Posts Tagged ‘Coup d’état’

Zimbabwe: l’ex-président Mugabe qualifie dans un entretien son départ de « coup d’État »

mars 15, 2018

Harare – L’ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe a qualifié jeudi de « coup d’État » sa démission forcée en novembre dernier sous la pression de son parti et de l’armée, dans son tout premier entretien accordé à la presse depuis son départ.

« Je dis que c’était un coup d’État, certains ont refusé de l’appeler un coup d’État », a-t-il déclaré d’une voix fatiguée dans cet entretien diffusé par la télévision publique sud-africaine SABC.

Après trente-sept ans d’un pouvoir sans partage à la tête du Zimbabwe, Robert Mugabe, qui a fêté le mois dernier ses 94 ans, a été contraint de démissionner le 21 novembre dernier, lâché par l’armée, son parti au pouvoir, la Zanu-PF, et la rue.

Il a été remplacé quelques jours plus tard par Emmerson Mnangagwa, son ancien vice-président qu’il avait limogé peu de temps auparavant sur les conseils de son épouse Grace Mugabe, qui ne cachait plus son intention de lui succéder.

Jusqu’à cette première sortie médiatique, M. Mugabe était resté extrêmement discret.

« C’était vraiment un renversement par l’armée. Il n’y a eu aucun mouvement visible jusqu’à ce que l’opération soit autorisée par l’armée », a-t-il insisté jeudi. « Nous devons effacer cette honte que nous nous sommes imposée à nous-mêmes ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 mars 2018 17h53)                                            

Congo/Norbert Dabira: naïf ou dupe ?

février 11, 2018

 

Photo de BrazzaNews.

Général Norbert Dabira

 

Affaire coup d’état du Général Norbert DABIRA : son téléphone livre des secret. Blanchard OKOÏ bientôt aux arrêts ?

Le téléphone portable du général Norbert Dabira, détenu depuis le 7 février dernier à la maison d’arrêt, commence à livrer ses secrets?

De sources proches de l’enquête sur le fameux vrai faux coup d’etat de Dabira et Nianga-Mbouala contre Sassou Nguesso, les fins limiers des renseignements congolais après avoir piégé le général Dabira en lui demandant de récupérer son téléphone pour soit-disant, rentrer en communication avec Sassou lui-meme, les enquêteurs en ont profité pour séquestrer son portable et le checker au cas où des informations relatives à ce coup d’etat s’y trouveraient.

De ce qui ressort, les noms de certains colonels, au nombre de quatre, risquent d’être interpellés. On parle également d’un grand bonnet qui a pignon sur rue. Les jours qui suivent, risquent d’être agités au sein des Forces Armées Congolaises avec l’interpellation et la mise aux arrêts de certains officiers.

Avec Brazzanews.fr

La tentative de « coup d’État » en Guinée équatoriale organisée en France, selon Malabo

janvier 10, 2018

Malabo (Guinée équatoriale) – La tentative de « coup d’Etat » que Malabo a dit avoir déjoué le mois dernier a été organisée en France, a affirmé mercredi le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères tout en excluant une implication des autorités françaises dans cette affaire qui comporte de nombreuses zones d’ombre.

« La stratégie a été organisée sur le territoire français », a déclaré M. Agapito Mba Mokuy lors d’une conférence de presse, sans donner plus de précisions. Il a fait cette déclaration en français, interrogé dans cette langue par l’AFP. En espagnol, le ministre a utilisé le conditionnel à ce propos.

« Ca n’a rien à voir avec le gouvernement français », a-t-il souligné. « Nous allons coopérer avec la France dès que nous aurons plus de renseignements ».

Les relations bilatérales sont tendues depuis que la justice française a ouvert un procès et condamné en octobre le fils du président équato-guinéen, Teodorin Obiang, à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende avec sursis dans l’affaire des « biens mal acquis ».

M. Mokuy a aussi déclaré que « 27 terroristes ou mercenaires » avaient été arrêtés à la suite de la tentative de « coup d’Etat » que Malabo affirme avoir déjoué fin décembre et que les mercenaires accusés d’y être impliqués seraient encore « environ 150 » sur le territoire équato-guinéen, « à la frontière » avec le Cameroun.

Mardi, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra s’est rendu à Malabo pour « apporter tout le soutien » de la Centrafrique à son voisin, a-t-on déclaré à la présidence de la RCA.

Des Centrafricains font partie de « mercenaires » interpellés par la police camerounaise – aux côtés de Tchadiens et de Soudanais – du côté camerounais de la frontière avec la Guinée équatoriale le 27 décembre, selon des sources sécuritaires camerounaises.

« Nous devons savoir si les Centrafricains interpellés ont des vrais ou des faux passeports centrafricains », a indiqué la présidence à Bangui.

De nombreuses questions restent posées sur cette affaire alors que l’accès à l’information est difficile sur la partie continentale du pays où se serait passée la tentative de déstabilisation du régime du président Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979 et âgé de 75 ans.

M. Mokuy est en outre revenu mercredi sur la libre-circulation en Afrique centrale, suspendant la participation de la Guinée équatoriale à cet accord alors que la décision avait été ratifiée à l’unanimité en octobre par les six pays de la zone après une quinzaine d’années de débat.

« La libre circulation ne veut pas dire que vous pouvez circulez comme vous voulez. Il faut avoir un passeport biométrique, (un) passeport Cémac (lorganisation régionale), (un) passeport sécurisé. Tant que toutes ces conditions ne sont pas remplies et compte tenu de ce qu’il s’est passé en Guinée équatoriale, nous disons (qu’il faut) pour circuler dans notre pays aller dans nos ambassades », a indiqué M. Mokuy.

Mercredi 3 janvier, la Guinée équatoriale avait déclaré avoir déjoué un « coup d’Etat ». Selon Malabo, un groupe de mercenaires étrangers avait voulu le 24 décembre attaquer le chef de l’Etat, Teodoro Obiang Nguema, qui se trouvait dans son palais de Koete Mongomo (à une cinquantaine de km du carrefour des trois frontières entre le Gabon, la Guinée et le Cameroun).

La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d’Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité de sa population vit dans la pauvreté, a connu une histoire agitée de coups et tentatives de coups d’Etat depuis son indépendance de l’Espagne en 1968.

Romandie.com avec(©AFP / 10 janvier 2018 19h12)                                            

Niger: une tentative de coup d’Etat déjoué, affirme le président Issoufou

décembre 17, 2015

Niamey – Le président nigérien Mahamadou Issoufou a affirmé qu’une tentative de coup d’Etat a été déjoué au Niger, justifiant une vague d’arrestations de militaires à travers le pays, au cours d’une allocution à la télévision nationale jeudi soir.

Le gouvernement vient de déjouer une tentative malheureuse de déstabilisation des institutions, a déclaré M. Issoufou dans un message traditionnel diffusé à la veille des cérémonies de l’indépendance.

Les réseaux sociaux et la presse locale avaient évoqué lundi des arrestations de militaires, informations qui n’avaient pas été pas jusqu’à présent confirmées par les autorités.

Aucun représentant de l’opposition n’était joignable dans l’immédiat.

L’objectif de ces individus animés par je ne sais quelle motivation était de renverser les institutions démocratiquement élues en utilisant les moyens mis à leur disposition par le peuple pour assurer sa sécurité, a ajouté M. Issoufou.

Une élection présidentielle est prévue le 21 février 2016. M. Issoufou, qui a été élu en 2011, brigue un second mandat lors de ce scrutin.

Alors que toutes les institutions, qui en ont la charge préparent activement les élections afin que le peuple nigérien puisse faire son arbitrage dans la transparence, une poignée d’individus qui ont la tête dans les années 1960 ont décidé de substituer leur propre arbitrage à celui du peuple souverain, a poursuivi le président.

Ces derniers envisageaient notamment d’utiliser la puissance de feu des moyens aériens, a-t-il ajouté.

Les principaux auteurs de cette folle aventure ont pu être tous identifiés et arrêtés à l’exception d’un seul en fuite. La situation est calme et sous contrôle, l’enquête en cours permettra d’identifier les autres acteurs et complices éventuels de ce funeste complot contre la sûreté de l’Etat, a-t-il conclu.

Parmi les personnes arrêtées selon la presse et les réseaux sociaux, figurent le général d’aviation Souleymane Salou, 62 ans, ancien chef d’état-major des armées sous le régime militaire du Général Djibo Salou (2010) auquel M. Issoufou avait succédé au pouvoir, le lieutenant-colonel Idi Abdou Dan Haoua, commandant de la Base aérienne de Niamey ou le Commandant Naré Maidoka, chef du 1er Bataillon d’Artillerie de Tillabéri, une ville située à une centaine de km à l’ouest du pays et proche de la frontière avec le Mali.

En 2011, le président Issoufou avait déjà annoncé dans un message à la Nation avoir déjoué un putsch contre son régime. Selon les autorités, dix militaires dont des officiers avaient alors été arrêtés pour tentative de renversement du régime et tentative d’assassinat du chef de l’Etat.

Les relations sont tendues entre le pouvoir et l’opposition à l’approche des élections de février. Mardi, l’opposition a suspendu sa participation au comité sur l’audit du fichier électoral réclamant des experts internationaux et critiquant les délais trop courts.

En outre, les opposants accusent le président Issoufou de provoquer des scissions au sein de leurs formations pour assurer sa réélection alors qu’un des principaux opposants Hama Amadou, candidat à la présidentielle, est emprisonné depuis son retour au Niger il y a trois semaines. Il est accusé de trafic présumé de bébés avec le Nigeria mais l’opposition dénonce un procès politique.

En août, l’opposition avait rejeté le calendrier fixé par la commission électorale, dénonçant une absence de consensus. Elle avait auparavant critiqué la Cour constitutionnelle, qui valide les candidatures et les résultats des élections, pour son allégeance au président.

Vendredi, le Niger va célébrer le 57e anniversaire de son indépendance dans la sobriété en compassion pour les victimes des attaques jihadistes et du groupe islamiste nigérian Boko Haram, selon le Premier ministre, Brigi Rafini.

Depuis février, Boko Haram mène des attaques meurtrières dans la zone de Diffa, frontalière du fief des insurgés islamistes dans le nord-est du Nigeria, alors que l’armée nigérienne peine à contenir ces incursions.

Romandie.com avec(©AFP / 17 décembre 2015 23h00)

Mahamadou Djeri Maïga (MNLA) : « Je n’ai rien à voir avec le coup d’État au Burkina »

octobre 2, 2015
Mahamadou Djeri Maïga, est le numéro deux du Mouvement national de libération de l'Azawad. © Capture d'écran / Youtube / France 24

Mahamadou Djeri Maïga, est le numéro deux du Mouvement national de libération de l’Azawad. © Capture d’écran / Youtube / France 24

Arrêté pendant quelques heures au moment même ou Gilbert Diendéré était interpellé, jeudi, le vice-président du MNLA (rébellion malienne), Mahamadou Djeri Maïga, a répondu aux autorités de la transition sur des soupçons de soutien aux putschistes. Des allégations qu’il nie catégoriquement.

Les arrestations se succèdent à Ouagadougou, suite au coup d’État manqué du 17 septembre. Le 1er octobre, au moment même où Gilbert Diendéré, le chef des putschistes, se rendait aux autorités, Mahamadou Djeri Maïga était lui aussi interpellé à l’aéroport, alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays. Le numéro 2 du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui vit à Ouagadougou depuis plusieurs années, a été entendu quelques heures avant d’être libéré. Dans le bref entretien qu’il a accordé à Jeune Afrique, il nie avoir participé « de près ou de loin » à ce putsch.

Jeune Afrique : Comment s’est passée votre arrestation ?

Mahamadou Djeri Maïga : Je devais me rendre à Bamako pour participer à la rencontre du comité de suivi des accords d’Alger. J’aurais dû partir lundi, mais le vol a été annulé. Puis mardi, vol annulé aussi. Finalement, notre avion devait décoller hier (jeudi 1er octobre) à 15 heures. Je me trouvais dans le salon d’honneur de l’aéroport quand des gendarmes sont venus me trouver. Ils m’ont emmené dans un autre salon de l’aéroport. Deux colonels et des enquêteurs sont arrivés. Ils m’ont posé des questions en rapport avec le fait que des forces extérieures auraient tenté de prêter main forte aux putschistes.

Est-ce votre cas ?

Non. Ce sont des allégations infondées. La preuve, c’est qu’aucun membre de nos familles n’est sorti du pays. Nous sommes cinq ou six dirigeants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) à vivre à Ouagadougou, et aucun d’entre nous n’a envoyé ses proches dans un autre pays. Nous ne souhaitons aucun malheur au Burkina, car le Burkina nous a accueillis quand personne ne voulait de nous. C’est ce que je leur ai dit. À 23 heures, ils m’ont déposé à ma maison.

Vous ont-ils interrogé sur vos liens avec Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé ?

Oui. Mais la dernière fois que j’ai vu Bassolé, c’était à Alger, le 5 juin. On ne s’est jamais téléphoné. Quant à Diendéré, il était notre seul interlocuteur depuis le départ de Blaise Compaoré. Nous ne connaissons pas les nouvelles autorités. Nous étions donc en contact. Je lui faisais des comptes rendus de nos réunions à Alger. Rien de plus. Diendéré ne nous a jamais demandé de l’aider. D’ailleurs, dès que le RSP [Régiment de sécurité présidentielle] a été dissous [le 25 septembre], la CMA m’a demandé de rompre avec lui, et je le lui ai dit. Nous ne sommes mêlés ni de près ni de loin à ces choses. Aujourd’hui, nous voulons la paix dans notre pays et partout en Afrique.

Burkina Faso : contre le coup d’État, Bobo Dioulasso la frondeuse !

septembre 19, 2015
Manifestants à Bobo Dioulasso, vendredi 18 septembre 2015. © Photo Twitter.

Manifestants à Bobo Dioulasso, vendredi 18 septembre 2015. © Photo Twitter.

« Ici à Bobo Dioulasso, il n’y pas de couvre-feu ! On n’obéit pas aux terroristes », martèle fièrement Abbas Traoré en buvant du Tchapalo (bière de mil) au ‘Cabaret Pougouli’, un bar miteux d’une petite rue en terre de la deuxième ville du Burkina Faso, réputée pour son esprit frondeur.

« Terroristes », c’est ainsi que beaucoup de Bobolais qualifient le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) et le général Gilbert Diendéré qui ont déposé le président de transition Michel Kafando, instauré un couvre-feu et pris le pouvoir à Ouagadougou jeudi.

Assis sur des bancs, buvant le tchapalo dans des bols en plastique qu’il posent à-même le sol, les hommes discutent, débattent, se contredisent… sous le regard d’une fresque avec Tiken Jah Fakoly, le musicien ivoirien auteur notamment de « Balayeur balayé » (chanson sur les dictatures).

Pour éviter les mouches, les clients recouvrent le liquide amer de planchettes en bois quand ils causent. Il est déjà 20h et officiellement le couvre-feu instauré par la junte est en vigueur depuis 19h et court jusqu’à 5h. Les clients ne donnent aucun signe de départ de la gargote.

« Notre force est notre nombre »

Dans la rue, d’autres maquis sont ouverts. Ceux qui ont une télévision diffusent France 24 et les clients écoutent avec attention l’évolution de la situation dans leur pays. « Ce n’est pas l’activité des grands soirs. Depuis que Diendéré est là, ça marche pas », précise une tenancière, Jacqueline. Beaucoup d’établissements sont fermés. Électricien, Abbas Traoré est au chômage depuis les événements. « On ne travaille plus, on n’a plus d’argent », se plaint-il. « Le peu qu’on a, c’est pour le Tchapalo » qui coûte 500 (75 centimes le litre) ».

Pneus, branches, tonneaux… Pendant la journée des barrages ont été dressés partout dans et autour de la ville où les commerces et administrations sont restés fermés. Ils sont contrôlés par des jeunes dont certains portent les t-shirt du mouvement de la société civile « Balai citoyen », très active dans le renversement de Blaise Compaoré. Sur l’un d’eux, il y a écrit: « Notre force est notre nombre ».

On n’a pas d’armes, mais nous sommes là.

A Bobo Dioulasso, militaires, gendarmes et policiers restent confinés, dans une sorte de neutralité bienveillante. Devant l’énorme camp militaire du Ouezzin Coulibaly, des manifestants sont réunis. « On n’a pas d’armes, mais nous sommes là. Nous voulons montrer au RSP que nous sommes mobilisés. Un groupe ne peut pas prendre en otage 16 millions de personnes », explique Sanon Issiaka, un acteur de la société civile, président du mouvement des jeunes en vert.

Dans l’après-midi, des femmes ont défilé dans les rues avec des spatules. Un symbole fort, selon un homme: « Quand les femmes sortent avec les spatules, c’est que la situation est grave ». « Ca c’est pour frapper Diendéré », crie Clarisse Koura, bébé de neuf mois dans le dos, en brandissant son ustensile de cuisine. « Les soldats doivent nous aider. Ils doivent déloger le RSP », affirme un manifestant. L’armée « régulière » n’a pas encore pris position ni contre les putschistes membres d’un régiment d’élite ni en leur faveur.

« Jamais nous décourager »

La nuit tombée, sur la place de la célèbre gare blanche de style soudanais de Bobo Dioulasso, environ 200 personnes écoutent un porte-parole qui demande aux habitants de rester mobilisés. Ils étaient beaucoup plus dans l’après-midi, selon des images visibles sur des téléphones portables.

« On restera ici jusqu’à ce que Diendéré descende du pouvoir. Au Burkina, c’est le peuple qui décide », affirme Abdou Naon, commercial de 30 ans. A côté de lui, un ami brandit une pancarte: « Diendéré et RSP, vous êtes des Baabie (imbéciles) ».

On montre au RSP que le pays est contre eux.

« Nous ne travaillons plus depuis le coup. Nous ne travaillerons pas pour eux. Ils ne pourront jamais nous décourager! », explique Constant Hien. Il est assis à une table avec deux collègues en bordure de la place: « Nous nous occupons de mettre tout sur Facebook, et Twitter et de suivre ce qui se passe dans les autres villes », explique ce fonctionnaire en soulignant l’importance des réseaux sociaux dans la chute de Blaise Compaoré en 2014.

Exemple de Bobo ? A 60 km de là à Banfoura, des jeunes ont installé un barrage. « Cela permet de savoir qui entre et qui sort, explique Youssouf Sirima, le chef du groupe, « Mais, surtout ça montre au RSP que le pays est contre eux. Ils voient qu’il se passe quelque chose. Ici, il n’y a pas de militaires, nous sommes l’armée civile! »

Jeuneafrique.com

Après le coup d’Etat, l’UA suspend le Burkina et sanctionne les putschistes

septembre 18, 2015

Addis Abeba – L’Union africaine a annoncé vendredi la suspension du Burkina Faso, ainsi que des sanctions à l’encontre des instigateurs du coup d’Etat militaire qui a donné un coup d’arrêt aux élections prévues en octobre dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

A l’issue d’une réunion de son Conseil de paix et de sécurité (CPS), l’Union africaine (UA) a décidé de suspendre le Burkina Faso de toutes les activités de l’UA avec effet immédiat, a déclaré à la presse le représentant ougandais Mull Katende, qui assure la présidence tournante du Conseil, au terme d’une réunion d’urgence de plusieurs heures au siège de l’organisation à Addis Abeba.

Le CPS a également voté l’adoption de sanctions à l’encontre de tous les membres du soi-disant Conseil national pour la démocratie qui a mené le putsch, tous frappés d’une interdiction de voyager et d’un gel des avoirs dans tous les États membres de l’organisation panafricaine.

Le diplomate ougandais a qualifié d’acte terroriste qui doit être traité comme tel la séquestration du président de transition Michel Kafando et d’autres membres du gouvernement par les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré.

Toutes les mesures prises par ceux qui ont pris le pouvoir par la force au Burkina Faso sont nulles et non avenues. L’UA ne reconnaît aucun processus en dehors de la transition, a ajouté le diplomate au nom du Conseil de paix et de sécurité.

Le Conseil demande en outre à la commission de compiler une liste des membres de la junte et décide de qualifier tous les officiers du RSP d’éléments terroristes.

Selon la charte de l’UA, tout État membre où se produit un changement inconstitutionnel de pouvoir, doit être suspendu de l’organisation jusqu’au retour de l’ordre constitutionnel.

La présidente de la Commission Nkosazana Dlamini-Zuma avait déjà qualifié jeudi la séquestration par les militaires du président et du Premier ministre d’acte terroriste et avait rejeté comme nulle et sans effet la destitution de Michel Kafando.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2015 20h03)

Burundi: craintes de représailles après la tentative de coup d’Etat

mai 16, 2015

Burundi: craintes de représailles après la tentative de coup d'Etat
Burundi: craintes de représailles après la tentative de coup d’Etat © AFP

Journalistes contraints de se « mettre à l’abri », craintes de représailles dans les quartiers de Bujumbura opposés au président Pierre Nkukunriza: le pouvoir burundais était accusé samedi de vouloir étouffer toute critique après la tentative avortée de coup d?État.

Selon un défenseur burundais des médias, Innocent Muhozi, le patron de la très populaire radio privée RPA Bob Rugurika, visé par des menaces d’emprisonnement et même de mort en provenance du camp Nkurunziza, a « dû se mettre à l’abri à l’étranger momentanément ».

La RPA, mais aussi Radio-Télé Renaissance que M. Muhozi dirige par ailleurs, et les deux autres principales radios privées Bonesha et Isangarino, qui avaient diffusé les messages des putschistes, ont été attaquées par les forces loyales au président Nkurunziza pendant la tentative de coup, parfois à la roquette et au point de ne plus pouvoir émettre.

Selon M. Muhozi, le cas de M. Rugurika est extrême — sa radio, la plus écoutée, est la plus menacée. Mais les patrons des deux autres grandes radios privées, Bonesha et Isangarino, sont aussi allés « se planquer ».

« Le pouvoir est en train de casser les radios », a poursuivi M. Muhozi, qui lui refuse de se cacher. « Il les a d’abord cassées physiquement (. . . ) Maintenant ils veulent casser les journalistes, moralement, judiciairement », parlant d’une liste de « journalistes à arrêter ».

Sollicité par l’AFP, la présidence burundaise n’a pas réagi à ces accusations dans l’immédiat.

Accusés de rouler pour l’opposition, les médias privés sont depuis des années dans le collimateur du pouvoir burundais. Leurs relations avec le gouvernement s’étaient encore sérieusement détériorées depuis le début de manifestations d’opposition à un très controversé troisième mandat du président Nkurunziza — le chef de l?État a été désigné par son parti le Cndd-FDD comme son candidat à la présidentielle du 26 juin — et se sont encore dégradées avec la tentative avortée de coup d?État lancée mercredi par le général Godefroid Niyombare.

La protestation populaire anti-troisième mandat, émaillée depuis son début le 26 avril de heurts parfois violents entre manifestants et policiers ou jeunes du parti au pouvoir (les Imbonerakure) qui ont fait une vingtaine de morts, a été interdite par le gouvernement.

Signe de la volonté d’étouffer la contestation, Pierre Nkurunziza, officiellement rentré à Bujumbura mais qui n’est toujours pas apparu en public depuis l’annonce de l’échec du putsch, a lié ces manifestations et la tentative de coup d?État, dans un discours publié sur le site de la présidence.

– ‘Faire des stocks’ –

Le mouvement contre sa candidature à la présidentielle, jugé inconstitutionnelle par ses opposants, avait été présenté par Godefroid Niyombare, ex-compagnon d’armes du président pendant la guerre civile (1993-2006) burundaise, comme une justification du putsch: il avait reproché à Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, de briguer un troisième mandat « au mépris » du peuple.

Dans les quartiers périphériques de Bujumbura foyers de la contestation populaire des dernières semaines, les manifestants réfutaient cependant tout « lien » avec les putschistes, tout en craignant de faire les frais de leur débâcle — trois des meneurs ont été arrêtés à l’aube vendredi, on est sans nouvelles du général Niyombare.

« Nous et le coup d?État, ça n’a aucun rapport », a lancé Martin, comptable de 34 ans, à Nyakabiga (est).

Le jeune homme s’est dit persuadé que les manifestations, interrompues pendant la tentative de putsch, reprendront de plus belle lundi. Mais pour l’heure, dans le quartier, quelques dizaines de manifestants seulement tentaient difficilement de mobiliser une population encore timorée.

« On a tous peur, depuis qu’ils ont détruit nos radios, on ne sait pas ce qu’il se passe, on craint qu’il ne viennent pendant la nuit et qu’ils nous tuent », a renchéri Ghislaine, mère au foyer de 28 ans, évoquant à demi-mot les Imbonerakure, accusés de campagnes d’intimidation contre les opposants au président et qualifiés de « milice » par l’ONU.

Le centre de Bujumbura, qui vivait au ralenti depuis fin avril, était en revanche très animé samedi: les habitants profitaient de la fin des combats entre putschistes et loyalistes et de la levée des barricades dans les quartiers périphériques pour s’approvisionner en nourriture, retirer de l’argent ou alimenter leurs comptes prépayés pour l’eau et l’électricité.

« Dans ce pays, ce n’est pas la première fois qu'(une crise) arrive », explique Alexandre, cadre bancaire de 56 ans. « Les gens sont habitués à faire des stocks ».

L’histoire post-coloniale du petit pays d’Afrique des Grands Lacs est jalonnée de massacres. Terrorisés par le climat pré-électoral — avant la présidentielle, des législatives et communales on lieu le 26 mai — plus de 100. 000 Burundais, selon l’ONU, ont récemment fui dans les pays voisins.

Jeuneafrique.com

Burundi : le numéro 2 des putschistes reconnaît l’échec du coup d’Etat

mai 14, 2015

Bujumbura (Burundi) – Le numéro deux du mouvement putschiste au Burundi, le général Cyrille Ndayirukiye, a reconnu jeudi soir l’échec du coup d’Etat contre le président Pierre Nkurunziza.

Personnellement, je le reconnais, notre mouvement a échoué, a-t-il déclaré à l’AFP. Nous avons rencontré une trop grande détermination militaire pour soutenir le système au pouvoir, a-t-il poursuivi.

Cette annonce intervient alors que la présidence burundaise a annoncé jeudi soir le retour, sur le territoire burundais, du président Nkurunziza, resté bloqué en Tanzanie depuis le début de la tentative de coup d’Etat, lancée mercredi après-midi par le général Godefroid Niyombare.

Notre initiative, même si elle a échoué, a mis à nu une organisation des corps de défense et de sécurité, notamment de l’armée qui n’a rien de professionnel, a ajouté le général Ndayirukiye, estimant que l’armée était aujourd’hui inféodée au parti au pouvoir.

Il a aussi dénoncé la détermination du chef d’état-major de l’armée, le général Prime Niyongabo, resté fidèle à Pierre Nkurunriziza, qui s’est allié au très dangereux groupe des proches du président qui sont corrompus et qui sont en train de détruire le Burundi.

Interrogé sur ce qu’allaient désormais faire les putschistes — se rendre ou faire un baroud d’honneur –, il a répondu: On y réfléchit, mais on ne voudrait pas prendre la responsabilité d’amener à la mort ceux qui nous ont suivis. On ne peut pas engager les gens à la mort.

Un haut gradé de la police a confirmé que ce soir, les mutins sont en débandade après leur attaque de RTNB (la radio et télévision nationale burundaise) qui a échoué.

Selon lui, certains mutins se sont déjà rendus. d’autres chercheraient à fuir.

Jeudi, les putschistes ont lancé deux offensives pour tenter de prendre le contrôle de la RNTB, gardée depuis mercredi par les forces restées loyales à Pierre Nkurunziza. Ils ont à chaque fois échoué, après des affrontements à l’arme lourd avec le camp adverse.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2015 23h24)

Tentative de coup d’Etat au Burundi: au moins trois militaires tués jeudi

mai 14, 2015

Bujumbura (Burundi) – Au moins trois militaires sont morts jeudi dans les affrontements qui ont opposé autour de la radio nationale burundaise les forces loyales au président Pierre Nkurunziza aux putschistes qui ont déclaré l’avoir déposé, a constaté un journaliste de l’AFP.

C’est la première fois que des morts sont constatés depuis le début de la tentative de coup d’Etat lancée mercredi par le général Godefroid Niyombare, un ex-compagnon d’armes de Pierre Nkurunziza.

Le journaliste de l’AFP, qui a vu les corps à environ un km du siège de la radio, ne pouvait pas préciser à quel camp les militaires décédés appartenaient.

Deux d’entre eux étaient à côté d’un blindé de l’armé embouti dans un caniveau. Le troisième se trouvait un peu plus loin.

Le journaliste de l’AFP a également vu de nombreuses douilles par terre, signe de la violence des combats à l’arme lourde qui ont opposé les deux camps jeudi pour le contrôle stratégique de la radio.

Les putschistes ont tenté à deux reprises, en vain, de prendre le site de la radio et télévision nationale burundaise (RTNB) aux pro-Nkurunziza: tôt à l’aube et en début d’après-midi.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2015 17h40)