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La mode musulmane indonésienne veut séduire loin

mars 24, 2017

 

Défilé de la créatrice indonésienne Rani Hatta lors de la Fashion Week de Tokyo, le 22 mars 2017 / © AFP/Archives / Behrouz MEHRI

Des formes amples et souples, du gris, du blanc, du noir, des coupes sport sobres et nettes: la couturière indonésienne Rani Hatta veut effacer les frontières entre « mode pudique » d’inspiration islamique et mode tout court.

Echappant au hijab sans y renoncer vraiment, ses mannequins portent pour sa collection automne/hiver, présentée cette semaine à la Tokyo Fashion Week, des casquettes de baseball stylisées, sur une cagoule et de larges et épais cols roulés.

 « Je suis indonésienne et je crée donc des vêtements pour les musulmans », explique Mme Hatta à l’AFP. « Mais mes créations sont universelles et peuvent être portées par tous ».

De larges bandes rouges telles de géantes sutures viennent parfois briser la sage monochromie. Les matériaux, composés principalement de coton et polyester mélangés et de non-tissé, donnent un air de modernité tandis que pantalons et hauts amples, ainsi que longs gilets sont le gage de ce que les anglo-saxons appellent « modest wear » ou « mode pudique ».

Des mannequins se préparent pour un défilé de la couturière indonésienne Rani Hatta à Tokyo, le 22 mars 2017 / © AFP / Behrouz MEHRI

Les jeunes musulmans indonésiens trouvent des moyens de respecter le code vestimentaire de leur religion tout en explorant des tendances nouvelles, affirme la couturière.

« Je veux montrer au monde qu’en fait la mode pudique peut être très cool et universelle et ne se résume pas à des longues robes noires ou choses de ce genre », dit Rani Hatta.

« Dans mon pays, la jeune génération trouve le hijab très ringard et ne veut pas le porter. J’ai donc conçu quelque chose spécialement pour nous afin que les jeunes soient fiers de porter le hijab ».

Une mannequin présente une création de Rani Hatta lors de la Fashion Week de Tokyo, le 22 mars 2017 / © AFP / Behrouz MEHRI

– Une clientèle universelle –

Le secteur de la mode islamique se développe rapidement et des maisons telles que les Italiens Dolce & Gabbana ou la marque de prêt-à-porter japonaise Uniqlo proposent des vêtements de style musulman. En 2015, Uniqlo a recruté la styliste Hana Tajima pour concevoir une ligne destinée aux femmes musulmanes.

L’habillement islamique d’Indonésie est radicalement différent de celui de l’Arabie Saoudite ou de certains pays du Golfe, où certaines femmes portent le niqab ou voile intégral, qui recouvre tout le visage à l’exception des yeux.

Défilé de la créatrice indonésienne Rani Hatta à Tokyo, le 22 mars 2017 / © AFP / Behrouz MEHRI

Les musulmans devraient représenter 30% de la population du globe d’ici 2050, selon le centre de recherche américain Pew Research Center. « Et nous avons en Indonésie une population de 250 millions dont 70 à 80% de musulmans », souligne Lenni Tedja, qui dirige la Jakarta Fashion Week.

« Le +modest wear+ est devenu très créatif, très mode, très stylé, c’est pourquoi de plus en plus de jeunes s’y mettent », dit-elle à l’AFP. Et le secteur indonésien de la mode voit un potentiel au-delà des clients musulmans ».

« Notre +modest wear+ pourrait être porté aussi par des non musulmans sans couvrir la tête … Le marché est donc très vaste ».

Romandie.com avec(©AFP / 24 mars 2017 13h32)

La Canada s’attaque à la radicalisation des jeunes

août 15, 2016

Montréal – Le Canada va s’attaquer à la radicalisation des jeunes aux idées jihadistes, après la mort d’un d’entre eux qui avait prêté allégeance au groupe Etat islamique et les deux attaques contre des militaires en 2014, a annoncé lundi le gouvernement.

Un centre pour la sensibilisation et la lutte contre la radicalisation va être créé au niveau fédéral, a indiqué Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique.

A la suite de l’attaque terroriste avortée la semaine dernière à Strathroy, une petite localité du sud de l’Ontario (centre), le Canada est préoccupé par les loups solitaires attirés par des idéologies perverses et extrêmes qui font la promotion de la violence.

Mercredi dernier, un Canadien de 24 ans a été tué à Strathroy après avoir déclenché un engin explosif à l’arrière d’un taxi cerné par les forces de sécurité.

C’est une vidéo du jeune homme prêtant allégeance au groupe EI et avertissant d’une attaque meurtrière, qui a permis aux policiers d’intervenir avant son passage à l’acte.

A l’automne 2014, deux jeunes radicalisés ont perpétré des attaques au Québec et dans la capitale fédérale Ottawa au cours desquelles deux militaires ont été tués.

Plus d’une centaine de Canadiens ont rejoint les rangs des combattants de l’EI en Syrie et en Irak ces dernières années et beaucoup d’autres ont été bloqués avant de s’envoler pour la Turquie.

M. Goodale a visité lundi à Montréal le centre de prévention de la radicalisation ouvert par la municipalité après le départ pour la Turquie de sept adolescents en janvier 2015, et l’arrestation à l’aéroport de dix autres âgés de 15 à 18 ans quelques semaines plus tard. Un centre similaire existe également à Calgary, en Alberta (ouest).

Le centre de Montréal effectue un travail qui entre dans la catégorie des pratiques exemplaires, a dit M. Goodale lors d’une conférence de presse.

Le gouvernement compte s’en inspirer pour l’élaboration d’une véritable stratégie nationale pour contrer la radicalisation.

Quel est l’antidote à ce poison’ Nous nous targuons de former une société généreuse et diversifiée. Si nous voulons qu’il en soit toujours ainsi, nous devons être parmi les meilleurs au monde dans le traitement de la radicalisation et dans les tentatives de désamorcer les tragédies avant qu’elles ne se produisent.

Avec ces précédents et les attaques en France, en Belgique ou en Allemagne, aucun endroit n’est à l’abri de la menace terroriste, a estimé le ministre.

Romandie.com avec(©AFP / 15 août 2016 21h01)

Zimbabwe: l’ancienne vice-présidente Joice Mujuru lance son parti politique

février 17, 2016

Harare – L’ancienne vice-présidente du Zimbabwe, Joice Mujuru, tombée en disgrâce auprès du président Mugabe et expulsée du parti au pouvoir fin 2014 après des rumeurs de complot contre le chef de l’Etat a annoncé mercredi qu’elle avait lancé sa propre formation politique.

Joice Mujuru a confirmé mercredi auprès de l’AFP le nom de son futur parti : We Are People First (Nous sommes le Peuple d’abord). Nous ne dirigeons pas le peuple, le peuple se dirige lui-même, a-t-elle ajouté.

L’ex-favorite à la succession de Robert Mugabe a été évincée de son poste de vice-présidente en 2014 au cours d’une purge surprise qui a coûté leur place à nombre de ses soutiens.

Elle est notamment dans le collimateur de Grace Mugabe, la première dame, qui l’a accusée de vouloir renverser le président, ce dont elle se défend affirmant qu’il n’y a aucune preuve.

Joice Mujuru, 60 ans, a depuis été remplacée par Emmerson Mnangagwa, un des fidèles lieutenants de Robert Mugabe, surnommé le Crocodile pour son caractère impitoyable.

Avant d’être écartée de la ZANU-PF, le parti au pouvoir, Joice Mujuru, veuve de Solomon Mujuru, premier chef noir de l’armée du pays, a occupé des postes ministériels dans tous les gouvernements depuis l’indépendance en 1980.

En septembre, elle avait publié un manifeste où elle proposait de revenir sur des mesures clés prises par le président Robert Mugabe, révélant ainsi ses intentions de défier politiquement le chef de l’Etat.

Elle y proposait notamment de revenir sur les lois d’indigénisation, qui exigent que la majorité des parts des entreprises soient détenues par des Zimbabwéens, une condition qui représente un obstacle majeur pour les investissements étrangers.

Jouissant toujours d’une forte popularité au Zimbabwe, elle devra cependant faire face à une tâche de grande ampleur pour imposer son nouveau parti dans un paysage politique dominé par la ZANU-PF.

C’est une tâche herculéenne. Le parti va devoir être extrêmement créatif pour devenir un candidat sérieux au pouvoir, estime l’analyste politique Takura Zhangazha, interrogé par l’AFP.

Combattre la ZANU-PF ne va pas suffire. Le parti devra être différent, pas seulement de la ZANU-PF mais aussi de formations d’oppositions comme le Mouvement pour le Changement Démocratique (MDC), poursuit-il.

Ces dernières années, le MDC de Morgan Tsvangirai a occupé la place d’opposant principal à Mugabe.

En tête au premier tour des élections de 2008, M. Tsvangirai avait été contraint de se retirer du second tour après des violences qui avaient fait plus de 200 morts dans ses rangs.

Premier ministre dans un gouvernement de partage du pouvoir, il n’a jamais pu faire entendre sa voix et concurrencer sérieusement l’autorité de M. Mugabe.

En 2013, lors des dernières élections, il avait été battu dès le premier tour par Robert Mugabe, élu avec 61% des voix lors d’un scrutin entaché de soupçons de fraudes.

Au pouvoir depuis 1980, le président zimbabwéen qui fêtera dimanche ses 92 ans n’a pour le moment pas fait part de son choix pour lui succéder mais a d’ores et déjà été désigné candidat de son parti pour la présidentielle de 2018.

Le mois dernier, il est apparu à la tribune du sommet de l’Union Africaine, dont il quittait la présidence, délivrant un long discours et mettant un terme aux rumeurs selon lesquelles il avait eu une attaque cardiaque mortelle lors de ses vacances en Asie.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2016 13h58)

L’Opposition syrienne annonce la composition d’un « Conseil national »

septembre 15, 2011

L’opposition syrienne a présenté la liste des cent quarante membres d’un ‘Conseil national’ destiné à coordonner leur lutte contre le régime de Damas, jeudi 15 septembre, à Istanbul.

Les opposants ont affiché leur unité derrière trois principes : la continuation de la lutte jusqu’à la chute du régime de Bachar Al-Assad, le recours à des moyens pacifiques et le maintien de l’intégrité territoriale de la Syrie.

60 % DES MEMBRES VIVENT EN SYRIE

Soixante pour cent des membres du Conseil, dont la création avait été annoncée le 23 août, vivent en Syrie, le solde étant constitué de dissidents en exil, a affirmé Abdulbaset Sida, un de ses membres, au cours d’une conférence de presse.

Le Conseil n’a pas encore nommé son président. ‘Parce que nous sommes dans un processus démocratique. Il s’agit d’une réunion inaugurale’, a justifié Yaser Tabbara, un des membres du Conseil.

Le Canada, les Pays-Bas, le Japon et le Soudan ont dépêché des diplomates en tant qu’observateurs à la conférence.

LeMonde.fr