Posts Tagged ‘Crimée’

États-Unis: Washington « ne reconnaît pas » l’annexion de la Crimée par la Russie

juillet 2, 2018

La porte-parole de l’exécutif américain Sarah Sanders à la Maison Blanche à Washington, le 2 juillet 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

La Maison Blanche a martelé lundi que les États-Unis ne reconnaissaient pas l’annexion de la Crimée par la Russie, quelques jours après les propos ambigus de Donald Trump sur ce thème.

« Nous ne reconnaissons pas la tentative de la Russie d’annexer la Crimée. Les sanctions contre la Russie resteront en place jusqu’à ce que la Russie rende la péninsule à l’Ukraine », a affirmé Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif.

Interrogé vendredi à ce sujet à bord d’Air Force One, M. Trump, qui doit rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine le 16 juillet à Helsinki, était resté volontairement évasif. « Nous verrons », avait-il simplement répondu.

Le Kremlin a réaffirmé de son côté que la Crimée était « une partie inaliénable » de la Russie et affirmé que la question ne serait pas à l’ordre du jour des discussions.

Le rattachement en mars 2014 de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou, à l’issue d’un référendum jugé illégal par Kiev et les Occidentaux, avait été dénoncé en particulier par les États-Unis qui avaient adopté plusieurs trains de sanctions contre la Russie.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 23h32)

Poutine en Crimée après le regain de tension en Crimée

août 19, 2016

Vladimir Poutine est arrivé vendredi en Crimée, ont annoncé les agences de presse russes. Le président russe doit réunir le Conseil de sécurité russe après le regain de tension entre Moscou et Kiev autour de la péninsule ukrainienne annexée.

La durée de la visite du président russe en Crimée, sa cinquième depuis l’annexion jugée illégale par les Occidentaux de la péninsule en mars 2014, n’a pas été précisée.

Vladimir Poutine dirigera en Crimée une réunion du Conseil de sécurité et visitera un forum dédié à la jeunesse russe, ont précisé les agences alors que la Russie accuse l’Ukraine de vouloir déstabiliser la Crimée et d’y avoir préparé des « actes terroristes ». Depuis la semaine dernière, la Crimée est au cœur d’un brusque regain de tension entre l’Ukraine et la Russie.

Les services secrets russes (FSB) ont affirmé avoir déjoué des attentats et arrêté des « saboteurs-terroristes » ukrainiens à l’issue d’affrontements. Les heurts ont fait deux morts, un agent du FSB et un militaire russe.

Alerte rouge
En réponse, l’Ukraine a placé ses troupes en état d’alerte rouge le long de la ligne de démarcation avec la Crimée ainsi que dans l’Est du pays. Kiev rejette les accusations de Moscou et dénonce un « prétexte à de nouvelles menaces militaires » russes.

Lors de la précédente réunion du Conseil de sécurité, le 11 août, des « mesures supplémentaires » visant à « assurer la sécurité des citoyens et des infrastructures vitales de la Crimée » avaient été discutées, selon le Kremlin.

Moscou a aussi annoncé avoir déployé son système de défense antiaérienne dernier cri S-400 en Crimée, qui abrite déjà plusieurs bases militaires russes.

Romandie.com avec(ats / 19.08.2016 13h47)

L’Ukraine asphyxie la Crimée pour faire pression sur la Russie

décembre 28, 2014

Simféropol – Coupures d’électricité, suppressions de trajets en train et en car: l’Ukraine multiplie les mesures asphyxiant la Crimée rattachée en mars à la Russie mais très dépendante de Kiev au moment de négociations difficiles sur l’avenir de l’Est séparatiste prorusse.

Sous le choc, les habitants de la Crimée ont qualifié de vendredi noir le 26 décembre, jour où ils se sont retrouvés pour la deuxième fois en une semaine sans électricité et Kiev a suspendu toutes les liaisons ferroviaires et en car avec la péninsule.

La majorité des 2,3 millions d’habitants de cette presqu’île de la mer Noire ne pourront ainsi rejoindre l’Ukraine qu’en voiture et la Russie via un ferry car Moscou a aussi auparavant arrêté son service ferroviaire en raison d’une faible demande.

Les compagnies aériennes russes qui maintiennent des vols réguliers vers la capitale de la Crimée, Simferopol, sont frappées de sanctions décrétées par l’Union européenne.

– ‘un cauchemar’ –

Interrogée par l’AFP, l’entreprise Krymenergo chargée de la distribution de l’électricité a annoncé samedi que les coupures allaient survenir régulièrement entre 08H00 et 17H00 à partir du 12 janvier.

L’Ukraine fournit 400 megawatt par jour contre 1.000 nécessaires, a souligné un responsable du groupe.

Pour ne rien arranger, les entreprises américaines de systèmes de paiement Visa et Mastercard ont annoncé vendredi qu’elles arrêtaient l’émission et le service de leurs cartes en Crimée à la suite des sanctions américaines décrétées contre la péninsule rattachée à la Russie

C’est un cauchemar, je suis restée citoyenne ukrainienne et je me retrouve sans chauffage, ni électricité. Pourquoi Kiev le n’a pas fait en mars avant le référendum (d’indépendance, ndlr) pour que tous ces idiots qui ont voté +pour+ sachent ce qu’ils choisissent’!, s’insurge Arzy KaïboullaÏeva, 49 ans.

Pour la retraitée Elvira Filipova, 70 ans, Kiev a montré son visage fasciste en cherchant à intimider ainsi les habitants de la Crimée.

Elle assure que ces mesures sont sans effet pour elle: Je n’ai pas l’intention d’aller en Ukraine et je ne me sert pas de cartes bancaires.

– atout dans les négociations avec Moscou –

Pour le dirigeant de la Crimée, Sergueï Axionov, l’explication de ce blocus est simple dans la mesure où la péninsule est très dépendante de l’Ukraine pour son approvisionnement en eau, électricité et produits alimentaires.

Les Ukrainiens veulent utiliser cet atout dans les négociations avec la Russie pour obtenir des concessions politiques et économiques, a-t-il déclaré à la presse samedi.

L’expert ukrainien Olexandre Souchko de l’Institut pour la coopération euratlantique est du même avis.

L’Ukraine a ainsi harmonisé ses sanctions (avec les sanctions occidentales), mais c’est aussi sans aucun doute une mesure politique visant à souligner la dépendance de la Crimée de l’Ukraine continentale, dit-il, interrogé par l’AFP.

Kiev fait ainsi pression sur les autorités autoproclamées de la Crimée et sur Moscou, ajoute-t-il.

Le premier résultat ne s’est pas fait attendre: Moscou a annoncé samedi sa décision de reprendre les livraisons de charbon à des prix préférentiels à l’Ukraine qui en manque cruellement, car il est produit dans le bassin minier du Donbass dans l’Est en proie à une rébellion séparatiste armée prorusse.

Pour Velentin Zelmianski, directeur des programmes énergétiques au sein de l’Académie ukrainienne des sciences, les livraisons de charbon russe ne sont qu’une solution à court terme.

L’Ukraine doit régler le conflit dans l’Est, sinon le prix de l’électricité produite avec le charbon importé sera exorbitant, souligne-t-il.

Le blocus de la Crimée intervient aussi au moment où les pourparlers de Minsk entre Kiev et les rebelles de l’Est, qui avaient repris mercredi, sont de nouveau dans l’impasse.

L’une des principales demandes des rebelles est la reprise du financement des zones sous contrôle rebelle stoppé par Kiev à la mi-novembre en représailles à l’organisation d’élections séparatistes dont l’Ukraine demande l’annulation.

Romandie.com avec(©AFP / 28 décembre 2014 17h19)

Personne n’intimidera jamais la Russie, prévient Vladimir Poutine

décembre 20, 2014

Moscou a accusé samedi les États-Unis et le Canada d’entretenir le conflit dans l’Est séparatiste de l’Ukraine par leurs nouvelles sanctions. Vladimir Poutine a averti qu’elles ne permettraient ni d’intimider ni d’isoler la Russie.

« Personne ne parviendra à nous intimider, à contenir ou à isoler la Russie », a lancé le président russe dans un discours à l’occasion de la Journée des travailleurs des organes de sécurité. « Personne n’y est jamais parvenu et personne n’y parviendra jamais », a-t-il dit.

Ces déclarations interviennent alors que les pourparlers entre Kiev et les séparatistes prorusses, après huit mois de guerre qui ont fait plus de 4700 morts, peinent à reprendre.

Affaiblie depuis l’annexion de la péninsule de Crimée par de lourdes sanctions occidentales qui ont concouru à une grave crise monétaire, la Russie a été frappée vendredi par de nouvelles mesures américaines et canadiennes.

« La Russie paye cher »
Les États-Unis ont interdit tous les échanges commerciaux avec la Crimée, et le Canada a imposé des restrictions à l’exportation de technologies liées à l’exploration et l’extraction du pétrole. Ottawa a aussi interdit d’entrée sur son territoire une vingtaine de responsables politiques russes et séparatistes ukrainiens.

« La Russie paye cher sa position indépendante et son soutien à ses compatriotes, à la Crimée (…) et il semble parfois pour le simple fait que nous existons », a réagi Vladimir Poutine.

Les pourparlers entre Kiev et les séparatistes à Minsk, avec la participation de la Russie et de l’OSCE, ont été à maintes reprises reportés. Le principal point d’achoppement est la demande des séparatistes que Kiev reprenne le financement des zones rebelles coupé à la mi-novembre.

Le gouvernement ukrainien exige de son côté que soient annulés les résultats du vote séparatiste dans les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk.

Kiev investit dans la défense
Le président ukrainien Petro Porochenko. a déclaré samedi devant le Conseil de sécurité nationale et de défense que l’Ukraine n’économiserait pas sur sa sécurité, alors que le conflit dans l’Est lui coûte 100 millions de hryvnias par jour (6,2 millions de francs).

Il a annoncé que le pays, en profonde crise économique, consacrerait 5% de son PIB à la défense en 2015, contre moins de 1% cette année. M. Porochenko a récemment soumis au Parlement un projet de loi ouvrant la voie à une adhésion à l’OTAN. « Je n’ai aucun doute concernant une décision positive sur cette question au Parlement », a-t-il assuré.

Romandie.com

Les missiles russes en Crimée, une menace pour toute la mer Noire

novembre 26, 2014

Kiev – Le commandant en chef de l’Otan, le général américain Philip Breedlove, s’est dit mercredi très inquiet du déploiement de missiles russes en Crimée, péninsule ukrainienne annexée en mars par Moscou, qui représente une menace pour la totalité de la mer Noire.

Nous sommes très inquiets de la militarisation de la Crimée, a déclaré le général Breedlove au cours d’une conférence de presse à Kiev.

Les équipement qui sont en train d’être installés en Crimée (…), les missiles de croisière et les missiles anti-aériens sont capables d’avoir à leur portée la totalité de (la région) de la mer Noire, a-t-il poursuivi.

Il a dit par ailleurs craindre le déploiement dans la péninsule d’armes nucléaires et surveiller les développements à ce sujet.

Ces dernières semaines, la Russie a renforcé sa présence militaire en Crimée. Elle a notamment décidé d’y rouvrir une station d’alerte antimissile et de consacrer plus de 1,75 milliard d’euros d’ici 2020 au développement de sa flotte de la mer Noire.

L’aviation militaire russe a déployé quatorze avions de chasse en Crimée où elle dispose d’une base militaire aérienne rénovée, a rapporté mercredi l’agence de presse publique russe TASS. Dix avions de chasse Su-27 et quatre Su-30 M2 ont été détachés de la région de Krasnodar (sud) pour la Crimée, dans une escadrille qui en comptera au total trente, selon la même source.

La Russie a rattaché la Crimée en mars après trois semaines d’occupation de la péninsule par les forces russes et suite à un référendum jugé illégal par la communauté internationale.

Romandie.com avec(©AFP / 26 novembre 2014 14h31)

Kiev affirme que 4.000 soldats russes en Crimée sont massés à la frontière avec l’Ukraine

septembre 18, 2014

Simféropol – L’armée ukrainienne a affirmé jeudi que la Russie avait massé quelque 4.000 soldats stationnés en Crimée, péninsule ukrainienne annexée en mars par la Russie, le long des 100 kilomètres de frontière administrative avec l’Ukraine.

Selon nos informations, presque toutes les unités militaires russes stationnées dans la partie nord de la Crimée occupée, environ 4.000 soldats, ont été massées à la frontière administrative avec l’Ukraine, avec tous leurs équipements et munitions, a déclaré le porte-parole militaire Andrii Lyssenko.

Ces unités sont organisées en petits groupes tactiques le long de cette frontière administrative d’une centaine de kilomètres, a-t-il ajouté.

Sur place en Crimée, des habitants ont expliqué à l’AFP sous couvert d’anonymat avoir aperçu des mouvements de troupes russes en direction de la frontière ukrainienne la semaine dernière.

Des chars et des pièces d’artillerie ont clairement été vus transportés par rail à travers la station de Krasnoperekopsk vers l’Ukraine. Je les ai vus de mes yeux, a raconté Sani, une habitante de cette ville proche de la frontière.

Elle a affirmé que ses amis dans le village d’Ichoun, près de l’autoroute qui traverse la frontière, l’ont également appelé la semaine dernière pour signaler que du matériel militaire passait sans arrêt à proximité… environ 20 pièces à la fois.

Il y avait plusieurs de ces convois. Les véhicules étaient couverts et on ne pouvait pas voir ce qu’ils renfermaient, ajoute Sani.

Mouzafer, un habitant de la ville de Djankoï, au sud-est de la frontière, a confirmé avoir vu des mouvements de troupes il y a environ une semaine.

Des véhicules militaires se dirigeaient vers la frontière, puis (d’autres) avec des soldats, explique-t-il à l’AFP.

Cependant, nuance-t-il, ces derniers jours, il n’y a eu aucun mouvement de troupes. S’il y en avait eu, les gens en auraient parlé.

Une journaliste de l’AFP a vu jeudi trois véhicules militaires transportant des lance-roquettes multiples Grad sur la route circulaire de Simféropol, la capitale de la Crimée. Ils se dirigeaient vers une autoroute en direction du nord-ouest.

Ces déclarations de Kiev interviennent deux jours après l’annonce par le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou d’un redéploiement du dispositif militaire de la Russie en Crimée justifié en grande partie (par) l’élargissement du district militaire (du sud de la Russie) après l’intégration de la Crimée.

Le ministre avait également évoqué l’aggravation de la crise en Ukraine et l’augmentation des forces étrangères près de la frontière russe, en référence aux exercices militaires impliquant 15 pays, dont les États-Unis, à l’oeuvre depuis lundi dans l’ouest de l’Ukraine.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères avait exprimé sa vive préoccupation suite à cette déclaration, en accusant la Russie de tenter de déstabiliser la situation dans toute la région.

Selon l’Otan, un millier de soldats russes se trouvent toujours dans l’est de l’Ukraine tandis que 20.000 autres restaient massés le long de la frontière russo-ukrainienne.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2014 15h06)

Ukraine: les sanctions occidentales à l’encontre de la Russie

avril 25, 2014

Bruxelles – Face à l’évolution de la situation dans l’est de l’Ukraine, les Etats-Unis ont consulté vendredi leurs alliés européens pour s’entendre sur d’éventuelles nouvelles sanctions contre Moscou.

Voici le point sur les sanctions occidentales en cours :

– SANCTIONS MILITAIRES: Washington décide le 3 mars de suspendre sa coopération militaire avec la Russie suite à l’intervention russe en Crimée. Le 1er avril, les ministres des Affaires étrangères des 28 pays membres de l’Otan optent pour une suspension de la coopération civile et militaire avec la Russie, sans préciser quels programmes seront touchés. Ceux concernant l’Afghanistan ou la lutte contre le trafic de drogue seront toutefois exclus.

– SANCTIONS FINANCIERES ET RESTRICTIONS DE VISAS: au lendemain du référendum demandant le rattachement de la Crimée à la Russie, Européens et Américains annoncent le 17 mars des sanctions financières à l’encontre d’un nombre limité de hauts responsables russes et ukrainiens pro-russes. Côté américain, une vingtaine de personnes voient ainsi leurs éventuels avoirs gelés aux Etats-Unis. Figurent parmi elles, le vice-premier ministre, Dmitri Rogozine, la présidente du Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement russe), Valentina Matvienko, ainsi que deux proches conseillers de M. Poutine (Vladislav Sourkov et Serguei Glaziev). Le Canada a également gelé les avoirs d’une trentaine de personnalités. La liste des personnalités sanctionnées par l’UE a elle été élargie à plusieurs reprises, dont le 21 mars, à 12 nouveaux responsables, parmi lesquels Dmitri Rogozine. Quatre nouvelles personnalités ont été ajoutée à cette liste noire le 15 avril, portant à 55 (bien 55) au total le nombre des personnes sanctionnées.

Début mars, les dirigeants européens avaient de plus décidé de suspendre des discussions avec leurs homologues russes sur une libéralisation de la politique des visas.

– SANCTIONS DIPLOMATIQUES: pour protester contre le rattachement de la Crimée à la Russie, les dirigeants occidentaux décident le 25 mars, lors du sommet de La Haye, d’annuler le sommet du G8 prévu en juin à Sotchi (Russie). Ce G8 sera remplacé par un G7, sans la Russie donc, les 4 et 5 juin à Bruxelles.

Le Japon a pour sa part suspendu en mars des négociations pour alléger le régime des visas, et renvoyé à plus tard un projet de pourparlers sur un nouvel accord économique d’investissement.

– SANCTIONS ECONOMIQUES: les Européens ont accepté le 20 mars le principe d’adopter des sanctions économiques contre la Russie au cas où la situation viendrait à se détériorer en Ukraine par la faute de Moscou. Mais la décision devra être prise à l’unanimité par les dirigeants des 28 Etats de l’UE lors d’un sommet européen. La Commission européenne a été chargée de préparer des options et d’étudier leur impact sur les économies de l’UE. La décision dépend maintenant de la volonté politique des Etats. Tous les secteurs économiques sont concernés et cette perspective inquiète les industriels européens.

Romandie.com avec(©AFP / 25 avril 2014 17h29)

McDonald’s ferme brusquement ses trois fast-food en Crimée

avril 4, 2014

Une petite fille blonde tire désespérément la porte, pendant que sa mère lit un écriteau à haute voix: « Pour des raisons de fabrication, le restaurant est fermé ». La population de Simféropol, en Crimée, a découvert vendredi avec stupéfaction la brusque fermeture de son McDonald’s.

L’établissement de la capitale de la Crimée est l’un des trois de la péninsule, avec ceux de Sébastopol et Yalta. Tous sont désormais fermés. Le géant américain du fast-food n’a pas donné d’explication à ces fermetures « temporaires », évoquant « des raisons opérationnelles hors de (son) contrôle ».

Le « McDo » de Simféropol, un bâtiment cubique en faux bois et fausse pierre, est l’un des points de ralliement de la jeunesse locale et surtout des voyageurs. Il est situé entre la gare ferroviaire et la gare routière.

« Vous savez ce qui se passe? », demande Mavele, une femme incrédule. Elle retient ses cheveux pour regarder à travers la baie vitrée: les tables extérieures y ont été entassées et quelques employés sont occupés à nettoyer la cuisine.
Manque d’ingrédients

Selon Lilia, une employée qui y travaillait depuis un an, ils n’ont appris la nouvelle que jeudi. « On était très surpris », confie-t-elle. « Ils nous ont expliqué qu’ils fermaient parce que (la direction de) Kiev ne voulait pas envoyer des ingrédients en Crimée ».

Puis elle confesse que l’indemnité de départ lui a redonné le sourire: « C’est assez pour tenir trois mois, jusqu’au prochain job… »

Selon son communiqué, McDonald’s espère rouvrir ses restaurants « aussi vite que possible ».

Romandie.com

L’Ukraine refuse le prix du gaz demandé par Moscou

mars 25, 2014

KIEV – Le gouvernement ukrainien a prévenu mardi la Russie qu’il refuserait d’importer son gaz au prix qu’elle demande, au risque d’une nouvelle crise gazière avec Moscou.

Les deux pays négocient actuellement le prix du gaz qui s’appliquera à partir du 1er avril et les autorités russes ont fait savoir qu’elles comptaient mettre fin à tous les rabais appliqués à Kiev, y compris celui lié à l’utilisation de la base navale de Sébastopol en Crimée, désormais rattachée à la Russie.

La fin de cette réduction doit faire passer le prix du gaz d’environ 380 à 480 dollars par millier de mètres cubes, un des prix les plus élevés appliqués aux pays européens.

Nous payerons au prix de 387 dollars pour 1.000 mètres cubes. S’ils fixent un autre prix, nous payerons de toute façon 387 dollars. Ils n’ont qu’à nous poursuivre en justice, a déclaré le ministre de l’Energie Iouri Prodan, cité par l’agence Interfax Ukraine.

Au niveau officiel, aucune décision n’a été prise en ce sens, ce ne sont que des déclarations, a-t-il ajouté.

Le gaz importé de Russie représente la majorité de la consommation de l’Ukraine. En 2006 et 2009, les conflits entre Kiev et Moscou ont conduit à des perturbations des livraisons du gaz russe vers les pays de l’Union européenne.

Cette année, Gazprom a déjà menacé de suspendre ses livraisons si Kiev, en grandes difficultés financières, ne réglait pas ses arriérés de paiement qui se sont accumulés ces derniers mois.

La baisse de 100 dollars pour 1.000 mètres cubes avait été décidée entre le président ukrainien pro-Kremlin Viktor Ianoukovitch et le président russe de l’époque Dmitri Medvedev en avril 2010 dans le cadre d’un accord de prolongement de la présence de la Flotte de la mer Noire en Crimée

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué à la presse russe la semaine dernière que cet accord n’était plus valable puisque la Crimée a été rattachée à la Fédération de Russie.

Auparavant, Gazprom avait déjà indiqué mettre fin à une autre réduction, accordée en décembre au président Viktor Ianoukovitch, depuis en fuite en Russie, ce qui doit faire passer le prix de 280 à 380 dollars environs par 1.000 m3.

Gazprom représente environ un tiers de la consommation de l’Union européenne, qui a annoncé la préparation d’un plan d’action pour réduire sa dépendance envers le gaz russe.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mars 2014 14h40)

Ukraine: le Parlement démet le ministre de la Défense après la perte de la Crimée

mars 25, 2014

KIEV – Le Parlement ukrainien a approuvé mardi la démission du ministre de la Défense Igor Tenioukh, critiqué pour sa gestion de l’humiliante perte de la Crimée, et nommé à sa place Mikhaïlo Koval.

D’abord rejeté faute du nombre de voix suffisant, le départ de M. Tenioukh a finalement été approuvé par 228 députés et la nomination de son remplaçant par 251 voix au cours d’une séance agitée.

Le général Koval, né en 1956, était posté en Crimée et avait été brièvement détenu début mars par les forces pro-russes qui ont pris le contrôle de la péninsule rattachée la semaine dernière à la Russie.

La gestion de la crise par Kiev, accusé d’impuissance et d’improvisation, s’attirait des critiques de plus en plus vives, y compris au sein du pouvoir de transition en place depuis la chute de Viktor Ianoukovitch.

M. Tenioukh avait lui-même proposé sa démission devant les députés.

Nous avons besoin que ceux qui travaillent et prennent les décisions soient des spécialistes, des gens capables de prendre les bonnes décisions et en répondre dans des conditions extrêmes, des conditions de danger, des conditions de confrontation militaire, a déclaré le président du Parlement et président du pays par intérim Olexandre Tourtchinov.

L’autorité de ce dernier dans ce dossier avait été mise en cause par l’ex-champion Vitali Klitschko, qui avait menacé de demander son départ faute de changement à la tête du ministère de la Défense.

Après la nomination de M. Koval, M. Tourtchinov a mis au vote sa propre démission, qui a été largement rejetée, seuls deux députés l’approuvant.

Les forces russes et pro-russes qui ont le contrôle de la Crimée depuis trois semaines ont pris possession ces derniers jours, le plus souvent sans combat, de la plupart des bases et navires ukrainiens sur la péninsule rattachée à la Russie depuis la semaine dernière.

M. Tourtchinov a annoncé lundi le retrait des troupes de Crimée et leur redéploiement dans le reste du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mars 2014 12h06)