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L’Inde met ses ressortissants en garde contre les crimes haineux au Canada

septembre 23, 2022
L'énorme temple blanc BAPS Shri Swaminarayan Mandir avec ses tourelles.

Le portail du temple hindou BAPS Shri Swaminarayan Mandir, à Etobicoke, a été vandalisé plus tôt ce mois-ci, indique la police. Une enquête est en cours. Photo : Twitter/@Baps_Toronto

Le gouvernement de New Delhi a publié un avertissement pour les citoyens et étudiants d’origine indienne habitant au Canada.

Il y a eu une hausse marquée des cas de crimes haineux, de violence sectaire et d’activités anti-Inde au Canada, affirme la note publiée vendredi.

Le gouvernement indien indique être en contact avec les autorités canadiennes à ce sujet, mais ajoute que les perpétrateurs de ces crimes n’ont pas été traduits en justice pour l’instant.

« Compte tenu de l’accroissement de ces crimes [haineux], nous recommandons aux ressortissants et aux étudiants indiens qui habitent au Canada et à ceux qui vont s’y rendre pour un voyage ou les études de faire preuve de prudence et de rester vigilants. »— Une citation de  Avertissement du gouvernement indien

L’avertissement ne mentionne pas d’événements en particulier, mais à Toronto, par exemple, la police enquête sur des graffitis peints plus tôt ce mois-ci sur le portail du temple hindou BAPS Shri Swaminarayan Mandir, dans l’ouest de la ville.

À l’époque, le temple s’est dit « choqué et attristé par les graffitis anti-Inde ».

Pour sa part, le député fédéral Chandra Arya a affirmé sur Twitter qu’il ne s’agissait pas d’un acte isolé. Les temples hindous au Canada ont été la cible récemment de ce genre de crimes haineux, a-t-il soutenu. Les Canadiens hindous ont raison de s’inquiéter. Il a appelé les différents ordres de gouvernement à « agir ».

En juillet, des graffitis avaient été peints sur le socle d’une statue de Mahatma Gandhi près d’un temple à Richmond Hill, en banlieue de Toronto.

Dans son avertissement, le gouvernement indien recommande à ses ressortissants de s’inscrire auprès de son ambassade à Ottawa ou de ses consulats à Toronto ou à Vancouver, pour être contactés en cas d’urgence.

Avec Radio-Canada

Congo-Brazzaville : crimes ou vaccination ?

novembre 12, 2021

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Clément Mouamba vacciné en mars 2021

Rentré bredouille d’une visite en France, le premier ministre Collinet Mackosso a mis sur la table un projet de vaccination obligatoire au détriment des droits et libertés de chacun.

Sans être des spécialistes de santé, nous mettons à la disposition de l’opinion des éléments d’analyse car les nouvelles qui viennent du Congo tous les jours tournent à une véritable tragédie.

Un compatriote agent des Douanes à Pointe-Noire en pleine forme, s’est fait vacciner, après quelques douleurs, il s’est couché pour toujours.

Le Directeur d’une école bien connue de Pointe-Noire appelée EAD très enthousiaste, a supervisé lui-même la séance de vaccination dans son école, a succombé deux jours seulement après la prise du vaccin.

Chantal Marie Loemba avocate secrétaire générale au barreau de Pointe-Noire se fait vacciner, prise de douleurs , elle reste deux semaines dans le coma à la Clinique Louis-Michel de Pointe-Noire où elle est fauchée par la mort à la fleur de l’âge. Nous avons admiré la beauté qu’exprimait son visage plein de charme, perdu à jamais, une carrière prometteuse sacrifiée, achevée sur fond de vaccination sans précaution aucune. Son époux serait dans un état inquiétant nous apprend-on.

De nombreux anonymes sont passés de vie à trépas dans l’indifférence générale après une prise de vaccin de sources concordantes.

La ville de Dolisie jusque-là épargnée par les turpitudes du coronavirus, la population découvre stupéfaite le débarquement en catastrophe d’une équipe de vaccination Covid-19. On dénombre déjà sept (7) décès suite à la campagne vaccinale.

De Brazzaville à Pointe-Noire, maintenant Dolisie et ailleurs, des larmes et des veillées mortuaires en cascade. Les gestionnaires de morgue se frottent les mains.

La catastrophe annoncée en Afrique par l’OMS tambour battant à l’apparition du coronavirus en début 2020 a copieusement raté sa cible, ainsi le Congo a enregistré moins de 200 décès. Cette statistique appelle t’elle à un déploiement musclé emprunt de menaces pour se faire vacciner ?

Un chercheur de l’université de Brazzaville ,le Philosophe Didier NGALEBAYE vient d’écrire une lettre au premier ministre, cet exposé qui nous est parvenu pose des questions intéressantes à savoir :

* La prise du vaccin implique t’elle l’arrêt du port du masque ?  Non

* La prise massive du vaccin ramènera t’elle une vie sociale normale ? Non

* La prise du vaccin immunise t’elle ?  Non

* La prise du vaccin élimine t’elle la contagiosité envers autrui ? Non

* Connait-on la période exacte d’activité du vaccin ?  Non

* Est-on sûr que la prise du vaccin ne tuera pas ? Non

* La prise du vaccin permet-elle de protéger à 100% ? Non

* La prise du vaccin empêche t’elle d’attraper à nouveau le coronavirus ? Non

L’universitaire de Brazzaville bien installé dans son rôle a formulé des questions simples, mais jamais justifiées par le destinataire de la lettre ouverte.

Bien avant, nous avons eu la chance de découvrir l’épaule du premier ministre Clément Mouamba en Mars dernier se livrant à une séance très motivée de vaccination. Pourtant il vient de tirer sa révérence à Paris après six mois de prise vaccinale. L’inutilité de cette opération a fourni des preuves tangibles, palpables avec le décès de l’ex-premier ministre curieusement de covid-19 et bien d’autres personnalités du Congo.

Il s’avère que depuis l’apparition dans l’arsenal de l’histoire de la médecine , a t’on déjà validé les recherches d’un vaccin en moins d’une année ?  Non.

Selon les indiscrétions venant du Congo, une clinique impliquée a fait signer une note qui décline toute responsabilité en cas d’incident, nous y sommes.

Le Congo réunit-il les garanties de bonne conservation des vaccins aux températures requises, de-70 à -120°, comme en Occident, sachant que les équipements, la qualité de l’électricité ne seront jamais au rendez-vous dans ce pays de prédation.

La trajectoire des vaccins est relativement modeste, depuis quand une campagne entraîne des risques mortels ? Louis Pasteur doit se retourner constamment dans sa tombe avec le déclenchement de cette mobilisation scandaleusement préoccupante.

Si un prétendu vaccin aboutit à la mort, peut-on continuer à l’appeler vaccin ?

En cas de poursuites ,le Premier Ministre, le ministre de la santé et tous les officiels affiliés seront tenus pour responsable de fautes graves ayant entrainées la mort à autrui ?

L’absence de lucidité, l’exhibition des menaces au Congo-Brazzaville qui accompagnent cette opération induisent une série de questions qui alimentent la suspicion, confirment le mimétisme et l’amateurisme des autorités congolaises sur la gestion désastreuse de la crise du coronavirus au Congo.

Nous avons le sentiment sans verser dans les thèses complotistes, qu’il s’agit d’un essai vaccinal à grande échelle sur le sol Congolais avec l’assurance de ne pas subir les revers d’une population aux abonnés absente, dans l’incapacité manifeste de demander des comptes aux gouvernants, pays où règne une double paix celle des cimetières et des armes.

Les dons collectés au début de la pandémie se sont volatilisés, récupérés, distribués comme un butin de guerre, sans le moindre état d’âme par la mafia régnante au Congo, entrainant une immense frustration du personnel de la chaine médicale, marginalisée.

Le Congo est un petit pays d’environ 5 millions d’âmes, nous pensons qu’il est louable de faire l’économie des vies humaines perdues gratuitement, à cause des vaccins aux effets hasardeux qui rappelle l’escalade vaccinale qui rappelle le très contesté PASS-SANITAIRE en-cours en France.

J’ai dit

MOUSSI – MASSA

RDC : « Il faut un tribunal pénal international pour tous les crimes dans l’Est »

novembre 5, 2021
Une maison criblée de balles à Nzenga, qui a été attaqué à plusieurs reprises par les ADF, dans le nord-est de la RDC, le 24 mai 2021. © ALEXIS HUGUET/AFP

Si l’on veut espérer voir se profiler la fin des crimes et atrocités dans la partie orientale du pays, il faut que tous les responsables puissent répondre de leurs actes devant une juridiction internationale.

Depuis 1998, la RDC lutte pour restaurer la paix dans l’est de son territoire et y mettre fin à l’insécurité. Cette insécurité, endémique et chronique depuis plus de trois décennies, a atteint un point culminant avec le déclenchement de la guerre de « libération » (de 1996 à 1997), qui a abouti au renversement du maréchal Mobutu par Laurent-Désiré Kabila. Entre 1998 et 2013, plusieurs conflits armés ont opposé la RDC à ses anciens alliés, le Rwanda et l’Ouganda, qui agissaient via de très nombreux groupes armés.

La mission de paix déployée par l’ONU s’éternise et essuie de très nombreuses critiques, tant l’ampleur des crimes commis est insoutenable. Pourtant, en dépit des horreurs ayant cours dans l’est de la RDC, rien n’a été fait au niveau international : les criminels ne sont pas inquiétés et l’insécurité persiste. Ces dernières années, les groupes armés ougandais à mouvance islamiste des Forces démocratiques alliées ( (ADF) concentrent leurs attaques contre la population congolaise. Ils commettent des massacres comme Boko Haram au Nigeria. En 2017, les ADF ont même fait allégeance à l’organisation État islamique.

Léthargie internationale

Ce conflit sans fin est probablement le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale. S’il est difficile d’estimer avec précision le nombre de morts dont il est responsable, plusieurs millions ont été évoqués dans certaines publications, tandis qu’un nombre tout aussi incalculable de personnes ont subi des violences et des exactions innommables. Malgré son mandat fondé sur le chapitre VII de la charte des Nations unies relative à la protection les civils, la mission de paix internationale n’est jamais parvenue à assurer la sécurité des populations. Certains massacres ont même eu lieu près de ses bases. L’épicentre du conflit reste situé dans les très riches provinces du nord-est du pays, le Nord-Kivu et l’Ituri, frontalières de l’Ouganda et du Rwanda, qui ont accueilli l’essentiel des réfugiés rwandais en 1994.

L’AMPLEUR ET L’HORREUR DES CRIMES COMMIS EN RDC RENDENT INCOMPRÉHENSIBLE LE SILENCE COMPLICE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

Le gouvernement congolais tente, autant que faire se peut, de restaurer la paix dans cette partie de son territoire. Le nombre et la capacité des groupes armés ont été réduits. Aujourd’hui, ils ne sont plus en mesure de faire face frontalement à l’armée congolaise. Mais leur stratégie a changé : ils mènent aujourd’hui des actions terroristes. Lors d’attaques surprises, ils incendient les villages, tuent, pillent, volent, violent et s’enfuient dans les forêts denses et les montagnes de l’Est.

L’ampleur et l’horreur des crimes commis en RDC rendent incompréhensible le silence complice de la communauté internationale. Comme l’a rappelé Félix Tshisekedi à la tribune des Nations unies au premier jour de la 76e session de l’Assemblée générale, « lorsque des États africains sont déstabilisés ou menacés de déstabilisation, notamment par le terrorisme, l’ONU a le devoir de les soutenir activement dans leur combat héroïque pour le bien-être de l’humanité toute entière, au-delà des déclarations de compassion et d’intention, peu suivies d’effets sur terrain ».

La Monusco dispose pourtant d’un budget annuel de plus d’un milliard de dollars. En octobre 2010, le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés a publié le Rapport mapping sur les violations les plus graves des droits humains et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la RDC. Cette publication avait suscité l’espoir que les crimes commis dans l’Est par les groupes rebelles et les États voisins allaient connaître une suite judiciaire au niveau international…

SELON LE RAPPORT MAPPING, DE NOMBREUSES MULTINATIONALES ONT CONTRIBUÉ, DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT, AU FINANCEMENT DE L’HORREUR EN RDC

Pourtant, peu de médias ont accordé de l’intérêt à ce rapport. Ou encore aux appels du Dr Denis Mukwege, gynécologue congolais et Prix Nobel de la paix en 2018, qui soigne depuis vingt ans les personnes victimes de violences sexuelles. De très nombreux contrats léonins ont été signés entre les groupes rebelles et certaines entreprises. Ainsi, le Rapport mapping montre comment de nombreuses multinationales ont contribué, directement ou indirectement, au financement de la guerre et de l’horreur en RDC. Il y a donc des enjeux importants qui motivent ce silence complice et cette léthargie internationale. La profitabilité économique peut-être.

Cela peut expliquer le fait que la communauté internationale n’a pas voulu, jusqu’ici, créer un tribunal pénal international pour juger ces crimes. De façon assez biaisée, on s’emploie plutôt à présenter la RDC comme responsable des problèmes de la sous-région, alors même qu’elle n’est qu’une victime de son hospitalité.

Difficultés structurelles et opérationnelles

Pour tenter d’en finir avec ce conflit, Félix Tshisekedi a instauré l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu en s’appuyant sur l’article 85 de la Constitution congolaise, qui mentionne « des circonstances graves [qui] menacent, d’une manière immédiate, l’indépendance ou l’intégrité du territoire national, ou provoquent l’interruption du fonctionnement régulier des institutions ». Mais l’armée congolaise reste confrontée à des difficultés structurelles et opérationnelles. Elle a longtemps été minée par la corruption et l’indiscipline, qui sont les conséquences d’une politique de brassage et de mixage de ses différents éléments.

IL EST INCONCEVABLE QUE LA RDC CONTINUE D’ÊTRE SOUMISE À UN EMBARGO SUR LES ARMES ALORS MÊME QU’ELLE FAIT FACE À L’INSÉCURITÉ

Cette politique a consisté à dissoudre les Forces armées congolaises et à former un nouvel agrégat, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à partir des factions qui se sont distinguées par des pillages, des viols et des harcèlements de toutes sortes à l’encontre de la population civile. Enfin, il est incompréhensible que la RDC continue sans raison d’être soumise à un embargo sur les armes, alors même qu’elle fait face à l’insécurité sur son territoire.

Ainsi, pour permettre au gouvernement de Félix Tshisekedi de restaurer la paix et de mettre un terme aux crimes graves qui sont encore commis dans l’Est, il est nécessaire de renforcer les capacités militaires congolaises de plusieurs manières. D’abord en levant l’embargo sur les armes destinées aux FARDC en proscrivant définitivement la politique de brassage, de mixage et de réintégration en leur sein de militaires indisciplinés. Ensuite en acquérant le matériel militaire aérien et naval nécessaire pour contrôler les frontières terrestres et maritimes du pays et en exerçant un contrôle renforcé sur les zones d’exploitation minière et sur l’exportation de matières premières. Et, enfin, en mettant en place un tribunal pénal international mixte compétent pour juger tous les crimes commis en RDC.

Wutibaal Kumaba Mbuta

Avec Jeune Afrique par Wutibaal Kumaba Mbuta

Avocat au Barreau de Paris, docteur en droit international, consultant sur les questions juridiques, politiques et de sécurité internationale

Royaume-Uni: les transgenres deux fois plus susceptibles d’être victimes d’un crime ou délit

juillet 17, 2020

 

Dans une étude parue ce vendredi, L’ONS révèle que 28% des personnes transgenres ont déjà été victimes d’un délit en Grande-Bretagne.

Les personnes transgenres sont «deux fois plus susceptibles» d’être victimes d’un crime ou d’un délit au Royaume-Uni que celles qui ne le sont pas, a indiqué, ce vendredi 17 juillet, l’Office national des statistiques. Chaque année, l’ONS sonde environ 50.000 personnes en Angleterre et au Pays de Galles sur des crimes et délits dont elles ont été victimes et qu’elles n’ont pas signalés à la police, une méthode d’enquête reconnue pour être révélatrice des tendances sur le long terme.

Pour la première fois cette année, l’organisme a analysé les résultats de cette enquête sous le prisme de l’identité de genre. Épluchant les données recueillies entre le 1er octobre 2019 et le 18 mars 2020, l’ONS en a conclu que les personnes transgenres avaient été «deux fois plus susceptibles» que les autres d’être victimes d’un crime ou d’un délit (hors fraude)« au cours de cette période.

«Plus d’une personne transgenre sur quatre (28%) a été victime d’un crime ou délit», quand ce n’est le cas que pour «14% de ceux dont l’identité de genre est la même que celle assignée à la naissance (appelées personnes cisgenres)», détaille le rapport de l’ONS.

Un Britannique trans sur huit a déjà été physiquement agressé au travail

Le bureau des statistiques s’est aussi intéressé à l’impact de l’orientation sexuelle ou des origines ethniques sur le risque d’être agressé. Elle souligne ainsi que les personnes «d’origine ethnique mixte» sont «les plus susceptibles d’être victimes d’un crime ou d’un délit» (20%), devant les personnes asiatiques (15%) et les personnes blanches (13%).

Les gays, lesbiennes ou bisexuels sont 21% à rapporter avoir été victime d’un crime ou délit sur la période, contre 14% pour les personnes hétérosexuelles. Selon une étude YouGov commandée par l’association LGBT Stonewall, deux personnes trans sur cinq ont été victimes d’un incident ou crime de haine en 2019. Un Britannique trans sur huit a déjà été physiquement agressé par un collègue ou un client, c’est pourquoi 40% d’entre eux décident de cacher leur transidentité sur leur lieu de travail.

Par Le Figaro avec AFP

 

Argentine: 48 condamnations, dont 29 à vie, pour les crimes contre la dictature

novembre 29, 2017

Buenos Aires – Quarante-huit anciens militaires argentins ont été condamnés mercredi à la prison, dont 29 à perpétuité, pour des crimes commis à l’École de mécanique de la Marine (ESMA), principal centre de tortures pendant la dictature argentine (1976-1983).

Les accusés étaient jugés pour une série de crimes commis à l’époque dans le cadre de l’ESMA: tortures de détenus politiques, exécutions illégales, vols de bébés – plusieurs dizaines de femmes ont accouché pendant leur détention – et les tristement célèbres « vols de la mort ».

Pour faire disparaître sans laisser de traces des personnes détenues à l’ESMA, située à Buenos Aires, les militaires les jetaient vivantes depuis des avions ou des hélicoptères dans la mer ou dans le Rio de la Plata.

Les 48 anciens militaires ont été condamnés à l’issue d’un procès géant, le plus important de l’histoire de la justice argentine, concernant 789 dossiers de crimes commis à l’ESMA et un total de 54 accusés, dont six ont été acquittés.

Le tribunal a prononcé 29 peines de prison à vie et a condamné 19 autres accusés à des peines allant de 8 à 25 ans.

Parmi ceux qui ont été condamnés à perpétuité figurent trois anciens militaires déjà condamnés à des peines de prison à vie lors de précédents procès sur les crimes de la dictature: Alfredo Astiz, 67 ans, Jorge Acosta, 76 ans, et Ricardo Cavallo, 66 ans.

Astiz et Acosta ont notamment été déclarés coupables de la disparition forcée en 1977 de la Suédoise Dagmar Hagelin, 17 ans.

L’ex-capitaine Astiz, surnommé à l’époque « l’ange blond de la mort », a aussi été condamné par contumace à la prison à vie par la justice française, pour l’enlèvement et le meurtre de deux religieuses françaises en 1977.

Il s’agit du troisième procès concernant des crimes commis à l’ESMA, par laquelle sont passés quelque 5.000 prisonniers pendant la dictature. Sur les 54 accusés, 16 avaient déjà été condamnés antérieurement.

Depuis le début du procès en novembre 2012, onze accusés sont décédés et trois ont été exemptés pour raisons de santé. Quelque 800 témoins se sont succédé devant le tribunal fédéral numéro 5 de Buenos Aires, présidé par le juge Daniel Obligado.

La lecture du verdict, qui a duré plus de quatre heures, a été faite dans une salle comble où les accusés étaient séparés par une paroi vitrée du public, dans lequel se trouvaient des victimes et des proches de victimes.

A l’extérieur du tribunal, des dizaines de militants d’organisations de défense des droits de l’Homme et de partis politiques de gauche ont suivi l’énoncé du verdict sur un écran géant.

La dictature argentine a été l’une des plus violentes d’Amérique latine, avec quelque 30.000 disparus, selon les organisations de défense des droits de l’Homme.

Romandie.com avec(©AFP / 30 novembre 2017 02h38)

Au soir inéluctable de ta mort

novembre 10, 2017

 

 

Au soir édité et inévitable de ta mort

Tu revois l’orgueil de tes actes à tort

Où tes victimes festoient dans la joie

Ton arrivée de macchabée sans merci

 

Seul et triste dans la profusion de tes pensées

Personne ne t’approche comme un vilain pestiféré

Quand les images macabres de tes crimes à la pelle

Défilent devant ton écran à coup de manivelle

 

Lorsque la peur brutalement change de camp

Tes amis d’orchestre du malheur quittent les rangs

Ne sachant pas qui demain va évidemment te suivre

Dans ce mauvais comportement galonné de pieuvre

 

Bernard NKOUNKOU

États-Unis: Une infirmière du Texas suspectée d’avoir tué jusqu’à 60 bébés

mai 26, 2017

Une infirmière emprisonnée pour le meurtre d’un nourrisson au Texas dans les années 1980 a été inculpée d’un deuxième meurtre et pourrait avoir tué au total jusqu’à 60 bébés, ont annoncé les autorités américaines. / © AFP/Archives / BRENDAN SMIALOWSKI

Une infirmière emprisonnée pour le meurtre d’un nourrisson au Texas dans les années 1980 a été inculpée d’un deuxième meurtre et pourrait avoir tué au total jusqu’à 60 bébés, ont annoncé les autorités américaines.

Genene Jones, 66 ans, « est le mal incarné et la justice veillera à ce qu’elle réponde de ses crimes », a promis dans un communiqué publié jeudi Nico LaHood, le procureur du comté texan de Bexar.

« Notre bureau fera tout pour retrouver chaque enfant dont la vie a été prise par les actes de Jones », a-t-il ajouté.

Genene Jones purge actuellement deux peines de réclusion, de 99 et 60 ans, pour deux crimes commis en 1984 sur des bébés alors qu’elle travaillait en milieu hospitalier.

Elle avait tué une fillette de 15 mois, Chelsea McClellan, en lui administrant un décontractant musculaire. Et elle avait injecté de l’héparine, un médicament anticoagulant, à un nourrisson de quatre semaines, Rolando Santos, qui lui avait survécu.

Jeudi l’ancienne infirmière a été inculpée par un grand jury du meurtre en 1981 d’un bébé de 11 mois, Joshua Sawyer. Elle est accusée de lui avoir injecté une dose fatale d’un produit anti-épilepsie.

« Jones est suspectée d’avoir tué jusqu’à 60 bébés », a affirmé dans son communiqué le procureur LaHood.

En raison d’une loi de remise de peine en vigueur à l’époque de ses premières condamnations, l’ancienne soignante actuellement doit sortir en mars 2018 de sa prison, située entre Austin et Dallas.

Elle sera auparavant transférée dans le comté plus au sud de Bexar, où elle sera à nouveau traduite en justice. Elle encourt une autre sentence de 99 ans de réclusion.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2017 21h40)                

Jean Elvis Ebang Ondo : « La nouvelle loi sur les crimes rituels au Gabon doit être appliquée »

août 14, 2015

Jean Elvis Ebang Ondo, président de l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR). © DR

Jean Elvis Ebang Ondo, président de l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR). © DR

Par une ordonnance présidentielle, Ali Bongo Ondimba vient de modifier le code pénal gabonais pour rendre les crimes rituels imprescriptibles et punis de prison à perpétuité. S’il se réjouit de cette avancée, Jean Elvis Ebang Ondo, président de l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR), estime toutefois que beaucoup de choses restent à faire. Interview.

Alors qu’une initiative de loi traînait depuis des années dans les tiroirs de l’Assemblée nationale du Gabon, Ali Bongo Ondimba, président de la République, « a pris les devants pour que les choses aillent vite », salue Jean Elvis Ebang Ondo, président de l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR).

Une ordonnance présidentielle a en effet été prise le 11 août pour rendre le code pénal plus répressif en matière de crimes rituels. Désormais, au Gabon, « les crimes de sang avec prélèvement d’organes et autres mutilations de victimes sont dorénavant imprescriptibles et condamnés de la perpétuité », selon le communiqué publié à l’issue du conseil des ministres présidé lundi par Ali Bongo Ondimba.

Réagissant à cette avancée de la législation pénale gabonaise, Jean Elvis Ebang Ondo explique à Jeune Afrique pourquoi ceux luttent contre les crimes rituels au Gabon ne sont que « partiellement satisfaits ».

Jeune Afrique : Qu’est-ce que les modifications annoncées du code pénal apportent de nouveau dans la répression des crimes rituels au Gabon ?

Jean Elvis Ebang Ondo : Avant ce nouveau texte, il y avait un vide juridique. Les crimes rituels n’étaient pas reconnus au Gabon comme tels. À la place, on parlait plus du meurtre avec prélèvement d’organes. Nous nous battons depuis plus de 10 ans pour essayer de faire bouger ces lignes.

L’imprescriptibilité permettra de poursuivre certaines personnalités qui se cachent très longtemps derrière leurs immunités, une fois celle-ci levée.

Autre changement majeur : c’est la teneur de la peine. Avant, les auteurs des crimes rituels encouraient une peine de prison de six mois à cinq ans, mais aujourd’hui celle-ci va de 30 ans à la prison à perpétuité. Nous nous en réjouissons. Il en est de même de l’indemnisation des familles des victimes. Avant le nouveau texte, le dédommagement s’étendait de 200 000 francs CFA (environ 304 euros) à 500 000 francs CFA. Désormais, il ne peut être alloué une indemnisation en deçà de 5 millions de francs CFA (environ 7 500 euros).

La dernière avancée majeure, c’est l’imprescriptibilité des crimes rituels. Même après dix, vingt ou cinquante ans, les auteurs présumés de ces actes peuvent être poursuivis devant la justice gabonaise. Cela permettra de poursuivre certaines personnalités qui se cachent très longtemps derrière leur immunité, une fois celle-ci levée.

Peut-on considérer que ce nouveau texte satisfait ceux qui luttent contre les crimes rituels au Gabon ?

Nous ne sommes que partiellement satisfaits. Parce qu’il faut des hommes pour appliquer cette nouvelle législation. C’est là où le bât blesse au Gabon. Nos juges chargés d’instruire les cas des crimes rituels sont souvent corrompus. Prétextant défendre leur « morceau de pain », ils se laissent également intimider. Sans une justice libre et indépendante, cette nouvelle législation ne produira pas ses effets.

Que préconisez-vous pour que ces nouvelles dispositions légales soient réellement appliquées ?

Pour qu’une loi soit appliquée, elle doit être accompagnée d’autres mesures. Tenez, devant les cours et tribunaux, les juges insistent sur des preuves. Or des officiers de police judiciaire (OPJ), habilités à mener des enquêtes, ne sont pas équipés d’outils modernes pouvant leur permettre de bien faire leur travail. Pis, ils sont souvent intimidés, puisque sous la domination des personnes qui les nomment pour occuper ces fonctions.

Le pays n’a pas non plus suffisamment de médecins légistes. Alors que pour déposer une plainte en matière des crimes rituels, il faut procéder à une autopsie des victimes. Et le coût de celle-ci est très élevé. Où est-ce qu’un villageois peut trouver les 300 000 francs CFA exigés souvent pour une telle opération ?

À l’approche des élections prévues en 2016, quelle est la situation sur le terrain ?

Les crimes rituels persistent au Gabon, mais leurs auteurs ont changé de tactique. Les méthodes ne sont plus les mêmes : désormais, on tue une personne, on la dépèce, puis on prélève ce qu’on appelle ici les « pièces détachées » et après, on l’enterre. Six mois plus tard, on vient récupérer les ossements humains. Une trentaine de crimes rituels ont été répertoriés depuis le début de l’année dans quatre des neuf provinces du Gabon. Malgré cette persistance du phénomène, l’entourage du chef de l’État ne joue pas un franc-jeu : lorsqu’il s’agit de voter une loi, et alors que tout le monde parle de crimes rituels, il préfère parler de simples crimes de sang.

Jeuneafrique.com par

Le pape émérite Benoît XVI répond à un mathématicien sur la pédophilie

septembre 24, 2013

CITE DU VATICAN – Le pape émérite Benoît XVI réaffirme, dans une lettre à un mathématicien, sa profonde douleur pour les sévices sur mineurs commis dans l’Eglise, soulignant ne les avoir jamais couverts.

Cette lettre, dont le quotidien Repubblica publie mardi des extraits, est adressée au mathématicien anticlérical Piergorgio Odifreddi en réponse à un livre qu’il avait écrit. Cet ouvrage, intitulé, Cher pape, je t’écris – Un mathématicien athée face au pape théologien, critiquait le livre principal du pape théologien: Jésus de Nazareth.

Que le pouvoir du mal pénètre à ce point dans le monde intérieur de la foi est pour nous une souffrance que d’une part nous devons supporter, et, de l’autre, nous devons faire tout notre possible pour que des faits de ce genre ne se répètent pas, écrit le pape allemand à la retraite.

Je ne peux que prendre acte avec une profonde consternation des sévices infligés par des prêtres à des mineurs, et jamais je n’ai cherché à couvrir ces choses, ajoute Joseph Ratzinger qui, au long de son pontificat (2005-février 2013), a été confronté à ce scandale majeur qu’il a vécu douloureusement et contre lequel il avait décrété la tolérance zéro.

S’il n’est pas licite de se taire sur le mal dans l’Eglise, on ne peut non plus se taire sur la grande trace lumineuse de bonté et de pureté que la foi chrétienne a laissée derrière elle au long des siècles, a souligné l’ancien pape.

Ce n’est pas non plus un motif de réconfort, que, selon les recherches de sociologues, le pourcentage de prêtres responsables de ces crimes ne soit pas plus élevé que celui existant dans d’autres catégories professionnelles équivalentes, ajoute encore Joseph Ratzinger, qui fait remarquer: on ne devrait pas présenter ostensiblement cette déviation comme il s’agissait d’un mal spécifique du catholicisme.

Cette lettre du pape allemand qui, à 86 ans, vit retiré au Vatican, a été publiée par La Repubblica dix jours après celle que le pape François avait envoyée au fondateur, lui aussi athée, du quotidien, Engenio Scalfari.

Le pape émérite avait envoyée sa lettre au professeur italien bien avant la publication de la lettre de François.

Le pape émérite se montre très incisif et pugnace. Au nom de la franchise et s’étonnant d’une certaine agressivité du mathématicien, il l’appelle à être plus compétent sur le plan historique quand il évoque la figure de Jésus.

Benoît XVI fait remarquer que dans la religion des mathématiques que décrit le professeur Odifreddi, trois thèmes fondamentaux de l’existence humaine manquent: la liberté, l’amour et le mal.

Votre religion mathématique ne livre aucune information sur le mal (…) Une religion qui laisse de côté ces demandes fondamentales reste vide, affirme durement Ratzinger.

Romandie.com avec (©AFP / 24 septembre 2013 13h05)

Abidjan évoque un mandat de la CPI contre Charles Blé Goudé

septembre 21, 2013

Blé Goudé

Abidjan évoque un mandat de la CPI contre Charles Blé Goudé © AFP

Le gouvernement ivoirien a évoqué vendredi et samedi l’existence d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre Charles Blé Goudé, l’ex-chef des +jeunes patriotes+, inculpé de « crimes de guerre » par la justice ivoirienne pour son implication présumée dans la crise postélectorale de 2010-2011.

Vendredi soir, le ministre de la Justice Gnénéma Mamadou Coulibaly avait affirmé devant les caméras de la télévision publique ivoirienne que « Charles Blé Goudé fait effectivement l’objet d’un mandat d’arrêt » mais qu’Abidjan n’avait « pas encore été sollicité par la CPI pour assurer son transfèrement à La Haye ».

« Nous n’avons pas encore, au niveau du gouvernement, statué sur le cas Blé Goudé. C?est lorsque la CPI lève le mandat d?arrêt, le rend public, qu?elle demande à un État le transfèrement de la personne visée par ce mandat d?arrêt », avait-il expliqué. Et d’ajouter : « le gouvernement, au moment opportun, apportera la réponse qu?il faut à une telle demande si elle était formulée.  »

Des propos inattendus alors que le cas Blé Goudé est extrêmement sensible en Côte d’Ivoire, deux ans après la crise postélectorale, qui a fait plus de 3. 000 morts en 2010-2011.

Samedi, M. Coulibaly, sollicité par l’AFP, n’a pas souhaité être interviewé. Le porte-parole du gouvernement Bruno Koné, par ailleurs ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, qui avait dans un premier temps évoqué un « lapsus » du ministre de la Justice, a ensuite usé du conditionnel pour ce dossier.

« Il semblerait qu’il y ait un mandat d’arrêt de la CPI qui n’est pas rendu public. C’est seulement quand il le sera que le gouvernement réagira sur le sujet », a-t-il déclaré à l’AFP.

Charles Blé Goudé, ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo et chef des +jeunes patriotes+, milices pro-Gbagbo parfois extrêmement violentes, a été arrêté le 17 janvier au Ghana après plus d’un an et demi de cavale et extradé dès le lendemain. La justice ivoirienne l’a inculpé le 21 janvier notamment de « crimes de guerre », mais aussi d' »assassinats, vols en réunion, dégradation et destruction de biens d’autrui ».

Sous sanctions de l’ONU depuis 2006 et considéré par des ONG internationales comme responsable de nombreuses violences, Charles Blé Goudé, surnommé « général de la rue » pour sa capacité de mobilisation, est régulièrement cité comme une cible possible de la CPI.

Jeuneafrique.com