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Royaume-Uni: les transgenres deux fois plus susceptibles d’être victimes d’un crime ou délit

juillet 17, 2020

 

Dans une étude parue ce vendredi, L’ONS révèle que 28% des personnes transgenres ont déjà été victimes d’un délit en Grande-Bretagne.

Les personnes transgenres sont «deux fois plus susceptibles» d’être victimes d’un crime ou d’un délit au Royaume-Uni que celles qui ne le sont pas, a indiqué, ce vendredi 17 juillet, l’Office national des statistiques. Chaque année, l’ONS sonde environ 50.000 personnes en Angleterre et au Pays de Galles sur des crimes et délits dont elles ont été victimes et qu’elles n’ont pas signalés à la police, une méthode d’enquête reconnue pour être révélatrice des tendances sur le long terme.

Pour la première fois cette année, l’organisme a analysé les résultats de cette enquête sous le prisme de l’identité de genre. Épluchant les données recueillies entre le 1er octobre 2019 et le 18 mars 2020, l’ONS en a conclu que les personnes transgenres avaient été «deux fois plus susceptibles» que les autres d’être victimes d’un crime ou d’un délit (hors fraude)« au cours de cette période.

«Plus d’une personne transgenre sur quatre (28%) a été victime d’un crime ou délit», quand ce n’est le cas que pour «14% de ceux dont l’identité de genre est la même que celle assignée à la naissance (appelées personnes cisgenres)», détaille le rapport de l’ONS.

Un Britannique trans sur huit a déjà été physiquement agressé au travail

Le bureau des statistiques s’est aussi intéressé à l’impact de l’orientation sexuelle ou des origines ethniques sur le risque d’être agressé. Elle souligne ainsi que les personnes «d’origine ethnique mixte» sont «les plus susceptibles d’être victimes d’un crime ou d’un délit» (20%), devant les personnes asiatiques (15%) et les personnes blanches (13%).

Les gays, lesbiennes ou bisexuels sont 21% à rapporter avoir été victime d’un crime ou délit sur la période, contre 14% pour les personnes hétérosexuelles. Selon une étude YouGov commandée par l’association LGBT Stonewall, deux personnes trans sur cinq ont été victimes d’un incident ou crime de haine en 2019. Un Britannique trans sur huit a déjà été physiquement agressé par un collègue ou un client, c’est pourquoi 40% d’entre eux décident de cacher leur transidentité sur leur lieu de travail.

Par Le Figaro avec AFP

 

Argentine: 48 condamnations, dont 29 à vie, pour les crimes contre la dictature

novembre 29, 2017

Buenos Aires – Quarante-huit anciens militaires argentins ont été condamnés mercredi à la prison, dont 29 à perpétuité, pour des crimes commis à l’École de mécanique de la Marine (ESMA), principal centre de tortures pendant la dictature argentine (1976-1983).

Les accusés étaient jugés pour une série de crimes commis à l’époque dans le cadre de l’ESMA: tortures de détenus politiques, exécutions illégales, vols de bébés – plusieurs dizaines de femmes ont accouché pendant leur détention – et les tristement célèbres « vols de la mort ».

Pour faire disparaître sans laisser de traces des personnes détenues à l’ESMA, située à Buenos Aires, les militaires les jetaient vivantes depuis des avions ou des hélicoptères dans la mer ou dans le Rio de la Plata.

Les 48 anciens militaires ont été condamnés à l’issue d’un procès géant, le plus important de l’histoire de la justice argentine, concernant 789 dossiers de crimes commis à l’ESMA et un total de 54 accusés, dont six ont été acquittés.

Le tribunal a prononcé 29 peines de prison à vie et a condamné 19 autres accusés à des peines allant de 8 à 25 ans.

Parmi ceux qui ont été condamnés à perpétuité figurent trois anciens militaires déjà condamnés à des peines de prison à vie lors de précédents procès sur les crimes de la dictature: Alfredo Astiz, 67 ans, Jorge Acosta, 76 ans, et Ricardo Cavallo, 66 ans.

Astiz et Acosta ont notamment été déclarés coupables de la disparition forcée en 1977 de la Suédoise Dagmar Hagelin, 17 ans.

L’ex-capitaine Astiz, surnommé à l’époque « l’ange blond de la mort », a aussi été condamné par contumace à la prison à vie par la justice française, pour l’enlèvement et le meurtre de deux religieuses françaises en 1977.

Il s’agit du troisième procès concernant des crimes commis à l’ESMA, par laquelle sont passés quelque 5.000 prisonniers pendant la dictature. Sur les 54 accusés, 16 avaient déjà été condamnés antérieurement.

Depuis le début du procès en novembre 2012, onze accusés sont décédés et trois ont été exemptés pour raisons de santé. Quelque 800 témoins se sont succédé devant le tribunal fédéral numéro 5 de Buenos Aires, présidé par le juge Daniel Obligado.

La lecture du verdict, qui a duré plus de quatre heures, a été faite dans une salle comble où les accusés étaient séparés par une paroi vitrée du public, dans lequel se trouvaient des victimes et des proches de victimes.

A l’extérieur du tribunal, des dizaines de militants d’organisations de défense des droits de l’Homme et de partis politiques de gauche ont suivi l’énoncé du verdict sur un écran géant.

La dictature argentine a été l’une des plus violentes d’Amérique latine, avec quelque 30.000 disparus, selon les organisations de défense des droits de l’Homme.

Romandie.com avec(©AFP / 30 novembre 2017 02h38)

Au soir inéluctable de ta mort

novembre 10, 2017

 

 

Au soir édité et inévitable de ta mort

Tu revois l’orgueil de tes actes à tort

Où tes victimes festoient dans la joie

Ton arrivée de macchabée sans merci

 

Seul et triste dans la profusion de tes pensées

Personne ne t’approche comme un vilain pestiféré

Quand les images macabres de tes crimes à la pelle

Défilent devant ton écran à coup de manivelle

 

Lorsque la peur brutalement change de camp

Tes amis d’orchestre du malheur quittent les rangs

Ne sachant pas qui demain va évidemment te suivre

Dans ce mauvais comportement galonné de pieuvre

 

Bernard NKOUNKOU

États-Unis: Une infirmière du Texas suspectée d’avoir tué jusqu’à 60 bébés

mai 26, 2017

Une infirmière emprisonnée pour le meurtre d’un nourrisson au Texas dans les années 1980 a été inculpée d’un deuxième meurtre et pourrait avoir tué au total jusqu’à 60 bébés, ont annoncé les autorités américaines. / © AFP/Archives / BRENDAN SMIALOWSKI

Une infirmière emprisonnée pour le meurtre d’un nourrisson au Texas dans les années 1980 a été inculpée d’un deuxième meurtre et pourrait avoir tué au total jusqu’à 60 bébés, ont annoncé les autorités américaines.

Genene Jones, 66 ans, « est le mal incarné et la justice veillera à ce qu’elle réponde de ses crimes », a promis dans un communiqué publié jeudi Nico LaHood, le procureur du comté texan de Bexar.

« Notre bureau fera tout pour retrouver chaque enfant dont la vie a été prise par les actes de Jones », a-t-il ajouté.

Genene Jones purge actuellement deux peines de réclusion, de 99 et 60 ans, pour deux crimes commis en 1984 sur des bébés alors qu’elle travaillait en milieu hospitalier.

Elle avait tué une fillette de 15 mois, Chelsea McClellan, en lui administrant un décontractant musculaire. Et elle avait injecté de l’héparine, un médicament anticoagulant, à un nourrisson de quatre semaines, Rolando Santos, qui lui avait survécu.

Jeudi l’ancienne infirmière a été inculpée par un grand jury du meurtre en 1981 d’un bébé de 11 mois, Joshua Sawyer. Elle est accusée de lui avoir injecté une dose fatale d’un produit anti-épilepsie.

« Jones est suspectée d’avoir tué jusqu’à 60 bébés », a affirmé dans son communiqué le procureur LaHood.

En raison d’une loi de remise de peine en vigueur à l’époque de ses premières condamnations, l’ancienne soignante actuellement doit sortir en mars 2018 de sa prison, située entre Austin et Dallas.

Elle sera auparavant transférée dans le comté plus au sud de Bexar, où elle sera à nouveau traduite en justice. Elle encourt une autre sentence de 99 ans de réclusion.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2017 21h40)                

Jean Elvis Ebang Ondo : « La nouvelle loi sur les crimes rituels au Gabon doit être appliquée »

août 14, 2015

Jean Elvis Ebang Ondo, président de l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR). © DR

Jean Elvis Ebang Ondo, président de l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR). © DR

Par une ordonnance présidentielle, Ali Bongo Ondimba vient de modifier le code pénal gabonais pour rendre les crimes rituels imprescriptibles et punis de prison à perpétuité. S’il se réjouit de cette avancée, Jean Elvis Ebang Ondo, président de l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR), estime toutefois que beaucoup de choses restent à faire. Interview.

Alors qu’une initiative de loi traînait depuis des années dans les tiroirs de l’Assemblée nationale du Gabon, Ali Bongo Ondimba, président de la République, « a pris les devants pour que les choses aillent vite », salue Jean Elvis Ebang Ondo, président de l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR).

Une ordonnance présidentielle a en effet été prise le 11 août pour rendre le code pénal plus répressif en matière de crimes rituels. Désormais, au Gabon, « les crimes de sang avec prélèvement d’organes et autres mutilations de victimes sont dorénavant imprescriptibles et condamnés de la perpétuité », selon le communiqué publié à l’issue du conseil des ministres présidé lundi par Ali Bongo Ondimba.

Réagissant à cette avancée de la législation pénale gabonaise, Jean Elvis Ebang Ondo explique à Jeune Afrique pourquoi ceux luttent contre les crimes rituels au Gabon ne sont que « partiellement satisfaits ».

Jeune Afrique : Qu’est-ce que les modifications annoncées du code pénal apportent de nouveau dans la répression des crimes rituels au Gabon ?

Jean Elvis Ebang Ondo : Avant ce nouveau texte, il y avait un vide juridique. Les crimes rituels n’étaient pas reconnus au Gabon comme tels. À la place, on parlait plus du meurtre avec prélèvement d’organes. Nous nous battons depuis plus de 10 ans pour essayer de faire bouger ces lignes.

L’imprescriptibilité permettra de poursuivre certaines personnalités qui se cachent très longtemps derrière leurs immunités, une fois celle-ci levée.

Autre changement majeur : c’est la teneur de la peine. Avant, les auteurs des crimes rituels encouraient une peine de prison de six mois à cinq ans, mais aujourd’hui celle-ci va de 30 ans à la prison à perpétuité. Nous nous en réjouissons. Il en est de même de l’indemnisation des familles des victimes. Avant le nouveau texte, le dédommagement s’étendait de 200 000 francs CFA (environ 304 euros) à 500 000 francs CFA. Désormais, il ne peut être alloué une indemnisation en deçà de 5 millions de francs CFA (environ 7 500 euros).

La dernière avancée majeure, c’est l’imprescriptibilité des crimes rituels. Même après dix, vingt ou cinquante ans, les auteurs présumés de ces actes peuvent être poursuivis devant la justice gabonaise. Cela permettra de poursuivre certaines personnalités qui se cachent très longtemps derrière leur immunité, une fois celle-ci levée.

Peut-on considérer que ce nouveau texte satisfait ceux qui luttent contre les crimes rituels au Gabon ?

Nous ne sommes que partiellement satisfaits. Parce qu’il faut des hommes pour appliquer cette nouvelle législation. C’est là où le bât blesse au Gabon. Nos juges chargés d’instruire les cas des crimes rituels sont souvent corrompus. Prétextant défendre leur « morceau de pain », ils se laissent également intimider. Sans une justice libre et indépendante, cette nouvelle législation ne produira pas ses effets.

Que préconisez-vous pour que ces nouvelles dispositions légales soient réellement appliquées ?

Pour qu’une loi soit appliquée, elle doit être accompagnée d’autres mesures. Tenez, devant les cours et tribunaux, les juges insistent sur des preuves. Or des officiers de police judiciaire (OPJ), habilités à mener des enquêtes, ne sont pas équipés d’outils modernes pouvant leur permettre de bien faire leur travail. Pis, ils sont souvent intimidés, puisque sous la domination des personnes qui les nomment pour occuper ces fonctions.

Le pays n’a pas non plus suffisamment de médecins légistes. Alors que pour déposer une plainte en matière des crimes rituels, il faut procéder à une autopsie des victimes. Et le coût de celle-ci est très élevé. Où est-ce qu’un villageois peut trouver les 300 000 francs CFA exigés souvent pour une telle opération ?

À l’approche des élections prévues en 2016, quelle est la situation sur le terrain ?

Les crimes rituels persistent au Gabon, mais leurs auteurs ont changé de tactique. Les méthodes ne sont plus les mêmes : désormais, on tue une personne, on la dépèce, puis on prélève ce qu’on appelle ici les « pièces détachées » et après, on l’enterre. Six mois plus tard, on vient récupérer les ossements humains. Une trentaine de crimes rituels ont été répertoriés depuis le début de l’année dans quatre des neuf provinces du Gabon. Malgré cette persistance du phénomène, l’entourage du chef de l’État ne joue pas un franc-jeu : lorsqu’il s’agit de voter une loi, et alors que tout le monde parle de crimes rituels, il préfère parler de simples crimes de sang.

Jeuneafrique.com par

Le pape émérite Benoît XVI répond à un mathématicien sur la pédophilie

septembre 24, 2013

CITE DU VATICAN – Le pape émérite Benoît XVI réaffirme, dans une lettre à un mathématicien, sa profonde douleur pour les sévices sur mineurs commis dans l’Eglise, soulignant ne les avoir jamais couverts.

Cette lettre, dont le quotidien Repubblica publie mardi des extraits, est adressée au mathématicien anticlérical Piergorgio Odifreddi en réponse à un livre qu’il avait écrit. Cet ouvrage, intitulé, Cher pape, je t’écris – Un mathématicien athée face au pape théologien, critiquait le livre principal du pape théologien: Jésus de Nazareth.

Que le pouvoir du mal pénètre à ce point dans le monde intérieur de la foi est pour nous une souffrance que d’une part nous devons supporter, et, de l’autre, nous devons faire tout notre possible pour que des faits de ce genre ne se répètent pas, écrit le pape allemand à la retraite.

Je ne peux que prendre acte avec une profonde consternation des sévices infligés par des prêtres à des mineurs, et jamais je n’ai cherché à couvrir ces choses, ajoute Joseph Ratzinger qui, au long de son pontificat (2005-février 2013), a été confronté à ce scandale majeur qu’il a vécu douloureusement et contre lequel il avait décrété la tolérance zéro.

S’il n’est pas licite de se taire sur le mal dans l’Eglise, on ne peut non plus se taire sur la grande trace lumineuse de bonté et de pureté que la foi chrétienne a laissée derrière elle au long des siècles, a souligné l’ancien pape.

Ce n’est pas non plus un motif de réconfort, que, selon les recherches de sociologues, le pourcentage de prêtres responsables de ces crimes ne soit pas plus élevé que celui existant dans d’autres catégories professionnelles équivalentes, ajoute encore Joseph Ratzinger, qui fait remarquer: on ne devrait pas présenter ostensiblement cette déviation comme il s’agissait d’un mal spécifique du catholicisme.

Cette lettre du pape allemand qui, à 86 ans, vit retiré au Vatican, a été publiée par La Repubblica dix jours après celle que le pape François avait envoyée au fondateur, lui aussi athée, du quotidien, Engenio Scalfari.

Le pape émérite avait envoyée sa lettre au professeur italien bien avant la publication de la lettre de François.

Le pape émérite se montre très incisif et pugnace. Au nom de la franchise et s’étonnant d’une certaine agressivité du mathématicien, il l’appelle à être plus compétent sur le plan historique quand il évoque la figure de Jésus.

Benoît XVI fait remarquer que dans la religion des mathématiques que décrit le professeur Odifreddi, trois thèmes fondamentaux de l’existence humaine manquent: la liberté, l’amour et le mal.

Votre religion mathématique ne livre aucune information sur le mal (…) Une religion qui laisse de côté ces demandes fondamentales reste vide, affirme durement Ratzinger.

Romandie.com avec (©AFP / 24 septembre 2013 13h05)

Abidjan évoque un mandat de la CPI contre Charles Blé Goudé

septembre 21, 2013
Blé Goudé

Abidjan évoque un mandat de la CPI contre Charles Blé Goudé © AFP

Le gouvernement ivoirien a évoqué vendredi et samedi l’existence d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre Charles Blé Goudé, l’ex-chef des +jeunes patriotes+, inculpé de « crimes de guerre » par la justice ivoirienne pour son implication présumée dans la crise postélectorale de 2010-2011.

Vendredi soir, le ministre de la Justice Gnénéma Mamadou Coulibaly avait affirmé devant les caméras de la télévision publique ivoirienne que « Charles Blé Goudé fait effectivement l’objet d’un mandat d’arrêt » mais qu’Abidjan n’avait « pas encore été sollicité par la CPI pour assurer son transfèrement à La Haye ».

« Nous n’avons pas encore, au niveau du gouvernement, statué sur le cas Blé Goudé. C?est lorsque la CPI lève le mandat d?arrêt, le rend public, qu?elle demande à un État le transfèrement de la personne visée par ce mandat d?arrêt », avait-il expliqué. Et d’ajouter : « le gouvernement, au moment opportun, apportera la réponse qu?il faut à une telle demande si elle était formulée.  »

Des propos inattendus alors que le cas Blé Goudé est extrêmement sensible en Côte d’Ivoire, deux ans après la crise postélectorale, qui a fait plus de 3. 000 morts en 2010-2011.

Samedi, M. Coulibaly, sollicité par l’AFP, n’a pas souhaité être interviewé. Le porte-parole du gouvernement Bruno Koné, par ailleurs ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, qui avait dans un premier temps évoqué un « lapsus » du ministre de la Justice, a ensuite usé du conditionnel pour ce dossier.

« Il semblerait qu’il y ait un mandat d’arrêt de la CPI qui n’est pas rendu public. C’est seulement quand il le sera que le gouvernement réagira sur le sujet », a-t-il déclaré à l’AFP.

Charles Blé Goudé, ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo et chef des +jeunes patriotes+, milices pro-Gbagbo parfois extrêmement violentes, a été arrêté le 17 janvier au Ghana après plus d’un an et demi de cavale et extradé dès le lendemain. La justice ivoirienne l’a inculpé le 21 janvier notamment de « crimes de guerre », mais aussi d' »assassinats, vols en réunion, dégradation et destruction de biens d’autrui ».

Sous sanctions de l’ONU depuis 2006 et considéré par des ONG internationales comme responsable de nombreuses violences, Charles Blé Goudé, surnommé « général de la rue » pour sa capacité de mobilisation, est régulièrement cité comme une cible possible de la CPI.

Jeuneafrique.com

La CPI confirme sa compétence

juin 12, 2013

Hier, la Cour pénale internationale a confirmé sa compétence à juger Laurent Gbagbo en rejetant la requête introduite par ses avocats pour contester la compétence de la Cour dans l’affaire qui l’oppose au procureur de la CPI. Nous vous proposons ici l’intégralité du communiqué de presse publié par ses soins après la décision.

Aujourd’hui, le 11 juin 2013, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté l’exception d’irrecevabilité concernant l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo qui est soupçonné d’avoir commis des crimes contre l’humanité sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

La Chambre a conclu que, en l’absence de preuve tangible montrant des avancées dans les poursuites au niveau national à l’encontre de M. Gbagbo depuis août 2011, il n’est pas démontré que M. Gbagbo fait bien l’objet de poursuites en Côte d’Ivoire, que ce soit pour cette affaire ou pour une autre. Selon la Chambre préliminaire, l’affaire Le Procureur c. Laurent Gbagbo est donc recevable devant la CPI.

L’exception d’irrecevabilité concernant l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo a été soulevée par la Défense de M. Gbagbo le 15 février 2013. Une demande soulevant une exception d’irrecevabilité est accordée si l’affaire fait l’objet d’une enquête ou de poursuites de la part d’un État ayant compétence en l’espèce, à moins que cet État n’ait pas la volonté ou soit dans l’incapacité de mener véritablement à bien l’enquête ou les poursuites. Selon le Statut de Rome – le traité fondateur de la CPI – les parties ont la possibilité de faire appel d’une décision sur la recevabilité.

La décision prise aujourd’hui sur la recevabilité de l’affaire est distincte de la décision rendue le 3 juin 2013 par la même Chambre quant à savoir si l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo devait être renvoyée en procès ou pas. Le 3 juin 2013, la Chambre préliminaire I avait en effet ajourné l’audience de confirmation des charges et demandé au Procureur d’envisager d’apporter des éléments de preuve supplémentaires ou de procéder à de nouvelles enquêtes relativement aux charges portées contre Laurent Gbagbo. La décision prise aujourd’hui sur la recevabilité ne préjuge pas de la décision à venir sur la confirmation des charges.

La Chambre préliminaire I est composée des juges Silvia Fernandez de Gurmendi (juge présidente), Hans-Peter Kaul, et Christine Van den Wyngaert.
Decision on the « Requête relative à la recevabilité de l’affaire en vertu des Articles 19 et 17 du Statut.

Le Patriote.net

François Bozizé a discrètement quitté le Cameroun

juin 3, 2013

 

L’ancien chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé, renversé le 24 mars dernier par les rebelles de la Séléka et qui s’était réfugié depuis lors au Cameroun, a discrètement quitté dimanche soir la capitale de ce pays, Yaoundé, a appris APA de sources introduites.
Accompagné de son épouse et d’une escorte légère, il a embarqué sur un aéronef de la compagnie Kenya Airways en partance pour Nairobi.

Les officiels joints au téléphone par APA se sont refusés à confirmer une mesure d’expulsion contre l’ex-homme fort de Bangui, aujourd’hui sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour «crimes contre l’humanité» lancé par le nouveau pouvoir de son pays.

Les autorités camerounaises semblent manifestement embarassées par son cas, elles qui, au lendemain du putsch en RCA, s’étaient empressées de préciser que François Bozizé était «en transit» sur leur sol, «pour des raisons uniquement humanitaires».

Plus tard, après avoir été discrètement reçu en audience par le chef de l’Etat Paul Biya, il avait rendu publique sa «Déclaration de Yaoundé» dans laquelle il se présentait comme «le président démocratiquement élu de RCA».

Hebergé dans un premier temps dans un grand hôtel situé au cœur de la capitale camerounaise, François Bozizé avait ensuite été logé dans une villa du quartier Golf où, pendant quelques jours, il s’était répandu en déclarations vengeresses contre ses tombeurs dans les médias locaux.

Cette agitation, apprend-on, a amené ses hôtes à lui imposer la discrétion.

 
APA-Yaoundé (Cameroun)

Guatemala: Ríos Montt condamné à 80 ans de prison pour génocide et crimes de guerre

mai 10, 2013

 

CIUDAD DE GUATEMALA – L’ex-dictateur du Guatemala, Efraín Ríos Montt, âgé de 86 ans, a été condamné vendredi à une peine de 50 ans de prison pour génocide et à une autre de 30 ans pour crimes de guerre.

Les actes de José Efraín Ríos Montt relèvent de génocide (…) et la peine qui y correspond doit être appliquée, a déclaré la juge Jazmín Barrios lors de la lecture du verdict duquel l’accusé peut faire appel.

José Efraín Rios Montt est le premier président sud-américain a être condamné pour génocide.

Romandie.com avec (©AFP / 11 mai 2013 01h19)