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Espagne: la fête nationale endeuillée en pleine crise catalane

octobre 12, 2017

Manifestation pour l’unité à Barcelone lors de la fête nationale, le 12 octobre 2017 / © AFP / JORGE GUERRERO

En pleine crise catalane, l’Espagne célébrait jeudi sa fête nationale, endeuillée par la mort d’un pilote dans le crash d’un avion de combat, alors que des milliers de personnes défilaient à Barcelone en faveur de l’unité du pays.

Le Premier ministre Mariano Rajoy et le roi Felipe VI ont assisté à la traditionnelle parade militaire le long du boulevard du Paseo de la Castellana à Madrid pour commémorer l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique en 1492.

Mais l’humeur n’est pas franchement à la fête en Espagne, confrontée à sa plus grave crise politique depuis le retour de la démocratie en 1977, avec la volonté de divorce des indépendantistes au pouvoir en Catalogne.

D’autant que la journée a été endeuillée par la mort d’un pilote dans l’accident de son Eurofighter après avoir participé au défilé aérien de la fête nationale. L’avion de combat s’est écrasé pendant sa manœuvre d’approche à l’atterrissage à la base aérienne de Los Llanos près de la ville d’Albacete, à 300 km au sud-est de la capitale.

Au même moment, ils étaient plusieurs milliers à défiler dans les rues de Barcelone en scandant des messages hostiles aux dirigeants indépendantistes.

« Puigdemont en prison » criaient les manifestants en référence au président régional Carles Puigdemont, qui a organisé le dimanche 1er octobre un référendum d’autodétermination en dépit de l’opposition de Madrid et entend rendre indépendante cette région de 7,5 millions d’habitants, divisée sur la sécession.

Mercredi, Madrid a lancé un ultimatum au président séparatiste, lui donnant jusqu’à lundi 10H00 (08H00 GMT) pour « clarifier » sa position sur l’indépendance.

– ‘Défendre l’unité’ –

Si M. Puigdemont persiste, le gouvernement lui accordera un délai supplémentaire jusqu’au jeudi 19 octobre à 10H00 pour faire machine arrière, avant de prendre le contrôle de la Catalogne comme le lui permet l’article 155 de la Constitution.

La suspension de l’autonomie serait considérée par beaucoup de Catalans comme un affront. Elle pourrait déclencher des troubles dans cette région très attachée à sa langue et sa culture et qui avait récupéré son autonomie après la mort du dictateur Francisco Franco (1939-1975).

Jeudi, les opposants à l’indépendance ont souhaité montrer que « la Catalogne n’appartient pas » aux séparatistes, selon les mots de Laura Peña, employée de 26 ans dans une boutique de vêtements qui défilait à Barcelone.

« Tous les ans nous sortons avec le drapeau espagnol le jour de la fête nationale, mais encore plus cette année parce que nous devons défendre l’unité nationale. L’indépendance de la Catalogne nous affecterait tous, pas seulement ceux qui vivent en Catalogne », ajoutait Raquel Martinez, une étudiante de 18 ans née en Andalousie (sud).

La tension entre les deux camps monte depuis l’organisation du référendum interdit par la justice, émaillé de violences policières.

Les séparatistes disent l’avoir remporté avec 90% des voix et une participation de 43%, des chiffres invérifiables en l’absence d’une commission électorale indépendante.

Prudence et proportionnalité

M. Puigdemont a déclaré mardi soir devant le Parlement régional avoir reçu un « mandat des citoyens de Catalogne » pour déclarer unilatéralement l’indépendance.

Le leader séparatiste, qui a ensuite signé le texte sans qu’il soit soumis au vote, a suspendu la déclaration pour laisser une chance au dialogue et à une médiation qu’il appelle de ses voeux.

« Il n’y a pas de médiation possible entre la loi démocratique et la désobéissance, l’illégalité », a répondu M. Rajoy avec fermeté.

Le gouvernement espagnol a reçu le soutien du Parti socialiste, principal parti d’opposition, avant d’enclencher l’article 155 de la Constitution.

Les deux partis ont par ailleurs trouvé un accord pour étudier dans les mois à venir une réforme de la Constitution afin de tenter de résoudre la crise.

« L’article 155 est une disposition qui est assez large, on peut la moduler et c’est certainement ce que le gouvernement va faire dans une action qui est toujours guidée par la prudence et la proportionnalité », a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères Alfonso Dastis, ajoutant: « nous espérons qu’il n’y aura pas besoin d’utiliser la force ».

Une arrestation de Carles Puigdemont et de son entourage dans le cadre d’une enquête judiciaire déjà ouverte pour sédition n’est pas exclue non plus, même si M. Dastis a dit espérer « ne pas en arriver à cela ».

Madrid a déjà pris en septembre une mesure exceptionnelle en mettant sous tutelle les finances de la Catalogne, et de nombreuses entreprises, inquiètes de l’insécurité juridique, ont déménagé leurs sièges sociaux hors de la région.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2017 14h39)                

RDCongo: crash d’un avion de transport militaire, aucun survivant

septembre 30, 2017

Un avion de transport Antonov de l’armée congolaise s’est écrasé samedi à une centaine de kilomètres à l’est de Kinshasa, faisant « plusieurs dizaines » de morts parmi les passagers, a-t-on appris de sources concordantes.

L’appareil, qui venait de décoller en direction du Kivu (est), transportait « plusieurs dizaines de personnes », selon une source aéroportuaire qui a requis l’anonymat, et s’est écrasé dans la commune de N’sélé, qui fait partie du grand Kinshasa, à une centaine de km du centre de la capitale congolaise.

Sur place, un périmètre de sécurité a été bouclé par la Garde républicaine, a constaté une équipe de journalistes de l’AFP. L’appareil s’est abîmé sur une zone non habitée, composant un ancien domaine agro-industriel dépendant de la présidence.

Il n’y a eu « aucun survivant », selon une source municipale sur place jointe par l’AFP et s’exprimant également sous couvert d’anonymat.

L’avion, piloté par un équipage russe, transportait « deux véhicules et des munitions » ainsi que les personnels militaires d’accompagnement, selon une source à l’état-major de l’armée, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Selon cette source, il y avait « entre 20 et 30 personnes » à bord de l’appareil, qui avait décollé de l’aéroport de Ndolo, dans le centre de la capitale.

Un témoin joint sur les lieux du crash par l’AFP a indiqué que l’accident s’était produit vers 08h50 (07H50 GMT) et affirmé avoir vu l’avion qui « tombait », mais sans dégagement de fumée apparent.

Selon un autre témoin, un lieutenant de l’armée congolaise, l’appareil aurait au contraire pris feu dans le ciel avant de s’écraser et de provoquer une série d’explosions.

Un officier supérieur en charge des opérations de secours a indiqué à l’AFP que la carcasse de l’avion n’était plus qu’un « amas de ferraille » et que le site était jonché de « corps déchiquetés ».

L’accident aurait fait « entre une dizaine et une quinzaine » de morts, dont certains « Occidentaux », selon lui.

Au moins trois accidents d’avions de transport militaires ont déjà été enregistrés en RD Congo depuis 2000, dont un, celui d’un Illiouchine 76 qui avait perdu sa porte ventrale en plein vol le 8 mai 2003 entre Kinshasa et Lumumbashi, aurait fait quelque 200 victimes.

Romandie.com avec(©AFP / 30 septembre 2017 14h56)                

Mali: deux Casques bleus meurent dans un crash d’hélicoptère

juillet 26, 2017

Un équipage allemand près de son hélicoptère, à l’aéroport de Gao au Mali, le 25 juillet 2017 / © AFP/Archives / SOULEMAIN AG ANARA

Deux Casques bleus sont morts mercredi dans le crash vraisemblablement accidentel de leur hélicoptère dans le nord du Mali, ont annoncé les Nations unies, alors que de nouveaux affrontements ont été signalés dans ce pays particulièrement instable du Sahel.

L’hélicoptère faisait partie du contingent allemand de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), selon des responsables de l’ONU.

Le gouvernement allemand devait donner une conférence de presse mercredi soir à Berlin.

« Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali et chef de la Minusma, M. Mahamat Saleh Annadif, annonce avec consternation la survenue d’un crash d’hélicoptère de la mission onusienne aujourd’hui mercredi 26 juillet 2017, en début d’après-midi au sud de Tabankort dans la région de Gao », a indiqué la Minusma dans un communiqué.

« L’hélicoptère avait à son bord deux Casques bleus constituant l’équipage et qui, malheureusement sont tous décédés », poursuit le texte.

« Les indications préliminaires font état d’une défaillance technique. Les enquêtes ouvertes détermineront les circonstances exactes du crash », ajoute la Minusma.

« Nous sommes bouleversés par ce crash, je saisis cette opportunité pour présenter mes sincères condoléances aux familles des disparus », a déclaré M. Annadif, cité dans le communiqué. M. Annadif a également salué le « sacrifice suprême consenti par ces soldats de la paix ».

A New York, au siège de l’ONU, un porte-parole, Farhan Haq, a expliqué que l’hélicoptère s’était écrasé alors qu’il « surveillait des affrontements au sol ».

En mars 2015, deux militaires néerlandais de la Minusma avaient déjà péri dans un accident d’hélicoptère, également près de Gao.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes ont été en grande partie chassés par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013, à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de la Minusma (forte de 12.000 hommes), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

De violents affrontements entre groupes armés ont été signalés mercredi dans la région de Kidal (nord), à plusieurs centaines de kilomètres du lieu du crash de l’hélicoptère allemand.

Ces combats ont opposé le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, progouvernemental) et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg), qui sont pourtant signataires de l’accord de paix, selon une source militaire au sein de la mission de l’ONU.

« Il y a eu de nombreuses victimes et des prisonniers », a ajouté cette source, en soulignant qu’il s’agissait d’une « nouvelle violation du cessez-le-feu ».

Les belligérants, interrogés séparément par l’AFP, se sont rejeté la responsabilité de la reprise des hostilités.

L’armée allemande a renforcé depuis le début de l’année sa présence au Mali, avec l’arrivée de huit hélicoptères et de plusieurs centaines d’hommes, une décision emblématique de la montée en puissance européenne que la France appelle de ses vœux en Afrique.

Le contingent allemand de la Minusma, qui compte actuellement 639 membres, constitue le plus gros déploiement de la Bundeswehr à l’étranger.

Les quatre hélicoptères de combat Tigre ont pour fonction d’assurer la sécurité rapprochée des troupes et de participer à des missions de reconnaissance, au côté de blindés légers et de drones allemands.

Par ailleurs, début juillet, les dirigeants des pays du G5 Sahel (Mali, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso et Niger), aiguillonnés par la France, ont acté la constitution d’une force antijihadiste conjointe et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre.

Déployée dans un premier temps aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, avec un effectif initial de 5.000 hommes, la nouvelle force s’ajoutera aux troupes de l’opération Barkhane et de la Minusma.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juillet 2017 22h53)                

Cinq morts, dont trois Français, dans un crash d’avion au Portugal

avril 17, 2017

Lisbonne – Cinq personnes, dont trois Français et un Suisse, sont mortes lundi au Portugal quand un petit avion de tourisme s’est écrasé sur l’entrepôt d’un supermarché près d’un aérodrome de la région de Lisbonne, a annoncé la protection civile.

Les quatre occupants de l’avion immatriculé en Suisse, le pilote et ses trois passagers, ont tous péri dans l’accident, qui a également tué un homme se trouvant dans l’entrepôt du supermarché et fait trois blessés légers, selon un bilan communiqué à la presse par le commandant de la protection civile de la région de Lisbonne, André Fernandes.

 « Les victimes qui se trouvaient dans l’avion étaient trois Français et un Suisse », a-t-il indiqué, sans autre précision sur leur identité.

L’accident est survenu alors que l’avion, un bimoteur de dix mètres de long de modèle PA-31, venait de décoller de l’aérodrome de Tires, dans la commune de Cascais, afin de rejoindre Marseille, dans le sud de la France.

A moins d’un kilomètre de l’aérodrome, l’avion s’est écrasé sur un camion garé dans l’entrepôt du supermarché. Quelque 90 pompiers se sont rendus sur les lieux, maîtrisant rapidement l’incendie provoqué par l’accident, qui a également endommagé une maison adjacente.

Romandie.com avec(©AFP / 17 avril 2017 15h48) 

Crash en mer Noire: journée de deuil national lundi en Russie

décembre 25, 2016

Moscou – Le président russe Vladimir Poutine a annoncé dimanche qu’une journée de deuil national serait observée lundi en hommage aux victimes du crash d’un avion militaire russe en mer Noire avec 92 personnes à bord.

Demain (lundi, ndlr) sera déclaré journée de deuil national, a indiqué le chef de l’Etat à la télévision publique.

Une enquête soigneuse sera menée pour déterminer les causes de la catastrophe et tout sera fait pour soutenir les familles des victimes décédées, a-t-il ajouté.

Le locataire du Kremlin avait ordonné plus tôt au gouvernement de former une commission d’enquête pour déterminer les causes du crash. Le Premier ministre Dmitri Medvedev a confié la direction de cette commission au ministre des Transports Maxime Sokolov qui doit se rendre sur place dès dimanche.

Selon le ministère de la Défense, le Tupolev Tu-154 a disparu des écrans-radars à 05H27 (02H27 GMT), deux minutes après son décollage de l’aéroport de la station balnéaire de Sotchi, situé dans la commune d’Adler, sur les côtes de la mer Noire. Il se rendait à la base aérienne de Hmeimim, près de Lattaquié en Syrie et transportait plus de 60 membres des choeurs de l’Armée Rouge, ainsi que neuf journalistes de télévision.

Les autorités ont affirmé qu’il n’y avait pas de signes de survivants du crash.

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2016 12h26)             

Un avion militaire russe avec 91 personnes à bord s’écrase en mer Noire

décembre 25, 2016

Moscou – Un avion militaire russe transportant 91 personnes, dont des membres d’un chœur de l’armée, à destination de la Syrie s’est écrasé dimanche matin en mer Noire peu après son décollage, a annoncé le ministère de la Défense cité par des agences locales.

L’avion qui a décollé à 05H40 (02H40 GMT) de la ville d’Adler, située au sud de la station balnéaire de Sotchi sur la mer Noire, effectuait un vol de routine à destination de la base aérienne russe de Hmeimim, près de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie, selon le ministère.

Des débris de l’avion Tu-154 du ministère russe de la Défense ont été retrouvés à 1,5 kilomètre du littoral de la ville de Sotchi, à une profondeur de 50 à 70 mètres, a indiqué le ministère.

Le ministère a précisé que l’avion emmenait 83 passagers et huit membres d’équipage.

L’appareil transportait des soldats russes et des membres de l’Ensemble Alexandrov, l’un des chœurs de l’armée russe qui se rendait en Syrie pour participer aux fêtes du Nouvel an sur la base aérienne.

Parmi les passagers figuraient également neuf journalistes, a indiqué le ministère.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré aux agences russes que le président Vladimir Poutine avait été informé de la situation et qu’il était tenu au courant de l’évolution des recherches.

La Russie mène depuis septembre 2015 une campagne militaire, notamment aérienne, en Syrie pour soutenir le régime du président syrien Bachar al-Assad, un allié de longue date.

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2016 07h49)             

Football: L’Atlético Nacional sur le point d’offrir le titre à Chapecoense

novembre 29, 2016

Le monde du football se mobilise pour honorer la mémoire des disparus. Six passagers, dont quatre joueurs du club brésilien, ont été sortis vivants de la carcasse.

C’est un geste de classe que s’apprête visiblement à faire l’Atlético Nacional, après le crash de l’avion transportant le club brésilien de Chapecoense ayant fait 75 victimes.

Alors que la finale de Copa Sudamericana qui devait opposer les deux équipes (match aller ce mercredi à Medellin) a été logiquement suspendue par la Conmebol, la formation colombienne aurait demandé à l’instance d’attribuer le titre à son adversaire, selon plusieurs médias.

Six survivants dont quatre joueurs

Le joueur brésilien de 27 ans Alan Ruschel avait été le premier des six survivants du crash à avoir été acheminé à l’hôpital San Juan de Dios, à La Checa (Colombie), une commune proche du lieu de l’accident.

Le défenseur souffrirait de fractures multiples, notamment au bassin, et de lacérations sur la tête, ainsi que d’un traumatisme crânien. Mais il était conscient et aurait demandé à ce que l’on «garde précieusement son alliance de mariage» à son arrivée à l’hôpital.

Trois de ses coéquipiers ont également survécu au crash, même si la plupart souffrent de sévères traumatismes qui engagent leur pronostic vital. Il s’agit du gardien Danilo, de Jackson Follmann et de Hélio Hermito Zampier Neto. Alan Ruschel. Les deux autres survivants sont une hôtesse de l’air et un des nombreux journalistes qui accompagnaient la délégation brésilienne.

Tragédie sur la planète football

Trois jours de deuil national ont été décrétés au Brésil. Le vice-président de Chapecoense, Ivan Tozzo, a réagi sur SportTV, du groupe brésilien Globo, déplorant une «telle tragédie». Ses joueurs se rendaient à Medellin pour y affronter l’Atletico Nacional dans le match aller de la finale de la Copa Sudamericana, deuxième plus grande compétition de clubs d’Amérique latine.

Le directeur de l’Aviation civile, Alfredo Bocanegra, a précisé que parmi les passagers se trouvaient «22 footballeurs, 28 accompagnants et membres de l’équipe technique, 22 journalistes».

La fédération Conmebol a annoncé que la finale avait été suspendue, et le congrès de l’organisme du football sud-américain prévu ce mercredi à Montevideo reporté. Le président de la Conmebol, Alejandro Domínguez, était en route pour Medellin, selon un communiqué.

Les plus grands clubs de football du monde, tels le Real Madrid, le FC Barcelone ou Manchester United ont réagi en envoyant «leurs pensées» pour les victimes de la catastophe, dans des communiqués. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a évoqué «un jour très triste pour le football.»

Juan Carlos de la Cuesta, président du club Atletico Nacional, qui s’est rendu sur les lieux, a pour sa part déploré une «si grande tragédie», et exprimé, sur radio Caracol, sa «solidarité pour soutenir le club Chapecoense et les familles».

Le modeste club Chapecoense avait supris le football latino-américain en arrivant en finale de la Sudamericana pour la première fois de son histoire, après avoir éliminé en demi-finale la puissante équipe argentine de San Lorenzo.

 

(Le Matin.ch Créé: 29.11.2016, 15h06)

Colombie : 75 morts après le crash d’un avion

novembre 29, 2016

L’équipe brésilienne de Chapecoense, présente à bord, devait disputer le match aller de la finale de la coupe d’Amérique du sud de football. Il y a 6 survivants.

Le bilan est lourd: au moins 75 personnes ont perdu la vie dans le crash d’un avion ce lundi soir en Colombie, ont annoncé les autorités au lendemain du drame. L’appareil, qui transportait 81 personnes, dont l’équipe brésilienne de football Chapecoense, s’est écrasé près de l’aéroport José María Cordova de Rionegro, qui dessert Medellin. Le Brésil a décrété trois jours de deuil national après la mort de nombreux joueurs brésiliens.

Seules six personnes ont survécu à l’accident et ont été transportées vers les hôpitaux les plus proches, avant que les opérations de sauvetage ne soient interrompues en raison de fortes pluies. Huit heures après l’accident, les autorités ont confirmé que quatre sportifs faisaient partie des survivants. C’est le cas des défenseurs Alan Ruschel et Hélio Hermito Zampier Neto. Les chaînes d’informations TV channels Globonews and SporTV pensent aussi avoir identifié le gardien de but Danilo et son remplaçant Jakson Follmann.

Le défenseur brésilien Alan Ruschel a été pris en charge en urgence après le crash aérien qui a coûté la vie à 76 personnes lundi soir.

Le défenseur brésilien Alan Ruschel a été pris en charge en urgence après le crash aérien qui a coûté la vie à 76 personnes lundi soir. Crédits photo : STRINGER/REUTERS

Peu avant, l’aéroport avait indiqué sur son compte Twitter que «l’avion immatriculé CP2933 transportait l’équipe du @ChapecoenseReal». Cette équipe de football brésilienne se rendait à Medellin pour y affronter l’Atletico Nacional dans le match aller de la finale de la Copa Sudamericana (coupe d’Amérique du sud). À bord, se trouvaient les joueurs ainsi que leurs managers, plus d’une vingtaine de journalistes et des membres de l’équipage, selon les autorités aéroportuaires colombiennes, qui ont diffusé une liste des occupants de l’appareil.

L’avion était parti du Brésil et avait fait une escale à Santa Cruz de la Sierra en Bolivie, avant de repartir pour Rionegro, en Colombie. Un plan de vol très différent de celui qui était initialement prévu: selon l’agence espagnole EFE, les joueurs devaient au départ prendre un vol charter pour arriver directement du Brésil à Medellin en Colombie mais les autorités aéro-civiles brésiliennes (ANAC) s’y étaient opposées. Ce qui les a obligés à faire escale en Bolivie et à prendre un second avion.

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L’appareil de la compagnie bolivienne Lamia transportait 72 passagers et neuf membres d’équipage. Il s’est écrasé dans le lieu dit de Cerro Gordo (grosse montagne, en français), dans la commune de La Union, dans le centre ouest de la Colombie. Une zone difficile d’accès car très escarpée.

 L’accès au site du crash, situé à environ 50 kilomètres de Medellin, n’était possible que par voie terrestre en raison des «conditions climatiques» et «du manque de visibilité», a ajouté l’aéroport. Mais très vite, les secouristes ont entrepris d’évacuer des rescapés des lieux de la catastrophe

Les causes du crash restent pour le moment inconnues. «Selon le rapport que nous avons, l’avion a été porté disparu à 21h30 (3h30, heure de Paris) et l’accident a été enregistré à 22h34 (4h34)», a indiqué à l’Agence France-Presse un porte-parole de l’aéronautique civile, qui a mis en place un poste de commandement unifié à l’aéroport de Medellin pour gérer la situation. Entretemps, l’avion aurait émis un signal d’urgence faisant état de «pannes d’électricité». «Apparemment, l’avion est tombé en panne sèche», a pour sa part indiqué Elkin Ospina, maire de La Ceja, une commune voisine de La Union.

L’équipe brésilienne de Chapecoense se rendait à Medellin pour disputer mercredi la finale de la Copa americana, compétition très importante qui réunit les meilleurs clubs d’Amérique latine. Ce club, qui était encore en 4e division brésilienne en 2009, était monté en première division en 2014. La coupe d’Amérique du Sud a été suspendue, a annoncé mardi la Confédération de football de la région.

 

Lefigaro.fr par Patrick Bèle avec AFP et Reuters

Au moins 19 morts dans le crash d’un hélicoptère russe en Sibérie

octobre 22, 2016

Moscou – Au moins 19 personnes ont péri lorsqu’un hélicoptère s’est écrasé dans le nord-ouest de la Sibérie la nuit de vendredi à samedi dans de mauvaises conditions météorologiques, ont annoncé les enquêteurs chargés de l’affaire.

Un hélicoptère Mi-8 transportant 22 personnes s’est écrasé tard vendredi à l’extérieur de la ville de Novy Urengoy, et 19 personnes sont décédées de blessures multiples sur place, selon de premières informations, indique un communiqué du Comité d’enquête de la Fédération de Russie.

L’hélicoptère se rendait de la région sibérienne de Krasnoyarsk à la ville d’Urengoy, dans la région de Yamalo-Nenetsky, lorsqu’il s’est écrasé vendredi entre 14H00 et 15H00 GMT, selon les enquêteurs.

La branche régionale du ministère des Situations d’urgence a indiqué avoir été informée d’un atterrissage violent d’un hélicoptère vendredi, à quelque 80 km de Novy Urengoy, sans faire état de victimes dans un premier temps.

Des sauveteurs ont été déployés sur place et ont réussi à sortir trois survivants de l’épave, qui ont été hospitalisés à Novy Urengoy, selon le ministère.

Vladimir Poutine a présenté ses condoléances aux familles des victimes et le gouverneur de la région a décrété un jour de deuil samedi avec l’annulation des événements festifs et la mise en berne des drapeaux.

L’autorité de l’aviation civile russe a estimé qu’a priori, l’accident pourrait être lié à des conditions météorologiques défavorables.

Un Comité d’enquête a laissé toutes les options ouvertes affirmant que l’accident pouvait avoir été causé par une violation des règles de sécurité en vol, un problème mécanique ou des conditions météo difficiles.

Une enquête criminelle a été ouverte pour déterminer s’il y a eu violation des règles de sécurité, selon la même source.

Le ministère a précisé que le brouillard a entravé les recherches du site du crash, ainsi que les opérations de secours.

L’année dernière, un crash d’hélicoptère similaire avait fait 15 morts près de la ville sibérienne d’Igarka.

Romandie.com avec(©AFP / 22 octobre 2016 13h40)

Vol MH370: un nouvel élément vient étayer la thèse du crash volontaire

août 1, 2016

L'aileron retrouvé à La Réunion, provenant du vol MH370, prouve, selon un expert canadien, que l'avion a été piloté jusqu'au bout.

L’aileron retrouvé à La Réunion, provenant du vol MH370, prouve, selon un expert canadien, que l’avion a été piloté jusqu’au bout. AFP Photo/Yannick Pitou

Un expert en accidents d’avions, qui se base sur l’analyse du fragment d’aile trouvé l’an passé à La Réunion, se demande si le crash du vol MH370 n’a pas été volontaire. L’équipe de recherche officielle n’exclut pas cette possibilité.

Alors que les recherches pour retrouver l’épave du vol MH370 de la Malaysia Airlines, qui s’est volatilisé en mer le 8 mars 2014, sont en passe d’être abandonnées, un expert canadien relance l’hypothèse d’un crash volontaire.

Ce lundi, la BBC rapporte les propos de Larry Vance, ancien responsable du Bureau de la sécurité aérienne canadien – il a conduit plus de 200 enquêtes sur des crash aériens -, tenus auprès de la télévision australienne: « Quelqu’un pilotait l’avion jusqu’à la fin. Quelqu’un a mené l’avion dans l’eau. Il n’y a pas d’autre hypothèse. »

Le fragment d’aile trouvé à La Réunion, pièce à conviction

Cet expert se base sur l’examen des dommages d’un morceau d’aile retrouvé sur l’île de la Réunion en 2015, soit plus d’un an après la mystérieuse disparition, pour étayer ses affirmations. Selon lui, l’aspect dentelé du volet-aileron retrouvé suggère une érosion plutôt qu’une casse, et cela n’aurait pas été possible si l’appareil était simplement tombé dans l’eau.

LIRE AUSSI >> Débris du MH370 disparu: « La concrétisation du pire scénario pour les familles »

Le Canadien estime que le pilote, le Malaisien Zaharie Ahmad Shah, a déployé cet aileron pour atterrir, preuve selon lui que quelqu’un était bien aux commandes à ce moment-là. « Vous ne pouvez pas le déployer autrement que par une décision humaine », affirme Larry Vance.

« Une possibilité que quelqu’un ait gardé le contrôle »

Un autre élément pourrait renforcer sa théorie. Les recherches de l’avion ont été délimitées dans une zone de 120 000 km2, à 2 000 km des côtes australiennes. Les experts l’avaient sélectionnée en imaginant la distance que le Boeing 777 avait pu effectuer en pilote automatique, après avoir disparu des radars. Or, selon un membre du comité officiel de recherche de l’appareil, si sa carcasse n’a pas été localisée, c’est peut-être qu’elle ne se trouve pas dans la zone délimitée initialement. Et donc que le pilote avait le contrôle sur la trajectoire de l’avion.

Peter Foley, qui dirige les recherches du MH370 pour le Bureau australien de la sécurité aérienne, admet qu’il y a « une possibilité que quelqu’un ait gardé le contrôle à la fin ». Il ajoute « chercher activement des preuves » pour donner suite à cette hypothèse.

Autre détail troublant: le 22 juillet, le New York Magazine a relaté le contenu d’un rapport de la police malaisienne, selon lequel le pilote aurait testé un trajet le conduisant au sud de l’Océan indien, sur un simulateur de vol qu’il avait lui-même élaboré. Un trajet différent de celui initialement prévu par la compagnie le 8 mars 2014, mais proche de là où a été retrouvé l’aileron. Les données avaient ensuite été effacées de ce simulateur, mais les enquêteurs les ont retrouvées dans le disque dur du pilote de 53 ans.

L’épave, toujours disparue

Le vol MH370 de la Malaysia Airlines a disparu des écrans radars le 8 mars 2014, avec 239 personnes à son bord, dont quatre Français. L’aileron retrouvé sur le rivage de l’île de la Réunion a été le premier élément permettant de relancer les investigations. D’autres débris ont ensuite été découverts au Mozambique et à Maurice, mais, à ce jour, les enquêteurs n’ont mis la main ni sur les boîtes noires, ni sur l’épave de l’appareil.

Le 22 juillet, les ministres de trois pays engagés dans les recherches (l’Australie, la Chine et la Malaisie) ont annoncé que les espoirs de retrouver cette carcasse s’amenuisaient et qu’ils suspendaient les recherches. Plus de deux ans après la disparition de l’appareil, le mystère est toujours intact.

Lexpress.fr