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Le FMI abouti à un accord de facilité élargie de crédit avec le Congo

novembre 8, 2021

Les communiqués de presse de fin de mission contiennent des déclarations des équipes des services du FMI qui rendent compte de leurs conclusions préliminaires après leur visite dans un pays. Les avis exprimés dans la présente déclaration sont ceux des services du FMI et ne correspondent pas nécessairement à ceux du conseil d’administration du FMI. À partir des conclusions préliminaires de cette mission, les services du FMI établiront un rapport qui, sous réserve de l’approbation de la direction, sera présenté au conseil d’administration pour examen et décision.

  • L’équipe du FMI est parvenue à un accord au niveau des services avec les autorités de la République du Congo sur un programme de trois ans au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) pour aider le pays à maintenir la stabilité macroéconomique et impulser une reprise économique dans le contexte de la pandémie.
  • La politique budgétaire jouera un rôle central dans le renforcement de la reprise tout en contenant les risques et en maintenant la viabilité de la dette. Il sera également essentiel de donner la priorité aux dépenses sociales et d’infrastructures telles que reprises dans le Plan National de Développement 2022/2026.
  • L’avancement des réformes en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption sera essentiel pour améliorer l’efficacité des dépenses publiques, l’environnement des affaires et la confiance économique.

Washington, DC : Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Pritha Mitra, Cheffe de mission pour la République du Congo, a effectué une mission virtuelle auprès des autorités congolaises du 7 au 15 octobre et le 4 novembre 2021, afin de discuter d’un programme devant être soutenu par un accord de la Facilité élargie de crédit (FEC) [1] du FMI.

Au terme de la mission, Mme Mitra a fait la déclaration suivante :

« L’équipe du FMI est parvenue à un accord au niveau des services avec les autorités de la République du Congo sur un programme de trois ans qui pourrait être appuyé par un accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant de 324 millions de DTS ou $ 1,1 milliard. Le programme économique viserait à maintenir la stabilité macroéconomique et impulser une reprise économique dans le contexte de la pandémie et, dans les années à venir, à favoriser une croissance plus élevée, plus résiliente et inclusive.

« Après avoir été durement touchée par la pandémie de COVID-19 et les chocs des prix du pétrole, l’activité économique redémarre lentement, avec une croissance du PIB réel qui devrait passer de -0,2 % en 2021 à 2,4 % en 2022. Cette reprise devrait être stimulée par la hausse des prix du pétrole, le rebond de la production pétrolière du Congo, le déploiement des vaccins, les dépenses sociales, le remboursement des arriérés intérieurs et l’expansion de l’agriculture, de l’exploitation minière et des services. Cependant, les perspectives sont entourées d’une incertitude importante avec des risques de nouvelles vagues de pandémie et de volatilité des prix du pétrole.

« La politique budgétaire jouera un rôle central dans le renforcement de la reprise tout en gérant les risques et en maintenant la viabilité de la dette. La priorité accordée aux dépenses sociales et d’infrastructures, en particulier dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’agriculture, sera essentielle pour renforcer la résilience de l’économie et améliorer la croissance inclusive. La mobilisation des recettes et la réduction des dépenses non prioritaires soutiendront ces objectifs tout en permettant l’assainissement budgétaire progressif nécessaire pour renforcer la soutenabilité de la dette.

« Dans ce contexte, il serait approprié de cibler un déficit primaire non pétrolier de 15,5 % du PIB non pétrolier dans le budget de l’exercice 2022. L’amélioration des recettes facilitera l’augmentation de l’assistance sociale et des dépenses d’investissement indispensables tout en réduisant le déficit primaire hors pétrole de 1,7 % du PIB hors pétrole par rapport à son niveau de 2021. À cette fin, il sera important d’augmenter le recouvrement des arriérés d’impôts, de réduire les exonérations fiscales et douanières, et de poursuivre fermement les réformes déjà engagées en matière de politique et d’administration fiscales, ainsi que la réduction des transferts aux entreprises publiques (EsP).

« À moyen terme, ces efforts budgétaires devraient être soutenus par une révision du régime fiscal dans le secteur pétrolier, une suppression plus importante des exonérations de TVA et une rationalisation des autres dépenses fiscales, une amélioration des pratiques de passation des marchés et une gestion plus efficace des investissements publics.

« Projetée à 94 % du PIB à la fin de 2021, la dette est soutenable mais des vulnérabilités importantes persistent. Les principaux sont les risques de liquidité et celles liées aux chocs négatifs sur les prix du pétrole. Alors que les besoins immédiats en liquidités sont soutenus par l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) du G20, relever ces défis nécessitera une stratégie renforcée de gestion de la dette et une amélioration des statistiques de la dette. Ces mesures viendront compléter les remboursements substantiels en cours de la dette extérieure—suite à une restructuration des prêts commerciaux extérieurs—et les remboursements des arriérés intérieurs. En attendant l’apurement des arriérés extérieurs et la conclusion des négociations de restructuration en cours, la dette est classée comme étant en « détresse ».

« Le remboursement des arriérés intérieurs, qui permet de réduire les créances douteuses, renforce la stabilité financière. À cet égard, la finalisation rapide de l’audit des arriérés intérieurs accumulés au cours de 2019-2020 et la communication claire de tout nouveau plan de remboursement des arriérés intérieurs seront essentielles.

« L’avancement des réformes en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption sera essentiel pour améliorer l’efficacité des dépenses publiques, l’environnement des affaires et la confiance économique. Les mesures prévues comprennent le dépôt au Parlement de la nouvelle loi anti-corruption, l’audit et la publication des informations relatives à la production pétrolière et aux revenus pétroliers effectivement perçus par le gouvernement, ainsi que le renforcement de la gestion des finances publiques – par l’audit des dépenses liées à la pandémie, et l’adoption d’un contrôle et d’une transparence accrus des dépenses publiques et le recouvrement des recettes pétrolières et non pétrolières.

« Un plus grand soutien des partenaires au développement sera essentiel à la réussite de la mise en œuvre de la stratégie de réforme économique et structurelle des autorités.

« La mission a rencontré le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, M. Rigobert Roger Andely, et d’autres hauts fonctionnaires du gouvernement. La mission du FMI a également rencontré des représentants de la société civile, du secteur privé et des partenaires au développement.

« L’équipe du FMI remercie les autorités pour leur forte coopération et pour les discussions franches et constructives qui ont eu lieu».


[1] La FEC est un accord de prêt qui permet un engagement soutenu du programme à moyen et à long terme en cas de problèmes prolongés de balance des paiements.

Département de la communication du FMI
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Avec Sacer-infos par Stany Frank

Chine : 330 millions d’euros attendus pour le cacao ivoirien

juin 25, 2020

Cacao en Côte d'Ivoire.

Cacao en Côte d’Ivoire. © Fernando Llano/AP/SIPA

 

La Côte d’Ivoire veut développer des unités de transformation et de stockage, afin notamment d’influencer la valorisation du cacao ivoirien.

Le régulateur de la filière ivoirienne du café-cacao va-t-il enfin réaliser son ambition de remonter la chaîne de valeur de l’industrie cacaoyère ? L’État ivoirien, via le ministère de l’Économie et des Finances, a validé en pleine période du Covid-19 les projets de deux usines de broyage de cacao et de construction d’une dizaine d’entrepôts de stockage dans le pays.

Le Conseil café-cacao (CCC) envisage d’emprunter environ 330 millions d’euros auprès d’acteurs chinois pour financer ces projets, sur garantie souveraine de l’État ivoirien, pour financer ces installations.

Des banques chinoises fortement actives en Côte d’Ivoire

L’octroi du crédit sera facilité par le partenaire asiatique de CCC : China Light Industry Design Co Ltd (CNDC).

Peu connu sur le continent, CNDC est une entreprise publique chinoise active dans les projets d’ingénierie, de passation de marchés, de construction et de mise en service dans l’industrie légère, l’agro-industrie ou encore la médecine. Sa maison mère est le conglomérat d’État China Haisum Engineering Co., coté à la Bourse de Shenzhen, où sa valorisation frôle 3 milliards de dollars.

Les fonds obtenus par CCC seront remboursés sur les revenus de cet acteur incontournable tant dans la fiscalité du secteur du cacao en Côte d’Ivoire, que dans la mise en relation entre exportateurs et négociants, d’une part, et les producteurs locaux de l’or brun.

Si l’identité des futurs bailleurs de fonds chinois n’est pas encore connue, il faut noter que la Banque chinoise d’import-export, China Exim Bank, a déjà financé plusieurs projets majeurs en Côte d’Ivoire, comme l’extension du port d’Abidjan durant la décennie passée. China Exim Bank connaît également l’industrie du cacao ouest-africain, pour avoir financé déjà les opération du Cocobod, régulateur de ce secteur au Ghana. Industrial and Commercial Bank of China ainsi que China Development Bank sont également très actives dans le financement de projets en Côte d’Ivoire.

Objectif : réduire la dépendance aux pressions du marché

Le projet, évoqué dès la fin 2019, est décliné en la construction d’unités industrielles de transformation de cacao à Abidjan et à San Pedro, d’une capacité de 50 000 tonnes, censé permettre une revalorisation du cacao ivoirien encore trop souvent exporté à l’état brut. Le CCC entend aussi construire deux entrepôts pouvant stocker 150 000 tonnes chacun, qui devraient permettre de contrôler la mise sur le marché du cacao et, par là, influencer l’offre et les cours de cette matière première.

« C’est la vision du président Alassane Ouattara que nous exécutons, pour permettre aux paysans d’avoir un prix décent. Ce plan ne nous mettra plus sous la pression du marché international » a confié à Jeune Afrique, Yves Koné, le directeur général du CCC. Une école de formation de formation aux métiers du chocolat est prévue. Le site d’Abidjan sera bâti dans la nouvelle zone industrielle du PK 24 d’Akoupé-Zeudji, au nord de la capitale économique.

Depuis deux ans, la Côte d’Ivoire et le Ghana oeuvrent à la création d’une « Opep du cacao » pour influencer les cours mondiaux. Les deux États qui représentent plus de 60% de l’offre mondiale ont instauré à partir de la campagne de commercialisation de la récolte 2020-2021, un mécanisme de différentiel de revenu décent (DRD) de 400 dollars la tonne sur tous les contrats conclus avec les négociants et exportateurs.

Avec Jeune Afrique par Baudelaire Mieu à Abidjan

Le mariage, plus tardif et personnalisé, se paie à crédit

octobre 8, 2017

Le mariage, plus tardif et personnalisé, se paie à crédit / © AFP/Archives / MYCHELE DANIAU

Convoler sans l’aide de papa-maman: de nombreux couples financent leur mariage à crédit, un phénomène dû au recul de l’âge moyen lors des noces désormais envisagées comme un achat plaisir, selon les spécialistes du secteur.

« L’âge du mariage recule en France et atteint aujourd’hui 32 ans pour les femmes et 34 ans pour les hommes », relève ainsi Stéphane Seban, qui organise à Nice, pour la seconde année consécutive, un salon du mariage où 10.000 visiteurs sont attendus ce week-end.

« Alors qu’avant papa-maman finançaient souvent la fête, aujourd’hui, à 30 ans passés, le mariage vient officialiser une situation de vie commune – avec souvent des enfants – et constitue l’occasion d’organiser une belle fête pour se faire plaisir ».

Et « comme les parents sont moins présents et qu’on paye soi-même la fête, on la personnalise davantage, on la veut réussie, ce qui coûte de l’argent », résume-t-il.

Croisés au salon du mariage de Nice, Damien, 36 ans, directeur d’une agence de nettoyage, et Laurence, 32 ans, employée de banque, prévoient ainsi un budget de 35.000 euros pour leur mariage prévu en septembre prochain.

« Notre apport personnel est de 20.000 euros que nous avons épargnés », expliquent ces parents de deux enfants, qui ont prévu d’emprunter le reste auprès de la banque où la future mariée travaille.

Autres visiteurs, Anthony, représentant, et Audrey, mère au foyer de trois enfants, âgés de 31 ans, prévoient un budget limité à 10.000 euros pour une centaine d’invités.

« On rogne sur tous les codes classiques coûteux: pas d’alliances mais un tatouage, un mariage l’après-midi dans un jardin qu’on va louer à un particulier, un food-truck pour la restauration, une robe de mariée commandée à une créatrice à l’étranger pour une somme dix fois moindre qu’une robe classique, un orchestre plutôt qu’un DJ », expliquent-ils.

Si beau-papa participe à hauteur de 3.000 euros, le couple en a déjà emprunté 5.000 à un organisme de crédit.

« Vu ma situation professionnelle, j’ai essuyé quatre refus avant de trouver finalement ce prêt à la consommation remboursable en trois ans à un taux de plus de 5% », témoigne le futur marié.

– Un marché d’environ 3 milliards –

Selon les organisateurs du salon du mariage, le budget moyen d’un mariage en France, en progression de 4% sur l’année 2016, avoisine 12.000 euros. Avec 240.000 unions par an, le marché du mariage pèse environ 3 milliards d’euros, soit l’équivalent du secteur du jouet.

Les banques commencent pourtant tout juste à investir cette niche. La Caisse d’Épargne Ile-de-France était ainsi présente pour la première fois au salon du mariage de Paris dont la dernière édition a attiré 40.000 visiteurs mi-septembre.

« Nous avons été surpris du nombre de personnes qui nous ont sollicités », indique Guirec Provoyeur, responsable de l’offre bancarisation et crédit de la banque. Cette dernière proposait une offre spéciale jeunes mariés, à des taux compris entre 1,50% et 2,50% pour des montants allant jusqu’à 50.000 euros remboursables de 2 à 4 ans.

« Dans le contexte actuel de forte mobilité bancaire, c’est évidemment un moyen de séduire de nouveaux clients », indique le banquier, qui précise que le montant moyen emprunté par mariage est de 9.000 euros.

« L’idée pour une banque, c’est d’acquérir une clientèle qui reviendra la voir plus tard, notamment dans le cadre d’un projet immobilier », ajoute Stéphane Seban.

Cependant, tous les futurs mariés ne cèdent pas aux sirènes du crédit. Justine, 24 ans, comptable, et Romain, conducteur de travaux de 25 ans, projettent de se marier en 2019, mais n’envisagent pas d’emprunter.

« On vient déjà de le faire pour acheter notre appartement, alors on ne va pas recommencer pour notre mariage, on préfère économiser d’ici là, pour si possible ne rien demander à nos parents », explique le couple, qui prévoit de dépenser 20.000 euros pour ces noces.

Romandie.com avec(©AFP / 08 octobre 2017 12h43)                

Le FMI accorde un crédit de 642 millions de dollars au Gabon

juin 20, 2017

Washington – Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé mardi un crédit de 642 millions de dollars au Gabon, dont l’économie souffre d’une chute des prix du pétrole comme d’autres pays producteurs d’Afrique centrale.

Quelque 98,8 millions de dollars seront déboursés immédiatement sur ce prêt échelonné sur trois ans, qui représente plus de deux fois le montant des quote-parts du Gabon auprès de l’institution, indique le communiqué du FMI.

Il s’agit d’encourager des politiques budgétaires « prudentes » afin de rendre l’endettement du pays viable alors que le déclin de la croissance s’est accentué l’année dernière.

Le Produit intérieur brut (PIB) gabonais n’a progressé que de 2,1% en 2016 contre 3,9% l’année d’avant, en raison notamment de la chute des prix du pétrole depuis le milieu de 2014.

Le déficit des comptes courants a soudainement grimpé à plus de 10% du PIB en 2016, alors que le pays affichait un excédent de 2010 à 2014.

Ce programme d’aide fait suite à l’appel des chefs d’Etat des six pays de la Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale, Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad) qui en décembre dernier à Yaoundé avaient demandé l’aide du FMI entre autres.

Ils craignaient notamment une dévaluation du franc CFA.

Le crédit sur trois ans accordé au Gabon « poursuit la stratégie adoptée par les chefs d’Etats de la Cémac au sommet de décembre 2016 », affirme le FMI.

« Reconnaissant le bouleversement politique et économique potentiel que provoquerait un changement du régime de changes, ils (les pays membres du Cémac) sont tombés d’accord sur une stratégie de maintien de l’ancrage actuel (du franc CFA), tout en mettant en place des ajustements budgétaires dans chaque pays », affirme le Fonds.

La Centrafrique et le Tchad ont déjà un programme avec le FMI tandis que des missions du Fonds se sont rendues récemment au Cameroun, en Guinée équatoriale et au Congo.

Le franc de la Coopération financière en Afrique (CFA) bénéficie d’une parité fixe avec l’euro, garantie par Paris (1 euro pour 655,957 FCFA).

L’Afrique francophone avait subi en janvier 1994 une dévaluation de 50% de sa monnaie, créée en 1945 et utilisée par les 6 pays de la Cémac et les 8 membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA, Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo).

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2017 22h54)