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Guinée: des putschistes affirment avoir capturé le président Condé et contrôler Conakry

septembre 5, 2021
Guinee: des putschistes affirment avoir capture le president Conde et controler Conakry
Guinée: des putschistes affirment avoir capturé le président Condé et contrôler Conakry© AFP/CELLOU BINANI

Des officiers des forces spéciales guinéennes ont affirmé dimanche avoir capturé le président Alpha Condé, pris le contrôle de Conakry et « dissoudre » les institutions, lors d’un coup d’Etat qui pourrait sonner la retraite d’un vétéran de la politique africaine, mais condamné par la communauté internationale.

Aucun mort n’a été rapporté dimanche, malgré les crépitements intenses d’armes automatiques entendus dans la matinée dans la capitale de ce pays coutumier des confrontations politiques brutales. L’apparent épilogue de plus de dix années de régime Condé a donné lieu à des scènes de liesse dans différents quartiers de la capitale.

« Nous avons décidé après avoir pris le président, qui est actuellement avec nous (…) de dissoudre la Constitution en vigueur, de dissoudre les institutions », dont le gouvernement, a dit, dans une vidéo, le chef des forces spéciales, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, au nom d’un « Comité national du rassemblement et du développement », au côté de putschistes en uniforme et en armes.

Il a également annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes de ce pays d’Afrique de l’Ouest plongé depuis des mois dans une grave crise économique et politique.

Dénonçant la « gabegie », le lieutenant-colonel Doumbouya, enveloppé dans un drapeau guinéen, a promis d' »engager une concertation nationale pour ouvrir une transition inclusive et apaisée », dans une déclaration à la télévision nationale qui a brièvement interrompu ses programmes.

Les putschistes ont également diffusé une vidéo du président Condé entre leurs mains. Ils lui demandent s’il a été maltraité et Alpha Condé, en jeans et chemise froissée dans un canapé, refuse de leur répondre.

« Libération immédiate »

« On tient tout Conakry et on est avec toutes les forces de défense et de sécurité pour enfin mettre fin au mal guinéen », a déclaré à la télévision France 24 le lieutenant-colonel Doumbouya, personnalité très peu connue jusqu’alors.

Le ministère de la Défense a initialement affirmé que la garde présidentielle avaient repoussé les « insurgés » quand ils ont tenté de prendre le palais présidentiel. Mais les autorités en place jusqu’alors ont ensuite sombré dans le silence.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a « fermement » condamné dans un tweet « toute prise de pouvoir » en Guinée « par la force du fusil », appelant « à la libération immédiate du président Alpha Condé », 83 ans.

Le président en exercice de l’Union africaine (UA) Félix Tshisekedi et le président de la Commission de l’UA Moussa Faki Mahamat « condamnent toute prise de pouvoir par la force et demandent la libération immédiate du président Alpha Condé » et appellent à une réunion d’urgence de l’organisation.

Le président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le Ghanéen Nana Akufo-Addo, de son côté, « exige le respect de l’intégrité physique » du chef de l’Etat guinéen, sa libération immédiate et « le retour à l’ordre constitutionnel sous peine de sanctions ».

« Beaucoup de morts pour rien »

De nombreux habitants de Conakry, notamment dans les banlieues réputées favorables à l’opposition, sont descendus dans la rue pour acclamer les militaires des forces spéciales.

« Nous sommes fiers des forces spéciales, honte à la police, honte à la milice de l’ancien président Alpha Condé, mort aux tortionnaires et aux assassins de notre jeunesse », s’exclamait un manifestant voulant rester anonyme.

« Je ne pouvais pas imaginer qu’Alpha Condé allait quitter le pouvoir de mon vivant, tellement il m’a fait du tort », a confié Madiaou Sow, un chauffeur, « il a tué dans les manifestations ma soeur Mariama, mon neveu Bissiriou, mon cousin Alphadio ».

Il faisait référence à la répression sanglante des manifestations de l’opposition et de la mobilisation contre l’adoption par referendum en 2020 d’une nouvelle Constitution, dont M. Condé a tiré argument pour briguer et obtenir un troisième mandat.

« Nous allons réécrire une Constitution ensemble, cette fois-ci, toute la Guinée », a assuré le chef des putschistes, déplorant qu’il y ait eu « beaucoup de morts pour rien, beaucoup de blessés, beaucoup de larmes ».

Les principaux dirigeants de l’opposition, sollicités par l’AFP, n’ont pas souhaité s’exprimer.

Mais le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), coalition de mouvements politiques et de la société civile qui a mené la contestation contre un troisième mandat d’Alpha Condé, a pris acte de « l’arrestation du dictateur » et des déclarations des militaires sur la Constitution.

Tôt dans la matinée, des tirs nourris d’armes automatiques avaient retenti sur la presqu’île de Kaloum, centre névralgique de Conakry, où siègent la présidence, les institutions et les bureaux d’affaires.

« J’ai vu une colonne de véhicules militaires à bord desquels des soldats surexcités tiraient en l’air et entonnaient des slogans militaires », a déclaré à l’AFP une habitante du quartier de Tombo, proche du centre de la capitale.

Depuis des mois, le pays, parmi les plus pauvres du monde malgré des ressources minières et hydrologiques considérables, est en proie à une profonde crise politique et économique, aggravée par la pandémie de Covid-19.

M. Condé, ancien opposant historique, est devenu en 2010 le premier président démocratiquement élu en Guinée après des décennies de régimes autoritaires.

Des défenseurs des droits humains fustigent sa dérive autoritaire remettant en cause les acquis du début.

M. Condé se targue d’avoir fait avancer les droits humains et d’avoir redressé un pays qu’il dit avoir trouvé en ruines.

Par Le Point avec AFP

Gabon : quinze ans de prison pour les auteurs du putsch raté de janvier 2019

juillet 1, 2021
Une capture d’écran de la vidéo dans laquelle le lieutenant Kelly Ondo Obiang appelle à la mise en place d’un « Conseil national de restauration » au Gabon, le 7 janvier 2019.

Trois militaires impliqués dans la tentative de coup d’État contre le président Ali Bongo Ondimba, qui avait rapidement échoué en janvier 2019, ont été condamnés, jeudi 1er juillet, à quinze ans de prison au Gabon.

Le lieutenant Kelly Ondo Obiang, membre de la Garde républicaine (GR), l’unité d’élite et garde prétorienne du président, ainsi que deux autres militaires qui avaient brièvement appelé en direct sur la télévision d’État au « soulèvement populaire », ont écopé de quinze ans de réclusion criminelle. Le procureur avait requis la prison à vie. Cinq gendarmes et un civil, co-accusés, ont été acquittés.

Ce verdict, relativement clément au regard des réquisitions et des chefs d’accusations, a été rendu au milieu de la nuit par la Cour spéciale militaire de Libreville. « Mes clients sont heureux, ils ont fait le V de la victoire à l’audience, c’est un juste milieu », a déclaré à l’AFP un de leurs avocats, Jean-Pierre Moumbembé, qui a tout de même déposé un pourvoi en cassation.

« Soldat de base »

Tôt dans la matinée du 7 janvier 2019, un petit groupe de militaires avait fait irruption dans les locaux de la Radio Télévision gabonaise (RTG) pour diffuser un message sur les ondes de la radio d’État et annoncer la mise en place d’un « Conseil national de restauration » dont le but était de « sauver la démocratie, préserver l’intégrité du territoire national et la cohésion nationale ». Mais ils n’avaient été suivis par personne et la tentative de putsch, menée pendant la convalescence d’Ali Bongo Ondimba, avait rapidement tourné court.

Deux putschistes avaient été abattus par les forces de sécurité. Peu connu par la présidence avant de mener cette tentative de putsch, Ondo Obiang, décrit comme un « soldat de base » relativement discret, avait pour sa part été arrêté avec les deux autres militaires condamnés.

Par Jeune Afrique avec AFP

Coup d’État: Londres convoque l’ambassadeur de Birmanie

février 1, 2021

Des manifestants birmans se sont réunis à Katmandou ce lundi pour protester contre l’arrestation d’Aung San Suu Kyi, la dirigeante démocratiquement élue du pays. 

Londres a convoqué ce lundi l’ambassadeur birman au Royaume-Uni pour condamner le «coup d’État» et appeler à la «libération immédiate» de la cheffe de facto du gouvernement civil Aung San Suu Kyi et des civils arrêtés «illégalement», a annoncé la diplomatie britannique.

L’ambassadeur birman Kyaw Zwar Minn a été convoqué au ministère des Affaires étrangères et le secrétaire d’État britannique chargé de l’Asie, Nigel Adams, a «condamné le coup d’État militaire et l’emprisonnement illégal de civils, dont Aung San Suu Kyi», selon un porte-parole du ministère. Le secrétaire d’État a demandé des «assurances quant à la sécurité de tous ceux qui sont détenus et a appelé leur libération immédiate.

Birmanie : Biden appelle l’armée à rendre le pouvoir «immédiatement»

Le président américain Joe Biden a appelé lundi 1er février l’armée birmane, qui a mené un coup d’État et arrêté Aung San Suu Kyi, à rendre «immédiatement» le pouvoir, menaçant d’imposer des sanctions contre le pays.

«La communauté internationale doit parler d’une seule voix pour exiger de l’armée birmane qu’elle rende immédiatement le pouvoir», a indiqué Biden dans un communiqué. Le locataire de la Maison Blanche annonce par ailleurs un examen «immédiat» des sanctions qui ont été levées au cours de la décennie écoulée, menaçant de les remettre en place.

Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion d’urgence mardi matin sur la situation en Birmanie, indique un programme de travail de l’actuelle présidence britannique de cette instance, approuvé lundi 1er février par ses membres.

Cette réunion, par vidéoconférence, se tiendra à huis clos, précise le programme.

Par Le Figaro avec AFP

Centrafrique : le parti de Bozizé dément toute tentative de coup d’État

décembre 20, 2020
L’ancien chef de l’État centrafricain François Bozizé.

Le parti de l’ancien président centrafricain François Bozizé a démenti dimanche toute tentative de coup d’État, alors que le gouvernement l’accuse de vouloir mener un putsch, à une semaine des élections présidentielle et législatives.

« Nous démentons catégoriquement que Bozizé soit à l’origine de quoi que ce soit », a déclaré Christian Guenebem, le porte-parole du Kwa Na Kwa (KNK), le parti de François Bozizé. « Le gouvernement a toujours voulu porter atteinte à l’intégrité physique et politique de Bozizé », a-t-il poursuivi.

Après l’annonce samedi de l’alliance de trois groupes armés, le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra avait accusé François Bozizé de « tentative de coup d’État » avec l’« intention manifeste de marcher avec ses hommes sur la ville de Bangui ».

Vendredi, plusieurs groupes armés avaient fait mouvement ou s’étaient emparés de quelques villes sur les principaux axes de ravitaillement de Bangui, mais situés à des distances variant de 150 à 200 km de la capitale. La Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), avec plus de 11 000 Casques bleus présents sur le territoire, avait indiqué samedi soir que la situation n’avait pas évolué sur le terrain depuis.

L’opposition pour « le report des élections »

François Bozizé faisait figure de principal concurrent au chef de l’État sortant Faustin-Archange Touadéra pour la présidentielle, dont le premier tour est prévu le 27 décembre, comme pour le scrutin législatif. Mais la Cour constitutionnelle a invalidé sa candidature, estimant qu’il était sous le coup de sanctions des Nations unies en raison de son soutien présumé à des groupes armés responsables de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’Humanité ».À LIRE Présidentielle en Centrafrique : pourquoi Bozizé a décidé de soutenir Dologuélé

Alors que les tensions sont vives à l’approche des scrutins, la Coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), dont Bozizé était le chef de file jusqu’à il y a peu, « exige le report des élections (…) jusqu’au rétablissement de la paix et de la sécurité » dans un communiqué publié dimanche. La COD-2020 regroupe les plus importants partis et mouvements de l’opposition au président Faustin-Archange Touadéra, grand favori du scrutin pour un second mandat.

En meeting électoral samedi à Bangui, le chef de l’État a de son côté déclaré que « l’autorité nationale des élections et la Cour constitutionnelle ont assuré que les élections vont se tenir dans les temps ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Le Canada condamne le coup d’État au Mali, déclare le ministre Champagne

août 19, 2020

Can

© Fournis par La Presse Canadienne

OTTAWA — Le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, a déclaré que le Canada condamne la junte qui a chassé le président malien du pouvoir cette semaine.

Un président en détresse, Ibrahim Boubacar Keita, a annoncé sa démission à la télévision après que des soldats armés ont tiré en l’air devant son domicile et l’ont placé en détention mardi.

Les soldats se faisant appeler le Comité national pour le salut du peuple ont promis de céder le pouvoir à un gouvernement civil de transition, mais ils n’ont annoncé aucun échéancier.

La condamnation du coup d’État a été forte, reflétant l’inquiétude internationale quant à l’instabilité au Mali et en Afrique de l’Ouest tandis que les attaques d’extrémistes islamiques sont nombreuses et que leurs conséquences économiques ont été parmi les moteurs de la migration illégale vers l’Europe.

Champagne a déclaré que le Canada, dont une poignée de militaires et de policiers travaillant avec l’ONU se trouvent toujours au Mali malgré la fin d’une mission de maintien de la paix d’un an en septembre dernier, a appelé les forces de sécurité maliennes à respecter la constitution et les droits de l’homme.

Il a également affirmé que tous les Canadiens au Mali qui ont besoin d’une aide consulaire d’urgence devraient contacter l’ambassade du Canada à Bamako ou appeler la ligne d’urgence d’Affaires mondiales Canada.

La Presse Canadienne— avec des informations de l’Associated Press

Ghana: arrestation après un «complot» déjoué contre la présidence

septembre 24, 2019

 

Trois suspects au moins ont été arrêtés au Ghana, soupçonnés de fomenter un «complot» visant à déstabiliser le pouvoir à Accra, selon le ministre de l’Information Kojo Oppong Nkrumah.

«L’opération conjointe visait à neutraliser un complot élaboré visant la présidence dans le but ultime de déstabiliser le pays», a déclaré Kojo Oppong Nkrumah dans un communiqué publié lundi. Parmi les personnes arrêtées vendredi se trouve un médecin exerçant à l’hôpital de la Citadelle à Accra, dont les locaux auraient été utilisés pour fabriquer des armes destinées au complot présumé.

Les agences de sécurité ont surveillé les activités des suspects au cours des 15 derniers mois, a ajouté le ministre, précisant que certains avaient été en contact avec des militaires. «Nous détenons également des membres de l’armée et un officier en rapport avec ces complots», a déclaré mardi à l’AFP Kojo Oppong Nkrumah, joint au téléphone.

Il a assuré que «les agences de sécurité de l’Etat vont rester vigilantes et s’employer à préserver la sécurité publique et nationale». Le Ghana est considéré comme un îlot de stabilité dans une région instable et turbulente.

La nation ouest-africaine est dirigée par des gouvernements élus démocratiquement depuis 1992 et se prépare à organiser de nouvelles élections en fin d’année prochaine, lors desquelles l’actuel président Nana Akufo-Addo devrait briguer un second mandat. L’annonce des arrestations et du prétendu complot a surpris beaucoup de monde au Ghana, suscitant un certain scepticisme face aux explications peu claires du gouvernement.

Un analyste en sécurité, Festus Aboagyehe, se demandait sur quelle base se sont fondées les autorités pour conclure que les suspects planifiaient de «déstabiliser» le pays. «Les agences impliquées doivent être suffisamment professionnelles pour expliquer en quoi consiste exactement ce groupe», a déclaré à la presse locale cet officier retraité de l’armée. «Je ne comprends pas exactement ce que signifie  »viser la présidence »».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Zimbabwe: l’ex-président Mugabe qualifie dans un entretien son départ de « coup d’État »

mars 15, 2018

Harare – L’ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe a qualifié jeudi de « coup d’État » sa démission forcée en novembre dernier sous la pression de son parti et de l’armée, dans son tout premier entretien accordé à la presse depuis son départ.

« Je dis que c’était un coup d’État, certains ont refusé de l’appeler un coup d’État », a-t-il déclaré d’une voix fatiguée dans cet entretien diffusé par la télévision publique sud-africaine SABC.

Après trente-sept ans d’un pouvoir sans partage à la tête du Zimbabwe, Robert Mugabe, qui a fêté le mois dernier ses 94 ans, a été contraint de démissionner le 21 novembre dernier, lâché par l’armée, son parti au pouvoir, la Zanu-PF, et la rue.

Il a été remplacé quelques jours plus tard par Emmerson Mnangagwa, son ancien vice-président qu’il avait limogé peu de temps auparavant sur les conseils de son épouse Grace Mugabe, qui ne cachait plus son intention de lui succéder.

Jusqu’à cette première sortie médiatique, M. Mugabe était resté extrêmement discret.

« C’était vraiment un renversement par l’armée. Il n’y a eu aucun mouvement visible jusqu’à ce que l’opération soit autorisée par l’armée », a-t-il insisté jeudi. « Nous devons effacer cette honte que nous nous sommes imposée à nous-mêmes ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 mars 2018 17h53)                                            

Congo/Norbert Dabira: naïf ou dupe ?

février 11, 2018

 

Photo de BrazzaNews.

Général Norbert Dabira

 

Affaire coup d’état du Général Norbert DABIRA : son téléphone livre des secret. Blanchard OKOÏ bientôt aux arrêts ?

Le téléphone portable du général Norbert Dabira, détenu depuis le 7 février dernier à la maison d’arrêt, commence à livrer ses secrets?

De sources proches de l’enquête sur le fameux vrai faux coup d’etat de Dabira et Nianga-Mbouala contre Sassou Nguesso, les fins limiers des renseignements congolais après avoir piégé le général Dabira en lui demandant de récupérer son téléphone pour soit-disant, rentrer en communication avec Sassou lui-meme, les enquêteurs en ont profité pour séquestrer son portable et le checker au cas où des informations relatives à ce coup d’etat s’y trouveraient.

De ce qui ressort, les noms de certains colonels, au nombre de quatre, risquent d’être interpellés. On parle également d’un grand bonnet qui a pignon sur rue. Les jours qui suivent, risquent d’être agités au sein des Forces Armées Congolaises avec l’interpellation et la mise aux arrêts de certains officiers.

Avec Brazzanews.fr

La tentative de « coup d’État » en Guinée équatoriale organisée en France, selon Malabo

janvier 10, 2018

Malabo (Guinée équatoriale) – La tentative de « coup d’Etat » que Malabo a dit avoir déjoué le mois dernier a été organisée en France, a affirmé mercredi le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères tout en excluant une implication des autorités françaises dans cette affaire qui comporte de nombreuses zones d’ombre.

« La stratégie a été organisée sur le territoire français », a déclaré M. Agapito Mba Mokuy lors d’une conférence de presse, sans donner plus de précisions. Il a fait cette déclaration en français, interrogé dans cette langue par l’AFP. En espagnol, le ministre a utilisé le conditionnel à ce propos.

« Ca n’a rien à voir avec le gouvernement français », a-t-il souligné. « Nous allons coopérer avec la France dès que nous aurons plus de renseignements ».

Les relations bilatérales sont tendues depuis que la justice française a ouvert un procès et condamné en octobre le fils du président équato-guinéen, Teodorin Obiang, à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende avec sursis dans l’affaire des « biens mal acquis ».

M. Mokuy a aussi déclaré que « 27 terroristes ou mercenaires » avaient été arrêtés à la suite de la tentative de « coup d’Etat » que Malabo affirme avoir déjoué fin décembre et que les mercenaires accusés d’y être impliqués seraient encore « environ 150 » sur le territoire équato-guinéen, « à la frontière » avec le Cameroun.

Mardi, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra s’est rendu à Malabo pour « apporter tout le soutien » de la Centrafrique à son voisin, a-t-on déclaré à la présidence de la RCA.

Des Centrafricains font partie de « mercenaires » interpellés par la police camerounaise – aux côtés de Tchadiens et de Soudanais – du côté camerounais de la frontière avec la Guinée équatoriale le 27 décembre, selon des sources sécuritaires camerounaises.

« Nous devons savoir si les Centrafricains interpellés ont des vrais ou des faux passeports centrafricains », a indiqué la présidence à Bangui.

De nombreuses questions restent posées sur cette affaire alors que l’accès à l’information est difficile sur la partie continentale du pays où se serait passée la tentative de déstabilisation du régime du président Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979 et âgé de 75 ans.

M. Mokuy est en outre revenu mercredi sur la libre-circulation en Afrique centrale, suspendant la participation de la Guinée équatoriale à cet accord alors que la décision avait été ratifiée à l’unanimité en octobre par les six pays de la zone après une quinzaine d’années de débat.

« La libre circulation ne veut pas dire que vous pouvez circulez comme vous voulez. Il faut avoir un passeport biométrique, (un) passeport Cémac (lorganisation régionale), (un) passeport sécurisé. Tant que toutes ces conditions ne sont pas remplies et compte tenu de ce qu’il s’est passé en Guinée équatoriale, nous disons (qu’il faut) pour circuler dans notre pays aller dans nos ambassades », a indiqué M. Mokuy.

Mercredi 3 janvier, la Guinée équatoriale avait déclaré avoir déjoué un « coup d’Etat ». Selon Malabo, un groupe de mercenaires étrangers avait voulu le 24 décembre attaquer le chef de l’Etat, Teodoro Obiang Nguema, qui se trouvait dans son palais de Koete Mongomo (à une cinquantaine de km du carrefour des trois frontières entre le Gabon, la Guinée et le Cameroun).

La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d’Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité de sa population vit dans la pauvreté, a connu une histoire agitée de coups et tentatives de coups d’Etat depuis son indépendance de l’Espagne en 1968.

Romandie.com avec(©AFP / 10 janvier 2018 19h12)                                            

Niger: une tentative de coup d’Etat déjoué, affirme le président Issoufou

décembre 17, 2015

Niamey – Le président nigérien Mahamadou Issoufou a affirmé qu’une tentative de coup d’Etat a été déjoué au Niger, justifiant une vague d’arrestations de militaires à travers le pays, au cours d’une allocution à la télévision nationale jeudi soir.

Le gouvernement vient de déjouer une tentative malheureuse de déstabilisation des institutions, a déclaré M. Issoufou dans un message traditionnel diffusé à la veille des cérémonies de l’indépendance.

Les réseaux sociaux et la presse locale avaient évoqué lundi des arrestations de militaires, informations qui n’avaient pas été pas jusqu’à présent confirmées par les autorités.

Aucun représentant de l’opposition n’était joignable dans l’immédiat.

L’objectif de ces individus animés par je ne sais quelle motivation était de renverser les institutions démocratiquement élues en utilisant les moyens mis à leur disposition par le peuple pour assurer sa sécurité, a ajouté M. Issoufou.

Une élection présidentielle est prévue le 21 février 2016. M. Issoufou, qui a été élu en 2011, brigue un second mandat lors de ce scrutin.

Alors que toutes les institutions, qui en ont la charge préparent activement les élections afin que le peuple nigérien puisse faire son arbitrage dans la transparence, une poignée d’individus qui ont la tête dans les années 1960 ont décidé de substituer leur propre arbitrage à celui du peuple souverain, a poursuivi le président.

Ces derniers envisageaient notamment d’utiliser la puissance de feu des moyens aériens, a-t-il ajouté.

Les principaux auteurs de cette folle aventure ont pu être tous identifiés et arrêtés à l’exception d’un seul en fuite. La situation est calme et sous contrôle, l’enquête en cours permettra d’identifier les autres acteurs et complices éventuels de ce funeste complot contre la sûreté de l’Etat, a-t-il conclu.

Parmi les personnes arrêtées selon la presse et les réseaux sociaux, figurent le général d’aviation Souleymane Salou, 62 ans, ancien chef d’état-major des armées sous le régime militaire du Général Djibo Salou (2010) auquel M. Issoufou avait succédé au pouvoir, le lieutenant-colonel Idi Abdou Dan Haoua, commandant de la Base aérienne de Niamey ou le Commandant Naré Maidoka, chef du 1er Bataillon d’Artillerie de Tillabéri, une ville située à une centaine de km à l’ouest du pays et proche de la frontière avec le Mali.

En 2011, le président Issoufou avait déjà annoncé dans un message à la Nation avoir déjoué un putsch contre son régime. Selon les autorités, dix militaires dont des officiers avaient alors été arrêtés pour tentative de renversement du régime et tentative d’assassinat du chef de l’Etat.

Les relations sont tendues entre le pouvoir et l’opposition à l’approche des élections de février. Mardi, l’opposition a suspendu sa participation au comité sur l’audit du fichier électoral réclamant des experts internationaux et critiquant les délais trop courts.

En outre, les opposants accusent le président Issoufou de provoquer des scissions au sein de leurs formations pour assurer sa réélection alors qu’un des principaux opposants Hama Amadou, candidat à la présidentielle, est emprisonné depuis son retour au Niger il y a trois semaines. Il est accusé de trafic présumé de bébés avec le Nigeria mais l’opposition dénonce un procès politique.

En août, l’opposition avait rejeté le calendrier fixé par la commission électorale, dénonçant une absence de consensus. Elle avait auparavant critiqué la Cour constitutionnelle, qui valide les candidatures et les résultats des élections, pour son allégeance au président.

Vendredi, le Niger va célébrer le 57e anniversaire de son indépendance dans la sobriété en compassion pour les victimes des attaques jihadistes et du groupe islamiste nigérian Boko Haram, selon le Premier ministre, Brigi Rafini.

Depuis février, Boko Haram mène des attaques meurtrières dans la zone de Diffa, frontalière du fief des insurgés islamistes dans le nord-est du Nigeria, alors que l’armée nigérienne peine à contenir ces incursions.

Romandie.com avec(©AFP / 17 décembre 2015 23h00)