Posts Tagged ‘crime contre l’humanité’

Demande de grâce de l’ex-président Fujimori, emprisonné et malade

juillet 23, 2016

L’ancien président du Pérou Alberto Fujimori, 77 ans, qui purge une peine de 25 ans de prison pour corruption et crime contre l’humanité, a déposé une demande de grâce. Ses partisans manifestent pour qu’il fasse l’objet d’une mesure de clémence pour raisons médicales.

« Alberto Fujimori a présenté un recours en grâce auprès du ministère de la Justice. Il sera transmis conformément à la Constitution et à la loi », a déclaré samedi sur son compte Twitter le président du Conseil des ministres, Pedro Cateriano.

Les motifs invoqués dans cette demande n’ont pas été précisés.

En 2013, la famille de l’ancien dirigeant avait déjà formulé une demande de grâce, repoussée par le président Ollanta Humala au motif que l’état de santé de M. Fujimori n’était pas jugé assez grave pour qu’il en bénéficie. Une telle grâce relève des prérogatives présidentielles, selon la législation péruvienne.

Vendredi soir, des centaines de partisans de l’ancien président ont défilé dans le centre de Lima pour réclamer sa mise en liberté, en rappelant la lutte qu’il avait menée contre la guérilla maoïste du Sentier lumineux.

Problèmes de langue
Alberto Fujimori, au pouvoir de 1990 à 2000, avait été transféré en urgence le mois dernier dans une clinique en raison d’hypertension et de douleurs à la langue. M. Fujimori a déjà été hospitalisé ces derniers mois pour divers problèmes de santé, en particulier un cancer de la langue, et avait été transféré à plusieurs reprises ces dernières années de sa prison vers une clinique.

Sa fille Keiko, 41 ans, a été battue de justesse en juin dernier à l’élection présidentielle face au candidat de centre droit Pedro Pablo Kuczynski.

En 2009, Alberto Fujimori avait été condamné à 25 ans de prison pour avoir commandité deux massacres perpétrés par un escadron de la mort en 1991-1992 au cours desquels 25 personnes avaient été assassinées, dont un enfant, dans le cadre de la lutte contre le Sentier lumineux.

Romandie.com avec(ats / 23.07.2016 22h00)

Gaza: Abbas demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU

juillet 20, 2014

Ramallah (Territoires palestiniens) – Le président palestinien Mahmoud Abbas, en visite au Qatar, a appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après la mort d’au moins 100 Palestiniens à Gaza dimanche.

J’appelle à la tenue d’une réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU, a déclaré M. Abbas dans une allocution télévisée, ajoutant que la situation à Gaza était insupportable.

Ce que les forces d’occupation ont fait aujourd’hui à Chajaya est un crime contre l’humanité, un crime atroce et ceux qui ont commis ce crime vont être poursuivis et punis, a ajouté M. Abbas, en référence au bombardement mené dimanche dans une banlieue à l’Est de la ville de Gaza.

Il s’agit du bombardement le plus meurtrier depuis le début du conflit le 8 juillet, avec au moins 62 morts Palestiniens selon Achraf al-Qoudra, le porte-parole des services d’urgence.

Mahmoud Abbas est arrivé dimanche à Doha pour des entretiens avec le chef du Hamas Khaled Mechaal en vue d’une trêve à Gaza. Il y sera rejoint par le secrétaire Général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, qui a entamé dimanche une tournée au Moyen-Orient qui devrait le mener au Qatar, puis au Caire, à Jérusalem, Ramallah et Amman.

L’ONU a expliqué samedi que M. Ban voulait agir en concertation avec les acteurs régionaux et internationaux, pour mettre fin à la violence et trouver une issue au conflit.

Mahmoud Abbas a également rappelé dimanche son soutien au plan égyptien pour un cessez-le-feu, qui a été refusé par le Hamas et accepté par Israël.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2014 21h43)

Tchad : Hissène Habré jugé au Rwanda ?

octobre 4, 2011

Moussa Sow Le Tchad étudie actuellement une proposition de l’Union africaine, selon laquelle le Rwanda serait prêt à accueillir le procès de l’ancien chef d’État Hissène Habré, accusé de crimes contre l’humanité et de torture. Mais les victimes craignent que cela traine en longueur.

« Depuis le mois d’août nous avons reçu une correspondance de l’Union africaine, dans laquelle, elle nous informait de la disponibilité du Rwanda d’accueillir sur son sol le procès de l’ancien président Hissène Habré », a déclaré lundi un haut fonctionnaire tchadien des Affaires étrangères sous le couvert de l’anonymat.

Proposition rejetée par les victimes

Saisi par l’Union africaine, le Tchad serait donc en train d’étudier la possibilité de transférer le procès du dictateur déchu au Rwanda. « Nous ne nous sommes pas prononcés sur cette correspondance que nous avons transmis au ministre de la Justice », a précisé la même source.

La proposition rwandaise a été confirmée par le ministre de la Justice Abdoulaye Fadoul Sabre. « L’option de juger Hissène Habré en Afrique nous avait séduit en son temps, maintenant il reste à discuter les modalités pratiques avant que le Tchad ne se prononce », a-t-il dit.

Une proposition rejetée par les victimes de l’ancien président tchadien. L’association des victimes redoute que le procès de Hissène Habré, accusé de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de torture, tarde à être mis en place.

Option belge « privilégiée »

« C’est dilatoire, ça ne nous enchante pas cette nouvelle trouvaille de l’Union africaine », a expliqué Clément Abaïfouta, le président de l’Association des victimes contre la répression politique au Tchad (AVCRP). « Nous avons peur que cette proposition de l’Union africaine ne nous traîne encore en longueur. La solution proche est là, tout est prêt pour que Habré soit jugé en Belgique », a-t-il ajouté. Le ministère belge des Affaires étrangères avait proposé, le 10 juillet, que l’ancien chef d’État soit extradé en Belgique, tout comme le gouvernement tchadien qui au même moment avait demandé que l’option belge soit « privilégiée ».

« Nous nous sommes déjà prononcés en son temps pour que l’ancien président soit jugé en Belgique », a déclaré à ce propos Abdoulaye Fadoul Sabre.

Les victimes s’éteignent « une à une »

Hissène Habré vit aujourd’hui à Dakar, au Sénégal, depuis sa chute en 1990. Le procès aurait dû se tenir dans ce pays d’accueil de l’ex-dictateur, puisque le Sénégal avait accepté, suite à une demande de l’UA, de le juger. Mais rien n’avait été organisé.

Nouveau rebondissement en juillet dernier, lorsque l’actuel président du Sénégal, Abdoulaye Wade, avait annoncé vouloir extrader Hissène Habré au Tchad, où il a été condamné à mort par contumace, avant de revenir sur cette décision 48 heures après.

La Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, avait estimé que cette extradition pouvait être « une violation du droit international », dans la mesure où l’ancien président risquait d’être « soumis à la torture » au Tchad.

« Le plus urgent pour nous c’est que le procès se tienne parce que les victimes sont en train de s’éteindre une à une », a conclu le ministre de la Justice tchadien.

Jeuneafrique.com