similaire décrétée dans la station balnéaire de Villeneuve-Loubet (sud-est), le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française, a tranché vendredi en décrétant que cette mesure constituait une atteinte grave aux libertés, en l’absence de risques avérés pour l’ordre public.

Cette décision de justice permet de contester les autres arrêtés mais ne les annule toutefois pas pour autant.

Le maire d’extrême droite de Fréjus, David Rachline, a donc jugé sa décision toujours valable. Aucune procédure n’est en cours contre notre arrêté, a-t-il affirmé.

Quant au maire socialiste de Sisco, Ange-Pierre Vivoni, il maintient aussi son arrêté anti-burkini, pris au lendemain d’une violente rixe entre des Marocains et des villageois dans sa commune mi-août.

Je ne me sens pas concerné par la décision du Conseil d’Etat, a déclaré le maire à l’AFP. Mon arrêté n’était pas de la prévention, je l’ai pris pour la sécurité des biens et personnes de ma commune, je risquais d’avoir des morts !, a-t-il expliqué.

Le burkini s’inscrit dans un débat récurrent en France sur la place de l’islam. Le pays a été le premier en Europe à interdire, en 2010, le voile intégral dans tout l’espace public. Le foulard islamique avait auparavant, en 2004, été banni des écoles, collèges et lycées publics.

Romandie.com avec(©AFP / 26 août 2016 20h20)

France : mitraillage de deux commerces musulmans en Corse

février 3, 2016

Ajaccio – Le Premier ministre français Manuel Valls a condamné mercredi le mitraillage dans la nuit d’une boucherie et d’une sandwicherie musulmanes dans une station balnéaire de Corse, plus d’un mois après des manifestations racistes sur cette île française de Méditerranée.

Plusieurs dizaines d’impacts de balles ont été relevés par les gendarmes sur les façades des deux commerces voisins dans le centre de Propriano.

Selon le procureur de la République à Ajaccio, Eric Bouillard, des témoins ont indiqué avoir entendu deux séries de tirs en rafale. Il s’agissait d’armes automatiques tirant du 9 mm, a-t-il précisé, ajoutant que les dégâts sont minimes.

Aucune inscription n’a été retrouvée sur place, et aucune revendication n’est parvenue aux enquêteurs, a encore indiqué le procureur.

Manuel Valls a dénoncé des actes intolérables, qui imposent notre condamnation unanime. La lutte contre le terrorisme vaut pour tous les actes de terrorisme et le gouvernement entend protéger tous les Français et condamner tous les actes racistes et antisémites, a souligné le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

Cet incident survient après de vives tensions sur l’île liées à la communauté musulmane.

Dans la nuit de Noël, des pompiers avaient été attaqués par une vingtaine de personnes armées de barres de fer et de battes de base-ball dans un quartier populaire d’Ajaccio, la principale ville de Corse, habité par un grand nombre d’immigrés.

Ces violences avaient déclenché une série de manifestations et de débordements racistes au cri de On est chez nous !, Arabes dehors !. Les manifestants avaient en outre saccagé une salle de prière musulmane dans ce quartier, suscitant une condamnation générale.

La Corse, où les nationalistes ont remporté des élections régionales pour la première fois en décembre, compte la deuxième plus forte proportion de population étrangère (entre 8 et 10%) en France après la région parisienne.

Selon un rapport officiel publié en janvier, les actes antimusulmans ont plus que triplé en France l’an dernier, avec 429 faits recensés (124 actions et 305 menaces).

Romandie.com avec(©AFP / 03 février 2016 15h48)

France : nouvelle manifestation dans une ville de Corse, théâtre de dérapages racistes

décembre 27, 2015

Ajaccio – Interdits de manifester dans la partie d’Ajaccio où des dérapages racistes se sont produits en fin de semaine, plusieurs centaines de manifestants ont défilé dimanche dans d’autres quartiers populaires de cette ville du sud de la Corse, île française de Méditerranée.

Comme les jours précédents, les manifestants entendaient protester contre une embuscade survenue le soir de Noël dans un quartier populaire, les Jardins de l’Empereur, au cours de laquelle deux pompiers et un policier appelés pour un feu avaient été blessés.

Les protestataires avaient été bloqués par la police à l’entrée des Jardins de l’Empereur, une résidence qui compte quelque 480 logements et 1.700 habitants, dont la moitié d’origine étrangère, et dans laquelle un arrêté préfectoral a interdit tout rassemblement.

On se bat contre la racaille mais pas contre les Arabes !, ont scandé, au porte-voix, les meneurs, appelant la foule à rester pacifique.

On n’est pas des casseurs, on n’est pas des racistes, a enchaîné le cortège qui s’est rendu à la préfecture, puis dans des quartiers populaires, avant de revenir devant la cité des Jardins de l’Empereur, où une petite cinquantaine d’entre eux demeuraient en fin d’après-midi, a constaté un photographe de l’AFP.

Ils étaient empêchés d’entrer dans cette résidence par un important dispositif de police.

L’arrêté a été parfaitement respecté, a résumé le préfet de Corse Christophe Mirmand dimanche soir sur la chaîne de télévision BFMTV, relevant que les manifestants n’avaient pas cherché à entrer dans le quartier visé par l’interdiction.

Vendredi et samedi, des centaines de manifestants avaient pénétré dans plusieurs quartiers populaires d’Ajaccio, dont les Jardins de l’empereur, aux cris de : on est chez nous !, Arabes dehors !. Ils y avaient outre saccagé une salle de prière musulmane dans les Jardins de l’Empereur.

Samedi soir, le préfet a pris un arrêté pour éviter les débordements dans ce quartier qui surplombe la ville.

Le texte qui prend effet aujourd’hui (dimanche, ndlr) et durera jusqu’au 4 janvier au moins concerne toutes les manifestations et les rassemblements, et les contrevenants sont passibles de sanctions pénales, a-t-il précisé à l’AFP.

Deux jeunes hommes d’une vingtaine d’années ont été placés en garde à vue dimanche dans le cadre de l’enquête sur des incidents survenus dans l’après-midi du 24 décembre, a indiqué une source judiciaire.

Les forces de l’ordre et les services municipaux avaient alors dû procéder à l’enlèvement préventif de 400 palettes de bois, d’une tonne de pneumatiques et d’un engin incendiaire. Mais des feux avaient été tout de même allumés et une école du quartier avait fait l’objet d’actes de vandalisme.

Ces incidents surviennent dans un climat de tensions en France après les attentats jihadistes qui ont fait 130 morts à Paris le 13 novembre.

Les élections régionales de la mi-décembre ont donné lieu à une poussée historique de l’extrême droite. En Corse, les nationalistes l’ont emporté, prenant pour la première fois la tête de l’exécutif de cette île méditerranéenne rattachée à la France en 1768.

Romandie.com avec(©AFP / 27 décembre 2015 19h37)

France: nouvelle manifestation aux cris de Arabes dehors en Corse

décembre 26, 2015

Ajaccio – Une centaine de personnes, scandant Arabes dehors! et On est chez nous!, ont de nouveau manifesté samedi à Ajaccio, sur l’île française de Corse, dans un quartier populaire où une salle de prière musulmane avait été saccagée la veille en marge d’un premier rassemblement.

Le rassemblement de samedi a été émaillé d’un bref incident, quand un homme a brisé à coups de pierres les portes vitrées de trois halls d’entrée, a constaté une correspondante de l’AFP. Encadré par des forces de l’ordre en nombre, il s’est cependant dispersé sans autre incident en fin de journée.

Dans la soirée, le préfet de Corse, Christophe Mirmand, a demandé l’arrêt des manifestations en promettant que des policiers seraient présents dans tous les quartiers selon des propos rapportés par les manifestants conviés à une réunion avec ce représentant de l’Etat sur l’île.

Les manifestants, comme ceux de la veille, étaient venus dans cette cité populaire des hauteurs d’Ajaccio à la suite d’une agression qui y avait été commise dans la nuit de jeudi à vendredi par des jeunes encagoulés contre des policiers et pompiers appelés pour un feu.

L’agression qui a fait trois blessés — deux pompiers et un policier– a été menée par une vingtaine de personnes, selon des pompiers qui la décrivent comme un guet-apens d’une grande violence, à coup de battes de baseball et de barres de fer.

Les centaines de manifestants venus dans la cité vendredi affirmaient vouloir en rechercher les auteurs, mais un groupe d’environ 300 personnes s’était finalement détaché et avait saccagé une salle de prière, tentant notamment de brûler des exemplaires du Coran. Un restaurant kebab avait également été endommagé.

Ces incidents surviennent dans un climat de tension en France après les attentats jihadistes qui ont fait 130 morts à Paris le 13 novembre, ainsi qu’après la victoire de nationalistes corses aux élections régionales qui ont également vu la poussée de l’extrême droite dans le reste de la France.

Le Premier ministre Manuel Valls, tout en dénonçant l’agression intolérable commise dans la cité d’Ajaccio contre les pompiers, a également dénoncé vendredi la profanation inacceptable d’un lieu de prière musulman.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a fustigé (des) exactions intolérables, aux relents de racisme et de xénophobie.

Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech, a appelé l’ensemble de nos concitoyens au calme et à la sérénité, dans un communiqué. L’Union des mosquées de France (UMF) a appelé les pouvoirs publics à renforcer les moyens de protection autour des lieux de culte et les musulmans de France à la vigilance et à la sérénité face à toutes les provocations.

Le Front national (extrême droite) a quant à lui estimé que quand les citoyens ont le sentiment légitime que l’Etat ne fait plus régner l’ordre républicain (…) il y a le risque évident qu’ils veuillent se faire justice eux-mêmes (…).

Un habitant de la cité des Jardins de l’Empereur à Ajaccio, où se sont déroulés les incidents, Mehdi, âgé de 35 ans, a de son côté souligné que l’agression contre les pompiers avait été le fait d’un tout petit groupe de jeunes.

Les parents abandonnent, le problème c’est l’éducation, a-t-il déclaré à l’AFP, mais nous, nous voulons tous vivre ensemble, sans problème.

Romandie.com avec(©AFP / 26 décembre 2015 21h50)