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Peu d’options pour l’Ukraine après le référendum en Crimée

mars 17, 2014

KIEV – Le plébiscite des habitants de Crimée en faveur d’un rattachement à la Russie laisse au nouveau gouvernement ukrainien peu de marge de manoeuvre pour récupérer la région séparatiste mais devrait permettre à Kiev de consolider ses liens avec l’Occident.

La péninsule de la mer Noire, offerte à l’Ukraine par le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev en 1954, est au coeur d’une des pires confrontations diplomatiques entre Moscou et les pays occidentaux depuis la fin de la Guerre froide.

Le plébiscite du rattachement de la Crimée à la Russie au référendum ne fait que conforter les séparatistes pro-Russes, qui contrôlent la majeure partie des infrastructures de la région, des bâtiments officiels au siège de la télévision, en passant par la poste.

Face à eux, l’Ukraine et ses alliés occidentaux n’ont que peu d’options pour empêcher le président russe Vladimir Poutine de placer la Crimée sous son contrôle, ce qu’ils jugent illégal.

Isoler la Russie

Après avoir hésité quant à la position à adopter face aux démonstrations de force du Kremlin, l’Occident semble avoir aujourd’hui adopté une stratégie plus déterminée, avec l’annonce probable de sanctions lundi par l’Union européenne et les États-Unis contre les plus proches alliés de Vladimir Poutine.

Au-delà de ces sanctions, la place et l’image de la Russie sur la scène internationale risquent aussi d’en pâtir sévèrement: sa place au sein du G8 est en jeu, et plusieurs sénateurs américains sont bien déterminés à la priver de son droit d’accueillir la Coupe du monde de football en 2018.

En guise de réplique, Moscou a lancé une campagne de propagande médiatique présentant la Russie seule contre les Occidentaux, ce qui a valu à Vladimir Poutine d’atteindre son plus haut taux de popularité depuis deux ans.

Intervention militaire

Bouter les soldats russes hors de Crimée n’est pas une option pour l’Ukraine, qui jouerait dans ce combat le rôle de David face à Goliath.

Son armée régulière de 130.000 soldats – pour la moitié d’entre eux, des conscrits avec un matériel vieillissant – ne ferait pas le poids face aux 845.000 soldats russes, qui peuvent aussi compter sur la puissance nucléaire de la Russie.

Et les appels de certains faucons américains, tels le sénateur John McCain, à fournir à l’Ukraine une aide militaire, ne devraient pas être écoutés par les dirigeants occidentaux, qui doivent composer avec une opinion publique de plus en plus opposée aux interventions extérieures.

Toutefois, en refusant de retirer ses troupes de Crimée, l’Ukraine peut rendre les choses moins faciles pour la Russie.

S’ils commencent à utiliser des armes contre nous, nous utiliserons des armes contre eux, a prévenu le Premier vice-ministre ukrainien Vitali Iarema.

Pression économique

La Crimée a une importance stratégique pour la Russie car elle lui offre un accès maritime en mer Noire et à la mer Méditerranée toute proche.

Mais la péninsule est aussi une région à l’économie dévastée qui s’appuie sur le reste de l’Ukraine pour ses ressources en gaz, en électricité et en eau.

Certains nationalistes à Kiev ont suggéré de couper l’accès de la Crimée à ces ressources vitales pour contrecarrer les ambitions de la Russie.

L’accès de la Crimée au gaz, à l’électricité et à une alimentation de base est en danger – et la Russie ne sera pas capable de compenser, a souligné l’analyste Volodymyr Fessenko, de l’institut Penta.

Toutefois, si Kiev adopte cette stratégie, Moscou n’hésitera probablement pas à augmenter fortement ses tarifs concernant l’importation de produits industriels ukrainiens et ses prix au consommateur pour le gaz naturel russe.

Soutien occidental

L’Ukraine est un élément clé de l’ambition affichée par Vladimir Poutine de reconstruire une alliance post-soviétique capable de rivaliser à la fois avec l’Union européenne et l’Otan.

Mais le nouveau gouvernement de Kiev a très clairement dit sa volonté de sortir l’Ukraine de l’orbite du Kremlin et de rapprocher ce pays de 46 millions de personnes de l’Occident.

L’Union européenne et les dirigeants ukrainiens pourraient signer à Bruxelles ces prochains jours le volet politique de l’accord d’association UE-Ukraine, dont l’abandon en novembre a provoqué le mouvement de contestation qui a abouti à la destitution du président Viktor Ianoukovitch.

Les Occidentaux discutent aussi d’un plan d’aide pour la fragile économie ukrainienne afin de parer à la suspension d’un crédit massif promis par Moscou.

Mais un rapprochement trop rapide ou trop étroit avec l’Occident pourrait aliéner les régions russophones du sud-est de l’Ukraine, dont les liens avec la Russie voisine sont séculaires.

Des régions de l’est de l’Ukraine, comme Donetsk, veulent déjà organiser leurs propres référendums pour rejoindre la Russie. D’autres menacent d’emboîter le pas.

Romandie.com avec(©AFP / 17 mars 2014 12h21)

L’Ukraine accuse la Russie d’invasion militaire dans le sud-est du pays

mars 15, 2014

KIEV – L’Ukraine a accusé samedi la Russie d’avoir envahi militairement son territoire en déployant 80 soldats, des hélicoptères et des véhicules blindés, dans un village situé juste de l’autre côté de la frontière administrative entre la péninsule de Crimée et l’Ukraine continentale.

Ce n’est pas la première position occupée par les forces russes hors de Crimée puisque le barrage de contrôle de Tchongar, contrôlé par des forces russes et des milices pro-russes, se trouve également à environ un km au nord de la frontière administrative entre la Crimée et l’Ukraine.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères affirme que l’armée russe a procédé à une opération héliportée près du village de Strilkove, dans la région de Kherson. Selon Kiev, 80 soldats ont pris le contrôle du village avec le soutien de quatre hélicoptères et de trois véhicules blindés de combat.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères déclare qu’il s’agit d’une invasion militaire par la Russie et demande à la partie russe le retrait immédiat de ses forces militaires du territoire de l’Ukraine, ajoute un communiqué du ministère.

L’Ukraine se réserve le droit de recourir à tous les moyens nécessaires pour stopper l’invasion militaire russe.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mars 2014 17h25)

Plusieurs enlèvements ajoutent à la tension en Crimée

mars 15, 2014

SEBASTOPOL (Ukraine) – L’église catholique de rite orientale d’Ukraine a dénoncé samedi l’enlèvement d’un de ses prêtres de Sébastopol par des hommes armés en Crimée, dernier en date d’une série de disparitions de militants favorables ou opposés au rattachement de la Crimée à la Russie.

Le père Mykola Kvitch, aumônier de l’armée ukrainienne en Crimée, a été brièvement enlevé dans sa paroisse proche du cimetière de Sébastopol, a indiqué son Eglise. Mais la police locale a annoncé ensuite que le prêtre avait été interpellé, puis remis en liberté après une perquisition de son appartement où dix gilets pare-balles ont été découverts.

Depuis la prise de contrôle fin février par les forces russes de la Crimée, la police est passée sous le contrôle des séparatistes pro-russes et collabore avec les milices d’autodéfense pro-russes très présentes.

De nombreux prêtres et responsables de l’Eglise catholique de rite oriental, bien implantée surtout dans l’ouest de l’Ukraine, avaient apporté leur soutien aux opposants du Maïdan à Kiev dont le mouvement a renversé le président pro-russe Viktor Ianoukovitch.

Le rôle du prêtre enlevé en tant qu’aumônier militaire pourrait être la raison de son enlèvement par les groupes d’autodéfense de la Crimée, a estimé l’un de ses supérieurs, le père Lyubomyr Iavorski.

Plus tôt dans la journée, le groupe pro-russe de Sébastopol Rousski Blok a dénoncé l’enlèvement à Sébastopol de son dirigeant local Guennadiï Bassov, saisi par neuf personnes et emmené à bord d’un minibus bleu. Depuis il n’a plus été possible de le joindre sur son téléphone portable.

La police a indiqué devoir vérifier la plainte de son groupe avant de le faire porter officiellement disparu.

Les enlèvements sont souvent difficiles à confirmer officiellement car le ministère ukrainien de l’Intérieur n’a plus de pouvoir en Crimée et les nouvelles à ce sujet semblent parfois relever de la guerre d’information entre groupes ennemis.

Ainsi, trois militantes, dont une journaliste, du groupe ukrainien Automaïdan, opposé à la sécession, ont été portées disparues cette semaine après avoir été vues pour la dernière fois à un point de contrôle pro-russe. Lorsqu’elles ont été relâchées, la journaliste Olena Maksimenko a dit que l’expérience avait été difficile sur le plan psychologique.

Elle a raconté avoir été détenue sur une base militaire à Sébastopol. Ses ravisseurs lui ont mis une corde au cou et elle a été frappée au visage par un cosaque. Les militantes ont été interrogées pour savoir pour qui elles travaillaient et qui les payait, a-t-elle ajouté.

Ils ont cherché à me faire dire que j’étais une sorte d’espionne, a-t-elle ajouté.

On est sans nouvelles d’un autre groupe de trois militants pro-Ukraine, dont Olexiï Gritsenko, fils de l’ancien ministre de la Défense Anatoliï Gritsenko, disparu jeudi à Simféropol.

Anatoliï Gritsenko a indiqué sur sa page Facebook que son fils s’occupait de l’approvisionnement des bases de l’armée ukrainienne. Ces bases sont souvent encerclées par des groupes pro-russes.

Je n’arrête personne, mais si quelqu’un vient ici avec de mauvaises intentions, les forces de l’ordre s’occuperont de lui, avait dit vendredi à la presse le Premier ministre pro-russe de la Crimée Serguiï Axionov, mettant en garde contre des provocateurs.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mars 2014 21h01)

Ukraine: la Russie ne veut pas la guerre, dit l’ambassadeur russe à l’ONU

mars 13, 2014

NATIONS UNIES (Etats-Unis) – La Russie ne veut pas la guerre et les Russes non plus, et je suis convaincu que les Ukrainiens non plus, a affirmé jeudi l’ambassadeur russe à l’ONU, évoquant la crise ukrainienne au Conseil de sécurité en présence du Premier ministre ukrainien.

Affirmant vouloir répondre directement à Arseni Iatseniouk, Vitali Tchourkine a accusé les Européens et Washington d’avoir provoqué cette crise en incitant les Ukrainiens à renverser par la force le gouvernement légitime.

La Russie ne souhaite pas une exacerbation de cette crise, a ajouté M. Tchourkine.

Il a défendu la légitimité du référendum prévu dimanche en Crimée, qui pourrait déboucher sur une annexion de cette péninsule à la Russie, en se référant notamment à l’indépendance du Kosovo, non reconnue par Moscou.

Ce référendum se justifie aussi selon lui par un vide juridique en Crimée provoqué par le renversement inconstitutionnel du gouvernement à Kiev.

Il s’exprimait après plusieurs ambassadeurs occidentaux, dont ceux des États-Unis, de France et du Royaume uni, qui ont tous estimé que le référendum de dimanche en Crimée était illégal et réclamé un dialogue politique entre Moscou et Kiev pour résoudre pacifiquement la crise.

M. Tchourkine a ironisé sur la situation idyllique en Ukraine imaginée selon lui par les Occidentaux et a répété que Moscou ne reconnaissait pas comme légitimes les nouvelles autorités de Kiev.

Romandie.com avec(©AFP / 13 mars 2014 22h14)

Manifestations en faveur de l’unité ukrainienne à Kiev et en Crimée

mars 9, 2014

Des rassemblements de soutien au nouveau pouvoir se déroulent dimanche en Ukraine, notamment à Kiev et en Crimée. Ils s’inscrivent dans les célébrations des 200 ans de la naissance du poète et symbole de l’indépendance Taras Chevtchenko.

Dans la capitale ukrainienne, un grand rassemblement a débuté vers 11h00 dans le parc Taras Chevtchenko. Il sera suivi d’un concert au Maïdan, la place de l’Indépendance sur laquelle durant trois mois la contestation a manifesté, menant à la destitution le président Viktor Ianoukovitch et à sa fuite en Russie.

Les nouveaux dirigeants ukrainiens, dont le président par intérim Olexandre Tourtchinov et le Premier ministre Arseni Iatseniouk, participent à ce rassemblement. Ce dernier constitue une démonstration de force pour affirmer l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine alors que la péninsule de Crimée est passée sous le contrôle de facto des forces partisanes de la Russie.
Manifestations pro-Ukraine en Crimée

Des manifestations similaires sont programmées à Simféropol, capitale de la région, et à Sébastopol, le grand port qui abrite l’état-major de la flotte russe de la mer Noire. A Donetsk, bastion russophone de l’est du pays, une manifestation des partisans de Moscou est prévue. Leurs adversaires qui prônent la souveraineté de l’Ukraine pourraient également battre le pavé.

Ces rassemblements interviennent au lendemain de l’échec, le troisième en trois jours, des 54 observateurs internationaux dépêchés par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à entrer en Crimée.

Le convoi de ces observateurs, civils et militaires non armés, avait dû rebrousser chemin samedi à l’approche du poste de contrôle d’Armiansk sur un des deux axes routiers permettant d’entrer en Crimée. Des hommes armés en treillis ont pointé leurs armes vers le convoi puis ont tiré en l’air trois fois. Cette mission, soutenue par le président américain Barack Obama, vise à réduire les tensions.
Pas d’issue diplomatique

Sur la scène diplomatique, malgré d’intenses consultations, Occidentaux et Russes n’ont pas réussi à trouver une issue à la pire crise dans leurs relations depuis la chute de l’Union soviétique en 1991. Les chefs de la diplomatie russe et américain Sergueï Lavrov et John Kerry ont de nouveau parlé au téléphone samedi et ont convenu de « poursuivre leurs contacts intensifs », selon Moscou.

Romandie.com

Ukraine: sous pression, Moscou hausse le ton

mars 7, 2014

Le ton continue de monter autour du sort de l’Ukraine. Des hommes armés brandissant des drapeaux russes ont de nouveau interdit l’accès à la Crimée à des observateurs de l’OSCE vendredi, tandis que le géant public russe Gazprom menaçait Kiev d’interrompre ses exportations.

Les 47 militaires non armés de 25 des 57 pays membres de l’OSCE sont arrivés près du village de Tchongar, l’un des deux points d’accès par la route à la péninsule.

Ces observateurs ont pour mission de tenter de faire retomber la tension en Crimée, où les forces russes encerclent des bases militaires ukrainiennes et où le Parlement local, pro-Moscou, a décidé de se séparer de Kiev et d’organiser le 16 mars un référendum de rattachement à la Russie.

La Russie a pour sa part critiqué l’OSCE, affirmant que les observateurs n’avaient pas attendu de recevoir une « invitation officielle » des autorités pro-russes de la péninsule avant de s’y rendre.

Menace sur les exportations de gaz

Par ailleurs Moscou, soumis à des sanctions économiques et diplomatiques des Etats-Unis et de l’Union européenne, a menacé d’avoir recours à l’arme énergétique. Le géant public russe Gazprom a mis en garde Kiev contre une interruption de ses exportations de gaz si le nouveau pouvoir ne s’acquittait pas de ses quelque deux milliards de dollars de dette au plus vite.

Le 1er janvier 2009, Gazprom avait suspendu l’approvisionnement de gaz à l’Ukraine en raison d’un différend commercial. Des pays de l’UE avaient été les premières victimes de ces représailles en pleine vague de froid.

Dizaines de milliers de manifestants

Et à Moscou, une manifestation de soutien aux habitants de Crimée aurait réuni plus de 65’000 personnes.

Sur la scène diplomatique, malgré d’intenses consultations depuis une semaine, Occidentaux et Russes n’ont pas réussi à trouver de porte de sortie.

Douze pays d’Europe centrale et du nord ont plaidé pour l’envoi d’une mission de l’UE en Ukraine. Cette déclaration intervient alors que le Parlement russe a assuré vendredi qu’il soutiendrait le « choix historique » de la Crimée au référendum qui proposera aux électeurs un rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie.

Romandie.com

Ukraine: la Crimée fait un pas de plus vers la partition

mars 6, 2014

Le parlement de Crimée a fait jeudi un pas de plus vers la partition de l’Ukraine en demandant à Vladimir Poutine le rattachement de la péninsule à la Russie. Un référendum est prévu le 16 mars. Face à cette brusque accélération du cours des événements, Barack Obama et l’Union européenne ont annoncé des sanctions contre Moscou.

Le parlement de Crimée, dominé par des députés pro-russes, a voté jeudi en faveur du rattachement de la région à la Fédération de Russie. Les électeurs de Crimée auront le choix, lors d’un référendum prévu le 16 mars, entre un rattachement à la Russie ou une autonomie nettement renforcée, a indiqué le député Grigori Ioffe.

La Crimée est un territoire à majorité russophone, stratégique pour Moscou, notamment par son port militaire de Sébastopol sur la Mer noire.
« Une farce, un crime contre l’Ukraine »

Arseni Iatseniouk, Premier ministre du gouvernement provisoire ukrainien mis en place après la chute de Viktor Ianoukovitch, n’a pas tardé à dénoncer une initiative « illégitime » à Bruxelles, où il assistait à un Conseil européen extraordinaire.

A Kiev, le parlement ukrainien a décidé d’engager une procédure de dissolution du parlement de la Crimée. Washington a immédiatement dénoncé l’organisation d’un référendum sans consultations avec Kiev, qui constituerait une violation du droit international.

Gel des avoirs et autres sanctions

Au chapitre des sanctions, l’UE a annoncé le gel des avoirs de l’ex-président Viktor Ianoukovitch, de son ex-Premier ministre Mikola Azarov et de 16 autres personnalités.

Les dirigeants européens ont aussi décidé de suspendre les négociations sur les visas avec la Russie et menacé de prendre davantage de sanctions, notamment économiques, si la situation continuait à se détériorer en Ukraine.

L’UE va en outre signer le volet politique de l’accord d’association avec Kiev avant les élections du 25 mai en Ukraine. Cette annonce renforce le soutien affiché de l’UE au gouvernement provisoire.

Barack Obama a lui ordonné le gel des avoirs des individus et entités impliqués dans l’intervention militaire russe en Crimée, qui feront en outre l’objet d’une interdiction de déplacement aux Etats-Unis. L’aide économique promise par Washington à Kiev – des prêts garantisà hauteur d’un milliard de dollars – a ensuite été approuvée par la Chambre des représentants par 385 voix contre 23. Le Sénat américain doit encore l’adopter.

Observateurs

Sur le terrain, 40 observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont été empêchés d’entrer en Crimée.

Romandie.com

Poutine a étudié la demande de la Crimée de rejoindre la Russie avec son Conseil de sécurité

mars 6, 2014

MOSCOU – Le chef de l’Etat russe Vladimir Poutine a présidé jeudi une réunion du Conseil de sécurité russe au cours de laquelle la demande du Parlement local de la péninsule ukrainienne de Crimée de rejoindre la Russie a été abordée, a indiqué le Kremlin.

Une réunion non prévue du Conseil de sécurité a eu lieu pour évoquer la situation en Ukraine, en particulier la demande du Parlement local de Crimée, a indiqué le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov, selon l’agence publique Ria Novosti.

Le porte-parole du Kremlin n’a fourni aucun autre détail sur la teneur des discussions.

Le Conseil de sécurité russe comprend notamment le Premier ministre Dmitri Medvedev, le chef du Service fédéral de sécurité (FSB), Nikolaï Bortnikov, le chef des services de renseignement, Mikhaïl Fradkov, le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou et le chef de l’administration présidentielle, Sergueï Ivanov.

Le Parlement local de Crimée, dominé par des pro-russes, a demandé jeudi à Vladimir Poutine le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie et annoncé l’organisation d’un référendum le 16 mars pour le valider. Les électeurs auront le choix entre un rattachement à la Fédération de Russie ou une autonomie nettement renforcée.

La Crimée avait été donnée en 1954 à l’Ukraine soviétique par Nikita Khrouchtchev, lui-même originaire d’Ukraine. Pour prévenir alors les tentations séparatistes, Kiev lui avait accordé en 1992 le statut de république autonome.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mars 2014 12h56)

L’envoyé spécial de l’ONU retenu par des hommes armés en Crimée

mars 5, 2014

L’envoyé spécial de l’ONU en Crimée, Robert Serry, était retenu mercredi par des hommes armés en uniforme à Simferopol, la capitale de la péninsule ukrainienne, a annoncé le ministère ukrainien des Affaires étrangères. A New York, l’ONU a confirmé que son représentant était menacé par des hommes armés, démentant tout enlèvement.

« Son véhicule a été bloqué à Simféropol par des inconnus armés », a déclaré un porte-parole du ministère, Evguen Perebyinis. « Ils ont d’abord essayé de l’emmener par la force à l’aéroport, mais il a refusé. Ils continuent de le retenir », a-t-il ajouté, sans plus de précision sur le lieu.

Par ailleurs, trente-cinq observateurs militaires de l’OSCE, issus de 18 pays, sont partis vers l’Ukraine. Ils commenceront leur mission dans la ville d’Odessa, au sud, et doivent rester une semaine dans le pays. Il n’est pas encore sûr qu’ils puissent se rendre en Crimée.

Les observateurs, non armés et qui ne comptent aucun Suisse, devront clarifier « les doutes portant sur les activités militaires de la Russie sur le territoire ukrainien ».
Plan d’aide de l’UE

En outre, la Commission européenne a présenté un plan d’aide « d’au moins 11 milliards d’euros » en faveur de l’Ukraine, à la veille du sommet européen extraordinaire. L’aide s’étalerait sur les deux prochaines années, a déclaré le président de l’exécutif européen, José Manuel Barroso.

Et l’UE va geler à partir de jeudi les avoirs dans l’Union de 18 responsables ukrainiens impliqués dans les violences survenues à Kiev en février, a-t-on appris mercredi de source diplomatique. La liste européenne pourrait inclure le président déchu Viktor Ianoukovitch.
Formation en Suisse repoussée

Enfin, il n’y aura pas de militaires russes à Andermatt (UR) ces prochains jours. La Suisse repousse les cours de formation prévus en mars en raison de la crise en Ukraine. Elle invoque l’obligation de faire preuve de neutralité dans le contexte international tendu, indique mercredi à l’ats le Département de la défense (DDPS).

Romandie.com

Ukraine: le commandant en chef de la marine annonce prêter allégeance aux pro-russes de Crimée

mars 2, 2014

KIEV – Le commandant en chef de la marine ukrainienne, l’amiral Denis Berezovski, a annoncé dimanche qu’il prêtait allégeance aux autorités pro-russes de Crimée, au cours d’une conférence de presse à l’état-major de la flotte russe à Sébastopol.

Je prête allégeance aux habitants de la république autonome de Crimée (…). Je jure d’obéir aux ordres du commandant suprême de la république autonome de Crimée, a-t-il déclaré.

Le Premier ministre pro-russe de Crimée, Serguiï Axionov, a salué un événement historique et souligné que l’amiral Berezovski acceptait ainsi de se placer sous les ordres des autorités légitimes de la péninsule, au cours de cette même conférence de presse.

L’amiral Berezovski avait été nommé vendredi à la tête de la marine ukrainienne par le président par intérim Olexandre Tourtchinov. Kiev est en train de perdre le contrôle de la Crimée, où des milliers de soldats non identifiés bloquent les militaires ukrainiens dans leurs casernes.

La Crimée, péninsule russophone du Sud de l’Ukraine, est la région d’Ukraine qui s’oppose le plus radicalement aux nouvelles autorités en place à Kiev après la destitution du président Viktor Ianoukovitch à l’issue de trois mois de contestation ayant culminé dans un bain de sang avec la mort de 83 personnes dont une quinzaine de policiers en trois jours dans la capitale ukrainienne.

La Crimée qui était aux mains des Turcs a été conquise par la Russie à la fin du XVIIIe siècle. Elle a d’abord appartenu, au sein de l’URSS, à la Russie, avant d’être rattachée à l’Ukraine en 1954. Elle abrite toujours la flotte russe de la mer Noire, dans le cadre d’un accord entre les deux pays.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mars 2014 18h35)