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Ghana : en pleine crise économique, Accra sollicite l’aide du FMI

juillet 3, 2022

Le pays a enregistré en mai une inflation de 27%, son niveau le plus haut depuis deux décennies, et les manifestations contre la vie chère se multiplient.

Une manifestation contre la vie chère, le 29 juin 2022 à Accra, au Ghana. © Nipah Dennis/AFP

Le Ghana sollicite le soutien du Fonds monétaire international (FMI) alors que le pays traverse une crise économique aggravée par l’invasion russe en Ukraine qui a fait exploser les prix, notamment à la pompe, a indiqué vendredi 1er juillet le gouvernement. En mai, le pays a enregistré une inflation de 27%, son niveau le plus haut depuis deux décennies.

Le président Nana Akufo-Addo avait précédemment rejeté les appels à solliciter l’aide financière du FMI. Mais vendredi, il a « autorisé le ministre des Finances Ken Ofori-Atta à entamer des engagements formels » avec l’organisation, a déclaré le ministre de l’Information, Kojo Oppong Nkrumah, dans un communiqué.

Manifestations contre la vie chère

« Cela fait suite à une conversation téléphonique entre le président et la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, qui a fait part de la décision du Ghana de s’engager avec le Fonds, précise le communiqué. L’engagement avec le FMI visera à fournir un soutien à la balance des paiements (…) pour accélérer le redressement du Ghana face aux défis induits par la pandémie de Covid-19 et, récemment, par les crises en Russie et en Ukraine. »

Depuis plusieurs mois, de nombreux Ghanéens manifestent contre la vie chère dans un contexte de hausse croissante des prix alimentaires et des carburants, mettant sous pression le président Akufo-Addo. Plusieurs bagarres ont par ailleurs éclaté au sein du Parlement sans majorité, alors que le gouvernement tente d’imposer des réformes qui, selon lui, pourraient sauver l’économie.

Le président cherche urgemment à trouver de nouvelles sources de revenus pour combler le poids de la dette de son pays, qui représente près de 80% du PIB. En 2015, le Ghana avait déjà sollicité l’aide du FMI et obtenu un prêt d’environ un milliard de dollars en contrepartie d’un plan de rigueur budgétaire, qui prévoyait une baisse des dépenses publiques.

Par Jeune Afrique avec AFP

Iran: Rohani obtient 51% des voix dans 65% des bureaux de vote

juin 15, 2013

TEHERAN – Le religieux modéré Hassan Rohani a obtenu 51% des voix après le dépouillement des bulletins dans 65% des bureaux de vote, au premier tour de l’élection présidentielle en Iran, a annoncé samedi un responsable du ministère de l’Intérieur à la télévision.

23 millions de bulletins ont été dépouillés et M. Rohani obtient 11,75 millions de voix dans 38.621 bureaux de vote sur un total de 58.764, a annoncé ce responsable.

En deuxième position, le conservateur Mohammad Bagher Ghalibaf obtient 3,49 millions de voix (15%)., selon ces résultats partiels.

Ex-chef des gardiens de la révolution, Mohsen Rezaï est crédité de 2,7 millions de bulletins (11,68%) alors que l’actuel chef des négociateurs nucléaires, Saïd Jalili, a obtenu 2,59 millions de voix (11%).

Les deux autres candidats, l’ex-chef de la diplomatie Ali Akbar Velayati et Mohammad Gharazi, ont des scores très réduits.

Quelque 50,5 millions d’Iraniens étaient appelés aux urnes pour élire le successeur du président Mahmoud Ahmadinejad.

M. Rohani, 64 ans, était le responsable des négociations sur le dossier nucléaire de Téhéran sous la présidence du réformateur Mohammad Khatami (1997-2005) et bénéficie du soutien du camp des réformateurs.

Il prône plus de souplesse dans les discussions avec les grandes puissances pour alléger les sanctions décrétées contre Ténéran et qui ont provoqué une grave crise économique.

Saïd Jalili ou Mohammad Bagher Ghalibaf refusent quant à eux toute concession.

Romandie.com avec (©AFP / 15 juin 2013 14h10)

Les pistes pour réduire le déficit en 2012

août 17, 2011

Pour tenir son objectif de déficit, le gouvernement taillera dans les niches. Les ménages pourraient subir un rabot général, une diminution du Scellier… Mais ce sont surtout les grands groupes qui devraient payer.

Mardi, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont discuté des nouvelles mesures de rigueur qui seront présentées de 24 août. Des mesures nécessaires pour que la France conserve sa crédibilité sur les marchés et tienne son objectif de ramener le déficit public à 4,6% en 2012.

Ce qui était prévu

Fin juin, le gouvernement pensait avoir bouclé le volet dépenses du budget 2012. Hormis 30 401 suppressions de postes de fonctionnaires (pour respecter la règle du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux), il n’avait prévu aucune mesure drastique. Côté recettes, l’exécutif pensait s’en tenir pour 2012 à une hausse de 3 milliards d’euros des prélèvements. Les mesures votées à l’automne 2010 permettant à elles seules de récolter 2,4 milliards en 2012 (mesure sur les mariages et divorces, sur les panneaux solaires, le rabot des niches), il ne restait plus que 600 petits millions à trouver, essentiellement sur les niches fiscales et sociales.

L’effort supplémentaire

Début août, les spéculations autour de la note de la dette française, puis la publication d’une croissance nulle au deuxième trimestre ont changé la donne. Le gouvernement a annoncé qu’il présenterait le 24 août des mesures de rigueur complémentaires, sous forme de coupes dans les niches et d’économies de dépenses. Des mesures qui s’ajouteront donc au plan calé fin juin. Au vu du chiffre du deuxième trimestre, de nombreux économistes estiment que la croissance française ne pourra pas atteindre les niveaux prévus par Bercy, soit 2% en 2011 et 2,25% en 2012. Mais il n’est pas certain que le gouvernement révise ses prévisions dès le 24 août. Il craint qu’une révision trop précoce ne décourage les ménages et les entreprises. Les mesures de rigueur complémentaires pourraient alors être présentées comme étant un matelas de sécurité. On évoque un effort total (comprenant les 3 milliards déjà prévus) compris entre 5 et 10 milliards.

Les pistes pour les ménages

Les arbitrages ne sont pas rendus mais plusieurs pistes sont sur la table. Les niches fiscales devraient subir un nouveau coup de rabot (c’est-à-dire une réduction forfaitaire de l’avantage), cette fois pour les dispositifs portant sur les revenus de 2012. Et le rabot de 10% voté l’an passé pour les revenus de 2011 pourrait être accru. «Je souhaite surtout que ce rabot ne concerne pas, comme cette année, qu’une vingtaine de niches mais soit plus général», souligne Philippe Marini, le rapporteur UMP du Budget au Sénat. Son homologue à l’Assemblée Gilles Carrez est sur la même ligne. Les parlementaires souhaitent aussi abaisser le plafond global des niches, aujourd’hui fixé à 6 % du revenu plus 18 000 euros. En revanche, l’idée développée par le député UMP Jérôme Chartier de limiter à 50% de l’impôt dû l’avantage issu des niches ne semble plus tenir la corde. Les niches sur l’outre-mer sont sur la sellette, comme celle sur l’immobilier. Un abaissement du Scellier à 15% en 2012 (au lieu des 18%) serait poussé par Bercy. Autre possibilité: introduire une condition de revenu dans le nouveau prêt à taux zéro, aujourd’hui ouvert à tous. Il était déjà prévu de supprimer les abattements s’appliquant aux plus-values immobilières (10% par an après cinq ans), mais uniquement pour les terrains non bâtis constructibles. Le régime de l’ensemble des plus-values immobilières pourrait désormais être durci, sans remettre en cause l’exonération pour la résidence principale. Les abattements sur les plus-values mobilières seraient aussi regardés. Gilles Carrez plaide pour une taxation au fil de l’eau, donc chaque année, de l’assurance-vie. «C’est une mesure artificielle, complexe et qui trahirait la promesse du gouvernement de ne pas toucher à l’assurance-vie», tempête Bernard Spitz, le président de la FFSA (Fédération française des sociétés d’assurance). Enfin, le gouvernement veut taxer les très hauts revenus. Une piste est privilégiée, car elle a la préférence des parlementaires : un nouvel impôt de 1% à 2% pour les revenus annuels supérieurs à un million d’euros.

Les pistes pour les entreprises

Le régime du bénéfice mondial consolidé (BMC) devrait être préservé. Tout comme l’exonération des plus-values lors de la vente de filiale. «Il est erroné de faire croire comme Martine Aubry que cette niche pèse 22 milliards. Ces 22 milliards couvrent trois années !» souligne-t-on à Bercy. En revanche, le report en arrière des pertes pourrait être limité à un an. Concernant le report en avant, les pertes imputables sur les bénéfices seraient plafonnées. Autre idée: dans les groupes en intégration fiscale, 5% des dividendes seraient taxés (alors qu’actuellement ils sont exonérés). Avantage de ces mesures: elles touchent les grands groupes.

Leigaro.fr par Cécile Crouzel