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Coupe du monde séniors dames de handball : le Congo connaît désormais ses adversaires

août 13, 2021

Au terme de la cérémonie de tirage au sort du 25e championnat du monde de handball féminin, effectué le 12 août en Espagne par la Fédération internationale de handball, les différents groupes ont été dévoilés. Le Congo est logé dans le groupe F en compagnie du Danemark, de la Tunisie et d’un représentant du continent asiatique.

L’équipe nationale du Congo/Adiac

Après plusieurs années d’absence, les Diables rouges séniors dames de handball marquent leur retour sur la scène internationale. Quatrième à la dernière édition de la Coupe d’Afrique, les filles du sélectionneur Younes Tatby vont devoir chercher à sortir tête haute du groupe F de cette plus grande compétition de la catégorie. Pour se faire, les Congolaises qui comptent cinq participations (1982, 1999, 2001, 2007 et 2009) sont invitées à doubler d’efforts et débuter d’ores et déjà les préparatifs afin de faire face au Danemark (2e équipe en termes de participation, à savoir 21) et la Tunisie qui comptera neuf participations au coup d’envoi de la compétition. Le représentant asiatique qui complète ce groupe sera connu à la fin du tournoi continental prévu du 15 au 25 septembre.

Le tenant du titre, les Pays-Bas, partage le groupe D avec la Suède ainsi que des représentants de l’Amérique du nord et d’Asie. La Russie qui est le pays le plus titré avec sept trophées affrontera, dans la phase de groupe, la Serbie, le Cameroun et la Pologne. Le champion d’Afrique(Angola) fera face au champion Olympique (France) dans le groupe A. Ce groupe est complété par la Slovénie et le Monténégro.

Au total, trente-deux pays logés dans huit groupes de quatre participeront à cette compétition qui réunit chaque deux ans les meilleures nations du monde. Cette 25e édition se tiendra du 2 au 19 décembre prochain en Espagne.

Avec Adiac-Congo par Rude Ngoma

Eliminatoires Coupe du monde : le stade Alphonse-Massamba-Débat homologué par la CAF

mai 5, 2021

La Confédération africaine de football (CAF)  a  publié  lors de son comité d’urgence,  le 3 mai, la liste des stades homologués  pour les prochains matches des éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022.  Le stade Alphonse-Massamba-Débat  a reçu un  avis favorable mais pas celui de l’Unité à Kintélé.

Une vue du stade Alphonse-Massamba-Débat/Adiac

Selon le constat, vingt- deux  des cinquante –six  pays africains se retrouvent aujourd’hui sans stades. Selon la tendance qui se dégage, ils  verront leurs matches des éliminatoires de la Coupe du monde être délocalisés dans un autre pays disposant des pelouses de qualité  si les matches se disputent au mois de juin. Un détail qui pourrait peser pour un éventuel report des éliminatoires de la zone Afrique. La décision du report sera validée le 15 mai par le comité exécutif de  la CAF.

Pour les problèmes des stades, la CAF, rappelons-le,  avait déjà brandi la menace avant de prononcer les sanctions au cours de son comité d’urgence. L’instance africaine avait, en effet, exigé à ses associations membres d’organiser désormais des matches dans des stades aux normes, c’est-à-dire avec  pelouse, gazon naturel ou synthétique dernière génération.

Le Congo est sauvé de justesse par cette sanction puisque le stade Alphonse-Massamba-Débat dispose depuis les 11e Jeux africains d’une pelouse répondant aux normes. Le stade construit à la faveur des premiers Jeux africains en 1965 est  la seule enceinte congolaise citée  pour accueillir les  rencontres alors que le pays en compte plusieurs.  Le récent stade de l’Unité à Kintélé, le plus grand du pays en termes de capacité (60.050 places ) ne figure pas sur la liste. Il  a accusé le coup  à cause de  sa pelouse qui  manque d’entretien. Ce stade n’abrite plus les rencontres sportives. Quel gâchis !. Que dire alors  de la  pelouse du Complexe sportif de Pointe-Noire qui se trouve aussi dans un état très déplorable.  

Le Cameroun qui venait d’accueillir le championnat d’Afrique des nations et qui s’apprête à abriter la Coupe d’Afrique des nations s’en sort bien avec cinq de ses stades validés. L’Afrique du Sud , le seul pays africain à avoir organisé la phase finale de la Coupe du monde de football, dispose plus d’installations approuvées avec treize suivie de l’Egypte et du Nigeria (sept) et du Maroc (six). La Guinée équatoriale (quatre) vient après le Cameroun. En République démocratique du Congo, seul le stade  du Tout puissant Mazembe a reçu un avis favorable.  

Les pays comme  le Sénégal, le Mali, le Burkina faso, le Libéria,  la Gambie,  la Namibie, le Malawi, le Burundi, l’Eswatini,  la Centrafrique,  le Sud Soudan,  la Somalie, les Seychelles,  Sao Tomé-et-Principe, le Niger,  le Lesotho, le Tchad,  l’Erythrée,  l’Iles Maurice,  de la Réunion, la Sierra Leone et le Zanzibar qui  sont frappés par la sanction et ne disposant d’aucun stade répondant aux normes, pourraient avoir leur salut  si le report des deux premières journées  est confirmé. Ce petit décalage permettra à certains d’effectuer quelques travaux d’urgence.

James Golden Eloué

CAN 2015 : ça s’annonce corsé…

janvier 18, 2015

Les Fennecs lors de la Coupe du monde au Brésil, en juin 2014.
Les Fennecs lors de la Coupe du monde au Brésil, en juin 2014. © Kirill Kudryavtsev/AFP

Le Nigeria, tenant du titre, ne sera pas là, et une bonne demi-douzaine de sélections peuvent prétendre à sa succession. Avec, dans le costume du favori, l’Algérie. Suspense assuré !

Depuis que d’innocentes mains ont accompli leur mission, le 3 décembre dernier, lors du tirage au sort de la CAN, envoyant quelques pointures s’expliquer dans des groupes C et D très relevés, les spéculations des uns et les certitudes des autres sont allées bon train. Et elles vont reprendre de plus belle dès que chaque équipe aura disputé un match.

La trentième édition de la plus belle vitrine du football africain aura lieu là où personne ne l’attendait, sans le Maroc, disqualifié pour les raisons que l’on sait, sans l’Égypte ni le Nigeria, qui pèsent pourtant dix titres à eux seuls (sept pour les Pharaons, trois pour les Super Eagles, dont le dernier en 2012), mais resteront échoués sur le bord de l’impitoyable chemin des qualifications. Ces trois absences marquantes ont l’avantage de laisser la place à ceux qui ont bien négocié les matchs menant à la phase finale et peuvent donc encore prétendre au couronnement continental du 8 février.

Premier postulant au titre

Aujourd’hui, si l’on considère que la Guinée équatoriale n’a quasiment aucune chance de rafler la mise, ce qui est souvent le cas pour le pays organisateur, le nombre de favoris légitimes a évidemment été revu à la baisse. La tentation est grande de faire de l’Algérie, brillante huitième de finaliste de la dernière Coupe du monde (1-2 face à l’Allemagne), le premier postulant au titre. Les Fennecs ont changé de sélectionneur et de style, mais pas de joueurs.

Quelques-uns, comme Sofiane Feghouli et surtout Yacine Brahimi, apportent cette touche technique qui peut changer beaucoup de choses dans une compétition de cette envergure. Certains ont pris de la bouteille au Brésil, et Christian Gourcuff, qui a succédé à Vahid Halilhodzic, a réussi la transition en douceur, lors d’un parcours qualificatif presque sans accroc (une seule défaite).

Aucune sélection maghrébine (hormis le Maroc, en 1976, en Éthiopie) n’a eu la vie facile en Afrique subsaharienne.

Mais l’histoire de la CAN est là pour rappeler qu’aucune sélection maghrébine (hormis le Maroc, en 1976, en Éthiopie) n’a eu la vie facile en Afrique subsaharienne. La remarque est donc valable pour la Tunisie, dont la première place, facilement obtenue dans un groupe où figuraient tout de même le Sénégal et l’Égypte, signifie bien quelque chose. Ce qui fait d’elle un candidat au titre tout à fait présentable.

Et puis, il y a le cas de la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique des concours de pronostics depuis sa finale perdue en Égypte en 2006…

Des tensions entre Hervé Renard et sa fédération

Didier Drogba n’est plus là, mais d’autres représentants de la génération dorée (les frères Kolo et Yaya Touré, Gervinho, Salomon Kalou, etc.) continuent de croire que la CAN reviendra un jour en Côte d’Ivoire, vingt-trois ans après celle obtenue chez le voisin sénégalais, en 1992. Cette année encore, malgré les tensions entre Hervé Renard et sa fédération, et malgré les onze buts encaissés lors les éliminatoires, les Ivoiriens font partie des favoris légitimes à la succession du Nigeria.

À cette liste, on peut ajouter le Ghana, qui se remet progressivement d’une Coupe du monde brésilienne achevée au premier tour et plombée par une ambiance interne délétère. Les Black Stars, qui ont eu la malchance d’hériter du groupe le plus relevé, devront donc se coltiner l’Algérie, mais aussi l’Afrique du Sud, jamais facile à manoeuvrer, ainsi que le Sénégal, dont le pouvoir offensif (avec Moussa Sow, Papiss Cissé, Mam Biram Diouf, Sadio Mané) est l’un des plus impressionnants du moment, même si Demba Ba, qu’Alain Giresse n’a pas jugé utile de convoquer, restera avec son club, le Besiktas Istanbul (Turquie), et que Diafra Sakho, blessé au dos, est finalement forfait.

Quant au Cameroun, absent en 2012 et en 2013, il est laissé pour mort après une Coupe du monde désastreuse. Orphelins de Samuel Eto’o, de Pierre Webo et de Jean II Makoun, les Lions indomptables, dont le palmarès rappelle qu’ils font partie du haut du panier africain (vainqueurs de la CAN en 1984, 1988, 2000 et 2002), ont entamé les éliminatoires avec le même sélectionneur (Volker Finke, miraculeusement passé entre les gouttes après le désastre brésilien), quelques anciens (Stéphane Mbia, Nicolas Nkoulou, Eyong Enoh, Henri Bedimo, Eric Choupo-Moting) et une meute de jeunes encore inconnus il y a quatre mois. La greffe a pris plus vite que prévu, et les Camerounais débarqueront en Guinée équatoriale escortés d’une image rafraîchie et d’un peu moins de pression que d’habitude.

Se hisser dans le dernier carré

Et ensuite ? Derrière les gros bras, d’autres rêvent de refaire le coup de la Zambie en 2012 ou, au moins, de se hisser dans le dernier carré. On ne pense pas forcément aux Chipolopolos, même si les « boulets de cuivre » zambiens sont toujours capables de poser des problèmes à n’importe qui, mais plutôt aux Étalons du Burkina Faso, finalistes en 2013 et qui n’ont pas déçu depuis.

On pense également à l’Afrique du Sud, à la RD Congo, au Mali ou à la Guinée, même si les deux voisins ont atterri dans le groupe du Cameroun et de la Côte d’Ivoire. Et à part la Guinée équatoriale, qui semble moins outillée qu’en 2012 où elle avait atteint les demi-finales, les autres participants (Congo, Gabon, Cap-Vert) peuvent nourrir l’ambition de franchir le premier tour. Ce qui serait déjà une victoire.

Jeuneafrique.com par Alexis BILLEBAULT

Rihanna, la femme à qui certaines veulent prêter leur mec footballeur

juillet 12, 2014

Rihanna, prête pour signer un contrat hebdomadaire de mari footballeur!

Rihanna, prête pour signer un contrat hebdomadaire de mari footballeur!

Si l’Argentine gagne, elle aura un nouveau boyfriend !

Quel humour ces argentins. Alors que Rihanna avait flashé sur le gardien de but, la petite amie de ce dernier a proposé à la chanteuse de lui prêter son homme une semaine si l’Argentine gagne la Coupe du monde. Affaire à suivre.

Rihanna adooooore le foot. Ou plutôt les joueurs de foot. Alors elle tweete tous ses coups de cœur physiques pour les joueurs. Elle a par exemple émis des commentaires sur l’attaquant français Karim Benzema. Elle l’a même rassuré suite à la défaite de la France contre l’Allemagne.

Bref, RiRi n’a pas perdu une miette des joueurs de football de cette Coupe du Monde. Tant et si bien qu’elle a aussi rapidement dit qu’elle avait complètement flashé sur Kevin-Prince Boateng, de l’équipe du Ghana. « Quel beau gosse », a-t-elle écrit. L’heureux beau gosse est justement marié à Melissa Satta et père d’un petit garçon.

Rihanna s’est donc rabattue sur le gardien de but Argentin, Sergio Romero. Marié également, mais à une femme bien moins jalouse. Eliana Guercio l’a d’ailleurs prouvé en répondant avec une piquante ironie qu’elle lui prêterait son homme pendant une semaine si l’Argentine gagnait la Coupe du monde dimanche soir, face à l’Allemagne…

Voici.fr par L.M.

Bilan du Mondial: désastre annoncé, succès à l’arrivée

juillet 12, 2014

La Coupe du monde de football au Brésil était au départ vouée à l’échec: les stades n’étaient pas prêts, les aéroports sous-dimensionnés et les manifestations devaient tout emporter sur leur passage. Mais si tout se passe comme prévu dimanche, jour de finale, le Brésil pourra se vanter d’avoir organisé un Mondial réussi.

Quand le Brésil décrocha l’organisation de la Coupe il y a sept ans, l’objectif était de montrer au monde non seulement son football mais aussi que le pays était capable d’organiser l’un des plus grands événements de la planète.

« On a réussi à organiser la Coupe malgré ceux qui disaient que ce serait le chaos », a déclaré la présidente du Brésil Dilma Rousseff, en quête de réélection dans trois mois.

Les Fan Fest dans les 12 villes hôtes ont attiré en moyenne 25’000 supporteurs les jours de match à Rio et Sao Paulo. Dans les stades, le climat était aussi à la fête malgré quelques accrochages. « Pour ce que j’ai vécu ici, il faudrait une Coupe du monde tous les quatre ans au Brésil », a lancé l’ex-attaquant hollandais Van Hooidjonk.

Sécurité renforcée à Rio

Le ministère brésilien du tourisme estime que sa prévision de 600’000 touristes étrangers au Brésil pendant le Mondial sera dépassée, le double par rapport au Mondial 2010 en Afrique du Sud.

Même la Fifa, très inquiète avant le début de la compétition, reconnaÎt que tout s’est bien passé. « Je ne peux que féliciter le peuple brésilien », a déclaré Joseph Blatter.

Certaines décisions du gouvernement ont contribué au bon déroulement du tournoi: les jours de match ont été décrétés fériés pour faciliter la mobilité urbaine et la sécurité a été renforcée dans les villes hôtes. Mais on a frôlé la catastrophe à Belo Horizonte: l’effondrement d’un viaduc en construction, prévu initialement dans le cadre du Mondial, a fait deux morts.

Pour la finale de dimanche au Maracana, où une nouvelle manifestation a été convoquée aux abords du stade, les autorités ont déployé un dispositif sans précédent de 26’000 policiers et soldats.

Romandie.com

Suisse-Argentine: « ça va être la guerre », plaisante le pape

juillet 1, 2014

« Ça va être la guerre! », a plaisanté mardi le pape François, à quelques heures du match Argentine-Suisse de la Coupe du monde, a rapporté l’agence I.Media. Le souverain pontife argentin s’est montré d’humeur badine devant plusieurs de ses gardes suisses.

Le pape argentin s’est exprimé à la Maison Sainte-Marthe, son lieu de résidence au Vatican. Invité par les gardes suisses à venir regarder dans leur caserne le match de 8e de finale qui doit opposer son pays natal à la Suisse, le pape a répondu qu’il ne le pouvait « malheureusement » pas.

Supporteur dans sa jeunesse avec son père et ses frères du club argentin de San Lorenzo, l’évêque de Rome suit encore avec assiduité l’actualité de ce club de Buenos Aires. Il continuerait même à payer sa cotisation.

Bières et gazon synthétique

Au quartier de la Garde suisse pontificale, les 110 hommes au service de la sécurité du pape se sont organisés afin de ne manquer aucun des matches de la Coupe du monde. Au coeur de la caserne trône un écran géant devant lequel les « soldats du pape », quand ils ne sont pas de faction, suivent les rencontres qui se disputent au Brésil.

Ils ont troqué leurs tenues de la Renaissance pour le jean ou le survêtement et sirotent des bières dans une ambiance festive. Dans le réfectoire, outre l’écran géant devant l’entrée, le sol a été recouvert d’un gazon synthétique vert. Aux murs sont accrochés les drapeaux de quelques pays en lice. Plusieurs petits fanions suisses dominent tout de même

Romandie.com

Deschamps : «Très heureux et très fier»

juin 30, 2014

Didier Deschamps

Didier Deschamps

Le sélectionneur de l’équipe de France savoure la qualification des Bleus pour les quarts de finale de la Coupe du monde. Le champion du monde 98 rêve d’aller encore un peu plus loin.

Le début de match contre le Nigéria a été compliqué…

Didier Deschamps : Un match dure 90 minutes. On a eu en face une équipe qui a fait le match qu’on pouvait prévoir avec de la densité physique. Il a fallu répondre à ce combat. On peut mieux rentrer dans un match, mais on a bien fini. On a eu une dernière demi-heure avec plus de dynamisme et de vivacité et une équipe du Nigeria qui a baissé de pied. On a pris l’ascendant et la délivrance est venue tardivement. Je suis très heureux et très fier de faire partie des huit meilleures équipes. Les joueurs le méritent par rapport à ce qu’ils font depuis le début de la compétition. C’est vraiment un immense plaisir pour moi et mon staff d’avoir ce groupe avec ces dispositions, tout ce qu’ils font dans le travail au quotidien, les échanges qu’on a. Ce n’est que du bonheur.

On a l’impression que Franck Ribéry ne manque pas à votre équipe…

C’est pour faire la Une encore (ironique). Il était là au début et on pensait qu’il pourrait être avec nous. C’est un joueur de top niveau. Mais j’ai 23 autres joueurs qui sont là et je fais en sorte avec mon staff que cette équipe de France soit compétitive.

La Coupe du monde est-elle déjà réussie pour vous ?

En tout cas, elle n’est pas ratée. On a des objectifs qui augmentent au fil des tours. Vu par où on est passé, aujourd’hui, faire partie des huit équipes qui sont encore présentes dans cette Coupe du monde, ce n’est pas rien, ça veut dire quelque chose. On ne veut pas s’enflammer mais je suis fier. L’adversité va encore augmenter mais il y a encore une prochaine étape et on va essayer de la franchir.

Avez-vous des réponses désormais sur les ressorts mentaux de votre équipe ?

On a eu de l’adversité, c’était un combat. Hugo (Lloris) a sorti les arrêts qu’il fallait. Pendant une heure, il a fallu répondre à ce défi athlétique, il a fallu les user et j’ai pris l’option du dynamisme en fin de match.

Griezmann a apporté plus de vitesse que Giroud, très décevant…

Ils ont deux profils différents, vous ne savez pas et je ne peux pas savoir si l’option Griezmann aurait pu marcher en début de match. Olivier a été un point d’ancrage. Il a amené aussi son jeu de tête. L’essentiel c’est que ça se passe bien à la fin et que ça se termine bien.

Paul Pogba, le héros de la qualification, a-t-il fait taire les critiques ?

Les critiques font partie de la vie d’un footballeur de haut niveau. Elles peuvent être dures, injustes mais ça va l’endurcir aussi. Aujourd’hui, il a prouvé qu’il avait un gros potentiel en étant un peu plus simple aussi dans son jeu. Je n’avais pas le moindre doute sur sa capacité à être au niveau.

Stephen Keshi a critiqué l’arbitrage…

Il y a des situations de jeu et l’arbitre prend des décisions. Quand elles sont bonnes et vont dans notre sens, c’est plus facile d’en parler. Il faut les accepter. Est-ce qu’il faut les sanctionner plus durement, cela dépend de quel côté de la barrière on se trouve.

Qu’avez-vous pensé de la prestation de Lloris ?

Il est très bien, il s’est très bien préparé pour être compétitif alors qu’il a eu une saison difficile avec Tottenham. Il a fait les deux-trois arrêts qu’il faut. Il a eu une bonne autorité et une bonne prise de balle qui nous ont permis de nous soulager défensivement.

Sport24 avec AFP

Mondial 2014 : les Lions camerounais très gourmands ont obtenu gain de cause

juin 9, 2014

L'équipe de football camerounaise, les Lions indomptables. © JOHN MACDOUGALL / AFP

L’équipe de football camerounaise, les Lions indomptables. © JOHN MACDOUGALL / AFP

L’affaire aura vampirisé la préparation des Camerounais pendant presque trois semaines. Finalement, les Lions ont obtenu (à peu près) ce qu’ils voulaient, et leur avion s’est envolé pour le Brésil lundi matin, avec plus de vingt-quatre heures de retard.

Le Cameroun ne serait pas à la hauteur de sa réputation sans ces petites crises financières qui pimentent les jours précédant son entrée dans une grande compétition. Ce n’était plus arrivé depuis un bout de temps : après une Coupe du monde ratée en Afrique du Sud, en 2010, les Lions indomptables avaient suivi les Coupes africaines des nations 2012 et 2013 chez eux, sur leur poste de télévision, privant la presse locale et étrangère d’un sujet vendeur.

Mais à peine avaient-ils posé le pied à Walchsee (Autriche) pour leur stage de préparation à la Coupe du monde (12 juin-13 juillet) que les bonnes vieilles habitudes avaient repris le dessus… Certes, les joueurs, représentés notamment par Samuel Eto’o, leur capitaine, ont immédiatement accepté la prime versée par leur gouvernement. En plus d’un fixe de 76 225 euros (50 millions de F CFA), les Lions auront droit au premier tour à 15 250 euros par victoire, à 10 670 euros par match nul et à… une simple poignée de main en cas de défaite. S’ils se qualifient en huitièmes de finale, une réunion pour déterminer un nouveau barème de primes sera organisée.

Mais si ce premier volet du dossier a été rapidement expédié, le second n’était toujours pas réglé. Et la situation, supposée se débloquer au plus tôt avant la fin du stage en Autriche, s’est éternisée jusqu’au 8 juin, au lendemain du match amical remporté à Yaoundé face à la Moldavie (1-0). Les Lions, bien décidés à ne rien concéder, ont même refusé, à l’issue de cette rencontre, de recevoir le drapeau national des mains du Premier ministre – c’est le sélectionneur allemand Volker Finke qui s’est plié à la tradition – et d’embarquer dans l’avion spécialement affrété pour rejoindre le Brésil.

Car la Coupe du monde va rapporter beaucoup d’argent à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), qui devrait empocher la prime accordée par la Fifa et les sommes versées par les sponsors, parmi lesquels figurent l’équipementier Puma et l’opérateur téléphonique Orange. Joseph Owona, le président du comité de normalisation de la Fecafoot, a été renvoyé dans les cordes par Eto’o et ses coéquipiers après qu’il a fait une proposition jugée insuffisante.

L’avion est enfin parti

Mais au Cameroun, tout fini par s’arranger au gré des multiples réunions et des palabres de coursives. L’avion a décollé de Yaoundé tôt le lundi 9 juin, et les joueurs, en plus des 50 millions de F CFA (76 225 euros) promis par le gouvernement, ont empoché un bonus de 10 millions de F CFA (15 245 euros).

Ailleurs, cette question ne pose pas de problème, même si certaines fédérations restent d’une discrétion de violette. Les Algériens ont touché entre 150 000 et 200 000 euros de prime de qualification. Les Nigérians verront leur compte bancaire gonfler de 7 300 euros pour chaque victoire au premier tour, et il leur sera octroyé des bonus de 8 800 euros (en huitièmes de finale), 11 000 euros (en quarts de finale), 14 700 euros (en demi-finale) et 22 000 euros (en finale). Réservés sur le sujet, les Ghanéens ont fait savoir qu’ils percevront au moins 56 000 euros. Quant aux Ivoiriens, ils toucheront 76 000 euros s’ils figurent dans la liste des 23 joueurs retenus, les primes d’objectif ayant été fixées à 25 000 euros en huitièmes de finale, 30 000 euros en quarts, 50 000 euros pour une place en demi-finale et 100 000 euros en cas de victoire en finale.

À titre de comparaison, les Français repartiront avec 74 700 euros en cas d’élimination au premier tour, et 329 300 euros s’ils (re)deviennent champions du monde. Mais les Bleus, comme les autres Européens, ne touchent pas un euro de leur gouvernement.

Jeuneafrique.com par Alexis Billebault

Footaball: Affaire de corruption au sein de la FIFA pour les mondiaux

avril 9, 2014

Le Trinidadien Jack Wamer, ancien vice-président de la Fifa, en juin 2011 à Port of Spain. © Shirley Bahadur/AP/Sipa

Le Trinidadien Jack Wamer, ancien vice-président de la Fifa, en juin 2011 à Port of Spain. © Shirley Bahadur/AP/Sipa

Pour obtenir l’organisation de la compétition en 2018 et en 2022, la Russie et le Qatar ont-ils soudoyé des membres du comité exécutif de la Fifa ? Certains l’affirment et réclament des sanctions exemplaires. Ont-ils la moindre chance d’être entendus ?

Avec le Trinidadien Jack Warner (71 ans), le présent ressemble souvent au passé. L’ancien vice-président de la Fédération internationale de football association (Fifa) a, le 17 mars, de nouveau été mis en cause par le Daily Telegraph, le quotidien britannique qui l’accuse d’avoir indûment touché une somme de 1,68 million d’euros : 860 000 euros pour lui, 538 000 euros pour l’un de ses fils et 287 000 euros pour un employé de sa compagnie. Coïncidence ? Ces versements ont eu lieu peu de temps après l’attribution au Qatar, le 2 décembre 2010, de la Coupe du monde 2022…

Les faits rapportés par le Daily Telegraph n’ont pas surpris ceux qui suivent de près les affaires de la Fifa : l’âpreté au gain de Warner est de notoriété publique. « Il est ouvert aux magouilles », confirme Jean François Tanda, un journaliste suisse d’origine angolaise travaillant désormais à Blick, un quotidien de langue allemande dont le siège est à Zurich. L’argent a été versé par Kemco Group, la société qatarie, dont le propriétaire n’est autre que Mohamed Ibn Hammam, autre ancien vice-président de la Fifa. « Il s’agit peut-être de business entre les deux hommes, via leurs sociétés respectives, commente Tanda. C’est en tout cas ce qu’ils affirment. Et, de fait, rien ne dit qu’il y a un lien avec le foot et l’attribution de la Coupe du monde au Qatar. » D’autant que, selon plusieurs observateurs, Warner aurait donné sa voix non à l’émirat, mais aux États-Unis. Mais on ne prête qu’aux riches… Car ce n’est certes pas la première fois que Warner est soupçonné d’avoir vendu son vote lors du scrutin du 2 décembre 2010.

Le Qatar cherche à influencer certains votes

Il est vrai qu’il est loin d’être le seul. À l’époque, France Football et la presse chypriote avaient par exemple évoqué le cas d’un autre membre du comité exécutif de la Fifa, un certain Marios Lefkaritis. Et révélé que le Qatar avait obtenu une concession de 51 000 m² près de Nicosie et une autorisation de bâtir un hôtel grand luxe à Larnaca sur un terrain de 7 ha appartenant à la famille dudit Lefkaritis. De même, certains se sont étonnés que la compagnie Qatar Airways ait ouvert une ligne vers Buenos Aires (Argentine) et une autre vers São Paulo (Brésil), alors que des soupçons de corruption pesaient, et pèsent toujours, sur l’Argentin Julio Grondona et le Brésilien Ricardo Teixeira. Ce dernier a d’ailleurs démissionné de la Fifa en mars 2012. Cette même compagnie aérienne a également ouvert une liaison entre Doha et Phuket, la célèbre station balnéaire thaïlandaise, alors que Worawi Makudi, le représentant de ce pays au comité exécutif, aurait voté pour le Qatar. Même chose pour les villes de Tokyo, Ankara et Barcelone… Il ne fait guère de doute que le Qatar a cherché à influencer certains votes. Reste à savoir s’il l’a fait en respectant les règles de la Fifa.

Il faut se souvenir que lors du vote de décembre 2010, les rapports techniques n’étaient pas favorables aux deux pays finalement choisis : la Russie et le Qatar.

C’est justement la raison pour laquelle l’Américain Michael J. Garcia, président de la chambre d’instruction de la commission d’éthique de la fédération internationale, a décidé d’enquêter dans les pays candidats à l’organisation des Coupes du monde 2018 (Russie, Angleterre, Portugal/Espagne et Belgique/Pays-Bas) et 2022 (Qatar, Australie, États-Unis, Corée du Sud et Japon). Car il faut se souvenir que lors du vote de décembre 2010 (les deux compétitions ont, contrairement à l’usage, été attribuées le même jour) les rapports techniques n’étaient pas favorables aux deux pays finalement choisis : la Russie et le Qatar.

Garcia, qui fut naguère procureur fédéral de New York, dispose de moyens financiers considérables pour mener son enquête. Il devrait rendre son rapport à la fin de l’année. « Il va avoir du mal à faire parler certaines personnes que rien n’oblige à témoigner, estime Tanda. Les documents sensibles sont à l’abri dans des cabinets d’avocats ou des sociétés fiduciaires qui ne sont aucunement soumis à la juridiction de la Fifa. »

Si malgré tout Garcia parvenait à prouver certains cas de corruption, est-il envisageable qu’un nouveau vote ait lieu ? Certains pays, notamment l’Australie et les États-Unis, n’ont toujours pas digéré le verdict de 2010. On peut donc imaginer qu’ils fassent pression sur la Fifa pour que tout soit remis à plat. Peuvent-ils avoir gain de cause ? Contrairement à certains de ses confrères suisses, Tanda, même s’il n’écarte pas complètement cette hypothèse, se montre circonspect. « Seule la Fifa est habilitée à prendre une telle décision, explique-t-il. Or Joseph Blatter, son président, mesure parfaitement les conséquences d’un tel choix. Les Qataris ont déjà dépensé des sommes importantes pour la construction de stades. Si l’organisation du Mondial leur était retirée, ils intenteraient à coup sûr des procès à la Fifa. L’hypothèse fait trembler cette dernière, même si sa santé financière est resplendissante. »

Le rôle joué par les gouvernements des pays dont certains dirigeants de la Fifa sont originaires pose parfois question.

Au-delà des soupçons pesant sur certains membres du comité exécutif, le rôle joué par les gouvernements des pays dont ils sont originaires pose parfois question. Le cas de Michel Platini, président de l’UEFA et statutairement vice-président de la Fifa, fait notamment débat. Nicolas Sarkozy, qui était encore chef de l’État en 2010 et n’a jamais caché sa proximité avec le Qatar, a-t-il fait pression sur l’ancien capitaine des Bleus pour qu’il accorde sa voix à ce pays plutôt qu’aux États-Unis ? Pure supputation, bien sûr, mais les mauvaises langues remarquent que Laurent, le fils de Platini, a ultérieurement été nommé directeur général de l’équipementier Burrda Sport, qui appartient à Qatar Sports Investments (QSI), le fonds souverain propriétaire notamment du Paris Saint-Germain.

Un pays bénéficiant de moyens illimités

« Les stades au Qatar qui accueilleront la Coupe du monde 2022 ont été dessinés par des architectes allemands, et le métro de Doha est construit avec l’aide de la Deutsche Bahn, première entreprise ferroviaire d’Allemagne », rappelle Tanda. Comment croire que les autorités de ce pays puissent ne pas y regarder à deux fois avant de se rallier à l’idée d’une sanction ? En 2010, quand la Coupe du monde a été attribuée, le monde entier était en pleine crise financière. Et de nombreux gouvernements ont vu d’un bon oeil le fait que soit choisi un pays disposant de moyens apparemment illimités.

Quoi qu’il en soit, un pays, au moins, n’est pas mécontent que l’attention soit ainsi polarisée sur le Qatar : c’est bien sûr la Russie, organisatrice de la compétition planétaire en 2018. Pourtant, Michael J. Garcia s’intéresse aussi à son cas. En Angleterre, éliminée au premier tour en 2010, la presse multiplie les révélations sur des actes de corruption présumés impliquant des membres du comité exécutif. La Russie a été désignée dès le deuxième tour, cas extrêmement rare. « Un expert zurichois du blanchiment d’argent me disait récemment qu’en Russie beaucoup de choses s’achètent », ajoute Tanda.

La Russie privée de dessert ?

Après l’annexion de la Crimée et les bruits de bottes à la frontière avec l’Ukraine, des voix, certes isolées, commencent à s’élever pour réclamer l’exclusion de la Russie de la prochaine Coupe du monde au Brésil (12 juin-13 juillet). C’est le cas de deux sénateurs américains, Mark Kirk et Dan Coats, du Parti républicain, qui ont demandé à la Fifa de se réunir d’urgence pour en décider – ils souhaitent également que l’organisation de la Coupe du monde 2018 soit retirée au pays de Vladimir Poutine. Ils s’appuient sur l’article 3 de la charte de la Fifa, qui prévoit que « toute discrimination à l’encontre d’un pays, d’un individu ou d’un groupe de personnes pour des raisons d’ethnie, de sexe, de langue, de religion, de politique ou pour toute autre raison est expressément interdite, sous peine de suspension ou d’exclusion ». Rappelons qu’en 1992, en pleine guerre des Balkans, la Yougoslavie fut exclue de l’Euro suédois et des qualifications pour la Coupe du monde 1994 aux États-Unis. Dans l’hypothèse, improbable, où l’équipe russe serait priée par la Fifa de rester à Moscou, elle serait suppléée par celle d’Israël – en fonction du classement de celle-ci dans la poule de qualification. Au Mondial, la Russie figure dans le groupe H avec la Belgique, la Corée du Sud et l’Algérie. Or cette dernière n’entretenant pas de relations diplomatiques avec l’État hébreu, elle pourrait refuser de disputer le match. Et la Fifa se retrouverait avec un sacré sac de noeuds sur les bras !

Jeuneafrique.com par Alexis Billebault