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Depuis le Covid, le temps d’écran des enfants a augmenté de 50 %

novembre 11, 2022

Selon une étude, le temps passé devant les écrans par les enfants a bondi entre janvier 2020 et mars 2022. Cela représente 1 h 24 supplémentaire.

Les jeunes ont du mal a lacher leurs ecrans depuis la pandemie (photo d'illustration).
Les jeunes ont du mal à lâcher leurs écrans depuis la pandémie (photo d’illustration).© Alexandre MARCHI / MAXPPP / PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN/MAXPP

C’est un effet néfaste des confinements de 2020. Le temps moyen passé devant les écrans par les 3-18 ans est passé de 162 minutes par jour (2 h 42) à 246 minutes (4 h 6) par jour pendant la pandémie, selon une étude internationale portant sur 30 000 enfants de différentes nationalités. Les auteurs expliquent que « pour faire face à ces perturbations sans précédent des conditions de vie normales, de nombreux enfants et familles ont probablement utilisé des appareils numériques pour occuper leur temps durant la pandémie ».

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs de l’université de Calgary, de l’Alberta Children’s Hospital Research Institute et de l’University College Dublin se sont appuyés sur 46 études portant sur la période de janvier 2020 à mars 2022. Ils soulignent que les adolescents de 12 à 18 ans sont ceux qui ont montré la plus grande augmentation de temps d’écran avec en moyenne 110 minutes supplémentaires par jour.

Promouvoir l’activité physique

L’étude pointe surtout une augmentation du temps passé devant son ordinateur ou son smartphone et l’explique par leur usage dans le cadre scolaire et la nécessité d’avoir des interactions avec ses proches, malgré les privations de sortie. Elle rappelle toutefois que maintenant que les confinements sont derrière nous, il serait bon de « modérer l’utilisation quotidienne de ces outils » et de « promouvoir l’activité physique sans appareil » chez les enfants et les adolescents.

Par Le Point

Canada: Sérieuse éclosion dans un CPE de Montréal

septembre 4, 2021

Une éclosion de COVID-19 a forcé la fermeture temporaire de presque tous les groupes d’un centre de la petite enfance (CPE) de Montréal qui accueille 42 enfants. Les enfants de tous les groupes, sauf 10 poupons, ont été en contact avec les tout-petits infectés dans un local au moment de l’accueil le matin, indique la directrice de l’établissement.

Six enfants ont été infectés; 26 autres, ainsi que deux éducatrices, ont été mis en isolement après la découverte de l’éclosion, vendredi.

© iStock Six enfants ont été infectés; 26 autres, ainsi que deux éducatrices, ont été mis en isolement après la découverte de l’éclosion, vendredi.

« Ce qui nous arrive va certainement arriver à d’autres endroits avec la montée du variant Delta, plus contagieux », explique Monique Desmarais, directrice du CPE du Passe-temps, situé avenue Émile-Journault, dans le quartier Ahuntsic à Montréal. C’est la toute première éclosion dans ce service de garde, après une année et demie de pandémie.

Six enfants ont été infectés ; 26 autres, ainsi que deux éducatrices, ont été mis en isolement après la découverte de l’éclosion, vendredi. Les six enfants malades avaient des vomissements, une perte d’appétit et de la fatigue, selon la directrice. Ils n’avaient ni fièvre ni le nez qui coule, précise-t-elle.

Au moment où ces lignes étaient écrites, aucun autre enfant ou membre du personnel n’avait été incommodé par la maladie. Selon la directrice, 95 % du personnel du CPE est vacciné. Les tout-petits ne sont toutefois pas immunisés. À leur âge, ils ne portent pas non plus de masque.

Infections « inévitables »

« Avec le variant Delta, je ne suis pas surpris qu’une éclosion survienne dans un endroit où des gens non vaccinés se regroupent sans masque », explique le Dr Olivier Drouin, pédiatre au CHU Sainte-Justine et professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

« En raison de leur âge, ces enfants sont aussi en contact étroit et long avec les éducatrices des services de garde », ce qui favorise la transmission du virus, précise Eric Forest, conseiller aux relations médias au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

« Les infections sont inévitables en CPE. On vit avec le virus », dit la mère d’un enfant renvoyé à la maison pour subir un test de dépistage. Elle est inquiète, mais garde confiance dans les mesures sanitaires en place.

La bonne nouvelle, c’est que la vaste majorité des enfants d’âge préscolaire qui contractent la COVID-19 s’en tirent sans séquelles, souligne le Dr Drouin. À peine 300 jeunes de moins de 18 ans ont été hospitalisés en lien avec la maladie au Canada entre les mois de mars 2020 et de décembre 2020, explique le pédiatre, auteur principal d’une étude sur le sujet qui sera publiée prochainement

Avec Le Devoir par Marco Fortier 

Canada: La rentrée dans les collèges et universités soulève des inquiétudes

juillet 23, 2021

Le retour à la normale aux collèges et aux universités suscite de l’inquiétude parmi les étudiants. Le 19 juillet dernier, la province a demandé aux établissements collégiaux et universitaires de se préparer à un retour en classe sans limite d’accueil.

Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d'Oshawa

© University of Ontario Institute of Technology Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d’Oshawa

Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, il est important que le gouvernement présente des directives claires afin d’assurer la sécurité des étudiants.

Il faut un plan concret pour un système de ventilation, de nombreux établissements datent de centaines d’années et doivent avoir un système de ventilation adéquat», explique Kayla Weiler, porte-parole de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ).

Elle aimerait également qu’une limite d’accueil soit imposée dans les salles de classe.

Alain Simard, professeur d’immunologie à l’École de médecine du Nord de l’Ontario, souligne que les universités demeurent les mieux placées pour prendre leurs décisions en matière de sécurité, mais des recommandations gouvernementales ne seraient pas de trop.

On ne peut pas obliger une personne à se faire vacciner, mais on pourrait empêcher les personnes non vaccinées d’aller dans des salles de classe afin de protéger les droits des personnes qui ne veulent pas être infectées», a-t-il expliqué.

Plusieurs organismes et étudiants s'inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Plusieurs organismes et étudiants s’inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

La Dre Hsiu-Li Wang, médecin hygiéniste de la région de Waterloo, a fortement recommandé la vaccination obligatoire dans les résidences de sa région.

Dans une lettre adressée aux établissements collégiaux et universitaires le 22 juillet, elle explique que l’adoption de réglementation de vaccination serait la meilleure façon de combattre les éclosions dans les campus.

La double dose du vaccin chez la population étudiante sera l’outil le plus puissant dans la prévention de la propagation dans la prochaine année scolaire», explique-t-elle.

Avec Radio-Canada par Marwa Siam-Abdou